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l’ennéagramme

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Harper

Les types et la précocité intellectuelle

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Harper

Bonjour,

Le sujet de la réaction des types à la précocité intellectuelle m'intéresse depuis un certain temps, et cet intérêt a été relancé, il y a de cela quelques semaines, par une amie de type 4 me disant qu'elle avait été intellectuellement précoce et l'avait vécu dans la honte (elle est probablement de sous-type social). J'étais aussi intellectuellement précoce, je l'ai vécu dans un mélange de fierté et de peur, mais jamais de honte.

Je souhaite ouvrir cette conversation pour savoir comment les différents types vivent ou ont vécu, s'il y a lieu

  • leur propre précocité intellectuelle,
  • celle de leurs enfants,
  • celle d'un ami ou camarade.

Je commence par moi.

 

Bien que de type 6, je n'ai jamais douté de mon intelligence. Quand on caracole dans les trois premiers jusqu'au bac et qu'on reste ensuite dans le premier tiers de promotion sans trop forcer ses neurones, il n'y a pas de doute à avoir là-dessus.

 

Les doutes, je les ai eu sur la manière dont mon entourage allait y réagir. C'est-à-dire que j'étais souvent persuadée que mes camarades m'en voulaient d'être intelligente et qu'ils ne rateraient aucune occasion de me coincer.

 

De plus, j'étais persuadée que "les autorités" (surtout les professeurs) allaient être plus exigeants envers moi qu'envers les autres dans les domaines où j'avais des facilités, mais que par contre ils ne manifesteraient aucune indulgence dans les domaines où j'étais faible.

Je me sentais plus ou moins coincée, parce que j'avais à choisir entre :

  • m'aligner sur la majorité,
  • plaire aux autorités ou du moins ne pas risquer d'être sanctionnée par eux.

Dans la plupart des cas, l'autorité étant à peu près loyale (c'est à dire encourageait et valorisait ma soif de connaissances, et me demandait des résultats raisonnablement à la hauteur de mes possibilités) je choisissais de lui faire plaisir.
Par contre je me suis sentie, du moins entre les âges de 10 et 14 ans, souvent en-dehors des groupes de mes contemporains. :sad: J'avais quelques amies mais c'était des relations de personne à personne.

 

Après, au lycée, la pression est retombée car nous étions plusieurs à être "bons" et je n'avais pas une place à part à défendre. D'autant plus que beaucoup de professeurs étaient assez indifférents à nos résultats individuels, donc pas (ou peu) d'autorités auprès de qui me faire remarquer. Il suffisait que je me maintienne dans le groupe des premiers pour assurer "ma sécurité" (avec une large marge). :cool:

Mes parents ont eu une attitude assez ambivalente concernant ma précocité. Mon père est 9 et ma mère 6. Ce qu'ils me demandaient, c'est d'avoir une réussite en rapport avec mes possibilités. Donc je n'ai pas eu une pression énorme de ce côté.

J'ai "sauté" le cours préparatoire parce que je savais déjà lire (j'avais envie de lire et j'ai "tanné" mon frère, un 1 qui est de 6 ans mon aîné, pour qu'il m'apprenne). Cela a été accepté par mes parents, après tout c'était assez courant. Il a été question (je ne l'ai su que plus tard) qu'on me fasse sauter aussi le CM2 mais mes parents, après avoir hésité, ont refusé. Probablement à raison, je me serais sans doute trouvée encore plus en porte-à-faux avec les autres et je l'aurais probablement mal vécu).

J'ai probablement, en "bonne" 6, limité mes réussites, surtout à partir de l'adolescence (mes parents ayant, pour des raisons de finances et de conformité à leur milieu, arrêté leurs études assez tôt, ne pouvaient plus exercer de contrôle critique sur mes études et savoir si j'étais en dessous de mes moyens).

Mais après tout qu'est-ce que j'y aurais gagné si j'étais sortie major d'une très grande école au lieu d'obtenir dans des conditions honorables un diplôme d'ingénieur d'une école honorablement cotée ? Au moins j'aurai eu le temps de lire des ouvrages non scientifiques, de faire de la musique et d'avoir plein d'amis. :happy:

Après quoi, prise de peur (hé !) à l'idée de rentrer dans l'univers impitoyable de l'industrie, je suis rentrée dans l'enseignement.
Au moins ma sécurité est assurée. Enfin j'espère. :laugh:

Au fait, et contrairement à certaines images qu'on peut avoir du 6, je n'avais pas peur avant les examens. Enfin pas plus qu'en temps normal. :wink: Par contre je ne dormais pas la veille de la rentrée ("Et si je ne m'entendais pas avec eux ?").

Très cordialement,
Bénédicte

P.S. Il fallu que j'arrive aux abords de la quarantaine et que je découvre l'ennéagramme pour comprendre que le mot "faible" que mon prof de math de prépa utilisait comme une insulte pouvait être en effet une insulte… pour un 8.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Bénédicte et les autres à venir,

 

Je voudrais commencer par deux remarques préliminaires.

 

La première est que je suis persuadé qu'il existe de tels enfants dans tous les types et je suis donc ravi de l'ouverture de cette discussion qui pointera ainsi la différence entre préférer ou réprimer un centre et savoir s'en servir.

 

La seconde est qu'on parle aujourd'hui de "précocité intellectuelle" là où on disait avant "enfant surdoué". C'est peut-être plus politiquement correct, mais cela me semble mélanger deux concepts. Un enfant peut être précoce, c'est-à-dire avoir de l'avance par rapport au développement intellectuel considéré comme normal à son âge, et cette avance peut se résorber avec le temps ou disparaître soudainement (souvent au moment de la puberté). Ou bien, il peut être plus doué intellectuellement enfant et le rester toute sa vie.
J'ai l'impression que ces deux enfants ne vivent pas exactement les mêmes choses, ne serait-ce que parce que le premier doit affronter un jour ou l'autre le retour à la normale. Il me semblerait donc utile que les témoignages de cette discussion fassent la différence.

 

*-*-*-*-*-*-*

 

Avec un QI supérieur à 140, j'étais un enfant surdoué, à une époque où le mot et même le concept n'existaient pas (je suis né en 1951). C'est dire que j'étais une bête curieuse pour mon entourage et que la réciproque était vraie.

 

Je suis rentré au cours préparatoire à 5 ans en sachant lire et écrire depuis plus d'un an et pendant des années, lire rapidement une leçon était suffisant pour la comprendre et la retenir. C'est dire que les heures de classe étaient un moment d'ennui et l'ennui, un petit 7 n'aime pas cela. J'avais donc des problèmes avec ce qu'on appelait à l'époque la "conduite" (discipline). J'ai résolu le problème avec efficacité : j'ai séduit émotionnellement mon institutrice de cours préparatoire, j'ai séduit intellectuellement mon instituteur de cours élémentaire 1, et j'ai pris le pouvoir sur celui de cours élémentaire 2 qui était un homme doux, faible et timide. Ainsi, j'avais une paix royale que je consacrais à la rêverie où à lire le programme de l'année suivante ce qui ne faisait que faire perdurer le problème. Les années suivantes, ma réputation m'avait précédé, et le personnel enseignant me laissait plutôt tranquille. De toute façon, il n'aurait pas su quoi faire. Ceci dit, il ne m'appréciait guère, et je pense que la raison en est qu'il se sentait inutile.

 

Cette facilité intellectuelle a duré pendant toutes mes études. Je me souviens en troisième n'avoir pas été en cours pendant les deux premiers trimestres (sauf pour les compositions) et avoir eu quasiment tous les premiers prix. Dans l'école d'ingénieurs en informatique qui a terminé mes études, ils ne m'ont pas non plus beaucoup vu…

 

Quand j'étais présent, l'ennui était toujours là, contre lequel je luttais du mieux possible. Je me souviens à partir de la Seconde avoir renoncé à utiliser ma mémoire en mathématiques. Je ne retenais plus les théorèmes. À chaque fois que j'avais une épreuve à faire, je redémontrais tout à partir des postulats de bases : cela occupe. J'appréciais aussi de démontrer géométriquement les problèmes d'algèbre, et algébriquement ceux de géométrie, ce qui avait le double avantage d'être distrayant et de plonger les professeurs dans une comique incompréhension.

 

Cet état a été une chance et une malédiction. Je connais beaucoup de 7 qui, à cause de la difficulté à se concentrer, ont été en difficulté ou en échec scolaire. Cela n'a jamais été mon cas, bien au contraire (prix et mention se sont accumulés), et je n'ai jamais eu la superficialité attribuée habituellement au 7 : même sans faire d'effort, il m'était facile d'entrer assez profondément dans un sujet. Le côté négatif est que ce n'est qu'à l'âge adulte que j'ai découvert qu'il existait quelque chose appelé le travail et que si je pouvais y échapper dans une vie d'étudiant, je ne pouvais pas le faire totalement dans une vie professionnelle. Cette prise de conscience a été extrêmement douloureuse et difficile, même si je fournissais le travail attendu en ne m'y impliquant jamais plus qu'à mi-temps ! Mes vraies préoccupations étaient hors du champ de l'entreprise, comme elles étaient auparavant hors du champ de l'école-lycée-université.

 

Pendant tout ce temps, il va sans dire que j'ai avalé gloutonnement des milliers de livres, eu autant d'idées et de plans, bâti de somptueuses théories… et rien concrétisé, répression du centre instinctif oblige.

 

Sur le plan relationnel, la situation n'était pas rose. Les autres enfants avaient des préoccupations qui m'étaient étrangères à 1000 %, et ils me regardaient avec un curieux mélange de stupeur, d'envie, de haine et de mépris.

 

Je m'entendais mieux avec les adultes, mais là aussi j'avais des difficultés à en trouver qui soient capables d'échanger à mon niveau et sur ce qui m'intéressait. Quant aux parents, il est possible d'imaginer à quel point c'était difficile pour eux d'avoir un enfant nettement plus intelligent qu'eux, très vite plus cultivé qu'eux… et qui le savait.

 

Bref, je garde de mon enfance et de mon adolescence une image de grande solitude et de grande détresse émotionnelle. La situation s'est arrangée lorsqu'à 19 ans, j'ai suis allé seul finir mes études dans cette école d'informatique. J'ai alors complètement compartimenté ma vie, un peu comme le ferait un 5, mais pour des raisons de 7 : d'un côté des gens fréquentés pour le loisir et le plaisir et de l'autre côté des gens rares et difficiles à trouver pour le plaisir intellectuel. Aujourd'hui encore, j'ai une grande tendance à pratiquer cette coupure très nette.

 

De ce point de vue là, être un 7 a été aidant en trouvant des sources de plaisir hors du champ intellectuel et en m'évitant ainsi un enfermement complet, que j'ai pu connaître dans des moments de désintégration en 5.

 

Je n'ai pas le temps d'en dire plus ce matin pour cause de stage Ennéagramme. Ma conclusion est que dans ce domaine aussi, le type se manifeste en permanence et conditionne nos réactions.

 

Très cordialement,

Fabien

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Nyarlathotep

Salut,

Fabien, j'ai été très touché par ton témoignage.

Et, pour dire les choses tout net, j'ai été surpris de m'y retrouver en bien des points. Je m'explique.

Je me suis découvert assez tard, en fait bien après l'école, des outils qui ont révélé, je dis bien révélé, mon quotient intellectuel. Il faut dire que je n'accordais, et n'accorde encore aujourd'hui, qu'une valeur relative à ce qu'on appelle intelligence. Toujours est-il que, lors d'un bilan de compétences, et à vrai dire, dans d'autres occasions aussi, les tests ont révélé des facilités intellectuelles étonnantes, en tout cas pour les gens qui ont eu à "s'occuper de mon cas". Je passe les détails, mais je me suis découvert un QI de 138, et ai obtenu d'autres résultats qui ont soufflé la psychologue suivant mon dossier.

Cela m'a amené à me poser des questions sur mon passé scolaire. En effet, j'étais pour ainsi dire un cancre. Je ne travaillais que pour obtenir la moyenne, ce qui m'assurait le passage en classe supérieure avec un minimum d'effort. Très vite je me suis, moi aussi, ennuyé en classe. Dès le cours préparatoire, j'ai découvert une manière d'utiliser mon intelligence : faire croire que je travaillais, alors que ça n'était pas le cas. En conséquence, du cp jusqu'en terminale, je n'ai pour ainsi dire pas travaillé. J'ai été très solitaire dès la maternelle. Je me faisais difficilement des amis (répression du centre émotionnel ?) et je passais mon temps, en classe, à rêvasser. Je regardais par la fenêtre, accordant tout juste la part d'attention qu'il fallait pour entendre ce qui se disait, et ainsi ne pas avoir à travailler le soir. En maintenant 10 pour cent de moi-même en classe, cela suffisait à ma réussite. Toutefois cela s'est avéré insuffisant en 5e et en 2e, classes que j'ai redoublées. Cela m'a bien entendu valu des conflits avec mes parents, mais comme j'ai toujours très bien caché mes facilités, à eux comme à moi-même, ils ne pouvaient me reprocher de ne pas utiliser mon potentiel et pensaient simplement que je n'étais pas vraiment à la hauteur, je suppose, ce qui m'arrangeait bien et me permettait de vivre ma passion : la paresse.

En effet, dès un très jeune âge, j'ai consacré mon intelligence aux jeux vidéos. Dès 8 ans je programmais pour passer le temps et je jouais le reste du temps. Rapidement, la paresse intellectuelle aidant, je me suis seulement consacré aux jeux vidéos, avec une nette préférence pour les jeux de stratégie, et autres jeux réclamant de la réflexion, où je pouvais donner ma pleine mesure, par rapport aux jeux violents qui ne me convenaient guère (guerre).

Aujourd'hui, j'analyse mon passé scolaire à l'aune de celui des enfants surdoués. Classiquement gagnés par l'ennui, ils se retrouvent vite en échec scolaire. Pour ma part cela a été la même chose. C'était tellement facile, j'avais tellement peu d'efforts à fournir, que j'ai fini par travailler de moins en moins, pensant que ce serait toujours ainsi, ce qui explique mon redoublement en 5e, puis la dérive identique et progressive des années suivantes : redoublement en seconde. J'étais toutefois un enfant et un ado quasi sans histoire (sans existence ?). Ne désirant pas provoquer de conflits, je me contentais, en classe, de bavarder un peu et de "travailler" sur des jeux de rôle. De même j'ai écrit une bonne partie de mes premiers romans pendant les cours de lycée eux-mêmes (probablement grâce à la capacité de co-traitement du 9).

À ce sujet d'ailleurs, tout se passe comme si je ne pouvais pas employer tout le champ de mon intellect vers une seule cible. Pour occuper totalement mon mental débordant d'imagination, j'ai toujours besoin de "faire" plusieurs choses en même temps. Comme par exemple lire un livre en regardant la télé ou écrire tout en écoutant de la musique.

Finalement j'ai échoué au bac. Je dis depuis cette époque que ce fut volontaire. Trois raisons à cela. La première était bien évidemment de satisfaire ma paresse. La seconde était de briser l'ennui : marre de l'école ou je n'apprends rien. La troisième était que cela me mettait dos au mur, car je savais déjà inconsciemment que si je ne me plongeais pas dans le bain du travail, je pourrais encore rester longtemps dans le circuit scolaire, à tourner à très bas régime.

À cela j'ajouterais une quatrième raison. Je ne ressentais pas le besoin d'être reconnu pour une réussite scolaire conformiste, mais plutôt pour des qualités personnelles de courage face à la vie et d'engagement personnel dans une cause (j'ai travaillé dans le social, mais j'ai tout de même mis plus de deux ans à commencer…). Probablement une manifestation d'ailes. Et peut-être les prémices avortées d'une volonté d'intégration en 3.

Bien… Je conclus avant de vraiment trop digresser…

De l'école, je garde des sentiments de frustration de ne pouvoir me réaliser, d'ennui, de solitude, de claustration. Ce fut un véritable calvaire. Mon "intelligence", je ne l'ai utilisée que pour essayer de sortir de ça, ou même pour ne pas y entrer. Mes facilités me servaient principalement à cacher que j'en avais, ce qui m'assurait une certaine tranquillité. D'autre part, ayant tout de même une certaine jouissance inconsciente à en user, je les "gaspillais" dans le jeu solitaire. Quand je me repenche là dessus, pour dire la vérité, j'en ai encore une amertume incontestable et je me rends compte que je suis encore prisonnier de bien de ces schémas.

L'intelligence, c'est pas le tout d'en avoir…

Nicolas

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Fabien Chabreuil

Bonjour Nicolas,

 

Entre commissions et stage, je lis ton message.

 

Il est effectivement intéressant de voir les ressemblances dues certainement à notre répression commune du centre instinctif.

 

Les différences aussi me semblent expliquées par l'Ennéagramme. Moi, je préférais le centre mental et il n'était donc pas question que je me retrouve en échec scolaire, ce qui aurait été dire aux yeux du monde que je n'étais pas si malin que cela.

 

Je ne cachais donc pas ma différence et je réussissais brillamment (c'était si facile) afin de maintenir une image mentale à laquelle le 7 est attaché. Si j'ai très souvent fait preuve de paresse, je n'ai jamais manifesté de paresse intellectuelle, comme toi tu le mentionnes. C'était même un des défauts que j'abhorrais le plus.

 

Affichant ainsi une intelligence que je n'utilisais pas complètement, j'étais, au contraire de toi, un adolescent à problèmes, d'une extrême agressivité sur le plan verbal (quasiment jamais physiquement). Par exemple, en classe de Math-Sup, j'ai refusé de participer au bizutage considérant que c'était une pratique rétrograde et stupide, et j'ai traité publiquement d'imbécile mon professeur de mathématiques que cette attitude offusquait.

 

Très amicalement,

Fabien

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Cheeta

Bonjour !

Hé bien, dis donc que de gros QI…

Pour ma part, ayant sauté la grande maternelle et sachant lire environ un an avant les enfants de mon âge, mon parcours a été assez différent…

Effectivement, comme dirait la publicité pour les pneus : "Sans maîtrise, la puissance n'est rien." Et il ne suffit pas d'avoir un QI élevé pour réussir scolairement.

Malgré les soi-disant "facilités" que me prêtaient (de gré ou de force :angry:) mes professeurs, j'ai toujours été, à partir du CM1, un élève médiocre passant toujours en classe supérieure avec tout juste la moyenne…

Je ne sais pas, devenu adulte, le nom des tests que l'on m'avait fait passés, mais en testant mon QI à l'âge de 21 ans, j'étais tombé (sur internet, fiabilité médiocre ceci dit…) sur un score de 127/128. Je ne sais plus… Hum ! Pas mal, mais pas transcendant quand je compare comment on m'a "pris la tête" pendant toute ma scolarité. :lame:

En fait précoce ou pas, c'est l'incapacité à rentrer dans le moule qui m'a davantage marqué. Je lisais l'autre jour l'extrait d'interview d'un ancien Ministre de l'éducation qui disait plus ou moins ceci : "Comprenons-nous bien : le problème est de savoir si le rôle de l'école est de faire rentrer les enfants dans un moule pour en faire d'honnêtes citoyens ou si il s'agit d'épanouir les talents et capacités de chacun, compte tenu des risques que cela peut représenter pour le système en place. Il s'agit plus d'un problème de philosophes que de politiciens."

Et bien moi, je suis à peu près le résultat du nivellement national : surdoué à 5 ans, en difficulté relative à 12 ans, déscolarisé à 17, sans Bac…

De la part de ma professeur d'économie de Seconde à qui, joyeusement, j'avais posé des questions, empli du désir d'apprendre, je dus me contenter d'un "Ce n'est pas au programme." :crazy:

Amis professeurs, une phrase a scellé mon parcours scolaire. Prenez conscience de votre responsabilité !

De plus j'ai vraiment senti vers 13 ans une baisse brutale de la différence avec les autres enfants ; j'espère qu'il y a encore un peu de surdoué dedans dirait Danny Boon…

Je me suis donc reporté vers des formations individualisées ou en petits groupes où je ne travaille que peu ma capacité à rentrer dans un moule. :laugh: Mais ça vient…

Bien à vous,
cheeta

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Fabien Chabreuil

Cheeta,

 

Merci de ton témoignage. Ceci est une discussion sur Les types et la précocité intellectuelle. Il serait donc intéressant que tu nous expliques plus les relations entre cette capacité intellectuelle et les mécanismes de ton type 7.

 

"De la part de ma professeur d'économie de Seconde à qui, joyeusement, j'avais posé des questions, empli du désir d'apprendre, je dus me contenter d'un “Ce n'est pas au programme.” :crazy: Amis professeurs, une phrase a scellé mon parcours scolaire. Prenez conscience de votre responsabilité !"

Différence d'aile principale sans doute, une telle réplique ne m'aurait pas arrêté. Si quelqu'un ne voulait pas m'apprendre quelque chose que je voulais connaître, j'allais chercher ailleurs. Ceci dit, en général, j'aurais cherché un bouquin sur le sujet avant d'aller interroger un adulte.

 

Tu écris : "J'ai vraiment senti vers 13 ans une baisse brutale de la différence avec les autres enfants." Comment as-tu vécu ce changement, ce passage d'un enfant précoce à un adolescent qui l'est moins ? Cela confirme en tout cas le besoin, que j'ai mentionné précédemment, de faire la différence entre précoce (temporaire) et surdoué (définitif).

 

Très cordialement,

Fabien

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Harper

Bonjour à tous,

Petite parenthèse : je n'ai jamais su quel était mon QI. Je crois que j'avais peur de le savoir, parce que

  • soit il n'était pas aussi bon que je le pensais et là j'aurais eu du mal à m'en remettre (boum dans ma fierté de centre mental),
  • soit il était au moins aussi bon que je le pensais, et alors ma fierté m'aurait rendue insupportable… et m'aurait certainement attiré l'hostilité de mon entourage (belle projection, hein ?).

Je crois que mes parents n'ont pas voulu trop en savoir sur la question, alors je me suis conformée à ce désir (ou ce que j'en percevais) en me disant que j'étais simplement douée, pas surdouée (vous avez dit : éviter la déviance ?).

Quand j'étais en 3e, il y a eu la possibilité de passer un test d'intelligence et mes parents (ou moi ? je ne sais plus) ont souhaité que je le passe (pour rassurer qui ?). On ne m'a jamais communiqué un quelconque résultat (et je ne l'ai pas demandé non plus), mais la personne qui faisait passer le test a passé la durée de l'entretien qui a suivi à me dire que ce n'est pas parce qu'on avait de bons scores que la réussite était garantie. J'en ai déduit que mes résultats étaient bons…

Autre parenthèse : j'ai une amie de type 9 alpha (à mon avis). Elle a passé le bac avec 2 ans d'avance. Quand elle en parle, cela ne semble pas avoir d'importance. Cela s'est passé comme ça, c'est tout.

Très cordialement,
Bénédicte

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Vleboute

Bonjour à tous,

Mon témoignage est celui d'une maman 1 d'un petit Nathan, bientôt 9 ans, 8 alpha, sous-type sexuel, ayant un QI de 148.

Nous avons découvert sa précocité intellectuelle l'année dernière. Nathan a exprimé avec force sa compréhension et joie en l'apprenant : "Hourra !"

Son âge mental va de 8 à 15 ans en fonction des thèmes testés. Son type se manifeste dans la prise de contrôle par ses capacités intellectuelles. Il les utilise pour avoir de bonnes notes, mais pas plus qu'il ne faut ! Il a un humour "dévastateur" de l'avis de ses professeurs et copains de classe. Il a compris depuis longtemps comment fonctionnent la société et ses règles. Il est très sociable en tant que chef et respecte les adultes qu'il considère avoir assez d'autorité, mais provoque les adultes "faibles" par un langage verbal assassin !

Cela a posé problèmes dans sa scolarité l'année dernière, mais l'institutrice de cette année a compris Nathan et il a retrouvé le goût de l'apprentissage. Il apprend avec une facilité déconcertante, mais reste un instinctif : "Je lis, je sais, ça marche pour tout ! Et après, je me rends compte que ça ne marche pas pour la grammaire et la conjugaison que je n'apprends pas car je déteste ça !"

Ses centres d'intérêt sont souvent liés à certaines formes de pouvoir et de puissance. Très branché histoire, il admire les conquérants ! Jules César ou Napoléon par exemple !

Nathan est un excellent stratège. Il manipule les plus costauds de sa classe pour se faire protéger, car il a un an d'avance. Il pose beaucoup de questions, dans un objectif de contrôle et de compréhension des systèmes sociaux. Il veut devenir inventeur-homme d'affaires comme Bill Gates : comment dois-je faire, maman ? Ou encore : peux-tu m'expliquer E=mc2 ? (Désolée, impossible de le faire, à part lui dire que c'est la théorie de la relativité.) Ou encore : pourquoi certains pays autorisent le mariage des gens du même sexe ? Explique-moi le conflit israëlo-palestinien ? (hyper-facile à faire !) Pourquoi y-a-t-il plus d'eau que de terre sur la planète ?

Et enfin un autre domaine que Nathan adore : l'argent ! Ex : combien y-avait-il de personnes en stage ennéagramme ? Combien te coûte un stage ? Ouah, ils se sont fait xxxx Euros en un week-end ! Le bol !

Son type se manifeste aussi par une possessivité exacerbée à mon égard, qu'il explique par la nécessité d'être l'homme de la maison lorsque son papa est absent.

Il a su marcher à 10 mois. Il s'entraînait dans son parc depuis l'âge de 6 mois en attrapant ses barreaux avec les mains et en tirant dessus pour se lever !

À 2 ans, il parlait couramment sans défaut de prononciation avec un vocabulaire très varié. Il est rentré au CP en sautant la grande section de maternelle. Il savait lire les mots sans les épeller. Il avait une mémoire visuelle impressionnante. Lorsque je lisais un livre, si je sautais un mot ou une ligne, il s'en rendait compte et me reprenait immédiatement. Comme Nathan est notre premier enfant, nous ne trouvions pas tout ça très extraordinaire !

Aujourd'hui, il lit toujours très vite et souhaiterait déjà être au collège pour avancer encore plus vite que les autres.

Il considère sa précocité intellectuelle comme un avantage concurrentiel sur les autres. Elle ne lui pose pas de problème particulier. Il fréquente des enfants plus âgés que lui, même des ados de 16 ans.

Pour les parents, on se sent parfois largué, mais dans l'ensemble on s'en sort.

Valérie

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Évelyne

Bonjour à tous !

 

Je me décide à vous faire part de mon expérience ! Je suis 6 alpha aile 5, et ma mère m'a dit m'avoir fait passer un test de QI dans mon enfance, qui aurait montré un chiffre de 140, mais je n'ai aucune trace ni aucune preuve de ce fait ! (Doute de 6 !)

 

Toujours est-il que j'ai su lire à l'école maternelle. Il paraît que j'ai appris toute seule (dixit ma mère !) en lui demandant de me lire ce qui était écrit partout (sur les boîtes, les affiches, etc.). J'aurais dû sauter une classe, mais mes  parents n'ont pas voulu ! Dommage ! Je me suis donc ennuyée à mort durant tout le cours préparatoire ! Comme je répondais aux questions avant les autres enfants, l'institutrice m'a dit un jour : "Tais-toi!" Et à partir de ce jour-là, je n'ai plus jamais parlé en classe !

 

J'ai poursuivi ma scolarité en étant silencieuse, ce qui m'a valu des tonnes d'appréciations du genre : "Excellente élève, mais trop discrète, trop effacée, etc." Il faudrait savoir ce que l'on veut !

 

Cette précocité intellectuelle ne m'a donc été d'aucun bénéfice, au contraire, puisqu'elle ne m'a servi qu'à me faire "casser" précocement par une institutrice !

 

Voilà donc ma triste expérience de 6 ! Je ne sais pas si cela vous aura intéressé ! Qu'en concluez-vous ?

 

Cordialement,

Évelyne

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Fabien Chabreuil

Bonjour Évelyne,

 

Bienvenue dans le club très select des intelligences mentales gâchées ! Les institutrices de ta génération ne savaient donc pas plus gérer cela que celle de la mienne… Comme tu dis, dommage !

 

Je trouve ton anecdote passionnante. On m'a aussi beaucoup demandé de me taire, mais toujours en vain. Différence entre un 6 dans un moment phobique et un 7 !

 

Peut-être pourrais-tu nous dire quel a été l'impact de ta précocité intellectuelle dans les autres contextes de ton enfance (loisirs, relations avec les autres enfants, etc.) et/ou à l'âge adulte.

 

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Bon, comment faire pour que cette discussion ne se limite pas au témoignage de chacun mais s'homogénéise un peu ? Pourquoi est-ce que je m'occupe de ça d'abord, alors qu'il y a un administrateur ? Passons…

Valérie, ton témoignage m'a fait quelque chose (un peu :heart:). Comment ton fils vit-il les relations (et les rapports de force) avec des ados de 16 ans ? Cela m'intrigue et m'intéresse…

Pour répondre à ta question, Fabien, à l'âge de +/- 13 ans, malgré un mental assez supérieur aux autres enfants (ou une illusion de supériorité ?), il me manquait clairement d'autres choses…

Socialement, c'était pas terrible. Un émotionnel réprimé, c'est pas l'idéal pour se faire des amis autrement que superficiellement…
Attention, je ne dis pas qu'un tiers des gens n'ont pas d'amis. Je dis juste que l'incorporation au sein d'un groupe (dont je n'étais pas le leader :wink:) n'était pas aisée… À la réflexion, c'est encore le cas aujourd'hui. :kiss:

En fait, ayant développé mon instinctif sur le tard (vers 16 ans), à l'époque je n'étais en état de me servir "correctement" que de mon mental…
À cet âge-là, je souhaitais bien autre chose qu'être +/- intelligent, et sous stress et me désintégrant en 1, le mépris et la colère rentrée ne m'aidaient guère…

En fait, aujourd'hui, je ne sais plus vraiment faire la part des choses entre ma "précocité", mon âge, mon ego de 7 (narcissisme et rationalisation) et la réalité.

À partir d'un certain âge, lorsque chacun suit son chemin, il devient difficile de parler de précocité. Le moule s'élargit…

Cependant, je trouve que je gère mon couple et mes loisirs comme un gars de 40 ans, ce qui ne veux pas dire "bien". Parfois, je crains de n'avoir pas vécu mon adolescence à certains points de vue (cuites, sorties en boîtes, papillonnages…) pour me protéger de l'immaturité ambiante de l'époque (comprenez les gens qui me faisaient souffrir :angry:).

Le mental, c'est chouette mais très insuffisant.

Chacun son rythme (très 7 :sad:).

cheeta (qui voit pas bien ce que "précoce" veut dire exactement, en fait)

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Évelyne

Bonjour à tous !

 

Fabien me demande d'en dire plus, je vais donc essayer !

 

Je fus une enfant solitaire. Je n'avais pas d'amis, ni dans le primaire, ni dans le secondaire. J'étais toujours plongée dans les bouquins, mes seuls vrais amis.

 

En terminale, j'ai passé en même temps que le bac, le concours d'entrée à l'Ecole du Service de Santé des Armées et j'ai fini troisième des filles (c'est un concours très difficile, encore plus pour les filles puisqu'ils n'en prenaient que 10 % à l'époque, ce quota vient d'être supprimé en 2000). Puis en première année de médecine, j'ai fini troisième d'amphi (c'est aussi un concours très difficile puisque la majorité des gens redouble la première année). Intellectuellement, ça continuait donc d'aller, mais psychologiquement, ça n'allait pas du tout ! En effet, pendant ces années, je ne pensais qu'à une chose : me suicider ! La raison ? Je faisais jeune, beaucoup moins que mon âge ! À 17 ans, j'en faisais 12, me semblait-il ! Je ne voyais pas comment aboutir à quelque chose dans la vie dans ces conditions ! Je subissais en permanence des réflexions mortelles du genre de celle de cette femme qui, à mon entrée à l’École de Santé à 17 ans et demi, a sorti : "Ah ! Ils les prennent au berceau, maintenant ! " C'est sympa !

 

Je voyais les autres autour de moi qui paraissaient leur âge, sinon plus. Moi je n'étais pas conforme au groupe, je devais donc disparaître !

 

Puis en première et deuxième années de médecine, j'ai commencé à me faire des amies… J'ai ainsi trois amies que j'ai connues à cette époque et avec qui je continue à avoir des contacts très régulièrement, et ce plus de… 22 ans après !

 

L'idée de disparaître s'est ainsi peu à peu estompée, mais aujourd'hui encore je continue à subir des réflexions concernant mon apparence jeune !

 

Récemment, par exemple, on m'a demandé si j'avais bientôt fini mes études de médecine, alors que cela fait 14 ans que j'ai fini et que j'exerce mon métier ! Merci bien ! Il est vrai que j'ai repris d'autres études depuis pour me spécialiser, mais ce n'est pas de cela dont on me parlait ! Avec le temps, cela me "tue" moins, mais dur quand même !

 

Bref, c'était donc la suite de ma triste expérience de 6… J'espère n'avoir pas fait trop de hors-sujet ! Qu'en pensez-vous ?

 

Très cordialement,

Évelyne

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci pour vos témoignages et compléments d'informations. Je constate que pour la plupart d'entre nous, ce don a été plus un fardeau qu'une source d'épanouissement.

 

Moi aussi, Évelyne, j'ai plus d'une fois songé au suicide pendant mon enfance et adolescence. Curieusement, ce qui m'en a empêché est ma compulsion de 7 : je ne connaissais pas de méthode permettant de concrétiser ce projet sans souffrance pendant l'acte et sans risque d'échec (il y avait dans mon lycée un jeune homme aveugle suite à une tentative de suicide et cela fait réfléchir…).

 

Il est important de souligner l'écart entre don intellectuel et maturité. Dans ce domaine, je n'étais pas en avance, bien au contraire. La vraie maturité implique, je crois, un contact avec les trois centres et notre fameuse préférence pour le mental était un obstacle. Il serait intéressant de savoir si des surdoués appartenant à des types non-mentaux ont eu ce problème avec autant d'intensité.

Une autre forme de maturité est liée au développement du corps et là, il est difficile d'aller plus vite que la musique. Est-ce la répression du centre instinctif, mais je n'étais pas en avance non plus dans ce domaine-là.

 

Je considérais aussi un peu inutile d'être le premier de la classe, mais c'était tellement facile et cela ne demandait aucun effort. Alors pourquoi s'en priver et se priver de la tranquillité que cela m'apportait avec les parents et les enseignants ?

 

Il est aussi temps que je fasse un peu de 7. Il y a eu aussi en conséquence de cet état des plaisirs formidables sur le plan intellectuel. Nous n'en avons guère parlé. Pourtant, je me pose une question. Si nous pouvions refaire notre vie, voudrions-nous la refaire sans ce don ? (Attention, je n'ai pas dit en étant intégré sur le plan de l'Ennéagramme ! J'ai dit en étant dans notre type, au niveau d'intégration où nous sommes, mais juste sans cette capacité mentale). Pour moi, la réponse est clairement non.

 

Très cordialement,

Fabien

 

P.-S. : Cheeta, ce secteur du panneau ne recherche pas l'homogénéité. Il s'agit dans un premier temps d'accumuler des témoignages, puis plus tard de voir si une cohérence se dégage. À propos, vous pouvez tous témoigner dans les autres conversations de ce secteur. Si, si. :happy:

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Harper

Bonjour à tous,

Pour moi aussi la réponse est non. Mon ego ne renoncerait pas à un moyen de se faire bien voir (au cas où…) de l'autorité parentale et professorale.

Très cordialement,
Bénédicte

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Évelyne

Bonjour à tous,

 

Je profite de quelques jours de congés pour continuer à vous écrire !

 

Fabien, en ce qui concerne le suicide, je n'ai jamais rien tenté exactement pour les mêmes raisons que toi ! Je n'ai jamais trouvé de moyen satisfaisant (pour les deux raisons que tu cites). Pourtant, je n'avais pas d'aile 7 à l'époque ! C'est plutôt "amusant", si on peut dire !

 

En ce qui concerne le fait de renoncer à ce don de facilités intellectuelles, je ne suis pas sûre d'accepter d'y renoncer sans rien en échange ! Je veux bien y renoncer à condition que l'on me donne autre chose à la place (par exemple, être une "grande blonde", ça ne doit pas être mal, non ?).

 

Très cordialement,

Évelyne

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Fabien Chabreuil

Bonjour Évelyne,

 

Il n'est guère étonnant que nous nous retrouvions sur les raisons qui nous ont maintenus en vie et qui permettent donc à l'humanité de s'enrichir de ces échanges ! :happy: Après tout, les types du centre mental connaissent tous une problématique autour de la peur et il s'agit bien de cela.

 

Très cordialement,

Fabien

 

P.-S. : crois-moi, reste comme tu es ! Il y a des centaines de mauvaises blagues sur les "grandes blondes" et je n'en connais aucune sur les petites-châtain-foncé-à-l'allure-juvénile ! :laugh:

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