Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Elisabeth,

 

L'anecdote de ta copine et de ses problèmes de couple est terriblement 9 (si du moins j'ai bien compris que tu n'es pas particulièrement amie avec son compagon de vie).

 

L'anecdote nouvelle sur tes parents et le choix de ton métier montre bien qu'indirectement il y a forcément eu une certaine pression pour qu'au moins une des filles reprenne le flambeau.

 

Nous n'arrivons pas au but parce que nous ne grattons pas assez profondément. Je voudrais donc te proposer quelque chose.

 

Remets-toi dans le moment de ta vie où tu as "choisi" de faire le même métier que tes parents : il ne s'agit pas d'y repenser, mais d'y retourner comme si tu pouvais rajeunir de quelques années. Demande-toi alors : "En quoi est-ce important de faire ce métier ?" Puis demande-toi : "En quoi est-ce important de (la réponse à la première question) ?" Et ainsi de suite trois ou quatre fois ou mieux jusqu'à ce qu'il n'y est plus de réponse possible. Donne-nous alors ici ce que tu as trouvé.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

Posted

Bonjour !

 

Je suis bien d'accord, je grattouille encore en surface, mais je ne demande qu'à plonger plus profond !

 

J'ai essayé de faire ce que tu m'as suggéré, Fabien. Je ne sais pas où ça nous mène en termes d'ennéagramme, mais c'était intéressant à faire.

 

1- En quoi est-ce important d'être médecin ? (Ce sera plus simple en appelant les choses par leur nom.)

Elisabeth, à 16 ans : "C'est important parce que je pourrai soigner les gens.

2- C'est important de soigner les gens pour me sentir utile.

3- C'est important de me sentir utile pour être une fille bien.

4- C'est important d'être une fille bien (pause*) pour qu'on m'estime.

5- C'est important qu'on m'estime pour que je sois fière d'être ce que je suis. :angry:

6- C'est important que je sois fière d'être ce que je suis pour avoir confiance en moi.

7- C'est important d'avoir confiance en moi pour avancer dans la vie

8- C'est important d'avancer dans la vie."

 

* Au début, je me suis arrêtée là.

Certaines phrases pourraient être inversées… notamment la 5 et la 6.

 

Il y a aussi des éléments que je n'ai pas pu faire rentrer, comme :

- Ma curiosité (ma fascination) pour le corps humain et son fonctionnement.

- C'est un métier que je peux exercer n'importe où, dans la brousse en Afrique, dans un service de chirurgie ou dans un cabinet à Saint-Germain-en-Laye. C'est important car cela permet de retarder mes choix et garder des options ouvertes - pour tracer mon propre chemin "quand j'y verrai plus clair".

- Ce sont de longues études, ce qui est important car j'aime étudier et apprendre, et là encore cela permet de retarder les choix.

 

Je voulais revenir sur le contraste entre mon père et ma mère.

S'il avait été uniquement question de loyauté, je me sentirais sans doute aussi déloyale envers mon père que ma mère. Or ma mère était déçue, certes, mais sans doute plus triste pour moi que déçue que je ne poursuive pas la dynastie.

 

Voilà… :rofl:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Elisabeth,

 

"Je ne sais pas où ça nous mène en termes d'ennéagramme."

Justement, cela ne nous mène à rien ! Et c'est assez intéressant. Il s'agissait de définir ce qu'on appelle des critères et normalement, on aurait pu espérer voir sortir des critères de 6 ou de 9 et trancher enfin entre les deux hypothèses. Mais ce n'est pas vraiment le cas.

 

Je commence même sérieusement à me demander si nous ne réussissons pas à choisir entre ces deux types parce qu'aucun ne serait le bon. Donc me revoilà avec une palanquée de questions :

  1. Pour toi, qu'est-ce qu'une "fille bien" ?
  2. Que signifie "avancer dans la vie" ? Vers quoi ? Dans quel domaine ?
  3. En quoi est-il important de "garder des options ouvertes" ? Qu'est-ce qu'il risque de se passer s'il n'y a pas d'options ouvertes ? Dans quel cas quittes-tu une piste en cours pour te rabattre sur une des options de réserve ?
  4. Dans ton premier message, tu parlais des 9 qui "avaient l'impression de ne pas avoir choisi leur vie, d'être 'sur des rails'." Avais-tu cette impression sur ta vie avant de lire ce passage ? Qu'est-ce qu'il y a de pire dans le fait d'être sur des rails ? Est-il compatible d'avoir des options ouvertes et d'être sur des rails ? Si oui, pourquoi ?
  5. Dans ce même premier message, tu semblais te voir comme plutôt spontanée. Confirmes-tu ? Cette spontanéité a-t-elle pu conduire à des gaffes ou à des problèmes relationnel ?
  6. Toujours dans cette intervention originelle, tu disais que la peur est "très présente" dans ta vie. Peur de quoi ? As-tu des exemples ?
  7. Tu n'as pas répondu à une des questions de Bénédicte : "En ce qui concerne la hiérarchie des centres, comment vis-tu la préférence du centre instinctif dans l'hypothèse 9 ?" Effectivement, vis-tu préférence et répression de l'instinctif ? Jusqu'ici tu nous as surtout parlé de sa répression.
  8. Même question sur le mental : t'arrive-t-il de le réprimer ? Comment cela se manifeste-t-il ?

C'est tout pour aujourd'hui ! :rofl:

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour Elisabeth, bonjour à tous,

 

Il y a une chose sur laquelle j'ai envie de revenir.

 

J'avais choisi le même sujet d'études que mes parents et encore aujourd'hui, j'ai du mal à savoir si je voulais vraiment étudier cette discipline ou si je l'ai fait pour faire "plaisir". Un peu des deux, sans doute.
Pourtant, il y avait de quoi s'inquiéter ou exiger des décisions : j'ai attendu la dernière extrémité pour leur annoncer, en pleurant (?!), alors que bien sûr ils étaient très contents.

C'est sur le "en pleurant" que j'ai envie de revenir. J'avais posé la question "pourquoi pleurer ?" dans le message qui s'est perdu et je ne l'avais pas reposée.

 

Je vois trois hypothèses (une quatrième étant que je n'ai rien compris).

 

1 - Tu avais en fait envie de faire autre chose et cet "autre chose" était tellement "incorrect" qu'il a été refoulé et oublié. Les pleurs seraient alors dus à ce renoncement.

 

2 - Tu ne savais pas particulièrement ce que tu voulais faire et cela même pouvait être incorrect aux yeux de ton père ou à tes propres yeux. Tu as alors "par défaut" pris la voie "dynastique" qui ne te disait peut-être rien au fond.

(J'ai moi-même pris une voie par défaut, passé une partie de mes études à dormir, faire de la musique et à assurer le minimum pour réussir, et en troisième année d'école d'ingénieurs, j'ai décidé de m'orienter vers l'enseignement parce que j'avais peur d'entrer dans l'industrie.)

 

3 - Sur le moment, tu souhaitais prendre cette voie, les pleurs pouvant alors être dûs à la peur de ne pas réussir, à la peur de réussir, ou à quelque chose qui n'avait rien à voir. (J'ai tendance à pleurer pour quasi-rien - en privé si possible - quand je fatigue.) Le problème que tu aurais maintenant serait alors par rapport au fait d'avoir changé d'avis.

 

Personnellement, la teneur des messages me fait considérer l'hypothèse 2 comme la plus plausible et la 3 comme la moins plausible.

 

Dans le cas où ton père serait d'un type pour lequel ne pas savoir ce qu'on veut est inacceptable (le 8, par exemple, mais d'autres types sont possibles), la 2 fait particulièrement sens.

 

Au cas où l'hypothèse 1 serait la bonne, tu peux toujours reprendre le processus des "Pourquoi" préconisé par Fabien, en commençant par "pourquoi n'était il pas acceptable d'être (actrice, chauffeur routier, inspecteur des impôts… pour citer quelques professions victimes de préjugés) ?"

 

Ceci en plus de la palanquée de nouvelles questions de Fabien. :angry::rofl:

 

Nota : en suivant ma propre "voie par défaut", non pas par pression parentale, mais parce que "j'avais les moyens intellectuels de le faire", j'ai toujours choisi ce qui m'offrait le plus d'options, au cas où j'en trouve une qui me plaise en route…

 

Bon courage…

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

Posted

Bon !

Fuit, fuit (je retrousse mes manches) ! :angry:

 

Je me doutais bien que les réponses ne rentraient dans aucun cadre attendu de 6 ou de 9.

 

Pour toi, qu'est-ce qu'une "fille bien" ?

C'est une fille sensée, autonome, tolérante, bonne, fiable, gentille, honnête, simple et drôle. C'est une fille débrouillarde, qui agit bien, respecte les gens, les choses et les valeurs auxquels elle croit et tient.

 

Que signifie "avancer dans la vie" ? Vers quoi ? Dans quel domaine ?

C'est progresser vers les autres et vers soi-même, dans sa vie personnelle, sociale, professionnelle. C'est avoir des objectifs quels qu'ils soient et aller vers eux.

J'aime beaucoup cette phrase de je-ne-sais-plus-qui, qui dit : "Deviens ce que tu es." C'est cela pour moi avancer : se rapprocher de l'essence de son être, tracer son chemin.

 

En quoi est-il important de "garder des options ouvertes" ? Qu'est-ce qu'il risque de se passer s'il n'y a pas d'options ouvertes ? Dans quel cas quittes-tu une piste en cours pour te rabattre sur une des options de réserve ?

C'est important pour ne pas me sentir "piégée", enfermée dans mes propres engagements. C'est important de savoir que je peux me tromper, que les choses sont réversibles si je regrette.

S'il n'y a pas d'options ouvertes et que je n'ai pas la certitude d'être là où je veux vraiment être, je peux me sentir oppressée et malheureuse. Ce qui m'est arrivé avec les études. Choisir son orientation demande de fermer des portes petit à petit. On ne peut pas tout faire en même temps. La possibilité de concilier différentes activités (parfois très différentes) et d'avoir des options ouvertes pour l'avenir est importante pour moi.

 

Il m'est arrivé deux fois de quitter un projet dans lequel j'étais engagée, sans l'avoir initié. J'avais de tous petits rôles dans des spectacles, des rôles pas amusants, pas motivants et très peu d'affinités avec le metteur en scène et le reste de l'équipe. Je n'avais pas de plaisir à aller en répétition, et surtout à y consacrer mon temps et mon énergie. Dans les deux cas, mon absence ne changeait pas grand chose. Ils pouvaient faire dire mes deux lignes par quelqu'un d'autre.

Il y a aussi la fois où j'ai vendu les fameuses chaussures que je ne supportais plus…

 

Mais souvent je subis des situations qui me déplaisent parce que je n'ose pas en sortir. Par exemple, je reste dans une soirée où je m'ennuie parce que je n'ose pas partir. Parce que je n'ai rien d'autre à faire, parce que je ne me rends pas complètement compte que je m'ennuie. Parce que je n'ose pas quitter la personne avec laquelle je suis venue ou lui demander de partir, etc.

 

Dans ton premier message, tu parlais des 9 qui "avaient l'impression de ne pas avoir choisi leur vie, d'être 'sur des rails'." Avais-tu cette impression sur ta vie avant de lire ce passage ?

Bonne question. Je ne me rappelle pas. Oui, je crois. Il est évident qu'après mon échec en médecine, je me suis orientée par défaut dans une voie de secours. Je ne saurais pas dire en quoi ma vie m'a échappé. C'est ce qui est douloureux, de se dire qu'on a la liberté de faire ce qu'on veut, mais qu'à force de ne pas vraiment savoir ce qu'on veut, ou de ne pas oser le faire, on reste dans un chemin tracé.

 

Qu'est-ce qu'il y a de pire dans le fait d'être sur des rails ?

De passer à côté de soi. De ne pas devenir ce qu'on est. De subir des forces extérieures et des mauvaises raisons (soumission, rébellion…).

 

Est-il compatible d'avoir des options ouvertes et d'être sur des rails ?

C'est difficile d'être sur des rails et de loucher à côté, ou on risque de dérailler ! Ca peut marcher dans un premier temps, mais en vieillissant on doit faire des choix.

 

Dans ce même premier message, tu semblais te voir comme plutôt spontanée. Confirmes-tu ? Cette spontanéité a-t-elle pu conduire à des gaffes ou à des problèmes relationnel ?

J'avais surtout tiqué sur le mot "naturel". Je me considère comme naturelle et c'est une chose importante pour moi. Cependant, je me rends bien compte que je (pré)médite beaucoup. Avant de parler et d'agir, je réfléchis, parfois trop. Mon attitude sur ce panneau illustre bien cela.

Je n'ai pas de souvenir de grosse gaffe. Il m'arrive de gaffer occasionnellement, mais dans l'ensemble je suis plutôt diplomate et mesurée.

 

Tu disais que la peur est "très présente" dans ta vie. Peur de quoi ? As-tu des exemples ?

J'ai toujours peur de me tromper.

Je préfère ne pas conduire la voiture de mes parents de peur d'avoir un accident (j'ai déjà eu un accident mineur qui a coûté du malus et une franchise importante à mes parents).

J'ai peur d'échouer (depuis deux ans, je stresse beaucoup pour les examens, alors que je réussis bien).

J'ai peur que mon réveil ne sonne pas, je vérifie que je l'ai bien mis.

J'ai peur des prises de sang.

J'ai peur qu'on me pique mes affaires, qu'on cambriole mon appartement. J'ai toujours une petite inquiétude au moment de retrouver ma voiture sur le parking ou de rentrer à la maison (mon père répète toujours de tout fermer, tout cacher, etc.).

 

Vis-tu préférence et répression de l'instinctif ? Jusqu'ici tu nous as surtout parlé de sa répression.

Je vis la préférence de l'instinctif comme cette idée de pilote automatique, long à démarrer mais ensuite efficace, par exemple pour faire le ménage. Je pense aussi à des activités comme la danse, le théâtre, l'improvisation musicale. Il faut un moment (de plus en plus court avec la pratique et la confiance dans le partenaire) pour déconnecter le mental (la peur du ridicule, etc.), mais ensuite je sais très bien laisser parler mon corps et mes émotions. :rofl:

 

Même question sur le mental : t'arrive-t-il de le réprimer ? Comment cela se manifeste-t-il ?

Là, je sèche ! A quoi ça ressemble quand on réprime le mental ? :angry:

 

Merci Bénédicte pour ton message. Merci pour le questionnaire à choix multiple, ça m'aide pas mal. Mais j'ai quand même l'impression qu'il y a un peu de tout ! Je vais essayer de creuser cela et de me replonger dans mon état d'esprit de l'époque.

 

Bonne nuit :bye:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Elisabeth,

 

Normalement si tu réprimais le mental, tu devrais savoir à quoi cela ressemble… Précisons quand même. La répression du mental peut prendre deux formes : soit l'arrêt où le mental ne fonctionne plus et où on se sent incapable de penser, soit l'emballement où le mental tourne à toute vitesse, à vide ou en examinant tant de possibilités qu'il devient quasiment impossible de faire le tri.

 

Je ne vais pas commenter le reste de ton message par manque de temps ce matin et aussi pour attendre tes réponses à Bénédicte.

 

Cependant, je constate une chose. Tu réponds rapidement et en détail à nos questions, mais tu nous délègues en grande partie le travail d'analyse. Pourquoi ?

 

Comment interprètes-tu en termes d'Ennéagramme ton dernier message ?

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonsoir !

 

J'ai une explication : la paresse. Je suis fainéante, alors c'est plus facile qu'on fasse les choses à ma place.

Et aussi, les choses commencent à devenir compliquées. Je croyais être 9, et puis peut-être 6, et puis maintenant ?

Mon attitude est comme une demande d'aide et un passage au mode passif. C'est vrai que les réponses viendront de moi.

 

Quand tu m'as posé tes questions, Fabien, je me suis dit : "ouh la ! Pas facile." Puis j'ai pris un stylo et finalement, ce n'était pas très compliqué. J'ai une mémoire fidèle et un esprit analytique. Il m'est facile de parler de principes généraux et de faire le lien entre des événements.

En revanche, les questions plus précises (dans le sens qu'elles se rapportent à une anecdote donnée) et finalement, plus personnelles de Bénédicte sont plus difficiles !

Tu vas me demander : pourquoi ? :angry:

Je pense qu'il m'est difficile de faire parler mes émotions sans les analyser un peu froidement. Et il m'est surtout difficile de revenir à cette période de ma vie où rien n'était clair, et que j'ai essayé de dépasser sans rien résoudre ou creuser.

 

Pour le centre mental, je pense qu'il m'arrive de passer par ce genre de phases où je n'arrête pas de penser dans tous les sens. Plus rares les moments où je bloque (les "phases plafond"), mais il m'est arrivé de me sentir vide et mal, sans être capable de comprendre pourquoi, ni même d'y réfléchir.

 

Pour la question de Bénédicte…

Quand j'étais petite, tout le monde me demandait "alors, tu vas être docteur comme ton papa et ta maman ?", et je m'écriais, "non !"

J'ai toujours préféré les langues, les lettres et la philosophie au reste, mais j'ai fait une section scientifique parce que je "pouvais". Au collège, j'ai voulu être interprète, écrivain, etc. En terminale, j'hésitais entre architecture et médecine. J'ai renoncé à l'architecture parce que je pensais être nulle en dessin et que médecine "s'imposait".

 

La troisième solution est celle qui me plait le plus, car j'aime bien croire que c'était un souhait sincère. Dans ce cas, oui, j'aurais pleuré par peur de réussir, ou de rater. Pendant ma première année, j'avais aussi peur de me tromper de voie (bien sûr).

La 2 et la 1 se rejoignent : je ne savais pas ce que je voulais faire parce j'ai refoulé mon vrai désir, sûrement - dans ce cas, je le refoule toujours. J'ai envie de faire plein de choses et en même temps aucune, et c'était un peu pareil à l'époque : plein de désirs en vrac mais aucun vraiment profond.

 

En fait, je viens d'écrire deux paragraphes qui tournent en rond. Je ne sais pas. :rofl:

 

Bien à vous,

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Posted

Elisabeth,

 

Je dirais qu'en essayant de synthétiser un peu les discussions, j'ai retrouvé pas mal de mental et… j'ai bien peur de lancer Elisabeth sur une autre voie mais… j'y ai vu du 7 et de l'évitement de la souffrance dont elle a parlé dans un message que je n'ai pas réussi à retrouver.

 

Voici, pêle-mêle, tout ce qui m'a fait penser au 7.

Il m'est facile de parler de principes généraux et de faire le lien entre des évènements.
Théoriser et faire des liens entre des évènements, même des évènements qui n'ont pas de lien entre eux me fait bien penser au 7 et à son aptitude à l'amusement qui lui fait trouver du drôle partout.

 

Dans les réponses détaillées de Elisabeth aux questions de Fabien le 5 novembre, il a beaucoup été question de toutes sortes de peurs.

Le 7, dans son placement en mental, a, comme tous les mentaux, une problématique à la peur.

 

La possibilité de concilier différentes activités (parfois très différentes) et d'avoir des options ouvertes pour l'avenir est importante pour moi.

Le système d'options ouvertes est une caractéristique du 7 qui se laisse toutes sortes de portes ouvertes qui lui permettront de ne pas se trouver enfermé et souffrir.

 

Il m'est arrivé deux fois de quitter un projet dans lequel j'étais engagée, sans l'avoir initié. J'avais de tous petits rôles dans des spectacles, des rôles pas amusants, pas motivants et très peu d'affinités avec le metteur en scène et le reste de l'équipe.

Là encore, il est question de choses "pas amusantes" et donc "pas motivantes". Tous les types peuvent se trouver confrontés à cette situation. Ils ne l'analyseront sans doute pas de cette façon.

 

C'est ce qui est douloureux, de se dire qu'on a la liberté de faire ce qu'on veut, mais qu'à force de ne pas vraiment savoir ce qu'on veut, ou de ne pas oser le faire, on reste dans un chemin tracé.

De nouveau, je retrouve des mots de 7 : douleur, liberté dans une même phrase.

 

Il m'est difficile de faire parler de mes émotions.

Je finirai en suggérant une hiérarchie de centres : Mental -> Instinctif -> Emotionnel. Mental par la capacité mentale de Elisabeth à analyser et décrire, mais émotionnel réprimé par le fait qu'elle a du mal à nommer ses émotions, à décrire ses vraies motivations.

 

Le 7 alpha, sous-type social, Sacrifice, me semble correspondre à tout ce que Elisabeth a su dire d'elle : ses valeurs, le sacrifice pour les autres, certaines valeurs de groupe…

 

Mes excuses si cette suggestion déstabilise Elisabeth, mais qu'elle nous dise au moins pourquoi, si elle la rejette.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

Posted

Bonjour Elisabeth, bonjour à tous,

 

Il semblerait que l'on s'oriente soit vers le 6, soit vers le 7.

Personnellement, je n'ai rien vu dans la conversation qui soit incompatible avec le 6.

Le 7 est également possible, il s'agit alors de sous-traiter tout travail (y compris mental) "pas drôle" à quelqu'un d'autre. Le professeur par exemple. (Il y a pas mal de 7 dans mes élèves.)

 

J'ai de nouvelles questions : qu'est-ce que tu attends de cette conversation ? Quand elle aborde des sujets douloureux ou délicats, quel est ton ressenti ? Comment souhaites-tu être perçue par nous autres lecteurs ? Quelle est ta réaction si nous ne sommes pas d'accord avec toi ?

 

Isabelle, je ne suis pas trop d'accord avec la répression des émotions.

Un 7 mu, avec l'émotionnel en support, pourrait avoir du mal à revenir sur des émotions négatives ou pénibles.

Un 6 alpha pourrait avoir du mal à exprimer des émotions s'il ne sait pas si ses émotions sont correctes pour les gens à qui il s'adresse (là, je parle de mon expérience).

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

Posted

Bénédicte,

 

Un 7 mu, avec l'émotionnel en support, peut effectivement avoir du mal avec les émotions douloureuses. Cela ne l'empêchera pas, à mon avis, du fait de son mental, de les nommer, les expliquer et comprendre les pourquoi et comment.

 

Bien amicalement.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour à toutes,

 

Isabelle et Bénédicte, un 7, même mu, reste un 7 dont la compulsion est déviter la souffrance. Généralement, nous sommes assez doués pour ça… :happy: Cela implique que nous faisons l'effort de "nommer, les expliquer et comprendre les pourquoi et comment" des émotions dites "négatives ou pénibles" que s'il nous est impossible de faire autrement. Cela nous arrive donc plus souvent qu'à nos collègues 7 alpha, mais pas au point d'en faire un style de vie.

 

Très cordialement,

Fabien

Posted

Bonjour !

 

J'ai un peu l'impression que j'en suis arrivée à un stade où je peux me reconnaître dans tous les types, "en cherchant bien" !

Cela dit, en écrivant mon dernier message, je me suis fait la réflexion que certains éléments pouvaient ressembler à du 7. Comme je l'ai déjà dit, le 7 me parait un peu trop "beau" et moins proche de ce que je SUIS que de ce que je voudrais être. A ma première approche avec l'ennéagramme, c'était la description qui me plaisait le plus… Qui aime la souffrance ? Qui n'aime pas la joie et l'optimisme ? Qui ne recherche pas le plaisir ?

 

C'est un type du centre mental, et j'ai déjà dit que je me reconnaissais dans la planification (les listes, les scenarii plaisants), la question des options ouvertes. J'aime mener plusieurs activités de front, mais je n'aime pas abandonner des projets. Quand cela m'est arrivé, c'était assez lourd pour moi.

La gloutonnerie fait sens pour moi pour la nourriture ou la télévision par exemple.

 

Le 7 va au devant des autres et cherche à leur plaire par la gaieté, l'humour et par ses idées et ses plans plaisants. Il peut ainsi paraître chaleureux.
C'est vrai, au moins pour les gens qui me connaissent superficiellement, car je ne suis pas quelqu'un de fondamentalement léger. Mais je sais jouer de mon humour, aller au devant des autres, oui.

 

Toutefois, il est beaucoup moins impliqué émotionnellement dans la relation qu'il n'y paraît.

J'ai plutôt des relations "choisies" et fortes, dans lesquelles je m'implique vraiment. Enfin je crois. :cool:

 

D'ailleurs, que surviennent des émotions négatives et le 7 a tendance à s'échapper. Cette difficulté à s'impliquer joue aussi dans ses relations intimes ; s'il la surmonte, il est un partenaire loyal.
Hummmm, "s'échapper" pourrait correspondre à ce que j'ai appelé "m'éteindre".

Identifier, explorer et exprimer les émotions négatives est une chose que j'essaie de faire parfois, car je me rends compte que ça peut faire du bien, mais ce n'est pas exactement mon activité préférée !

 

Le 7 supporte mal les contraintes, les règles et les procédures, sans pour autant s'y opposer ouvertement.

Pas vraiment. Je suis assez disciplinée et respectueuse. Il m'est très difficile de frauder même pour parcourir un arrêt de bus, parce que j'ai trop peur de me faire contrôler. Ou encore, j'aime beaucoup la danse classique qui impose une technique assez figée. Les contraintes peuvent être créatrices, aussi.

 

Si je suis un 7, je ne peux être qu'un 7 mu, répression de l'instinctif oblige.

 

Qu'est-ce que tu attends de cette conversation ?
Ben, d'avoir une certitude sur mon type, et d'avancer ! Je pense que votre connaissance de l'ennéagramme dépasse la mienne de beaucoup, et que vous pouvez m'offrir un regard nouveau et neutre - que ma mère ou ma meilleure amie ne pourront jamais avoir. Pour autant, je me sens impliquée et confortable dans ce forum, car j'y trouve des gens respectueux, présents et bienveillants.

 

Quand elle aborde des sujets douloureux ou délicats, quel est ton ressenti ?

Ca me fait du bien d'en parler au passé, ou au présent mais comme une chose que j'ai comprise. Mais il y a des choses que je n'évoque pas… sciemment.

 

Comment souhaites-tu être perçue par nous autres lecteurs ?
Je ne me pose pas vraiment la question. Je pense que je suis toujours sincère, et je deviens plus spontanée depuis le début de la conversation. Donc vous devez avoir une vision assez fidèle de moi (mes contradictions, mes doutes, etc.). Je suis surtout reconnaissante et admirative du temps et de la peine que vous prenez !

 

Quelle est ta réaction si nous ne sommes pas d'accord avec toi ?

C'est plutôt stimulant, mais j'aurais peut-être tendance à me ranger à votre opinion parce que "votre connaissance de l'ennéagramme dépasse la mienne de beaucoup" !

 

Juste une remarque :

Le 7 est également possible, il s'agit alors de sous-traiter tout travail (y compris mental) "pas drôle" à quelqu'un d'autre. Le professeur par exemple.

Là je tique un peu. Quand je fais un travail de groupe, j'ai du mal à déléguer, même les choses pas amusantes, sauf à quelqu'un que je connais très bien. J'aime bien contrôler tout ce qui se passe. Enfin en l'écrivant, je me rends compte que ce n'est pas aussi simple que ça. Peut-être que je prends plaisir à faire ces choses pas drôles ? :happy:

 

Merci encore et encore !

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Elisabeth et tous les autres,

 

"J'ai un peu l'impression que j'en suis arrivée à un stade où je peux me reconnaître dans tous les types."

Oui, parce que cela est propre aux types 6 et 9 qui restent nos hypothèses privilégiées et parce que nous discutons trop au niveau des comportements plutôt que des motivations.

 

Par exemple, tu dis que tu as "du mal à déléguer". Mais un 1 peut mal déléguer parce qu'il trouve les autres pas assez sérieux, un 2 peut mal déléguer parce qu'il a envie d'être à côté des autres et de les aider, un 3 peut mal déléguer s'il craint que la travail des autres ait un impact négatif sur son image, etc. Neuf fois pour de multiples raisons.

 

De même, tu dis que tu es "disciplinée et respectueuse", mais un 6 peut l'être parce que ce sont les règles de son groupe, un 7 parce qu'il ne veut pas affronter la souffrance que provoquerait le mécontentement des autres, un 9 pour éviter le conflit avec ceux qui défendent ces règles.

 

Il te faut choisir entre les mécanismes propres aux types. Qu'est-ce qui a le plus de poids dans ta vie la peur, la paresse ou la gloutonnerie, sachant que la passion d'un type s'exerce dans tous les contextes. (Un 7 n'est pas glouton d'une ou deux choses, "nourriture ou télévsion", mais de tout ce qui peut être source de plaisir.)

 

Es-tu prête à renoncer à des plaisirs pour éviter un conflit ? (9 vs 7)

Es-tu prête à transgresser des règles pour éviter un conflit ? (9 vs 6)

Es-tu prête à transgresser des règles pour éviter une souffrance ? (6 vs 7)

 

Très amicalement,

Fabien

Posted

Bonjour Elisabeth et à tous ceux qui suivent la conversation…

 

Je ne vois rien d'incomptatible au type 7 dans ton précédent message.

 

La décision de déléguer ou de ne pas déléguer n'est pas une preuve du fait que tu ne sois pas 7. En temps que 7, je ne délègue pas si je pense que la personne à qui je délègue n'est pas suffisamment compétente pour assumer seule sa tâche.

 

La raison ? L'évitement de la souffrance : si je délègue un travail et que je compte sur quelqu'un pour le faire et que finalement il n'est pas fait, cela risque de boulverser mon planning et mes petites habitudes pépères ! Donc autant ne pas déléguer.

 

Par contre, quand je délègue à quelqu'un que je connais bien et dont je sais la compétence, c'est un véritable déchirement si le résultat ne correspond pas à mes attentes. :sad::sour::happy::cool:

Et en général, je fais confiance, je ne surveille pas et alors bonjour la gamelle.

 

Comme tu le vois, ce n'est pas le fait de déléguer ou non qui compte mais la raison du geste !

 

Cordialement et bon courage…

Ouadjet (7 alpha)

ouadjet -7-

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Bonjour tout le monde,

 

Mes résolutions de Nouvel An étaient :

- Arrêter de manger quand je n'ai plus faim (ça me vient en partie de mon éducation. Chez moi, on ne jette pas la nourriture : on finit son assiette, et celle des petits qui ont eu les yeux plus gros le ventre, et on lèche les plats ! Mais j'ai tendance à oublier que je peux aussi mettre le reste de mon sandwich dans mon sac ou au frigo… :cool:)

- Sortir de mon lit quand je ne dors plus :sad:

- Eteindre la télé avant de m'endormir devant un programme inepte :happy:

Ca fait assez penser à une gloutonne. Evidemment, je n'ai tenu aucune résolution, sauf que je n'ai plus de télé. :sour:

Pareil pour les discussions avec mon colocataire jusqu'à pas d'heure, les heures d'Internet au lieu de bosser, ou les fois où je me laisse emporter par un bouquin. Mais… c'est trop bien ! (Un point pour le 7)

Je note aussi que je suis plus encline à tous ces excès quand je vais mal… Ca m'anesthésie. (Un point pour le 9)

 

Je n'aime pas déléguer quand je ne connais pas bien la personne (et son travail). Si le résultat n'est pas à la hauteur de mes attentes, je peux refaire le travail, mais il faudra m'expliquer avec la personne en question. Ca m'est déjà arrivé quand je préparais un exposé avec une camarade. On avait des méthodes et des vues diamétralement opposées, et on s'est fâchées… Je n'aime pas me fâcher avec les gens. (Un autre point pour le 9)

 

Es-tu prête à renoncer à des plaisirs pour éviter un conflit ? (9 vs 7)
Oui, je crois. Pour faire plaisir surtout.

Je pouvais renoncer à une sortie qui me faisait envie si mon père avait l'air de ne pas être d'humeur à m'autoriser à y aller, ou s'il avait besoin de quelqu'un pour garder mon frère ou ma soeur. Ou renoncer au dernier biscuit du paquet si je vois que quelqu'un d'autre le veut.

 

Es-tu prête à transgresser des règles pour éviter un conflit ? (9 vs 6)

Oui. Par exemple, j'ai fraudé dans le train parce que ma soeur et tous ses amis en faisaient autant. Je n'ai pas voulu faire d'histoire.

Une fois aussi, j'ai bu dans une soirée car il m'était très difficile de refuser sans briser complètement l'ambiance du groupe. J'aurais pu aussi choisir de partir. Mais j'avais aussi sûrement envie d'essayer pour voir, c'est la seule fois de ma vie où j'ai bu.

 

Es-tu prête à transgresser des règles pour éviter une souffrance ? (6 vs 7)

Ben, je crois que transgresser des règles peut être une souffrance… Je dois réfléchir encore à cela.

Au reste aussi, d'ailleurs !

 

A bientôt,

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Bonjour Elisabeth,

 

Juste quelques remarques sur les exemples que tu donnes.

 

- "finir son assiette" : il semble que ce qui ressort est l'injonction parentale plutôt que le plaisir de manger. Cet élément fait plus penser au 6 ou au 9 qu'au 7.

 

- "sortir du lit" : j'ai eu le même problème, surtout à ton âge. J'étais moi aussi fort peu motivée par le contenu de mes études à ce moment. Pour mon cas personnel, je l'attribue aussi à une réticence à affronter un monde aussi dangereux (phobique + instinctif réprimé). Autant rester en sécurité dans son lit.

Au fait, avant de sortir du lit, que faisais-tu ? Pensais-tu plutôt à des choses agréables, aux ennuis qui pourraient t'arriver une fois levée, etc. ?

 

- "s'endormir devant un programme inepte" : pourquoi continuer à regarder un programme inepte ?

A moins de vouloir à tout prix connaitre la fin de l'histoire… Je crois que c'est la seule raison qui m'aurait fait continuer à regarder la télé (je parle au conditionnel, car je n'ai pas la télé).

 

- Les discussions jusqu'à pas d'heure, les heures d'internet et de bouquins, je connais cela aussi à l'occasion. Le travail que tu ne faisais pas, dans ces circonstances, était-ce quelque chose que tu pouvais remettre à plus tard ? En ce qui me concerne, j'ai souvent attendu (et attends encore) l'approche de la date limite pour faire certaines choses qui m'ennuient (surtout celles qui nécessitent un jugement explicite, comme les corrections). Par contre je n'ai pas de mal à me discipliner quand la date limite approche, j'arrive presque toujours à faire les choses dans les temps.

En ce moment, je suis dans une période de jeu vidéo qui me fait procrastiner un certain nombre de choses… mais j'ai peu de choses vraiment urgentes en ce moment. Dans une semaine ou deux, j'aurai peut-être à mettre le jeu de côté, ou à me contenter d'une heure par ci par là, pour faire avancer le travail. Je n'ai pas particulièrement de problème par rapport à ça (à part une petite culpabilité par rapport aux choses négligées… le ménage…)

 

- Déléguer. En général je n'ai pas trop de problème, mais lorsque la personne à qui je délègue fait mal le boulot et que je dois le refaire, :happy: Autant tout faire soi-même, ça économise énergie et tracas.

Je relève quand même ton besoin d'informations avant de déléguer.

 

- Il n'y a pas que les 9 qui n'aiment pas se fâcher avec les gens. J'ai horreur de ça. Surtout quand j'imagine les mesures de rétorsion que la personne pourrait… Hum, c'est probablement une projection !

 

- Renoncement au plaisir. Les exemples que tu cites font autant penser à de la loyauté (garder les frères et soeurs, ne pas léser les autres pour les biscuits) qu'à l'évitement du conflit (éviter les foudres paternelles peut aussi bien s'expliquer dans les autres types).

 

- Transgresser les règles. Il est intéressant que les exemples que tu cites sont tous dans le but de "faire comme les autres du groupes" plutôt qu'éviter le conflit.

Il m'est arrivé une fois de frauder consciemment dans les transports, je n'avais pas de monnaie et je voulais rester avec les autres (seule, j'aurais fait le trajet à pied). La peur d'être prise et sanctionnée m'a accompagnée tout le trajet et m'a fait me promettre que "plus jamais".

A ton âge, j'ai aussi bu en soirée pour faire comme tout le monde et pour voir. Il se trouve que l'alcool amplifie mes crises d'angoisse à partir d'un certain seuil, alors maintenant je connais et respecte mes limites.

 

- Transgresser les règles, une souffrance. Pourquoi ? Est-ce la transgression en soi (et alors cela ne fait pas 1 mais 10 points dans le 6 :cool:), la peur de conséquences désagréables ?

La question de Fabien était différente : pour te donner un exemple, le stationnement est interdit devant notre école, suppose que tu aies une course de 5 mn maxi à y faire, et qu'il pleut. Est-ce que tu respectes les règles en stationnant sur le parking et en te faisant mouiller, ou est-ce que tu te gares où il ne faut pas en te trouvant un paquet de bonnes raisons ? Plus important, que tu fasses l'un ou l'autre, quel est ton état d'esprit ?

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Bonjour !

 

Je me sens un peu bizarre. J'ai l'impression que je ne peux rien faire d'autre que remarquer que vous avez tous sûrement raison. Je me dis, Bénédicte en connait un rayon en ennéagramme et surtout en 6. Et tout ce que tu écris est juste, alors si tu lis du 6, je suis sûrement 6. Et en même temps, je sais bien qu'il n'y a que moi qui puisse aller dénicher les motivations au fond du puits. Mais je n'y arrive pas. :sad:

 

Mes réponses, tout de même :

 

Avant de sortir du lit, que faisais-tu ? Pensais-tu plutôt à des choses agréables, aux ennuis qui pourraient t'arriver une fois levée, etc. ?
Je l'ai encore fait ce matin. Je me suis réveillée trop tard. En me dépêchant, j'aurais pu arriver presque à l'heure, mais je suis restée sous la couette pour prolonger mes rêves (j'adore ça). :blush:

 

Pourquoi continuer à regarder un programme inepte ?

Pour ne pas aller dormir. J'adore dormir, mais j'ai toujours du mal à aller me coucher. Je n'éteins que quand je suis très fatiguée. Sans doute est-ce une garantie pour m'endormir le plus vite possible et ne pas penser avant de dormir. J'ai du mal à chasser certaines pensées avant de dormir : un passage affreux de mon livre de chevet, une décision qui me tracasse, etc.

 

Le travail que tu ne faisais pas, dans ces circonstances, était-ce quelque chose que tu pouvais remettre à plus tard ?
Oui, mais le plus tard est toujours le dernier moment, et même si je m'en sors (presque) toujours, je crée du stress dont je me passerais bien.

 

Est-ce la transgression en soi (et alors cela ne fait pas 1 mais 10 points dans le 6), la peur de conséquences désagréables ?

En règle générale, je respecte les règles. Frauder ne me poserait pas de gros problème de principe, car je prends souvent les transports et je n'ai pas la sensation d'entrainer la RATP dans la faillite en ne validant pas mon ticket de bus une fois de temps en temps. Mais j'ai vraiment peur de me faire contrôler - affronter le controleur et payer l'amende.

 

Est-ce que tu respectes les règles en stationnant sur le parking et en te faisant mouiller, ou est-ce que tu te gares où il ne faut pas en te trouvant un paquet de bonnes raisons ? Plus important, que tu fasses l'un ou l'autre, quel est ton état d'esprit ?

S'il y a un autre parking pas loin, j'y vais quitte à me faire mouiller. Là encore, me garer sur un parking payant sans payer me fait plus peur parce que je pourrais avoir une amende que parce que c'est fondamentalement "mal". Mais je ne me garerai pas en double file en gênant la circulation, parce que ça, c'est mal.

 

Je n'ai pas vraiment le temps de rentrer plus en profondeur, et d'ailleurs je ne saurais pas vraiment comment faire…

Merci, :kiss:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonjour Elisabeth et tous les autres,

 

"D'ailleurs je ne saurais pas vraiment comment faire?" Ben si, tu sais, il sufit de se demander pourquoi, jusqu'à arriver au bout ! Cette phrase me semble assez révélatrice.

 

Cette conversation dure maintenant depuis deux mois et il serait temps d'arriver au résultat. Je n'ai participé qu'épisodiquement :blush:, mais j'ai lu régulièrement les messages. Cela a eu l'avantage de me mettre un petit peu en position méta et j'aurais envie aujourd'hui de parler du processus autant que du contenu.

 

Voici les choses que de cette position un peu extérieure, je remarque :

  • Comme je l'ai dit dans un message précédent, tu nous délègues la décision et tu m'as répondu que c'était par paresse. Non seulement ce mot "paresse" renvoie directement à la passion du 9, mais j'imagine qu'un 6 serait plus actif, songeant aux différentes hypothèses, creusant l'une puis l'autre, croyant l'une puis l'autre, etc.
  • Je te trouve extraordinairement patiente. Après deux mois, je ne serais pas découragé, mais je serais exaspéré. Là, j'imagine que la fixation d'un 6 ferait qu'il commencerait à avoir des doutes sur la compétence réelle des divers intervenants.
  • Je te trouve aussi extraordinairement gentille. Tu réponds précisemment à toutes nos demandes quelles qu'elles soient. Mais en même temps, ces réponses, restant au niveau des comportements, ne nous aident guère à avancer. Je suis certain que tu le sais en l'écrivant et j'y vois quelque chose qui pourrait ressembler à l'attitude passive-agressive du 9. Mais c'est dit avec tellement de gentillesse que cela ne m'énerve même pas. C'est dire !

La structure et le style de la conversation me semblent donc plus 9 que 6.

 

Ton dernier message me paraît aussi aller dans ce sens. J'ai l'impression que plus la transgression des règles ("Frauder ne me poserait pas de gros problème de principe"), ce sont les conséquences conflictuelles qui te gênent et puis que tu décides qu'il y a des règles qui peuvent être occasionnellement transgressées et d'autres pour lesquelles ce n'est pas le cas.

 

Ces quelques réflexions me poussent vers une hypothèse 9 alpha à aile 1. Si je trouve le temps, j'essaierai de relire cette après-midi l'ensemble de la conversation pour bien me remettre dans le bain.

 

Qu'en penses-tu ? Qu'en pense Bénédicte, notre plus fervente partisan de l'hypothèse 6 ?

Posted

Déjà deux mois, c'est vrai. C'est long…

 

Ce que tu écris est juste, Fabien. Je me suis reposée sur vous en me contentant de répondre, non pas à côté de la plaque mais à sa surface, en attendant vos interventions. Et oui, je saurais comment faire en vérité ; je me rends bien compte en écrivant que c'est bien gentil, mais que ça ne nous avance guère. :blush:

 

Je sais que vous ne pouvez pas me dire ce que je suis ("il ne faut jamais dire à une personne quel est son type : le code d'éthique de l'International Enneagram Association est très net là-dessus" :wink:), mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'à force, vous devez avoir une idée sur le sujet et que ce serait plus simple et plus sûr de m'en remettre à un avis tranché d'expert.

 

Bénédicte me suggère fortement du 6 et j'ai envie de me ranger à son avis, pas du tout de mettre en doute ses compétences. Pourtant quelque chose me gêne. Si je suis 6, c'est que je réprime le mental parfois (voire souvent) et l'instinctif toujours. Or, j'ai l'impression que mon mental ne s'arrête jamais, sauf par exemple quand je danse, chante ou joue - et là mon instinctif me parait fonctionner très bien.

 

Je note aussi que je suis amusée et surtout flattée que tu me trouves patiente et gentille. Pourtant, il n'y a pas de quoi être fière de trainouiller deux mois en abusant de VOTRE patience, VOTRE écoute et VOTRE gentillesse. :sad:

 

Un 9 alpha à aile 1, je veux bien, vu que c'était mon point de départ !

Je m'y retrouve toujours.

 

J'ai du travail, mais c'est bien d'avoir remué le cocotier.

Elisabeth :kiss:

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Bonjour,

 

:sad: Je commence à écrire "Bonjour", et en remuant des papiers sur mon bureau, je vois une demande de prise en compte d'indisponibilité d'un collègue, et je fais un passage de doute : "Est-ce que j'ai programmé ça dans le logiciel ?". Je vérifie illico, et la réponse est oui.

Rien à voir avec notre conversation, mais j'ai envie de le mettre comme exemple de passage de doute mineur.

 

Revenons à nos moutons. Qu'est-ce que j'en pense ? Ben…

 

C'est vrai que par moments, il semble y avoir un petit côté "que les choses avancent ou pas n'est pas vraiment important" qui rappelle le 9.

 

Par rapport aux trois points relevés par Fabien :

 

1 - Déléguer la décision peut aussi bien être 6. Mais c'est vrai que dans des circonstances analogues (entre le 5 et le 6 pour moi), je me souviens avoir manifesté pas mal d'émotions, d'enthousiasme à l'occasion, de frustration à d'autres moments…

 

2 - Vis-à-vis de la fixation de doute s'appliquant à la compétence des intervenants, un 6 très phobique pourrait peut-être douter de ses capacités d'introspection plutôt que remettre en cause la compétence d'une autorité.

 

3 - Je suis plutôt d'accord avec Fabien sur le troisième point. On peut peut-être envisager ce comportement de la part d'un 6 conservation très phobique.

 

Par rapport aux messages de Elisabeth :

 

1 - L'expert c'est Fabien. Moi je suis encore en étude, tout ce que je peux dire, c'est en quoi certains comportement pourraient être vécus par un 6. Pour les autres types, je découvre petit à petit, avec les erreurs…

 

2 - Tu as envie de te ranger à mon avis, puis de te ranger à l'avis de Fabien ? Les deux en même temps ? Dans le dernier cas, le 9 devient plus probable…

 

3 - Répression des centres :

- Fabien a déjà dit dans cette conversation que le mental pouvait être réprimé en tournant dans tous les sens de manière inefficace. Dans mon expérience personnelle, je l'expérimente soit par une idée qui fait le "disque rayé" en ressassant la même chose sans avancer, ou bien comme quatre ou cinq idées faisant du "casse-briques" dans ma tête (insuivable). Le trou noir ou l'absence de pensée, c'est rare chez moi, c'est plutôt quand je suis fatiguée physiquement. J'ai aussi quelque passages de "je ne veux pas savoir" quand penser à quelque chose de trop élaboré me demande plus d'énergie que je ne veux y mettre.

- Quand je chante, et que ça se passe bien, j'ai l'impression que le mental prend la place qu'il devrait prendre, c'est à dire juste contrôler mon adéquation par rapport aux paroles, à la partition, etc. En général mon instinctif fonctionne assez bien dans le chant, sauf que je constate parfois des doutes vis-à-vis des notes hautes (que je passerais sans problème si je n'y pensais pas)… et que si quelqu'un se mêle de me dicter ma respiration, alors je coince et c'est encore pire…

- pour la danse, ça va à peu près quand je danse seule, mais quand je danse avec quelqu'un… Euh… Je crois que je pense trop !

- Pourquoi ne veux-tu pas "penser avant de dormir" ? (A ce sujet, je me suis aperçue que détourner le mental vers des sujets anodins marchait plutôt bien… les mots croisés par exemple.)

 

4 - Tu n'abuses pas de notre patience, enfin pour Fabien je ne sais pas, mais pour moi cette conversation est formatrice. Sans parler de devoir donner publiquement mon avis…

 

5 - Remarque sur la transgression : je me rappelle qu'à ton âge (ça commence à dater), j'ai fait un certain nombre de choses que je ne ferais plus maintenant, genre doubler les gens dans la queue au restaurant universitaire pour rejoindre les copains :blush: et "emprunter" quelques verres au dit Resto-U pour que les copains puissent prendre le café dans ma chambre. :kiss: En bref, j'étais certainement plus loyale à mes amis qu'aux règles générales.

A l'inverse, il y a des choses que je n'aurais pas faites ou dites à l'époque et que je ferais maintenant. Mes croyances et certaines règles de mon éthique intérieure ont changé.

 

6 - La procrastination est commune à pas mal de types. Je la pratique couramment. J'ai appris avec l'expérience à me laisser une marge pour diminuer le stress… Oups, je viens de me rappeler que je n'ai pas encore relu le cours que je fais demain…

 

Tout cela pour dire que je refuse de décider à ta place. NA !

 

Très cordialement,

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

Fabien Chabreuil
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Bonjour Élisabeth, Bénédicte et les autres,

 

Je n'ai pas eu le temps de relire toute la conversation. :blush:

 

Élisabeth, tu dis : "Un 9 alpha à aile 1, je veux bien, vu que c'était mon point de départ ! Je m'y retrouve toujours." Et tu dis aussi : "Bénédicte me suggère fortement du 6 et j'ai envie de me ranger à son avis, pas du tout de mettre en doute ses compétences."

 

Voilà ce que moi, je crois entendre (et si je me trompe totalement, tu peux me le dire, cela ne me vexera, ni ne me chagrinera) :

  • au fond de moi, je suis persuadé d'être une 9,
  • mais Bénédicte et d'autres ont insisté "fortement" pour contester cette hypothèse,
  • ils y ont consacré du temps et de l'énergie et du coup, je ne veux pas leur faire de peine,
  • alors je réagis en bonne 9 par la force d'inertie : s'ils veulent que je ne sois pas 9, ils n'ont qu'à se débrouiller pour le prouver tous seuls comme des grands !

Autre point qui va dans le même sens : tu contestes l'hypothèse 6 par la hiérarchie des centres. Je crois me souvenir que tu l'avais déjà fait il y a quelques temps et que je t'avais répondu que pour moi, c'était un argument très convaincant et qu'observer sa hiérarchie des centres avait la même valeur qu'observer les autres aspects de son profil.

 

Enfin, tu te sens fière d'être perçue comme "gentille" et c'est quand même plus une fierté de 9 que de 6.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S : tu n'abuses pas plus de ma patience et de mon écoute que de celle de Bénédicte ; je suis ravi que tu interviennes sur ce panneau et j'espère que tu continueras une fois ton type choisi ; je suis seulement désolé de n'avoir pas été plus présent.

P.P.-S. : Bénédicte écrit "L'expert c'est Fabien. Moi je suis encore en étude". Je crois que dans ce domaine, nous sommes tous d'éternels étudiants. En tout cas, Élisabeth, je connais bien Bénédicte et je sais que, comme moi, elle n'est pas attachée à une solution particulière et a pour seuls buts de t'aider et d'apprendre. Tu peux donc t'exprimer librement sans crainte de blesser des ego trop fragiles !

  • 2 weeks later...
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BON.

Fausses manips, et je perds mon deuxième message dans les limbes électroniques. :wink:

Je vais faire plus court, c'est sans doute pas plus mal.

 

Fabien, ton interprétation est juste : Bénédicte s'est donné du mal pour étayer son hypothèse de 6, et je m'en voudrais de ne pas lui donner raison. :yawn:

 

Concernant ma longue participation à ce panneau, je ne mets pas du tout en doute les compétences des intervenants, et à vrai dire les miennes non plus. Je sais que je suis capable de m'observer, de réagir à vos interventions et de réfléchir… mais je sais que j'ai surtout un peu de mal à m'y mettre vraiment, et surtout à me faire suffisamment confiance pour affirmer ce que je ressens et pense face à vous.

 

Je me reconnais dans certains phénomènes mentaux que tu décris, Bénédicte (le disque rayé, le casse-briques, le blocage sur les notes aigues…). Néanmoins, je reste sur mon impression que c'est l'instinctif qui déraille. Si je retourne un problème dans ma tête jusqu'à ce qu'il devienne nocif, je pense que c'est parce que l'instinctif ne prend pas le relais pour agir et résoudre le problème (= en parler à quelqu'un, prendre une décision).

Je reste sur mes exemples du chant, du théâtre, de la danse et j'y ajoute les langues étrangères (où je suis assez douée). Evidemment, j'ai besoin du support de mon mental pour retrouver mon texte, me rappeler les pas ou songer à mes verbes irréguliers. Mais d'une certaine façon, ça se passe tout seul. Il y a un stade où j'ai intégré complètement le texte/la partition/les pas/l'accent/les structures grammaticales (etc.), et le ventre et le coeur prennent les commandes (ça n'arrive pas tous les jours, mais c'est en général jouissif et créateur).

 

Il faudrait peut-être aussi que je m'intéresse à mon centre émotionnel, dans cette histoire ! :bye:

 

J'ai lu avec intérêt la conversation sur la déviance initiée par Enensis et j'ai encore des interrogations sur mon attitude face à la transgression et au groupe. Ce qui me permet de m'enfuir sans mettre de chiffre sous ma signature. :heart:

 

Bientôt… Promis. :wink:

MERCI mille fois, encore, encore !

Elisabeth

 

PS : Fabien, tu as déjà été très présent et attentif, et je t'en suis très reconnaissante ! :sour:

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Mauvaise journée.

Il fait un temps magnifique, mais au lieu de rejoindre mes amis au marché en plein air pour faire quelque chose que j'aime (acheter les cadeaux de Noël !), je m'enterre à la maison sous prétexte de faire enfin cette dissertation que je dois rendre demain - que je n'ai même pas encore commencée, bien sûr. :wink:

 

Sans doute avais-je envie de me retrouver un peu seule, pourquoi pas. Mais j'ai fait un truc honteux, absurde, malhonnête et irrespectueux. J'ai lu le journal de mon ami. Je me sens très mal. La première chose que j'ai pensé faire : lui envoyer un message pour m'excuser. Puis je me suis dit que ce serait mieux de lui dire en face. Maintenant je me demande si c'est ce qu'il faut faire.

 

Qu'en penser en termes d'ennéagramme ?

 

J'en sais rien. Je me suis sentie déloyale. J'ai pensé que j'avais bafoué des principes fondamentaux d'honnêteté et de respect, et que j'allais perdre sa confiance et son estime. Sans doute pas toute son amitié car je pense qu'il est magnanime et qu'il tient à moi. J'ai pensé que je pourrais ne rien lui dire, mais que ce serait peut-être pire car je ne pourrais plus le regarder en face.

Et si je suis une 9, ce que je crois toujours sans le signer officiellement, je ne vois pas comment expliquer cela. Peut-être que je ne supporte pas de mettre en péril mon confort et notre amitié sincère - voire un peu fusionnelle.

 

:heart:

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonjour Elisabeth,

 

Liquidons l'aspect Ennéagramme. Ce que tu as fait est un comportement et donc ne tend vers aucun type en particulirer. Un journal intime qui traîne, c'est tentant et ce qu'on peut recommander à toute personne qui en écrit un, c'est de le mettre sous clé. Ta réaction est normale et je crois beaucoup de types pourraient ressentir cela (ce serait mon cas). De plus, même si tu es 9, tu es de variante alpha et donc tu te désintègres en 6. Alors…

 

Quant à la situation, je ne sais pas si tu sollicitais vraiment une opinion, mais je vais quand même te donner la mienne et tu en feras ce que tu veux.

 

Aujourd'hui, tu souffres et tu te sens coupable. C'est une réaction normale et je dirais même saine. Cependant, la culpabilité est une émotion-signal. Elle veut dire : j'ai transgressé une règle importante pour moi. C'est fait et le passé ne peut pas être effacé. Il y a deux choses à faire :

1. Formuler explicitement cette règle et vérifier sa validité dans toutes les circonstances ; si nécessaire la reformuler de telle manière que tu serais ravie si l'ensemble de l'humanité l'appliquait systématiquement.

2. Trouver comment tu peux faire dans le futur pour ne plus la transgresser.

Une fois ceci fait, tu peux laisser partir la culpabilité, devenue désormais inutile.

 

Le deuxième aspect concerne ton ami. L'objectif est de pas lui infliger une souffrance inutile.

 

Dire la vérité est un comportement et non pas une valeur. Ou du moins, il y a pour moi des valeurs plus importantes que la vérité : l'amour, le respect, etc. Je ne pense donc pas qu'il faille systématiquement dire la vérité à tout le monde.

 

Une question me semble alors importante : en lisant ce journal, as-tu appris quelque chose sur ton ami qui risque d'influencer ton comportement envers lui dans le futur ou que tu risques de dire un jour par inadvertance ? Evidemment, il serait pire qu'il découvre dans six mois que tu as lu son journal que de l'apprendre de ta bouche aujourd'hui.

 

As-tu idée de son ennéatype ? Si tu choisissais de le lui dire, il vaut mieux tenir compte de son type dans la formulation.

 

En résumé sur ce point, ton message parle de ta souffrance d'avoir commis cet acte. Mettons-la de côté pour un instant et trouvons (ensemble si tu veux) ce qui maintenant est le mieux pour lui.

 

Très amicalement, :heart:

Fabien

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Bonjour,

 

Un Grand Merci :wink: pour commencer. Il y a des choses que je sais, mais que j'ai besoin d'entendre. Et d'autres auxquelles je ne pense pas et qu'il est bon de lire aussi.

 

Ensuite, pardon… :wink: J'ai fait une jolie petite disgression, je crois que j'avais avant tout envie qu'on m'écoute et qu'on m'aide, et ce n'est pas vraiment pertinent sur ce forum.

 

Je n'ai rien dit à mon ami. J'espère que c'est le mieux pour lui, maintenant.

En pensant soulager ma souffrance (?), je n'aurais fait que lui en infliger une. Je n'ai découvert aucun secret [cela m'a fait me sentir encore plus coupable : il est mon ami, il me confie beaucoup de choses, donc il me fait confiance…]. J'ai beau chercher, mais je ne vois pas pourquoi, ni comment il pourrait l'apprendre (pour le coup, je n'imagine pas le pire :yawn:).

 

Je n'ai pas vraiment d'idée sur son ennéatype. Peut-être un 2 mu, mais je dis ça à brûle-pourpoint, je ne devrais peut-être pas le dire d'ailleurs. Je n'y ai jamais réfléchi sérieusement, sans doute car je n'ai aucun problème relationnel avec lui et que j'ai le sentiment de bien le comprendre, même sans l'ennéagramme. Et puis j'ai tellement de mal à me fixer sur un type qu'il me parait difficile de typer quelqu'un d'autre, même en le connaissant bien.

Je dirais qu'il est avant tout du type bien intégré ! :heart:

 

Merci encore, du fond de mon pti coeur, :sour:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonsoir Elisabeth,

 

Crotte alors ! A quoi ça sert de lire le journal de quelqu'un si ça ne nous donne même pas son ennéatype ! :heart:

 

Plaisanterie idiote mise à part, je crois vraiment que tu as pris la décision la plus sage. C'est juste un accident et cela ne mérite pas que vous gâchiez votre relation qui semble fonctionner si bien par ailleurs.

 

Et puis pardonne-toi le plus vite possible. (Quand j'étais jeune, j'étais très indiscret ce qui fait que je sais que tout le monde est faillible et n'en est pas moins aimable.)

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : l'émotion justifie la disgression ! Merci au contraire de ta confiance qui t'a fait partager ce moment difficile avec nous. Cela me touche vraiment.

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Bonjour !

 

Encore merci à toi, Fabien, pour avoir été là. C'est très hollywoodien, mais ça m'a touchée aussi. Lire une phrase telle que "tu as pris la décision la plus sage", ça me fait un bien incroyable.

 

Pour revenir à nos moutons, Bénédicte (ou un autre 6 !), pourrais-tu me donner quelques exemples de conflits que tu serais prête à affronter pour éviter une déviance ? L'exemple de la voiture à garer sous la pluie était très éclairant. :wink:

Avec un peu de chance, cela pourrait me donner de la matière pendant la fermeture du panneau, entre deux tartines de foie gras. :heart:

 

MERCI MERCI MERCI

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Bonjour Elisabeth,

 

Il me semble avoir déjà dit il y a peu de temps que je n'aimais pas le conflit,

- d'abord parce qu'étant de sous-type conservation, me faire des ennemis et surtout les conséquences possibles de ces inimitiés me font peur (dans ma situation de vie, j'ai peu à craindre de conséquences physiques mais on ne sais jamais :heart: et d'autre part un collègue ou un élève que je me serais mis à dos pourrait me saboter mon boulot donc m'exposer à des sanctions, etc.)

- ensuite parce que mon père est un 9 et que donc dans la culture familiale le conflit est quelque chose que l'on doit éviter si possible (donc une déviance selon mes critères de loyauté familiale).

- enfin, les conflits internes à l'un de mes groupes mettent en péril la cohésion du groupe, donc sa sécurité, donc la mienne.

 

Ceci étant, les conflits sont acceptables (y compris dans la culture familiale) pour défendre en point de vue ethique ou moral.

Par exemple il m'est arrivé de m'opposer à un collègue qui me semblait commettre une injustice par rapport à un étudiant, ou qui voulait défendre son intérêt personnel au dépens de l'intérêt général.

Plus proche de l'idée de déviance (parce que les exemples précédents relèvent plutôt de la justice), cela peut être m'opposer à un collègue prenant trop de liberté avec le règlement intérieur, ce qui incite certains étudiants à prendre aussi des libertés, et ce qui me dérange là-dedans ce n'est pas seulement la transgression mais le fait qu'au final les étudiants sérieux, travailleurs et motivés se retouvent lésés voire, ce qui est pire, dévalorisés par rapport aux tricheurs, aux paresseux et aux personnes irrespectueuses du travail d'autrui.

 

Mais pour pouvoir m'opposer à quelqu'un il est nécessaire que je sois soutenue, soit par l'autorité de tutelle (ou l'échelon hiérarchique supérieur) soit par un groupe de mes pairs. En effet, comme je réprime l'instinctif, je ne me sens pas la force de mener seule le combat, alors je me contente de rompre les relations ou du moins de les réduire au "service minimum statutaire".

 

D'autres exemples ?

- Faire des remarques aux personnes qui ne respectent pas le règlement. Mais je préfère ne rien dire si cela me fait courir un risque, si de toutes façons les personnes n'en ont rien à f… ou si je trouve moi-même le règlement absurde.

- Ah oui, aussi : si on m'accuse à tort de déviance ou de déloyauté, c'est automatique, je rentre en conflit sans même réfléchir aux conséquences.

- Je me rappelle aussi, cette fois ce n'est pas personnel mais collectif, un collègue avait pris la parole dans une réunion publique pour assurer un supérieur du soutien de "notre groupe". Or la veille à une réunion où le collègue en question ne s'était pas rendu, le groupe en question avait exprimé de fortes réserves envers ledit supérieur. Résultat, à la fin de la réunion "le groupe" (majoritairement constitué de 6) lui est rentré dans le lard (pas physiquement, mais on a fait de nouvelles élections et désigné quelqu'un d'autre comme représentant, non mais, ya des limites !).

 

Voilà. Ca manque un peu de structure, mais bon…

 

:wink:

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

  • 4 weeks later...
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Bonjour à tous,

 

Mes meilleurs voeux à Bénédicte et Elisabeth pour cette nouvelle année. Que Elisabeth se retrouve enfin sur le chemin de l'ennéagramme est-il un souhait que nous pouvons lui dédier ?

 

Exemples de déviance ou exemples d'évitements de conflit ?

Fabien me reprochera peut-être d'embrouiller les cartes là où Elisabeth a vraisemblablement mis un doigt sur la bonne touche.

Ma question est : quand on évite la déviance, on évite le conflit, n'est-ce pas ?

Mais quand on évite le conflit, on n'évite pas forcément la déviance.

 

Ma mère, que je trouve être un bon exemple de 9, se trouve en perpétuel évitement de conflit. Cela donne beaucoup de lenteurs dans les prises de décision, des revirements constants et finalement des absences. En bref, elle se fait beaucoup attendre.

De tristes évènements récents lui ont supprimé son voyage de fin d'année chez moi, qui suis une très proche. Plutôt que de mettre de côté les formalités administratives qui ne pourront se faire qu'à la rentrée de janvier, elle a préféré rester sur place et s'embourber encore et encore dans ses papiers, afin d'éviter tout conflit avec la famille du défunt, afin d'éviter tout problème avec les administrations.

Dans son cas, la déviance n'a pas d'impact gênant. Elle préfère largement dévier que de créer des "problèmes" comme elle dit si bien.

 

Alors, elle culpabilise vis-à-vis de moi, de son petit-fils, de son gendre… mais ça ne l'empêche pas de continuer dans son trip qui lui permettra, à son avis, d'aller à une situation de paix… pour elle. Paix qu'elle ne trouvera pas tant qu'elle se trouvera face à des gens qui ne la souhaitent pas la paix !

 

Si ma mère pouvait, dans ce cas précis, éviter la déviance et le conflit, ce serait un grand bonheur ! Ne pouvant cumuler les bonheurs, elle a privilégié le plus important à ses yeux : l'évitement de problème.

 

Face à ce type de 9 qui fait traîner, moi 8, je bous, je m'impatiente et je pousse. Le 9 agit par la force de son flegme passif, mais on ne peut pas lui en vouloir. Comment le pourrait-on ? Il est toujours si gentil, si patient, si aimant, si soucieux de ne pas vous faire de mal.

 

Amicalement.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

Fabien Chabreuil
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Juste une remarque en attendant le retour de Elisabeth.

 

Izz écrit : "Quand on évite la déviance, on évite le conflit, n'est-ce pas ?" C'est plus compliqué que cela. Par exemple, l'évitement de la déviance dans le groupe peut provoquer des conflits avec des personnes n'appartenant pas à ce groupe. De plus, le 6 peut dans son évitement de la déviance se montrer plus loyaliste que la majeure partie des membres du groupe et donc être en conflit avec eux. De même, une loyauté éventuelle au chef du groupe ou à l'idéal du groupe peut aboutir à des conflits avec certains membres du groupe n'ayant pas exactement la même vision.

 

Dans mon expérience, le 9 sait très bien que la déviance peut provoquer des conflits et il ne sera généralement pas trop déviant.

A contrario, beaucoup de 6 (je n'ai pas dis tous !) n'ont pas du tout peur des conflits internes au groupe, ce qui est important étant que le groupe apparaisse soudé vis-à-vis du monde extérieur. On lave son linge sale en famille et j'ai connu de nombreux 6 qui le lavent très souvent.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour à tous, et meilleurs voeux !

 

J'ai suivi de loin la recherche de Elisabeth sur son type et je ne suis pas intervenue car d'autres types que le 9 étaient envisagés par bien plus expert que moi sur le sujet. :yawn: Mais le dernier message de Elisabeth a fait écho en moi. Je l'ai lu très rapidement et je rédige ma réponse aussitôt après donc je pense que ce que je vais en dire sera ce qui m'a le plus marqué.

 

L'imagination catastrophe : cela m'arrive souvent, c'est terrible car une part de moi sait parfaitement que c'est ridicule, mais bon… on fait avec… comme on peut… :wink: En revanche, vivant avec un 6 phobique, je réagis parfaitement à toutes ses craintes en restant calme et sereine :wink: (même exemple que Elisabeth : la CB, l'erreur de trajet, etc).

 

Le manque de confiance : comme une envie de saisir cette opportunité… (d'être celle qui décide, celle qui se montre, etc.) Mais non… De toute façon, ils ne me prendront pas… Peut-être aussi en lien avec la paresse ?

 

Le coup de la voiture cassée : là, j'aurais plutôt tendance à être cachotière si le risque d'être prise est très minime (sinon, le conflit sera pire), en culpabilisant à mort (zut, je mens par omission, ce n'est pas bien). Et si j'avoue, en me disant c'est bien faut être honnête dans la vie, j'ai bien peur que ce soit pour éviter a big engueulade.

 

Les principes : moi aussi, j'en ai… Ils ressemblent à ceux de Elisabeth… mais ce que je retiens, c'est qu'elle ne juge pas ceux des autres, et ça, je trouve que c'est bien du 9 !

 

En espérant que mon intervention sera utile,

A bientôt, :heart:

Doris, 9 aile 1

Doris – 9 alpha, aile 1, Conservation

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Bonjour !

Heureuse année à tous !

 

Je me suis fait attendre car je ne pouvais pas poster de message pendant les vacances. Le temps aussi de regarder certaines choses de loin, car j'avais un peu trop la tête dans le guidon, comme on dit. Merci :heart: à tous pour vos interventions !

 

Doris, j'ai reparcouru la discussion où tu détermines ton type, et je m'y retrouve toujours de façon frappante. :happy: Ton dernier message me permet aussi de ne pas oublier que chaque élément ne colle pas forcément de façon caricaturale à un type (on peut avoir une imagination catastrophe et des principes et ne pas être 6 !).

 

Concernant le dernier message de Bénédicte : si on m'accuse d'être déloyale ou déviante, je ne déclenche pas de conflit. Je m'écrase, je concède, demande des détails ou essaie de me justifier calmement si je pense avoir raison (ça m'arrive parfois).

 

Une dernière anecdote.

J'ai une copine (sûrement 3) que je revois de temps en temps, quand je suis chez mes parents. Je la considère aujourd'hui comme une copine et non comme une amie proche. Or elle m'envoie régulièrement des messages ou des coups de téléphone qui font que je me sens (ou plutôt me sentais) obligée de faire des efforts pour la voir, lui raconter ma vie, comme si je lui étais redevable d'une complicité que je ne ressens plus vraiment. J'aurais pourtant plaisir à la voir… si elle ne me faisait pas culpabiliser. :crazy:

Donc, je fais un peu la morte, ou la molle. Je ne rappelle pas, ou j'y mets de la mauvaise volonté (par exemple je laisse un message pour me "couvrir", mais je ne fais pas d'effort réel). Or elle continue à me solliciter et à adopter un ton culpabilisant. A la longue, je préfère être déloyale et rester chez moi peinard, quitte à ce qu'elle m'en veuille, plutôt que de la voir et qu'elle me fasse des reproches. :blush:

 

Voilà, enfin presque. Il me reste le sous-type à déterminer. Je me reconnais dans le conflit participation/implication et dans le sous-type appétit. Pour le sous-type sexuel, je n'ai aucune expérience de couple, mais l'union et la fusion font fortement sens pour moi en amitié.

 

Encore un énoooooorme MERCI à vous tous qui m'avez aidée avec tant de patience et de bienveillance. :bye::kiss2::happy:

 

Elisabeth

9 alpha, aile 1 :new::rofl:

 

PS : une petite question. Dans le modèle unifié, je suis 9 alpha, je réprime l'émotionnel. Or mon aile 1 est à côté de l'émotionnel… Est-ce que je confonds tout ?

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonjour Elisabeth,

 

Je suis content d'être le premier à te féliciter ! Vive la nouvelle 9 de la nouvelle année !

 

Comme je l'ai déjà dit, le temps passé à vérifier n'est pas du temps perdu. L'introspection réalisée est utile et quand on sait que la passion de paresse du 9 s'exerce principalement dans ce domaine de la connaissance réelle de soi, c'est encore beaucoup mieux.

 

Tu écris : "On peut avoir une imagination catastrophe et des principes et ne pas être 6 !" Bien sûr. Tous les types peuvent manifester cela, qui n'est que des comportements, simplement la motivation est différente. C'est toute la subtilité et la difficulté de l'Ennéagramme. Dans ton cas, l'hésitation se faisait avec le type de désintégration et cela ne facilitait pas les choses.

 

Quant au sous-type, il est normal de se reconnaître un peu dans tous puisque nous disposons tous des trois instincts. Dans ce cas, celui qu'on choisit est le premier dans l'ordre de développement des instincts, à savoir "Conservation".

Cependant, il ne peut pas être mauvais de vérifier. Qu'en est-il de cet appétit ? Se manifeste-t-il de manière continuelle ou seulement en cas de crise ?

 

Enfin, non, il n'y a aucun lien entre aile et centre réprimé.

 

Très amicalement,

Fabien

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Bonjour,

 

Zut ! Au moment où je répondais, Fabien avait déjà posté sa réponse pour les félicitations.

 

Je voulais justement te féliciter pour t'être engagée si franchement, Elisabeth.

L'ennéagramme a cela de bon que dans la recherche de son ennéatype, on s'introspecte et on finit par enfin se connaître mieux. Tu as donc su et dû passer outre cette fixation d'oubli de soi pour te sonder, sans pour autant blesser personne et en restant toujours aussi calme.

 

Fabien t'a répondu sur aile et centre réprimé, en l'occurrence pour toi l'Emotionnel. L'aile est la manifestation, si je me rappelle mon dernier cours, en plus de son ennéatype, des passion, fixation, vertu et idée supérieure.

Pour un 9 aile 1, ce serait donc une manifestation de la passion de colère et de la fixation de perfectionnisme avec la vertu de patience et l'idée supérieure de perfection.

Cette aile 1 privilégierait les aspects éthiques.

Pour un 9 aile 8, ce serait une manifestation de la passion d'excès et de la fixation de vengeance avec la vertu de simplicité et l'idée supérieure d'altérité. L'aile 8 privilégierait les aspects du pouvoir et de l'influence produits.

 

L'aile 1 ne t'empêche absolument pas de réprimer l'émotionnel. Comme tu vois, cela n'a pas de rapport.

 

A bientôt.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

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Bonjour Elisabeth,

 

Je joins mes félicitations à celles du choeur.

Je me disais aussi pendant les vacances qu'un 6 aurait quand même dit "oui, mais" au moins une fois dans les 4 pages. :happy:

 

:bye:

Bénédicte

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Bonjour !

 

Merci tout le monde ! :happy:

Je dois dire que je me sens soulagée. Mais j'ai toujours des doutes… surtout quand je lis une phrase telle que :

Les 6 parfois essaient de se débarrasser de leur anxiété en se percevant comme des 9 sereins. ("Les raisons inconscientes de choisir le 'mauvais' type", Elizabeth Wagele, Traduction par Isabelle Goury, Enneagramm Monthly, #91)

Mon appétit se manifeste de manière permanente. J'aime manger, et je ne me prive jamais. En revanche, je ne bois pas.

 

Quand je vais mal, le phénomène peut s'accentuer. Je ressens clairement des moments où je mange pour me remplir, pour "faire quelque chose": par exemple, pendant des vacances molles, un soir où je me sens seule, etc.

Mon appétit peut aussi être completement anesthésié, par exemple si j'ai un rendez-vous galant ou que je me suis fait larguer. :happy:

 

L'appétit et la narcotisation me semblent très proches, donc tous les 9 doivent se retrouver la-dedans. ? En tout cas, pour moi ces manifestations vont souvent main dans la main avec des excès de télé, de bouquins, d'Internet ou autres. :bye:

 

Et au fait… A quoi ca sert exactement de déterminer son sous-type ?

 

Elisabeth

9 alpha, aile 1

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonjour Elisabeth,

 

A forte dose, le doute paralyse, mais en quantité normale, il garde éveillé et pousse à l'introspection.

 

Je crois qu'on peut donc dire sans hésiter, sous-type conservation.

 

Il y a des différences entre le sous-type conservation "Appétit" et le mécanisme de défense de narcotisation.

Le sous-type se manifeste de manière continue, alors que le mécanisme de défense ne le fait que lorsqu'il y a risque de conflit. Si la personne est très désintégrée, c'est un peu la même chose ; mais en fonctionnement moyen, le sous-type est plus visible que le mécanisme de défense.

La narcotisation peut se faire sur des tas de thèmes n'ayant rien à voir avec la nourriture, ou plus généralement avec les problèmes de sécurité du sous-type conservation. Narcotiser consiste simplement à oublier l'essentiel dans des activités secondaires et on trouve donc des 9 qui narcotisent à la pêche à la ligne et d'autres au travail !

 

"A quoi ca sert exactement de déterminer son sous-type ?"

A pouvoir faire sur le panneau une belle signature du genre "Elisabeth, E9 alpha, conservation, aile 1". Et crois-moi, ça en jette ! :happy:

 

Quand notre personnalité se crée, c'est à la suite de toute une série de chocs, de blessures :

- L'une met en place une sorte de croyance fondamentale (False Core) et notre ego se construit en réaction à cette croyance (stage Néti néti).

- Une autre associe l'utilisation d'un des centres à une souffrance ou un danger et cela aboutit à la variante alpha ou mu (stage Centres).

- Une ou plusieurs autres encore obèrent le développement d'un ou plusieurs des instincts (stage Sous-types).

 

La première n'est pas réparable. L'ego est là ; il restera et il est d'ailleurs utile. Quelque part, c'est notre moi fonctionnel. La seule chose à faire, c'est d'observer la False Core et l'ego et de s'en désidentifier.

 

Les autres blessures sont traitables et sont au moins partiellement l'objet des thérapies traditionnelles ou du développement personnel. Elles sont parfois reliées entre elles.

 

Connaître son sous-type et sa variante permet donc de savoir par quoi il faut commencer dans son travail sur soi. Dans ton cas, il s'agit essentiellement de créer un sentiment de sécurité (sous-type conservation) et de développer l'émotionnel (variante alpha). Yapuka.

 

Très amicalement,

Fabien

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D'accord. C'est très clair.

Je me suis fait ma petite signature. :happy:

 

Développer l'émotionnel (et l'instinctif, aussi, sûrement) ?

OK, la conversation "Activités et déséquilibre des centres" m'éclaire pas mal sur le sujet. J'ai l'impression que j'ai de moi-même choisi des loisirs plutôt adaptés (la musique, la danse, le théâtre), mais que j'ai négligés récemment.

Peut-être que je devrais faire du sport, de compétition même. Brrr. :bye:

Il doit y avoir d'autres techniques, dans la vie courante.

 

Développer un sentiment de sécurité ? Là je suis moins. Est-ce que ça veut dire, rassurer l'instinctif, le mettre en situation de confort ?

Pour en parler, peut-être que je devrais sortir de ma petite (enfin, petite…) conversation personnelle ?

 

:happy:

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Administrateur
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Bonjour Elisabeth,

 

Oui, cette conversation a atteint son but et la prolonger rendrait sa lecture un peu éprouvante. Ouvre donc une ou deux discussions sur les points précédents et je mettrai des liens vers elles.

 

En conséquence, je ferme cet échange.

A tout de suite, pas loin d'ici. Très amicalement,

Fabien

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