Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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Bonjour Fabien,

Quel sens du sacrifice, je te félicite ! Te faire hara-kiri pour laisser épanouir mon essence ! Alors, là, j'en reste tout :surprised: :surprised: :surprised: :surprised: et :heart: :heart: :heart: :heart:.

:rofl: :rofl: :rofl: :rofl:
Très cordialement,
Nane

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

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Bonjour Fabien,

 

:peur: J'aimerais bien revenir sur ton message :

On ne passe pas d'alpha à mu selon les moments. Mais, on en a parfois l'impression, parce que le mot désintégration peut recouvrir des tas de phénomènes différents et cela peut être source de confusion.  

En temps "normal", tu réprimes le centre instinctif. Mais la compulsion ou la passion peuvent t'amener à faire des choses et te donner l'impression d'utiliser ce même centre.

Si la compulsion ou la passion m'amènent à l'action, alors pourquoi pas ? Où est le problème ?

 

Evidemment, c'est un mode de fonctionnement qui renforce l'ego, mais bon, tu m'as déjà fait remarquer, à juste titre, que sabrer de front son ego ne menait généralement pas à grand chose.

Renforcer de manière un peu pathologique un ego devenu faiblard, ça colmate aussi un peu les failles. Alors entre plusieurs maux, quel est le moindre ?

 

J'essaie d'auto-observer mon mode de fonctionnement.

 

- Il me semble que je vis beaucoup sous l'emprise de la compulsion : éviter la banalité. Mon mode de vie planplan à la maison avec les tâches routinières m'ennuie. Quand je travaillais en entreprise, je me défonçais et ne connaissais pas le "sur place".

 

Ceci étant, parfois maintenant je me mets en situation d'urgence pour avoir une vie plus palpitante. Mercredi dernier, déjeuner d'anniversaire de mon dernier fils. J'ai attendu 10h du matin pour me lancer dans les courses et son achat de cadeau. Jour de classe pour mes trois enfants, le challenge était serré. J'ai eu le plaisir de bien carburer, de réussir un bon petit repas d'anniversaire en temps voulu et de pouvoir lui offrir son cadeau, comme convenu. J'ai eu besoin de cette pression pour agir ! C'est alors la compulsion qui me fait agir. C'est plutôt bien de contacter son centre instinctif grâce à la compulsion ! :angry:

 

- Quand est-ce que j'agis sous l'emprise de ma passion, l'envie ?

Jeudi de l'Ascension, je me suis retrouvée toute seule, les garçons étant partis chez leur père et ma fille chez des amis. J'ai touché en plein coeur mon syndrome de l'abandon.

Toutes mes amies avaient quitté la ville pour rejoindre des soeurs, cousins ou autres… Il s'y ajoutait qu'une de mes bonnes amies était invitée chez mon frère et ma belle-soeur (ils la connaissent depuis 30 ans sans beaucoup se fréquenter, et depuis son divorce, je suis devenue très proche d'elle), pour un week-end de 4 jours dans leur maison de campagne. J'ai trouvé cette situation cruelle, même si j'ai l'habitude qu'ils ne m'invitent pas. Dur, dur à supporter ! J'ai commencé par pleurer en me disant que j'étais seule au monde.

 

Et puis après les pleurs, j'ai contacté la sérénité et la joie de vivre. :rofl::proud: Aucune de mes amies n'était là. Et bien, je ne suis pas restée inactive : j'ai bouquiné, je suis sortie me promener et j'ai passé une très bonne journée, en ma seule compagnie, sans rester les deux pieds dans le béton. Le manque et l'envie m'ont fait réagir. J'étais heureuse malgré le manque (d'affection familiale). :laugh: Alors, finalement, agir sous l'emprise de l'envie, peut être aussi un moteur. C'est plutôt bien de contacter son centre instinctif grâce à la passion ! :cool:

 

Tu écris également : "A d'autres moments la tempête émotionnelle du 4, voire une courte désintégration en 2, peut te donner l'impression de ne plus penser."

J'aimerais bien que tu puisses me donner un exemple pour que je comprenne.

 

D'autre part, j'aimerais savoir comment les vertus théologales : confiance, amour et espoir s'articulent entre elles pour contrecarrer les répressions des centres mental, émotionnel et instinctif. Je n'ai pas compris l'échange à ce sujet sur le forum. Quelles sont les voies possibles avec l'intégration de son type et comment ? Pour la 4 alpha, aile 5, sous-type social que je suis.

 

Tes précisions seront les bienvenues. Merci d'avance. :rofl:

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
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Bonjour Nane,

 

Nous revoilà dans la différence entre travail horizontal et travail vertical qui, si je me souviens bien, avait été le thème de nos premiers échanges sur le panneau.

 

Décidément, cette différence est bien difficile à comprendre, et c'est donc que je ne l'explique pas assez clairement. :laugh: Je vais essayer à nouveau et si tu as des idées pour améliorer l'explication, je suis preneur.

 

Travailler sur le centre réprimé ou sur les sous-types relèvent principalement du travail horizontal. Il s'agit de s'adapter au monde et la vie, d'être plus fonctionnel au quotidien. C'est le champ de la thérapie classique.

 

Le travail vertical consiste à se libérer des automatisme de son type. Il s'agit d'être libre (au sens spirituel du terme et non pas au sens infantile et égotique du 7 par exemple). Il ne s'agit pas d'être plus efficace, il ne s'agit pas de construire de meilleures relations, il ne s'agit pas de se sentir mieux. Toutes ces dernières fonctions relèvent de la constitution d'un ego efficace, et n'ont rien à voir avec la désidentification de l'ego, qui est l'objet du travail vertical.

 

Travail vertical et horizontal sont donc bien distincts et ont des visées différentes. Tu as raison sur le fait que si l'ego est "un peu faiblard", c'est une bonne idée de le renforcer. Je crois que le travail vertical n'a de chance de se faire réellement que si l'ego n'est pas une source de problèmes excessifs. Le travail horizontal doit donc être mené d'abord, ou du moins le travail vertical ne doit pas être fait seul, tant qu'il reste du travail horizontal important à finir.

 

Mais que les deux formes de travail soient distinctes ne signifient pas qu'elles sont incompatibles. Un thérapeute (coach, conseiller, etc.) compétent essaiera généralement de faire le travail horizontal d'une manière qui ne rende pas plus tard le travail vertical plus difficile.

 

Ton ego est peut-être faiblard, mais il est malin. Il est en train de te dire qu'il est la bonne manière de résoudre tes difficultés. C'est bien évidemment faux, même si c'est la solution de facilité. Il y a d'autres moyens, certes moins faciles à imaginer et à mettre en oeuvre.

 

"Si la compulsion ou la passion m'amènent à l'action, alors pourquoi pas…? Où est le problème ?" Ce n'est ni mal, ni bien. On peut assez bien fonctionner à partir des mécanismes de son ego. Simplement, on est un petit robot piloté par un programme très simple nommé la compulsion : éviter la xxxxx. Un robot heureux et adapté, peut-être. Un robot qui ne se sait pas qu'il est un un robot, mais un robot quand même.

 

Le choix entre travail vertical et travail horizontal est donc le choix entre l'adaptation au monde et la conscience. On peut vivre les deux bien évidemment, mais quelle est la priorité ? Il n'y a pas de réponse simple, universelle et juste à cette question, simplement la meilleure réponse pour une personne donnée, à un moment donné de sa vie, en fonction de son histoire de vie, de ses besoins, etc.

 

*-*-*-*

Tu écris également : "A d'autres moments la tempête émotionnelle du 4, voire une courte désintégration en 2, peut te donner l'impression de ne plus penser."

J'aimerais bien que tu puisses me donner un exemple pour que je comprenne.

Je n'ai pas d'exemple particulier, mais pour un 4, le centre émotionnel est prioritaire sur le centre mental et je ne connais pas d'émotionnel qui n'ait un jour pris une décision totalement irrationnelle sur un coup de coeur, au point que lui et les autres aient, après, l'impression qu'il n'y a eu aucune intervention du centre mental.

 

D'autre part, j'aimerais savoir comment les vertus théologales : confiance, amour et espoir s'articulent entre elles pour contrecarrer les répressions des centres mental, émotionnel et instinctif. Je n'ai pas compris l'échange à ce sujet sur le forum. Quelles sont les voies possibles avec l'intégration de son type et comment ? Pour la 4 alpha, aile 5,  sous-type social que je suis.
Ce sujet est étudié dans notre stage Centres, et ce serait un peu long. Un 4 alpha a besoin de se connecter à l'espérance.

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Fabien,

 

Ta réponse fait vraiment sens pour moi. Il me semble que je me trouve actuellement à la croisée des chemins : travail vertical et horizontal.

 

Le travail vertical consiste à se libérer des automatismes de son type. Il s'agit d'être libre (au sens spirituel du terme et non pas au sens infantile et égotique du 7 par exemple). Il ne s'agit pas d'être plus efficace, il ne s'agit pas de construire de meilleures relations, il ne s'agit pas de se sentir mieux. Toutes ces dernières fonctions relèvent de la constitution d'un ego efficace, et n'ont rien à voir avec la désidentification de l'ego, qui est l'objet du travail vertical.
Bon, il s'agit pour moi, de bien distinguer les deux chemins, savoir pour qui je travaille, quitte à être amenée à bosser pour les deux en même temps de manière distincte. Fusion des chemins serait confusion, et attention à ce petit malin d'ego !

 

Pour en revenir à l'action, c'est vrai que j'ai accès à plus de liberté intérieure quand j'agis naturellement, non pressurisé par mes compulsions et autres automatismes de mon type. Lorsque c'est le cas, j'ai plus d'énergie, je respire mieux et la vie me sourit intérieurement. Je comprends bien "qu'être plus efficace, construire de meilleures relations, me sentir mieux" est le but recherché de l'ego et non du travail vertical. Cependant, les fruits du travail vertical peuvent être également très "goûteux". La différence réside sans doute dans le fait qu'il s'agit de ne pas se les accaparer, mais de les redonner.

 

De mon point de vue, cette libération peut se vivre dans des activités même "banales" telle que celle d'aller chercher son pain.

 

Un 4 alpha a besoin de se connecter à l'espérance.
Il me semble qu'au préalable, un travail en lien avec la confiance intérieure et l'amour est nécessaire, sinon le 4 part en cacahuètes dans les nuages, sans ancrage dans le réel. Ceci est sans doute une autre histoire trop longue à éclaircir ici. Cependant, ai-je raison de penser ainsi ?

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Nane,

 

Un 4 alpha réprime le centre instinctif. Or l'espérance est directement liée au centre instinctif.

 

L'instinctif est, pour moi aussi, le troisième centre. Si je reconnaissais aisément en moi la désespérance, j'ai eu un peu de mal à comprendre l'espérance. Heureusement, j'ai auprès de moi une instinctive et j'ai demandé à Patricia comment elle se sentait connectée à l'espérance et qu'est-ce que cela signifiait pour elle. Elle m'a répondu : "Il y a toujours de l'espoir, parce qu'il y a toujours quelque chose que l'on peut faire."

 

Pour un 4, travailler sur l'amour, le laisserait dans le centre émotionnel, d'où danger.

 

La confiance en soi est liée au mental intérieur et est aussi une bonne piste de travail. Comme cela touche ton centre de support, c'est certainement plus facile que le travail sur l'espérance et donc sans doute une bonne étape préparatoire.

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Fabien,

 

Tu écris : "Pour un 4, travailler sur l'amour, le laisserait dans le centre émotionnel, d'où danger."

 

J'ai en tête de donner bénévolement de mon temps pour de l'écoute dans un local du métro. Les personnes qui fréquentent ce lieu sont des exclus de la société. Si ma candidature y est retenue, je sens bien qu'il importe que je sois prudente. La construction de ma personnalité, c’est l'introjection de la souffrance. Un bon écoutant, c’est celui qui reçoit la souffrance de l’autre, entre en empathie avec elle sans la garder. Il se laisse alors traverser par la souffrance de l'autre sans être éponge.

Je suis consciente du danger que tu évoques pour un 4, celui d’être éponge.

 

D'autre part, intuitivement, il me semble opportun que je m'ancre dans un travail vertical sur la confiance et dans un travail plutôt horizontal sur l'espérance.

 

Je vais faire mûrir la phrase de Patricia : "Il y a toujours de l'espoir, parce qu'il y a toujours quelque chose que l'on peut faire."

Développer l'espérance chez moi, c'est sans doute apprendre à pratiquer les qualités du 1. En tout cas, c'est ce que la flèche d'évolution du 4 alpha m'indique. Je me demande si cela implique, par exemple, de donner de mon temps pour m'occuper de la comptabilité de ma chorale, activité qui exige : rigueur, minutie et organisation d'un 1… Ca, j'hésite ! Sacré boulot de tenue de comptes (vente de CD, plus de 3000 billets de concerts par an…) et pour un 4, c'est plutôt repoussant.

 

Je tourne en rond pour me connecter à mon centre instinctif qui par nature ne réfléchit pas. :laugh: La solution serait-elle la décérébration ? :angry:

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Nane,

 

Oui, avec le travail sur l'émotionnel, il y a le danger de l'éponge. Il y a aussi celui d'une certaine fierté en tes capacités émotionnelles et donc risque de s'identifier encore plus à ce centre.

 

Quant à la comptabilité de la chorale, c'est une super-idée. :laugh: Bon courage, car ce ne sera pas facile.

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Nane, bonjour Fabien

 

Je vais une rapide insertion dans ce passionnant sujet.

Je ne sais si ma place est dans ce thème… Je me lance… et ce n'est pas facile à dire, à avouer !

:laugh:

Depuis une semaine, une angoisse me trotte dans la tête (sans l'exagération dramatique du 4) avec la lecture de cet échange.

 

Je me rends compte que je n'aide jamais les autres, et que je n'ai jamais vraiment aidé ; j'ai, il me semble, toujours (ou presque) trouvé une pirouette pour éviter cela ! Quelle horreur !

Cette part de moi ne me plait vraiment pas (on s'en doute, je sais !!).

 

Suis-je dans le mécanisme de l'inaction ? Quelle est la motivation de cet égoïsme ? Le doute, certes ?

 

Je sens un rapport avec l'absence d'espérance (mot nouveau pour moi, dans ma vie !!!! merci merci merci pour cette ouverture d'esprit).

 

Vendredi, un collègue me dit : "Tiens, Christian, est-ce que tu peux m'aider ?"

Et pour la première fois, je me suis entendu lui répondre : "Mais bien sûr, qu'est ce que je peux faire pour toi ??"

 

De l'inaction ??

 

Christian, qui a l'impression d'être Judith dans le château de Barbe-bleue

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Christian,

 

À toi de faire la part dans cette attitude entre ce qui relève de l'inaction et de la désespérance (je voudrais aider, mais je n'ai pas le courage de faire et puis c'est inutile, une goutte d'eau dans l'océan) et ce qui relève de l'émotionnel uniquement tourné vers l'intérieur (et donc peu disponible pour l'extérieur).

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Fabien, bonjour Christian,

L'intervention de Christian m'a vivement interpellée. L'égoïsme me parle bien. Je me rends compte qu'il m'arrive bien souvent de ne pas vouloir voir l'aide que je peux apporter (hallucination négative ?).

Merci infiniment à Fabien de savoir poser les mots justes pour caractériser les maux. :heart: Ils en ressortent visibles et empoignables.
Lier le tréfonds de l'égoïsme à "la désespérance et l'émotionnel centré vers l'intérieur"est très parlant pour moi.
Être égoïste me permet de ne pas gaspiller mon énergie dont j'ai tellement besoin pour vivre. Et puis, mon sous-type social me fait entrevoir la honte : et si je n'étais pas à la hauteur de l'aide que je propose ? Être égoïste, c'est aussi comme ne pas m'abandonner moi-même, car sinon qui me resterait-il ?

J'ai une de mes amies qui est 2. Elle n'ose jamais demander de l'aide. Je lui ai proposé un coup de main hier, suite à nos échanges ici et lui ai expliqué ma prise de conscience intérieure ce matin. De son côté, toute aide la plus minime de l'extérieur à son égard l'émeut beaucoup. Nos points 2 et 4 sont très liés.

Je n'ai pas encore fini de mastiquer la manière dont Patricia vit l'espérance : "Il y a toujours de l'espoir, parce qu'il y a toujours quelque chose que l'on peut faire."
De mon point de vue, l'espérance envisagée de cette manière intègre aussi : confiance et amour. Elle en est l'aboutissement.
L'espérance a sans doute une connotation différente selon le chemin d'évolution de chacun dans les trois centres, mental, émotionnel et instinctif.
D'une manière générale, "l'espérance, c'est le sentiment qui porte à considérer ce que l'on désire comme réalisable." (Petit Larousse).
Alors je m'interroge. :confused:

Très cordialement,
Nane

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Nane,

 

Merci de ton complément d'analyse sur l'égoïsme, fort intéressant.

 

Larousse est d'accord avec LaPat, donc ! Il y a dans l'espérance cette notion de réalisation ; ce en quoi on espère est réalisable et il "suffit" de mettre en branle le centre instinctif.

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Fabien,

Larousse et LaPat se rejoignent donc. Je suis :proud: d'avoir involontairement pointé la convergence !

Tu écris : "Ce en quoi on espère est réalisable." Maintenant, "il suffit" que je m'en donne les moyens.

J'ai pourtant l'impression de vivre à contre-courant de mes espérances précédemment évoquées ici : trouver un boulot où je puisse m'épanouir, et construire une relation affective solide avec un homme.
Dans les faits, j'ai tout lâché. Je m'ouvre au bénévolat : participation au bureau de ma chorale et à sa comptabilité (en collégialité peu prenante en temps, mais tout de même !)… et je laisse tomber cette quête d'un compagnon de route.
Ce que je vis intérieurement ? :happy: et :cool:

Je suis très heureuse de la vie et de ce qu'elle m'apporte au quotidien par mes enfants et mes amis. Je la sens bouillonner en moi. L'instinctif semble pointer son nez.
J'aimerais également garder mes espérances au fond du cœur et vivre mes rêves ! Ils semblent s'être envolés ! Bizarre ! Est-ce un coup tordu que me joue l'inaction ? Ou est-ce parce que je me rends compte que je ne suis pas réductible à mes espérances ? :confused:

Très cordialement,
Nane

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Nane et les autres,

 

Grand réprimeur de l'instinctif, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre cette notion d'espérance.

 

J'ai un but.

Si je n'ai pas l'espérance, ce but ne reste qu'un rêve et au fond de moi (inconsciemment parfois), je n'y crois pas plus qu'à un rêve.

Si j'ai l'espérance, alors je me lève et je vais vers ce but, parce que je sais que ce n'est pas un simple mirage, parce que je sais qu'il est atteignable.

 

L'espérance marche de pair avec la confiance et l'amour. Respectivement, ce but est atteignable, je peux l'atteindre et je mérite de l'atteindre.

 

Bien sûr, ces vertus théologales se déclinent vers soi et vers les autres.

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Nane, bonjour Fabien,

 

Je ne voudrais pas casser le rythme ou le fil de cette discussion qui provoque en moi des ravages positifs, mais, Nane, puisque tu as mis en place cette discussion :

 

Serait-il possible de faire une "liste" de tes inactions ?

S'agit-il en majorité des actes personnels ou plutôt liés aux autres ou en relation avec un individu ?

Quels sont les cas dans lesquels la procrastination est présente ?

 

Dans quels cas as-tu envie d'agir, mais tu restes immobilisée, pétrifiée ? Dans quels cas tu devrais agir mais tu le refuses (puis regrets ?) ?

 

Enfin…

Quelle est la situation qui t'a fait comprendre cette inaction coutumière ??

 

Fabien :

Est-il ainsi possible de mettre en valeur une constante sur laquelle on pourrait comprendre les réactions et inactions du 4 ?

Ou ce cloisonnement est-il inutile ?

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

Posted

Bonjour Fabien, Christian, Kira et les autres,

 

En réponse à Christian, je précise que mon inaction concerne davantage "les choses banales" de la vie courante. (Au boulot en entreprise, j'étais une bosseuse !).

Si mes enfants peuvent en souffrir, alors je me remue davantage : le ventilateur de ma voiture avant les grosses chaleurs ! Ca y est, c'est fait !

 

Dans quels cas as-tu envie d'agir, mais tu restes immobilisée, pétrifiée ? Dans quels cas tu devrais agir mais tu le refuses (puis regrets ?) ?
Un bon exemple qui répond en même temps aux deux questions : trier les papiers ! J'ai envie d'agir, je devrais agir mais rien que d'y penser, mon énergie est à marée basse !

Est-ce que je regrette ? Disons que cette situation m'embête. Chacun sa faille. :heart:

 

Quelle est la situation qui t'a fait comprendre cette inaction coutumière ?
Je m'étais habituée à mon inaction dont je souffrais sans souffrir (l'inaction me glissait dessus comme si j'étais une poêle Téfal).

J'avais déjà abordé cette question auprès d'un médecin, il y a un paquet d'années.

Le médecin m'a retiré au bout de trois semaines l'anti-dépresseur qu'il m'avait prescrit. Je n'étais pas dépressive, et le médicament me laminait toutes mes émotions. Il m'a avoué une erreur de diagnostic, s'est excusé, et je suis retournée à la case départ sans autre viatique.

 

J'ai fait un stage l'an dernier de reconversion de cadres commerciaux. Un de nos animateurs nous a parlé de la procrastination.

Je découvrais alors qu'il existait un mot pour traduire cette habitude de remettre au lendemain, cet empêchement de faire ! Je n'étais pas la seule au monde avec ce chewing-gum sous les pieds. J'ai cherché sur l'Internet de quoi m'aider à m'en dégager : un livre non réédité et des conseils inexistants.

Et puis, il y a eu la découverte de l'ennéagramme, le forum ici dont j'ai d'abord lu les messages en long, en large et en travers. J'avais encore mon brûlot dans les pattes sans encore grand-chose pour le tiédir.

Et puis voilà, je me suis lancée à ouvrir la présente discussion, avec pour bagage la honte et ma pancarte :thumb_down:.

La suite, vous la connaissez : ma découverte, grâce à Fabien, du fautif, le centre instinctif réprimé !

 

L'opération moteur-action a donc pour socle : l'espérance.

Cela me rappelle l'histoire du colibri. La forêt est en feu. Le petit colibri fait des allers et retours entre la rivière et la forêt. A chaque voyage, il prend à la rivière quelques gouttes d'eau dans son bec qu'il lâche ensuite sur la forêt enflammée. Un animal (je ne sais plus lequel) a envie de se moquer de lui. Il l'interroge : "Mais qu'est-ce que tu fais ?"

Le petit colibri lui répond : "Moi, je fais ma part."

Sans commentaires : c'est ça, l'espérance.

 

L'important, c'est de faire sa part et de faire tout son possible pour la faire.

 

Christian, je sais bien que je n'ai pas répondu à ta question sur ma liste d'inactions. La tribune est libre. Si tu souhaites partager tes propres rages éventuelles d'inaction ou tout autre sentiment lié au sujet, it's open.

 

Pour ma part, je préfère réfléchir sur cette part que j'ai à faire et dresser ma liste personnelle d'actions :

- sur moi : stages IFE, marche, méditation (difficile à tenir dans le temps)…

- avec les autres (enfants, amis?)

- sur le monde : un travail qui plaît, engagement social?

 

Mes buts complémentaires à celui d'élever ma famille (travail et compagnon de route) sont trop flous (quoi ? qui ? où ? comment ? etc.) et statistiquement difficilement réalisables après la cinquantaine.

L'espérance, c'est se moquer des statistiques, comme le petit colibri qui fait sa part et advienne que pourra. C'est là où je coince. Alors, j'ai écrit, à tort, que j'abandonnais. J'ai repris l'espérance. J'ai à clarifier mes buts.

 

D'une façon générale, comment remédier à l'inaction ? Ma synthèse est la suivante :

- pouvoir en parler en se sentant écouté et compris,

- suivre des pistes testées par d'autres en y imprimant ses propres pas.

 

Pour ma part, dans un premier temps, je vais pratiquer l'observation de mes transes d'hallucination négative, abandonner le "je ne vois pas" pour le "je vois" et par exemple, me répéter, dès que le clignotant "fuite devant l'action" s'allume, la phrase proposée par Fabien : "Ce but est atteignable, je peux l'atteindre et je mérite de l'atteindre."

 

Il est également possible qu'il y ait un lien entre l'anxiété et l'inaction. Je ne me savais pas anxieuse, mais je me sens plus active depuis que je prends de l'homéopathie à cet effet (gelsemium). Si c'est de la publicité, Fabien peut scratcher.

 

Sortir de l'inaction, c'est trouver du plaisir à agir et orienter ses peurs de l'échec vers une vie qui ait du sens. Y a plus ka !

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Nane,

 

Belle histoire, belle résolution (se concentrer sur l'action plus que sur l'analyse de l'inaction) et beau plan (traquer les transes). :thumb_up:

 

Très amicalement,

Fabien

Posted

Bonjour Nane, bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

Je suis depuis quelques jours dans une période de grande mélancolie et je vis donc dans l'inaction en pleine conscience !! :proud:

C'est chouette, comme ça je peux vous raconter. :cool:

 

Ecrire sur ce forum devient une sorte de souffrance. Je fais un effort pour garder ma concentration et parvenir jusqu'au bout de ce message.

 

Je n'ai pas le courage de corriger mes quelques dernières copies.

Je n'ai pas le courage de ranger la cuisine.

Je n'ai pas le courage de jouer avec mon fils.

Je n'ai pas le courage de changer ma fille.

Etc.

 

Je suis dans ma douce mélancolie, une tristesse terne avec laquelle je m'accommode car cela me permet de ne rien faire.

Je suis entièrement à l'intérieur de moi ; l'envie a disparu : je ne veux voir personne, ne veux pas parler, ne veux pas manger…

 

C'est rigolo d'être 4. :laugh:

 

Hier soir, pour casser cette sensation léthargique, j'ai pris une douche. Je me suis lavé de la journée, lavé de ma mélancolie, lavé mes doutes, lavé mes émotions… Tout est parti dans les égouts… Un homme tout neuf ! (Mon épouse qui est 9 aussi était contente : on allait pouvoir comparer nos inactions !! :rofl:)

Ce soir, même chose. Douche. Vide-grenier. On brade.

 

J'ai lu avec une grande admiration ton message, Nane. Bien sûr, je ne voulais pas en détail toutes tes inactions !! Juste un fil conducteur, des degrés, des indications.

Une aide concrète.

 

Maintenant je me lance.

J'essaie de me souvenir de mes inactions passées ; mais n'ayant jamais vraiment eu conscience de cet état, je ne trouve pratiquement pas d'inactions détaillées. Juste une ambiance.

 

Une anecdote :

J'avais quinze ans, je lisais dans le salon. Ma mère, sur le balcon, depuis de longues minutes, tentait de faire des trous dans des bacs à fleurs en plastique. S'énerve. Peste. Tape tant bien que mal. Abandonne et m'appelle pour que je fasse ce travail. J'acquiesce fâché. Pas envie. Je prends le tournevis maternel, et sur le feu de la gazinière je laisse chauffer le métal. En cinq minutes, j'avais fait le travail. Ma mère, alors, me détesta. On se souvient encore de cette anecdote et on en rigole.

Je me rends compte maintenant qu'il s'agissait pour moi d'éviter de faire un effort. De fier, je suis maintenant très réservé concernant l'aspect positif de cette action.

Je pense que "éviter de faire des efforts" était mon cheval de bataille.

Mon professeur de français en première m'avait surnommé une fois "la faignasse, toujours assis près du poêle !" Toujours partisan du moindre effort, disait ma mère.

 

Une réalité :

Dès vingt ans, je me suis laissé flotter dans la vie, vivant au jour le jour, sans projet, dans le courant… jusqu'à maintenant ! Quelle tristesse !

Je pense avoir été dans la fixation du 4, la mélancolie, coloré sans doute par le sous-type social, la honte… d'exister, d'être. Ajoutez un zeste d'aspects négatifs de 4 alpha, une pincée de base 2 qui augmente tout cela…

 

La notion d'effort ?? Je ne connais pas. Je ne connaissais pas, plutôt.

Juste l'effort avec du plaisir, de l'émotion.

Jusqu'à une certaine intensité. Au-delà, c'était l'inaction. Je stoppais la machine.

 

Mince alors…

Ce n'est pas joli joli tout cela !

 

Où vais-je m'arrêter dans mon introspection et mes découvertes et prises de conscience !

J'espère que cela ne fait pas trop autocritique à la chinoise avant de partir pour un camp de travail, casser des cailloux, creuser des trous… :peur:

 

Maintenant, l'ennéagramme aussi, comme toi Nane.

C'est la cinquième partie de ma vie (1-l'enfance heureuse, 2-la perte des repères, 3-l'âge adulte, 4-couple et mariage, 5-conscience d'être 4…)

Je connais l'effort, presque la souffrance et finalement, le plaisir de se surpasser.

 

Quelle belle phrase, Nane ! "Sortir de l'inaction, c'est trouver du plaisir à agir et orienter ses peurs de l'échec vers une vie qui ait du sens." :thumb_up:

 

La peur de l'échec. C'est très vrai.

 

Je pratiquais l'écriture (le romanesque, pas de publication), la photographie (prise de vue et développement, une exposition), les sports dans un esprit de compétition (randonnées alpines, ski de fond, patinage de vitesse, course d'orientation, athlétisme). Tout cela jusqu'à un certain point, puis je stoppais. Je n'allais pas au bout. Peur de l'échec.

Ni au bout de l'amitié.

L'ennui. La routine.

Pas d'effort aussi pour voir ce qui changeait.

Puis : plus rien. Rien du tout.

 

Une grande période d'inaction. Même pas la lecture ! Mes chers livres que je reniais car ils m'avaient entraîné dans un monde irréel.

 

De l'inaction pesante, jusqu'à maintenant !

Je crois avoir stoppé le processus d'inaction.

Je prends ma vie en main.

Lentement. Endolori.

 

Je suis encore dans une phase où la pensée précède l'action, où je me rends compte de l'effort à fournir, et comme un 9, je cherche à réaliser d'autres activités moins contraignantes.

Alors je me force : je range ce qui doit être rangé, ramasse le petit bout de papier qui traîne, je ne me cherche pas d'excuses pour éviter à faire, je planifie, j'anticipe et prévoie, je cherche à être dans l'action…

Sauf ces quelques jours où une terrible mélancolie me tenaille… depuis mes stress positifs de la semaine dernière (découverte des égoïsmes + compassion + charité…). Difficulté de se concentrer sur le réel.

 

Surtout, je découvre en ce moment mon inaction, comme étant ma propre chair.

Je vois ma part d'énormes émotions qui s'amenuisent en lisant ce thème : le courage et la lucidité de Nane. Mon désir de faire mieux que toi !!

Merci de m'avoir fait découvrir cette part de moi. Merci de m'indiquer le moyen de m'en "défaire".

 

Je n'ai pas encore pris conscience de mes rages d'inaction !! Je veille.

 

Derniers constats : dans une situation inattendue dans laquelle je dois agir par réflexe (attraper un objet), je reste pratiquement pétrifié ! Et je rate !

Je constate aussi que lorsque je fais quelque chose (de banal en fait, au sens large et non 4), j'éprouve une certaine fierté ; je pourrais presque dire aux autres "vous voyez, j'y suis arrivé" ! Alors qu'il n'y a vraiment pas de quoi se vanter ! Les autres peuvent faire aussi bien, sinon mieux, et sans effort. (J'espère qu'en ce moment je ne suis pas en train de me dévaloriser ! Je pense que j'exagère un peu !!).

 

Je voulais proposer un message bien construit et donc lisible… Pas le courage. Je reste dans l'émotion. :lame:

 

Allez, il est temps de m'occuper concrètement de ma petite épouse et de mon appartement !

 

Pour terminer, juste pour le plaisir, pour l'intelligence des propos, je répète encore ce que tu écrivais : "Sortir de l'inaction, c'est trouver du plaisir à agir et orienter ses peurs de l'échec vers une vie qui ait du sens."

 

Au boulot…

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

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Bonjour Fabien, Christian et vous tous,

 

La première moitié de la journée d'hier s'est plutôt mal passée. J'ai traînassé tout le matin sans aucun plaisir à cela. J'étais dans le même état de mélancolie traversé par Christian avant-hier, sauf que moi j'étais dedans.

Je me disais : et si j'avais comme Christian quelqu'un qui partagerait ma vie, je pourrai quitter cet état d'âme débilitant. Ca y est : je retombais dans l'envie archi-nulle. Je n'ai même pas pu lui répondre, car il admirait mon précédent message et je ne pouvais pas le décevoir !

Et puis, j'ai réagi : j'ai emmené mon dernier fils voir Harry Poter. J'ai filé à la chorale chanter la messe d'Haendel et puis, au retour j'ai briqué l'intérieur de mon congélateur. Pauvre congélateur, dont je n'avais pas vidé la glace depuis deux ans ! Pas vu ! Pas su ! C'était bien commode de ma part. Comme Christian, je tire une part de fierté de cet acte anodin ! :proud:

Et alors, je profite de mes émotions positives. :thumb_up:

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

  • 2 weeks later...
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Bonjour à vous tous,

 

Je me suis laissée entraîner hier sur le site de l'ennéagramme que je n'avais pas fréquenté depuis plusieurs mois… voire années.

 

Et quelle belle surprise, je trouve une discution sur l'inaction, cochonnerie qui empoisonne ma vie !

Me voici munie de mon nouveau mot de passe et je me précipite ce matin pour vous faire part de ce que je vis.

 

Oui, je procrastine, à longueur de temps, mais seulement pour les choses que je n'aime pas faire. Je n'ai aucun problème pour ce que j'aime faire.

Je suis comme Nane, les papiers s'accumulent, les relevés de banque ne sont pas ouverts, le plein n'est fait qu'à la dernière goutte, les appels téléphoniques pour contacter des clients ne sont pas faits (et c'est là que ça me dérange le plus et c'est pour ça que je vous écris).

J'ai découvert qu'il faut que je me force à faire, mais que j'en retire une liberté et une force absolument libératrice. Mais c'est tellement difficile de me convaincre moi-même de passer à l'action. Même si je sais quels bienfaits je vais avoir.

 

J'ai su jusqu'à maintenant vivre en "assumant" ou en "cachant" ma procrastination. J'ai aménagé une boîte pour mes papiers afin qu'ils ne traînent pas dans la maison, mais je ne fais pas plus ce que j'ai à faire avec ! Disons que tant que c'était dans mon quotidien, je supportais (ma douce moitié et mes enfants aussi) ma procrastination-inaction.

 

Mais là, ça devient douloureux. J'ai deux emplois : un salarié (où tout roule relativement bien car je suis encadrée), un autre où je suis ma propre boss, et où j'ai à me faire connaître, donc à faire des appels téléphoniques, ou à parler avec des gens de ce que je fais.

ET JE NE LE FAIS PAS. Enfin, lundi, je me dis que je le ferai mardi. Mardi, que je le ferai mercredi… On arrive à dimanche, et je n'ai rien fait.

ET ÇA DURE DEPUIS JANVIER !

 

Pourtant, quand je me suis lancée en affaires, je l'ai fait avec l'objectif de quitter mon emploi de salariée pour voler de mes propres ailes.

 

JE SUIS EXPERTE EN PROCRASTINATION-INACTION.

 

J'ai entrepris des études en photographie, il y a deux ans. Tout s'est super-bien passé. J'ai eu mon diplôme. Mais quand il a fallu appeler à droite et à gauche pour chercher un emploi : le néant. Je trouvais toutes les raisons possibles et imaginables pour ne pas le faire : pas d'expérience de travail, salaire trop bas, domaine qui ne me convenait pas…

 

Il me semble que pourtant, plus jeune, j'étais active !?! Enfin, je ne sais plus. Je suis perdue, et je m'en veux.

 

Quand je ne fais pas, je "mélancolise" et ce n'est pas bon pour moi. Car plus je "mélancolise" plus j'ai envie de "mélancoliser" et c'est un puits sans fond.

Je suis aspirée pas la mélancolie. Je finis par ne plus être Carine, mais Mélancolie.

Il faut vraiment que je me sorte de là. Mais je ne veux pas une pilule miracle qui me fasse faire mes X appels par jour (enfin, si, peut-être, quel est le nom de ce médicament que j'aille m'en acheter pour les 10 prochaines années ?). J'aimerais évoluer, m'ouvrir et me laisser aller sans tout remettre à demain.

 

Carine (4)

 

PS : je n'ai aucune idée des autres choses (alpha, mu et ailes) qui vont à côté de mon (4).

Carine – E4

Johnybegood
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Bonjour à tous,

 

Cela fait environ 3 semaines que j'ai découvert l'ennéagramme et je dois avouer que j'ai trouvé ça vachement bien !!!!! Je venais de laisser tomber depuis quelques mois une psychanalyse dont je ne voyais plus l'intérêt (Je n'avais pas réussi à lui faire admettre que j'étais le cas le plus intéressant de sa vie !!!! Donc elle ne méritait plus mon intérêt !!! Chaque fois qu'elle me disait que la séance était finie, j'en rajoutais trois tonnes. Enfin je devenais plus précis pour qu'elle abandonne son prochain patient pour s'occuper de mon cas… mais je n'y suis pas arrivé. :laugh:), et dont je sentais les limites pour mon cas… J'étais arrivé à sortir quelques phrases douloureuses et une affirmation : je me sens abandonné si je ne suis pas le préféré… Je me suis auto-diagnostiqué borderline, et ne pouvant être correctement pris en charge en Europe, mais voulant faire quelque chose pour ne plus ressentir à nouveau certaines souffrances que ma femme a pu ressentir en vivant à mes côtés (type 2 aile 1, tout le monde y passe même le boucher depuis trois semaines !!!).

 

Je passais mon temps à surfer et je suis tombé sur votre site. Et là, révélation : un sublime outil !!!

 

Je ne savais pas si j'avais l'autorisation d'agir, et là je tombe écrit noir sur blanc que l'on recherche par-dessus tout l'approbation des autres dans la désintégration totale du 4 !!!!! Une grande claque dans la gueule, et un espoir pour enfin pouvoir être capable de mettre au monde, indiquer aux autres, des choses belles, authentiques qui vivent avec moi et en moi, et de me passer de cette inaction qui me bouffe et où je me retrouve dans tous les témoignages de cette discussion, même si moi, me dis-je, je suis plus ci ou plus ça (comme un bon 4 qui se respecte !!!) Pas pareil, quoi !!!! :rofl::happy::cool: :cool: :wink:

 

J'ai le sentiment que mon inaction provient du fait que je recherche l'approbation. Aller chercher un papier administratif peut être un véritable bonheur si je suis reconnu comme personne unique. La phrase "vous êtes un cas intéressant" est la plus fabuleuse du monde !!!

Mais j'en reste la plupart du temps à un petit délire mental passager qui ne me permet pas d'agir, mais qui me suffit largement, et qui me fait dire que mon devoir est accompli…

J'ai besoin d'être approuvé… J'aligne difficilement deux mots les uns après les autres dans un rapport pour le travail, j'écris essentiellement le titre (enfin un projet de titre… j'ai pas confiance dans mes mots…), j'ai besoin qu'il soient validés chacun ou presque pour être sûr de ne pas décevoir, et de ne pas être, à nouveau, abandonné… Téléphoner pour un nouveau boulot est impensable : comment être approuvé en tant que personne et être reconnu comme potentiellement suffisamment important pour être désiré comme futur collaborateur…

 

Le mot approbation fait résonner en moi énormément de choses quand je vis mon inaction, je tenais à le souligner ici.

 

Bien à vous, tous,

P. (Type 4 alpha, aile 5, sous type social)

Phil, 6 alpha, aile 7, sous type sexuel

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Bonjour à tous,

 

Je progresse dans l'action. Mes relevés bancaires sont toujours pêle-mêle. En revanche, j'ai passé l'après-midi et la soirée à vérifier le décompte des souches et des chèques correspondant à la vente de billets de concert de ma chorale. Beaucoup de boulot !

 

C'est effectivement un leurre de croire que l'inaction rend heureux. En auto-observant ce penchant, je me rends compte que je fabrique moi-même l'illusion du mieux-être pour le justifier.

 

En fait, cette conduite me prive :

- de santé,

- d'énergie,

- d'argent,

- de confiance en moi,

- de sérénité,

- de courage,

- de liberté,

- de respect de moi-même.

 

Ceux qui agissent sont libres. Pour sortir de l'inaction, je regarde ceux qui agissent ou moi-même agissant.

Si un non-fumeur souhaite arrêter de fumer, il importe qu'il regarde les bienfaits dont profitent les non-fumeurs à longueur de temps et non le plaisir d'une prochaine cigarette. Le plaisir escompté, créé par le mental, ne reflète pas la réalité. C'est juste une illusion comme celle que procure l'inaction.

 

Le témoignage de Carine sur son activité professionnelle rejoint également du vécu chez moi. Je n'arrive pas non plus à travailler en indépendant. Je n'ai pourtant guère le choix aujourd'hui, compte tenu de la conjoncture du marché du travail.

Je me suis relancée en début de semaine pour rechercher du boulot. RV qui s'est bien passé hier. Il est possible que je rebosse bientôt en indépendant avec un bureau à l'extérieur dans des locaux où je ne serai pas seule. Depuis janvier, je suis censée commercialiser des prestations de consultant et j'ai agi comme carine. Bilan : 0. Je n'ai même plus de nouvelles du consultant.

Je vais exploiter ma nouvelle opportunité - si elle se confirme - en contournant ma faille : le besoin d'autonomie sous le regard de reconnaissance de l'autre. Je suis bâtie comme çà ! Je vais agir avec ma constitution particulière de 4. J'en prends acte et j'arrête de me fustiger pour ce que je n'arrive pas à faire dans un contexte qui ne me correspond pas. Je choisis maintenant le contexte de travail qui me convient, et j'espère maintenant pouvoir réussir à aller jusqu'au bout de mon objectif.

 

Je me suis également retrouvée en pays de connaissance avec Johnybegood et son besoin de repousser les limites de temps de son psy… d'être reconnu… J'ai vécu le même type de rapport !

Je partage ce besoin viscéral d'approbation à moins que ce soit également pour moi la peur de mal faire ! D'où l'inaction qui dispense d'actions critiquables !

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
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Bonjour Nane,

 

C'est effectivement un leurre de croire que l'inaction rend heureux.
Ah oui ! Un leurre puissant et aveuglant, mais un leurre quand même.

 

Je n'arrive pas non plus à travailler en indépendant.
Ce n'est pas propre aux 4, mais à toute personne réprimant le centre instinctif. Avant de créer cet institut de formation en 1990, j'ai toujours travaillé en entreprise. Me retrouver indépendant a été extrêmement difficile. Procrastiner est tellement tentant.

 

Pour arriver à me mettre au travail, je me suis aidé de mes deux autres centres. Le centre mental préféré considérait que revenir en arrière et retourner dans une structure d'entreprise serait une souffrance. Mais cela n'était pas suffisant, car il avait aussi la croyance que tout finirait toujours par s'arranger.

 

C'est le centre de support qui a été déterminant. Patricia se lançait avec moi dans ce projet, et il était hors de question de la mettre en échec, de la faire souffrir, ou de lui refiler tout le boulot.

 

C'est assez général dans ma vie : l'accès à mon centre instinctif réprimé est d'autant plus aisé que je réussis à mobiliser mon centre de support. Est-ce transposable pour vous ?

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien, bonjour Nane, bonjour à tous,

 

Je me sens un peu plus disposé à revenir vers vous.

Je ne supportais plus mes lamentations éculées, et de me réjouir d'en avoir conscience. Mes précédents écrits : besoin de les fuir !

Je ne veux plus de cette stagnation.

 

Nane, une parenthèse concernant, cette "peur de mal faire" :

Je pense à Steve Fossett qui ne se préoccupe jamais de mal faire. Après avoir échoué 5 ou 8 fois pour établir un record en avion, bateau ou ballon, il se remet dans l'action jusqu'à la réussite ! Ses échecs successifs sont un passage obligé vers sa réussite. (Il a pour l'instant à son actif plus d'échecs que de réussites : mais quelles réussites !!!).

 

Pour mon intervention ici, je me base sur la dernière remarque de Fabien :

 

Depuis quelques jours, je tente d'utiliser, de mobiliser au maximum mon centre de support (le mental), en minimisant, ou apaisant, mon centre préféré (l'émotionnel). Ou plutôt l'inverse : je sens poindre les émotions, je les considère, et aussitôt je tente de rationaliser, de comprendre la situation dans son ensemble ; je pense à ma relation avec les autres, je prends en compte le présent, le futur et, oui je sais, le passé.

Dans ce cas, c'est vrai, l'action (mon centre réprimé) peut se mettre en place.

 

A propos de l'action/inaction, j'ai pu constater que :

 

Auparavant

Je choisissais :

- soit l'immobilisme, ou la contrepassion du 4 : l'autosuffisance

- soit agir, mais sans conviction, avec des à-peu-près, afin de me démontrer que je ne pouvais pas être vraiment capable. Le "je n'en vaux pas la peine".

Absence d'espérance, absence d'autonomie. Absence de conviction, de respect pour le respect des autres.

Remords, regrets après avoir agi, ou de ne pas avoir agi.

Devenir Culpabilité. Vouloir à tout prix s'excuser d'être.

 

Ajouter que :

- si j'agissais, je regrettais aussitôt : ai-je fait le bon choix ? Et si j'avais plutôt fait ça, comme untel ? Que vont penser les autres ? N'ai-je blessé personne ?

Alors je tombais dans l'inaction. Et la mélancolie.

- lorsque je n'agissais pas : vais-je faire le bon choix ? Que vont penser les autres ? Vais-je ennuyer les autres ?

Alors je tombais dans la mélancolie.

Le cycle infernal de toujours tourner la colère vers soi-même.

 

Dorénavant

Considérant les trois vertus théologales : (cf. Fabien, le 25 novembre 2001, Les types et le lâcher prise)

- confiance (centre mental)

- amour (centre émotionnel)

- espoir (centre instinctif)

je me regarde enfin comme quelqu'un de capable, sans avoir besoin (ou presque) de l'appui, ou l'approbation, des autres. Mon centre mental me le prouve grâce à quelques expériences récentes.

Je me débarrasse de l'envie ou de l'autosuffisance pour parvenir à de l'autonomie.

 

Un constat

Je me sens juste en équilibre instable entre deux situations, comme un enfant qui apprend à marcher :

- être attiré encore par les mécanismes du passé et les rejeter

- essayer de faire confiance au futur, à l'espérance, à l'action. Me faire confiance.

A l'instar du jeune enfant, je sens bien que je peux marcher seul, sans pour autant lâcher la main maternelle réconfortante. Il me reste à comprendre et à faire confiance à ma propre "démarche" pour avancer seul. Et ce n'est pas une question de courage, mais un processus nécessaire de désidentification.

 

Le chemin est long pour atteindre ma maturité de 4 sur la route de l'ennéagramme, même à trente huit ans !

 

Faire le deuil maintenant de ce 4 que j'étais et que je ne veux plus.

Est-ce que je débute ainsi la désidentification ? Je me pose la question et en même temps je ne m'en préoccupe pas. Encore une marque de l'ego que d'y croire !

 

Je reprends ici les mots de Chris, écrits le 16 janvier 2003, dans "Sortir de sa mélancolie chronique", parce qu'on ne pourrait mieux dire :

"Ce n'est pas en me reprochant amèrement mes erreurs passées que je vais pouvoir me tourner vers un futur meilleur.

Alors si, j'ai bien compris… Originalité, Patience et Rigueur sont mes repères."

 

J'ajouterais aussi le Contentement parce qu'il est le lien direct avec le réel.

Mon être réel en construction. En lutte aussi contre l'envie. Contre l'inaction. Contre mon faux moi-même !

 

En conclusion

Depuis peu, je fais (centre instinctif ?) des projets (centre mental ?) avec les autres (avec eux, pour eux), mon épouse, mes enfants, les amis, les collègues, en accueillant les critiques positives ou négatives comme des paroles constructives (lien avec le centre mental ?), et non des attaques personnelles (le centre émotionnel exacerbé) :

Dire "oui merci, c'est gentil" à un compliment, ou "oui merci, je vais y réfléchir" à n'importe quelle autre remarque… cela change tout !

C'est se tourner résolument vers l'avenir.

C'est prendre l'initiative d'être et d'agir.

Avec Humilité. Avec confiance et amour.

 

Amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

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Bonjour à tous,

 

Fabien, tu écris à propos de ton choix de lancer l'IFE avec Patricia :

Le centre mental préféré considérait que revenir en arrière et retourner dans une structure d'entreprise serait une souffrance. Mais cela n'était pas suffisant, car il avait aussi la croyance que tout finirait toujours par s'arranger.  

C'est le centre de support qui a été déterminant. Patricia se lançait avec moi dans ce projet, et il était hors de question de la mettre en échec, de la faire souffrir, ou de lui refiler tout le boulot.

Je ne fais pas bien la différence entre le centre mental et émotionnel. Quand tu as recours à l'un ou l'autre centre, ta recherche consiste à ne pas souffrir dans les deux cas (ce qui est un raisonnement émotionnel). J'aimerais bien que tu me fasses bien comprendre (comme tu l'as fait pour l'espérance).

 

Pour Christian, c'est curieux : je ne suis pas attiré par les recordmen, alors que Steve Fossett est pour toi quelqu'un d'important. C'est peut-être pour cette raison que je me suis trop longtemps contentée de surfer dans la vie. Je retiens le conseil : "Aller jusqu'au bout et tirer parti de ses échecs." Il n'y a alors plus échec mais expérience !

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

Fabien Chabreuil
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Bonjour Nane,

 

Le 7 tient en priorité à éviter de souffrir lui. Dans ce cas, j'étais prêt à assurer la souffrance d'agir pour ne pas faire souffrir Patricia. C'est donc bien l'amour pour elle, et donc le centre émotionnel, qui me permettait de mettre en oeuvre le centre instinctif.

 

Si j'avais lancé ce projet seul, je n'aurai sans doute pas fait grand chose, comptant comme d'habitude sur ma chance, sur ma capacité à rebondir au dernier moment, etc.

 

Est-ce que cela répond suffisamment à ta question ?

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien,

 

Ton petit clin d'oeil malicieux :

Le 7 tient en priorité à éviter de souffrir lui."
Heureusement que j'ai bon caractère ! :happy: Il y a aussi des 4 qui finissent par évoluer !

 

Bon, bon je prépare ma revanche !

Ceci dit, je comprends bien pour toi comment le centre émotionnel, ton amour pour Patricia, a pu te donner des ailes pour te lancer dans l'IFE.

 

En sens inverse, si j'ai recours au centre mental, ce serait pour désidéaliser toute opportunité qui se présente et repérer ensuite les points positifs du résultat de mes actions pour éviter de tomber dans l'attirance à ne voir que de l'inopérationnel dans ce que je choisis d'entreprendre (je suis spécialiste du : "A quoi bon continuer !"). C'est vraiment très enfantin de vouloir "tout, tout de suite" (la phase d'oralité qui se serait mal passé ! Ras le bolos) et de préférer le rien maintenant à un résultat hypothétique plus tard. En ne faisant rien, j'ai l'impression de supprimer mon angoisse, mais en y réfléchissant ici, je suis sûre que c'est encore un leurre !

 

J'ai tendance à foncer sur les premiers mètres et à me décourager très vite. Et alors, le centre mental me sert à ruminer les incongruités de mon axe d'action et à retomber dans l'inaction !

 

Il y a une bonne et une mauvaison façon d'utiliser son centre support. Que me conseilles-tu ?

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

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Bonjour à tous,

 

:happy: Pas très claire, la nane dans son dernier message ! :sour:

En sens inverse, si j'ai recours au centre mental, ce serait pour désidéaliser toute opportunité qui se présente et repérer ensuite les points positifs du résultat de mes actions pour éviter de tomber dans l'attirance à ne voir que de l'inopérationnel dans ce que je choisis d'entreprendre (je suis spécialiste du : "A quoi bon continuer !").

Ce que j'ai tenté de partager :

Par définition, j'idéalise souvent une situation nouvelle et crée de toutes pièces le fantasme correspondant, ce qui m'éloigne de la réalité. Lorsque j'agis, j'ai le plus souvent affaire à cette irréalité de départ. Quand le brouillard se dissipe, les bras m'en tombent et je laisse tout tomber, de la même manière.

Alors, les points positifs de mes actions m'échappent, ceux des fruits à en attendre aussi et je suis attirée comme dans un gouffre par ce qui entrave l'opérationnalité. "A quoi bon continuer !" et je remets les deux pieds dans le ciment !

Suis-je plus compréhensible ?

 

Je confirme la suite de mon message précédent et la question que je pose à Fabien.

 

Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

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Bonjour Nane, Bonjour Fabien, Bonjour à tous,

 

Si cela peut être utile. Juste deux remarques et une anecdote banale.

 

L'anecdote banale :

Aujourd'hui, au milieu d'un cercle d'élèves, une élève évanouie. Un collègue et l'infirmière la soulèvent, un aux épaules et l'autre aux jambes, pour la porter à l'infirmerie.

Pour la première fois depuis très, très, longtemps, j'ai vraiment agi.

Rapidement j'ai demandé aux autres élèves de s'écarter, puis j'ai pris l'élève inerte dans mes bras pour aider mes collègues !

Pas une fois je n'ai réfléchi comme habituellement : "Je ne sers à rien, je suis incapable, tout est déjà fait, et patati, et…"

J'ai juste agi. C'est tout.

 

La première remarque :

Par définition, j'idéalise souvent une situation nouvelle et crée de toutes pièces le fantasme correspondant, ce qui m'éloigne de la réalité.
Pourquoi ne pas te couper de cette idéalisation et de ce fantasme, puisque tu en es consciente ?

 

La seconde remarque :

Au lieu de te concentrer et réfléchir sur les raisons pour lesquelles tu n'agis pas (ta passion, l'envie, puis ne voir que le manque et donc ta fixation, la mélancolie), pourquoi ne pas regarder objectivement les moments pendant lesquels tu es en train d'agir.

Ainsi passer directement au centre instinctif !

Puis réfléchir à cette action…

… et en éprouver de l'émotion ! Un peu de bonheur !

 

Alors se couper de la "honte" d'avoir agi. Te dire que tu participes à un ensemble qui lui-même est sans doute imparfait, incomplet… afin de le rendre meilleur.

Peut-être chercher le Contentement.

 

Bien amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

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Nane,

 

:happy: J'espère n'avoir pas été trop "sec" ou "directif" dans mon précédent message !!

Je comprends ton malaise, ta souffrance, face à l'inaction !!

Loin de moi l'idée de te bousculer. :sour::wink::heart:

Juste tenté de t'aider…

 

Bien amicalement,

Christian

Christian (E4 alpha, Aile 5, C= S- X+)

Fabien Chabreuil
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Bonjour à tous,

 

Il y a une bonne et une mauvaison façon d'utiliser son centre support. Que me conseilles-tu ?
Christian a raison. Là où le centre émotionnel a pour objet de voir le beau, le centre mental découvre le vrai.

Qu'est-ce qu'il y a objectivement de bon et de moins bon dans le projet ? Quel intérêt pour toi et pour les autres de le mener à bien ? Quelles qualités as-tu pour cela ? Qu'est-ce qui a été bien fait ? Qu'est-ce qu'il reste à faire ? Etc.

 

Très cordialement,

Fabien

 

P.-S. :

Ton petit clin d'oeil malicieux :
Le 7 tient en priorité à éviter de souffrir lui."
Heureusement que j'ai bon caractère ! :happy: Il y a aussi des 4 qui finissent par évoluer ! Bon, bon je prépare ma revanche !
Je n'ai pas du tout compris ce que tu voulais dire, ni en quoi j'étais malicieux, ni en quoi tu devais avoir bon caractère. Ai-je dit quelque chose qui t'ait froissé ? Si oui, j'en suis désolé, mais j'aimerais savoir quoi pour éviter de recommencer.
Fabien Chabreuil
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Bonjour Nane,

 

Bénédicte, qui est mon ange gardien sur ce panneau, me souffle que ma phrase pouvait être interprétée comme "Le 7 tient en priorité à éviter de souffrir, lui"

 

En fait, je voulais simplement insister sur le fait que la compulsion du 7 était l'évitement de sa propre souffrance, alors que celle des autres le chagrine quand même beaucoup moins.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien, Bénédicte, Christian et les autres,

 

Bravo Bénédicte ! Eh oui, j'avais rajouté la virgule à la remarque de Fabien : "Le 7 tient en priorité à éviter de souffrir, lui!"

 

En tout cas, c’était vraiment pour rire et répondre dans le même état d’esprit que je supposais être celui de Fabien que j'ai écrit :

Heureusement que j'ai bon caractère ! Il y a aussi des 4 qui finissent par évoluer ! Bon, bon je prépare ma revanche !
Je n'étais nullement froissée? Juste envie de blaguer !

 

Je ne me suis pas non plus sentie attaquée par Christian :

J'espère n'avoir pas été trop "sec" ou "directif" dans mon précédent message !! [?] Je comprends ton malaise, ta souffrance, face à l'inaction !! Loin de moi l'idée de te bousculer. Juste tenté de t'aider?
Si je peux maintenant décrire le processus qui me mène à l'inaction, c'est parce que je suis repassée à l'action. L'inaction ressemble un peu pour moi à une peau d’âne dont je peux décrire les contours parce qu'elle ne me colle plus.

 

J'ai remis le starter et ai maintenant des choix d’orientation de travail à opérer. Je cultive l'espérance dans le sens :

Faire tout ce que je peux pour atteindre le but fixé.
Il se peut que je sois moins présente ici.

 

Gros bisous. Très cordialement,

Nane

_________________

E4 alpha, aile 5, sous-type social

Nane – E4 alpha, aile 5, sous-type social

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Bonjour à vous tous,

 

Zut et zut : j'étais entrain de vous écrire et je ne sais pas sur quel bouton ma souris s'en est allée appuyer et j'ai tout perdu.

 

Je vous disais que je vivais beaucoup, beaucoup dans ma tête. Tout s'y passe (ou presque). Je m'y vois agir, échanger avec d'autres (je fais bien sûr les questions et les réponses), enfin, ma vie s'y passe.

Je suis rarement là, dans le présent.

Et quand je me décide à faire, la réalité est tellement différente de ce que j'ai imaginé que ma confiance en moi diminue car je me dis : je n'avais pas pensé qu'elle puisse me répondre ça, j'aurais dû dire ça, faire ça…

Alors j'ai encore moins envie de faire car c'est déjà très demandant et en plus, ce n'est pas comme je l'avais imaginé.

 

Je suis dans une impasse. J'aimerais tellement me sortir de cette peur de faire, que ce serait une grande (très grande) victoire pour moi.

 

Je relis Fabien qui disait qu'il avait accès à son centre instinctif réprimé d'autant plus aisément qu'il réussisait à mobiliser son centre de support.

Comment faire pour mobiliser mon centre de support (mental) ?

Est-ce lorsque je suis assise derrière mon téléphone, avant de commencer mes appels, que de me visualiser plus tard, dans quelques années, avec une belle clientèle et sans patron ?

Est-ce quand je commence la semaine avec le frigo plein, de faire une liste de repas pour chaque jour et de les faire ?

Est-ce quand je repousse le rangement d'une pièce de la visualiser propre, belle et sentir bon avant de me laisser la nettoyer ?

J'ai besoin de pistes et de guides pour m'aider à passer à l'action. Je veux vivre ce qui est vrai et rester de moins en moins dans ma tête.

 

Je voudrais tout de même apporter un bémol à ce que je viens de dire plus haut : je ne suis pas tout le temps comme ça… Heureusement pour ceux qui vivent avec moi ! J'ai des phases "normales" mais aussi des marées basses. Je suis dans une marée basse et l'eau ne remonte pas. Je veux m'aider. J'ai conscience de ce qui ne va pas, j'ai peur aussi de changer et de ne pas savoir ce que je vais découvrir de moi.

J'ai peur que mon mari me quitte si je change trop. J'ai hérité de cette peur de mon premier mariage, et je réalise en vous écrivant qu'elle est transposée dans le deuxième mariage… Alors que l'homme qui partage ma vie aujourd'hui me pousse à aller au fond de moi, ce qui n'était pas le cas de mon premier mari.

 

Quelqu'un peut-il me guider à travers tout ça pour me sortir de ma procrastination et mon inaction ?

 

Merci d'avance,

Carine (4)

Carine – E4

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour à tous,

 

Carine, quand je disais que j'utilisais mon centre de support pour accéder à mon centre instinctif, c'était au moment où Patricia et avons créé notre institut de formation, et donc à une époque où nous ne connaissions pas encore l'Ennéagramme. J'utilisais donc alors mon ego, plutôt que de m'en désidentifier.

 

Utiliser le centre de support m'a certes permis d'arriver à mobiliser l'instinctif, mais cela a été quand même très très dur. Le centre restait réprimé et tout en moi s'opposait au fait de s'en servir. L'utilisation du centre de support était un moyen de forcer le centre réprimé à entrer en action et le moins qu'on puisse dire est que ce dernier regimbait.

 

Une guerre contre l'ego, c'est toujours difficile et cela ne peut pas marcher durablement. Aujourd'hui j'utilise d'autres techniques beaucoup plus douces et permettant de déconstruire la répression du centre.

 

Cependant, faute d'apprendre ces techniques, la mobilisation du centre de support est un pis aller acceptable. Toutes les pistes que tu proposes sont bonnes puisqu'elles consistent à imaginer un futur positif à atteindre. Je te suggère de visualiser un futur le plus long possible et de voir non seulement l'objectif atteint, mais ce qu'on appelle les "suites d'objectif".

Si je range ma pièce (action), elle sera propre et belle (objectif), et après je respirerai mieux parce qu'il y aura moins de poussière, mon mari sera content, je serai plus à l'aise en recevant mes amis, je retrouverai plus facilement mes papiers et je serai plus efficace dans mon travail, j'accrocherai tel tableau qui sera mis en valeur, etc. (suites d'objectif).

Plus tu trouves de suites d'objectif, plus la motivation est grande. Pour les suites d'objectif comme pour l'objectif, il est important que les images soient dissociées (j'ai déjà parlé de ce concept précédemment dans cette conversation, le 25 avril).

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Fabien,

 

Merci bien pour la réponse.

Je vais tâcher de m'employer à mettre en pratique la queue leu leu d'objectifs.

Je comprends bien que tu dis que cette technique n'est pas la meilleure, mais je pense qu'où je suis rendue, tout est bon à essayer.

 

Je suis curieuse de savoir ce dont tu parles quand tu dis : "Aujourd'hui j'utilise d'autres techniques beaucoup plus douces et permettant de déconstruire la répression du centre."

 

Ces techniques sont-elles accessibles et disponibles de l'autre côté de l'atlantique ?

 

Merci,

Carine (4)

Carine – E4

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Carine,

 

Je parle des techniques issues de la Quantum Psychology® de Stephen Wolinsky et qui font l'objet de nos stages Eveil et Néti néti. Tu peux faire une recherche sur ces thèmes sur le panneau.

 

Stephen Wolinsky est américain, de type 6, et il ne fait que très peu de formations et n'encourage guère les gens à y participer. Il faut donc un certain travail de recherche. Il a écrit de très nombreux livres, le nombre ne facilitant pas l'accès à ses méthodes.

 

L'apport de notre institut est l'application de ses travaux au contexte spécifique de l'Ennéagramme.

 

Très cordialement,

Fabien

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