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Théo

Chant et ennéatype

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Théo

Bonjour à tous,

 

Suite au sujet sur la danse (et après en avoir discuté avec Fabien), j'ouvre un sujet sur le chant et les ennéatypes.

 

Il se produit, en effet, le même blocage lorsque l'on me demande de chanter que lorsque l'on me demande de danser : "Je ne sais pas chanter". Pourtant, il semble que le problème soit lié, non plus à l'utilisation maladroite de mon centre instinctif, mais à ma difficulté à exprimer spontanément des émotions en public, à ce que j'appelle mon excès de pudeur. Chanter me donne l'impression de me mettre nu devant tout le monde.

 

Lorsque je parviens à me contraindre à le faire (toujours en groupe, quand je suis sûr que ma voix passera inaperçue parmi les autres), le blocage se manifeste encore, car il m'est impossible de chanter juste. Le paradoxe, c'est que s'il m'arrive, tout seul chez moi, de chantonner un morceau que j'écoute, mon oreille semble bonne et je chante assez juste. C'est comme s'il m'était impossible, en public, d'être en harmonie avec les émotions qu'exprime un morceau (alors que cela m'est possible quand je suis seul). Cela semble cohérent quand on connaît le fonctionnement du type 5.

 

Et vous, aimez vous chanter ?

 

Bonne journée à tous.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Théo,

 

Je chante comme une casserole, et encore ce n'est pas gentil pour les casseroles. Alors, j'épargne aux autres la souffrance qui consisterait à m'entendre massacrer des œuvres qu'ils apprécient.

 

Par contre, quand je suis seul, je chantonne assez souvent, soit à haute voix, soit dans ma tête où j'ai l'impression de chanter juste !

 

Bien chanter est quelque chose dont j'ai toujours rêvé… mais je n'ai pas pris de cours pour autant ayant un peu l'impression que la situation est désespérée : double expression du centre instinctif.

 

Très amicalemnt,

Fabien

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Aurolaf

Bonjour à tous,

 

Décidemment Théo, tu as le chic pour lancer des sujets sympas !

 

Et vous, aimez vous chanter ?

Oui, j'adooooooorrrrrrre chanter… même si je n'ai jamais pris de cours ou participé à une chorale (qui fait partie de mes projets pas encore réalisés).

 

Je chante très souvent (plusieurs fois pas jour : dans ma tête, à haute voix, avec mes enfants, dans ma voiture, etc.). Le chant a pour moi plusieurs fonctions :

  • Évacuer la colère : lorsque je suis dans une rage féroce, le fait de chanter me permet d'abaisser le niveau de colère (probablement car l'acte de chanter modifie ma manière de respirer… et donc induit mécaniquement un changement dans ma posture).
    Exemple : je suis dans une telle rage après mes enfants que j'ai peur de devenir violente : je leur dis en chantant le sujet de ma colère. Du coup, j'abaisse le niveau d'agressivité.
    Je précise qu'il faut quand même que le premier réflexe de rage soit passé pour que je pense à chanter.
  • Évacuer le trop-plein d'énergie : parfois j'ai tellement d'énergie en moi que j'ai l'impression que je vais « exploser de l'intérieur » (sans pour autant être en colère). Il peut alors m'arriver de mettre à fond un morceau de musique (genre Allumer le feu de Johnny) et hurler avec lui les paroles. Le fait de chanter est alors très libérateur et me permet de revenir à un niveau d'énergie « normal » et de reprendre mes activités.
  • Exprimer mes émotions (en me sentant en relative sécurité) : ayant le centre émotionnel réprimé, j'ai un mal fou à exprimer des émotions ; je ressens souvent un grand danger au moment où j'exprime une émotion (que je considère « faible »). Chanter me permet d'exprimer ces émotions "en sécurité".
    Exemple : pour le mariage de tous mes amis importants, j'ai écrit une chanson où je leur disais plein de choses gentilles et pleines d'émotions. Je peux alors exprimer aux gens à quel point je les aime sans me sentir en danger ou « ridicule ». Pourtant je le fais en public et devant un micro, mais c'est Ok pour moi. Dans tous ces cas, j'avais réuni un groupe d'amis proches pour chanter avec moi… et je les avais fait répéter pendant des semaines avant le mariage ! :sarcastic:
    Autre exemple : le soir, je chante toujours une chanson à mes fils. Je réinvente les paroles chaque soir, et c'est probablement le seul moment de ma vie où je fais preuve d'une douceur infinie. Souvent mon fils 4, qui une très bonne oreille, me répond en chantant sur le même air et nous pouvons ainsi avoir des « discussions » chantantes pendant de longues minutes.

Bref, chanter me permet indéniablement d'adoucir mon style de communication, de faire passer davantage d'émotions et de canaliser mon énergie et mes colères.

 

Voilà pour mon témoignage.

Bises musicales.

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Harper

Bonjour à tous,

 

Alors là, si on me lance sur CE SUJET, préparez-vous à pas mal de lignes à lire, probablement en plusieurs fois pour cause d'autres choses à faire… Vous voilà prévenus.

 

J'ai certainement commencé à chanter dès le moment où j'ai perçu que "areu" pouvait se prononcer sur des notes différentes. J'ai probablement toujours chanté juste. L'histoire familiale raconte qu'à 13 mois, on a explicitement reconnu le refrain d'une chanson enfantine. J'ai appris à lire les notes de musique (avec l'aide de mon frère) à peu près à la même époque que j'ai appris mes lettres, et je n'ai eu aucune difficulté à acquérir les bases du solfège (qui me paraissait tellement logique !).

 

J'ai très tôt chanté "en public", devant des auditoires favorables (famille, amis, camarades d'école). Ayant suivi quelques années de solfège au conservatoire, j'ai également appris à chanter sous stress, c'est-à-dire à faire en sorte que ma peur n'aie pas de conséquence trop nuisibles sur le résultat.

 

Pendant mes années d'école d'ingénieurs, j'ai fréquemment chanté pour les copains, voire pour qui voulait bien m'entendre. J'ai appris à apprécier le fait de me faire admirer. J'ai également animé les chants à l'église (ce que je fais encore maintenant). À cette époque-là, je chantais énormément, et avec beaucoup de plaisir. Il m'arrivait souvent de travailler les chansons de mon répertoire (dont quelques-unes de ma composition) une ou deux heures par jour.

 

Pendant mes années de thèse, j'ai commencé à fréquenter une chorale, ce qui m'a mise en contact avec un répertoire plus difficile mais très exaltant, puis j'ai commencé à prendre des cours de chant. Au départ, je croyais que c'était réservé à une élite, mais non. L'année de ma soutenance de thèse, je chantais dans deux chorales (la première n'était plus d'un niveau suffisant pour mes besoins musicaux, mais j'y restais par loyauté et aussi pour l'ambiance) et prenais des cours de chant.

 

Puis j'ai pris mon poste actuel il y a 20 ans, et je suis entrée dans un ensemble vocal amateur de très bon niveau. J'y suis restée 10 ou 11 ans. Inutile de dire que c'était un des lieux privilégiés de l'exercice de la loyauté. Je l'ai quitté parce que c'était devenu plus de stress et d'obligations que de plaisir, et je commençais à désirer des pratiques plus individuelles.

 

En parallèle, j'ai, lors de stages d'été, goûté un peu à la musique traditionnelle (une expérience décevante, pour des raisons de rapports humains et chocs d'ennéatypes) et au jazz vocal (un style que je peux pratiquer, mais qui n'est pas mon préféré… à vrai dire, une bonne part de mes motivations étaient liées à une amie 9 avec qui je faisais ces stages).

 

Après avoir quitté ma chorale, j'ai pratiqué des ateliers de musiques actuelles, où je chantais en soliste avec quelques instrumentistes. Le plaisir de cette pratique a été variable, selon que le style musical me convenait plus ou moins, ainsi que la dynamique du groupe (jeux d'ego, et écoute mutuelle… ou absence d'icelle).

 

En parallèle, devant faire mes stages d'été seule (mon amie 9 ayant trouvé l'homme de sa vie), je me suis mise à faire des stages de type chant et développement personnel (qui, au passage, m'ont amenée indirectement à l'Ennéagramme).

 

Ces dernières années, ma pratique s'est essoufflée. Les ateliers de musiques actuelles ne conviennent pas toujours en termes d'horaire, de répertoire, et d'ambiance (ils s'adressent à une autre catégorie de cibles marketing). Je n'ai pas envie de mettre les heures de travail nécessaires à une bonne chorale, et je crains la frustration musicale d'une moins bonne. Le manque de public me démotive par rapport à une pratique personnelle, et ces temps-ci je chante peu spontanément (sauf fredonner un peu ou chanter à l'intérieur de ma tête). Mais je pense que c'est une perturbation temporaire, et que l'envie me reviendra, peut-être dans un répertoire tout différent. Peut-être aussi accepterai-je quelques frustrations mineures et retournerai-je en chorale ou dans quelque chose d'équivalent.

 

Voilà pour l'histoire.

 

En termes de centres :

  • Le mental me sert principalement à m'orienter et me rassurer dans la structure du morceau. J'aurais du mal à prendre du plaisir à chanter si cette structure m'échappe. C'est encore pire si le style pratiqué présente des règles que je n'ai pas assimilées. M'inviter à chanter dans un style sans m'indiquer les règles et me reprocher leur transgression est une effroyable déloyauté (et explique certains :angry: qui me restent envers le jazz et le chant traditionnel… ainsi que quelques profs  8 pas très intégrés).
  • Je peux manifester (d'une manière canalisée et dans des limites raisonnables) de l'émotion dans un texte qui me parle ou sous forme d'improvisation… à condition bien entendu que cette émotion soit acceptable par les personnes devant qui je chante… Sinon c'est clair que je vais me la jouer technique et hyper-structuré…
  • Le chant est un des domaines où je réprime un peu moins l'instinctif… parce qu'il faut quand même une certaine dose d'instinctif pour chanter avec une bonne technique… et une bonne technique est souhaitable pour ne pas s'abimer la voix… et en plus une bonne technique, ça aide pour que la peur ne fasse pas tout foirer…

La peur, elle est là… mais elle ne m'empêche pas de chanter, ni même de bien chanter. Cela dit, je n'ai jamais été confrontée à un auditoire hostile (critique, oui) et il se peut que j'aie du mal à gérer cet aspect.

 

Une dernière chose pour ce message (il y en aura peut-être d'autres sur des observations plus extérieures). J'ai entendu dire un jour que les gens tendaient à écouter l'extérieur aux dépens de l'intérieur ou l'inverse, mais je n'ai jamais eu cette impression en ce qui me concerne. Je me suis demandée (doute) si je me faisais des illusions, mais je pense que ce n'est pas le cas. En fait, il me semble que le 6, par sa structure même, compare les informations intérieures et extérieures, et leur accorde une égale attention.

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Sevan

Bonjour à tou-te-s,

 

Personnellement, une de mes transes hypnotiques la plus courante est l'hallucination positive auditive : une chanson ou un air qui me traîne dans la tête. Ça peut aller jusqu'à fredonner inconsciemment, donc je "chante" assez souvent.

 

Étant par ailleurs guitariste, la plupart du temps, j'ai du mal à chanter en même temps que je joue. Si je m'entraîne pour pouvoir le faire, j'y arrive assez facilement, la voix pouvant toujours se caler sur la musique (moins de chance de chanter faux).

 

En public (famille et amis), j'accompagne à la guitare ma femme qui a une voix extraordinaire, et je ne fais que les "backings vocals". Ce n'est pas que de la "participation périphérique", car j'ai dans notre répertoire quelques chansons voix+guitare que je chante tout seul sans elle.

 

J'aime jouer et chanter, et le plaisir est plus grand lorsque je chante et/ou joue pour les autres.

 

Amicalement,

Sevan

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Pascal

Bonsoir à tous,

 

Le chant, j'aime écouter chanter, mais le faire est une autre histoire. Pourtant, j'ai un goût prononcé pour la musique, mais je préfère la jouer que la chanter.

 

Seul, cela m'arrive, généralement sur une musique, mais en public, c'est vraiment très très rare, certainement parce que l'on m'a souvent dit que je chantais faux, ce qui doit sûrement être vrai.

 

Alors évitement du conflit, certainement en ce qui concerne le public : je ne souhaite pas me retrouver sous une couverture de tomates… Mais aussi, comme Théo, je pense que mon émotionnel réprimé ne m'aide pas à m'exprimer par le chant, et que je suis aussi souvent bloqué.

 

Bien amicalement,

Pascal

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Rosso

Bonjour,

 

J'ai toujours aimé chanter. Enfant dans le cadre de mes cours à l'académie, je participais au cours "Chant d'ensemble". J'aimais déjà beaucoup chanter en groupe. Je n'aimais pas trop chanter seul devant les autres par manque de confiance dans ma justesse. Je me souviens d'examens de chant avec un directeur d'académie qui avait des exigences pathologiquement démesurées par rapport aux enfants. J'en avais tellement peur que je finissais par chanter faux…

 

Je me suis décidée à chanter à nouveau il y a 2 ans environ dans un atelier "Chants traditionnels et chansons françaises" où nous sommes une dizaine de personnes.

 

Je l'ai fait par goût d'abord. J'aime entendre l'harmonie des voix qui s'entremêlent. J'adore les exercices vocaux où nous apprenons à mieux écouter, notamment les harmoniques, ces petits sons inaudibles si l'on n'y prête pas attention. Je parviens à les entendre si je suis centrée et dans l'instant. Et quand c'est le cas, c'est un vrai bonheur : je trouve ça très beau et très émouvant.

 

J'ai commencé aussi cet atelier dans l'idée que cela m'aiderait à poser ma voix et à renforcer ma confiance en moi. Alors qu'au départ je chantais assez timidement, je m'affirme aujourd'hui davantage. J'ose davantage chanter seule ou en tout petit groupe (une personne, une voix). Je ne sais pas si c'est grâce à la pratique du chant, ou le fait de me sentir en confiance dans ce groupe, ou du développement personnel fait par ailleurs : un peu des trois sans doute. Quand il m'arrive de chanter de façon moins assurée, je peux rapidement avoir l'impression de chanter faux ; et bien sûr, plus j'ai l'impression de chanter faux, plus je chante de façon moins assurée. La plupart du temps, on me dit que je ne chante pas faux.

 

Il m'arrive souvent de chanter ou de siffler quand je suis seule : sous la douche, sur mon vélo, dans ma voiture, n'importe où. Parfois je chante parce que je suis contente, parfois parce que je m'ennuie, parfois parce que je me sens en insécurité, parfois aussi parce que je ressens un trop plein d'émotions…

 

Bien cordialement,

Rosso

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Yves

Bonjour à tous,

 

Merci Rosso pour ton témoignage. Il confirme l’importance de la confiance dans le chant. Et aussi, après le témoignage de Bénédicte, celle du groupe pour un 6.

 

Ma contribution sur ce sujet — Chant et ennéatype — se trouve à partir du 2e message de la conversation “Des 5 et le goût de pratiquer la musique”.

 

Une comparaison de mon expérience avec celle de Théo, 5 alpha aussi, se trouve dans ce message-ci de la même conversation.

 

Amicalement,

Yves

 

P.S. : je ne sais pas si les 6 sont majoritaires dans ma chorale.

P.P.S. : les chefs de chœur que j’ai connus, eux, ne réprimaient le centre émotionnel ou le préféraient (7 mu, 8 mu, 7 mu et probablement 3 mu).

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