Institut Français de

l’ennéagramme

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Bonjour,

 

Fabien, dans un précédent message (cf. La résignation), tu évoques "le manque d'estime de soi du 4". Pourrais-tu expliquer ce que tu veux dire par "manque" ? Cela signifie-t-il qu'il n'existe pas d'estime de soi, quelle est inexistante en raison de la recherche d'identité ?

 

Mon Robert note : "Estime de soi : juste opinion de soi que donne une bonne conscience. Rapport de sens avec Fierté."

 

Il s'avère que lorsque quelqu'un fait allusion à la beauté, ou l'intelligence, ou la rapidité, ou encore l'humour, ou les vêtements (et caetera…) d'une tierce personne, je me dis aussitôt :

- je suis laid, ou pas assez beau, ou ignorant, ou lent… (et caetera bis).

C'est le tout ou rien, l'absence de "juste opinion".

 

S'agit-il bien d'une introjection ? Introjection liée à l'envie du 4, et donc à sa difficulté pour trouver son identité, en raison de ses changements émotionnelles, puisque le 4 prend les propos des autres comme des remarques.

 

Normalement, je devrais me dire, à propos de cette tierce personne :

- Chouette, voilà quelqu'un d'intéressant !

sans chercher dans un élan spontané à toujours me comparer, et ensuite à me dévaloriser (l'éternel "Excusez moi d'être aussi imparfait" et l'absence de fierté, "être fier" étant considéré comme un défaut majeur !). :confused:

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

Fabien Chabreuil
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Bonjour Christian,

 

Je me contenterai de la première moitié de la définition de notre ami commun, Robert. Je définirai l'estime de soi comme le fait d'avoir une juste opinion de soi, c'est-à-dire une reconnaissance de ses qualités et de ses défauts, sans minimiser l'un ou l'autre, sans prendre prétexte de ses défauts pour ignorer ses qualités. Le lien à la fierté ne me gêne par personnellement, qui distingue bien la fierté de la vanité ou de l'orgueil. Il me semble légitime d'apprécier ce qu'il y a de bien en nous. Je crois même que ce contentement de soi est nécessaire, car si je n'ai aucune ressource, comment pourrais-je progresser ?

 

Il me semble que c'est cet insuffisant contentement de soi qui chez le 4, rend la comparaison à l'autre à la fois perpétuelle et toujours négative, et qui ainsi permet l'introjection.

Si je suis content de mon intelligence (au hasard :sick:), on peut parler autour de moi de l'intelligence de quelqu'un d'autre, et je n'aurai pas envie de me comparer à cette personne et n'aurai donc rien à introjecter.

 

Dans le stage "Centres", nous donnons quelques exercices simples à faire pour chaque type. Un exercice pour le 4 consiste à dresser une liste de ses qualités, à l'afficher quelque part chez lui (si c'est possible), et à la lire régulièrement.

Et à la mettre régulièrement à jour.

Mettre à jour veut dire ajouter des qualités, et non pas en enlever ! :laugh:

 

Il importe aussi d'élargir la définition de ses qualités. Après chaque repas, je me brosse soigneusement les dents. Ce souci de l'hygiène, ce respect des autres (afin de ne pas les empuantir avec une haleine de phoque), voilà deux qualités.

SI !

 

Très amicalement,

Fabien

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Fabien,

 

J'ai mauvaise haleine ??? :laugh:

 

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

Fabien Chabreuil
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:laugh::sick: :sick: :sick: :sick: :sick: :sick:

 

Et bien voilà une qualité à mettre en majuscules sur la liste : l'humour.

 

Très amicalement,

Fabien

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Bonjour Fabien,

 

Merci pour ton aide et ton point de vue.

 

J'ai tenté d'établir cette liste, et vraiment je ne parviens pas à me trouver des qualités, vraiment. Cela me semble prétentieux ; du moins des qualités authentiques, valables et propres à ce que je suis. Sans doute est-ce parce que je suis en pleine période mélancolique !

De toute façon, je n'ai jamais pris au sérieux le fait que je puisse avoir des qualités, non pas ponctuelle, mains propre à ma personnalité.

J'entends ici et là des commentaires, tant positifs que négatifs, mais je ne parviens pas à "comprendre" les critiques positives à mon égard. Je ne parviens pas à admettre que l'on puisse parler de moi (sous-entendu "les autres ne me connaissent pas vraiment" = la fameuse quête d'identité !).

Je ne parviens pas à me défaire de cet état.

 

Je crois que je suis très gêné par les commentaires positifs, comme si je n'avais pas le droit d'être "aimable". Et je me dis : à cause de quoi ???? Pour quelles raisons dois-je sans cesse refuser des qualités qui pourraient être possible, faisant partie de moi ??? Pourquoi ces doutes ??? Cette perplexité ??

 

Est-ce également une des raisons pour lesquelles je ne parviens pas à mener des projets à leur terme, notamment l'écriture romanesque, ma grande passion, qui me plonge invariablement dans un dégoût profond de moi. D'où le combat, perdu d'avance, pour réussir à écrire. :kiss2:

C'est pourtant ce qui me tient le plus à coeur, outre les émotions, et la beauté du monde !

 

C'est surtout dans les moments créatifs ou "actifs" que ce manque d'estime est le plus fort, de même que pendant les moments de mise en relation subjective avec autrui.

 

Fabien, je perds pied continuellement. Je déteste mon apathie, et c'est le seul état dans lequel je suis plongé lorsque la mélancolie est trop forte. La routine s'installe et je me déteste en Etre placide, ne pouvant agir et apprécier le monde qui m'entoure.

 

Ce que tu me proposes n'est pas encore à ma portée.

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

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Bonjour Christian,

 

L'état que tu décris m'est connu, et je désire simplement ici t'encourager car cette situation n'est pas appelée à rester "statique". Le progrès est possible, même pour un 4 !

 

Etablir sa liste de qualités, et la tenir à jour est un outil tout simple même s'il peut te paraître impossible au début. Se rappeler régulièrement cette liste, surtout lorsque la mélancolie semble prendre le dessus, est un des moyens de ressortir du trou (pour un 4 en tout cas).

 

J'ai maintenant pris l'habitude de découvrir ce que je sais faire de bien, même si tout semble aller de travers. L'autre jour par exemple, un ensemble de situations m'a poussé dans la mélancolie. J'ai utilisé plusieurs outils appris en stage dont celui des qualités : comme j'avais l'impression d'être nul dans la confusion qui existait autour de moi et en particulier pour mon responsable pour qui je commence à travailler dans un projet difficile et très risqué financièrement, je me suis dit "qu'est-ce qui m'anime au fond de moi ?" et je me suis rendu compte de mon désir de soutenir mon chef, de lui être une aide et un encourageur. Je me suis focalisé sur cela, tout simplement et je me suis dit : c'est chouette, je suis capable d'être fidèle et de manifester du soutien. Et je l'ai fait… et les choses se sont arrangées. Et j'ai retrouvé du courage et du "peps". Basique, penseras-tu ? Oui, mais j'ai appris que les choses simples et… "banales"… ne sont pas les moins bonnes quand elles sont mises en pratique.

 

Autre chose. Le 4 que je suis avait l'habitude d'introjecter toutes les critiques (réelles ou inventées par mes émotions), et donc de me croire de plus en plus nul et en plus de ne pas m'arrêter sur les compliments ou de ne pas les croire. Patricia Chabreuil m'a dit une fois en stage : "Mais fais confiance aux autres, apprends à les croire lorsqu'ils te disent quelque chose de positif." Cela m'a paru incongru, bizarre. J'ai finalement mis en pratique cela, et j'ai découvert plusieurs pistes d'encouragement et je prends des moments pour chérir les qualités que j'ai reçues. J'apprends aussi à prendre du recul pour les choses négatives. Ce qui donne finalement un meilleur équilibre.

 

Attention, le résultat ne vient pas d'un coup, bouleversant tout, faisant de toi un 7+++++. Nous resterons des 4 ! Le chemin de progression est long, mais bien réel. Aujourd'hui, après 4 ans d'ennéagramme je commence à récolter des graines d'équanimité, ou simplement de paix et de sérénité. Les moments de trou noir ont diminué d'intensité, et sont plus courts… pour autant que je mette en action quelques outils…

 

Alors, sème, sème, sème et tu récolteras. Défricher une terre est le plus difficile. Il en est de même de celle de l'estime de soi.

 

De tout coeur avec toi,

Gabriel, 4 alpha, aile 3, un défricheur convaincu

Gabriel - Une vision multicolore de la vie - Type 4 alpha, aile 3, C=/- S-/+ X+

Fabien Chabreuil
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Bonjour à tous,

 

Gabriel, cela fait plaisir de te revoir participer pour partager ton expérience, et aider nos amis 4.

 

Christian, Gabriel a raison. Patience et persévérance sont deux éléments indispensables… et difficiles à mobiliser.

 

Il y a une forme d'orgueil à ne pas vouloir se reconnaître des qualités ordinaires. Cela rejoint une discussion sur l'authenticité à laquelle tu as participé hier soir. Tu as ces qualités simples, mais tu ne veux pas les reconnaître pour être différent.

 

Pourrais-tu aborder l'exercice dans l'autre sens. Quels sont les défauts que tu n'as pas ? A contrario, cela implique, même à un faible niveau, la qualité opposée.

 

Très cordialement,

Fabien

  • 2 weeks later...
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Bonjour Fabien, bonjour Gabriel,

 

Pensées en vrac.

 

Gabriel, merci pour ton intervention. J'ai pu à nouveau mettre en valeur un des points particuliers de l'ennéagramme : que vais-je devenir si je me coupe de mes automatismes ? Vais-je être quelqu'un d'autre ? Un 4 ?

Il existe cette peur de se perdre, d'aller vers l'inconnu… et puis c'est un challenge, l'apparition de ce qui fait défaut : la confiance (en l'avenir et en soi !).

 

A propos de l'estime de soi, donc, il me semble que je ne m'assume pas. La part d'imaginaire, cette envie inconsciente d'être toujours quelqu'un d'autre, d'être les autres en fait et de les jalouser et d'avoir envie d'être autrui par honte de moi, ce désir là, donc, me pousse à sans cesse me mentir sur mes choix, mes envies personnelles. C'est, il me semble, une impossibilité de "m'aimer" dans cette configuration.

 

Les périodes de crise, sous l'aspect de la mélancolie, font généralement suite à des prises de conscience des remises en questions, des actes ou des décisions. Dès que j'agis, comment les autres vont-ils me juger ? Doutes et donc perte d'identité et estime de moi-même au plus bas ! :laugh:

 

Dès que j'assume mes pensées ou mes actes, je vois apparaître de la honte.

Maintenant, je coupe ma honte. Je tente de m'en détacher, considérant qu'il ne s'agit que d'une auto-flagellation !! (Je me fais du mal, je souffre, donc j'ai des émotions intériorisées, donc je suis :tongue:)

Maintenant je me dis :

Oui, je ne suis pas parfait, oui, je suis particulier (comme tout le monde !), oui, quelques personnes peuvent me critiquer sur mes paroles ou mes actes, cela fait partie de ma personnalité complexe (comme tout le monde), et en même temps d'autres personnes peuvent m'aimer, un peu ou follement, tel que je suis ! :proud:

 

Je considère aussi que nous ne sommes pas forcément à la recherche, ou dans l'attente, d'un monde parfait.

 

Ces quelques pensées me permettent de ne pas me "survaloriser", ou de me surestimer, de ne plus être un jeune homme :tongue: incompris.

Sans doute aussi ne plus chercher exclusivement l'approbation d'autrui, et être alors comme eux ! Chercher plutôt à être soi-même et ne plus s'excuser de penser différemment.

 

On ne peut évoluer qu'à partir d'une vérité (la réalité), et non considérer son imaginaire comme référentiel.

A force d'entendre les autres dire que j'ai des qualités, je finis par les croire, car j'ai confiance en eux, sans chercher à les envier.

Je ne suis pas une seule émotion, l'une après l'autre, mais des émotions ensemble !

 

Puis-je dire alors que la recherche de l'estime de soi n'est pas forcément le but ??

 

Voilà.

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

Fabien Chabreuil
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Bonjour Christian,

 

"Je ne suis pas une seule émotion, l'une après l'autre, mais des émotions ensemble !"

Et d'autres choses aussi…

 

"Puis-je dire alors que la recherche de l'estime de soi n'est pas forcément le but ?"

Entièrement d'accord. Cela me semble plus être une conséquence, un bénéfice collatéral.

 

Très amicalement,

Fabien

  • 3 weeks later...
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Bonjour Fabien,

 

Juste une réflexion en sortant de mon premier cours d'Aïkido (un régal car j'étais au milieu de gens d'une grande gentillesse !).

 

Au lieu de chercher à s'estimer soi-même, est-ce qu'il ne vaut mieux pas, pour un 4, estimer les autres pour ce qu'ils sont ?

 

Je pense à un collègue que je soupçonne d'être 6, et sachant cela, je tente de le rassurer comme je peux, du moins, je ne me sens pas déstabilisé ou moins aimé parce qu'il doute de moi, de mes actes, parce qu'il ne va pas forcément dans mon sens !

Je l’estime tel qu’il est, un être à part entière que je ne pourrais pas changer, et avec qui je partage une certaine complicité.

 

Je pensais à "estimer les autres pour ce qu'ils sont", c'est-à-dire les aimer car je me rends compte que je ne sais pas aimer !

 

Je sais me nuire, me détester, me montrer que je suis incapable, mais vraiment, je ne sais pas écouter les autres, leur parler… les aimer !

Les aimer, non pas pour me faire aimer, mais juste parce qu'ils ont quelque chose à m'apporter, et/ou parce qu'ils n'ont rien à m'apporter, aussi.

 

Je pensais ouvrir une discussion sur ce thème : le 4 et l'amour.

Qu'en pensez-vous ?

 

Il m'est arrivé une expérience enrichissante et nouvelle depuis le stage Essence. Faute de temps, je la raconterai dimanche !

J'en suis encore très ému !

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

Fabien Chabreuil
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Bonjour Chrsitian,

 

De la même manière qu'on ne peut pas aimer les autres quand on ne s'aime pas soi-même, je ne crois pas qu'on puisse vraiment estimer les autres si on ne s'estime pas soi-même, car alors comment échapper à la rancoeur et à l'envie, et donc à la haine ? La problématique même du 4.

Ni qu'on puisse s'estimer sans estimer l'autre, car alors comment échapper à l'orgueil ? La problématique même du 2.

 

Il s'agit donc d'avancer à petit pas, en équilibre sur ces deux objectifs. Y a-t-il une jambe à bouger en premier ? Je ne sais pas. Il serait intéressant que des 4 nous disent ce qui a été le plus aisé pour eux.

 

Très cordialement,

Fabien

Nathalie-Marie
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Bonjour à tous,

 

Avant de connaître mon type, j'ignorais l'ampleur de la passion de l'envie chez le 4, mais je la constatais en moi, et je comprenais bien qu'elle était source de souffrance et m'empêchait de m'estimer, et de vivre pour de bon.

Aussi, petit à petit, j'ai cherché à la combattre, et comme ce combat porte de bons fruits, je continue.

 

Voici les points de croissance pour moi :

 

- J'essaie coûte que coûte de finir mes projets pour connaître la satisfaction du travail accompli, la joie de la concrétisation. Même si cela doit me prendre énormément de temps et d'énergie, même si je me lève parfois paralysée, je peux laisser filer du temps mais je ne décroche jamais de mon projet avant d'en avoir complètement fini. C'est un fil conducteur, quelque chose qui donne du corps à ma vie, et plus j'avance, plus le plaisir devient tangible. Le plaisir appelle l'estime.

 

- Pendant toute la durée de temps où je conduis ce projet, j'en profite pour déployer certaines ressources personnelles, me perfectionner sur tel et tel point, faire des recherches, imaginer de nouveaux plans… Bref, j'essaie aussi de me nourrir, et comme ces nouveaux apports exigent du temps, de l'attention, des efforts, je n'ai plus trop le temps de penser à moi dans ces moments-là. Et le décentrement de soi est une excellente chose pour gagner en bonne estime.

 

- Mes contacts avec des personnes déficientes m'ont fait un bien énorme. J'ai découvert qu'elles possédaient la chose la plus enviable qui soit au monde : la pureté du coeur, la bonté spontanée sans masque, sans rien. Or il est impossible d'envier une personne handicapée. Ces personnes m'ont donc permis de contempler une beauté morale sans en ressentir d'amertume ("elles possèdent ce que moi je n'ai pas"). Elles m'ont permis de me souvenir que cette qualité-là est préférable à tout. Beauté, intelligence, talents, richesses… tout devient très relatif à côté, et lorsque je me sens assaillie par l'envie, je parviens à revenir à cette qualité fondamentale. Privilégier en estime les plus faibles est un beau chemin d'estime de soi, me semble-t-il.

 

- Et enfin ceci, lié à la notion du temps : autant de fois que possible dans la journée, surtout dans les moments où mon moulin à pensées tourne en boucle, j'essaie de revenir à la sensation toute simple. Un exemple : j'épluche une pomme de terre tout en pensant à mille cinq cent trucs. Je réalise mon état d'emballement affectif et mental. J'arrête (acte de volonté). Je reviens à la sensation toute simple de ce que je suis en train de faire : je regarde, j'entends le bruit de l'épluche-légumes, je ressens le contact de la patate dans mes mains, etc. Peu importe si ça ne dure que quelques secondes, l'important est d'y revenir autant de fois possible dans une journée. Ca n'a l'air de rien, mais la méthode (tirée du Vittoz) me donne de revenir à l'ici et maintenant. Dans mon cas, je sais que je ne peux réellement m'estimer que lorsque je VIS les choses en temps réel. La rêvasserie stérile me fait trop souvent perdre pied dans l'envie ou l'orgueil.

 

Voilà Christian les quelques points qui me viennent comme ça ce matin.

 

Très amicalement,

Nathalie

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4 mu, sous-type conservation (intrépidité)

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