Institut Français de

l’ennéagramme

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Confirmation type 9


Christine

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Bonjour Christine, bonjour Fabien,

 

Fabien, j'ai bien lu et relu ta réponse. Effectivement, dans les drivers, j'ai confondu "essaie plus fort" et "sois fort".

 

Christine, je dois dire que ce dernier long message oriente vraiment vers le 4. Tu y parles beaucoup de honte, de mésestime, et de ta recherche d'originalité, ou tout au moins de différence. Je te remercie de la confiance que tu nous fais en ouvrant ainsi ton coeur.

 

Si je me réfère à tes certitudes, le 4 alpha (Emotionnel => Mental => Instinctif) se désintègre en 2 et s'intègre en 1.

De quelle façon aurais-tu souhaité travailler avec tes psy ?

Il semble qu’aucune des deux ne t'as convenue : l'une a renforcé ton aptitude à la mélancolie, l'autre ton ego.

 

Tu as peur que ton ego reprenne le dessus, mais tout le long de ton message, tu nous racontes avoir toujours vécu avec lui et pour lui. Comment peux-tu donc en avoir peur maintenant ? Tu dois le connaître suffisamment bien pour savoir comment il va agir avec toi.

Par contre, comment dois-tu le combattre ?

Dois-tu au contraire l'apprivoiser ?

 

A bientôt.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

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Fabien Chabreuil

Bonjour à toutes,

 

Désolé d'insister lourdement.

 

Christine s'est prise longtemps pour un 1 alpha, elle a facilement joué en entreprise le rôle d'un 1, "peu intégré selon ses propres termes. Cela rend quasiment impossible le 1 en tant que type d'intégration.

L'hypothèse 1 alpha impliquait une répression du centre mental qui semblait certaine, et dont l'origine a été retrouvée dans une autre conversation (ici).

 

Bref, si 4 il y a, ce qui reste à prouver, c'est très vraisemblablement du 4 mu.

 

Très cordialement,

Fabien

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  • 3 weeks later...

Bonjour à tous,

 

Isabelle, c'est moi qui te remercie pour me lire et prendre le temps de répondre. :wink: C'est rigolo, je me suis posée les même questions que toi.

 

Maintenant que je comprends le fonctionnement du type 4, je me rends compte que je n''avais pas besoin de travailler avec un psy. Je me sentais incomprise, mais ce qui me troublait le plus était que je ne me comprenais pas moi-même. J'avais besoin d'un développement (aide) plus psycho-spirituel. Mais je ne vais pas rentrer dans les détails, car je ne sais pas si un adolescent a la capacité de faire ce genre de développement.

 

En ce qui concerne l'ego, oui, j'ai peur. J'affirme toujours haut et fort que je n'ai peur de rien. :kiss: Alors, j'ai décidé d'écrire "j'ai peur que mon ego reprenne le dessus" car :

- C'est ce que je ressens. :wink: J'ai longtemps accepté la souffrance, je la trouvais normale et faisant partie de mon développement psycho-spirituel… Pour reprendre ton expression, j'avais apprivoisé la souffrance et la mélancolie. Je pensais que je devais vivre avec au lieu de la mettre de côté.

- Pour ne pas l'oublier et me méfier de moi-même. Plus j'apprends sur moi grâce à l'Ennéagramme, et plus j'ai la conviction que je suis spéciale, différente, voire supérieure aux autres… :cool: Et paf, je repars dans mes vieux automatismes. :sick:

Bon je dois être en train de faire des progrès, car avant j'aurai pensé qu'il fallait combattre mon ego. Alors que maintenant, je suis en phase d'acceptation.

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine,

 

Rassure-toi. Beaucoup de gens ne se comprennent pas. Avant de vraiment travailler sur soi, sait-on vraiment pourquoi on agit, pourquoi on a telle ou telle réaction, quelles sont nos motivations de base ?

 

Pour ma part, l'ennéagramme m'a beaucoup aidée à voir clair en moi et m'aide toujours. J'ai des réactions, mais je les analyse mieux et j'arrive même à les expliquer. Je donne un mode d'emploi de ma personne à qui le veut bien, car j'en ai moi-même besoin pour vivre avec les autres.

 

En ce qui concerne la souffrance et la mélancolie, comprendre pourquoi on les vit, à quoi elles nous servent, si elles ont un intérêt dans ce que à quoi nous voulons arriver. Car, j'ai parfois la sensation que des gens souffrent sans chercher à savoir pourquoi ils souffrent. La souffrance est subjective ; un même évènement sera ressenti de façon différente par différentes personnes. S'il te fait souffrir particulièrement, il serait intéressant que tu saches pourquoi, à quand cela remonte et si tu tiens à continuer à souffrir ?

Le système des questions qui amènent des réponses qui amènent des questions peut faire remonter assez loin. Exemple : qu'est-ce qui me fait souffrir ? … Pourquoi la … me fait souffrir ? … Y a-t-il une raison à ce que … me fasse souffrir ? Est-ce normal que je souffre de … ? La … est-elle une raison à elle-seule de souffrance ? Si non, pourquoi, moi, la … me fait souffrir ? Est-ce que cette souffrance me complaît ? Est-elle utile ? Me bloque-t-elle dans mes projets ?

Tu vois, il ne s'agit ni de vivre avec, ni de la mettre de côté, mais bien plutôt de l'analyser. De comprendre n'enlève pas toujours les problèmes, mais aide grandement à les éliminer si on trouve des solutions ensuite pour s'en débarrasser.

 

Tu finis par une légère contradiction : tu serais en phase d'acceptation de ton ego alors que dans le paragraphe précédent, tu parlais de mettre la souffrance de côté. Or, il semble que c'est cette différence qui t'amène de la souffrance ?!?! Mais peut-être est-ce la voie de l'intégration : accepter son égo, le travailler ensuite pour le combattre… éventuellement ?

 

Amicalement.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

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  • 2 weeks later...

Bonjour à tous,

 

Je fais suite à une autre conversation (Mon père est-il un 8 ?) où je parle de la relation parent-enfant. Je souhaite protéger mes parents car je les ai vu souffrir. J'ai perçu à un moment donné dans ma jeunesse une certaine souffrance et cela me provoque alternativement de la tristesse et de la rage.

Maintenant je comprends comment j'entretiens ces émotions, en les prolongeant dans le temps, en les amplifiant parfois. Ces émotions sont toujours présentes en moi ; j'alterne aussi leur intensité.

Il s'agit de la souffrance des autres, mais c'est plus fort que moi, j'ai besoin de prendre sur moi une part de responsabilité, de me sentir impliquée.

Au risque de paraitre ridicule, je peux même dire que je préfère souffrir à voir mes parents souffrir.

En y pensant bien, c'est peut-être une des raisons pour laquelle je suis restée aussi longtemps à l'étranger. J'ai toujours eu l'impression qu'être loin des "problèmes" de mes parents me ferait du bien et me permettrait de commencer à vivre ma vie librement. Maintenant, il est aussi possible que je pensais : tant que je reste loin de ma famille, il n'y plus de souffrance… et même s'il m'arrive de souffrir car je suis loin et seule, je trouve ma propre souffrance moins importante ou plus supportable.

Est-ce bien cela l'introjection?

 

Je ne savais pas comment aborder les questions d'Isabelle, et finalement je me mets à parler de la souffrance…

 

:kiss2:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine,

 

C'est étonnant que tu aies dit que, ne pouvant répondre à mes questions, tu as parlé de la souffrance.

 

Tout le temps que j'ai lu ton texte, je me suis demandé si c'était bien toi qui était finalement 4. J'ai beaucoup pensé à un film, étudié sur le Ciné-agramme, "La vie est belle", où un père, par amour pour son jeune fils, a, tout le temps de leur incarcération dans un camp de concentration allemand, fait croire à son enfant qu'ils étaient en train de vivre un jeu dont le prix était un char. Le père est finalement mort, mais l'enfant a bien vécu son internement.

 

Chacun a un rôle dans la vie. Le tien est d'être la fille de tes parents, et non leurs parents. Ce dernier rôle leur revient à ton sujet.

On ne peut éviter la souffrance à quiconque, mais on peut certainement la rendre moins dure.

Ton rôle étant circonscrit, vis à vis de tes parents à celui d'enfant, comment peux-tu leur rendre la vie agréable ? Peut-être ne voient-ils aucune souffrance, là où toi en voyait ? Il vaudrait mieux leur demander plutôt que de te démener dans un sens qu'ils ne comprendront peut-être pas ?!?!?

 

Ton rôle est surtout de te sentir le mieux possible dans ta tête et dans ton corps. Et là, y a-t-il réellement de la souffrance ? De quoi ? Pour quoi ?

Est-ce toujours utile que tu restes dans cette souffrance ?

 

A bientôt.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

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Bonjour Isabelle,

 

J'ai bien fait la part maintenant entre le rôle de mes parents et ma place (l'autre conversation m'y a aidé).

 

Dans mon dernier message, je n'évoque pas réellement la souffrance, même si je répète plusieurs fois ce mot.

 

Je veux m'arrêter sur moi, je veux comprendre pourquoi est-ce que je pense comme ça ? Une partie de moi pense que mon analyse est vraiment immature, mais j'ai ces sensations à l'intérieur de moi. Pendant longtemps, je n'ai pas osé les exprimer pensant que c'était infantile, mais j'ai décidé de me lancer. Je pense qu'il s'agit d'introjection mais j'aimerais une confirmation. Enfin, je vais penser à d'autres exemples d'introjections.

 

:kiss2:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine,

 

L'introjection consiste à prendre ce qui vient de l'extérieur de soi sous la forme d'une émotion avant toute autre chose (réflexion, action…). Christian en parle très bien avec des exemples ici.

 

Ce que tu décris donc dans ton message de 9h57 sur ton éloignement ne me fait pas trop penser à de l'introjection. En revanche, lorsque tu dis "Une partie de moi pense que mon analyse est vraiment immature, mais j'ai ces sensations à l'intérieur de moi.", cela me fait plus penser à de l'introjection dans la mesure où les émotions et le ressenti semblent être présents AVANT la réflexion. A toi de confirmer que c'est bien le cas et que les émotions précédent bien ta réflexion (par une auto-observation pas toujours évidente à faire…).

 

:kiss2:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Bonjour Eric,

 

Merci pour ton intervention.

 

J'ai lu cette conversation sur l'introjection, j'avais eu l'impression de comprendre, mais apparemment ce n'est pas le cas.

 

En général, je préfère nier mes émotions ; c'est sans doute pour cela que j'ai initié la conversation sur le type 9. Je voulais me convaincre que je n'avais pas de besoins pour justement nier ou refouler mes émotions. Et le ressenti, comme tu dis, est bien présent. C'est vrai, je passe tout à travers ce filtre.

 

Quand je lis les messages de Christian, cela ne déclenche aucune émotion en moi, je dis que je comprends mais je ne suis incapable de chercher plus loin.

Aucune émotion, ce n'est pas vrai, je l'envie un peu. Isabelle, je vais te rendre :confused: avec mes contradictions… Je ne le fais vraiment pas exprès. :confused:

 

Pour l'action, c'est pareil. J'ai besoin d'une émotion pour me mettre en route, et là encore j'y voyais la répression du centre instinctif (que j'avais voulu associer au type 9). Par exemple, au travail, quand je reçois des encouragements ou je vois qu'on valorise mon travail, j'ai des ailes qui poussent et je fonce… Mais bon, ce cas est plutôt rare, et je dois me conformer d'une ambiance morose… Pas de motivations…

 

:kiss2:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Christine,

 

Je viens de m'apercevoir qu'il manquait un élément dans mon message précédent. L'introjection est le mécanisme de défense du 4, ce qui signifie que ce mécanisme est utilisé comme un moyen de défense de l'ego pour défendre la compulsion du type (pour le 4, l'évitement de la banalité donc). Il ne s'exerce donc pas en permanence, disons plutôt lorsque l'ego se sent menacé. En cas d'introjection, les émotions ressenties sont ainsi le plus souvent inappropriées, déconnectées de la réalité et, la plupart du temps, amplifiées artificiellement (en intensité et/ou en durée). C'est principalement pour cela que les 4 ont un autre mécanisme de défense qui vient prendre le relais. C'est celui de sublimation qui permet ainsi d'évacuer le trop-plein d'énergie émotionnelle provoqué par l'introjection.

 

En revanche, les 4 étant dans le centre émotionnel, ils appréhendent donc quasi-systématiquement le monde au travers d'un filtre émotionnel. Ils vivent donc plutôt des émotions fortes et peuvent passer très rapidement d'une émotion à une autre.

 

J'espère que cela sera un peu plus clair pour toi.

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

"Par exemple, au travail, quand je reçois des encouragements ou je vois qu'on valorise mon travail, j'ai des ailes qui poussent et je fonce…"

Pourrais-tu détailler ? En quoi est-ce important pour toi ? De qui doivent émaner ces encouragements pour qu'ils te donnent des ailes ?

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour à tous,

 

Eric, tu fais bien de préciser car j'oublie rapidement ; d'un côté, il y a le yoyo des émotions que je dois apprendre à gérer, et de l'autre, les émotions inappropriées… de l'introjection.

 

Par exemple, au travail, quand je reçois des encouragements ou je vois qu'on valorise mon travail, j'ai des ailes qui poussent et je fonce…
- "Pourrais-tu détailler ?" Je suis indépendante dans mon poste de travail et j'aime ça. J'ai très peu de contrôle de la part de mon directeur ; je fais bien mon travail, et je sais qu'il est content car il me laisse beaucoup d'autonomie. Malheureusement, il n'y a pas vraiment de politique d'entreprise (= quelque chose qui doit exister dans les autres sociétés = dans les autres entreprises, l'herbe est plus verte…) : je n'ai pas d'objectifs, je gère mon temps comme je veux, la relation entre collègues (nous sommes cinq au total) est plus de type amicale que professionnelle. Mon travail aurait l'air vraiment sympa pour d'autres, mais pas pour moi. Ma manière de communiquer est plutôt complexe, et alors je ne me sens pas toujours à l'aise dans cette ambiance bonne enfant. En plus, je ne peux pas compter à 100% (disons 75% pour pas paraitre trop exigeante :rofl:) sur mes collègues comme professionnels. Si je rajoute ce manque de confiance, il y a des jours où je m'angoisse énormement dans mon travail.

Avant j'étais plus exigente envers mes collègues, période que j'évoquais comme type 1 peu intégré.

Mais je ne cherche plus à révolutionner mon lieu de travail ou à m'imposer. Par moment, j'ambitionne le poste de mon directeur (j'ai la capacité) ; mais cela ne dure pas longtemps, c'est plus par envie.

 

- "En quoi est-ce important pour toi ?" Par les encouragements, je recherche simplement une émotion nouvelle pour m'activer, me sortir de ma routine, me donner un nouvel objectif, et donner un sens à ce théâtre absurde que nous représentons chaque jour.

 

- "De qui doivent émaner ces encouragements pour qu'ils te donnent des ailes ?" De mon directeur.

Entre collègues, on ne se fait pas de compliments, et d'ailleurs d'en recevoir, je ne les jugerais pas vraiment sincères. Je doute de leur (vulgaire :lame:) opinion :blush:, et je crains de ne pas être à la hauteur. Par ailleurs, quand la direction générale vient nous rendre visite, on ne recoit jamais de compliments ; cela me chagrine un peu. Quelques fois, ils en font à un collègue de ma hiérarchie (toujours le même :wink:), ça me fait terriblement mal. Envie, quand tu nous tiens…

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour à tous,

 

Je suis contente de m'être exprimée librement dans mon message d'hier ; par contre, je ne suis pas vraiment fière de ce que je raconte. Je crois que je fais ressortir totalement mon ego : je suis sensible, je suis différente. Et je reproche un manque de respect de la part de mon entourage (= manque de respect envers ma sensibilité et donc envers mon ego).

 

Après avoir envoyé mon message, j'ai passé la majeure partie de la journée irritée après mon entourage. Je me suis quand même forcée à dépasser mon dégoût (envers le manque de respect) en essayant de plaisanter avec mes collègues. Le sens de l'humour était présent en moi (j'aime la dérision), mais la façon de m'exprimer sonnait plutôt à sarcasme. Evidemment après ça, je ne pouvais que percevoir du mépris envers moi ; bref, j'arrive à la conclusion que je suis totalement incomprise, ce qui me trouble énormement, je ne sais plus de quelle façon communiquer. Alors je reste dans mon coin. Mes collègues évidemment ne montre aucun intérêt ; l'indifférence plane dans l'air. Et en un sens, je perçois cela comme une marque de différence. Je suis donc dans mon ego, car on me confirme indirectement que je suis différente !!! Et le prix de cette différence, c'est de la souffrance quotidienne…

 

J'arrête là l'analyse. J'ai l'impression que tout cela ne m'arrive pas à moi, mais à quelqu'un d'autre et que je suis un témoin.

 

En tout cas, même si je parle de "vulgaire opinion" des autres, je ne veux pas y inclure les lecteurs, et ceux qui participent à cette conversation. Et si je le fais involontairement, c'est vraiment dommage pour moi de ne pas savoir profiter de la générosité que nous offre ce forum de discussion.

 

:wink::blush:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine,

 

Autant être clair, je dois t'avouer que je suis un peu perdu. :wink:

 

Je n'ai malheureusement pas le temps d'être très précis aujourd'hui, mais il y a des petites choses que je ne comprends plus très bien. Peut-être pourras-tu m'éclairer un peu.

 

Par exemple, tu dis dans un message (lundi 22 à 14h24) : "En général, je préfère nier mes émotions." Cela me paraît des plus étranges pour un 4. Peut-être s'agit-il simplement d'une formulation que je n'ai pas bien comprise… Pourrais-tu préciser un peu plus ce que tu entends par "nier tes émotions" ?

 

Ensuite, je ne comprends plus très bien quel centre tu réprimes ou penses réprimer… Est-ce le centre mental ou bien le centre instinctif ? Dans une autre conversation, tu parlais de la répression du centre mental… et dans celle-ci tu fais plutôt référence à la répression du centre instinctif.

 

Enfin, concernant ton dernier message, peux-tu préciser quel est le lien exact entre ce que tu as écrit hier et le fait que tu as "passé la majeure partie de la journée irritée après [ton] entourage". Finalement, peux-tu expliquer en quoi c'est important d'être comprise par les autres (ou tout du moins de ne pas "être incomprise") ?

 

Merci pour tes précisions qui pourront m'aider à y voir plus clair

:blush:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Bonjour Eric et bonjour à tous,

Un peu perdu. :confused: C'est vrai, mon langage n'est pas très clair. Je mélange des faits, des sentiments anciens, des émotions présentes ; j'ajoute une nouvelle idée qui me passe par la tête à la fin de chaque ligne… Et pourtant, j'avais eu l'impression d'être claire (tout au moins dans mon dernier message), car beaucoup de choses s'éclairent en moi au fil de la discussion et aussi de la lecture d'autres conversations.

Ces trois pages de discussion tournent autour de la recherche de relations profondes et authentiques, et de la peur d'être rejetée. Malheureusement et par honte, je tourne autour du pot et n'ose pas parler franchement.

Je consacre toute mon énergie aux relations interpersonnelles. C'est important pour moi de maintenir des relations agréables. Je préfère la qualité à la quantité ; mais devant le peu de relations profondes, parfois je me désespère et "saute sur tout ce qui bouge", sans vérifier si c'est approprié (comme dans mon travail).

Il me reste peu de temps à consacrer à mes activités, j'aime toujours faire des choses originales ; c'est pour moi une importante source de satisfaction. Je ne réalise pas souvent ce que j'ai envie de faire parce que je m'aperçois que l'activité n'est pas aussi originale que je le pensais. Et en même tant, je me sens très fatiguée et sans énergie (dans ces cas, je réprime le centre instinctif).

Très cordialement,
Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonsoir Christine,

 

Je vais un peu insister… mais, pour moi et vu d'ici, il y a beaucoup d'éléments qui ne sonnent pas 4.

 

Je trouve qu'il serait vraiment très dommage que tu te reconnaisses dans un type qui ne serait pas ton type réel. Je cherche donc à vérifier, avec toi, les points qui me paraissent obscurs, étant donnée la volonté que tu mets à vouloir trouver ton type et à chercher à t'améliorer.

 

Tout d'abord, je pense qu'il est vraiment très important pour toi que tu clarifies ta hiérarchie des centres.

Dans le cadre de l'hypothèse du type 4, si tu réprimes le centre instinctif, tu serais de variante 4 alpha : cela ne colle pas avec une désintégration en 1 comme Fabien l'a déjà fait remarquer ainsi qu'avec d'autres points déjà évoqués dans cette discussion…

Si tu réprimes le centre mental, ton centre de support est donc le centre instinctif et ce serait a priori ce centre qui fonctionnerait le mieux… ce qui semble aussi en contradiction avec certains points abordés ici…

Quel centre penses-tu donc réprimer ?

 

Je reprends aussi ma question précédente à laquelle tu n'as pas vraiment répondu en ce qui concerne le fait de nier ses émotions… Pourrais-tu vraiment préciser ce que tu as voulu dire par : "En général, je préfère nier mes émotions." A d'autres moments, tu as aussi fais référence à une absence (ou une répression) d'émotion et peut-être pourrais-tu un peu clarifier cela aussi.

 

Lorsque tu dis "Je consacre toute mon énergie aux relations interpersonnelles", je ne suis pas sûr que cela soit réellement la préoccupation des 4. En revanche, cela oriente plus certainement vers un sous-type sexuel ou peut-être social. Peux-tu préciser s'il s'agit de relations avec essentiellement une/des personnes (prises individuellement) ou plutôt un/des groupes?

 

Aussi, le type 4 n'est pas exclu, mais je pense sincérement qu'il serait intéressant pour toi que tu puisses apporter quelques éclaircissements à tout cela, car, comme je le disais au début de ce message, il serait vraiment dommage que tu passes à côté de ton type réel.

 

Très amicalement.

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

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Bonjour Eric,

 

Mon dernier message ne répondait pas directement à tes questions. J'aime tes questions, elles m'aident beaucoup. Mais quand je commence à répondre, je pars dans tous les sens, j'ai envie d'écrire beaucoup de choses et je perds de vue ce qui me motive. J'ai voulu définir mes motivations dans mon dernier message. Excuse-moi de ne pas avoir fait cette précision avant.

 

Hiérarchie des centres : Emotionel -> Instinctif -> Mental

 

1- Emotionel

 

"Nier les émotions" : je veux dire "Je n'ose pas exprimer mes émotions" ou, pour ne pas reprendre le mot "émotions" que j'emploie peut-être trop et mal, "Je n'ose pas m'extérioriser".

J'ai peur du rejet. J'ai analysé cette peur : dans ma famille, où je me sens bien et à l'aise, je m'extériorise peu ; quand je le fais et que je rie de bon coeur, cela dérange ma mère (ce n'est pas une projection ; je lui ai posé la question sur un exemple précis).

 

Les émotions sont bien là. Ton dernier message m'a fait pleurer et j'ai eu bien du mal à me tranquiliser. Tu vois, je n'avais pas voulu te le dire :

1/ pour ne pas te gêner et déranger

2/ en lisant ton dernier paragraphe, je repensais à un épisode qui s'est passé il y a trois ans.

A l'époque, je n'avais pas exprimé mon ressenti vis-à-vis d'une personne (je passe sur les détails pour ne pas alourdir la discussion) ; je m'aperçois de l'effet boule de neige de garder tout à l'intérieur de soi. D'ailleurs, quand j'écris ces lignes, je sens les larmes monter en moi.

(J'en profite pour dire que j'ai analysé cet incident, fait la part des choses, je n'avais tenu compte que de mes émotions sans prendre en considération la situation ; mes sentiments et mon ressenti étaient totalement exagérés par rapport à la situation).

 

"Je consacre toute mon énergie aux relations interpersonnelles."

Ma préoccupation essentielle est d'éviter toute forme de rejet plutôt que d'appartenir à un groupe. Je veux qu'on m'accepte comme je suis. Je préfère les relations avec une seule personne, car c'est plus facile d'avoir une relation profonde avec une personne qu'avec un groupe. Dans les groupes, je suis mal à l'aise car on parle de tout et de rien (= pas de relation profonde). Je travaille dans une société, je fais des activités sportives… Comme je ne peux pas fuir les groupes, j'essaye de m'adapter tant bien que mal. Je ne cherche pas à appartenir à un groupe à tout prix ; je suis relativement indépendante, je fais aussi beaucoup de choses sans prendre en considération les autres. :wink:

 

2- Instinctif

 

Je ne réalise pas souvent ce que j'ai envie de faire parce que je m'aperçois que l'activité n'est pas aussi originale que je pensais. Et en même tant, je me sens très fatiguée et sans énergie (dans ces cas, je réprime le centre instinctif).

Je ne pense pas réprimer le centre instinctif. Je pense à la procrastination (en voilà un mot bien compliqué, je me demande d'où il sort ???). D'après ce que j'ai compris, je peux faire de la procrastination sans réprimer le centre instinctif.

Tu dis que le centre de support est le centre qui fonctionne le mieux, mais il dépend quand même du centre préféré et donc de mon humeur.

 

3- Mental

 

Je l'explique dans une autre conversation (Comment diminuer la répression du centre mental).

Je travaille cet aspect.

C'est sans doute ce qui a manqué à mes messages. Je parle en fonction de mon ressenti et j'oublie d'analyser les choses. Je le fais à présent et j'espère devenir un peu plus claire à partir de maintenant.

 

Je crois que j'ai répondu à toutes tes questions (même si j'ai répondu dans le désordre). Tes questions et l'analyse que j'ai pu faire ces derniers jours m'ont apporté énormement, et pour le moment j'ai du mal à trouver les mots pour te/vous faire partager mon expérience.

 

:blush:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonsoir Christine?

 

Alors déjà : :wink:, :lame: et :rofl:

 

Je suis sincérement désolé que tu aies eu du mal à retrouver le calme après la lecture de mon dernier message. J'espère qu'après coup, il aura été constructif et que toute cette discussion te permettra d'y voir plus clair. C'est ce que semble d'ailleurs indiquer ton dernier paragraphe et je m'en réjouis avec toi. Et s'il te faut encore un peu de temps pour nous faire partager ce que tu ressens, cela n'est absolument pas un problème. :peur:

 

A la lecture de ton dernier message, je dois dire que je ne suis toujours pas persuadé de l'hypothèse 4, bien que la hiérarchie des centres semble plus claire.

 

Afin de faire un point sur l'hypothèse 4, je te propose donc de nous parler de :

- L'orientation du 4: comment cette orientation se manifeste-t-elle chez toi? Comment la vois-tu et la vis-tu dans ta vie de tous les jours ?

- Comment se manifeste chez toi la fixation de mélancolie ? A quelle fréquence ? Avec quelle intensité ?

- Pour faire écho à une autre discussion, comment vis-tu le sentiment de manque ?

- Comment se manifesterait chez toi les instincts du 4 : intrépidité, honte et compétition ? Pourrais-tu nous donner quelques exemples précis de manifestation de ces sous-types ? Dans quel sous-type penses-tu aujourd'hui te reconnaître principalement ?

 

Et si tu apprécies mes questions, il se pourrait que, en bon 6, j'en ai plein d'autres pour la suite. :blush:

 

Très chaleureusement. :blush:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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  • 1 month later...

Bonjour Eric,

 

Voici mes réponses.

 

L'orientation du 4: comment cette orientation se manifeste-t-elle chez toi? Comment la vois-tu et la vis-tu dans ta vie de tous les jours ?
J'aime le beau, je suis sensible aux belles choses et là je pense avant tout aux objets de décoration. J'aime que ma maison soit décorée, soit par l'achat d'objets choisis minutieusement, soit par la recherche périodique de renouveler la décoration jusqu'à ce que j'obtienne un ensemble qui me contente.

 

Comment se manifeste chez toi la fixation de mélancolie ? A quelle fréquence ? Avec quelle intensité ?
Je deviens mélancolique paradoxalement quand j'ai tout ce qu'il me faut. Par exemple, j'ai fait beaucoup de progrès ces derniers temps, j'ai amélioré très nettement ma communication avec les autres et je me sens bien. J'arrive petit à petit à mieux me faire comprendre et me sens alors euphorique et puis sans cause apparente, je me réveille un matin mélancolique. Parfois je reste dans cette état de tristesse en attendant que ça me passe. Parfois je me révolte, je me mets en colère contre moi, je me dis que je ne peux pas rester dans cet état. J'en veux terriblement à cette partie de moi qui se languit.

 

Pour faire écho à une autre discussion, comment vis-tu le sentiment de manque ?
Je n'ai pas le temps d'observer ce qui me manque ; d'ailleurs je ne le veux pas. Je comble mes désirs automatiquement et rapidement. Je ressens le manque avec douleur, d'où ma ferme volonté à ne pas m'atarder dessus. Au début de la conversation, j'évoquais sans le comprendre un sentiment d'insatisfaction (= manque de satisfaction) malgré tous mes efforts et toutes mes recherches pour me sentir satisfaite de moi, de ma vie… J'évoquais, sans vouloir le reconnaître ouvertement, le sentiment de manque.

Maintenant j'articule enfin que j'ai souffert d'un manque affectif.

Je vis le manque comme la mélancolie : parfois je le comble en attendant que ça me passe. Parfois, je me révolte, mais au lieu de me fâcher contre mes parents, je me fâche contre moi. Je m'en veux.

 

Comment se manifesterait chez toi les instincts du 4 : intrépidité, honte et compétition ?
J'ai déjà évoqué le sous-type social et je me maintiens dans cette hypothèse.

 

Satisfait ? Non, c'est une blague… :laugh:

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

Je vais laisser Eric répondre. Cependant quand je lis cette phrase :

Je n'ai pas le temps d'observer ce qui me manque ; d'ailleurs je ne le veux pas.
je ne vois guère comme on peut la faire entrer dans une hypothèse 4 ?

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien,

 

Personnellement, je ne comprends pas pourquoi cette phrase en particulier ne rentre pas dans l'hypothèse du 4…

 

J'avais écrit au brouillon dans le paragraphe sur le manque des réflexions personnelles que je n'ai pas voulu poster pour ne pas alourdir la conversation et me concentrer sur la détermination de mon type. J'ai peut-être effacé trop de choses. Je cite donc certaines réflexions (désolée pour les répétitions) :

 

- Je comble mes manques automatiquement et rapidement. Je n'ai pas le temps d'observer ce qui me manque : d'ailleurs je ne le veux pas. J'ai lu avec intérêt la conversation "le 4 et le manque", mais j'ai énormement de mal à comprendre. Je ne veux pas m'attarder à penser sur ce qui me manque. Ce que décrit Christian est correct, mais comment peut-il prendre le temps d'écrire sur le manque au lieu de le combler ?

 

- Quand je me plains à mes parents (par exemple sur le sentiment d'être incomprise malgré mes efforts, sur mes problèmes relationnels dans le monde du travail… ce sont toujours ces thèmes qui reviennent), leur réponse est toujours la même, plus ou moins : "… C'est normal que ce soit dur. Tu as un manque affectif et tu (en) attends tellement…" Je les écoute bien sagement, sans interruption. Et alors plus je m'interroge sur le sentiment de manque (du 4), et plus je me demande comment mes propres parents qui ont tout fait pour moi (et continue à le faire), qui m'ont désiré plus que mon frère aîné (je veux dire par là qu'un grand lien affectif nous unit), comment peuvent-ils dire que j'ai un manque affectif ? Que je le dise moi d'accord mais eux ?”

 

Je ne sais pas si je fais avancer la conversation. En tout cas, dans ma tête, il y a deux types de manque : le manque du type 4 et le manque dont je souffre d'après mes parents. Comme je l'ai déjà dit, je m'interroge très peu sur le premier, en comblant mes désirs à mon bon gré. Quant au deuxième, il s'agit d'un non-sens auquel j'ai sans doute donner trop d'importance.

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

Personnellement, je ne comprends pas pourquoi cette phrase en particulier ne rentre pas dans l'hypothèse du 4…
Parce qu'un 4 sans sentiment de manque, ça n'existe pas.

Parce que cette phrase, encore un fois, marque la prééminence de la volonté instinctive sur l'émotionnel. Comme d'ailleurs celle-ci :

Ce que décrit Christian est correct, mais comment peut-il prendre le temps d'écrire sur le manque au lieu de le combler ?

Cela non plus, ce n'est pas très 4 d'ailleurs :

Je les écoute bien sagement, sans interruption.

Personnellement, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi tu avais abandonné le type 1 dans lequel tu t'étais reconnu initialement (même si d'autres types peuvent à la rigueur être envisagés). Et ce ne sont pas ces deux derniers messages qui vont arranger les choses.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Christine, bonjour Fabien,

 

Je suis plutôt très occupé en ce moment, et n'ai malheureusement pas encore eu le temps de te répondre Christine.

 

Je vais déjà commencer avec quelques éléments et je reviendrai ce week-end avec la suite.

 

Tout d'abord, j'abonde dans le sens de Fabien et sur ses deux dernières remarques. La description que tu fais du manque ne me semble pas coller du tout avec l'hypothèse 4.

 

Ensuite, il me semble qu'il y a, de nouveau, de nombreuses choses qui renvoient au type 1. Dans ton message du 10 janvier, tu fais ainsi plusieurs fois allusion à la colère que tu peux ressentir, une colère dirigée contre toi… Tu fais de même référence à une certaine forme d'insatisfaction qui pourraient aussi faire penser à une forme d'imperfection. Qui plus est, les personnes de type 1 ont la croyance que quelque chose en eux n'est pas correct, et cela ressemble fortement à ce que tu peux dire lorsque tu écris :

J'évoquais sans le comprendre un sentiment d'insatisfaction (= manque de satisfaction) malgré tous mes efforts et toutes mes recherches pour me sentir satisfaite de moi, de ma vie…

De plus, tu as parlé à plusieurs reprises de ta difficulté avec les émotions des autres, ainsi que d'une forte émotivité chez toi. Cela fait plus penser à un centre émotionnel en support plutôt qu'en centre préféré…

 

Enfin, ce que tu as dis sur le sens du beau ou sur la mélancolie dans ton message du 10 janvier pourrait aussi être dit par de nombreuses personnes n'étant pas de type 4. L'orientation d'un type est vraiment présente en permanence, que la personne aille bien ou aille mal, et n'est pas réduite à un ou deux secteurs de sa vie. Est-ce réellement le cas du sens du beau chez toi ? Y a-t-il eu des périodes de ta vie où tu n'as pas ressenti de mélancolie du tout ? Combien de temps peuvent durer ces périodes et qu'est-ce qui peut expliquer, selon toi, cette absence de mélancolie ?

 

Une dernière petite question : tu t'interroges sur le fait que tes parents puisse te parler d'un manque affectif, et cela a l'air de t'étonner… Pourquoi ne pas leur avoir demandé tout simplement pourquoi ils te disent cela ?

 

Je reviendra plus longuement ce week-end avec d'autres éléments et d'autres pistes.

 

:laugh:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Bonjour Fabien,

 

Je ne suis pas tout-à-fait d'accord sur la prééminence de la volonté instinctive sur l'émotionnel.

 

Je n'approfondis pas le type 1 car, bien que je reconnaisse la manifestion de comportements de type 1, je trouve qu'il n'était pas présent dans mon enfance et mon adolescence. Et puis, je ne suis pas persuadée par l'auto-contrôle perfectionniste du type 1.

 

Pourquoi j'écris sur le forum ? Pourquoi je m'intéresse à l'Ennéagramme ?

Je me pose ces questions étant donnée mon insistance dans cette conversation.

 

J'ai des difficultés à communiquer (= à me faire comprendre). Je pars toujours du même point, ou plutôt je reste toujours au même point. Mon objectif final n'est pas là. Mon désir est de trouver ma place.

 

Bonjour Eric,

 

Je viens d'apercevoir ton message. Pour répondre rapidement à ta dernière question, j'ai posé la question à mes parents. A cet instant, je ne me souviens pas de leur réponse. Je ne suis même pas sûre qu'ils m'aient répondu. J'insiste en disant que leur commentaire est un non-sens. Pour ma part, j'ai gobé et j'ai eu tort.

 

J'ai été très rapide sur l'orientation du type. Le beau, ça s'explique pas. Ça se vit, ça se sent. C'est pour ça que je me réveille tous les matins, car je sais qu'il existe quelque chose qui en vaut la peine. C'est pas ça la signification de l'orientation du type ? :laugh:

 

J'habite dans un appart minable pour le prix qu'il me coûte, mais j'ai une vue spectaculaire sur Madrid. J'en ai vu des levers et des couchers de soleil, c'est un vrai plaisir et y a rien d'autre à dire (du moins, j'en ai pas les mots). :laugh:

 

:rofl:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

Je ne suis pas tout-à-fait d'accord sur la prééminence de la volonté instinctive sur l'émotionnel.
C'est pourtant ce que tu as écrit : "D'ailleurs je ne le veux pas."

Quand je cherche le type d'une personne, j'accorde autant d'importance à comment elle dit les choses qu'à ce qu'elle dit, parce que le comment est plus inconscient et spontané.

 

C'est pour ça que je me réveille tous les matins, car je sais qu'il existe quelque chose qui en vaut la peine. C'est pas ça la signification de l'orientation du type ? :laugh:
Pour un 4, le beau manque. Je le redis : pas de manque, pas de 4.

 

Bref, je ne suis toujours pas convaincu.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien,

 

Comme on dit, la nuit porte conseil…

 

Je suis d'accord avec ta logique et celle d'Eric. C'est tout à fait juste. :laugh:

 

Eric pense " à un centre émotionnel en support plutôt qu'en centre préféré…". Dit de cette manière je comprends mieux.

 

Instinctif > Emotionnel > Mental. Cette hiérarchie te parait-elle correcte maintenant ? :laugh:

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

Personnellement, oui, je préfère cette hiérarchie-là…

 

Je n'ai pas relu toute la conversation. Attendons donc les commentaires d'Eric qui semble plus au fait que moi de ce qui a été dit.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Christine,

 

Je partage l'avis de Fabien.

 

De plus, les aspects de l'insatisfaction dont tu nous as fait part le lundi 10 peuvent tout à fait s'expliquer par la fixation de perfectionisme :

- Tu n'es pas satisfaite d'une situation.

- Tu trouves un moyen de l'améliorer, et tu l'appliques. Tu es satisfaite du progrès.

- Quelques jours après le perfectionnisme revient à la charge : "il faut que j'améliore quelque chose" ; mais cette fois tu ne trouves pas ce qu'il faut améliorer ou comment l'améliorer.

- Tu ressens de la frustration et immédiatement de la colère contre toi-même.

 

Est-ce que cela fait sens ?

 

Très cordialement,

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Bonjour Bénédicte et bonjour à tous,

 

Insatisfaction

C'est mon ancien copain qui me disait toujours que je n'étais jamais satisfaite, que je n'étais jamais contente de ce que j'avais et que j'en voulais toujours plus. J'ai repris son expression d'insatisfaction.

Personnellement, je ne pars pas du constat "je ne suis pas satisfaite avec une situation", même si j'ai pu dire le contraire dans la discussion. Les choses, je les fais bien dès le départ.

A plusieurs reprises, j'ai dit que je n'étais pas satisfaite avec certains de mes messages. Je ne remets pas en cause ce que j'écris. Seulement j'ai l'impression de tourner en rond depuis un certain temps. Je suis touchée de vous lire et heureuse de votre intérêt, mais ceci n'est pas le but de ma recherche. Je ne comprends pas pourquoi je mets autant de temps à définir mon type. Il y a quelque chose que je ne veux pas dire, j'évite quelque chose. Je vais le trouver ; je suis donc en train de reprendre vos questions depuis le début de la conversation. On verra…

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine, bonjour à tous

 

J'ai pris le temps ce week-end de relire l'ensemble de cette discussion et j'avoue que j'ai un peu de mal à m'y retrouver. Au-delà de certaines contradictions naturelles lorsque l'on cherche son ennéatype, il y a surtout plusieurs aspects de ta vie, Christine, qui ont été passés sous le filtre d'un ennéatype donné (notamment au travers du 9, puis du 4). Cela rend aujourd'hui relativement difficile certaines analyses…

 

Aujourd'hui, je pense que l'on peut éliminer avec certitude les ennéatypes 9, 8, 4, 5 et 7 (a priori le mental n'est pas le centre préféré). J'aurai aussi tendance à éliminer le 2, car je ne vois pas le centre émotionnel en premier comme mentionné lors des derniers échanges.

 

Restent donc les ennéatypes 1, 6, et pourquoi pas 3 qui n'a pas encore été creusé.

 

En reprenant l'ensemble de cette conversation, il semblerait que le type 1 soit le plus probable : la colère semble bien être là de même que la compulsion, idem pour la fixation depuis les premiers messages. Cela pourrait éventuellement expliquer le lien avec le type 4 qui serait le type de désintégration (dans l'hypothèse 1 alpha).

 

Toutefois, je ne vois toujours rien qui soit en opposition totale avec le 6, si ce n'est que j'ai tout de même une légère préférence pour un centre instinctif préféré. Je n'exclus donc toujours pas le 6 en raison de la présence de la peur, du doute, de la loyauté.

 

Quant au 3, cela me paraît peu probable, mais comme cela avait été soulevé et jamais approfondi, peut-être qu'il serait intéressant de creuser un peu cette voie…

 

Aujourd'hui, pour avancer, peut-être que le plus simple serait que tu nous parles, dans un premier temps , de ce qui a toujours été là dans ta vie Christine, sans faire de référence à l'ennéagramme. Qu'est-ce qui est constant chez toi, en toi, depuis ton enfance ? Qu'est-ce qui a le plus d'importance pour toi ? Qu'est-ce qui pourrait t'arriver de mieux dans la vie ? Etc.

 

Ensuite, nous pourrons plus aisément réapprofondir tout cela au regard de l'ennéagramme. Qu'en penses-tu ?

 

Amicalement. :laugh:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Bonjour Eric,

 

Je te remercie chaleureusement pour ton temps et ton dédication dans tout mon "cacao mental" (j'aime bien cette expression espagnole :angry:).

 

Nous pouvons certainement éliminer le 5 et 7 (puisque le centre mental n'est pas préféré), ainsi que le type 2 (j'aime bien aider les autres, mais pas de manière systématique). Je passe sur le 4 et le 9. :angry:

Personnellement, je n'élimine pas le type 8, centre instinctif oblige. Pour ce type, je ne vois pas plus loin que la caricature du leader ou du tyran. Et bref, je n'ai jamais cherché plus loin. Quoique après avoir parlé du 4, ça va te paraitre contradictoire. :angry:

Et d'accord pour examiner les ennéatypes 1, 3 et 6 comme tu le proposes.

 

Je continuerai un peu plus tard la conversation ; je potasse tes questions : elles sont claires et précises, mais j'ai vachement de mal à y répondre…

 

:angry:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Re-bonjour,

 

Qu'est-ce qui est constant chez toi, en toi, depuis ton enfance ?

Une certaine timidité et réserve à donner mon opinion.

Une colère vis-à-vis de mes grands-parents pour leur attitude critique envers moi et aussi envers mes parents.

Je pense beaucoup en général et aussi au futur, sans vraiment avoir une idée précise de ce que je veux.

Je laisse peu de place au jeu, à la détente et à l'amour, c'est secondaire par rapport au travail.

Je fais tout par moi-même : je n'aime pas déléguer au travail ou me reposer sur mon partenaire.

Je vis mal le manque de cohérence chez les autres et chez moi.

Je n'attends rien en général des autres et pourtant je me sens dépendante. Je suis facilement déçue par les gens.

Je répète plusieurs fois les opérations sur ma calculatrice (au cas où j'aurais fait une erreur).

Un sentiment de solitude.

 

Qu'est-ce qui a le plus d'importance pour toi ?

La loyauté. L'honnêté. Finalement, être loyale, c'est ma façon de dire que j'aime quelqu'un.

 

Qu'est-ce qui pourrait t'arriver de mieux dans la vie ?

Je sèche. En réfléchissant à mes valeurs, je me suis rendue compte que j'accorde seulement une place secondaire à l'amour. Et pourtant, parfois j'ai envie de trouver quelqu'un pour partager ma vie. Finalement, j'ai toujours fait ce qu'on m'a dit : étudier, trouver un travail et chercher à progresser dans mon travail. Donc je suppose que la meilleure chose qui pourrait m'arriver, c'est d'être capable d'exprimer des projets à moi et tant qu'à faire en compagnie. J'avoue que quand je réfléchis à ce que je voudrais faire, je panique. Encore une fois, je réponds sans répondre…

 

Je ne me rendais pas compte que j'accordais autant de place à la loyauté. J'ai toujours su ce que je ne voulais pas, comme ça, je n'avais pas besoin de penser à ce que je voulais. Je dirais que je m'arrange toujours pour regarder toujours dans la même direction, c'est ma façon de contourner la peur. Ainsi je ne voyais pas la peur. Les groupes les plus sécurisants pour moi sont ma famille et mon travail. Sinon je trouve plus facile de vivre seule à cause de l'ambivalence dépendance-indépendance. Tout ceci m'éclaire enfin sur mes problèmes de couple !

 

Ça fait quatre ou cinq jours que j'accepte l'idée d'être 6 et elle me paraît correcte à présent.

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonsoir Christine,

 

Merci pour tes réponses qui m'aide à y voir un peu plus clair. Toutefois, cela reste un peu trop au niveau des comportements et il serait souhaitable maintenant que tu ailles voir les "pourquoi" derrière chacune de tes réponses.

 

A ce stade de la discussion, je pense d'ailleurs qu'il est plus sage de considérer le 6 comme une hypothèse plutôt que comme une certitude.

 

Si je reprends ton dernier message et par rapport à celui du 19 janvier, nous pouvons éliminer avec certitude le type 8. Restent donc encore le type 6, le type 1 et pourquoi pas le type 3 bien que ce dernier me paraisse moins probable que les deux autres.

 

En revenant à la hiérarchie des centres, lorsque tout va bien pour toi, quel centre penses-tu privilégier ? A contrario, lorsque tu es stressée, quelle est le centre qui lâche en premier selon toi ? Lorsque tu es fatiguée (après une dure journée de travail par exemple), as-tu plus de mal avec l'action, ou avec tes émotions, ou à bien réfléchir par exemple ? Pour quoi arrives-tu à mobiliser ton énergie ?

 

En ce qui concerne la Loyauté, je dois avouer que je suis assez surpris que ce soit ce qui a le plus d'importance pour toi et je me demande si cela n'est pas un "filtre" pour coller au type 6. En quoi la loyauté est-elle quelque chose d'important pour toi ? Est-ce uniquement avec les personnes ou bien peux-tu aussi parler de loyauté par rapport à tes engagements, tes idées ou tes valeurs ? La Loyauté n'est-elle pas que la partie peut-être visible de quelque chose d'encore plus important pour toi ?

 

Quelques questions aussi par rapport à tes réponses.

En quoi le jeu, la détente ou l'amour sont secondaires par rapport au travail ? Que se passe-t-il lorsque tu n'es pas au travail sur une longue période (vacances par exemple) ?

Qu'y a-t-il de si difficile dans le fait de déléguer ? Est-ce la crainte du travail mal fait ou bien un manque de confiance dans les capacités d'autrui ? Autre chose peut-être ?

En quoi vis-tu mal le manque de cohérence ? Que se passe-t-il si quelqu'un manque de cohérence ? Ou lorsque toi tu penses manquer de cohérence ?

 

Suivant tes réponses, nous pourrons revenir aux mécanismes de bases des types 1, 3 et 6 et voir lequel reste le plus probable.

 

:angry:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Bonjour Eric,

 

Hiérarchie des centres

Lorsque tout va bien, je ne sais pas vraiment si je privilégie le mental ou l'instinctif. J'aime utiliser le centre instinctif ; je me sens mal quand je ne suis pas en marche et puis comme ça je pense moins.

Lorsque je suis stressée, je crois que c'est le centre mental qui lâche en premier : les idées se bousculent dans ma tête, je commence une chose, puis une autre et une autre, sans rien terminer. J'ai l'impression d'être incapable de terminer quoi que ce soit. Alors je m'agite encore plus et puis une fois que j'ai tout terminé, je réalise que je m'étais emballée (stressée) pour pas grand chose.

Quand je suis fatiguée après une journée de travail, je suis une routine programmée (ça m'évite de trop penser et puis ça me tient en marche) : autobus, supermarché, maison, préparation dîner. Si la journée a vraiment été dure, je me couche tôt. Je n'aime pas cette routine, mais je ne la remets pas non plus en question. Elle me laisse le temps de me reposer moralement. C'est aussi constant dans ma vie, la sensation d'être fatiguée (moralement).

En dehors de cette routine qui sert à préparer la journée suivante, je n'ai pas vraiment envie de mobiliser mon énergie.

 

La loyauté

Je ne sais pas exactement ce qui est important pour moi. La loyauté et l'honnêteté sont les valeurs que je placerais en tête de mon ranking.

Dans ma vie sentimentale, j'ai besoin de me sentir loyale. C'est ma manière de montrer mon affection pour mon ami et par conséquent de me sentir aimée. C'est accepter l'autre tel qu'il est et attendre en retour d'être acceptée telle que je suis. (j'évite de me découvrir ???).

J'ai peu d'engagements ou d'idées propres pour te répondre ; ce qui me fait penser au début de la conversation sur l'hypothèse du type 9. Je ne cherche rien de spécial pour moi et n'attends rien des autres. Pourtant je ne pourrais pas vivre seule : je vis seule (physiquement) mais (moralement) j'ai besoin de me savoir rattachée à quelque chose.

Une des choses les plus importantes pour moi (depuis les 20 ans. approximativement), c'est d'être indépendante économiquement. Cet objectif étant plus ou moins rempli, maintenant, je ne sais pas vraiment ce qui est important pour moi. Avant les 20 ans, je crois qu' il n'y avait vraiment rien d'important pour moi (je pense à nouveau au début de la conversation et à la fixation du type 9 mais je le vois en type de désintégration maintenant).

 

Le jeu, la détente et l'amour sont secondaires par rapport au travail : c'est un peu par habitude et par rapport au style de vie de mes parents. Et moi finalement, dans le travail, je me sens bien, j'ai un horaire, je suis obligée de le suivre et cela remplit ma vie.

 

Pour les vacances, je m'occupe comme je peux. Ce que je vis mal, ce sont les longs week-ends. Une fois le rituel ménager accompli, je ne sais pas vraiment ce que j'ai envie de faire. Je n'ai pas de passion. J'aime la rando, je pratique dans un club, si bien j'aime la compagnie du groupe, je ne me sens pas toujours à l'aise. Je délaisse peu à peu cette activité à cause des autres.

 

J'aime utiliser le centre instinctif, c'est pour ça que je préfère me charger de travail à déléguer. Ensuite, déléguer oblige à communiquer et expliquer précisement ce dont on a besoin. Alors parfois je m'embrouille dans mes explications, et puis les autres, quelque soit leur capacité, ne mettent jamais autant d'intérêt que moi. Je valorise ce que je peux apporter aux autres par mon travail; j'ai du mal à accepter que quelqu'un m'apporte quelque chose.

 

Le manque de cohérence : il est toujours plus facile à remarquer chez les autres que chez moi. Je suis rassurée quand les gestes correspondent aux paroles. En général, je suis attentive à ce que disent les autres (avec la tendance de prendre tout trop au sérieux). Si une personne est cohérente, j'ai tendance (sans trop me questionner) à récupérer ses croyances. Quand je me rends compte du manque de cohérence, je me sens mal. Je ne sais plus comment réagir face à cette personne. J'ai tendance à faire confiance facilement, alors je ne sais plus à quel système de valeur me rattacher.

Moi aussi, je manque de cohérence : ce que je pense n'est pas toujours ce qui “sort de ma bouche”. Là aussi, je le vis mal. J'ai l'impression de dire la première chose que me vient à l'esprit et quand il s'agit de donner mon opinion, je (me) bloque.

 

A bientôt, :happy:

Christine

 

P.S. Que représente ton idéogramme ?

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine,

 

Commençons par le plus simple. L'idéogramme que j'ai choisi représente tout simplement l'orientation de mon type, la Loyauté. :happy:

 

Pour les choses plus sérieuses maintenant…

 

Je voulais vérifier par mes dernières questions que le type 3 était bien à exclure : cela ne fait désormais plus de doute. Jusqu'ici, je trouvais qu'il y avait certaines ambiguïtés par rapport à ton travail, au rôle et à la place des émotions dans ta vie ainsi qu'une certaine forme d'identification, mécanisme de défense du 3, et je voulais tout de même m'assurer que ce type était bien à exclure. Je ne vois par exemple un 3 dire des choses comme "J'ai l'impression d'être incapable de terminer quoi que ce soit" ou encore "Et moi finalement, dans le travail, je me sens bien, j'ai un horaire, je suis obligée de le suivre et cela remplit ma vie". De même, la fixation du 3 n'est pas souvent présente dans tes propos.

 

Ensuite, je trouve que tes messages ont vraiment une tonalité très instinctive avec une supériorité très nette du "faire" sur "penser". Ton dernier message est d'ailleurs flagrant à cet égard.

 

Lorsque tu dis

Je me sens mal quand je ne suis pas en marche et puis comme ça je pense moins.
je ne vois pas comment on peut y voir autre chose qu'une préférence certaine de l'instinctif sur le mental. Avec le restant de ton message ainsi que les précédents, il apparaît assez clairement que le centre préféré est donc bien l'instinctif. Tu le dis d'ailleurs toi-même lorsque tu dis "J'aime utiliser le centre instinctif", alors que, pas une seule fois, tu n'as dit la même chose pour le centre mental ou le centre émotionnel.

 

Il y a, de plus, dans ton message au moins deux éléments qui me font rejeter l'hypothèse 6.

 

Un 6 préfére le centre mental et à ce titre aime réfléchir et penser. Même quand il réprime le mental il va essayer de trouver une solution avec ce centre-là alors que tu nous décris trouver des solutions par l'action… et donc le centre instinctif.

 

Ensuite, tu dis "J'ai tendance à faire confiance facilement" et ça, ce n'est tout simplement pas possible pour un 6. Pour le 6, la confiance est l'idée supérieure du type, et c'est donc quelque chose que le type doit apprendre à acquérir et ceci est très loin d'être évident pour lui.

 

Désormais, il m'apparaît vraiment plus sage d'abandonner cette hypothèse… et de se recentrer sur la dernière hypothèse, à savoir le type 1, type que tu avais d'ailleurs envisagé en premier lieu.

 

Au-delà du fait que les autres types ne collent pas, il y a surtout dans tes messages de très nombreux éléments qui pointent vers le type 1.

 

Tout au long de cette discussion, tu nous a montré tous les mécanismes du type. Tu nous a prouvé que tu as une très grande rigueur personnelle ainsi que des idéaux élevés (comprenant la loyauté et l'honnéteté notamment). De même, à plusieurs reprises, tu nous as parlé de la passion du type ainsi que de sa fixation. Le mécanisme de défense du type a aussi été décrit et mis en avant. Et je passe sur le centre préféré. De même, la difficulté à déléguer, les problèmes relationnels et la difficulté que tu éprouves avec tes émotions alors que tu es très sensible, la fatigue morale, etc., sont autant d'éléments pointant vers le 1.

 

Au regard de tout cela, un type ne fait donc plus de doute pour moi. Simplement, cela n'en fait une vérité absolue. Peut-être souhaites-tu ajouter d'autres éléments à tout cela pour te permettre de conclure sur le type que tu penses être ?

 

Quoi qu'il en soit, je trouve que tu as vraiment fait preuve de courage et de sincérité dans tes derniers messages : ces derniers reflètent une très belle instrospection, en te concentrant sur toi et non pas sur l'ennéagramme pour revenir à toi par la suite.

 

Amicalement. :peur:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Bonjour Eric,

 

Moi aussi je suis contente de mes derniers messages, je suis en effet plus sincère qu'au début de la conversation, et ce grâce à ton aide. Merci. :wink:

 

En ce qui concerne le type 1, je me souviens du message de Bénédicte du 13 janvier et je confirme ce que je répondais : je ne pars pas du constat d'impercfection. Il se peut que ma perception soit complètement fausse, je ne sais pas. :happy:

 

En référence à mon message du 17 janvier, je n'ai pas encore découvert ce que j'évitais depuis le début de la conversation, mais je ne pense pas éviter la colère. Certes, j'ai une colère au fond de moi ; elle est dirigée contre certaines personnes. En tout cas, je ne pense pas qu'elle soit dirigée contre moi. :peur:

 

Voilà ma première réaction à chaud.

 

A bientôt, :wink:

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine,

 

Je suis content que mes messages t'aient aidé à y voir plus clair et à avancer dans cette discussion. :peur:

 

Petites précisions sur le fonctionnement du 1.

 

La compulsion du 1 est d'éviter la colère : il s'agit de sa propre colère bien sûr et aussi la colère des autres. Pour éviter la colère, il fait les choses bien et du mieux qu'il peut. En faisant au mieux, il pense éviter ainsi sa colère et celle de son entourage.

 

Autre forme d'évitement de la colère, la formation réactionnelle : au lieu de montrer sa colère, il va montrer tout le contraire. C'est ce que tu décris (d'ailleurs fort bien) dans ton message du 24 novembre :

Après avoir envoyé mon message, j'ai passé la majeure partie de la journée irritée après mon entourage. Je me suis quand même forcée à dépasser mon dégoût (envers le manque de respect) en essayant de plaisanter avec mes collègues. Le sens de l'humour était présent en moi (j'aime la dérision), mais la façon de m'exprimer sonnait plutôt à sarcasme.
Voila par exemple une manière toute simple d'éviter la colère. Souvent, notre compulsion est à l'oeuvre dans de tout petits détails de notre vie quotidienne… Détails tellement petits d'ailleurs que nous ne les voyons même plus (cela étant valable pour les neuf types de l'Ennéagramme).

 

Cela te parle-t-il plus présenté comme cela ?

 

En ce qui concerne l'imperfection, tu as aussi souvent fait allusion à de l'insatisfaction concernant tes messages (ici par exemple ou encore ). Vu de l'extérieur et de ma position de 6, cela fait fortement penser au perfectionnisme du 1 qui souhaite toujours améliorer ce qu'il fait ou qu'il a fait. L'exemple de la calculatrice, évoquée précédemment, va aussi en ce sens, ainsi que de nombreux autres petits détails présents dans cette discussion. Une fois de plus, je pense qu'il vaut mieux s'arrêter sur des choses très simples, des petits détails de la vie quotidienne. La difficulté à déléguer et à vouloir faire les choses soi-même, par exemple, me semble aussi aller dans cette direction (avec les raisons que tu as invoquées spécifiquement, d'autres types pouvant aussi avoir des difficultés à déléguer).

 

Une fois de plus, il ne faut en général pas chercher très loin pour voir sa compulsion, sa passion et sa fixation à l'oeuvre dans notre vie de tous les jours… bien qu'on préfère le plus souvent ne pas les voir, je le concède aisément.

 

J'espère que cela t'aidera à avoir une vision plus juste de ce que peut être un type 1. Je te conseille d'ailleurs, si tu le peux, d'utiliser la rubrique Cinéagramme du site pour voir des exemples de 1 divers et variés en action. :happy:

 

Je ne saurai donc que trop t'inviter à t'observer dans de petits actes de la vie quotidienne, et surtout à le faire sans jugement. Juste observer (en t'interrompant par exemple au milieu d'une activité) sans juger (ce ne sera ni bien ni mal : ce sera simplement ce que tu es en train de faire, ressentir ou penser à ce moment précis). Essaye de t'observer aussi lorsque des personnes sont en colère autour de toi ou lorsque tu sens la colère monter en toi. Tu pourras nous dire ce qu'il en est en décrivant ce que tu ressens ou ce que tu aurais envie de faire dans ces moments-là.

 

:wink:

Éric - 6 alpha, aile 7, Force-beauté

-- "Celui qui regarde à l'extérieur rêve ; celui qui regarde à l'intérieur s'éveille." --

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

Tu as publié plusieurs messages sur ce panneau en croyant être 1 et je n'y ai jamais trouvé d'anomalies m'amenant à remettre en cause ton type.
Puis tu as ouvert cette conversation, et plusieurs fois je t'ai dit que je ne voyais pas dans tes messages ce qui t'avait fait abandonner l'hypothèse 1.
Bénédicte est arrivée à la même conclusion.
Puis Eric s'y est courageusement remis et a abouti… à l'ennéatype 1 !

À nous trois, je ne crois pas que nous ayons pu passer à côté d'un détail important (même si ce n'est pas exclu étant donné que la conversation s'est étalée sur plus de six mois ce qui ne facilite pas notre travail).

Il reste alors deux hypothèses. Soit il y a un élément décisif que tu as oublié de nous dire, mais tu en es à ton soixante-deuxième message sur ce panneau et c'est quand même peu probable. Soit une partie de toi ne veut pas être de type 1.

Il me semble que tu devrais vraiment prendre le temps d'examiner cette possibilité. Quels présupposés négatifs as-tu sur les 1 ? Quels inconvénients cela aurait-il d'être 1 ? Qui n'apprécierait pas que tu sois 1 ? Qui apprécierait que tu sois 1 ? Parmi les gens que tu as connus qui était 1? Quels problèmes cela poserait de leur ressembler ? Etc.

Très cordialement,
Fabien

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  • 3 weeks later...

Salut à tous,

 

Oui, je me suis emballée. Ma principale valeur est la loyauté, mais effectivement, cela ne veut pas dire que mon orientation soit aussi la loyauté…

 

Sans aucun doute, la démarche d'Eric a été courageuse. Je partage ses conclusions malgré mon insistance. Je tenais à aller au bout de mon raisonnement ; je suis contente de l'avoir fait, même si je me suis trompée à plusieurs reprises.

 

Bien sûr, j'ai typé tout ce qui bougeait autour de moi. J'hésite peu en général, mais avec ma mère, j'ai eu des doutes (j'en ai toujours). Après l'avoir vue instinctivement en 9, j'ai opté pour le 1, et c'est pour ça que je patauge avec mon type : si ma mère est du type 1, je ne peux pas être du type 1 ; alors exit le type 1… Et puis, j'ai toujours eu une volonté marquée de ne pas ressembler à ma mère…

 

Une autre résistance serait que j'avais du mal à accepter la répression du centre mental. J'avais conscience de cette lacune avant de connaitre ce concept et l'Ennéagramme, et j'ai toujours cherché à compenser ce "défaut". D'où ma difficulté à établir (valider) la hiérarchie des centres.

 

Alors voilà : j'aime mon sérieux et mon sens de la responsabilité. Mais je suis aussi très rigide sans comprendre pourquoi, et une partie de moi ne supporte pas de me voir ainsi.

On m'a toujours forcé pour que j'aille de l'avant (et sortir ainsi de ma réserve), mais je n'arrive pas à m'adapter aux autres malgré mes efforts constants.

Je choque trop souvent dans mon rapport avec les autres. J'ai du mal à comprendre et/ou accepter que les autres ne privilégient pas le centre instinctif comme moi, alors du coup je les trouve lents, pleins de mauvaises intentions (aucun lien de connexion possible).

J'essaye de ne pas me décourager ; je me sens triste, mais je le garde pour moi. Et puis je continue… sérieuse et rigide, et je déteste ça.

Mon présupposé négatif n'était pas sur le type 1, mais sur moi-même.

 

Très cordialement,

Christine

Christine (1 alpha, aile 9) (C +/-, S -/=, X -/+)
(Tout commence en nécessité et tout doit finir en liberté.)

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Bonjour Christine,

 

Je reprends une phrase de ton précédent post :

Si ma mère est du type 1, je ne peux pas être du type 1 ; alors exit le type 1… Et puis, j'ai toujours eu une volonté marquée de ne pas ressembler à ma mère…
Pour ma part, c'est à ma grand-mère maternelle que je ne veux pas ressembler… Elle était 7, tout comme moi ! Mais cela veut simplement dire que nous avons les mêmes inclinaisons, et pas obligatoirement les mêmes comportements ! D'abord, il y a l'écart de générations et d'époque. Ensuite, l'ennéagramme est un modèle (donc simplificateur), et quand bien même il comporte des notions de variantes, de sous type, etc., il ne peut pas à lui seul présumer du comportement de 6 milliards d'êtres humains !

 

Il y a un type que j'ai du mal à cerner : c'est le 3, et comme j'ai repéré des 3 pas trop intégrés dans mon entourage professionnel et familial, j'aurais tendance à m'en méfier. Quand ça m'arrive, je m'efforce de penser aux situations où ces 3 ont mieux réagit que moi, ou si ça ne marche pas, à des 3 célèbres qui sont un peu des modèles du type. Alors, je me dis que mes préjugés sont subitement idiots.

 

Fabien pourra sans doute te citer quelques "1" célèbres…

 

cld,

ouadjet -7-

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