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Esthétique de la mélancolie, Marie-Claude Lambotte.


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Bonjour à tous,

 

Je viens de lire l'ouvrage de Marie-Claude Lambotte, Esthétique de la mélancolie (Aubier, 1999).

J'ai trouvé cet essai particulièrement complet sur l'état de mélancolie (histoire, philosophie, psychanalyse).

Les différents éléments de résolution de cet état, proposés par Marie-Claude Lambotte, ne me semblent pas suffisamment éclairants.

 

Questions :

- Peut-on devenir "spécialiste" de sa propre mélancolie afin d'en amoindrir les effets, ou d'éviter, si cela est possible, de demeurer dans cet état ?

- Quelqu'un a-t-il lu cet ouvrage ?

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

J. Robert Oppenheimer
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Bonjour,

 

S'agit-il de la mélancolie au sens psychiatrique du terme ?

c'est-à-dire "pathologie caractérisée par une profonde tristesse et un pessimisme généralisé". (Le Grand Robert)

 

Ou, psychiatriquement parlant, la mélancolie est un trouble psychotique.

 

D'avance merci de répondre à cette question

avant que je ne puisse aller plus loin.

 

--

Amicalement,

JRO

Oppie (E6 alpha, aile 5)

"L'optimiste pense que ceci est le meilleur des mondes possibles. Le pessimiste craint que ce ne soit vrai." (J. Robert Oppenheimer, 1904-1967)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour à tous,

 

Christian, que veux-tu dire par "devenir 'spécialiste' de sa propre mélancolie" ? Je crains que pour un 4, cela ne signifie l'étudier et l'analyser, ce qui ne ferait au bout du compte que la renforcer.

 

En Ennéagramme, nous observons nos caractéristiques égotiques, mais nous les analysons pas. Ton ego est mélancolique. Et alors ? Ton essence est bien équanime. Et toi, tu es.

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Oppie, Bonjour Fabien,

 

Marie-Claude Lambotte est psychanalyste.

La mélancolie est utilisée dans son acception médicale.

 

J'ai voulu entreprendre la lecture de cet ouvrage afin de reconnaître les éléments, ou symptômes, susceptibles d'être de la mélancolie.

Connaissant mon ennemi, je pourrai m'en défaire. Je pourrai réduire sa durée ou sa portée.

 

Le travail ne fait que commencer ; il me tarde les stages !!

 

Mais franchement, Fabien, lorsque tu écris "Toi, tu es", je demeure dans une perplexité intense !

Il est clair que je me reconnais plus facilement dans la mélancolie que dans "autre chose" de plus inhabituel !

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

J. Robert Oppenheimer
Posted

Bonsoir Christian,

 

Puisque c'est au sens médical, psychiatrique du terme, voici ma réponse.

 

Qu'est-ce que la mélancolie ?

Une psychose.

Une pathologie caractérisée par une profonde tristesse et un pessimisme généralisé.

 

Qu'est-ce qu'une psychose ?

Une pathologie dite de nature endogène.

C'est-à-dire une maladie dont les causes sont physiologiques (disfonctionnement cérébral).

… dont voici quelques autres : paranoïa, schizophrénie, bipolarité.

 

Il apparaît clairement que le psychopathe

(le mélancolique au sens psychiatrique du terme)

souffre d'un disfonctionnement physiologique.

C'est l'appareil qui sert à interpréter les choses

(soit le cerveau) qui est déréglé.

Les perceptions sont donc nécessairement alterées

puisque c'est le cerveau qui les permet, qui, en partie, les génère.

 

De ce point de vue, le psychopathe, en connaissance de sa maladie ou non,

ne saura pas en sortir sans aide médicale physique.

(Et ce traitement n'existe pas à l'heure actuelle).

 

Maintenant, s'il s'agit du sens philosophique du terme :

Celui qui est névropathe et non pas psychopathe.

Soit celui qui est mélancolique à cause de l'extérieur

(de ce qui lui a été donné à interpréter plus que de son appareil - cerveau).

Celui-ci pourra, pense-je, changer et "se guérir" ou "se stabiliser".

A l'aide de la connaissance, mais laquelle ?

Cela demeure une question sans réponse.

 

Et pour exprimer la situation du névropathe,

voici une citation de feu Leibniz, à laquelle j'adhère :

"Il n'est point en notre pouvoir de changer d'opinion, dont on croit avoir de bonnes raisons, à moins que d'en avoir de plus fortes."

 

Aussi, la raison plus forte doit être connue : d'où la connaissance.

(celle dont tu parles en est une).

 

--

Bien à toi

JRO

Oppie (E6 alpha, aile 5)

"L'optimiste pense que ceci est le meilleur des mondes possibles. Le pessimiste craint que ce ne soit vrai." (J. Robert Oppenheimer, 1904-1967)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour à tous,

 

Mais franchement, Fabien, lorsque tu écris "Toi, tu es", je demeure dans une perplexité intense !
Pourquoi ? Toute qualification de notre identité est une inexactitude, une injustice à notre égard. Je ne suis pas tempérant ou intempérant, beau ou laid, intelligent ou neuneu. Je suis.

Je ne voudrais pas faire de la pub, mais accéder à cet état, et à d'autres, est un des thèmes du stage "Néti néti".

 

Oppie, je crains de ne pas être d'accord avec Leibniz, et donc avec toi. La phrase citée est une tautologie, parce qu'évidemment pour "changer d'opinion", il faut bien avoir de fortes raisons de le faire.

Mais un changement d'un autre ordre, au sens de Gregory Bateson, est tout simplement de n'avoir point d'opinion.

 

Très amicalement,

Fabien

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