Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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Nouvelle, je serais type 2


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Bonjour

 

Je me présente : Maryse, 45 ans. J'ai fait quelques formations à l'école de Lise Bourbeau "Ecoute ton corps," ce qui m'a amenée à connaître JM Gerbenne, JL Delepierre, formateurs en Ennéagramme à Dijon, avec lesquels j'ai fait quatre jours de formation, il y a quelque mois.

 

D'après ce que j'ai cru comprendre, mais avec beaucoup de difficultés, remettant sans cesse en cause l'évidence, je serais de type 2, altruiste? Quel grand mot !

 

Je regarde pourtant bien souvent ma jambe 8, et je tends par affinité vers la jambe 4. (Avec mes formateurs, le 2 a donc deux jambes 8/4 et deux bras 1/3, je ne sais pas si ce sont les terminologies que vous utilisez.)

 

Pourquoi autant de mal à me situer : d'après les formateurs, on a énormément de mal à vouloir reconnaître qui on est? A la limite, plus on le refuse, plus on l'est.

 

Pourquoi je ne sais pas qui je suis ? J'ai été (je me suis laissée) conditionnée par une mère

très 8,

très contrôlante,

très "faut que vous soyez comme je veux",

très "vous me craignez, c'est bien",

très "je domine, je suis fière",

très "si je me suicide, je vous emmène avec moi" (elle ne l'a pas fait, mais nous l'a dit),

très "si j'avais pu, je me serais faite avorter",

très "contrôle, contrôle, contrôle",

(à fond dans son masque de 8, je suppose).

 

Pas moyen de savoir la typologie de mon père, peut-être 4, pas sûr (il est décédé).

 

Bref, je suis conditionnée dans le "qui je suis n'est pas bien, il faut changer et devenir comme elle veut que je sois". Suite à la prise de conscience de cela, je suis en pleine rébellion. (Il est temps, jouer à l'ado à 45 piges, vaut mieux tard que jamais?)

 

Ce qui me rapproche, le plus du 2, c'est une pulsion d'aide à l'autre dans son malheur, dans sa souffrance, mêlée à un coté maternant et une envie de consoler.

Je suis maître-Reiki. Quand j'entends quelqu'un se plaindre et souffrir et que je sais pouvoir l'aider, je n'attends pas sa demande, je me propose de l'aider, avant même d'avoir vérifié auprès de moi-même si ça va être possible, si ça ne va pas me gêner.

J'ai quand même globalement cette poussée vers l'autre. Je suis dépendante aussi de ma relation à l'autre. J'ai besoin de communiquer, de parler, d'écrire, plus encore. Par contre, j'ai horreur de dire à l'autre comment il doit faire, j'amène une solution, et l'autre en fait ce qu'il peut, je n'oblige pas : je propose?

Par contre, je ne sais pas comment j'étais à 20 ans, je ne sais pas si je n'étais pas plus un 8 à cette époque? car je me demande si je n'utilisais pas plus le contrôle en insistant pour que l'autre utilise ma solution.

 

Bref, depuis quelque temps, j'attire des 8 et ça ne me fait franchement pas plaisir de les attirer autant (car la question que je me pose, c'est qu'est ce que j'ai donc à apprendre d'eux, et pourquoi me font-ils autant peur), alors quand je me remets à douter de ma typologie, je me demande si je ne suis pas un 8 déguisé en 2?

 

Il paraît que j'ai une présence même une trop grande présence d'après certains :

- Voix puissante (veut pas dire criante, attention) et belle (on me l'a dit plusieurs fois, donc aujourd'hui, je pense que c'est vrai).

- Corpulence (je souffre d'obésité depuis que j'ai 19 ans suite à une dépression et quelques 50 kg de plus ; c'est d'ailleurs ce poids en trop qui m'a fait prendre la direction d'une analyse à l'age de 26 ans suite à de multiples échecs de régime).

- Si la place est libre, je la prends, c'est-à-dire que dans certains forums, on m'a reprochée d'être partout, de toutes les réponses, de toutes les questions (faut dire aussi, que depuis que j'étudie tous ces mystères de la vie, j'ai emmagasiné de nombreuses connaissances et j'ai donc pas mal de réponses, en tout cas, autant que j'ai de questions.).

- J'aime aussi lancer des débats, j'aime écouter l'autre, et le questionner, toutes ses réponses seront autant de sources de connaissances.

- L'autre m'intéresse, mais pas côté vie privée ; là, je laisse, ça ne m'intéresse pas, je respecte son intimité ; s'il se confie, ce qu'il fait car en confiance, (je mets les gens à l'aise, ils ont l'impression de me connaître depuis longtemps), j'accepte alors sa confidence ; par contre si je me rends compte que ça me gène, je sais maintenant stopper ce qui ne m'intéresse pas?

 

Donc il paraît que cette façon imposante que j'ai est bien une présence type 2?

 

Mais comme je l'ai dit au début de ce post, je doute encore, j'ai du mal à me situer, à trouver ma place, peut-être pour ça que j'en prends autant, des fois qu'on m'oublie?

 

Voilà, mon cheminement, j'espère ne pas vous avoir pris trop de votre temps. :heart: (Pas facile, de faire court quand on est 2.)

 

Bien à vous,

Maryse

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Aimes-tu te sentir indispensable ?
J'ai relevé cette question dans une autre discussion, et me permets d'y repondre à mon niveau?

Justement, je ne me sens pas indispensable, parce que j'ai toujours l'impression que ce que je fais tout le monde peut et est capable de le faire.

Et, c'est récent, des amies sur un forum m'ont remis les pendules à l'heure en me faisant prendre conscience que ce que je faisais, moi, seule, le faisais, et que je devais en tirer quelque satisfaction. Du coup, ma vie professionnelle m'a amenée par la force des choses à travailler seule, et je suis obligée de prendre conscience que cette masse de travail que j'abats, peu en sont capable, que cette façon que j'ai de décorer mon magasin, c'est la preuve de mon bon goût, et qu'il faut que j'arrête de parler au NOUS, mais que je commence à exister par le JE.

Est-ce que ce n'est pas ce qu'on appelle le déni ? Est-ce que ce n'est pas le 8 qui est ainsi ?

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

Bienvenue sur ce forum de discussion.

 

"D'après ce que j'ai cru comprendre, mais avec beaucoup de difficultés, remettant sans cesse en cause l'évidence, je serais de type 2, altruiste? Quel grand mot !"

L'évidence doit être pour toi, et non pour tes formateurs. Leur rôle est de t'amener à trouver ton type, pas à te l'imposer. S'ils en sont convaincus et pas toi, à quoi sert la formation ?

Sans compter que dire ainsi à quelqu'un son type est contraire au code de déontologie de l'Ennéagramme. Encore faut-il que lesdits formateurs adhèrent à une quelconque déontologie? Dès notre stage de Bases, nous remettons à tous les stagiaires le code déontologie de l'Ennéagramme (est-ce que cela a été le cas ?), et nous réabordons ce sujet plusieurs fois au cours de la formation.

 

"D'après les formateurs, on a énormément de mal à vouloir reconnaître qui on est? A la limite, plus on le refuse, plus on l'est."

Une telle phrase n'est pas un argument recevable. Quand l'Ennéagramme est correctement enseigné, seule une minorité de gens ont du mal à se reconnaître. Le refus d'un type est parfois un indice, mais seulement un indice : je refuse l'idée d'être un 1 ; si quelqu'un insiste pour que je le sois, je continuerai à refuser de plus en plus fermement de l'être ; cela ne fait pas de moi un 1, tout simplement parce que je n'en suis pas un. Point.

 

"Avec mes formateurs, le 2 a donc deux jambes 8/4 et deux bras 1/3, je ne sais pas si ce sont les terminologies que vous utilisez."

Non seulement je n'emploie pas cette terminologie, mais à ma connaissance, aucun institut sérieux ne l'emploie. Une telle métaphore, en dehors de son côté infantile, est inexacte. Des jambes, ce sont des appuis, des soutiens, des parties de nous qui nous aident à avancer. Dans les deux "jambes" du 2, l'une lui permet de progresser, c'est son type d'intégration, et l'autre au contraire le tire en arrière, c'est son type de désintégration. Drôles de jambes?

 

"Donc il paraît que cette façon imposante que j'ai est bien une présence type 2?"

Ben? non. Il s'agit là de comportements qui peuvent exister chez le 2, comme ils peuvent ne pas exister. Je connais des 2 au comportement "imposant", j'en connais d'introvertis et réservés.

L'Ennéagramme n'est pas une typologie des comportements, mais des motivations. Seules celles-ci nous intéressent et sont déterminantes pour trouver le type.

 

*-*-*-*

Bref, il n'est pas totalement impossible que tu sois de type 2, certains éléments de tes messages pouvant à la rigueur aller dans ce sens, mais d'autres types sont possibles, voire plus probables. Il vaut mieux repartir simplement des critères de base.

 

Il serait souhaitable que tu lises le livre qui est en téléchargement gratuit sur ce site. Cela te donnerait à la fois le vocabulaire qui est utilisé par les professionnels de l'Ennéagramme et sans lequel nous risquons de ne pas nous comprendre, mais aussi des bases justes et claires sur la distinction motivation-comportements, et sur ce qui définit réellement un ennéatype. Prend le temps nécessaire pour cela, il sera largement récupéré après.

 

Quand ceci sera fait, la première étape est de faire une hypothèse sur ta hiérarchie des centres. Des trois centres, tels que définis dans cet ouvrage, quel est celui que tu préfères ? Quel est celui que tu réprimes ?

 

Dans les types, tels que définis dans cet ouvrage, desquels te sens-tu proche et pourquoi ? Lesquels te sont totalement étrangers et pourquoi ?

 

"Suite à la prise de conscience de cela, je suis en pleine rébellion. (Il est temps, jouer à l'ado à 45 piges, vaut mieux tard que jamais?)"

Ah oui, mieux vaut tard que jamais effectivement ! Il n'est jamais trop tard pour se connaître, pour se libérer d'une empreinte et pour s'intégrer. Il n'y a qu'à se réjouir d'arriver à cette étape, peu importe le moment. Chaque pas est fait quand on est prêt à le faire.

 

"Je suis dépendante aussi de ma relation à l'autre."

Peux-tu préciser ?

 

"Je n'oblige pas : je propose?"

Que se passe-t-il quand l'autre ne suit pas tes recommandations ? Que ressens-tu ?

A l'inverse, que ressens-tu quand il les suit et que cela marche ? Quand il les suit et que cela ne marche pas ?

 

"Pourquoi [les 8] font-ils autant peur ?"

Qu'est-ce qui te fait peur en eux ? Quelles autres choses te font peur dans la vie ?

 

"J'aime aussi lancer des débats, j'aime écouter l'autre, et le questionner, toutes ses réponses seront autant de sources de connaissances."

Quelle est l'importance de la connaissance dans ta vie ?

 

"L'autre m'intéresse, mais pas côté vie privée ; là, je laisse, ça ne m'intéresse pas, je respecte son intimité."

Qu'est-ce qui t'intéresse chez l'autre ?

S'il ne donne aucune information sur sa vie privée, que ressens-tu ?

 

"Je doute encore."

T'arrive-t-il de douter pour d'autres choses ? Comment prends-tu tes décisions dans la vie courante ?

 

"Est-ce que ce n'est pas ce qu'on appelle le déni ? Est-ce que ce n'est pas le 8 qui est ainsi ?"

La dénégation du 8 consiste notamment à nier son impact négatif sur les autres, ou tout signe de faiblesse en lui. Les exemples que tu donnes ne rentrent pas dans ce cadre.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien,

 

L'évidence doit être pour toi, et non pour tes formateurs. Leur rôle est de t'amener à trouver ton type, pas à te l'imposer. S'ils en sont convaincus et pas toi, à quoi sert la formation ?
Ces formateurs sont de gens que j'aime bien et que je respecte. Ils m'ont posé des questions qui étaient censées me faire prendre conscience de qui j'étais? mais chez moi, il y a un refus? A chaque fois, j'ai l'impression que c'est mal qui je suis et qui je suis ne me plait pas. Et les autres (enfin moins maintenant) me renvoient à chaque fois cela?

 

L'Ennéagramme n'est pas une typologie des comportements, mais des motivations. Seules celles-ci nous intéressent et sont déterminantes pour trouver le type.
Oui en stage, nous avons parlé de moteur?

 

"Je suis dépendante aussi de ma relation à l'autre."

Peux-tu préciser ?

J'ai besoin de savoir que l'autre me trouve bien, que l'autre m'aime bien, que je suis appréciée des autres.

Je suis dépendante par exemple de relations qui font souffrir. Je vais entretenir une correspondance à sens unique, ne recevant presque jamais de réponses. Ce genre de relation me fait souffrir et c'est inconsciemment que je la mets en place?

 

"J'aime aussi lancer des débats, j'aime écouter l'autre, et le questionner, toutes ses réponses seront autant de sources de connaissances."

Quelle est l'importance de la connaissance dans ta vie ?

J'aime apprendre. Je suis curieuse de la vie, et de tout ce qui est ésotérique. Le côté mystère me passionne depuis toujours : j'ai une bibliothèque importante, et beaucoup sont des livres de tarots, d'astrologie, de développement personnel, etc., avec bien sur les romans les plus irréalistes possibles?

 

"Pourquoi [les 8] font-ils autant peur ?"

Qu'est-ce qui te fait peur en eux ? Quelles autres choses te font peur dans la vie ?

Ce qui me fait peur chez eux, c'est leur façon d'être qui veut que face à eux, je dois me faire violence pour m'imposer, ou pour dire ce que je pense. Je n'ai pas envie de les contrarier, ils semblent tellement prêts à te mordre si tu ne dis pas comme eux? et tellement prêt à te faire la leçon pour t'apprendre comment tu dois travailler?

 

"L'autre m'intéresse, mais pas côté vie privée ; là, je laisse, ça ne m'intéresse pas, je respecte son intimité."

Qu'est-ce qui t'intéresse chez l'autre ?

S'il ne donne aucune information sur sa vie privée, que ressens-tu ?

Je m'en fous, je ne veux pas le savoir?

Par contre, je vais aimer poser des questions pour savoir comment fonctionne telle machine que telle personne utilise, ou quels sont les mécanismes de défense mis en place dans telle situation?

 

"Je doute encore."

T'arrive-t-il de douter pour d'autres choses ? Comment prends-tu tes décisions dans la vie courante ?

Je réfléchis, je prends les renseignements, je ressens le truc, je fonce? Quand je décide d'y aller, je sais que ça va marcher, je sais que je peux le faire. Je ne mets pas trois jours à décider, je prends souvent des décisions risquées, j'aime le risque?

 

Voilà, je m'en vais lire le ebook.

 

A bientôt,

Maryse

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

En dehors même de celles concernant le livre, tu n'as pas répondu à tous mes groupes de questions, ou à toutes les questions d'un groupe. Curieusement, tu as ignorée quelques unes de celles que j'estimais le plus importante. Si tu pouvais compléter, cela nous aiderait à avancer.

 

En voici une supplémentaire.

 

"J'ai besoin de savoir que l'autre me trouve bien, que l'autre m'aime bien, que je suis appréciée des autres."

En quoi est-ce important d'être appréciée des autres ? Que ressens-tu si tu l'es ? Si tu ne l'es pas ?

 

Très cordialement,

Fabien

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En fait, j'y avais répondu, mais j'ai eu un bug avec le forum et quand j'ai repris mes réponses, comme j'y avais répondu une première fois (effacée), en recommençant, j'ai zappé?

Cela fait beaucoup de questions en un seul post? et cela demande de la méthode que je n'ai sûrement pas. D'ailleurs la longueur de certains posts me fait paniquer, il faut que je me concentre pour aller jusqu'au bout de ma lecture.

 

"Pourquoi [les 8]font-ils autant peur ?"

Qu'est-ce qui te fait peur en eux ? Quelles autres choses te font peur dans la vie ?

Face à ma mère, je panique, je dois prendre énormément sur moi pour la contredire et entrer en conflit avec elle. Peur de la vexer, ou qu'elle ne m'aime plus. C'est seulement depuis que je me suis détachée et que je suis entrée en rébellion, que je commence à l'affronter. Car c'est un affrontement : on ne peut pas discuter, elle a raison, c'est elle qui te dit comment faire, comment vivre, comment parler.

J'ai eu affaire à une autre personne récemment et ce fut pareil. Comme je l'aimais bien, je n'ai pas voulu la contredire, mais par contre je lui ai montré comment vibrait mon bol chantant dans un long vibrato, alors qu'elle l'avait à peine fait chuinter, en me montrant comment il fonctionnait.

Ce côté "je sais, je détiens, toi tu ne sais rien, tais toi?", j'ai du mal, mais peut-être que certaines personnes pensent la même chose de moi.

La peur que j'ai, c'est de les contrarier, car je ne sens pas l'ouverture avec eux. Je ne sens pas le possible? Et ça, c'est en contradiction avec mon fonctionnement?

 

Je répondrais par multi-posts à tes questions, car sinon je ne vais pas y arriver. Je n'ai pas assez de temps, je reprends le boulot ce matin, donc si tu le veux bien, chacune (ou peut être par deux) de tes questions aura une réponse individuelle.

Merci de ta compréhension.

 

Maryse

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

Il n'y a pas de problèmes. Réponds de la manière la plus confortable et efficace pour toi, et prends ton temps. Après tout, tu as suivi cette formation "il ya quelques mois", et donc quelques jours de plus ou de moins ne changerons rien.

(Le logiciel de gestion du forum regroupe automatiquement des messages de la même personne qui se suivent dans un délai court. Alors ne sois pas surprise si cela se produit.)

 

La chose est importante est que toutes les questions soient traitées avec des réponses les plus complètes possible. Par exemple, dans ton message précédent, tu as répondu à la question sur ce qui te faisait peur chez les 8, mais je ne suis pas certain d'avoir eu la réponse à "Quelles autres choses te font peur dans la vie ?".

 

Les questions les plus importantes sont celles nécessitant la lecture du bouquin, mais là aussi prends le temps d'absorber tranquillement cette information et d'y réfléchir.

 

Ici, c'est ton rythme qui est important. En le respectant, nous arriverons d'autant mieux au résultat.

Très cordialement,

Fabien

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Quelles autres choses te font peur dans la vie ?
Le manque d'amour, le manque de tolérance, la peur d'être rejetée?

 

En lisant tes posts, je suis angoissée. Je n'ai peut-être pas fait comme tu l'attends, je vais peut-être me faire taper sur les doigts, et pourtant, j'ai des réactions vives qui sont dans l'idée de faire bien, et quand c'est mal reçu, cela me fait mal?

 

J'ai peur aussi de la rigidité et du manque de compassion, du manque de souplesse. Je n'ai pas peur d'un chien méchant par exemple, mais j'ai une peur terrible des serpents.

 

J'ai peur de l'insécurité, du manque d'argent? et en même temps étant travailleur indépendant, je prends des risques souvent. Par contre face au danger, je reste de marbre, faisant preuve d'un grand sang froid. Je sais calmer les choses et prendre de graves décisions dans les pires moments.

 

J'ai peur de ne pas être acceptée, de ne pas être aimée. J'ai peur que montrant mon affection, je me fasse jeter.

 

Je n'ai pas peur de la maladie, je n'y pense même pas, alors que d'autres sont terrorisés.

Je pense souvent que la mort serait la solution, car je ne souffrirais plus, mais je ne suis pas suicidaire. Je me dis juste que si ça arrive et bien, ça arrêtera mon tourment? Donc ça me fait dire que ça ne me fait pas peur.

(Oui, je sais, tu m'as demandé ce qui me fait peur et non ce qui ne me fait pas peur. Est-ce que par hasard, j'aurais du mal à faire ce qu'on me dit ? Pourtant avant ce n'était pas le cas. Rébellion qui prend le dessus ?)

 

Je crois que mes peurs tournent quand même autour de ne pas être aimée telle que je suis?

 

"Je n'oblige pas : je propose?"

Que se passe-t-il quand l'autre ne suit pas tes recommandations ? Que ressens-tu ?

A l'inverse, que ressens-tu quand il les suit et que cela marche ? Quand il les suit et que cela ne marche pas ?

Si tu veux, je vois clairement quelles peuvent être les possibilités pour quelqu'un, je lui propose des solutions, je le laisse choisir.

 

Je suis très embarrassée quand une de mes clientes me dit "bon, c'est vous la technicienne, vous voyez ma peau, vous voyez bien ce qu'il lui faut. Je préfère lui poser des questions à ce moment-là, et lui soumettre un choix. Je n'aime pas imposer, l'autre doit avoir le choix. Je ne fais pas partie des vendeuses qui imposent et qui assomment leur client de produits. Je fais des propositions et je demande au client ce qu'il en pense, ce qu'il peut en faire.

 

Avec mes enfants, quand je les vois avec du mal à décider de quelque chose, j'essaye de les aider à déblayer le terrain pour y voir plus clair?

 

En fait des fois, j'ai l'impression que j'y vois plus clair que les gens eux-mêmes, mais je ne peux forcer la main. Je n'aime pas qu'on le fasse pour moi, je ne le fais pas pour les autres? Je n'aime pas le côté "c'est moi qui ai raison", donc je propose, et je laisse le choix?

 

Je ne sais pas si j'ai réussi à te faire passer le message. Je peux avoir l'air comme ça d'imposer, mais je déteste imposer? car celui qui impose a raison, et je ne suis jamais sûre d'avoir raison. Et puis je m'en fiche en fait. Ce qui compte pour moi, ce sont mes convictions. Si l'autre veut rester avec les siennes, ça le regarde? Il en a le droit. Je respecte ce droit à la différence? Car tout être est respectable, même s'il n'est pas du même modèle que moi. Ca n'a aucune importance?

 

Je peux donner un avis. Si j'ai convaincu, c'est bien, mais je ne m'acharne pas à convaincre. Soit on l'est rapidement, soit on ne l'est pas. Qui serais-je pour obliger à? ? Cela voudrait dire contrôler les pensées de l'autre. Bbeeuurrrkkkkk !

 

"J'ai besoin de savoir que l'autre me trouve bien, que l'autre m'aime bien, que je suis appréciée des autres."

En quoi est-ce important d'être appréciée des autres ? Que ressens-tu si tu l'es ? Si tu ne l'es pas ?

Je pense que quand les autres m'apprécient, c'est qu'ils m'aiment bien. Ou m'aiment tout court. Je me sens exister, je me sens rempli d'amour, je me sens validée?

 

Par exemple, avec my mother, je pense qu'elle m'aime. Mais comme je sais qu'elle n'est pas ok avec moi, qu'elle n'apprécie pas, j'en conclus qu'elle ne m'aime pas. Je dis que si elle m'aimait, elle m'accepterait comme je suis.

 

Si je ne suis pas appréciée, je me mets en retrait, et je souffre beaucoup.

En plus je suis à fleur de peau, ce qui veut dire que je réagis très vite. Pas dans la colère, je n'aime pas ça?

 

La lecture des accords toltèques m'a fait beaucoup de bien, et m'a permis de relativiser en utilisant le "ça t'appartient, je ne le prends pas pour moi"? Car en fait, je prends tout pour moi? Je vais finir par croire que je suis le centre du monde? :heart: Faut que j'arrête un peu? Et les accords m'ont aidée là-dessus?

 

Je pense avoir repris les questions non répondues. Je respecte complètement ta façon de faire, même si j'ai du mal? Encore toutes mes excuses, je ne veux pas semer la panique chez toi?

 

Cordialement,

Maryse

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

"Par exemple, avec my mother, [?] je dis que si elle m'aimait, elle m'accepterait comme je suis."

Tu sais, c'est uniqement quand on est vraiment connecté à l'essence qu'on sait véritablement accepter les autres. Au niveau de l'ego, on a souvent envie de les transformer, même ceux qu'on aime profondément.

 

"Je pense avoir repris les questions non répondues."

Presque !

"Je n'oblige pas : je propose?"

Que se passe-t-il quand l'autre ne suit pas tes recommandations ? Que ressens-tu ?

A l'inverse, que ressens-tu quand il les suit et que cela marche ? Quand il les suit et que cela ne marche pas ?

Il me manque la réponse aux questions de la deuxième ligne.
T'arrive-t-il de douter pour d'autres choses ?
Tu n'as pas répondu explicitement à celle-là, même si tes messages m'ont laissé l'impression que le doute était très présent.

 

Et ils restent celles liées à la lecture du bouquin, notamment l'utilisation des trois centres.

 

Ceci dit, nous commençons à avoir pas mal d'informations, et des hypothèses se dessinent.

 

Très cordialement,

Fabien

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"Je n'oblige pas : je propose?"

Que ressens-tu quand il les suit et que cela marche ? Quand il les suit et que cela ne marche pas ?

Bon, là dessus naturellement en utilisant dans le négatif comme le positif les accords toltèques, j'ai naturellement progressé? c'est à dire que les résultats appartiennent à la personne.

 

Dans les faits, avec l'application des accords toltèques :

Quand ce que j'ai proposé fonctionne, je suis contente, mais je ne me pavane pas? Encore ma chère mère, par exemple ce matin même, alors que je lui parlais de quelque chose sur quoi elle a donné un avis, et dont la réponse aujourd'hui va dans son sens, me sort "tu vois, j'avais raison", et en sort fière comme un paon (mon dieu que d'orgueil !) Je viens de demander à ma fille si j'en fais autant, elle me dit qu'elle ne sait pas. Je pense sincèrement que si j'usais de ce truc-là, avec le coté rabaissant de my mother, elle s'en souviendrait? Mais bon, je peux peut-être me voiler la face?

Donc si ça fonctionne, je dirais plutôt : "Ben, si c'est ok pour lui, c'est que c'était le moment opportun pour que ça fonctionne et c'est bien." Mais je suis satisfaite, je ne vais pas te dire le contraire?

Quand ce que j'ai proposé ne fonctionne pas, ou quand je fais un soin et que le résultat à obtenir n'est pas atteint, je suis ennuyée, mais les résultats sont différents d'une personne à l'autre. On ne peut avoir tous les mêmes? Si je vends des soins et que le résultat escompté n'est pas atteint, je suis embêtée, car c'est ma réputation qui est en jeu? Par contre, j'essaye d'être le plus proche de la réalité, je raisonne les gens pour leur faire prendre conscience qu'il ne faut pas croire au miracle, qu'il est préférable d'être raisonnable?

 

Avant les accords toltèques :

Si ça fonctionnait, j'étais aux anges, car je ressentais une grande reconnaissance et une forme d'amour dans la reconnaissance des gens? J'avais eu raison de le faire ou de le proposer.

Si ça ne fonctionnait pas, la cata? Je ressentais de l'animosité, du "je ne t'aime pas", du "je t'en veux", etc. Même si ce n'était pas vrai? Je prends, je prends, je prends? Dramatique? Sans commentaire? Et naturellement, je m'attire la tonne de reproches que j'attends ou dont j'ai peur? Ben oui?

 

T'arrive-t-il de douter pour d'autres choses ?
En fait dès qu'il y a un rapport à l'humain, je peux douter?

 

Dès qu'il s'agit d'autre chose, beaucoup moins? même pas du tout?

 

Par exemple, il y a deux ans, j'ai refait deux mezzanines chez moi avec les enfants, les transformant en chambres, j'ai monté des cloisons, installé l'électricité, posé deux portes, refais les murs en crépis, et posé peinture et papier peint. A part la peinture et le papier peint, je n'avais jamais fait le reste? Je me suis lancée. Pour moi, rien n'est impossible quand je sens que je peux le faire?

 

Je ne vais pas démonter un moteur, non, mais par contre tout ce qui touche aux travaux décrits plus hauts, oui, je peux le faire. Même si je me trompe, je recommence. Il n'y a pas d'échecs, il n'y a que des possibilités?

 

Quand j'ai monté ma boite, j'ai foncé. Pour moi, je pouvais le faire, je l'ai fait? J'ai, parait-il, beaucoup de courage, je suis téméraire et obstinée? Je veux un résultat, j'y arrive. Je me défonce pour l'obtenir?

 

En fait, c'est par rapport à l'humain que j'ai du mal? Tout ce qui ne dépend pas de moi, je ne contrôle pas. Moi, je peux me contrôler, donc je sais ce que je peux obtenir de moi. Les autres, c'est un grand mystère?

Donc je ne suis jamais sûre de l'autre? de ce qui n'est pas moi?

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"Pour revenir à l'optimisme, moi aussi je suis réaliste, je passe aussi par le pessimisme, mais j'ai un sacré moteur, qui est celui de la solution et de l'espoir. Par contre, je ne te dis pas, tant que j'ai pas trouvé l'étincelle du futur possible, je passe par de sombres moments?"

J'écrivais ceci à un ami ce matin et cela m'a fait penser à l'ennéagramme naturellement. Je me suis souvenue que plus jeune, j'étais constamment dans des projets, je ne connaissais pas de limites, je planifiais, dépenses et futurs possibles, les plans sur la comète étaient d'envergure. (Même encore maintenant, si je pense qu'il y a une petite part de possible, je fais?)

C'est après mon divorce que je me suis mise à vivre au présent, et que là, si tu me demandes ce que je fais l'été prochain, je n'en sais rien?

 

Je ne suis pas rancunière, tant que j'aime? Quand je n'aime plus, je ne me venge pas, mais je n'oublie pas non plus (j'ai une mémoire d'éléphant). C'est l'indifférence qui me gagne, et quand je tourne la page, c'est impressionnant comment j'ai pu aimer autant et comment j'ai pu devenir aussi distante et indifférente? Je me surprends moi-même? Mais sinon, la phrase typique "on ne m'y reprendra pas" ou "celui-là, je ne le louperais pas" ne fait pas partie de mon mode de pensée, ni de mon vocabulaire.

 

Des fois face à cette indifférence, je me fais peur, car même avec mes proches, je sens que je pourrais me détacher, au point de ne plus m'émouvoir? (Quoique je pleure quand même à chaudes larmes dans les films tristes.)

 

Si tu veux, pour en revenir à ma mother, je me rends compte que je n'ai plus cette pulsion d'amour inconditionnel que j'avais avant? Je ne l'aime plus comme avant? Des fois, je me compare à ces animaux qui ne reconnaissent plus leurs petits devenus adultes, ni eux leur mère?

 

Je me dis que la nature est faite ainsi. Cette accroche qui existe entre les adultes et les enfants humains n'est pas naturelle. Elle est possessive? Il y a quelques temps, avant tout ce développement personnel, j'aurais été la première à faire des bonds de dix mètres en lisant un texte comme ça? Alors s'il y en a en me lisant qui bondissent, ben, oui, vous pouvez? Je le conçois?

Par contre avant de lâcher prise (d'avec les gens que j'aime), je ne te dis pas la souffrance? The big monster souffrance?

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

Et bien en trois jours, nous avons accumulé une belle quantité d'informations. Disons tout de suite que le type 2 me paraît extrêmement improbable, pour ne pas dire exclus. Les raisons sont multiples. Citons juste une phrase comme "Les autres, c'est un grand mystère? Donc je ne suis jamais sûre de l'autre? de ce qui n'est pas moi?" qu'il est difficile d'imaginer dans la bouche d'un 2 qui fusionne avec ses interlocuteurs. Ou dès le premier message : "L'autre m'intéresse, mais pas côté vie privée ; là, je laisse, ça ne m'intéresse pas."

 

Même si elle n'est pas la seule, l'hypothèse 6 me semble de loin la plus probable. En voici les raisons :

 

- Il y a une grande difficulté à se reconnaître des qualités, sauf à mentionner que ce sont les autres qui te les ont signalées. Tu dis aussi : "Je ne suis jamais sûre d'avoir raison." Voilà pour la fixation de doute de soi.

 

- Il y a cette ambiguïté typique du triangle entre l'intérieur et l'extérieur. Justement, tu ne te reconnais de qualités que citées par autrui, mais en même temps tu n'es "jamais sûre de l'autre". La problématique à la confiance a été mentionnée plusieurs fois. Voilà pour la fixation de doute de l'autre.

 

- La passion du 6 est la peur. Celle-ci est très présente explicitement comme dans ton message d'hier à 13H54 en partie consacré à ce thème, mais aussi à de nombreux autres moments ("En lisant tes posts, je suis angoissée", "Face à ma mère, je panique", "La peur que j'ai", "je me fais peur"), jusqu'à ce fabuleux "Encore toutes mes excuses, je ne veux pas semer la panique chez toi?" qui manifeste en plus le mécanisme de défense de projection.

 

- Cette dernière phrase, d'ailleurs, montre bien le respect de l'autorité chez le 6, comme aussi le "respect" pour les gens qui t'ont initié à l'Ennéagramme, ou "En lisant tes posts, je suis angoissée. Je n'ai peut-être pas fait comme tu l'attends, je vais peut-être me faire taper sur les doigts", ou encore "Je respecte complètement ta façon de faire, même si j'ai du mal." Il y a là aussi la compulsion d'évite de la déviance du type.

 

- A côté de tout ceci qui illustre l'aspect phobique de l'ennéatype, il y a une visible capacité à faire et à se débrouiller seule qui illustre l'aspect contrephobique. Citons aussi sur ce thème : "je prends souvent des décisions risquées, j'aime le risque", "Je suis téméraire."

 

- Le centre émotionnel est visiblement actif, mais il est une grosse source de problèmes et de souffrance, ce qui rend improbable qu'il soit le centre préféré. D'ailleurs, tes messages n'ont pas une tonalité émotionnelle.

 

- Le centre instinctif semble plutôt bien fonctionner, mais des phrases comme "je réfléchis, je prends les renseignements, je ressens le truc, je fonce" semblent exclure la première place dans la hiérarchie.

 

- Le centre mental, caractéristique du 6, me paraît à la fois être préféré et réprimé. Il est une source de fierté ("Depuis que j'étudie tous ces mystères de la vie, j'ai emmagasiné de nombreuses connaissances et j'ai donc pas mal de réponses, en tout cas, autant que j'ai de questions."), il est un préalable à la décision ("Je réfléchis, je prends les renseignements, je ressens le truc, je fonce"), il préside à la communication ("Je raisonne les gens pour leur faire prendre conscience qu'il ne faut pas croire au miracle, qu'il est préférable d'être raisonnable"), il cherche à analyser le monde ("Je vais aimer poser des questions pour savoir comment fonctionne telle machine que telle personne utilise."). En même temps, il est parfois réprimé, comme dans le fait de trouver l'abondance de questions et la longueur des messages angoissants.

 

En résumé, hiérarchie des centres, compulsion, passion, fixation, mécanisme de défense, problèmes caractéristiques de l'ennéatype, tout y est pour le type 6, et uniquement pour lui. Il nous reste à vérifier l'orientation. La loyauté est-elle une valeur importante pour toi ?

 

Pourrais-tu aussi nous parler de ton rapport à la colère ?

 

Très cordialement,

Fabien

 

P.-S. : pour des questions de temps, je n'ai à chaque fois cité que quelques exemples dont je me souvenais et qu'il m'était facile de retrouver. Si tu relis cette conversation, tu en trouveras bien d'autres.

PP.-S. : tu es très vraisemblablement de sous-type conservation ("J'ai peur de l'insécurité, du manque d'argent."). Ce sous-type est appelé "Cordialité". En ajoutant cela à un émotionnel à fleur de peau et plutôt orienté vers l'extérieur, il est normal qu'une connaissance superficielle de l'Ennéagramme aboutisse à une confusion avec le type 2.

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Ouahooo !

 

Fabien, je suis bigrement impressionnée?

 

Tu veux savoir ma loyauté?

Et oui, Fabien, je suis d'une grande, très grande loyauté?

 

Tu vois, quand mon ex a décidé de me laisser avec mes enfants, quatre petits de 3 mois à 9 ans, je n'étais pas heureuse, mais pas du tout, et pourtant j'endurais cela, parce que j'avais signé, et que quand je m'engage, je tiens ce à quoi je m'engage?

Je suis jusqu'auboutiste? à fond? Du coup, après avoir quand même beaucoup pleuré et été en dépression pendant très longtemps, j'ai admis qu'il m'avait rendue service?

Il m'avait rendue une liberté que je n'aurais pas été capable de saisir, car quand je suis engagée, je le suis à fond? pour le meilleur et pour le pire?

 

Je respecte l'autorité, j'ai confiance, je ne doute pas d'elle? au point de m'être fait avoir en beauté dans une histoire d'avocat parce que je croyais que la justice était juste? Tu vois le truc? Donc maintenant, j'ai tendance à remettre en question le système, c'est vrai? à être moins respectueuses des lois?

 

Quoique ??? Je suis à mon compte, je pourrais faire du black, je n'en fais pas?

 

J'ai une formation de comptable qui fait que j'aime bien les choses bien carrées aussi? Et puis la compta, c'est rassurant. Les erreurs ne se perdent pas, tu les retrouve toujours? Rien ne se perd?.

 

Il y a une grande difficulté à se reconnaître des qualités, sauf à mentionner que ce sont les autres qui te les ont signalées. Tu dis aussi : "Je ne suis jamais sûre d'avoir raison." Voilà pour la fixation de doute de soi.
Oh que oui !!! Si personne ne me dit que ce que je fais est bien, je n'arrive pas à me dire que c'est bien?

Donc si on ne m'a pas dit que je suis belle, jamais je ne vais le penser de moi-même. Je n'ai jamais aucune certitude? Et je ne supporte pas les gens qui sont sûr d'eux,

ceux qui te font la leçon comme ma mère,

ceux qui te montrent comment maquiller alors que tu es esthéticienne,

ceux qui te montrent comment chante ton bol chantant, alors qu'ils le font chuinter, et moi vibrer,

ceux qui te parlent des caractéristiques de tes chiens rottweillers, alors qu'ils n'y connaissent rien, limite ce sont des bâtards?

Ca me met grave en rage !!! Mais cette rage ne va pas sortir face à l'autre, je ne peux pas? J'ai peur de sa réaction? J'ai peur qu'il soit très méchant avec moi?

 

"L'autre m'intéresse, mais pas côté vie privée ; là, je laisse, ça ne m'intéresse pas."
On dit le 2 intrusif, ce qui est loin d'être mon cas?

Je ne me mêle pas de la vie privée des gens, je ne pose pas de questions, ça ne me regarde pas?

 

"Je ne suis jamais sûre d'avoir raison."
Si tu veux, il m'arrive de savoir que j'ai raison, mais jamais je ne vais imposer à qui que ce soit parce que : pourquoi est-ce que ce serait moi qui aurait raison ? Je n'ai pas cette prétention?

 

A côté de tout ceci qui illustre l'aspect phobique de l'ennéatype, il y a une visible capacité à faire et à se débrouiller seule qui illustre l'aspect contrephobique. Citons aussi sur ce thème : "je prends souvent des décisions risquées, j'aime le risque", "Je suis téméraire."
J'aime ce côté adrénaline? car dans la réussite suite au risque que j'ai pris, il y a la réussite, et si je réussis, c'est que je suis quelqu'un de bien? mais c'est vrai qu'au départ quand je me lance, c'est vraiment le genre quitte ou double? mais je le fais quand même?

 

La passion du 6 est la peur. Celle-ci est très présente explicitement comme dans ton message d'hier à 13H54 en partie consacré à ce thème, mais aussi à de nombreux autres moments ("En lisant tes posts, je suis angoissée", "Face à ma mère, je panique", "La peur que j'ai", "je me fais peur"), jusqu'à ce fabuleux "Encore toutes mes excuses, je ne veux pas semer la panique chez toi?" qui manifeste en plus le mécanisme de défense de projection.
Les adultes m'ont toujours fait peur? les hommes encore plus que les femmes?

Mais il y a pas longtemps, j'ai réalisé que mon père était un homme battu. C'est lui qui se retrouvait à l'hôpital, pas ma mère? Et pourtant, c'est elle qui jouait la victime? Je pense que j'ai été élevée dans un climat de terreur?

 

Le centre instinctif semble plutôt bien fonctionner, mais des phrases comme "je réfléchis, je prends les renseignements, je ressens le truc, je fonce" semblent exclure la première place dans la hiérarchie.
Tu vois quand je ressens le truc, c'est comme si je voyais se dessiner tous les tenants et les aboutissants, le chemin semble fléché, c'est inévitable que ça doit fonctionner?

 

Pourrais-tu aussi nous parler de ton rapport à la colère ?
Je viens de demander à ma fille si elle trouve que je me mets en colère : "Bien sûr, quand tu te mets à gueuler? et bla bla bla?" :heart:

J'ai beaucoup de mal à exprimer ma colère spontanément. Il faut que je sois sacrement titillée pour que ça explose? car souvent je reste couac? mais par contre il m'est arrivé de l'exprimer, notamment avec une associée, et je te jure que pendant 30 minutes, elle n'a pas pu placer un mot, mais ce n'était pas une goutte qui débordait du vase, mais un torrent?

Je ne sais pas te dire si elle bouillonne et que je la réprime. Elle est capable de sortir, mais par exemple plus facilement avec mes enfants, car je connais plus le terrain. En terrain inconnu, j'ai tendance à projeter une apparente confiance, à y croire, et à me faire avoir?

 

"Je respecte complètement ta façon de faire, même si j'ai du mal."
Je respecte énormément les gens, leur point de vue, ce qu'ils font de leur vie, je ne juge pas, ça ne me regarde pas?

 

Tu es très vraisemblablement de sous-type conservation ("J'ai peur de l'insécurité, du manque d'argent."). Ce sous-type est appelé "Cordialité". En ajoutant cela à un émotionnel à fleur de peau et plutôt orienté vers l'extérieur, il est normal qu'une connaissance superficielle de l'Ennéagramme aboutisse à une confusion avec le type 2.
Ce qui m'a gênée dans ce type, c'est le fait qu'il me dise que je m'imposais, que le 2 aime rendre service : ce côté serviable? bof, bof, bof? J'aime proposer des séances Reiki ou des tirages de tarots, mais parce que ça me plait. Si je dois me forcer, je ne le fais pas? Je ne me force pas à faire ce qui ne me plait pas?

Le coté intrusif, aussi, ne me correspondait pas?

Mais surtout quand j'ai vu les vidéos, avec ce côté "j'aime rendre service au détriment de moi-même"?

A la limite, je me demande si je ne fais pas des séances de Reiki pour qu'un jour, on vienne me dire que je suis une bonne thérapeute, que je soigne bien, et donc qu'on me valide par là même?

 

Tu vois j'ai appris les tarots pendant 20 ans avant de me lâcher à faire des tirages pour les gens et à me faire payer? Il fallait que je sois sûre de moi. C'est au fur et à mesure que ma confiance a grandi, quand on venait me dire que telle chose était arrivée, que j'avais vu juste, etc. 20 ans de doutes, plus de 50 livres sur le sujet, je ne sais pas si tu vois?

Et pourtant, je suis souvent une autodidacte?

Mon CAP d'esthéticienne, je l'ai passé en 6 mois par Educatel, sans professeur. Je l'ai eu avec presque 14 de moyenne. Je n'avais pas trouvé ce résultat extraordinaire : j'avais un Bac ; un CAP, c'était bof après un Bac, si tu vois ce que je veux dire. C'est quand j'ai appris que mon employée, qui avait eu son diplôme dans une école privé, avait eu juste 10 de moyenne que, là, j'ai compris que j'avais été bonne?

 

C'est vrai qu'il me faut une bonne note, pour avoir confiance en moi? et aussi une comparaison?

 

En tout cas, merci. Je me sens écoutée, comprise, et bien dans mes baskets après une telle lecture, comme réconciliée avec moi-même. Pourtant quand j'avais lu la description du 6? Ben bof de bof? mais tes arguments sont bien étayés et d'une grande logique. Je suis quelqu'un de très logique?

 

Cordialement,

Maryse

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J'ai rédigé ceci avant de lire ta réponse. Je te le mets quand même, il peut y avoir des éléments qui t'intéressent.

 

Je viens de lire (relire en fait car je ne m'en souvenais pas) que les 3 sont jusqu'auboutistes. Ils font les choses à fond par peur de l'échec? C'est aussi une de mes motivations. Je ne sais pas si c'est par peur de l'échec, mais je me dois d'aller jusqu'au bout. Je ne lâche pas un projet en cours de route. Je suis obstinée?

Je ne peux pas dire que je ne suis pas gênée par cette attitude, car quelque part elle m'enferme. Je fais tout, je peux même aller jusqu'à me rabaisser pour aller au bout de ce que j'ai mis en place?

Tu vois, normalement, je dois vendre ma maison et partir ailleurs. Je n'arrive pas à me décider? Je vais donc la transformer et la louer en deux maisons? donc, je la garde, donc je ne suis pas en échec, et depuis que j'ai décidé ça, je me sens mieux? mais je ne sais pas si c'est la peur de l'échec qui me motive?

 

Facilité à entraîner les autres : oui, j'ai, je peux avoir cette facilité. Par contre, hormis avec les enfants ou les ados, quand je travaille avec eux, je n'aime pas donner des ordres? et je n'aime pas en recevoir. Du coup, je préfère le faire seule. J'ai beaucoup déléguée dans ma vie, par obligation, mais maintenant que je travaille seule, je me rends compte que je préfère être seule :

1. La renommée ou les récompenses sont pour moi seule. J'arrête ainsi de me dévaloriser et de me mettre de côté faisant passer l'autre avant moi? J'arrête de partager? Je suis obligée d'être en tête dans mon entreprise en tout cas?

2. J'estime que si je confie quelque chose à faire à quelqu'un, c'est qu'il en est capable. Je ne contrôle pas, je fais confiance? et du coup, j'ai des surprises.

3. Et comme jusqu'à présent, j'estimais que ce que je faisais tout le monde pouvait le faire, je constate, que j'avais peut-être mis la barre un peu haut pour certaines personnes de mon entourage? et je pense même, les avoir entraînées "de force" au-delà de leurs limites, et même au-delà, de leurs retranchements (ça a pas dû être facile pour eux?).

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

Et bien, il semble que nous soyons à peu près d'accord. Ton avant-dernier message continue à apporter des arguments au moulin du 6 par ses fréquentes références à la passion et à la fixation du type, ainsi qu'au centre préféré ("Je suis quelqu'un de très logique"). Le seul élément qui n'avait pas été que sous-entendu dans le début de cette conversation était l'orientation de loyauté. Maintenant qu'elle est là, et bien là, le tableau me semble complet.

 

J'avais un temps envisagé une hypothèse 9 alpha, mais elle me semblait improbable vu le style de tes messages et l'énorme quantité d'informations que tu as pu donner sur toi-même. La question sur la colère était posée pour éliminer mes derniers doutes. C'est fait.

 

*-*-*-*

Ton dernier message évoque la possibilité du 3. Examinons-la.

 

"Je viens de lire que les 3 sont jusqu'auboutistes."

Certes, une fois engagée dans un projet, un 3 a tendance à aller jusqu'au bout et à redoubler d'efforts en cas de difficultés.

Mais le jusqu'auboutisme est un comportement, et chacun des types en est capable pour des raisons qui lui sont propres. Tu as donc totalement raison quand tu écris : "Ils font les choses à fond par peur de l'échec." Ce n'est pas le comportement qui compte, mais la motivation qui est derrière.

 

Un 6 peut aussi s'investir à fond dans un projet au nom d'un groupe, d'une idée ou d'une cause, et la motivation sera plus la loyauté que la peur de l'échec. Ou plus précisément, la peur de l'échec n'est pas une fin en soi comme pour le 3, mais elle est là parce que l'échec aurait une signification par rapport au groupe, à l'idée ou à la cause.

 

"Je peux même aller jusqu'à me rabaisser pour aller au bout de ce que j'ai mis en place?"

Ce n'est pas une attitude fréquente, c'est le moins qu'on puissse dire, chez les 3, parce que leur fixation est la vanité (ni chez les 2 dont la passion est l'orgueil). Cela ne pose par contre pas de problème aux 6 (sauf contrephobique et/ou de sous-type sexuel), et est assez courant chez eux.

 

"Je n'aime pas donner des ordres."

Là aussi, c'est assez rare chez un 3.

 

Une autre phrase, que j'aurais dû citer dans mon message d'hier, me semble aller contre l'hypopthèse 3 : "Il faut que j'arrête de parler au NOUS, mais que je commence à exister par le JE." Cette phrase magnifique te positionne bien par rapport à certains types. Le 6 (sauf contrephobique et/ou de sous-type sexuel) parle au NOUS ; le 3 parle naturellement au JE ; le 2 parle au TU/VOUS, mais inconsciemment pense au JE. Bref un 3 n'a pas besoin d'apprendre à parler au JE. Il est cablé pour le faire, là où toi tu découvres ce que cela peut t'apporter : "Maintenant que je travaille seule, je me rends compte que je préfère être seule."

 

Je crois que nous avons fait un super-boulot en quatre jours ! Il te reste un travail de vérification pour éliminer les derniers doutes (autant que faire se peut chez un 6 dont c'est la fixation), et une fois ceci fait éventuellement déterminer la variante alpha ou mu.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien et aux autres lecteurs,

 

J'espère que l'étude que j'ai faite et que je vais mettre ci-après ne sera pas trop pénible à lire. J'ai essayé que ce soit aéré pour être plus digeste? J'ai en fait repris les termes du e-book et ajouté mes commentaires. Ceci m'a permis de faire le point sur mon fonctionnement, et je t'avoue que je me sens apaisée, car cela me révèle le comment et le pourquoi de ma vie?

 

Bonne lecture !

 

J'explore le 6

 

--Il utilise le centre mental, ça l'amène à être rigide

Ok, je le suis car très cartésienne. On pourrait confondre cela avec du perfectionnisme, mais non, c'est de la rigidité.

Enfant, je ne manifestais pas mes émotions. Je les laissais de côté, je ne pleurais pas, je me demandais même si j'étais capable de pleurer. La première fois où j'ai pleuré, c'est en voyant le film de Bambi, quand il perd sa maman. Je viens de comprendre pourquoi. Un petit enfant ne peut faire confiance qu'à ses parents. Si l'un d'eux meurt, il se sent seul et trahi, et perd sa confiance en son avenir, car son avenir se limite à sa mère ou son père.

Et plus âgée, je me vois être en colère et prendre un pot de crème et le balancer par terre, mais le geste était conscient et contenu (car je voyais les conséquences). Je me disais même que j'aurais aimé pouvoir casser des piles d'assiettes comme dans les films, mais je ne savais pas le faire.

Même encore maintenant, bien souvent je me sens mal, mais pour que j'arrive à l'exprimer il me faut quelque chose d'externe. Au mois d'octobre, suite au stage à Dijon, je ne sais pas si j'étais déçue de ce que j'avais appris, mais j'étais très fatiguée en rentrant chez moi vers les 20h30 : semaine de boulot et le stage, cela faisait peut-être beaucoup. Le couple de Rottweillers que nous avons avait eu des bébés en août, et quelques uns des petits devaient partir ce week-end là. En rentrant, j'ai appris qu'une petite chienne était partie. Venu la chercher, son futur maître et sa copine étaient partis en scooter. Le bébé avait deux mois, relativement terrorisé à cet âge. Je me suis mis à la place de la petite chienne qui non seulement quittait sa mère et ce foyer, mais allait faire ainsi plusieurs kilomètres à l'arrière d'un scooter : j'ai pleuré toute la soirée, sans retenue, je ne pouvais pas m'arrêter, et mes enfants présents (malheureusement pas les responsables, s'en sont pris plein la tête). J'étais en rage, après ma fille aînée et la maîtresse du couple qui n'avaient pas eu plus de présence d'esprit d'éviter cela à ce bébé. "Ce n'est pas grave, ce n'est qu'un chien, ils vont bien s'en occuper." Ben voyons, ça commençait bien. J'ai beau avoir beaucoup d'amour pour elle, là, j'ai eu envie de la massacrer.

Plus tard, j'ai eu des nouvelles de la petite, c'est quand même celle qui a eu le plus de problèmes de santé. Coupure aux coussinets des pattes et teignes? (Ben voyons !)

Certains pourront analyser cela comme un côté protecteur, mais je pense que c'est le côté confiance trahie qui m'a fait souffrir dans cette histoire. Dès le départ, avec cette histoire de scooter, ce jeune couple ne m'a pas inspiré confiance pour s'occuper de ce bébé chien.

 

--et à avoir des difficultés à se lancer dans l'action

(Pas du tout) quoique je suis peut-être passée à autre chose, mais il fut une époque plus jeune où, si l'action nécessitait l'autre, j'avais énormément de mal. Tant que je suis la seule en cause, ça va, si l'autre y est mêlé, c'est bien plus dur.

Si l'on assimile action et décision : OUI, je me souviens enfant avoir eu beaucoup de mal à faire des choix et à me décider.

Entre deux paires de chaussures, le dilemme pouvait être souffrant.

Ma mère ne voulait pas nous obliger. Elle nous laissait le choix. Mais au lieu d'avoir ce côté rassurant qu'un 6 aurait aimé entendre, "ce n'est pas grave si tu te trompes, tu as le droit, ça n'a pas d'importance, fais au mieux avec ton envie, et si tu regrettes, qui sait la prochaine fois, tu pourras peut-être avoir celles-là", ma mère c'était : "Choisissez, mais si vous vous trompez, ne venez pas vous plaindre, et si vous avez mal aux pieds, ne vous plaignez pas non plus, c'est à vous de faire le bon choix maintenant?"

Avec une tendance 7, je pense que si un 6 assimile choix avec souffrance, c'est la cata? Son choix, LIBRE de toute contrainte, peut être souffrant. Trop dur, pour un enfant? Beaucoup trop difficile?

 

--le 6 remet les choses au lendemain

Rarement ou de temps en temps, mais c'est vrai que ce n'est pas un problème si je juge que dans le temps, les choses peuvent être faites?

 

--sauf s'il sait avec précision ce qu'on attend de lui

Disons que si on attend quelque chose de moi, c'est qu'on a confiance, qu'on pense que je vais le faire, donc il est évident que ce sera fait. Par contre pour des choses plus personnelles, j'ai beaucoup moins d'exigences. Vis-à-vis de moi, je peux me négliger.

 

--cela le conduit à être plus responsable que chaleureux, il prend tout au sérieux

Cela a été mon attitude pendant les deux tiers de ma vie. Cette chaleur que j'ai aujourd'hui est très récente? Et je prends tout très au sérieux, je ne rigole pas, je ne me moque pas? Je serais incapable de monter un canular. Je ne supporte pas qu'on puisse traiter avec légèreté quoi que ce soit. Pour moi, tout est important et je respecte énormément la vie.

 

--il est accueillant et loyal et serviable

Accueillant et loyal, oui, je peux l'être. Serviable? pas tant que ça, sauf si on me fait confiance et qu'on compte sur moi.

 

--il attache énormément d'importance à prendre une bonne décision et (à ce que l'autre lui fasse confiance)

Bien sûr, ça va de soi, surtout si les autres comptent sur moi et pour moi.

 

Par contre, je me suis vu prendre des décisions risquées qui impliquent les autres, ou plutôt qui les entraînent avec moi, mais au départ l'autre n'était pas concerné, l'autre s'est joint à moi ensuite, par confiance et souvent par intérêts.

 

Je sais que la vie est semée de doutes et de sacrifices, la mienne a été ainsi, jusqu'à présent. Mais les autres n'ont pas cette vision des choses.

 

En gros, je démarre le train (prise de décisions), les autres, me connaissent et savent que si je prends cette décision, c'est que je suis capable de le faire. Seulement moi, j'ai pris cette décision en me doutant que les montagnes russes allaient me freiner et même risquer de me chavirer et de me renverser dans les virages, mais comme je suis un 6, je me tiens, je m'accroche sur mes rails. Les autres, sont donc monter dans le train en route? Mon ex-mari, mon ex-associée et soeur (= clan, famille ou milieu privilégié) par exemple.

 

Seulement, en effet, mon train est passé par des endroits où il a fallu le pousser, le tirer, le porter?

Ces gens-là, à ce moment-là, se disent qu'ils ont eu tort de me faire confiance, que ce n'est pas ce qu'ils avaient cru (car ils n'ont pas ma vision réaliste et rigide de la vie), ils abandonnent le train, et c'est moi à mon tour qui me sent trahie, car comme ils sont montés dans mon train, j'ai rajouté des wagons, et je comptais sur eux pour m'aider à les pousser dans les montées.

 

Du coup, je me retrouve seule, à devoir tout pousser, tout prendre en charge, MAIS? je réussis, car je m'acharne, et que je sais que je sais aussi me sacrifier, et m'économiser (tendance 5) et vivre de peu, de très peu? et m'autosuffire.

 

Par contre, les gens qui m'ont trahie n'ont plus leur place dans ma vie, au point que je sais développer une grande indifférence, que je ne les connais plus, que je ne souffre plus par eux et pour eux, que je suis complètement détachée. C'est ainsi que je ne parle plus, ni à mon ex mari, ni à ma soeur. Si je les croise, je leur parle, je suis polie, mais ce que je veux dire, c'est que ces gens-là ne m'intéressent plus, ne font plus partie de ma vie?

 

Pour aimer il faut que j'ai confiance. Même ma propre mère m'a trahie, et donc vis-à-vis d'elle, je suis aussi en train de développer un détachement. Je ne suis pourtant pas rancunière, mais je n'oublie pas et je me détache car je ne peux plus faire confiance?

 

--il a des difficultés à prendre une décision et demande des conseils

Je demande rarement l'avis des autres, je réfléchis, et décide après avoir analysé le possible, et après m'être bien renseignée mais plus dans les livres qu'auprès des gens, ou alors si les gens me donnent des renseignements, je vais aller les vérifier.

Je suis comme Saint Thomas. Je ne crois ni ce qu'on me raconte (heureusement je ne suis pas sourde, j'aurais pu l'être), ni ce que je vois (là c'est plus grave :laugh:, du coup, j'ai développé une sacré myopie), si je ne vérifie pas par moi-même?

 

--significativement, il se reconnaît dans tous les types

Ca, c'est sûr. C'est le gros souk pour moi, une prise de tête comme jamais, et en plus, les gens ne veulent pas démordre de comment ils me perçoivent. Ce sont eux qui ont raison. Et ça me désole grave, car ça veut dire, pour moi, que qui je suis n'est pas bien, puisque les autres ne veulent pas admettre qui je peux être vraiment. Je veux être authentique et reconnue comme telle, sans mascarades, sans fioritures, et les autres, eux, ne veulent pas reconnaître qui je suis vraiment. C'est comme si le masque que je porte les confortait, eux, dans leurs choix et leurs décisions.

 

--il est un mystère pour lui-même

Entièrement d'accord, surtout pour moi-même, car tout le monde a l'air de mieux savoir que moi ce que je suis, et à quel ennéatype j'appartiens.

 

--la peur du changement, du futur, il envisage le pire et les mauvaises intentions des autres,

La peur du changement est phobique chez moi, c'est-à-dire que quand je dois déménager, j'en crève à l'avance. Par contre j'adore faire des travaux chez moi, et changer les meubles de place, mais sans changer d'endroits. J'ai du mal à partir en fait? J'ai peur de l'insécurité, donc j'envisage le pire, bien sûr.

 

Petite, j'ai énormément souffert de ce que ma mère fuyait sans cesse les lieux où nous habitions, sous prétexte que si mon père buvait, c'était à cause de ses copains. Donc, sans cesse, il fallait recommencer, refaire confiance, se resituer dans le nouvel endroit où nous arrivions?

Sinon, c'est mon ex-mari qui est parti, c'est mon ex-associée qui est partie. Moi, je n'y arrive pas. (Du moins je n'y arrivais pas, car là, j'ai pris de graves décisions qui sont en train de se mettre en place. Vais-je réussir à les mener à terme ? Car elles impliquent que les gens qui me font confiance vont devoir se trouver quelqu'un d'autre, à moins que je ne leur trouve quelqu'un d'autre pour me remplacer?)

 

--intégration de la personnalité : si la compulsion est maîtrisée, il se fait confiance et a confiance en l'autre. Il devient solide, loyal et impliqué, il est courageux (vertu du type). Si le mouvement se poursuit il est émotionnellement stable et indépendant, il noue avec les autres de nombreuses et vraies relations.

Rien à y rajouter, c'est peut-être prétentieux ? Mais je m'y reconnais bien et côté relation, c'est exactement ce qui se passe en ce moment. Et côté émotionnel plus maîtrisé. Des progrès ont été faits de ce côté.

 

--de peur qu'il ne croit à une critique de son travail

Il y a peu, j'ai eu envie de dire à mon formateur en ennéagramme que la confusion était possible et que je n'étais sûrement pas un 2. J'ai donc écrit tout en me sentant coupable de le faire, car je me disais qu'il pourrait penser que je critiquais son travail, ou son opinion. J'avais peur de sa réaction?

Du coup, leur disant de ne surtout pas prendre mal ma démarche, on me répond "as-tu souvent cette prévenance pour l'autre ?" (Cela veut dire 2, pour moi, cette question.)

J'en conclus qu'il y a confusion? entre les motivations 2 et 6?

 

--Fidèle, droit, intègre, rigoureux, fidèle aux êtres, à ses origines, aux engagements de sa jeunesse.

Cela pourrait être mes mots, sauf que je suis en train de me défaire de faux engagements (qui m'ont trahis) de ma jeunesse, et aussi de mes origines, et de ma famille. Les choses changent enfin. Il est temps, mais je reste fidèle, droite, intègre et rigoureuse.

Je me suis trahie moi-même : je m'étais donné des objectifs, sans doute trop audacieux, et je constate que je me suis trahie.

 

ce qui peut arriver de pire à un 6, c'est d'être abandonné par les êtres en qui il a eu confiance et pour lesquels il s'est dévoué

C'est clair, je l'ai vécu quatre fois (de façon gravissime), ma mère, mon ex, ma soeur, ma clientèle, mais c'est aussi ce qui m'a permis de me libérer aujourd'hui? La dernière personne à m'avoir trahie, ce fut ma mère, et en me faisant cela, elle m'a permis de me libérer.

 

Mais moi-même, j'ai abandonné un être que la vie m'avait confié? et qui aurait pu être cher à mon coeur, qui aurait peut-être pu donner à ma vie une raison d'avoir fait le bon choix : à 19 ans, j'ai décidé, poussée par une éducation hyper-contrôlante de ne pas donner suite à une grossesse (pour dire les choses de façon enjolivée). Je comprends mieux pourquoi suite à cela, j'ai fait une dépression très grave, essayant de remplir le vide que je venais de créer par des tonnes de nourriture.

 

Et comme je disais plus haut, les gens qui m'ont trahie, je m'en détache et fini par les ignorer, ils m'indiffèrent? Pendant ce temps, je suis devenu indifférente à moi-même, et je ne suis pas sûre d'avoir complètement réussi à renouer avec moi-même? à me pardonner?

Le 6 a peur que les autres faillissent, mais il est des occasions, malgré sa bonne volonté, où il faillira, où il faillit, où il ne peut faire autrement. Et dans ce cas, il abandonne ce qui devait être son chemin. Je pense que c'est le pire qui puisse arriver à un 6, surtout s'il en a une grande conscience?

 

Explorons le 9 : cette typologie pourrait ressembler à la blessure d'humiliation, masque sado-maso de Lise Bourbeau.

 

--pour éviter les conflits, il fusionne avec l'autre, ainsi il sait ce qu'il veut. Il n'arrive pas à distinguer ses propres besoins de ceux de l'autre. Il s'arrange pour que l'autre soit satisfait.

Cela me fait penser que, petite, j'ai vu ma mère dans des rages telles qu'il était impossible de laisser les choses en l'état et de ne pas faire comme elle le voulait. Elle nous a contrôlés ainsi longtemps, et j'ai toujours évité les conflits avec elle. Il n'y a que depuis peu que je me suis révoltée, face à l'évidence qu'elle ne m'acceptait pas comme j'étais. Et encore dans ma révolte au cours d'une dispute, c'est elle qui a le plus parlé, je n'ai fait que lancer quelques répliques face à l'injustice de tout cela, mais je n'ai pas pu entrer complètement en conflit avec elle?

 

--de même il fuit les conflits extérieurs, et évite l'introspection.

Je ne sais pas si je les fuis, mais je n'ai jamais eu trop ce genre d'expériences. Personnellement, je dois impressionner suffisamment par ma carrure pour qu'on ait pas envie de me chercher des poux dans la tête.

Par contre, côté introspection, cela ne me ressemble pas, car des l'âge de 26 ans, je suis entrée en analyse, après m'être déjà personnellement bien creusée la tête toute seule.

 

--il est peu spontané

Non, je le suis. Etant Bélier ascendant Sagittaire, je peux même être assez impulsive. Ou alors je ne me contrôle pas, et je peux dire des choses plus vite que je ne les réfléchis.

 

--dans les relations privées, il utilise à plein ses capacités de fusion. L'autre est le centre de sa vie. Et il connaît mieux ses désirs que les siens. Les besoins de l'autre peuvent être une stimulation à agir.

Je sais que j'ai une grande capacité à deviner l'autre, mais plus au niveau mental. Il me faut des mots, pour faire des liens, et voir la logique de la pensée. Je devine les mécanismes qu'il a mis en place, avec une grande logique. L'autre est plus que moi, le centre de ma vie. Du moins, cela a été ainsi pendant longtemps. (Les autres avant moi, je m'efface devant eux, ils passent avant moi, car moi, ça n'a pas d'importance, moi, ce que je fais tous peuvent le faire : où es l'orgueil d'un 2 là dedans ?)

 

--Le mécanisme de défense du 9 est la narcotisation.

En plein dedans. La nourriture a été mon refuge, et l'est encore malheureusement, même si c'est moins le cas. L 'alcoolisme est aussi une de ses formes. Je ne suis pas entrée dans le cercle infernal, mais ça aurait pu être? Mon père était alcoolique, je suis donc, ce qu'on appelle dans le livre "Ces femmes qui aiment trop" une co-alcoolique. Ma mère, elle, abuse des médicaments, mais sur la dernière moitié de sa vie.

Le sexe, l'alcool, les médicaments, la nourriture, le tabac, la télévision, le PC, les jeux de console sont autant de ces dérivatifs narco-dépendants.

 

Une autre dépendance pourrait être rajoutée, même si elle ne fait pas partie de celles mentionnées ci–dessus. C'est la dépendance à l'autre. Comment se traduit-elle ? La personne qui souffre de ce problème, se met en situation de souffrance dans laquelle l'autre a un rôle primordial. Elle essaye de choisir des partenaires qu'elle va pouvoir "sauver" ou en qui elle croit pouvoir avoir confiance, car elle se sent utile ou en séchoir dans ce cas-là. Elle a en fait inconsciemment l'idée de réparer la relation qu'elle n'a pas eue comme elle le voulait avec son père ou sa mère. Tant que l'autre a besoin d'elle, elle se sent utile, et rassurée, elle a un moteur dans sa vie. Un objectif. Malheureusement, elle fait tout pour que l'autre grandisse et devienne autonome, devienne l'homme parfait qu'elle espère. Une fois, que la maturation nécessaire est atteinte, l'autre n'a plus besoin d'elle et la laisse. La plongeant à nouveau dans la souffrance. Elle devient donc dépendante à ce stress de souffrance, car il est chargé d'adrénaline. Jamais, elle n'est en paix? Je ne sais pas si cela correspond à cette typologie, mais en tout cas, cette dépendance existe bel et bien.

 

Explorons le 7

 

--Il fait sans cesse des plans sur l'avenir, des rêves de bonne fortune.

Plus jeunes, mon frère et moi n'arrêtions pas de nous bâtir un autre monde, une autre maison, une autre vie. Aujourd'hui, je me rends compte que c'était une façon de fuir la réalité. Trop de souffrances m'a amenée à m'évader très tôt, préférant les livres fantastiques ou de science-fiction à des livres historiques (le passé n'était pas pour moi, à moins qu'il n'ait une connotation fantastique comme "La dame du lac" ou "Le roi Arthur") et à des livres dont le réalisme m'aurait fait pleurer du début à la fin comme "Les misérables".

 

--il est gai, bavard, et optimiste, toujours prêt à plaisanter ou à trouver un moyen de remonter le moral. Il peut donner une impression de chaleur.

Je suis quand même souvent dans cette énergie. La plaisanterie, pour dire de faire rire. Ma façon de raconter certaines situations, mon interprétation font souvent rire. Je ris moi-même beaucoup et je bavarde beaucoup. Je ne supporte pas le silence avec quelqu'un. Alors que je peux le supporter quand je suis seule. Si quelqu'un s'exprime, il reçoit une bonne écoute, mais s'il ne parle pas, je comble le vide?

 

--Si quelqu'un aborde des sujets peu plaisants il détourne la conversation.

Souvent, je vais donner une ou deux répliques, et je change de sujet. Si la personne ne le comprend pas (comme ma mère par exemple), je lui dis que si je suis venue la voir, c'est pour elle, et non pour entendre parler des voisins dont je me fiche éperdument.

 

--le 7 pense qu'avoir le choix est un moyen d'avoir toujours au moins une option plaisante, il fourmille d'idées. Il aime exercer plusieurs activités en même temps. Etudier plusieurs choses en même temps ? Lire plusieurs livre sen même temps. Il témoigne d'une grande curiosité intellectuelle.

C'est souvent mon cas. Mais peut-être plus maintenant qu'avant. Car je vois que j'ai étudié pendant vingt ans les tarots. Si cette aile avait été plus développée, je n'aurais pas duré aussi longtemps. Ça ressemble plus à du 5.

 

--Il peut être intellectuellement un rebelle. Les règles, les contraintes diminuent ses choix. Il déteste cela.

Non, les règles ne me dérangent pas. Au contraire, elles me structurent, j'en ai besoin. Même si je ne les utilise qu'en partie, j'ai besoin de m'asseoir dessus. Après je fais les choses à ma façon.

Par contre, la lourdeur de ces règles me fait fuir. J'ai été en SARL pendant quinze ans. Je n'ai pas du tout aimé ce côté hyper-contrôlant des rapports, des assemblées, de tous ces papiers à signer : ça me gave, grave?

 

--Il se refuse à aller trop loin dans quelque activité que ce soit, de peur de passer ainsi, à côté de quelque chose d'agréable. Il a tendance à changer de travail et de relation.

Non, je vais à fond dans ce que je fais. Mais, j'ai déjà changé d'orientation, alors que d'autres personnes sont au même poste toute leur vie. J'ai été fonctionnaire, j'en suis partie au bout de sept ans, car je m'ennuyais. Là, ça fait 17 ans que je suis travailleur indépendant, et je ne m'ennuie pas car mon travail évolue sans cesse, ou du moins je le fais évoluer. Et j'en ai besoin et envie.

 

En explorant le 3

 

Et bien, pas grand chose à en dire? Je hais le mensonge, et ce depuis que je suis toute petite. Quand on me pose une question et que je sais pourtant que répondre dans le sens de la personne lui fera plaisir, je ne peux pas, car ce n'est pas la vérité. Par contre, pour d'autres raisons dans d'autres situations, on va dire moins dérangeantes, je peux aller dans le sens de la personne, dans l'idée de ne pas la contrarier, de ne pas entrer en conflit avec elle. Mais j'ai une très sainte horreur du mensonge, ça, c'est sûr?

 

En explorant le 5

 

--Tendance à faire des conférences

Ma fille me dit que lorsque je me lance dans des explications, connaissant tellement bien mon sujet, il y a trop d'explications, trop de détails. Ce qui fait que mon auditoire ne me suit pas.

 

--Le 5 doit penser par lui-même il en déduit qu'il ne doit pas demander d'aide, s'il peut faire autrement.

Cela rejoint ma capacité à m'autosuffire. Et ne rien devoir à personne non plus.

 

--Le mécanisme de défense est l'isolation

C'est aussi un mécanisme que je peux utiliser. J'ai besoin de ces moments, seule, pour me retrouver et recharger mes batteries.

 

Mes conclusions dans ce que j'utilise le plus en partant du 6 :

Le 6, le 9, le 7, le 5, le 3 par ordre décroissant.

 

En explorant le 2 (pour ne plus avoir de doutes)

 

--Compatissant, chaleureux

Compatissant mais pas complaisant.

 

--Pour aider les autres il ne réfléchit pas.

Il m'arrive en effet de proposer mes services, surtout en tant que Maître Reiki. Mais je me suis demandée, si ce n'est pas plus pour asseoir la confiance de l'autre (dans le sens où je suis efficace et qu'on peut me faire confiance et que si on a confiance en moi, je me sens aimée) que pour être aimée.

 

--le 2 ne condamne pas il soutient.

Moi, je dirais que je ne juge pas, mais de là à soutenir? Dans la mesure où j'estime que cela ne me regarde pas, je n'ai pas besoin de soutenir ! Si je soutiens, ce serait plus par loyauté, mais encore faut-il que ce qui est à soutenir entre dans mon répertoire.

 

--le 2 est un séducteur !

J'ai toujours douté de ma séduction. A chaque fois que j'avais l'occasion de me faire draguer, je me demandais ce que l'autre voulait de moi. Et que s'il me disait belle, c'était pour mieux me séduire. Je n'avais pas confiance.

 

Et quand moi, je séduisais, je le faisais et je laissais tomber la personne, je prenais, je jetais, ou j'attendais que l'autre me recherche, me retrouve, et m'enlève peut-être? mais jamais ce n'est arrivé. :laugh:

 

Je pense que si j'avais été un 2, j'aurais séduit et attaché l'autre à ma personne par diverses techniques. Or, doutant de moi, je voulais que l'autre me prenne telle que je pouvais être, c'est-à-dire VRAIE !

Et en étant vraie, je faisais plutôt peur que je ne séduisais.

 

--Le 2 sait faire des compliments et recherche le contact physique

Il n'y a pas si longtemps que cela que je m'essaye à dire des compliments et à être sincère en le faisant. Avant j'avais plein de choses qui me retenaient. Tout comme cela ne fait pas si longtemps que ça que je peux prendre par la taille ou la main ou le bras quelqu'un tout en lui parlant, que je peux lui faire la bise, sans me sentir gênée?

 

--il est très sensible à la critique

Oui, je le suis, mais qui ne le serait pas ? Cette critique me renvoie mon manque de confiance en moi, surtout si je pensais avoir bien fait, bien pensé, bien agi, ou être bien et que ce n'est pas le cas?

 

--la solitude lui pèse ou l'effraie.

Je pensais être ainsi, et je découvre avec stupeur que j'aime travailler seule?

 

--si on rejette aide et cadeau ?

D'abord, quoi que mes formateurs puissent en penser, je ne suis pas tant que ça dans l'aide et les cadeaux. Ma démarche aux autres est différente, même si je peux utiliser ce subterfuge de temps en temps. Ma démarche est de gagner la confiance de l'autre, pas son amour. Car si l'autre a confiance en moi, je me sens aimé? et c'est moi, qui en reçoit alors le cadeau ! Et l'aide, si elle existe, sera plus pour montrer à l'autre qu'il peut le faire seul.

 

--il pense que les autres se débrouilleraient beaucoup moins bien sans lui !

Ce n'est pas comme ça, que je le vois. Moi, je pense que ce que je fais tout le monde peut le faire. Donc, je ne supporte pas de faire à la place des autres. Je veux bien leur montrer, mais ça va s'arrêter là !

Quand je me suis mise à mon compte en 1989, mon ex-mari, un chouia jaloux, voulait lui aussi en faire autant. Naturellement, il était loin d'avoir les compétences pour ; je lui ai dis que s'il était capable sans aide de monter sa boite, pourquoi pas. Ce serait déjà, la preuve, qu'il a un avenir?

 

--il voudrait que l'autre soit reconnaissant des sacrifices faits pour eux !

Définitivement NON. Si je le fais, on ne me doit rien. Je n'attends rien de l'autre, si ce n'est qu'il remplisse sa part du marché. Si tel est le cas, ça prouve que j'ai eu raison de lui faire confiance.

 

--il sait aider l'autre à donner le meilleur de lui-même

Je sais pousser l'autre au-delà de lui-même, est-ce la même chose ? Car ne se reconnaissant plus, l'autre n'apprécie pas et ne reste pas en général !

 

--le 2 aime être une éminence grise

Pas du tout, je suis trop indépendante pour être dans ce postulat. Je serais plutôt du genre "Qu'il se débrouille !"

 

--son mécanisme de défense est la répression

Ca me fait penser grave à ma mère !

Non, ma défense est soit l'attaque, mais c'est rare et il faut que j'ai senti que je devrais en arriver là, donc je me suis préparée psychologiquement, soit le retrait en bougonnant et en m'écrasant, restant couac? et c'est à 80% comme ça. Je me demande même si mon obésité, ma grandeur, ma force apparente, ne sont pas fait pour leurrer l'autre, car comme ça, il ne m'attaque pas.

Mais souvent quand je suis attaquée (à 95%) et que je ne m'y attends pas, je n'ai pas de répartie, je reste comme une andouille?

 

--Le 2 tente de rendre les autres dépendants de lui

Pas du tout, je serais plutôt du genre à rendre les autres autonomes pour qu'ils se débrouillent seuls ! Éventuellement, leur montrer comment ça marche, mais c'est tout !

Dans ma vie, personne ne m'a pris en charge, et j'ai horreur de prendre en charge les autres. Je veux bien leur montrer, pas faire à leur place !

Quand je travaille, je ne supporte pas que les autres ne fassent rien, ce n'est sûrement pas pour faire les choses à leur place et qu'il soit dépendant de moi !

 

--Il les culpabilisera.

Mon Dieu, NON !

C'est plutôt moi, qu'on culpabilise ! Ou je me culpabilise seule !

Je n'aurais pas à les culpabiliser. Si je fais une chose, c'est que je le veux, bien, sinon, je ne le fais pas !

 

Ma conclusion, allant contre l'avis de mes formateurs, c'est dommage, mais je ne suis définitivement pas un 2 !

 

Je me souviens en stage, avoir entendu les formateurs évoquer que la typologie pouvait s'afficher physiquement. Quelle est ta position par rapport à cela ?

Par exemple, il disait qu'un 1 avait une prestance, une allure qui le faisait se remarquer, la tête haute, digne? Ma typologie correspond-elle à un type physique ?

 

Un petit peu de 1 pour le plaisir !

 

--Dans les relations privées, il cherche aussi la perfection, à la fois dans la relation à l'autre, et dans l'autre personne. Ses propres imperfections l'inquiètent, il vit dans la crainte d'être rejeté, il aura tendance à mettre l'autre sur un piédestal, à s'en créer une image idéale, et à faire de gros efforts pour que l'autre soit conforme à cette image.

Cette phrase aurait pu être de moi? dans son intégralité?

Je vis quand même du rejet car l'autre n'est pas conforme, et l'autre va se défendre d'être conforme, et du coup partir? car ce n'est pas moi qui part, c'est l'autre.

La crainte du rejet, c'est une horreur à vivre?

Est-ce que d'autres types ont ce désir de relation parfaite ?

 

Est ce que d'autres sont à ce point sensible à la beauté et à la perfection ?

Je me suis rendue compte que je ne pouvais aimer que si je voyais en l'autre une certaine beauté, que ce soit une expression, un regard, une attitude. Il faut que je vois à un moment le beau? sinon, ça ne le fait pas? même si c'est le beau qui vient de l'intérieur, mais il faut que je le vois?

 

--Le 1 en colère après quelqu'un pourra le conseiller et même lui sourire

J'en suis incapable. Je vais faire tellement la tête que si l'autre n'a pas compris que je ne l'aime pas, ben, je ne vois pas comment je pourrais lui sourire?

 

Merci de votre lecture et de votre accompagnement,

Maryse

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Bonjour Maryse,

 

Merci tout d'abord de ce beau paquet d'informations très pertinentes et informatives sur le 6. Voilà qui permettra certainement à pas mal d'autres 6 de s'y retrouver en eux-mêmes. :laugh:

 

Les informations complémentaires que tu nous apportes en explorant les autres types vont tout à fait dans le sens d'une confirmation d'éléments que nous pressentions.

 

Il semble bien que chez toi le centre instinctif soit en support, et le centre émotionnel réprimé. Faire ne te pose pas de problème, mais quand d'autres sont concernés, cela peut poser problème. Pour moi qui ait l'émotionnel en support et l'instinctif réprimé, c'est le contraire : faire me pose un problème, mais par contre mes émotions envers les autres constituent une de mes principales motivations pour agir.

Nous avons donc, pour toi, une variante 6 mu, qui se désintègre en 9. Et il semble bien en effet que les aspects 9 (en particulier la narcotisation) apparaissent dans les moments difficiles de ta vie, susceptibles de causer une désintégration.

 

Les types 5 et 7, étant les ailes du 6, constituent un potentiel facilement utilisable, mais pas une motivation principale. Il me semble, au vu de ton histoire, que l'aile 7 s'est installée la première, et reste la plus facilement accessible pour toi. L'aile 5 semble être venue après, peut-être à un moment où les stratégies d'aile 7 n'ont pas suffi.

As-tu, de manière générale, tendance à sur-consommer ou au contraire à sous-consommer ce qui te sécurise et/ou te structure ?

 

Ce que tu as écrit à la fin par rapport au 1, et qui ne concerne que l'aspect affectif, reste tout à fait cohérent en 6.

 

--Dans les relations privées, il cherche aussi la perfection, à la fois dans la relation à l'autre, et dans l'autre personne. Ses propres imperfections l'inquiètent, il vit dans la crainte d'être rejeté, il aura tendance à mettre l'autre sur un piédestal, à s'en créer une image idéale, et à faire de gros efforts pour que l'autre soit conforme à cette image.

Cette phrase aurait pu être de moi? dans son intégralité?

Je vis quand même du rejet car l'autre n'est pas conforme, et l'autre va se défendre d'être conforme, et du coup partir? car ce n'est pas moi qui part, c'est l'autre.

La crainte du rejet, c'est une horreur à vivre?

Est-ce que d'autres types ont ce désir de relation parfaite ?

Je pense que cette image idéale est due au fait que tu projettes sur l'autre un certain nombre d'attentes et de désirs. Or les gens n'aiment pas particulièrement que l'on aime une projection plutôt que soi-même comme on est. Si en plus tu exerces quelques pressions et manipulations (conscientes ou non) pour qu'il se conforme à cette image, ben, il y a des chances qu'il aille voir ailleurs (à moins que cela n'arrange son propre ego de s'y conformer).

Je pense que chaque type a, d'une manière ou d'une autre, le désir d'une relation parfaite. Et que chaque type a sa propre définition de "parfait", ainsi que sa manière propre de faire en sorte que ce soit parfait (ou au moins d'essayer). Et de réagir à la nécessaire imperfection.

 

Est ce que d'autres sont à ce point sensible à la beauté et à la perfection ?

Je me suis rendue compte que je ne pouvais aimer que si je voyais en l'autre une certaine beauté, que ce soit une expression, un regard, une attitude. Il faut que je vois à un moment le beau? sinon, ça ne le fait pas? même si c'est le beau qui vient de l'intérieur, mais il faut que je le vois?

Le sous-type sexuel du 6 s'appelle "Force-Beauté"? et donc, oui, quelque part, le 6 a besoin d'une certaine beauté pour être attiré. Cela dit, la définition de "beauté" a des chances de varier d'un 6 à l'autre. Et heureusement !

 

Très cordialement,

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

Bénédicte m'a devancé, mais je voulais aussi te dire combien cette énorme quantité d'informations précises est utile et confirme totalement l'hypothèse 6. Je vais juste rajouter un ou deux petits commentaires.

 

"Serviable? pas tant que ça, sauf si on me fait confiance et qu'on compte sur moi."

Oui, c'est bien en ce sens que le 6 est serviable. Et bien entendu, une telle phrase est un argument majeur supplémentaire contre le type 2.

 

"Je suis comme Saint Thomas. Je ne crois ni ce qu'on me raconte (heureusement je ne suis pas sourde, j'aurais pu l'être), ni ce que je vois (là c'est plus grave :laugh:, du coup, j'ai développé une sacré myopie), si je ne vérifie pas par moi-même?"

Idem !

 

"Les gens ne veulent pas démordre de comment ils me perçoivent. Ce sont eux qui ont raison. Et ça me désole grave, car ça veut dire, pour moi, que qui je suis n'est pas bien, puisque les autres ne veulent pas admettre qui je peux être vraiment."

Ce type d'attitude ne dit rien sur toi, juste sur ceux qui l'ont, sur une certaine étroitesse d'esprit au moins dans ce contexte.

 

"On me répond 'as-tu souvent cette prévenance pour l'autre ?' (Cela veut dire 2, pour moi, cette question.)"

Espérons que cela ne veuille pas dire 2 cette question ! Car si des gens qui se targuentde former les autres à l'Ennéagramme pensaient que seuls les 2 ont souvent des prévenances pour les autres, ce serait pathétique.

 

Et injurieux pour les huit autres types. Chaque profil est prévenant pour ceux qu'il aime et à qui il tient. Simplement, il exprime cela à sa manière, cherche à donner des choses différentes, etc.

 

"J'ai décidé, poussée par une éducation hyper-contrôlante de ne pas donner suite à une grossesse (pour dire les choses de façon enjolivée). Je comprends mieux pourquoi suite à cela, j'ai fait une dépression très grave, essayant de remplir le vide que je venais de créer par des tonnes de nourriture."

:laugh: C'est toujours une décision difficile et douloureuse, et il est normal que cela ait des conséquences sur la psyché. Il y a un travail de deuil à faire, deuil de l'enfant potentiel, deuil parfois d'une certaine image de soi. Mais ce n'est pas une raison pour s'en vouloir. Tu n'as pas "failli", et tu as montré dans suffisamment dautres circonstances tes capacités et qualités. C'est un événement du passé, qui doit rester dans le passé. Aujourd'hui peut-être te dis-tu que tu aurais pu faire autrement ? Mais c'est la Maryse d'aujourd'hui qui aurait pu faire autrement. L'autre, la Maryse-de-19-ans, a fait du mieux qu'elle pouvait en fonction de ses capacités, du milieu dans lequel elle vivait, des informations dont elle disposait, etc.

 

"J'ai toujours évité les conflits avec [ma mère]."

Il y a des gens avec qui c'est plus prudent, au moins quand on est enfant ! J'ai cru comprendre que c'était le cas de ta mère.

 

Le mécanisme de défense du 9 est la narcotisation.

Le mécanisme de défense n'est pas une protection vis-à-vis des autres, mais face à un échec potentiel de la compulsion. Un 9 narcotise pour éviter le conflit.

 

Ceci dit, le mécanisme de défense de chaque type est en fait le mécanisme de défense principal. Nous pouvons tous vivre tous ces mécanismes, mais il y en a un qui prédomine.

 

"Non, les règles ne me dérangent pas. Au contraire, elles me structurent, j'en ai besoin. Même si je ne les utilise qu'en partie, j'ai besoin de m'asseoir dessus. Après je fais les choses à ma façon."

Là aussi, une magnifique phrase de 6, phobique et contrephobique à la fois.

 

"Et bien, pas grand chose à dire [du 3]? Je hais le mensonge."

Le mensonge du 3 est plus à mensonge à lui-même sur ce qu'il est vraiment que mensonge aux autres.

 

"J'ai besoin de ces moments, seule, pour me retrouver et recharger mes batteries."

Ce n'est pas propre au 5. Par exemple, toutes les personnes introverties font cela, et les autres aussi de temps en temps. Ce qui distingue l'isolation du 5, c'est la manière dont il occupe ces moments-là.

 

Quant à ce que tu dis sur le 1, je souscris totalement à ce que t'a répondu Bénédicte.

 

Je suis aussi d'accord avec elle que la variante 6 mu semble la plus probable (émotionnel réprimé, quelqu'un qu'on classe en 2 ! :wink:), même si j'aurai peut-être une ou deux questions pour avoir une certitude sans faille.

 

Très cordialement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Rebonjour Maryse,

 

Oops, j'ai aublié de répondre à ceci :

Je me souviens en stage, avoir entendu les formateurs évoquer que la typologie pouvait s'afficher physiquement. Quelle est ta position par rapport à cela ?

Par exemple, il disait qu'un 1 avait une prestance, une allure qui le faisait se remarquer, la tête haute, digne? Ma typologie correspond-elle à un type physique ?

Cela peut exister, mais c'est loin, très loin d'être systématique. Par exemple, certains 4 ont l'air mélancolique (leur fixation), mais une multitude d'autres non, et certaines personnes ont l'air mélancolique et ne sont pas 4. Pour les 1, il y parfois une rigidité du haut du corps, mais, là aussi, ce n'est pas systématique, et ils n'ont pas l'exclusivité de ce problème.

 

Bref, dans l'état actuel de connaissance, le type ne permet pas de deviner la morphologie, et la morphologie ne permet pas de deviner le type.

 

Très cordialement,

Fabien

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Merci à vous d'avoir pris le temps de lire ce texte. Il faisait sept pages sur Word, et quand j'ai vu le nombre de pages, je me suis dit : aïlle? Puis je me suis dit que ceux qui utilisent leur centre mental apprécieront le travail de logique et de détails pour infirmer ou confirmer ce que j'avais lu.

 

Une chose, aussi, je me sens vraiment en paix, et même si mon 6 est mu, (négatif du 9), je me dis que cette paix a quelque chose à voir avec lui? :laugh:

 

C'est dur en fait de vivre ce questionnement permanent. Trouver des réponses a été un des moteurs de ma vie? Trouver des réponses à mes questions qui ne sont que des doutes?

 

J'ai même compris pourquoi j'étais à la fois attirée par la spiritualité, et en même temps, j'avais du mal à y croire, car y croire, c'est faire confiance. Et croire en Dieu ? Extérieur à moi !

Mon Dieu !

J'ai repris contact avec la spiritualité quand en stage d'écoute de son corps, la formatrice nous a fait prendre conscience de notre coté divin (de notre divinité intérieure)? Là, j'ai dit "ok, ça me convient". En gros, je sais où je mets les pieds?

 

Un 9 narcotise pour éviter le conflit.

Dans mon cas, je me demande si cela n'a pas été utilisé pour éviter le conflit avec moi-même? ou de m'en dériver?

 

En stage, on a vu que le 3 qui va vers le 6 (sens contraire de la flèche qui elle va de 6 à 3) donc en intégration si j'ai retenu la leçon, va vers l'authenticité?

Le 6 qui irait dans le sens de l'intégration vers le 3, ce serait quoi ? La confiance en lui ?

 

Pour ce qui est de la sous ou sur consommation :

J'utilise les deux. Il y a des moments où c'est la folie douce, c'est-à-dire que je vais consommer sans pouvoir me retenir, même sans argent? Et à d'autre moment, je vais savoir vivre de très peu, et ce pendant très longtemps? Et même si je fais les boutiques, je ne vais rien trouver qui me va, ou qui me plait?

 

Je compare cela à des crises de boulimies? Je ne sais pas faire le lien avec la structure? Je pense que quand je ne peux plus m'arrêter de rien, de manger, de dépenser, d'internéter, de lire, je ne suis pas structurée du tout? Je dois être dans une phase où tout s'écroule, plus de barrières, plus de sécurité, je dois donc faire tout cela pour essayer de me rassurer d'une façon ou d'une autre? Enfin, je le suppose, je ne suis pas pro?

 

Mon analyse qui a duré huit ans, une fois par semaine, m'a permis de développer cette logique de décryptage de l'inconscient, et je comprends tout à fait qu'il soit recommandé aux thérapeutes d'en faire une, car c'est une très bonne formation à l'école de la vie?

 

Si les exemples que j'ai amenés aident les autres 6 à mieux se situer et se comprendre, tant mieux, car je sais à quel point c'est stressant d'être dans cette énergie? :laugh:

 

Cordialement,

Maryse

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Une question sur la sensibilité.

 

Je me trouve hypersensible à ce qui se passe à l'extérieur de moi, dès qu'il s'agit de situation de tristesse. Si je vais à un enterrement, même de quelqu'un que je ne connais pas, si je vois les autres pleurer, je vais pleurer avec eux.

Je me souviens d'une de mes clientes qui est venue me dire au revoir parce qu'elle déménageait? Elle ne pleurait pas, elle ne semblait pas triste, mais ce qu'elle me racontait de sa prise de décision était si triste que je me suis mise à pleurer, pas à gros sanglots, mais les larmes sont montées, je ne pouvais les contenir.

 

J'ai remarqué, que chez moi, c'est lié au sentiment d'abandon. L'autre part, l'autre meurt, l'autre n'est plus là? La souffrance de l'autre ne me fait pas peur. Quand je me retrouve en situation, je prends les choses en main froidement, je décide, j'agis, je cautérise la situation, je ne perds pas mes moyens.

 

Mais quand il s'agit de situation triste que ce soit à la télé ou ailleurs, qu'est-ce que je peux pleurer !

 

Dans quelques temps, je vais certainement signer la vente de mon institut qui ne sera pas repris en tant que tel. En ce moment je suis en train de chercher une solution pour revendre mon matériel et ma clientèle, même à bas prix, mais dans un autre local, car je ne peux laisser les gens qui m'ont suivie pendant 17 ans et qui m'ont fait confiance, comme cela, sans solution de remplacement.

 

Je sais que je ferais un pot de départ et que je vais pleurer à ne pas pouvoir me retenir. J'en ai les larmes aux yeux rien qu'en vous l'écrivant?

 

Par contre, c'est plus par rapport à des choses plus personnelles que je suis relativement froide. Je ne vais pas laisser sortir mes émotions quand il s'agit de moi. Surtout devant les autres. Ou alors je vais aller me planquer dans mon lit.

 

J'ai brièvement lu ici, quelque chose sur le passé :

J'ai tendance à chercher des réponses de ce qui se passe aujourd'hui dans le passé. Je n'ai eu aucun mal à faire de l'introspection, et à aller fouiller mes vieux placards, plein de toiles d'araignées, pour comprendre ce qui se passe.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

"Une chose, aussi, je me sens vraiment en paix, et même si mon 6 est mu, (négatif du 9), je me dis que cette paix a quelque chose à voir avec lui? :laugh:"

Même s'il semble probable, je pense qu'il est vraiment nécessaire de confirmer cette variante mu.

Au quotidien, en fonctionnement normal, quand il n'y a ni peur, ni doute (ou presque pas :laugh:), qu'est-ce qui fonctionne le mieux, l'instinctif ou l'émotionnel ?

Sous stress (peur ou doute) léger, qu'est-ce qui fonctionne le moins bien, l'instinctif ou l'émotionnel ?

 

"Le 6 qui irait dans le sens de l'intégration vers le 3, ce serait quoi ? La confiance en lui ?"

Quand il s'intègre en 3, le 6 mu devient plus autonome, plus flexible et plus relationnel. Il est efficace et n'a plus peur de réussir. Il accepte son importance et sa valeur.

 

"Je pense que quand je ne peux plus m'arrêter de rien, de manger, de dépenser, d'internéter, de lire, je ne suis pas structurée du tout? Je dois être dans une phase où tout s'écroule, plus de barrières, plus de sécurité, je dois donc faire tout cela pour essayer de me rassurer d'une façon ou d'une autre? Enfin, je le suppose, je ne suis pas pro?"

Cela me paraît tout à fait cohérent avec ton type.

 

"Une question sur la sensibilité."

J'ai lu et compris ton témoignage, mais quelle est la question ?

 

Très cordialement,

Fabien

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Sur la sensibilité, ma question est en fait : est-ce que ce n'est pas un émotionnel incontrôlé que cette sensibilité ?

 

"Une chose, aussi, je me sens vraiment en paix, et même si mon 6 est mu, (négatif du 9), je me dis que cette paix a quelque chose à voir avec lui? :laugh:"

Même s'il semble probable, je pense qu'il est vraiment nécessaire de confirmer cette variante mu.

Au quotidien, en fonctionnement normal, quand il n'y a ni peur, ni doute (ou presque pas :laugh:), qu'est-ce qui fonctionne le mieux, l'instinctif ou l'émotionnel ?

Sous stress (peur ou doute) léger, qu'est-ce qui fonctionne le moins bien, l'instinctif ou l'émotionnel ?

Je ne sais pas répondre à ta question, mais je vais essayer.

 

Si je vis un stress d'insatisfaction, je vais manger. Insécurité, je vais manger. S'il ne se passe rien dans ma vie et que je m'ennuie, je vais manger? Je ne sais pas si je réponds bien?

 

Est-ce que pour répondre à ça, je dois prendre le négatif du 9 et du 3, et voir dans quoi je vais dans les situations que tu décris ?

 

"Le 6 qui irait dans le sens de l'intégration vers le 3, ce serait quoi ? La confiance en lui ?"

Quand il s'intègre en 3, le 6 mu devient plus autonome, plus flexible et plus relationnel. Il est efficace et n'a plus peur de réussir. Il accepte son importance et sa valeur.

Je me sens assez comme ça en ce moment? C'est une sacré prise de conscience qui s'opère depuis mon premier stage à ETC en avril 2004, et maintenant? Te dire que tout va aller dans le bon sens, je ne sais pas, mais il semble que depuis cet été, j'attire une certaine réussite, liée cependant à mes actions. J'agis, je réussis, je prends les bonnes décisions.
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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

"Sur la sensibilité, ma question est en fait : est-ce que ce n'est pas un émotionnel incontrôlé que cette sensibilité ?"

C'est un émotionnel fonctionnant mal. Mais, il ne s'agit pas de "contrôler" l'émotionnel. Il s'agit de panser ses blessures de façon à qu'il vive des émotions vraies, c'est-à-dire en relation avec l'ici et maintenant, t'appartenant en propre, qui ne ne soient ni amplifiées, ni déformées, ni réprimées.

 

"Je ne sais pas si je réponds bien?"

C'est une information,et ce n'est pas la réponse à mes deux questions. Il s'agit que tu te reportes à définition des centres, et que tu me répondes en ces termes.

 

"Est-ce que pour répondre à ça, je dois prendre le négatif du 9 et du 3, et voir dans quoi je vais dans les situations que tu décris ?"

Surtout pas, parce qu'il peut y avoir des préjugés par rapport à telle ou telle attitude, tel ou tel comportement, tel ou tel type. Dis-nous simplement ce qui se passe, et nous ferons après le lien avec l'Ennéagramme.

 

Très cordialement,

Fabien

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Salut,

 

Hier, je t'avais fait une belle réponse et oups effacée? Donc j'essaye de la reformuler.

 

Cependant une question avant : pourquoi si je réprime autant le centre mental, j'ai un cerveau qui n'arrête pas de faire des liens, de trouver des solutions, qui ne sait pas se calmer, qui est hyperactif? Je ne dis pas hyperefficace, mais toujours comme ces enfants qui bougent tout le temps ?

 

Quand ça va bien, je pense utiliser l'instinctif, car je sais à ce moment-là poser des actions justes sans énervement, efficace.

 

Quand ça ne va pas, j'ai besoin d'être occupée. Si je le suis, je ne mange pas. J'ai besoin d'un stress léger pour vivre bien, pour me sentir bien. Quand je n'ai pas ce stress léger, je m'ennuie et je mange?

Par contre je ne fais pas comme le 3 : je ne brasse pas de l'air pour rien, car quand je vois à certains moments que ça commence à se produire, je me recentre, et ça passe.

 

Mais c'est vrai que je suis une hyperactive.

 

En septembre, j'ai fait évaluer mon affaire. Le gars de la Chambre des Métiers n'en revenait pas que je sois capable de faire mon travail (bien au-dessus de la moyenne nationale), plus la compta (toute la saisie jusqu'au bilan), plus ma pub, plus mes plaquettes de tarifs, etc. C'est là, que j'ai commencé à me revaloriser un peu, car j'ai pris conscience que ce que je faisais, peu le faisaient ou en étaient capables, et que cela m'appartenait.

Moi qui avait tendance à me dire tout le temps que ce que je faisais, tout le monde pouvait le faire? Et en plus je ne le fais pas pour la gloire, mais parce que j'aime ça? Je n'ai pas de fierté par rapport à ça? ou si je commence à pouvoir me dire que j'ai le droit d'être fier, je n'en ai pas d'orgueil, à dire "MOI, JE?"

 

Voilà, je ne sais pas si j'ai réussi à répondre. Si ce n'est pas le cas, c'est que je n'y arrive pas. Peux-tu, à ce moment-là, me poser des questions qui peuvent me guider ? :laugh:

 

Cordialement,

Maryse

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

"Pourquoi si je réprime autant le centre mental, j'ai un cerveau qui n'arrête pas de faire des liens, de trouver des solutions, qui ne sait pas se calmer, qui est hyperactif?"

Le 6 préfère et réprime le centre mental. Tu peux lire les nombreux témoignages sur ce sujet dans le forum, et te plonger un peu plus en détails dans les bouquins.

 

"Par contre je ne fais pas comme le 3 : je ne brasse pas de l'air pour rien."

D'où sors-tu cette idée sur le 3 ? Son orientation est la capacité à réaliser et à réussir. Certes le 3 a tendance à faire un peu trop de marketing et à trop soigner la packaging, mais cela n'empêche que beaucoup d'entre eux sont fichtrement efficaces.

 

"Quand ça va bien, je pense utiliser l'instinctif, car je sais à ce moment-là poser des actions justes sans énervement, efficace."

OK donc, pour la variante mu. Il est d'ailleurs significatif que mes questions concernaient l'instinctif et l'émotionnel, et que ce dernier soit passé à la trappe !

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien

 

Disons que quand il s'agit d'émotionnel, je ne sais pas en parler, ou ce que ça veut dire?

 

Faire : être actif, ça je sais.

Mais être : ressentir?

 

Dire que je ne ressens rien, c'est faux?

 

Je sais être triste quand je vois un film qui me fait pleurer, quand je vois un paysage que je ne verrais plus que dans quelques années et que j'en ai conscience. Je suis sensible à la beauté d'une vallée quand le soleil se lève, la brume s'évadant de ci de là, comme la lourde fumée d'un cigare qui se glisse jusqu'au sol?

Je suis sensible aux mots : j'ai écrit beaucoup de poèmes et de beaux textes, même si sur les forums, je ne me casse pas trop la tête. J'adore partir dans un délire dont les mots ne sont que le pâle reflet de ma pensée.

Je suis sensible à la beauté des photos, à la peinture, mais surtout à la nature, tirant de l'instant présent l'essence même de la beauté à une seconde près, car à peine le clic de l'appareil s'étant déclenché, l'image, l'instant sont passés?

 

Je ne sais pas exprimer mes sentiments aux autres, (enfin maintenant c'est mieux, parce que j'ose mieux dire ce que je pense ou ressens), mais je sais ressentir l'instant magique et l'intérioriser?

 

A l'adolescence, j'étais une pro de photo : mon frère les développait, moi, je les prenais?

J'ai des tas de carnets avec des poésies, de qualité m'a-t-on dit?

 

Je n'ai pas développé le dessin, mais à 6 ans, j'avais peint un paon magnifique sur une branche, la queue au repos. Ma famille était en admiration devant mon talent?

 

Je ne sais pas si tout ça te parle d'émotions.

 

Je voulais rajouter aussi que je ne suis pas quelqu'un de triste, de méfiant. Je suis très optimiste de nature et je ne vois jamais le mal, je ne le pressens pas, ni ne le vois? J'aime rire, et suis plutôt dans le "je fais rire quand je parle" que dans le "je fais pleurer".

Je fais spontanément confiance, je suis naïve, mais par contre je vérifie les infos qu'on me donne. Je ne crois que ce que je vois? mais c'est vrai aussi qu'ayant eu si peu de démonstrations d'affection, quand on m'en donne un peu, je suis prête à croire n'importe quoi?

 

J'espère ne pas t'avoir encore plus embrouillée, moi, je le suis bien.

 

C'est comme le "oui, mais", il ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je ne l'aime pas du tout?

 

J'ai peur de ce que tu peux penser, par exemple quand tu te permets de supprimer des posts que je pensais tout à fait convenables ou possibles? Donc c'est vrai que la crainte de ce que l'autre peut penser de moi? plus encore de ce qu'il peut me faire? et la peur de ce qu'il peut ressentir à mon contact? J'ai du mal à l'idée que l'autre ne m'aime pas, alors que je ne lui ai rien fait?

 

Voilà, encore et encore un petit morceau de mon chemin qui s'inscrit?

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Bonjour Maryse,

 

"J'ai peur de ce que tu peux penser, par exemple quand tu te permets de supprimer des posts que je pensais tout à fait convenables ou possibles?"

En fait, il se trouve qu'il y a parfois des problèmes techniques sur le panneau, et que certains messages disparaissent, on ne sait pas pourquoi. Il y a beaucoup plus de chances que ce soit cela qui soit arrivé plutôt qu'une suppression de message de la part de Fabien. Particulièrement si le message perdu traitait de ton fonctionnement, parce qu'il n'y a aucune raison que Fabien supprime ce genre de message. Il peut arriver qu'un message soit supprimé accidentellement pour cause de fausse manip, dans ce cas le manipulateur imprudent (d'habitude c'est Fabien, mais ça pourrait m'arriver aussi) le signale et demande que la personne reposte.

 

Ceci pour te dire que la disparition de tes messages n'est pas du tout fonction de ce que Fabien (ou moi) peut penser de toi. Bon, je ne peux pas dire ce que pense Fabien, mais en tout cas rien dans tes messages ne déclenche chez moi de pensées négatives à ton égard. Au contraire. :laugh:

Quant à ce qu'on peut te faire, ben, à part te traiter de tous les noms et user d'ironie pour se faire mousser à tes dépens, et je t'assure que ce n'est pas le genre de la maison, je ne vois pas.

 

"J'ai du mal à l'idée que l'autre ne m'aime pas, alors que je ne lui ai rien fait?"

Moi aussi. Mais finalement, il y a aussi des gens que je n'aime pas et je ne sais pas pourquoi, alors la réciproque peut être vraie?

 

Je laisse à Fabien les commentaires sur la hiérarchie des centres.

 

:laugh:

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

Ton dernier message m'a fait (gentiment) sourire.

"J'ai peur de ce que tu peux penser, par exemple quand tu te permets de supprimer des posts que je pensais tout à fait convenables ou possibles?"

Je supprime sur ce forum des messages s'ils sont injurieux ou diffamatoires, ou s'ils transgressent trop fortement les conditions générales d'utilisation. Dans ce cas, j'en avertis l'auteur par message personnel. Comme Bénédicte (merci d'avoir répondu en mon absence :confused:) l'a mentionné, il m'arrivait (je parle au passé car la cause était liée à l'interface du précédent logiciel de gestion du forum) aussi d'être maladroit et d'effacer un message par erreur. Dans ce cas, un message visible à tous le signalait (cliquer pour un exemple), accompagné de plates excuses.

Il est difficile donc de ne pas voir dans ton message la fixation de suspicion du 6, et le sourire vient de lire quelques lignes plus loin :

"Je fais spontanément confiance, je suis naïve."

Tu prends d'ailleurs bien soin de préciser à quel point cette confiance est relative :

"Je vérifie les infos qu'on me donne. Je ne crois que ce que je vois?"

 

"J'espère ne pas t'avoir encore plus embrouillée, moi, je le suis bien."

Moi, non. Cette préoccupation autour de la confiance, cette réaffirmation de la peur, tout cela reste bien dans le cadre du 6.

 

"C'est comme le 'oui, mais', il ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je ne l'aime pas du tout?"

D'abord, il faudrait demander à tes interlocuteurs s'ils n'entendent pas cette phrase dans ta bouche. L'Ennéagramme pointe des mécanismes dont on n'est pas toujours conscient, sinon à quoi servirait-il ? N'écris-tu pas dans ce même message "je fais spontanément confiance, je suis naïve, mais par contre je vérifie les infos qu'on me donne" ? Qu'est-ce que cette phrase si ce n'est un "oui, mais" ? Je n'ai pas le temps, ni l'envie de faire une recherche dans cette conversation, mais il me semble bien me souvenir que ce n'est pas le premier.

 

Quant aux centres, tu affirmes clairement que l'instinctif ne te pose pas de problèmes particuliers, alors que l'émotionnel si. Un centre réprimé est utilisé après les autres, il est source de problèmes ou de souffrances. Chez certaines personnes, ceux-ci sont tellement grands que le centre est quasiment inutilisé. Ce n'est pas le cas d'autres qui se servent du centre, mais après les deux autres. Il n'est dit nulle part qu'une personne qui réprime l'émotionnel ne "ressent rien".

 

Tu nous décris un émotionnel plutôt orienté vers l'intérieur, avec l'utilisation probable d'un mécanisme de défense de sublimation. Rien d'étonnant à cela. Comme Bénédicte te l'a dit dans son message du 16 à 12h25, la manifestation de l'instinct sexuel du 6 s'appelle "Force-Beauté".

 

Il n'y a donc rien pour l'instant qui ne soit en dehors du modèle. Y compris tes doutes? :sick:

 

Très cordialement,

Fabien

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Ok Fabien,

 

Je suis en effet suspicieuse? Disons que j'ai toujours l'impression que l'autre m'en veut. C'est assez équivoque. A la fois, j'ai confiance, et à la fois, je ne l'ai pas.

 

En tout cas, je ne mets pas en cause ta compétence en matière d'ennéagramme, loin de là. J'ai été franchement ravie de voir que je pouvais tomber sur des gens comme toi et Bénédicte, capables de m'éclairer à ce point, chose que je n'ai pas obtenu en quatre jours de mes amis, formateurs à Dijon? (Et en qui j'avais confiance : déception? trahison? :cry::confused:)

 

Donc je suis un 6 mu aile 7. En voilà, une bonne nouvelle !!!

 

Peut-être qu'un jour, j'arriverais à me débarasser de ce côté paranoïaque : "tout le monde m'en veut?" Mais je me soigne?

Maintenant, il me faut explorer, les sous types. J'ai vu que ton bouquin (le deuxième) les traite?

 

Une question, j'ose à peine te la poser, Fabien. (Ne rue pas dans les brancards, stp?)

Est-il vrai que l'on retrouve, au niveau famille, les ennéatypes de nos enfants répartis suivant leur rang de naissance du côté du père ou du côté de la mère ?

Le premier enfant (ou grossesse, même non aboutie) côté père, le deuxième côté mère, le troisième côté père, ainsi de suite?

Ceux-ci, dans mon cas, se répartissant entre 6, 5, 7, 3 et 9 pour les deuxième, quatrième et sixième. Qu'en est-il ? As-tu chopé des cheveux blancs à cause de ma question, ou te les as-tu arraché par poignée ? Je rigole, je pense qu'un 7 saura reconnaître de l'humour? :sick:

Alors ?

 

Cordialement,

Maryse

 

PS : je voulais aussi remercier la petite Emma. C'est elle qui m'a amenée sur ton site. Me connaissant assez, elle savait que j'allais m'investir à fond très vite? Merci, ma Belle.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Maryse,

 

"A la fois, j'ai confiance, et à la fois, je ne l'ai pas."

C'est effectivement toute l'ambiguïté du 6.

 

"En tout cas, je ne mets pas en cause ta compétence en matière d'ennéagramme, loin de là."

Je ne l'avais absolument pas pensé. Mais maintenant que tu le dis? je me demande si? :confused:

 

"Donc je suis un 6 mu aile 7. En voilà, une bonne nouvelle !!!"

N'est-ce pas ! Savoir où on est est déjà un bon bout du chemin.

 

"Peut-être qu'un jour, j'arriverais à me débarasser de ce côté paranoïaque."

Bien sûr, cela s'appelle l'intégration, et c'est possible.

 

"Une question, j'ose à peine te la poser, Fabien. (Ne rue pas dans les brancards, stp?)"

Je ne râle jamais devant une question. Il n'y a pas de mauvaise question. Ce sont les questions qui font avancer la connaissance.

Par contre, je râle devant certaines affirmations?

 

"Est-il vrai que l'on retrouve, au niveau famille, les ennéatypes de nos enfants répartis suivant leur rang de naissance du côté du père ou du côté de la mère ?"

Je suis désolé, je n'ai pas compris. Cela veut dire quoi "du côté du père" ou du "côté de la mère" ?

Cependant, je peux déjà te dire qu'il n'y a, à ce jour, aucune théorie vérifiée faisant une corrélation entre le type des parents et celui des enfants.

 

"Le premier enfant (ou grossesse, même non aboutie)"

Avec une phrase comme cela, une telle hypothèse passe forcément du domaine des hypothèses scientifiques à celui des croyances, selon les critères de Karl Popper. Une théorie est scientifique du jour où il existe un moyen de démontrer qu'elle est fausse. Pour une théorie concernant la transmission du type, il suffit généralement d'un contre-exemple, et d'un seul.

Or, cette théorie est irréfutable. Si j'amène un contre-exemple, du genre "je ne réponds pas au mécanisme", on pourra me demander si je suis certain que ma mère n'a pas fait une fausse couche entre mon frère et moi, et comme un nombre important de fausses couches passent inaperçues de la mère potentielle, il est impossible de répondre à cette question. Ajoutons de plus que pour un pourcentage non négligeable de gens, le père légal n'est pas le père génétique.

Bref, une telle théorie est invérifiable. Pour simplement la conforter, il faudrait un échantillon composé de milliers de cas, avec une certitude sur les types des personnes et de leurs parents, plus des batteries de tests ADN. Cela représenterait un temps et un budget, hélas, en dehors des moyens de toute personne s'intéressant aujourd'hui à l'Ennéagramme.

Bref, les gens qui t'ont raconté cela sont forcément dans la pensée magique.

 

"As-tu chopé des cheveux blancs à cause de ma question ?"

Si tu regardes ma photo qui accompagne ce message, tu verras que c'est trop tard. Il y en a déjà pas mal de blancs.

 

Très cordialement,

Fabien

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Merci de ta réponse, elle m'a fait sourire.

 

Concernant ma question des ennéatypes liés aux parents, en fait, ça me soulage de savoir cela, et bon, je ne vais pas te dire qui me l'a dit, tu t'en doutes?

Ca me soulage car je trouvais cela très restrictif? et même s'il s'avère qu'il y a eu des cas où cela pouvait être vrai, comme tu dis, il existe toujours le cas unique qui fait que la théorie n'est pas vérifiable? Cool !!

 

Sinon, coté paranoïa, y a du progrès quand même. Je le constate tous les jours?

 

Cordialement,

Maryse

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Concernant la confiance :

 

Quelque chose m'interpelle. J'en ai eu l'exemple à midi, c'est pourquoi je saute sur l'occasion pour développer ici.

 

Un de mes amis m'a donné le téléphone d'un de ses amis, conseiller juridique, pour m'aider dans une affaire. J'ai contacté la personne, lui ai laissé mes coordonnées pour qu'elle me rappelle. Celui-ci, avant de me téléphoner, a pris contact avec mon ami pour lui parler de mon appel. Mon ami me l'a dit et surtout a ajouté "je n'en attendais pas moins de lui, il a toute ma confiance".

 

Moi, je ne fonctionne pas comme ça : si demain, on me téléphone et qu'on laisse un message sur le répondeur en me disant "untel, ami commun, m'a donné vos coordonnées parce que vous pouvez m'aider", je ne vais pas vérifier chez l'ami en question ce qu'il en est. Je téléphone directement à la personne, je fais confiance, je ne vérifie pas?

 

Donc, c'est clair que ça pourrait être une arnaque. Je tomberais les pieds dedans, car je ferais spontanément confiance, je ne me méfie pas?

 

On est venu me dire que mon ex-mari me trompait, on m'a apporté les preuves, j'ai été incapable de le croire. Je ne suis pas d'un naturel jaloux, je ne fais pas une chose, je ne pense pas que l'autre puisse le faire, c'est de la projection, je sais?

 

Autre exemple : quand on me paye par chèque, c'est très rare que je vérifie le montant du chèque ; c'est illogique pour quelqu'un de méfiant?

 

Ce dont je pourrais me méfier encore, c'est quelqu'un qui m'avoue ses sentiments. Il me fallait des preuves, je ne pouvais pas y croire.

(Je parle au passé, car ça fait longtemps que ça n'est pas arrivé. Espérons que dans le présent, je n'aurais plus besoin d'être méfiante de l'amour de quelqu'un.)

 

Ce dont je me méfie, c'est quand on vient me raconter quelque chose sur quelqu'un. Là, je ne crois pas tant que je n'ai pas vérifié, ou tant que je ne l'ai pas vécu moi-même?

 

Alors, je t'avoue que cette notion de confiance-méfiance est floue, ou alors je ne l'utilise pas comme tout le monde.

 

Bien souvent je me sens naïve devant la méchanceté des gens. Je suis souvent surprise. Si j'étais méfiante, je serais sur mes gardes? Je me suis même demandée si mes problèmes de poids n'étaient pas pour m'isoler des autres et du mal qu'ils peuvent me faire?

 

Auriez vous une idée sur cette façon de faire peut-être peu orthodoxe pour un 6 ?

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La tendance "naturelle égotique" du 6 est de faire aveuglément "confiance" aux "siens" ou à son "autorité de tutelle" quand il a accepté de s'y soumettre. Bon, d'accord, je me méfie aussi, à l'occasion. Bref mon centre mental égotique oscille "naturellement" entre ces deux pôles.
Bon, voici un morceau de ma réponse?

 

Pour en revenir à la confiance pour les inconnus, peut-être que dans le cas du téléphone et de l'ami ci-dessus, du moment que c'est un ami qui me le recommande, ou que quelqu'un vient de la part d'un ami, il entre dans mon cercle?

Mais ça veut dire que je fais quand même rentrer facilement dans mon cercle, non ?

Donc que je ne suis pas si méfiante que ça?

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Bonjour Maryse,

 

Je crois que pour un 6, à moins d'être paranoïaque au sens psychotique du terme, il n'est pas possible de se méfier de tout et tous. Donc on a besoin de se générer un cercle de "siens" à qui faire confiance.

 

Le problème est que parfois ce besoin est tellement fort qu'on le satisfait d'une manière inappropriée.

 

Cela dit (= ouimais), il semblerait que le 6 aile 7 manifeste plus d'attentes envers "les siens", ou la structure, ou son autorité de tutelle, et s'attende davantage à ce qu'elles soient satisfaites. Ce n'est pas que le 6 aile 5 n'ait pas de telles attentes, mais la projection de son avarice, ou au moins de son ambivalence, fait qu'il est peut-être moins optimiste à ce sujet.

 

Très cordialement,

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Oui, ça semble très logique, il y a un côté autosuffisant (moins de demande envers autrui) du 5 qui rejaillit sur le 6, alors côté aile 7, on peut supposer (je n'ai pas assez de connaissances, mais j'avance une idée) que la demande côté plaisir est si forte, lui-même étant plein de doutes, qu'il ne peut que se tourner vers autrui pour la satisfaire. Et ça doit entraîner un manque de prudence, et donc une confiance pas suffisamment réfléchie? trop spontanée?

 

Franchement, c'est trop souvent que je suis la bonne poire et que je me fais avoir? et j'ai beau essayer de développer un peu de réserve, un peu de recul, je me fais encore avoir?

De plus , j'ai tendance à faire des suppositions. Depuis la lecture des accords toltèques, j'essaye de clarifier les choses, en demandant des précisions, comme pour établir une sorte de contrat, et ainsi pouvoir me retourner contre l'autre, si besoin est, en disant "mais tu ne me l'as pas demandé?" (J'essaye? Pas facile quand même.) Tout comme dans le cas où c'est à moi qu'on s'adresse, j'essaye de clarifier au maximum mes possibilités? et de mettre ainsi mes limites, d'être claire avec moi et les autres?

 

Cordialement,

Maryse

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Bonjour Maryse,

 

Plusieurs remarques.

 

Concernant l'aile : une forte aile 7 entraîne également une certaine "autosuffisance" (ou illusion d'icelle ?), car le 7 n'aime pas se sentir coincé, et tend (planification) à se ménager des portes de sortie et perspectives plus agréables.

Dans ce que j'ai pu observer, un 6 à forte aile 7 pas très intégré tend à se trouver un autre groupe, ou une autre "référence", s'il trouve son groupe, ou sa référence, actuel trop contraignant ou trop en désaccord avec ses attentes. Il peut abandonner totalement son groupe, ou bien se contenter de ne plus remplir les obligations contraignantes, en avançant moult prétextes, excuses, projections?

Moins désintégré, ou plus phobique, il se contentera peut-être de fantasmer le phénomène?

 

Avec une faible aile 7, il semblerait que le 6 arrive à se persuader que son groupe est OK et va certainement lui apporter ce qu'il souhaite. (Enfin? jusqu'à la prochaine crise de doutes?)

 

D'autre part :

"Franchement, c'est trop souvent que je suis la bonne poire et que je me fais avoir? et j'ai beau essayer de développer un peu de réserve, un peu de recul, je me fais encore avoir?"

Ici, je ne sais pas trop si tu parles de tes attentes, ou bien de ce que tu donnes aux autres, ou des deux à la fois? surtout vu le paragraphe suivant, avec : "pouvoir me retourner contre l'autre, si besoin est, en disant 'mais tu ne me l'as pas demandé?'"

Pour moi, il s'agit de deux choses distinctes, pas forcément indépendantes mais au moins autonomes.

Qu'entends-tu au juste par "te faire avoir" ?

Si tu attendais quelque chose et que tu ne l'as pas eu, l'avais-tu formulé de manière à ce que ce soit compris ?

Si tu as l'impression d'avoir trop donné, pourquoi l'as-tu fait ? Attendais-tu quelque chose en échange ? Si oui, l'avais-tu formulé ?

 

Très cordialement,

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Les attentes :

 

Nous sommes élevés de cette façon. On ne nous a pas habitués à éclaircir les relations humaines privées sous forme de contrat. Je connais peu de gens qui soient à ce point évolués qu'ils peuvent se dire sans attente : ça va être la mère qui récompense son enfant parce qu'il l'a écouté, et dis maman, ça va être le sourire des parents parce que l'enfant a mangé son assiette? Ainsi l'enfant fait le lien entre manger et faire plaisir par exemple. On nous apprend plus à devancer le plaisir de l'autre qu'à satisfaire le nôtre.

Mais où est le contrat ? L'a t-on clairement stipulé ? Sauf dans certain cas où la récompense est lié à l'acte (tu me fais ceci, je te fais cela), mais sinon ?

 

Ainsi dans une famille ou une association ou une société, ce n'est pas rare que certaines personnes s'investissent plus que les autres, sans avoir formulé de condition à leur investissement, croyant à un moment bénéficier d'avantages ou de reconnaissance, et ceux-ci ne viennent pas, et je dirais même que leur participation devient gênante, et on se dépêche à la première occasion de les larguer.

Je l'ai vécu deux fois côté famille, et une fois côté société. Car je projette sur l'autre mon propre fonctionnement, et je sais reconnaître ce que l'autre fait pour moi. Et donc je ne pense pas que l'autre puisse me trahir et se servir de moi, et me jeter? C'est pourquoi je dis que j'ai l'impression de me faire avoir?

Mais j'évolue et maintenant que j'ai compris comment mon ennéatype fonctionne, je me donne le droit d'être plus méfiante? car on m'a appris que ce n'était pas bien !

 

Mais ce que je voulais surtout démontrer dans mon précédent post, c'est que si je suis un 6, pourquoi ne suis je pas plus méfiante que cela ? Car ce manque de méfiance fait que je me fais avoir, et en plus me fait mal choisir les personnes à qui je fais confiance. Ainsi ayant peur d'être trahie, je me trahis moi-même en attribuant ma confiance de la mauvaise façon?

 

Cordialement,

Maryse

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Fabien Chabreuil

Bonjour,

 

"Mais ce que je voulais surtout démontrer dans mon précédent post, c'est que si je suis un 6, pourquoi ne suis je pas plus méfiante que cela ? Car ce manque de méfiance fait que je me fais avoir, et en plus me fait mal choisir les personnes à qui je fais confiance. Ainsi ayant peur d'être trahie, je me trahis moi-même en attribuant ma confiance de la mauvaise façon?"

Je crois que tu t'es répondue toi-même. Le fait d'être méfiante ne donne pas forcément le discernement permettant d'appliquer ce mécanisme de manière appropriée.

 

C'est vrai de tous les types. Par exemple, en tant que 7, il m'arriver de faire des choix en croyant que cela me ferait minimiser la souffrance, et puis de constater à l'arrivée qu'au contraire, c'était la pire chose à faire.

 

Très cordialement,

Fabien

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