Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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>[Message repris de la discussion "Maintenir ses objectifs… ou dériver". Date d'envoi réelle : 26 septembre 1999 - 20h34]

 

Je note que dans ma manière de percevoir toute démarche, organisation, entreprise, projet, personnes, etc, je suis particulièrement sensible à la cohérence. En effet, pour moi, la cohérence est le fil conducteur qui relie le début et la fin d’une action, d’une démarche, d’un projet, etc.

Au travers de mes différentes activités professionnelles, j’ai pu constater que ma motivation s’estompait dès l’instant où je percevais une série d’événements qui reflétaient un manque de cohérence.

 

Sans cohérence, sans fil conducteur, il n’y a pas de logique, pas de lien qui unit les événements entre eux pour atteindre un but tangible, concret, précis.

Sans cohérence, il n’y a donc que des actions isolées, qui n’ont qu’un sens ponctuel.

Je suis donc très sensible à la cohérence en générale et j’analyse ceci comme étant un ressort qui me permet de sortir du « à quoi ça sert ? »

La cohérence est donc pour moi un moteur fort qui me permet pas à pas de construire un chemin qui a pour seul but de servir… et il faut que cela serve, sinon à quoi ça sert ?

 

Peut-être que travailler sur un projet de vie qui aura une immense valeur à tes yeux pourra te permettre d’engager une démarche cohérente qui te permettra, Florence, d’avancer pas à pas dans ton quotidien sur ton propre chemin de vie ?

 

Que vis-tu Florence par rapport à cette notion de cohérence ?

 

Francis

Francis (9 mu, Conservation)

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La cohérence est bien le maillon qui manque à ma vie. J'ai conscience de l'importance de ce mot, j'adhère à l'idée, mais ça ne reste qu'un concept. Impossible de suivre jusqu'au bout les lignes de conduite qu'il m'arrive de me fixer. Toujours cette contre-force intérieure qui finit par me paralyser et couper mes élans, même les plus motivés.

 

Concernant la musique, je voulais seulement dire que ce n'est pas parce que j'affirme apprécier différents styles que j'aime forcément tout sans condition. Je confirme que je ressens particulièrement ce que peut être la fusion à l'écoute d'un morceau. J'en discerne chaque note, chaque instrument, chaque nuance, et en même temps intègre l'ensemble. Je vibre jusqu'à la chair de poule. Je vis la musique qui pénètre les pores de ma peau. Et je m'oublie à travers elle. Ce qui ne me demande aucun effort. Mais je suis trop fainéante pour être moi-même musicienne et je m'en blâme. Les musiciens ne sont-ils pas, pour la plupart, des 4 ? Mais je suis persuadée qu'un jour, je saurais jouer. Je m'en donnerai les moyens. Peut-être le début d'une action cohérente à mettre en place ?

 

A bientôt de vous lire sur ce site !

 

Florence

  • 3 weeks later...
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Bonjour à Florence et Francis.

Juste un petit mot pour vous dire combien vos messages "Ne pas dériver" et "le 9 et la cohérence" font sens pour le 9 que je suis. Les messages de Florence sont particulièrement troublants car j'aurais pu y souscrire quasiment à la virgule près… Aurais-tu aussi une aile 1?

Dès que je disposerai d'un peu plus de temps (en gros quand j'aurais fini de narcotiser et de me disperser dans des activités moins prioritaires… rire…), j'y répondrai à tête reposée (un 9 a-t-il jamais la tête reposée???…)

C'est quand qu'on crée un club de 9…???

Voire un club de 9 en voie d'intégration…??? POSITIVONS!!!!!

enneafan

  • 2 weeks later...
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Pour répondre à enneafan… :

OUI, j'ai une aile 1. Mais cela fait maintenant longtemps que je l'ai mise de côté. Je ne l'ai utilisée que dans certaines circonstances, notamment avec mes enfants, et par son côté le plus caricatural et intolérable : juge de chaque instant, colères subites pour des riens, intransigeante… En bref : chiante. Jusqu'au jour où j'en ai pris conscience et où j'ai décidé de dépasser ces réactions primaires, peu (pas) réfléchies ni adaptées. Je crois même que j'ai tellement abusé de cette facette que j'ai dû faire une 6 de ma fille aînée, tellement j'ai eu des réactions violentes et imprévisibles avec elle. Depuis ce constat affligeant, "je me soigne" et en tous cas, j'essaie de ne plus succomber à ce comportement destructeur. Je me suis tellement comportée comme une 1 que j'ai longtemps crû que j'en étais une et qu'il m'a fallu 9 mois (!) pour convenir que décidément, non, je ne pouvais pas faire partie de cette famille à en juger (re-!) par ma façon de me vêtir (jamais rigoureuse, changeante avec mes états d'âme, tantôt jean-basket tantôt jupe-petites chaussures, le plus souvent surtout pas comme tout le monde, et surtout comme j'ai envie), surtout au vu de ma manière de ranger une armoire aux antipodes de ce que ferait tout(e) 1 qui se respecte (et qui le ferait sans l'ombre d'un doute tomber à la renverse, loin de s'imaginer qu'il soit possible d'avoir une vision d'horreur comme celle-là). Bref : je ne suis pas une 1. Mais je les comprends.

 

Je dois également avouer qu'après avoir lu Marie Hélène, notre 6 bien aimée, j'ai eu de sérieux doutes quant à mes certitudes d'être une 9. J'ai reconnu dans son témoignage tellement d'éléments qui me parlent que j'en suis venue à me demander si par hasard je ne ferais pas partie de cette famille. D'où ma question : 9 alpha ou bien 6 mu ? Comment pourrais-je le determiner ?

 

Florence

Fabien Chabreuil
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Bonjour à tous,

 

Il y a quand même quelque chose de très 9 dans cette discussion : le rythme ! Là où d'autres répondent à un message du tac au tac, le jour même, ici vous laissez le temps au temps. Merci d'ailleurs de le faire, c'est un des intérêts de ce panneau de constater la différence de style de communication entre les types et souvent elle est flagrante.

 

Quand on hésite entre deux types dont l'un est la désintégration de l'autre, trancher est assez aisé. Lequel correspond au fonctionnement normal et lequel au stress ? N'oublions pas qu'en cas de stress, les caractéristiques négatives de notre type de désintégration se rajoutent à celles de notre type de base et ne les remplacent pas.

 

Chère Florence, ne serais-tu pas plutôt pendant la lecture de ce panneau en train de fusionner (un mécanisme typiquement 9) avec la "bien aimée Marie-Hélène" ?

 

Très cordialement,

Fabien

 

P.-S. : Il est quasiment certain que le type est déterminé à la naissance, même si parfois il ne se "solidifie" qu'un peu plus tard. Tu ne peux donc pas être responsable du type 6 de ta fille ; c'est un caractère inné. Ce qui est acquis par contre et donc pour lequel l'éducation joue un rôle (mais pas le seul rôle), ce sont le niveau d'intégration dans le type, le sous-type, la variante alpha/mu et éventuellement l'aile principale.

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Je tombe des nues à la lecture de l'intervention de Fabien. Comment ? Le type serait quelque chose d'inné ? J'ai cru depuis que je côtoie l'ennéagramme qu'il s'agissait au contraire d'un mécanisme construit dans la petite enfance en réaction à notre environnement et je trouvais cette approche tellement plus pertinente et juste plutôt que de miser sur une très aléatoire étiquette tombée du ciel à la façon d'un hypothétique horoscope. Alors, quoi, quelle version accréditer ?

 

Ennéagramement vôtre.

 

Florence

Fabien Chabreuil
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Bonjour Florence,

 

Il y a une quasi-unanimité dans le monde de l'Ennéagramme pour considérer le type comme inné bien qu'évidemment ceci ne puisse être aujourd'hui prouvé totalement. Ce sujet a déjà été abordé dans plusieurs discussions, notamment dans :

Le débat entre l'inné et l'acquis est très ancien. A titre personnel, je crois que les solutions tout-inné ou tout-acquis sont trop simplistes et en contradiction avec les faits.

Quand tu auras lu les conversations qui ont abordé ce thème, si tu veux continuer à discuter du sujet, ouvre une nouvelle discussion et je serai ravi d'en parler plus.

 

Très cordialement,

Fabien

  • 4 months later...
Fabien Chabreuil
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Bonjour Florence,

 

Je ne sais pas si tu lis toujours ce panneau mais si, comme je l'espère, c'est le cas, je te conseille la lecture d'un article paru dans le dernier numéro (mars 2000) d'"Enneagram Monthly" : Inné et acquis : comment devient-on d'un type ?

 

Très cordialement,

Fabien

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