Institut Français de

l’ennéagramme

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Gus

Centre mental réprimé (ou dégradé) ?

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Gus

Bonjour,

J’ai un ami 3 avec qui j’ai au moins un point commun : un centre mental réprimé (3 alpha EIM et 8 mu IEM) — faudrait pas pêcher par excès de compliments non plus… :kiss2:

Il nous arrive parfois d’échanger sur des notions d’ennéagramme que nous avons du mal à nous approprier. On triture alors les concepts jusqu’à accoucher d’une (re)formulation qui nous parle enfin à tous les deux.

Nos discussions nous amènent aussi à analyser nos propres comportements lors de ce type d’exercice et, sur ce sujet, nous avons un point de divergence sur le rôle de notre centre mental réprimé. Est-ce que nos difficultés de compréhension seraient liées au fait que notre centre mental est réprimé ? Est-ce lui également qui est à l’origine de notre motivation à rechercher une nouvelle formulation pour appréhender un concept ?

Personnellement j’aurais tendance à penser que non et à distinguer les deux étapes.

  1. Compréhension (ou pas) d’un concept : ce process me semble plus dépendant de la qualité de notre mental que de sa position.
    À l’inverse quand je suis « effrayée » par la formulation d’une idée, l’objet d’un mail, le nombre de pages d’un document au point de me dire « laisse tomber, tu ne vas pas y arriver » et de remettre le travail à plus tard, là il me semble que c’est bien mon centre mental réprimé qui est à la manœuvre (c'est lui qui pilote : « laisse tomber, ça va demander trop d’effort ! »).
  2. La recherche de solutions : passer du temps à donner du sens à un concept qui nous parait abscons.
    Ici j’aurais posé l’hypothèse d’un pilotage par l’ego et en particulier de notre compulsion. Ce qui donnerait pour le 3 la peur de l’échec (à intégrer de nouveaux concepts), et pour le 8 la peur de la faiblesse (être incapable de comprendre), mais aussi le chalenge d’en découdre avec un concept qui me résiste (c’est comme cela que j’ai fini par trouver ma false score… Immédiatement oubliée d’ailleurs :surprised:).

J’ai également noté « cette jouissance égotique » :proud: (sur laquelle témoigne un membre du forum avec un centre instinctif réprimé après avoir rangé son bureau) lorsque nous tombons d’accord sur « LA meilleure formulation du moment ». Jouissance qui est donc liée à notre centre mental réprimé, sauf erreur de ma part. C'est-à-dire que ce qui nous apparaît comme une vraie satisfaction (je suis trop forte :sorry: / c'est une vrai réussite :bravo:) apparaît comme banal pour tout autre personne qui n'aurait pas le centre mental en réprimé (ha ! mince ! je me contredis là : mental réprimé ou fierté égotique ?).

Qualité du mental ? Mental réprimé ? Compulsion ? Les hypothèses proposées ci-dessus vous semblent-elles plausibles ?

Bonne journée,
GUS

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Sur ce sujet, nous avons un point de divergence sur le rôle de notre centre mental réprimé."

Quand il y a désaccord entre un 8, même mu, et un 3, la prudence conseille d'être d'accord avec le 8, quitte à rationaliser pour cela. Désolé, l'ami 3 si tu es bien celui auquel je pense : je t'aime mais la survie avant tout. :rofl:

 

"Compréhension (ou pas) d’un concept : ce process me semble plus dépendant de la qualité de notre mental que de sa position."

Fort juste, Gus, un centre réprimé peut fort bien être d'excellente qualité. Il s'agit plus de paresse à l'utiliser que d'incapacité à le faire. La non compréhension d'un concept peut donc venir soit de l'insuffisante qualité du centre mental soit de la paresse à le mettre en œuvre.

 

Pour une personne donnée, cela peut être parfois l'un, parfois l'autre. Par exemple, je réprime l'instinctif : je ne grimpe pas l’Everest parce que je n'en ai pas la capacité, mais si je ne me lève pas pour aller chercher le sel, c'est paresse et non incapacité bien sûr.

 

Seule une observation objective au cas par cas permet de trancher.

 

"À l’inverse quand […], là il me semble que c’est bien mon centre mental réprimé qui est à la manœuvre."

Incontestablement oui.

 

"La recherche de solutions : passer du temps à donner du sens à un concept qui nous parait abscons. Ici j’aurais posé l’hypothèse d’un pilotage par l’ego et en particulier de notre compulsion."

Je suis d'accord aussi.

 

"Ce qui nous apparaît comme une vraie satisfaction […] apparaît comme banal pour tout autre personne qui n'aurait pas le centre mental en réprimé (ha ! mince ! je me contredis là : mental réprimé ou fierté égotique ?)."

Cela dépend de la difficulté qu'il a fallu vaincre : peine à comprendre ou à mobiliser le centre réprimé. Ou les deux.

 

Très amicalement,

Fabien

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,
 
Petit témoignage suite au post mis en ligne hier par notre ami 9 mu Lighyli. En effet ma collègue et moi-même, toutes les deux 6, avons buté avec un bel ensemble sur la phrase de conclusion de Fabien :

C'est bien souvent difficile de comprendre ce contentement chez les autres ennéatypes que le sien parce que c'est quelque chose qui est exceptionnel pour eux et ordinaire pour nous.

Personnellement, j’ai vécu à cet instant une transe de confusion liée à la répression de mon mental, et ça a donné des interrogations du genre : « Euh, c’est qui les autres, eux… nous ????? » Non mais t’exagères, Fabien, y a vraiment trop de pronoms dans cette phrase !!! :rofl:
Il a fallu que je décortique la phrase morceaux par morceaux en les rattachant à ce qui avait été dit précédemment pour enfin comprendre !
 
Et là ce que j’ai éprouvé, c’est surtout du soulagement ! Ouf, je suis capable d’aller chercher mon mental quand il faut, même si c’est difficile sur le coup.
 
J’ai l’impression que bien souvent ma répression de l’instinctif se combine à ma répression du mental, du genre « c’est vraiment trop fatiguant de réfléchir ». Je constate que pour utiliser de manière équilibrée mon mental, il faut aussi que mon instinctif fonctionne de manière équilibrée.
 
Amitiés , :kiss2:
Alice et le lapin

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"T’exagères, Fabien."

Bon, ben je sais ce qui me reste à faire cette après-midi :

 

Flagellants.png

 

Très amicalement et avec plein de repentance,

Fabien

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Fantasio

Bonjour à tous,
 
L’ami 3 trouve/prend enfin un peu de temps pour répondre.
 

Il nous arrive parfois d’échanger sur des notions d’ennéagramme que nous avons du mal à nous approprier. On triture alors les concepts jusqu’à accoucher d’une (re)formulation qui nous parle enfin à tous les deux.

L’essentiel, c’est qu’on arrive à accoucher d’un beau bébé à un moment ou à un autre. C’est le côté positif. :bravo:
 

Quand il y a désaccord entre un 8, même mu, et un 3, la prudence conseille d'être d'accord avec le 8, quitte à rationaliser pour cela. Désolé, l'ami 3 si tu es bien celui auquel je pense : je t'aime mais la survie avant tout. :rofl:

Merci Fabien pour cette attention qui, à la fois, m’a touché et m’a bien fait rire car je ne compte pas me laisser intimider par mon ami 8 en ri-postant avec une réponse. :calin:
 
Par rapport au questionnement du départ "Est-ce que nos difficultés de compréhension seraient liées au fait que notre centre mental est réprimé ? Est-ce lui également qui est à l’origine de notre motivation à rechercher une nouvelle formulation pour appréhender un concept ?", je suis d’accord avec ce que vous avez dit. Je résumerais en disant que dès que nous imaginons qu’il va être nécessaire de faire un effort mental (lire un gros bouquin, éclaircir un concept qui nous semble incompréhensible et/ou confus, faire un gros travail d’analyse et/ou de synthèse…), notre mental réprimé nous pousse facilement à vouloir reporter cette tâche mentale. Et plus on sera dans un état de fatigue, plus cette tendance pourra aller jusqu’à vouloir laisser tomber la tâche. Dans ces cas-là, le mental réprimé devient un mental déprimé devant l’effort qu’il va lui falloir mettre en œuvre pour mener à bien la tâche.
 
Pour essayer d’illustrer la différence entre la paresse à utiliser notre centre mental (liée au fait que l’utilisation de notre centre mental nous demande un effort) et la qualité de notre centre mental, je n’ai trouvé qu’un exemple de comparaison. Si quelqu’un a un exemple illustratif qui ne nous fait pas rentrer dans une comparaison, ça serait tip-top. Prenez une personne avec le mental préféré et une autre avec le mental réprimé, puis demandez-leur de réaliser un gros travail d’analyse sur un sujet complexe. Une fois qu’elles auront fini cette tâche, regardez le résultat de leur analyse. Si le mental réprimé est de meilleure qualité que le mental préféré, cela transparaîtra dans la qualité d’analyse ; on dira alors que la personne au mental réprimé a une bonne capacité d’analyse (étant donné que son mental réprimé est de bonne qualité). Par contre, les autres n’auront pas forcément perçu que ce gros travail d’analyse lui a demandé un effort colossal et beaucoup plus épuisant que pour la personne avec le centre mental préféré…
 
Je suis d’accord aussi avec le fait qu’une personne avec un mental réprimé aura tendance à être fière d’avoir réussi une tâche mentale qui lui semblait difficile (voire impossible) au regard de l’effort qu’elle a dû mettre en œuvre.
Maintenant, je rajouterais qu’il y a aussi un revers de médaille. Imaginez que cette personne avec un mental réprimé de qualité soit reconnue pour ça et que dans son job, elle se retrouve à ne faire plus que ça ! Ça peut vite devenir un enfer pour elle car elle va se retrouver à devoir faire en permanence de gros efforts pour pouvoir utiliser son centre réprimé… J’en ai les larmes aux yeux en vous l’écrivant… A priori, pour éviter de s’épuiser en faisant ce genre de travail, ce sera d’être passionné par les sujets analysés.

Lors de mes échanges avec Gus sur ce qui pouvait expliquer que quelque chose soit difficile à comprendre chez nous alors que c’est facilement compréhensible pour des personnes avec un mental préféré ou en support, j’ai émis l’hypothèse que ça pouvait peut-être être aussi lié au fait qu’il y avait plus d’automatismes mentaux chez ces derniers. Je ne sais pas bien comment exprimer ce que je ressens autour de ça mais je vais essayer. Prenons une situation où un concept complexe est exposé :

  • Pour un mental préféré ou en support, je subodore qu’il arrive à comprendre rapidement parce qu’il va « construire » quelque chose de logique à partir de ce qu’il vient d’entendre grâce à des automatiques de traitement de l’information qui lui permettent de dire par exemple "Ce qu’il vient de dire signifie qu’il y a tel ou tel implicite/présupposé", "Ah là, il vient d’inverser l’ordre de deux étapes dans ce qu’il vient de dire"…
  • Pour un mental réprimé, cela demandera plus de temps pour comprendre la logique de ce qui est exposé parce qu’il devra passer par l’étape de démarrage du mental réprimé… avant les automatismes de traitement de l’information, il aura des automatismes d’autosuggestion (par exemple, comme le disait Gus "Laisse tomber, tu ne vas pas y arriver" ; on est alors en amont de l’utilisation du mental réprimé donc en amont de l’effort à mettre en œuvre pour traiter l’information. À mon sens, la qualité du mental n’est estimable qu’à partir du moment où ce mental est activé. Mais je me trompe peut-être.

Bon je ne suis pas sûr que mon explication soit très claire. :confused:

Est-ce que ça vous parle ?
 
Voili voilou pour ma ri-poste. :laugh:
 
Bises,
Fantasio.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Par contre, les autres n’auront pas forcément perçu que ce gros travail d’analyse lui a demandé un effort colossal et beaucoup plus épuisant que pour la personne avec le centre mental préféré…"

Je ne crois pas Fantasio qu'on puisse ainsi séparer les deux paramètres de répression et de moindre qualité du mental. Même avec un mental préféré, il y a toujours un seuil de complexité à partir duquel il faut faire un effort colossal et fatiguant pour comprendre un concept, et pour certains le seuil est bas (revoir “Un poisson nommé Wanda”).

 

"Imaginez que cette personne avec un mental réprimé de qualité soit reconnue pour ça et que dans son job, elle se retrouve à ne faire plus que ça ! Ça peut vite devenir un enfer pour elle car elle va se retrouver à devoir faire en permanence de gros efforts pour pouvoir utiliser son centre réprimé…"

Elle se retrouve avec le choix entre désintégration et intégration.

 

"Lors de mes échanges avec Gus sur ce qui pouvait expliquer que quelque chose soit difficile à comprendre chez nous alors que c’est facilement compréhensible pour des personnes avec un mental préféré ou en support, j’ai émis l’hypothèse que ça pouvait peut-être être aussi lié au fait qu’il y avait plus d’automatismes mentaux chez ces derniers."

Il me semble que les automatismes mentaux dont tu parles dépendent plus de la qualité du centre mental que de sa préférence-répression : bien penser s'apprend. Après comme tu le dis, il reste le problème du démarrage.

 

Très amicalement,

Fabien

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Gus

Bonjour à tous,
Merci pour vos réponses, elles ont mis mon mental en ébullition.
Prenons les choses dans l’ordre.

Fabien : "Quand il y a désaccord entre un 8, même mu, et un 3, la prudence conseille d'être d'accord avec le 8."
Fantasio : "Je ne compte pas me laisser intimider par mon ami 8 en ri-postant avec une réponse."
Pfffffff, honte à vous qui ne voyez pas cette grandeur d’âme qui [mabite] (oups, ma dyslexie m’a encore joué des tours) et donc ne comptez pas sur moi pour vous compiler !
 
Fabien petite question : si je ne compile pas mais que dans ma tête, je me dis un truc comme "Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile ! ", puis-je considérer que du moment que je ne passe pas à l'acte, je suis en bonne voie vers mon intégration ? :surprised:

 

 

Merci Alice et le lapin pour ton témoignage. Je me rends compte que je n’arrive pas à toucher du doigt cette question de bascule du mental. Du moins je pensais qu’elle n’arrivait que dans des situations de vie très dégradées. Sans remettre en cause le stress que peut provoquer une réponse de Fabien (et toc !), je n’imaginais pas qu’une bascule du mental pouvait se produire dans le contexte que tu décris. Il faut que je creuse.

@ Fantasio :
 
Quand tu dis "Imaginez que cette personne avec un mental réprimé de qualité soit reconnue pour ça et que dans son job, elle se retrouve à ne faire plus que ça ! Ça peut vite devenir un enfer pour elle car elle va se retrouver à devoir faire en permanence de gros efforts pour pouvoir utiliser son centre réprimé… J’en ai les larmes aux yeux en vous l’écrivant…", Parles-tu de ta propre expérience ?

"J’en ai les larmes aux yeux en vous l’écrivant."
Si cette hypothèse t'a touché au point d’en avoir les larmes aux yeux, s’agit-il d’un processus d’identification à cette hypothèse (voire d’introjection – aile 4) ? Ou bien ces larmes sont-elles des réminiscences de ta propre histoire ?

"A priori, pour éviter de s’épuiser en faisant ce genre de travail, ce sera d’être passionné par les sujets analysés."
Cette stratégie m’a questionnée. Pour moi (je ne sais pas si c’est pareil pour tous les 8), on est passionné ou on ne l’est pas. J’ai du mal à comprendre le processus qui consisterait à devenir passionné par un sujet pour éviter l’épuisement, sauf peut-être si tu évoques là le mécanisme d’identification du 3. Et si c’est le cas n’y-a-t-il pas un risque d’aller vers le surmenage ?
Ce travail me demande beaucoup d’efforts, donc je me passionne pour les sujets traités, ainsi je dépasse l’effort que ça me demande, et donc je réitère cet effort, mais je finis par m’épuiser…

"Lors de mes échanges avec Gus sur ce qui pouvait expliquer que quelque chose soit difficile à comprendre chez nous alors que c’est facilement compréhensible pour des personnes avec un mental préféré ou en support, […]"
Je ne passerais pas aussi facilement le costume de flagellant. Rien ne nous dit que tous les stagiaires avec un mental préféré ont compris avec précision la loi circulaire (puisqu’il s’agissait de cela) et ces exceptions. Mais je manifeste peut-être là de l’orgueil (passion de mon type de désintégration) ?

J’aimerais finir ce post par un autre témoignage.
 
Au dernier stage Connexions, j’étais un peu chagrinée de constater que je n’avais pas suffisamment révisé le stage Sous-types. Fataliste, je partage mon désarroi avec Fabien qui, de sa grosse voix autoritaire, me répète trois fois "Gus, je compte sur toi". Je quitte cette avant-dernière journée de stage avec cette croyance que réviser la veille n’a non seulement aucun sens mais qu’en plus il est illusoire de penser que je pourrais apprendre les 27 sous-types dans la soirée. Une fois mon fils couché, je me suis mise au travail et moins de deux heures après, je les connaissais pas cœur. Mon mental serait-il de moins mauvais qualité que ce que je pensais… (Évidemment il y avait là de quoi faire quelques exercices de désactivation de transe.)
Dans tous les cas, merci Fabien. :calin:

Du coup ce week-end j’ai fait un test. Nous étions à un barbecue, et on nous a proposé de faire quelques parties de Mölkky (jeu de quille finlandais). C’était la première fois que je jouais, et je ne brillais par mon habileté. Est arrivé un moment où la victoire était à portée de main. Pour cela je devais décaniller une seule quille parmi 12, la numéro 7. Mon partenaire m’encourage. Je me tourne vers lui et lui demande : "Regarde-moi bien dans les yeux et dis-moi ’je compte sur toi’“. Après quelques secondes de concentration, j’ai touché la quille 7, et nous avons emporté la partie. Peut-être de la chance, certainement le pouvoir de la suggestion.

Amicalement,
GUS

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
"Fabien petite question : si je ne compile pas mais que dans ma tête, je me dis un truc comme "Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile ! ", puis-je considérer que du moment que je ne passe pas à l'acte, je suis en bonne voie vers mon intégration ?"

Hélas non ! Si cette idée te passe par la tête, c'est ton ego qui se manifeste. C'est normal, il est là et sera toujours là. Mais si, au lieu de laisser passer cette idée, tu te complais à y repenser, au point de la publier quatre jours après la dernière réponse sur le forum, alors c'est l'ego qui est aux commandes.

 

"Rien ne nous dit que tous les stagiaires avec un mental préféré ont compris avec précision la loi circulaire (puisqu’il s’agissait de cela) et ces exceptions. Mais je manifeste peut-être là de l’orgueil (passion de mon type de désintégration) ?"

C'est ce que je disais précédemment. entre centre préféré et centre mal utilisé, il est impossible d'isoler une des deux possibilités.

 

"Une fois mon fils couché, je me suis mise au travail et moins de deux heures après, je les connaissais pas cœur. Mon mental serait-il de moins mauvais qualité que ce que je pensais… (Évidemment il y avait là de quoi faire quelques exercices de désactivation de transe.) Dans tous les cas, merci Fabien."

En tout cas, cela confirme la direction extérieure de ton fonctionnement.

 

"Après quelques secondes de concentration, j’ai touché la quille 7, et nous avons emporté la partie. Peut-être de la chance, certainement le pouvoir de la suggestion."

Je constate qu'il s'agit de la quille 7. Ne s'agissait-il pas plutôt de se venger de ma "grosse voix autoritaire" ? :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,
 

Je me rends compte que je n’arrive pas à toucher du doigt cette question de bascule du mental. Du moins je pensais qu’elle n’arrivait que dans des situations de vie très dégradées. Sans remettre en cause le stress que peut provoquer une réponse de Fabien (et toc !), je n’imaginais pas qu’une bascule du mental pouvait se produire dans le contexte que tu décris.

Je vais essayer de t'éclairer. :happy:

Le post de Lighyli et la réponse de Fabien dataient du 14 juin, c'est-à-dire le vendredi de la semaine suivant le stage Ailes. Cela signifie que nous avions dans les pattes, ma collègue et moi, une semaine de travail, le week-end de stage et une semaine de travail… Ça commençait à faire beaucoup pour nos deux petites natures (eh oui, n'est pas 8 qui veut :pt1cable:).

De fait j'étais tout simplement crevée et, en cas de fatigue prononcée, mon mental bascule facilement.

Soit dit en passant, je crois que la répression, comme la qualité du mental peut être graduée. Ainsi mon mental peut basculer beaucoup ou légèrement.

Je me suis moi-même posé la question de la répression vs la qualité du mental bien des fois sans vraiment trouver de réponse. Je constate seulement que la répression du mental pour être dépassée, demande un effort de rééquilibrage des centres et donc d'intégration, alors qu'en ce qui concerne les limitations du mental, quels que soient mes efforts, il y a un seuil au delà duquel je reste bloquée.

En tant que 6, j'ai la croyance que le monde est dangereux et que je dois, pour m'en garder, rester en alerte permanente. Seulement rester en mode hyper-vigilance, ça fatigue. Cercle vicieux de l’ego, lorsque je suis fatiguée je ne peux maintenir le niveau d'alerte requis par mon ego et je bascule d'autant plus facilement.

La passion de peur n'est, de plus, pas corrélée à un danger réel. Elle concerne surtout, en dehors des dangers anticipés, le risque de dévier et donc de perdre le soutien de mes groupes, chose absolument épouvantable pour mon ego. Je me ficèle moi-même comme un saucisson par tout un tas de devoirs et loyautés que je me suis créés dans le seul but de me sentir en sécurité. Terrible ironie de la chose, c'est en recherchant la sécurité à tout prix à l'extérieur dans des groupes ou des croyances, que je me créer d'autant plus d'insécurités… et d'occasions de basculer. :surprised:

Très amicalement :bye:,
Alice et le lapin

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Gus

Bonjour,

Merci Alice et le lapin pour cette réponse très éclairante.

"Le post de Lighyli et la réponse de Fabien dataient du 14 juin, c'est-à-dire le vendredi de la semaine suivant le stage Ailes. Cela signifie que nous avions dans les pattes, ma collègue et moi, une semaine de travail, le week-end de stage et une semaine de travail… Ça commençait à faire beaucoup pour nos deux petites natures (eh oui, n'est pas 8 qui veut)."
En tant que 8, ce n'est pas que je sois moins fatigué (et donc plus fort que toi !), quand je fais ce type de marathon : je sous-estime cette fatigue et vais droit dans le mur.
Je ne nie pas la fatigue (d’ailleurs j’ai l’impression de me plaindre toujours d’être fatigué) mais je refuse de voir (mécanisme de défense de déni) à quel moment je vais être dans l’incapacité de la surmonter.
Chaque ennéatype se retrouve pris au piège de son ego. Lorsqu’il veut éviter à tout prix quelque chose, c’est le meilleur chemin pour l’obtenir. Le 8 en voulant éviter à prix toute marque de faiblesse, finit par s’écrouler de fatigue.
Je comprends donc que la bascule du mental, pourrait être une sorte d’alerte quant à ton niveau de fatigue. Je pourrais presque ressentir de l’envie. :help:

"Je me suis moi-même posé la question de la répression vs la qualité du mental bien des fois sans vraiment trouver de réponse. Je constate seulement que la répression du mental pour être dépassée, demande un effort de rééquilibrage des centres et donc d'intégration, alors qu'en ce qui concerne les limitations du mental, quels que soient mes efforts, il y a un seuil au-delà duquel je reste bloquée."
De mon côté je fais l’hypothèse qu’un mental réprimé, étant plus difficile à mobiliser en cas de déséquilibre des centres, aurait plus de probabilité d’être de moins bonne qualité car il aurait "fait moins d’exercices" (image de 8 s’il en est).

Nous avons tout l’été pour y réfléchir :pt1cable:

Bise,
GUS

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Je comprends donc que la bascule du mental, pourrait être une sorte d’alerte quant à ton niveau de fatigue."

La bascule du centre mental est provoquée chez un 6 par l'activation de mécanismes de l'ego : peur, doute, suspicion et/ou impression de dévier. Alice et le lapin écrivait qu'en cas de "fatigue prononcée", il y avait "facilement" une bascule du mental. La formulation implique qu'il existe des situations de "fatigue prononcée" où le mental ne bascule pas. Cela me semble logique : un 6 doit pouvoir être épuisé sans qu'il y ait peur, doute, suspicion et/ou impression de dévier. Dans ces cas-là, le 6 a comme indicateur la dégradation du centre réprimé, l'instinctif pour Alice et le lapin, sans qu'intervienne la corépression. L'avantage de cet indicateur est qu'il est perceptible dans tous les cas ; son inconvénient est qu'il est peut-être moins facile à repérer que la bascule.

 

"Je pourrais presque ressentir de l’envie."

Inutile parce que tu disposes toi aussi de l'indicateur du centre réprimé.

 

"Je fais l’hypothèse qu’un mental réprimé, étant plus difficile à mobiliser en cas de déséquilibre des centres, aurait plus de probabilité d’être de moins bonne qualité car il aurait “fait moins d’exercices”."
Cela semble logique, et comme tu as écrit "plus de probabilité", je n'ai pas d'information permettant une réponse sûre.

 

Mon cas personnel me semble ne pas forcément rentrer dans cette hypothèse. Je n'ai jamais fait faire beaucoup d'exercices à mon centre instinctif. Pourtant, quand j'ai fait des efforts physiques intenses comme pour la visite du Monastère du nid du tigre au Bhoutan ou l'approche des gorilles de montagne au Rwanda (dans les deux cas, 2,5 heures de marche en montagne avec plusieurs centaines de mètres de dénivelé et une altitude ne facilitant pas la respiration), je n'étais ni le dernier à arriver ni le plus épuisé…
 

Bises (aussi mais au pluriel, soyons généreux),

Fabien

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Gus

Bonjour Fabien,

 

Sur ton premier élément de réponse, ma réaction a été "Chapeau bas Maestro !". Voilà une reformulation qui m’éclaire encore sur ce sujet qui me parait définitivement complexe. je vais donc y repenser un peu.

 

Et si je puis me permettre, j’encouragerais bien volontiers tous les stagiaires à se coller à l’exercice du post car ça nous bouscule un peu sur nos zones  d’ombres concernant le fonctionnement de chaque ennéatype et du nôtre en particulier.

 

"Tu disposes toi aussi de l'indicateur du centre réprimé."

Ahhhh ?

 

Concernant l’analogie entre la marche et le centre mental, je reste dubitative. En matière de randonnée, sans vouloir dévaloriser tes exploits, l’enjeu est de trouver son propre rythme, celui qui ne nous épuisera pas et qui nous permettra d’atteindre notre objectif.

 

Pour le centre mental, tu indiques : "Il me semble que les automatismes mentaux dont tu parles dépendent plus de la qualité du centre mental que de sa préférence-répression : bien penser s'apprend."

Peux-tu nous donner quelques indications sur ce à quoi tu fais référence en précisant "bien penser s'apprend" ?

 

Bises également, mais si j'ai l'impression de prendre un risque et de perdre le contrôle… :cry: Mais je me soigne.

GUS

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous quelle que soit votre hiérarchie des centres et en quelque état qu'elle soit, :rofl:
 
"Ahhhh ?"
Oui. Je suppose que la qualité et l'ampleur de la répression de ton mental augmente en cas de fatigue : faute de frappe, bafouillage, difficulté à trouver un mot ou à se rappeler de quelque chose, etc.

 
"Concernant l’analogie entre la marche et le centre mental, je reste dubitative. En matière de randonnée, sans vouloir dévaloriser tes exploits, l’enjeu est de trouver son propre rythme, celui qui ne nous épuisera pas et qui nous permettra d’atteindre notre objectif."
Je n'aurais pas été conscient de mes "exploits" si je n'avais pas eu de nombreux éléments de comparaison avec des personnes plus jeunes que moi ou, en discutant avec elles, préférant l'instinctif. Alors, disons que je trouve naturellement et sans exercice mon "propre rythme". Cela n'est-il pas lié à une bonne mobilisation de l'instinctif ?

 

"Peux-tu nous donner quelques indications sur ce à quoi tu fais référence en précisant “bien penser s'apprend” ?"

Je ne comprends guère ta question. Apprendre à bien penser est devrait être le rôle de l'école, notamment par l'enseignement des sciences et de la philosophie. En dehors de ces matières, il y a des méthodes qui ont été développées à cette fin.

 

"Bises également, mais si j'ai l'impression de prendre un risque et de perdre le contrôle…"

C'est toi qui a commencé ! Donc plein de bises tendres, amicales et affectueuses, :beurk::sick: (Je t'enlève les mots de la bouche, là ! :rofl:)

Fabien

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