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Katz

Posture et détermination d'un ennéatype

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Katz

Bonjour à tous,

 

Je traduis par écrit une conversation de ce week-end entre 4 et 6 concernant la façon dont on aborde un film lorsqu’il s’agit d’identifier l’ennéatype des personnages.

 

La première fois, au stage Détermination, j’ai rapidement constaté au cours du film que je me laissais emmener, déborder, par l’émotionnel : la musique, l’esthétique des images, les expressions des visages, les regards, la gestuelle, tout était fort, prenant, et venait m’habiter. Par flashs intermittents, je me demandais : au fait, il faut analyser ? Mais quoi, c’est beau ! À la fin du film, j’étais incapable d’argumenter, j’étais encore habitée par les ambiances. Heureusement, j'ai vu le film une deuxième fois chez moi (mais pour affiner l’analyse en principe, et non pour un rattrapage complet !).

J’ai ensuite visualisé d'autres films, et il était hors de question que le processus émotionnel recommence. Je me suis alors positionnée mentalement en analyse avant le démarrage du film, avec en fond les questions : pourquoi le personnage agit-il ainsi ? Quelle est la nature de sa relation à l’autre ? Que ressent-il ? Je ne suis plus dans le « qu’est-ce que je ressens ? », je fais appel à mon centre support, le mental. Je ne me laisse donc pas entraîner inconsciemment par l’émotionnel, je veux comprendre le comportement des personnages.

Cette posture est bien sûr plus efficace, et j’apprécie de revoir le film pour me focaliser sur davantage de détails, et répondre à quelques interrogations précises afin de finaliser les ennéatypes.

 

J’en ai tiré un autre bénéfice : d’une part, je peux désormais voir n’importe quel genre de film (alors que je répugnais à voir certains selon mon état émotionnel), et d’autre part, les films m’apportent plus, m’enrichissent davantage, j’en garde des sentiments de profondeur, de finesse, cela m’ouvre à plus de dimensions. Dès lors, même si je n’aboutis pas le typage des personnages parce que ce n’est pas toujours mon but lorsque je vois un film, j’ai plaisir à conserver cette posture qui me vient d’ailleurs assez naturellement.

Merci Fabien et Patricia !

 

Je laisse l’ami 6 s’exprimer en retour, et d’autres aussi bien sûr.

 

Bien amicalement,

Katz

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Katz pour ton témoignage.

 

Moi aussi, j'apprécie plus les films depuis que je les analyse à l'aide de l'ennéagramme. Notamment, je deviens plus sensible au "style cinématographique" comme je l'étais naturellement pour le style littéraire d'une œuvre écrite. Je fais pas partie d'une génération de l'écrit et non de l'image, et j'ai eu besoin d'apprendre ce média. Et comme chaque film analysé est vu deux fois en continu plus une fois en prise de notes et de dialogues, j'ai eu la possibilité d'observer plein de détails dont j'étais totalement inconscients : par exemple dans le film Lady Chance, on a l'impression que le personnage de Bernie porte le même costume pendant tout le film mais en réalité la coupe change et le tissu aussi (à moins que ce soit la manière dont il est éclairé et ces changements accompagnent l'évolution psychologique du personnage.

 

Le fait d'analyser les films ne coupe pas la richesse du vécu émotionnel que procure l'œuvre, contrairement à ce qu'on pourrait craindre. Peut-être dans ton cas, Katz, l'émotionnel fonctionne toujours aussi bien mais sans utilisation de l'introjection. Dans le mien, c'est comme si plusieurs tâches se déroulaient en parallèle, une mentale analytique qui engrange des informations et une autre qui est présente au film et en jouit.

 

Très amicalement,

Fabien

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Simechau

Bonjour à tous,

 

C'est moi l'ami 6, qui est invité à s'exprimer en retour.

 

Il y a 8 heures, Fabien Chabreuil a dit :

c'est comme si plusieurs tâches se déroulaient en parallèle une mentale analytique qui engrange des informations et une autre qui est présente au film et en jouit.

C'est cela. C'est comme si l'action de typer les personnages m'apportait quelque chose en plus, en sus de ce que mon "naturel" mental analytique, qui engrange, classe, répertorie, hiérarchise les informations, m'apporte habituellement et automatiquement.

J'ai la sensation que l'action de typer me fait gagner quelque chose, sans rien me faire perdre.

Du coup, les personnages, je les sens plus denses, plus vivants, plus complexes, plus attachants dans leur complexité et leur dimension et leur situation.

 

Il y a 9 heures, Katz a dit :

La première fois, au stage Connexions, j’ai rapidement constaté au cours du film que je me laissais emmener, déborder, par l’émotionnel : la musique, l’esthétique des images, les expressions des visages, les regards, la gestuelle, tout était fort, prenant, et venait m’habiter

Ça par contre, je l'ai découvert en causant avec Katz.

 

Il y a 9 heures, Katz a dit :

Je veux comprendre le comportement des personnages.

Ben oui, c'est évident non !

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Lighyli

Intéressant cette discussion !

 

Premier point : j'ai toujours du mal à trouver ma place sur la chaise/fauteuil. Et je sens aujourd'hui combien j'ai besoin de bouger et combien être posé sans bouger pendant une longue période est difficile pour moi. C'est quelque chose que je n'avais jamais remarqué avant de découvrir les concepts de "centre instinctif" et surtout d' "oubli" et de "paresse" : je n'avais pas accès à ces constatations !!

 

Concernant le film, je me reconnais dans le témoignage de Katz. Habituellement, quand je regarde un film, c'est d'abord par l'émotionnel. Comme si j'arrêtais mon centre instinctif le temps du film.

 

Par contre, quand il s'agit de typer les personnages, c'est autre chose !

Il me faudrait convoquer mon centre mental et ça me demande un effort.

D'autant que, pour le coup, mon centre instinctif se réveille !!! Il n’arrête pas de me dire : "Mais lui, il est de type X, car il ressemble à Y que tu connais bien…" Évidemment, 2 minutes plus tard, le même centre instinctif me dit : "Ah, mais non, finalement, c'est plutôt du type Z, car ça ressemble à tel autre expérience." Etc. À la fin, j'ai l'impression d'avoir un énorme gloubiboulga d'expériences compatibles et mon cerveau essaye de croiser toutes ces expériences. Un peu comme si j'avais un gros paquet de mikado et que je cherchais l'endroit où ils se croisent tous au même endroit — qui évidemment n'existe pas… (L'image est pas mal pour comprendre que le centre instinctif n'est pas très utile pour typer un personnage :laugh: (mon égo me dit dans l'oreillette que si je m'entraine assez, il aura plus d'expérience et sera plus efficace !! (quel coquin cet ego :happy:))).

 

Lighyli

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Avertissement : ce n'est pas Fabien qui répond ; c'est le bot qu'il a enclenché avant d'aller prendre un café.

 

Et si, Lighyli, tu traitais les transes de mouvements idéomoteurs et de suggestions hypnotiques quand elles se produisent quitte à appuyer sur la touche Pause du logiciel ou de l'appareil qui te permet de lire le film. Ce serait passer de l'auto-observation à la métanoïa et avancer sur l'ennéagramme des processus vu au stage Essence.

 

Très amicalement,

Bot V7

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Lighyli

Bonjour Fabien,

 

La rédaction de ma réponse au présent de l'indicatif n'était pas tout à fait juste. L'idée était de décrire un ego instinctif dans le même contexte. Ma façon de regarder les films a beaucoup changé depuis le mois mai où j'ai commencé à travailler sur le ciné-agramme. :happy:

 

Cela dit, merci @Bot V7 pour votre rappel, il y a toujours du travail à faire !

 

Lighyli

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"La rédaction de ma réponse au présent de l'indicatif n'était pas tout à fait juste."

Moi comme les autres ne pouvons ici réagir qu'à ce qui est écrit.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : le bot V7 me suggère de reparler de la précision du langage et de la pratique du métamodèle.

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

Personnellement, le stage Détermination a été… déterminant :rofl: dans ma manière d'aborder le typage. Avant cela j'avais tendance à me baser sur des "feelings" et sur des petits détails comportementaux, et puis un déclic s'est produit pendant ce stage. J'ai compris la nécessité de "changer de focale", en quelque sorte. C'est une gymnastique difficile que de passer de la macro au grand angle (pour rester dans des métaphores sorties du monde de la photographie) mais c'est indispensable pour resituer dans un contexte plus large des détails repérés lors du visionnage d'un film. Pour moi qui suis 6 cela implique que le mental soit à sa place, c'est à dire en premier, et qu'il ne prenne pas toute la place. Valider le typage par un fonctionnement global cohérent est indispensable et s'il y a un ou des détails qui ne collent pas, c'est qu'il y a de fortes chances que ce ne soit pas ça.

 

Je me dis que c'est presque comme lorsqu'on cherche à se typer soi même, si l'on met sous le boisseau ce qui nous gêne, ça ne peux pas marcher.

 

Amicalement,

Alice et le lapin

 

PS : bien évidement il m'arrive encore souvent de me "planter", et lorsque cela m'arrive je constate que c'est quasi systématiquement parce que j'ai mis quelque chose sous le boisseau.

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