Institut Français de

l’ennéagramme

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Je me décide à ouvrir une conversation, même si j'ai peur que ça n'intéresse que moi. Merci du fond du coeur, Fabien, de me proposer ton aide.

 

Je souhaite savoir si je suis une 9 et affiner ce type pour essayer d'avancer.

J'ai 21 ans.

Le "choc" s'est produit dans un rayon de librairie, où je lisais un livre d'Helen Palmer. J'ai pleuré dans le rayon en lisant la description du type 9. J'avais l'impression de me voir noir sur blanc. Je me rappelle surtout un passage où des 9 expliquaient qu'ils avaient l'impression de ne pas avoir choisi leur vie, d'être "sur des rails".

J'ajouterai que je me reconnais à peu près à 100% dans le témoignage de Doris sur ce forum - à part sur le plan de la séduction.

 

Conflits

Il est évident que je ne les aime pas. Je n'ai pas fait de crise d'adolescence, je ne suis pas une râleuse, je ne me "bagarre" pas. Quand j'étais plus jeune, il m'est arrivé souvent de ne pas demander à sortir avec des amis plutôt que de m'exposer à un refus ou une remontrance de mon père. Je ne me prends jamais le bec avec mes amis ou mes soeurs. C'est une chose dont je suis fière et heureuse, et qui ne me demande pas d'effort particulier. Pour les gens qui me connaissent vraiment bien, je ne suis pas forcément facile à vivre pour autant. Je suis simple au quotidien, conciliante, adaptable ; mais quand je vais mal, je me replie sur moi-même et je sais que je peux être difficile à supporter, d'autant plus que mon humeur peut varier rapidement et sans raison apparente, y compris pour moi.

 

Colère

Le plus souvent, je ne me sens pas en colère, mais plutôt énervée ou stressée. La colère que j'éprouve parfois est larvée, mais il lui arrive de surgir, parfois au mauvais moment :heart: , ce qui peut surprendre. Il m'est arrivé d'être exagérément autoritaire ou même méchante avec mes frère et soeur. Très exceptionnellement, ma mère en a aussi été victime. Dans ces moments-là, je me déteste.

 

Décisions et Besoins

Mon GROS problème. Choisir un parfum de glace me demande des heures. "Et toi, tu prends quoi ?" Ca me permet de trouver des solutions bâtardes : si je prends caramel, je pourrai goûter la fraise de ma copine. Mais parfois, je me rends compte que la fraise était bien meilleure et je m'en veux. Quand il s'agit de faire un cadeau, je choisis vite, je sais ce qui plaira, et je n'hésite pas à dépenser. Pour mes achats personnels, c'est tout l'inverse.

 

Pour des choix plus importants, comme par exemple mes études, cette hésitation chronique prend des proportions douloureuses. Je retourne le projet dans tous les sens, je dresse des tableaux pour-contre, je demande conseil. Je suis lente, je deviens maussade et tendue, et parfois je me sens paralysée. Je m'en veux aussi car c'est difficile pour mes proches. Quand j'ai plusieurs alternatives et qu'aucune ne me convient totalement, il m'arrive d'en chercher une autre ou de rêver qu'on choisisse pour moi. Tous les étés sont pour moi des périodes difficiles : bilan, changements, il faut avancer et faire son propre chemin. Ca me fait peur, car j'ai l'impression de ne pas savoir ce que je veux. En revanche, je sais ce que je ne veux pas. Je suis très rarement fière de ce que je fais ou vais faire ; je crains les questions à ce sujet.

J'ai l'impression d'être arrivée là où je suis par accident, que rien de fort en moi n'a guidé mon parcours. J'admire beaucoup ceux qui ont une passion et qui se battent pour atteindre leurs objectifs. Je suis éparpillée, je m'intéresse à tout ou presque. Exemple : j'ai toujours préféré les langues et les lettres, mais j'ai fait un bac scientifique, parce que j'étais bonne dans toutes les matières, la question ne se posait même pas. Je ne le regrette pas cependant : choisir les lettres aurait signifié renoncer au reste. Alors qu'en optant pour cette filière, je me gardais toutes les portes ouvertes ; ce qui me rassure toujours, même si je ne les emprunte pas.

 

Inertie

C'est une chose dont je suis pleinement consciente et qui m'agace profondément, mais que j'accepte mieux que mon incapacité à décider, car elle me cause moins de tort. Je fais toujours tout au dernier moment, mais généralement, je réussis sans trop me fatiguer, par exemple en donnant un coup de collier avant les examens. Dans l'urgence, je peux travailler très efficacement, d'ailleurs j'aime que mon travail ait une date limite par exemple. Quand j'ai envie d'acheter du tissu pour me faire un vêtement, je le laisse traîner des années. Mais si je promets une jupe à ma petite soeur, je la confectionne sur-le-champ.

 

Fusion

Je suis plutôt "douée en amitié", sociable, gentille. Je n'ai pas de mal à me faire des relations. On me dit à l'écoute et de bon conseil. Cependant, je fais une différence nette entre mes amis et mes copains. J'ai des amitiés très fortes, mais pas exclusives. Je pense garder ma personnalité et mes goûts, je suis assez indépendante, mais mes amis et ma famille sont essentiels dans ma vie. Je crois que le terme de fusion n'est pas exagéré, mais cet aspect s'atténue au fil des années. En amour, je suis beaucoup moins douée… Je devine que j'aurai(s) un comportement assez fusionnel. Cela m'effraie.

 

Narcotisation

Assurément ! Je suis excessive en matière de télévision, Internet et nourriture. Je consomme sans plaisir parfois, sans savoir m'arrêter souvent, quand je m'ennuie, quand je suis stressée, quand je n'ai pas envie d'aller dormir.

 

Enfance

J'ai pris conscience assez douloureusement que je me suis sentie peu écoutée et considérée dans ma famille. Je me souviens en particulier d'un épisode où j'avais essayé de prendre part à une conversation avec mes parents et mes soeurs. Mon père m'avait rembarré en me disant : "Tu ne vois pas que tu n'es pas au niveau ?" Je me rappelle aussi des conflits violents entre mes parents. Globalement, je n'ai pas l'impression d'avoir été malheureuse, je n'ai manqué de rien. Ma mère est très aimante et m'a toujours encouragée. En revanche, mon père est exigeant, souvent dur et ne s'exprime pas du tout verbalement. L'école m'a permis de me sentir valorisée par les professeurs et les camarades, ce qui a été très important pour moi. Paradoxalement, je suis consciente de ma valeur, mais aussi très vulnérable par manque de confiance en moi.

 

Autre type ?

Dans votre livre "L'ennéagramme, dynamique de connaissance et d'évolution", vous écrivez : "Le 9 est peu spontané et semble peu naturel." Cela ne me correspond pas.

Je pense aussi que la plupart de mes comportements pourrait correspondre à ceux d'un 6 phobique : procrastination, problèmes de décisions, instabilité ; mais aussi loyauté, sens du service, respect, responsabilité. La peur est très présente dans ma vie, mais je comprends mal ce qu'est la déviance et le fait de l'éviter. Intellectuellement, je peux me satisfaire en pensant être un 9 dont les traits de 6 s'expriment quand je vais mal. Je ne sais pas vraiment comment interroger mes motivations. :wink:

 

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout (!). Très sincèrement,

Tam

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonjour Elisabeth,

 

Ton message est facile à lire jusqu'au bout : très clair et très structuré. Le centre mental n'est probablement pas réprimé… ou alors pas trop !

 

Le fait que tu te reconnaisses très fortement dans des descriptions de 9, dans des livres ou sur ce panneau, est un bon indice du type, même si on peut parfois s'identifier à des comportements et moins aux motivations.

 

Conflits

Leur évitement semble flagrant. Certes d'autres types peuvent aussi les éviter, mais ils n'en tirent pas forcément fierté.

 

Décisions et besoins

Pour quelle raison est-il difficile de prendre une décision ? Peur de se tromper ? Crainte de manquer quelque chose ? Désir de ne pas contrarier tel ou tel ? Ou autre ?

 

Inertie

Pourquoi le travail avec date limite est-il fait plutôt que de laisser passer la date ?

Pourquoi la jupe promise à la petite soeur est-elle faite immédiatement ?

 

Fusion

La fusion du 9 fait que bien souvent, il connaît mieux quels sont les besoins de l'autre que les siens et qu'il a tendance à les adopter. Cela fait-il sens ?

 

"Dans votre livre 'L'ennéagramme, dynamique de connaissance et d'évolution', vous écrivez : 'Le 9 est peu spontané et semble peu naturel.' Cela ne me correspond pas."

Pas grave ! Aujourd'hui, je n'écrirais plus cette phase lapidaire. La prochaine version précisera.

 

Autres types

En lisant ce premier message, le 9 semble un peu plus probable que le 6. Cependant, et d'autant que tu l'évoques, il nous faut vérifier. Comment réagis-tu face à un nouveau projet ? Est-il important de dresser la liste des risques potentiels ? Si oui, pourquoi et est-ce la première réaction ? Fais-tu confiance à ce que disent les gens ou as-tu tendance à chercher la véritable signification de leurs paroles ?

As-tu envisagé d'autres types ?

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour Elisabeth,

 

Merci pour ton témoignage. Il m'interpelle car je me reconnais beaucoup dans ce que tu écris (80-90% des choses). Quelques éléments m'ont particulièrement frappé :

 

- Le fait d'avoir peur que ce que j'écris "n'intéresse que moi" : c'est à chaque fois mon sentiment lorsque j'écris sur ce panneau.

 

- Je n'ai pas fait de crise d'adolescence non plus. J'ai toujours été une enfant plutôt obéissante.

 

- Je ne me prends pas de bec avec les gens, mais je ne suis pas pour autant toujours facile à vivre. Lorsque je vais mal, je me replie facilement sur moi-même.

 

- Je m'intéresse à beaucoup de choses différentes, n'arrive pas à savoir ce que je veux (mais très bien ce que je ne veux pas). J'essaie de toujours choisir la voix "que me laisse le plus d'options ouvertes".

 

- Etant plutôt scientifique, j'ai commencé par choisir l'option "latin" (pour laisser toutes les portes ouvertes). Etant très nulle en allemand, je suis partie une année en Allemagne.

 

- Je suis très indépendante, mais également très influençable par les gens qui m'entoure.

 

- Inertie : j'aime également que mon travail ait une date limite (extérieure). Sinon, il me faut mettre moi-même une limite et me fixer des buts mais les limites que je me fixe moi-même ne sont pas suffisamment motivantes pour que je les respecte.

 

En résumé : je ne serais pas étonnée que tu sois également une 9 alpha… mais toi seule peut le savoir…

 

Bien amicalement,

Déborah (9 alpha)

Posted

Bonjour Elisabeth et Deborah,

 

Je me permets d'intervenir dans cette discussion qui fait étrangement écho pour moi à celle où je cherche à confirmer mon propre type 9…

 

Moi aussi, Elisabeth, je me reconnais incroyablement dans ce que tu écris ! Et à commencer par le "Ca n'intéressera personne" !

 

Je ne voudrais pas compliquer les choses pour toi, alors je m'arrête là. C'était juste une petite marque de soutien et de compréhension en passant… :wink:

 

Affectueusement,

Caroline

Posted

Bonjour Fabien, Caroline, Déborah, et les autres !

 

Je tiens à vous remercier pour vos réponses. Cela m'aide beaucoup qu'on me pose les bonnes questions et qu'on m'encourage. :wink: Je suis vraiment touchée et rassurée par vos messages.

 

J'ai essayé de réfléchir à mon évitement des conflits. Je crois que j'en suis vraiment fière, mais cela est naturel pour moi, ce n'est pas comme si je m'y efforçais activement.

 

Décisions

J'ai effectivement peur de me tromper : est-ce que ce sera bon pour moi, maintenant et plus tard ?

J'ai aussi très peur de manquer quelque chose, ce qui me pousse à choisir les solutions bâtardes dont j'ai parlé. Pour la glace, je peux avoir fraise ET caramel. Pour les choses plus importantes, il faut renoncer à certaines options, et c'est vraiment dur.

 

A l'instant, je viens de recevoir un coup de fil de la secrétaire d'une formation pour savoir si j'acceptais la place qu'ils m'ont offerte. Je me suis décidée à choisir une autre formation, mais c'était trop dur de lui dire, d'affirmer "je refuse la place", j'ai paniqué et lui ai raccroché au nez. J'ai honte ! Ma difficulté à dire non m'apparaît dans toute sa splendeur !

J'ai encore besoin d'être rassurée sur mon choix, de penser à tout ce qu'il m'apportera de bon, et à tous les inconvénients de l'autre option.

 

Je ne ressens pas directement le fait de chercher à ne contrarier personne. Cependant, en l'écrivant, je me rends compte que je n'ai jamais pris de décision que mes parents (ou quelqu'un d'autre) auraient pu désapprouver. Toujours cette gentille fille que je suis sans chercher à l'être. Parfois, je songe que j'aimerais prendre une décision imprévisible et audacieuse, me lancer dans le théâtre ou m'installer à l'étranger, mais mes désirs me paraissent si nombreux, faibles et confus que je n'ai aucun rêve précis à réaliser, aucune action de choc qui me démange vraiment.

 

J'ai peur de regretter mes décisions. Je regrette certains choix que j'ai faits et j'ai peur que ça m'arrive à nouveau.

J'ai en tête une anecdote qui paraît anodine mais qui a pris des proportions énormes. En vacances, j'ai acheté une paire de chaussures après plusieurs jours d'hésitation. Mon amie m'avait poussée en me disant qu'elles m'allaient très bien, que j'avais travaillé durant l'été et que je pouvais me faire plaisir. J'ai été très contente de mon achat pendant quelques jours, puis je les ai trouvées trop petites et douloureuses. J'ai été prise de remords, c'étaient des chaussures sûrement fabriquées par des enfants d'Asie du Sud-Est, et j'ai eu honte de les avoir payées plus de 500F. J'ai décidé d'aller me les faire rembourser. C'était impossible. Je pouvais échanger les chaussures contre une autre paire, mais je ne voulais pas. Je voulais récupérer mon argent. J'ai fait une crise dans le magasin. J'étais à l'étranger, je ne parlais pas la langue mais j'ai insisté pendant plusieurs heures. J'ai fini par crier et pleurer, jusqu'à la fermeture du magasin. Le gérant a fini par appeler la police. J'ai même menti, j'ai dit que j'avais besoin de cet argent pour rentrer chez moi. Les policiers m'ont ramenée. En en parlant, je me sens vraiment honteuse. Je pense que je n'aurais pas agi ainsi en France, mais je n'en reviens pas d'être allée si loin. D'ailleurs, je n'en ai parlé à personne (cela fait maintenant deux ans). J'ai vendu les chaussures à une amie de ma soeur.

 

[Cette histoire me paraît très liée à l'argent. J'ai déjà dit que je n'hésite pas à dépenser pour faire des cadeaux. Pour moi, j'ai du mal, j'ai si peur de regretter, j'ai besoin que quelqu'un soit avec moi pour me dire que c'est un bon achat. De temps en temps, j'ai une idée très précise en tête (un livre, un disque) et j'y vais sans hésiter.]

 

Il m'arrive aussi d'hésiter par peur de ne pas être à la hauteur d'un engagement.

Par exemple, pour me lancer dans un projet de pièce de théâtre, je ne pensais pas pouvoir honorer toutes les répétitions. J'ai annoncé au metteur en scène que je renonçais. Elle a un peu insisté et m'a laissé du temps pour réfléchir. Finalement, je l'ai fait et ça a été une des plus belles expériences de ma vie.

J'ai aussi refusé une proposition de stage dans une institution dont le travail m'intéressait beaucoup, pour choisir une petite boîte pour laquelle j'avais déjà travaillé. Aujourd'hui je le regrette beaucoup, c'était une solution de facilité et je n'ai pas appris grand chose pendant cette expérience.

Encore tout récemment, j'ai décidé d'abandonner la rédaction d'un mémoire parce que je pensais ne pas être capable de rendre un travail approfondi dans les délais, et parce que je voulais profiter de mes amis qui étaient tous en vacances et que je n'allais pas revoir. Etouffée par les scrupules, j'ai passé une semaine d'été à reprendre l'écriture et j'en suis très contente.

 

Le point commun de ces décisions est que je les avais prises assez rapidement, seule, et sur le moment je me sentais soulagée et satisfaite. Malgré tout, les doutes étaient ensuite très forts. Du coup, je ne me fais pas confiance. Je préfère, après avoir mûri longuement le "problème" dans ma tête, le soumettre à mes proches pour avoir leur avis.

 

En me relisant, je me rends compte que je suis en train de décrire quelqu'un d'influençable, comme Déborah l'évoque dans son message, et c'est une chose difficile à admettre, qui s'apparente pour moi à la faiblesse, au manque de personnalité, et que je n'aime pas chez les autres.

 

Inertie

Je rends toujours mon travail, même sur le fil, car j'ai le sens du devoir. Je n'aime pas désobéir, je suis une bonne élève. J'aime rendre un travail bien fait (une aile 1 ?) Je crois que je n'aime pas décevoir. Je dois creuser ça.

Il m'est quand même arrivé de manquer des dates limites, par exemple pour l'envoi d'un dossier, sans vraiment savoir pourquoi.

Quand je fixe mes limites moi-même ("cette semaine, je range ma chambre"), ça ne marche pas du tout, peut-être parce que je n'ai pas de "menace" au-dessus de ma tête (la mauvaise note par exemple). Alors, je me laisse aller (télé, lecture…).

Pour la jupe de la petite soeur, il m'est très facile de m'y mettre car je sais que cela lui fera plaisir, et que cela me fera plaisir de lui offrir. J'aime me sentir utile à quelque chose, à quelqu'un surtout. Je suis celle qui fait la vaisselle après une bouffe entre copains, qui ramène les uns et les autres quand je suis en voiture (surtout que je ne bois jamais d'alcool !).

 

Fusion

Souvent je passe beaucoup de temps avec UNE personne, je prends certaines de ces expressions, je parle souvent d'elle, etc. J'ai le sentiment de connaître et comprendre l'autre, oui, mais l'idée de subsituer mes goûts, mes loisirs, mes envies aux siennes me déplaît et ne me convainc pas. Il est possible que je néglige mes propres besoins, je dois y réfléchir.

 

Questions pour le type 6

J'ai relu des descriptions et le type 6 me "parle" moins.

"Comment réagis-tu face à un nouveau projet ?"

En général, je pense être enthousiaste, mais aussi réaliste face à sa faisabilité. Je suis du genre à me faire mon petit film dans ma tête en imaginant ce qui arrivera. Je n'aime pas m'engager à la légère ou tirer des plans sur la comète, ni parler de mes projets tant qu'ils ne sont pas tous proches de la réalisation.

"Est-il important de dresser la liste des risques potentiels ?"

Un peu. Je crois être assez prévoyante et organisée malgré mon côté fouillis. Je vais y réfléchir.

"Fais-tu confiance à ce que disent les gens ou as-tu tendance à chercher la véritable signification de leurs paroles ?"

Je fais confiance sans être dupe. J'aime écouter tous les avis, mais je pense savoir cerner les gens, les situations.

"As-tu envisagé d'autres types ?"

Non, mais je continue à y réfléchir.

 

Merci, merci, merci à tous !

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Bonjour à tous,

 

Je viens de lire ton dernier message, Elisabeth, et je dois dire que ton anecdote concernant l'épisode du magasin de chaussures m'a touché, mais aussi perturbé.

 

A vrai dire je ne sais pas comment faire entrer cette anecdote dans l'hypothèse d'un type 9. Il me semble qu'il s'agit clairement ici d'un conflit dans lequel tu es entrée. Qu'est ce qui a motivé cette "crise" dont tu parles ? Pourquoi n'as-tu pas voulu lâcher le morceau, au point que le commerçant a dû faire appel à la police ?

 

Il est vrai que l'entêtement dont peuvent faire preuve les personnes de type 9 est assez légendaire, parfois. Est-ce que tu essayais d'éviter un autre conflit, disons de nature intérieure ? (Tu dis que quelque part tu avais des remords d'avoir acheté des chaussures ayant pu être fabriquées par des enfants du "tiers-monde".)

 

Est-ce que tu avais simplement le sentiment de faire quelque chose de mal ? Une personne de type 1 aurait certainement du mal à assumer un tel acte ou du moins la conscience d'un tel acte.

 

Renoncer à des options, cela est difficile pour un 9, mais ça l'est tout autant pour des personnes d'autres types. Je pense par exemple au 7 (même si la préférence pour le mental doit en définitive leur permettre de trancher pour eux-mêmes, je suppose). Les motivations ne sont alors pas les mêmes. De quoi as-tu peur lorsque tu risques de te priver de certaines options, du fait de tes propres choix ? (puisque tu dis dans ton premier message que tu rêves parfois que l'"on" choisisse pour toi) Qu'est ce qui risque d'arriver si tu te fermes certaines possibilités ?

 

J'aurais beaucoup d'autres réflexions à faire part, mais je ne veux pas t'embrouiller. Je ferais juste une dernière remarque. S'il est souvent difficile de dire "non" pour une personne de type 9, elle sait pourtant assez facilement ce qu'elle ne veut pas. Pour ma part, il ne m'est en général pas trop dur de dire non et d'affirmer mon point de vue. J'ai le sentiment que d'autres types peuvent avoir les mêmes difficultés à dire non.

 

Si l'on prend l'anecdote de la secrétaire d'organisme de formation à laquelle tu n'as pas su dire non, saurais-tu dire ce qui t'a fait paniquer ? En somme qu'est ce qui t'a effrayé au point de ne pas arriver à affirmer ta position ? Etait-ce un risque de conflit ou autre chose ?

 

Nicolas (9 alpha, ailes 1/(8))

E9 alpha, ailes 1/(8), Conservation

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Bonjour Elisabeth,

 

La peur de devoir se priver d'une alternative intéressante et la difficulté de choisir me rappelle quelque chose dans mon vécu… de 7 ! Par moment, j'ai pensé avoir une énorme aile 6 (alors que c'est plus vraisemblablement mon instinct qui commence à paniquer et veut conserver le beurre, l'argent du beurre, la crémière et le pot au lait).

 

Idem pour l'obligation de me faire violence pour faire quelque chose de gonflant (et au fond de peu important à mes yeux, car routinier). Ce n'est pas de l'inertie, c'est la fuite d'un travail répétitif, simplement. Dès que la routine apparaît, je zappe.

 

La souffrance c'est aussi l'idée de devoir vivre dans un monde terne et sans saveur, c'est parfois aussi l'ennui.

 

Il est difficile de définir son type à partir des manifestations de son caractère : beaucoup de types peuvent être sujet à la colère par exemple, mais ce qui les différencie, c'est la raison qui les pousse à s'emporter et le moment où ils craquent.

 

Bon courage pour ta recherche,

Ouadjet (7)

ouadjet -7-

  • 2 weeks later...
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Bonjour à tous,

 

Ouadjet et Nicolas évoquent la thèse du 7, que j'ai écartée car elle me paraissait trop séduisante et facile pour être vraie. Le 7 ressemble à ce que je voudrais être, alors que le type 9 ressemble plus à ce que je suis sans avoir voulu l'admettre. Mais je ne suis sûre de rien et je trouve plutôt sain d'ébranler mes hypothèses.

 

Tout d'abord, l'idée d'éviter la souffrance me paraît évidente. L'humour et la gaieté sont des traits qui me correspondent, en public. Moins dans l'intimité. Je me rends compte que je suis moins enthousiaste et optimiste que je croyais ou voudrais l'être.

 

Je crois être assez tenace, pas dans le sens combatif du terme, mais plutôt par mollesse. Je suis capable de m'enliser dans une situation qui me déplait, parce que je n'ai pas la force ou l'audace d'en sortir, parce que les choses sont ainsi. Je suis aussi capable d'aller au bout d'une chose qui devient rébarbative, pour peu qu'elle ne tienne vraiment à coeur et/ou que j'y sois obligée par mon sens du devoir, par mon engagement. Je suis fidèle, en amitié comme dans mes choix d'études ou de loisirs. Je n'aime pas ne pas honorer mes engagements. Si j'ai un doute, je ne m'engage pas.

 

Le mental comme centre préféré me parait tout à fait plausible. Cette capacité de synthèse et d'analyse, cette tendance à faire des listes, à imaginer des plans plaisants me correspondent bien. Mais pour autant, je garde mes plans secrets s'ils ne sont pas au bord de la réalisation. Je n'aime pas laisser les choses inachevées. Par contre, je sais très bien ne pas les commencer !

 

Le besoin de garder des alternatives plaisantes est une chose que je comprends et ressens. C'est ce qui s'est produit pour la fameuse formation. Dire non, c'était fermer une issue de secours, "au cas où"… Je n'aime pas me sentir piégée par moi-même, c'est-à-dire prendre une décision puis me sentir oppressée par ce choix.

 

Je reviendrai plus tard sur les hypothèses 6 et 9. Mes messages sont toujours trop longs et je dois prendre une chose après l'autre…

 

Merci à tous une fois encore,

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Elisabeth,

 

J'ai un peu de mal à suivre cette conversation à cause du très grand intervalle entre les messages qui fait que je ne me souviens pas parfaitement de ce qui a été dit auparavant. Est-ce que cela est dû à des occupations particulières dans ta vie… ou est-ce que c'est dû à ton type ? :happy:

 

Bien sûr les problèmes de choix peuvent faire penser au 7. Cependant, une phrase de ton premier message, "Je me rappelle surtout un passage où des 9 expliquaient qu'ils avaient l'impression de ne pas avoir choisi leur vie", me fait douter de cette hypothèse. D'une certaine manière, c'est notre ego qui a choisi notre vie, mais chuuuut… le 7 ne le sait pas.

 

A ce stade de la conversation, il me semble vraiment probable que le centre instinctif soit réprimé et que le mental soit le centre préféré ou de support.

 

Nicolas a raison. Il faut faire rentrer l'épisode du magasin de chaussure dans un type. Cette anecdote n'exclut pas le 9, capable de débordements rares mais extrêmes, mais il nous faut une certitude. Peux-tu détailler tes motivations à ce moment-là et aussi ton ressenti aujourd'hui à propos de ce qui s'est passé.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

Posted

Bonjour Fabien et merci.

 

Tout d'abord, à propos de mon délai de réponse : oui, mon emploi du temps est un peu en cause mais mon temps entre chaque message est surtout dû à mon type. Les messages que j'ai postés ici ont été pré-rédigés au brouillon, relus, corrigés et fignolés.

 

J'essaye d'aborder mon type de façon un peu plus organisée à partir du schéma de l'ennéagramme.

En excluant le centre émotionnel comme centre préféré, on élimine les types 2, 3 et 4, cela me paraît logique et juste. Je ne me reconnais pas dans ces types.

Je suis d'accord avec le centre mental comme centre préféré ou de support, il est évident que la réflexion, le raisonnement, l'analyse, l'imagination jouent un rôle primordial dans ma vie. On me dit souvent que je réfléchis trop, que je me "prends la tête".

Je suis également d'accord avec le centre instinctif comme centre réprimé, ce qui permet d'éliminer le 1 et le 8. Là aussi je n'ai aucune objection.

 

Restent les types 5, 6, 7 et 9 qui correspondent aux types sur lesquels j'ai des doutes. Donc, c'est cohérent mais il y a encore du boulot, et je ne sais pas trop par quel bout prendre la pelote ! Dois-je reprendre chaque type un par un, quelles questions dois-je me poser ?

 

A propos de l'anecdote des chaussures, il m'est difficile de savoir ce que j'ai ressenti à ce moment-là. Je suis allée jusqu'à cette situation extrême car ces chaussures étaient devenues un enjeu majeur. Je ne supportais plus de les voir. Elles matérialisaient mes problèmes d'indécision chronique, de mise en doute quasi-systématique de mes décisions une fois prises, et du regret qui s'ensuit souvent, de mon incapacité à savoir ce que je veux, ce qui est bien pour moi.

 

C'était seulement un achat déraisonnable, que j'aurais pu accepter en souriant de moi ("je me suis offert une petite folie"), mais à ce moment-là il m'était inacceptable d'avoir dépensé beaucoup d'argent pour une paire de baskets flashy. J'aurais pu faire le même achat pour une amie, je ne me serais sans doute pas posé de cas de conscience pour les ouvriers asiatiques.

Je ne vois pas quel conflit externe cet achat aurait pu créer. Personne ne le désapprouvait ou n'aurait pu le désapprouver. Le seul conflit était interne. Je me suis trouvée ridicule d'avoir cédé à un caprice et, dans une moindre mesure, aux arguments de mon amie, même valables ("elles sont jolies, elles te vont bien, tu peux te le permettre").

En fait, je voulais une autre paire, moins chère, qui me ressemblait davantage, et j'ai d'ailleurs demandé à ma copine de les acheter pour moi par la suite. Celles-ci, je les porte très souvent. Je m'en suis beaucoup voulue de ne pas avoir su m'écouter. C'est comme si j'avais besoin de faire les mauvais choix pour me rendre compte que ce ne sont pas les bons.

 

Et puis il y avait le fait que j'étais une anonyme, étrangère, je me sentais protégée, je pouvais prétendre que je ne comprenais pas, mentir, être ridicule. Alors je suis allée au bout, ainsi je ne pouvais pas me dire que je n'avais pas essayé ! J'aurais aimé ne pas avoir les moyens ou que le magasin n'ait pas ma pointure. Que "on" choisisse pour moi. Si on me les avait offertes, j'aurais sans doute été ravie, pensant sincèrement que ces chaussures me plaisaient mais que je n'osais pas me les offrir.

 

Ainsi j'espère souvent, quand je pose des candidatures, qu'une seule aboutisse, ce qui m'éviterait des choix, m'épargnerait une responsabilité quelconque. Je me plains de ne pas avoir choisi ma vie, mais quand j'ai à faire des choix importants pour tracer mon sillon, je panique et je souffre.

 

Je me force à poster ce texte sans le relire demain et après-demain, peut-être qu'en lâchant des choses plus spontanément certains éléments seront plus clairs ?

 

Merci en tout cas de me lire et de m'aider,

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

  • 2 weeks later...
Posted

Bonjour Elisabeth

 

Ton dernier message m'avait causé quelques doutes (ben voyons), mais ne l'ayant consulté qu'après la fermeture du panneau :sour:, je ne puis y réagir qu'aujourd'hui.

 

1- Parmi les 9 de mon entourage, il semble que seuls les 9 alpha remettent en cause leurs décisions après coup (dixit un 9 mu : j'ai eu suffisamment de mal avec le processus pour ne pas avoir à le refaire…) Il semble cependant que seules les décisions importantes (coûteuses, risquant de nuire à leur confort, ou risquant de poser un problème relationnel…) soient mises en doute.

Inutile de dire que remettre en cause mes décisions (y compris à l'occasion les plus anodines) est quelque chose qui m'arrive TRES souvent en tant que 6…

 

2 - J'avais à l'époque été frappée par ton anecdote sur le choix de la glace et je m'étais dit que ça ressemble énormément à une "stratégie de groupe" que je n'aurais pas reniée moi-même…

 

3 - Le mot "peur" revient très très souvent dans tes messages.

 

… alors je pense que tu pourrais revenir sur "l'hypothèse 6" et écrire ce qui pour toi fait ou ne fait pas sens dans ce dernier type. Je pense que ce que tu as écrit est tout à fait compatible avec l'hypothèse 6.

 

A moins que ce ne soit moi qui projette et vois des 6 partout… Doute passager. :rofl:

 

A moins que… Etc.

 

(Est-ce que je mets une formule de politesse ? :happy:)

 

:kiss:

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Bonjour Elisabeth et bonjour à tous,

 

Beaucoup de détails dans tes écrits concernent des manifestations que l'on peut retrouver chez tous les ennéatypes.

 

J'ai vu des scrupules, de la culpabilité, des doutes et un manque de confiance. Ai-je bien tout lu ? Ai-je bien tout compris ?

 

Comme certains, j'ai beaucoup pensé au 7 et à son évitement de la souffrance. Mental : ce que tu m'as semblé être par tes descriptions analysées et détaillées. Dans l'épisode des chaussures, aurais-tu évité la souffrance des pauvres petits enfants asiatiques ou la tienne ? Ce que je connais des 7 est qu'ils doutent dans leurs choix car le choix est une souffrance et que de ce fait, ils peuvent culpabiliser et avoir des scrupules.

 

Mais le doute envahit aussi les 9 qui hésitent beaucoup, changent souvent d'avis et vont jusqu'à revenir dans les magasins pour changer leurs achats de la veille. Le peu que j'en ai vu et compris est qu'ils se connaissent mal et ne discernent pas bien leurs besoins et leurs envies.

 

Est-ce ton cas ?

 

Comme beaucoup de personnes du triangle 3-6-9, le doute est beaucoup de mise dans la détermination du type.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

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Bonjour !

 

Tout d'abord, merci encore à tous. Je suis toujours agréablement surprise et reconnaissante du temps et de l'attention que vous prenez pour faire avancer ma réflexion.

 

Bénédicte, tu as raison, le mot peur revient souvent dans mes messages. Je l'écrivais déjà dans mon premier message : la plupart des comportements que je décris peuvent correspondre à ceux d'un 6 phobique.

 

"L'orientation du 6 est la loyauté."

Je cherche la définition de loyauté, et je trouve : "Droiture, probité, honnêteté. Reconnaître ses erreurs avec loyauté." Cela fait sens pour moi. J'ai peut-être des valeurs un peu "vieux jeu" pour mon âge. Je pense être d'une nature ouverte et tolérante, mais j'apprécie et quelque part, j'admire les gens droits, constants, fidèles à leurs principes, à leurs promesses, à ceux qu'ils aiment. Mais je ne suis pas du tout sûre d'atteindre cela.

 

"Le 6 aime être intégré à un groupe stable et bien structuré. […] Avec ce groupe, le 6 est totalement dévoué."

Je suis d'une nature fidèle. Ma famille est importante pour moi, mes amitiés sont fortes et en général solides. En général, je ne suis pas avare de mon temps et de mes efforts pour les gens auxquels je tiens.

J'aime les petits comités, je peux me sentir très mal dans un groupe trop important. C'est une caractéristique 9 dans laquelle je me retrouve très bien, cette inclination vers les relations intimes, une oscillation entre non-participation au groupe et fusion.

 

"Quand il est dans son ego, sa compulsion est d'éviter la déviance et sa passion la peur."

La, je sèche un peu. "Déviance : Conduite qui s'écarte des normes sociales." Est-ce que ça veut dire qu'éviter la déviance, c'est être conformiste, se fondre dans la masse ? Ou est-ce que c'est lié à une idée morale de "vice", de "mauvaise conduite" ?

Quant à la peur, oui, je le connais, assez souvent même, mais je n'ai pas l'impression d'être dévorée par elle. Je sais dire quand j'ai peur.

 

"A ce moment-là, il découpe le monde en deux : le groupe lui-même qui représente la référence absolue et la vérité, et l'extérieur du groupe qui est suspect et dangereux."

Cet aspect-là ne me parle pas vraiment. J'ai l'impression d'être ouverte à la nouveauté, à l'inconnu. Il est vrai que quand j'ai trouvé un rythme de croisière et que je me sens bien, je suis peut-être moins réceptive, mais je ne ressens pas vraiment cette notion de danger et de suspicion qui paraît centrale pour un 6. A creuser…

 

"Vis-à-vis du danger extérieur, le 6 dispose de deux stratégies : la fuite ou l'attaque."

La fuite, oui.

 

"Le 6 ne se reconnaît que peu de qualités. Il se souvient peu de ses succès et de ses plaisirs. Il manque de confiance en lui."

C'est vrai, comme l'a souligné Izz. Mais de moins en moins. Je suis (je deviens) consciente de ma "valeur", de mes qualités. Ce qui ne m'empêche pas d'être humble et de douter encore et toujours.

 

"Le 6 préfère le centre mental. Il veut prendre ses décisions de manière logique. […] Cela fait du 6 quelqu'un de souvent indécis et qui cherche des conseils."

Oui, sans nul doute.

 

"A la recherche de la sécurité, il imagine et planifie des solutions à tous les problèmes possibles."

Cela aussi a l'air fondamental pour un 6, cette tendance à toujours imaginer le pire scénario. Mais je ne m'y reconnais pas complètement. Certes, je suis responsable et prévoyante, mais pas fondamentalement inquiète ou méfiante.

 

"Une fois cette phase de réflexion achevée, il peut agir vite et efficacement."

Mouais. Il me faut quand même beaucoup de temps pour lancer la machine.

 

"Le 6 a une relation particulière à l'autorité. […] Il est important qu'une autorité soit loyale, sinon même le 6 phobique s'y oppose […]. Il se veut du côté des faibles et des opprimés et en est fier."

Je ne sais pas. J'ai plutôt tendance à la soumission. Mon père par exemple a exercé une autorité que je trouve déloyale, et je m'y suis toujours pliée habilement. J'ai appris à le connaître et à ne pas faire de vagues.

 

Je vais m'arrêter là pour le 6.

 

Izz, je pense que tu as très bien lu mes messages. Néanmoins, je ressens en général plus de culpabilité (moi face à moi-même) que de scrupules (moi face aux autres). Mais cette distinction est peut-être erronée.

 

Le choix est une souffrance pour moi. Pour les chaussures, il s'agissait plus d'être en accord avec mes principes (mon rapport à l'argent et le travail des enfants asiatiques) et mes désirs (qu'est-ce qui me ferait vraiment plaisir ? Cela peut être très difficile à déterminer. J'ai rapporté les chaussures au magasin, car il a fallu que je les achète pour me rendre compte que c'était l'autre paire que je voulais vraiment).

 

Je me demande si tout ce que j'écris sert à quelque chose… J'ai l'impression de tourner en rond !

En passant, je me rends compte que j'ai ouvert cette conversation à la rubrique 9… Drôle d'affirmation pour un type qui se cherche !

 

A bientôt j'espère et encore un grand merci,

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Bonjour Elisabeth,

 

Juste quelques éléments d'expérience et réflexions personnelles sur les points qui te posent problème dans le 6 :

 

1 - Déviance : en fait, la déviance est à voir par rapport au groupe, à l'autorité et/ou au(x) principe(s) au(x)quel(s) le 6 se réfère. En ce qui te concerne, cela peut être ta famille, l'autorité paternelle, tes principes…

De plus, le 6 tend à être hypersensible aux déviances et se croit déviant (donc croit ne pas éviter la déviance) pour des trivialités (du style, en ce qui me concerne : tracassée par un détail de ma gestion des emplois du temps, j'oublie de saluer des collègues, et donc je manque aux rites sociaux… :rofl:)

 

2 - Diviser le monde en deux : "les miens" et "pas les miens". En ce qui me concerne ce n'est pas aussi en noir et blanc que cela, mais… au fond de moi, il y a "les miens" et "les autres", ces derniers se répartissant entre "dangereux", "indifférents" et "??? (= à surveiller)"

Etant phobique et de sous-type conservation, j'essaie de me faire le moins d'ennemis possible (le monde à l'état neutre étant déjà assez dangereux, je ne veux pas avoir de gens qui me veulent spécifiquement du mal), et donc j'ai tendance à traiter "les autres" avec politesse (bien que je tende à éviter/fuir les "dangereux"), mais il n'empêche que ce ne sont pas vraiment "les miens".

 

3 - S'opposer à une autorité déloyale : cette opposition peut se faire sous forme d'un "travail de sape", médisances :sour:, "oui mais", attitudes passives-agressives ou (plus souvent) évitantes, "service minimum statutaire", etc.

De même, se sentir du côté des opprimés ne veut pas toujours dire avoir le courage de les défendre. :kiss:

 

4 - Conscience de sa valeur : il m'est encore difficile, en affirmant mes qualités ou en recevant un compliment, de ne pas ajouter un "oui, mais".

D'autre part, ces qualités ou compétences ne prennent pour moi leur pleine valeur que quand elles s'exercent "au service de"… de manière à pouvoir être validées de l'extérieur. Sinon, est-ce que je ne me fais pas d'illusions sur mes qualités ?

 

De toutes façons, si (cela m'est arrivé) je fais deux cours de suite, l'un se passe bien et l'autre moins bien, je vais toujours penser davantage au cours qui s'est mal passé, et à imaginer les conséquences, ce qui nous amène à…

 

5 - Imaginer le pire : en fait, au départ je ne pensais pas imaginer le pire, dans la mesure où, en me concentrant un peu, j'aurais pu imaginer encore pire ! :rofl:

Mais je m'aperçois que j'envisage toujours une issue plus ou moins négative, même dans les petites choses. Du genre : et si le bus ne s'arrêtait pas à l'arrêt ? Et si la personne qui doit m'emmener à la gare avait oublié mon existence ? Etc.

 

6 - Agir vite et efficacement… Euh… étant de variante alpha, i.e. réprimant le centre instinctif, j'ai parfois quelques difficultés avec le passage à l'action… :yawn:

Mais il est vrai que je PEUX agir vite et efficacement… surtout s'il y a "les miens" (un groupe ou une personne) pour me motiver, ou bien si c'est quelque chose que j'ai VRAIMENT envie de faire (un stage avec Fabien et Patricia…) :happy:

Par contre, s'il s'agit par exemple de faire les vitres chez moi (où je n'invite personne)… Hier j'en avais l'intention, mais… :blush:

 

Voilà.

Je sais moi-même à quel point l'impression de tourner en rond est pénible, mais il y a de grandes chances pour que cette réflexion ne soit pas du temps perdu pour toi… Il y a des questions qu'il est nécessaire de se poser à un moment où un autre.

D'autre part, il est possible que cette réflexion puisse plus tard aider quelqu'un d'autre qui se trouverait dans les mêmes doutes.

Donc, non, cela ne sert pas à rien. :cool:

 

Très cordialement (pour utiliser la formule habituelle et par là éviter la déviance),

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Merci ! :rofl:

C'est beaucoup plus clair. :happy:

 

Je suis très forte pour collecter des informations et lire témoignage sur témoignage… Mais pendant tout ce temps où je me suis (à tort ou à raison) supposée 9, j'ai sans doute mis en place des filtres qui me rendent plus prompte à remarquer et analyser certaines similitudes ou certains comportements. J'essaie donc de rétablir un équilibre et de trouver plus d'efficacité dans mon auto-observation. Alors que faire ? Ma technique aurait (jadis !) été de faire un tableau et de compter mécaniquement les comportements de 6, de 9 (ou de… ou de…) qui me correspondent. Et je sais que ça ne sert à rien ! Je suis preneuse de toute suggestion pour concrètement m'observer de façon bénéfique dans ma vie de tous les jours, et essayer de comprendre quelles motivations gouvernent mes comportements…

 

Je reviendrai très bientôt sur le 6 plus en profondeur (enfin, j'essaierai !).

Merci Bénédicte (et vous tous) pour tes (vos) encouragements. Je suis consciente que je ne perds pas mon temps, mais j'ai effectivement besoin qu'on me guide et qu'on m'encourage.

:sour:

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Elisabeth,

 

Bénédicte a largement répondu à toutes tes questions.

 

Je souhaite juste reprendre deux affirmations que tu as faites.

 

1/ Au sujet du "conformisme" du 6 : comme Bénédicte l'a dit, il s'agit moins de conformisme tout court que de conformisme à son groupe. En fait, il s'agit plutôt de fidélité aux "règles" de son groupe, du groupe que l'on a choisi d'être le sien : mari, enfants, famille, collègues et que sais-je encore.

Dans l'idée de "se fondre", je dirais plutôt présenter les mêmes caractéristiques que ton groupe. Dans cette histoire, tu ne serais pas transparente mais formerais une entité complète avec ton groupe. Sans toi, ce groupe ne serait plus. Avec toi, il est autre.

 

2/ L'idée morale peut ressortir pour un 6, mais n'est pas prioritaire comme pour le 1. Il s'agit plutôt de l'idée morale du groupe ou de l'idée qui est morale car le groupe la qualifie de morale.

 

Par ailleurs, et Bénédicte le confirmera peut-être, le 6 n'envisage pas systématiquement l'extérieur du groupe comme "suspect et dangereux", mais comme extérieur, différent, éloigné. Un peu comme un Français peut voir un Allemand. Certains Français voient les Allemands comme dangereux, mais beaucoup d'autres les considèrent comme tout simplement étrangers, différents, d'un autre monde, d'une autre culture.

 

Je vois que tu t'attardes beaucoup sur tes comportements. Ce qui serait intéressant, c'est que tu nous dises ce qui te pousse à ces comportements, quelle motivation se cache derrière chacune de ces actions. Entre l'évitement du conflit et l'évitement de la déviance, il y a certainement une différence : éviter un conflit pour éviter la déviance ?

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

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Bonjour Elisabeth, Isabelle, et bonjour à tous,

 

Je confirme en effet, "les autres" ne sont pas nécessairement suspects ou dangereux, mais ce sont… les autres, "pas les miens", donc à surveiller jusqu'à ce que la compatibilité soit "démontrée".

Une fois qu'on sait "où on en est avec eux", on peut décider, selon les cas

- de les fuir,

- de trouver des puissants alliés pour les combattre si besoin,

- de limiter les relations à un domaine où on sait où on va (pour certains, ce sera les relations "d'affaires", à l'exclusion de toute implication émotionnelle, pour d'autres ce sera se contenter de discussions ou d'activités agréables, car ils ne sont, à mon avis, pas "fiables" en affaires),

- de les considérer comme "les siens".

 

Le 6 et le conflit :

- un 6 conservation évitera tout conflit où il est susceptible de se faire taper dessus (brr), de se faire un ennemi, etc. Il s'arrange pour être en bons termes avec son propriétaire, ses fournisseurs de denrées alimentaires, etc.

- un 6 déteste généralement les conflits à l'intérieur de son groupe. Cela met en péril l'existence du groupe, donc la sécurité du 6. Par contre un 6 pourra entrer en conflit avec un transgresseur des règles du groupe (sauf si ce dernier est plus grand et fort quand on est 6 conservation…)

- un 6 sexuel manifestant l'aspect "force" entrera peut-être plus facilement en conflit afin de montrer sa force.

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Bon… Par où commencer ? Un premier constat : je comprends mieux le 6 et je commence à me dire : "Ah ça, d'accord !" Pour autant, ce n'est pas la même sensation d'illumination que j'ai pu ressentir en lisant le chapitre sur le 9 dans la librairie.

Il m'a fallu du temps pour me dire que je pouvais être une 9 et que c'était un type qui avait plein de bonnes choses à apporter, pas simplement un mou sans personnalité. J'ai encore une image sans doute un peu stéréotypée du 6, mais je crois que grâce à vous, je me défais de mes clichés…

 

Beaucoup de choses que tu expliques, Bénédicte, ont en effet un écho en moi, notamment cette notion de "les miens" vs "les autres". J'imaginais le fameux "groupe" du 6 comme une structure existante, identifiée socialement (une paroisse, une entreprise, une fratrie) plus que comme une structure que le 6 érige lui-même comme sa référence.

Or si la déviance, c'est dévier par rapport a ceux que JE considère importants pour moi, par rapport à MES principes, je comprends et je souscris : c'est une chose que j'évite.

 

Pour autant, je n'ai pas de principes directeurs gravés, ou du moins le prétends-je. C'est une chose que je (me) répète souvent : je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas (il y a beaucoup de choses que je ne fais pas !), mais c'est une chose personnelle, qui relève beaucoup plus de mes goûts que de règles morales, et en aucun cas je n'en réprouve l'usage chez les autres (sauf pour ceux qui prennent le volant, par exemple…).

Je n'ai pas reçu d'éducation religieuse, je n'ai pas été bercée par des grandes leçons de vie par mes parents. Mais certaines valeurs me paraissent primordiales : la famille, l'amitié, la fidélité, la responsabilité, la tolérance, le respect, la générosité. J'aime des mots un peu désuets et trop grands pour moi, comme la bonté, l'honnêteté, la clémence, la bienveillance, la constance, etc., etc. Mais avant tout, il y a aussi l'humour et la gentillesse. :rofl:

 

Ensuite, cette tendance à imaginer le pire. Je ne réalisais pas qu'il ne s'agissait pas forcément de catastrophisme a voix haute. Forte des exemples de Bénédicte, je me suis amusée à faire une liste de mes petites pensées-éclair, en voici un (court) extrait :

- Je n'ai jamais fait d'analyse sanguine. J'ai peur d'avoir mal. Et vu mes antécédents familiaux, à tous les coups j'aurais un problème de cholestérol (l'autruche).

- Je reste souvent à la bibliothèque tard le soir. Et j'imagine toujours que si je vais aux toilettes au moment de la fermeture, je vais rester enfermée dans le bâtiment… mais ça ne m'empêche pas de le faire !

- J'ai perdu mon manteau sur le chemin de la gare. A tous les coups, quelqu'un l'a ramassé et a empoché les 300 euros que j'avais dans la poche (quelle idée, aussi). Je vais rater mon train. Mon billet n'est pas échangeable. Je vais rater la rentrée universitaire. Je suis très mal. (Finalement, j'ai retrouvé le manteau et les sous, et je me suis promis de ne plus jamais ramasser le bien d'autrui dans la rue !)

- Il m'est arrivé d'imaginer qu'un homme de mon entourage proche, en qui j'ai toute confiance, était pédophile. Je dis bien imaginer, furtivement ; jamais je n'hésiterai à lui confier mon frère, ma soeur, ou mes propres enfants si j'en ai un jour. Mais cette idée m'est passée par la tête, et j'ai un peu honte de l'avouer car je l'aime profondément et je sais que c'est du délire. :sour:

Bien sûr, je garde ce genre de pensées pour moi, même les moins "graves" (c'est trop idiot !).

 

La projection : difficile à admettre pour moi. C'est vrai quoi, ils sont ridicules et pénibles, ceux qui imaginent que les autres pensent du mal d'eux tout le temps, hein ! Et pourtant…

- Un nouveau camarade à la fac, avec qui j'ai fait un travail de groupe récemment. J'ai pensé successivement : "il me trouve jolie" (ça c'est pas souvent !) ; "il me trouve ridicule parce que je ne connais rien à ce sujet" ; "ah, il m'aime bien" (il s'est assis à côté de moi et s'intéresse à ma vie) ; "il me trouve vulgaire" (j'ai un décolleté) ; "si je sors avec lui, ça ne se passera pas bien, et d'ailleurs, nous ne sommes pas du même pays alors ça serait beaucoup trop compliqué" (délire total, je ne connais quasiment que son prénom).

- Election du comité étudiant, j'aimerais bien en faire partie. Je lève la main pour être volontaire. Mais je suis trop intimidée et je ne me lève pas pour mettre mon nom au tableau. De toute façon, s'il faut éliminer quelqu'un, ce sera sûrement moi, alors pourquoi se fatiguer (et, oui, se ridiculiser ?).

 

Une anecdote très représentative - dans cette optique…

En rentrant la voiture de mon père dans le garage, j'ai un peu abîmé le rétroviseur. Un bout de plastique (normalement caché) a sauté et je n'ai pas réussi à le remettre.

Deux options : a) appeler mon père au restau ; B) attendre qu'il rentre pour lui dire. :happy:

[L'option "je planque le bout de plastique et je vais me coucher", je ne l'ai pas envisagée sérieusement, car j'ai imaginé (tiens donc) que tôt ou tard mon père pourrait remarquer la peinture abîmée et le bout de plastique manquant (très improbable pour être honnête). Et puis, c'aurait été un vilain mensonge, et j'aurais été torturée par cette dissimulation à vie.]

J'ai choisi la seconde option pour ne pas gâcher leur dîner et éviter une dispute entre mon père et ma mère (qui serait forcément victime de son énervement). Je l'ai aussi imaginé raccrocher et expliquer aux convives : "elle ne sait vraiment pas conduire". Je savais aussi qu'en rentrant, il viendrait me réveiller pour que je lui montre les dégâts (situation désagréable).

Donc je le lui ai annoncé à son retour. Mon père a contrôlé sa colère (la première personne que j'aimerais typer pour la comprendre, c'est mon père…). J'ai été mal pendant un quart d'heure, il a remis le bout de plastique, et je me suis sentie bien le lendemain. Parce que j'avais été en phase avec mes principes (la vérité) et parce qu'en étant honnête, j'avais désamorcé un conflit potentiel et douloureux.

 

Pour revenir sur la fameuse histoire des chaussures, il est plus facile de comprendre mon comportement sous cette lumière : les chaussures étaient insupportables, car elles représentaient un manquement à mes principes (ne pas dépenser beaucoup d'argent pour des chaussures qui ne me correspondent pas, ne pas encourager les méchantes multinationales). Néanmoins, je maintiens qu'une des raisons importantes, sinon primordiales, de ce "pétage de plombs" était une colère de réaliser que je m'étais encore trompée, que c'était l'autre paire que je voulais et qu'il m'avait fallu mille tergiversations et un achat raté pour m'en rendre compte. D'ailleurs, tout s'est réglé quand j'ai pu me débarrasser de la première paire et acheter l'autre : je me suis remise en adéquation avec moi-même, mes envies et mes principes.

 

Je voudrais ajouter que cette tendance à imaginer un déroulement tordu ou raté ne s'applique en général qu'à moi. Ma mère s'écrie régulièrement qu'elle a perdu sa carte bleue (ou qu'on s'est trompé de chemin). Je suis alors calme, persuadée qu'elle ne l'a oubliée nulle part, mais qu'elle est mal rangée dans son sac (ou bien, on va bientôt trouver, et d'ailleurs c'est un très joli paysage).

Idem quand ma soeur a passé son dernier entretien d'embauche. A aucun moment je n'ai douté qu'elle aurait le poste les doigts dans le nez.

On pourrait sans doute résumer cela en disant que j'ai plus confiance en les autres qu'en moi-même.

 

J'ai aussi essayé de réfléchir à "qui je suis ?" sans penser en terme d'ennéagramme (i.e. comme dirait Popper, partir de l'observation pour émettre une théorie, plutôt que partir d'une hypothèse et essayer de faire coller l'observation). Ca me paraît sensé (?).

 

J'ai noté qu'une des phrases que je préfère entendre est : "tu as bien fait". J'aime qu'on me rassure sur mes décisions et mes actes. Ca veut dire : tu ne t'es pas pris la tête pour rien ! J'ai aussi tendance à m'auto-justifier, pour me rassurer.

Je dis souvent : "oui, mais…"; "en même temps…"; "de toute façon…", etc.

Ma meilleure amie (elle seule, d'ailleurs) me dit moralisatrice (berk, moi, une donneuse de leçons rabat-joie ?).

Je sais que je suis trop stricte avec mes petits frère et soeur, et j'essaie de me corriger.

Ma professeur de théâtre me trouve autoritaire et forte, tendance chef de bande. Mais dans un environnement (un groupe ?) nouveau, je suis assez discrète et douce, j'attends de connaître les gens (circonspection, méfiance ?).

On m'a souvent dit que j'avais un comportement maternel au sein d'un groupe d'amis, que je ferais une bonne mère (je le prends plutôt bien).

 

Voila, ça fait beaucoup de choses, c'est très très long…

J'espère qu'il y a des éléments à en tirer.

 

Merci, merci, merci…

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Elisabeth,

 

Tout le temps que j'ai lu ton mail, j'ai pensé à une présentation de l'ennéagramme que j'ai faite cet été. Un 9, que j'avais typé tout de suite et le premier dès que j'avais fait sa connaissance, tournait ses yeux tout autour du cercle de l'ennéagramme, n'arrivant à se fixer sur aucun ennéatype. Je pense qu'à ce jour, il ne s'est toujours pas fixé.

 

Je reviens toujours sur ce que je t'ai dit dans un autre mail. Je vois chez toi un manque de confiance en toi. Comme tu le dis toi-même, tu as plus confiance en les autres qu'en toi.

 

Tout le temps de la lecture de ton mail, je me suis dit que tu étais vraisemblablement 1 (beaucoup de principes auxquels tu ne veux pas déroger sous peine de te mettre en colère (le coup des chaussures)).

"Je n'ai pas reçu de valeur religieuse… mais certaines valeurs me paraissent primordiales". C'est justement ce qui me fait penser à un 1.

Ces valeurs que tu cites sont des valeurs universelles et pas seulement les valeurs d'un groupe particulier, bien que des groupes peuvent également suivre ces valeurs. En l'occurrence, tu appliques ces valeurs pour toi-même sans que personne ne t'y oblige.

 

"Je me suis mise en adéquation avec moi-même, mes envies, mes principes." Là encore, personne ne t'y oblique que toi-même. Aucun groupe ne te juge et tu n'as fait état de personne d'autre que toi-même.

 

Un genre de perfectionnisme ("Je dis souvent : oui, mais…"). Tu donnes l'image d'une moralisatrice, donneuse de leçon. "Berk" : c'est justement le berk qui m'interpelle. Quand on dit berk, c'est quelque chose du miroir qu'on n'aime en général pas.

"Stricte, autoritaire" me ramènent encore au 1.

 

"Autoritaire" + "Chef de bande" m'ont fait partir sur le 8. Pourquoi pas ? C'est de l'instinctif et ça se tient avec le 1.

Je dois t'avouer que pendant des années, je me suis crue 1. Quand j'ai fait le stage de Bases chez les Chabreuil, je me suis découverte 8 et je ne m'y étais jamais vue jusque là.

Ton "comportement maternel" aussi m'y ont amenée, car le 8 protège ce qu'il considère comme son groupe. Mais il le protège becs et ongles.

La discrétion (et beaucoup lèveront les yeux quand ils le liront) est une caractéristique que tu peux trouver chez un 8, comme chez d'autres. Par contre, à l'élection du comité, tu ne t'es pas présentée. Je pense qu'un 8 l'aurait fait. Bien que… Je ne l'ai souvent pas fait, ne voulant pas me faire manger mon temps et gardant ce temps pour les miens.

 

Dans tout ça, tu reviens toujours sur toi. Je ne vois aucun groupe de référence. D'ailleurs, cela m'a fait passer au centre émotionnel. Dans ta recherche d'identité, du "qui suis-je ?" Tu n'as par contre pas beaucoup développé sur cette recherche et je n'y ai pas senti un souci primordial de ta part.

Centre émotionnel pour toute l'imagination que tu déploies à imaginer le pire et là, vraiment, je t'ai trouvée créative !

 

Ensuite, je suis passée au centre mental qui a prédominé.

Centre mental car tu ne parles que de ce qui tourne dans ta tête, des pires prémonitions là où rien ne t'y oblige. Tu te fais du mauvais sang et tu te fais du mal là où personne que toi-même ne t'amène.

 

Entre projection et introjection, je n'ai pas su déterminer. Néanmoins, la loyauté (6) ou l'honnêteté (1) ont prévalu et tu as dit la vérité de prime abord à ton père.

 

Pour conclure, je partirais sur des hypothèses, dans l'ordre de préférence : 1-6 avec priorité au 1. A toi de nous dire si tu évites plus la colère que la déviance.

J'ai également pensé au 8 (à creuser) mais à aucun moment, tu n'as parlé de ton souci de montrer forte. Dis-nous en plus à ce sujet. Je me rappelle d'une personne que j'avais typée émotionnelle et qui était une vraie 8. Des 8 étouffés, écrasés dans leur enfance ou ayant vécu des choses douloureuses ont beaucoup de mal à se révéler. Le 8 n'est pas si flagrant qu'on le pense.

 

Quant à l'émotionnel, je la troiuve dans une certaine introjection ("il me trouve jolie… ridicule… vulgaire") et une recherche d'identité sur laquelle tu n'insiste pas. Est-ce l'effet d'un moment ou est-ce toujours latent chez toi ?

 

Bref, le débat est ouvert.

A bientôt, j'espère.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

Fabien Chabreuil
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Bonjour à tous,

 

Cette conversation devient longue par le nombre et la taille des messages et il n'est pas toujours aisé de se souvenir de tous les détails. Cependant il importe de garder en mémoire le message fondateur de l'échange, le 2 septembre.

 

Elisabeth y a écrit une forte reconnaissance des mécanismes du 9 : évitement des conflits, inertie, fusion, narcotisation. Même en prenant en compte une aile, je vois mal un 1 ou un 8 s'y reconnaître à ce point.

Par exemple, Elisabeth disait : "Je fais toujours tout au dernier moment." Pour un 1, remettre les choses au lendemain est souvent une source de stress fort qu'il évite autant que possible. Elle se reconnaissait dans "l'impression de ne pas avoir choisi [sa] vie". Un 1 croit pouvoir progresser par son action et penser ne pas avoir choisi sa vie est vraiment une source forte de désespoir.

 

Tout cela n'implique pas forcément que Elisabeth soit 9, mais cela rend très probable une répression du centre instinctif. Et, comme je le disais dans mon message du 22 septembre, il me semble quasiment impossible que le centre mental soit réprimé. Quant à l'émotionnel, le moins qu'on puisse dire est que je ne le trouve pas très apparent.

L'hésitation, la longueur des messages, les alternances d'attitudes parfois contradictoires, tout cela fait penser aux types du triangle et les hypothèses 9 alpha et 6 alpha sont donc vraisemblables.

 

Il me semble y avoir un peu trop d'agitation intérieure pour un 9, mais ce qui me gène un peu dans l'hypothèse 6 alpha est que ce type a souvent, sous l'effet de la peur ou doute, un côté émotif que Elisabeth n'a jamais mentionné.

 

Quant à la créativité catastrophiste de Elisabeth, elle est bien mentale et non pas émotionnelle.

 

Izz a raison sur le fait que ce sont des valeurs personnelles qui sont mentionnées, mais je connais moult 6 qui font cela. Notre chère Bénédicte elle-même a pu témoigner pendant des mois sur ce panneau sans parler de "groupe". Le "groupe" du 6 peut être abstrait, ou il peut ne pas en réaliser consciemment l'importance dans sa vie.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour à tous,

 

Pour rebondir sur la dernière phrase de Fabien.

 

Parfois le groupe et ses valeurs vont tellement de soi que le 6 ne s'en aperçoit pas plus que le poisson ne remarque la mer…

 

Remarque sur l'aspect émotif : je ressens fortement ces émotions (et mes collègues sont parfois confrontés à un "claquage de fusible" en cas de contrariété, d'inattendu ou de déloyauté), mais comme ces dérapages émotionnels ne sont pas très corrects à mes yeux (et donc par projection aux yeux des autres), j'évite de les exprimer dans un cadre aussi public que ce panneau.

Sauf éventuelle réception d'un message perturbant alors que je suis en pleine crise de doute…

Mais je préfère traiter mes crises de doute en privé, ou alors avec une personne ou deux faisant partie des "miens".

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

Posted

Bonjour à tous,

 

Je suis d'accord avec Fabien. La seule certitude que j'ai est la hiérarchie de mon utilisation des centres,

soit mental i/e > émotionnel > instinctif (6 alpha, j'ai éliminé le 7),

soit instinctif i/e >mental > émotionnel (9 alpha).

Le 1 et le 8 me paraissent hautement improbables : je ne m'y reconnais pas du tout, et je réprime clairement le centre instinctif.

 

Le 6 me "parle" beaucoup plus qu'avant, car je commence à comprendre son fonctionnement (j'espère). Le côté émotif sous l'effet de la peur… Je ne sais pas. Quand une décision à prendre ou une situation me bloque, je suis plutôt fermée, voire paralysée dans les cas extrêmes.

Je fais des efforts pour exprimer mes émotions. Je pleure beaucoup au cinéma, mais si je ne suis pas avec des gens proches, ça peut me mettre mal à l'aise (je me rappelle m'être cachée deux fois, séchant vite mes larmes avant que la lumière s'allume). Je suis meilleure à l'écrit pour expliquer ce que je ressens (et j'y recours volontiers) ou dans des activités comme le théâtre, la danse, la musique. :sour:

Avec les gens que je connais bien, je suis plus à l'aise pour m'exprimer verbalement ou physiquement.

 

Une chose me gêne. C'est que le 6 alpha se désintègre en 3, et là je suis très sceptique. :happy: Quand je vais mal, je dors, je me goinfre, je regarde la télé et je me ferme comme une huître. Mais j'ai peut-être là encore une vision trop stéréotypée du 3.

 

Quant à mon "agitation intérieure"… Je dirais que je suis une fille simple, gentille, sans histoire. Mes (très) proches savent que la vérité est moins sereine et que je peux être malheureuse et me poser beaucoup trop de questions. Mais globalement, je me contente de peu, je suis facile à vivre et je n'aime pas les "chichis".

Il m'est possible d'occulter des "problèmes" pendant longtemps, de les éviter, de me mettre en retrait, de dire que tout va bien, et parfois de le croire vraiment moi-même.

Je ne me sens pas dévorée par la recherche de moi-même. Peut-être suis-je trop habituée a me poser des questions… Alors ça me paraît normal !

J'ai l'impression de "répondre" à côté… :rofl:

 

Je vais essayer de réfléchir à des situations et déterminer si je suis prête à affronter un conflit pour ne pas dévier, ou vice-versa.

Pas facile…

 

A bientôt, :kiss:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonjour Elisabeth,

 

Juste deux lignes en vitesse en passant. C'est l'anniversaire de Patricia :happy: et je vais essayer de lui consacrer le maximum de la journée.

 

Je veux juste réagir à ce que tu dis sur la désintégration en 3. La désintégration dans notre type de désintégration n'est quand même pas si férquente cela. Nous nous désintégrons d'abord et le plus souvent dans notre type.

Un 6 alpha se désintègre en réprimant le mental (arrêt ou plus généralement excès et roue libre, d'où questionnement et doute) et en coréprimant l'instinctif (les symptômes que tu décris). Le centre apparent à ce moment-là est l'émotionnel.

Un 9 alpha se désintègre en réprimant l'instinctif (les symptômes que tu décris) et en coréprimant l'émotionnel. Le centre apparent à ce moment-là est le mental.

 

De plus, se désintégrer en 3 ne signifie pas devenir un 3, mais ajouter aux mécanismes négatifs de son type ceux du 3, mensonge et vanité.

 

Voilà, je te laisse entre les mains expertes de Bénédicte et de Izz.

Très cordialement,

Fabien (7)

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Chère Elisabeth,

 

Fabien a bien recentré le débat.

 

Pour l'hypothèse 9 alpha, effectivement, les 9 en désintégration se retrouvent paralysés dans l'action. Mais ils peuvent aussi se montrer au summum de leur efficacité et mettre en place leur centre instinctif. Ils se montrent ainsi particulièrement adéquats dans des situations d'urgence, s'il n'y a pas trop de risques de conflit.

 

Du peu que je sais d'eux, ils tergiversent et réfléchissent beaucoup avant d'effectuer un choix, quitte à y revenir jusqu'à ce que le choix corresponde à ce qu'ils en souhaitent.

Il est vrai que l'émotionnel est peu flagrant chez eux.

Les 9 est une personne généralement facile à vivre qui se connaît mal. Je le reconnais souvent à sa conception du temps qui pour lui, n'a pas les limites que je me mets. Le temps est son allié. Le temps travaille, joue pour lui. D'où des lenteurs, des longueurs dans les prises de décision qui me paraissent à moi (8) insensées, mais sont tout à fait adaptées pour lui.

 

Comme tu le dis, en période de stress, cela donne de l'inaction et un attentisme. Pour reprendre la hiérarchie des centres : Mental > Emotionnel > Instinctif, cela ressemble au 5 alpha qui réagit couramment ainsi dans la vie. Or les 5 et 9 comportent des analogies. La différence est que le 9 a comme fixation la fusion et l'oubli de soi alors que le 5 est dans le détachement.

 

Quant aux 6 alpha, ils se désintègrent d'abord dans leur type (comme le dit et répète souvent Fabien) et manifestent fort leur côté émotionnel. Ce qui donne, l'instinctif étant réprimé dans le même temps, beaucoup d'émotionnel et l'action complètement off.

 

A toi, Elisabeth.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

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Bonjour, bonjour,

Merci beaucoup pour les précisions.

 

J'essaie de penser aux trois centres en imaginant mon ventre, mon coeur et ma tête qui communiquent, s'éteignent et s'allument au gré des événements. Qu'est ce qui apparaît quand je vais mal ? Le mental ou l'émotionnel ?

 

Je crois que quand je me "prends la tête" avec une décision, ma mère dit parfois : "Au fond de toi, tu sais bien ce que tu veux." Et parfois, vraiment, je ne sais pas… Ou dans le meilleur des cas, j'ai l'impression de savoir, mais que "quelque chose" m'empêche d'accéder à ce que je veux, et de l'exprimer.

J'ai aussi eu des périodes que j'appelle "phase plafond". J'allais mal et je pouvais passer des journées à ne rien faire, dormir et regarder le plafond (d'ou le nom). Ou prendre un papier, gribouiller et écrire des heures durant.

J'exprime donc plus mon malaise par mon corps (las, ou au contraire contracté) et mon inertie que par des manifestations émotives. Cependant, il m'est arrivé de pleurer sans comprendre pourquoi, à certaines périodes.

 

Le 9 alpha est toujours le type pour lequel je penche le plus, car j'ai l'impression de vraiment connaître ce paradoxe du centre instinctif. Parfois, j'aime me lancer dans une activité qui me demande une énergie "mentale" minimale, surtout pour les autres (nettoyer la cuisine, aider des copains à déménager). Alors je ressens du plaisir à exercer cette activité, qui joue finalement sans doute le même rôle anesthésiant qu'un ordinateur, une télé ou un frigo.

 

Je voulais aussi parler d'un phénomène qui m'a un peu inquiétée.

Quand mon grand-père est décédé, je n'ai pas pleuré. Ni à l'enterrement. J'ai pleuré quelques années plus tard, en lisant un poème qu'il m'avait récité plusieurs fois. Je vais rechercher les conversations traitant de la répression et du refoulement. Je me rappelle avoir lu ça quelque part sur le panneau…

 

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Juste une remarque en passant. J'ai retrouvé la définition que je cherchais dans la conversation "La passion de paresse".

 

Dans le cas de mon grand-père, je me rappelle que je n'ai pas retenu mes larmes, je ne me sentais pas triste. J'avais l'impression d'être insensible en voyant le reste de la famille dévasté. Pourtant, j'étais très attachée à mon papy. :sad:

Ne serait-ce pas la de la répression et bonne et due forme ?

 

Cela me fait penser à une remarque qu'une de mes copines me fait parfois. Il y a des moments - que j'arrive de mieux en mieux à repérer, mais pas encore toujours à expliquer - ou "je m'éteins", c'est-à-dire que je me ferme, physiquement et mentalement. Cette amie a du mal à savoir comment agir dans ces cas-là. Certaines fois, elle m'a dit : "oh la la, t'es énervée !", ou : "t'énerve pas…", ou encore : "j'ai l'impression que tu es fâchée contre moi." Et ce genre de remarque, bien sûr, m'éneeeeerve, car dans ces moments-là, je n'ai pas l'impression d'être en colère (tout au plus fatiguée, ou bizarre, ou "chais pas…").

Sa réflexion, en me mettant face à la colère que je refuse, me met en colère. (C'est clair :confused:) Et je viens de me rendre compte que je devrais la remercier pour ça, je crois.

 

Voila ce qui me passait par la tête, j'ai l'impression que ça fait sens.

 

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Elisabeth,

 

J'ai l'intuition que nous sommes sur le point d'aboutir à une certitude. Tu écrivais avant-hier : "Je vais essayer de réfléchir à des situations et déterminer si je suis prête à affronter un conflit pour ne pas dévier, ou vice-versa". C'est bien évidemment là le secret, comparer les compulsions.

 

Peut-être peux-tu trouver ces situations dans les moments ou tu "t'éteins". Tu dis de ces moments que tu n'arrives "pas toujours à les expliquer". Cela présuppose que tu y arrives parfois ! Pourquoi ne pas en prendre un ou deux et les décortiquer pour avoir une certitude sur la compulsion qui s'applique ? Dans ces moments, ton amie te voit en colère alors que tu ne crois pas l'être. Y a-t-il alors risque de conflits ? Peur de quelque chose ? Si, comme ton amie le suggère, tu étais en colère à ces moments-là, ce serait à propos de quoi ?

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour à tous,

 

Histoire de fournir de l'information avec un autre angle d'attaque, voici des caractéristiques que l'on prête au 9 et dans lesquelles je ne me reconnais pas :

 

1 - L'efficacité de la narcotisation.

Je fais autre chose au lieu d'agir sur le problème, mais je n'oublie pas le problème. Tout au plus, j'arrive à prendre un peu de distance au lieu de le tourner et retourner dans ma tête.

 

2 - Le problème de priorités.

En règle générale, je n'ai pas de problème pour classer les choses par ordre d'importance. Deux exceptions :

a) un problème qui me tracasse peut prendre ponctuellement une importance excessive,

B) sous stress, les impératifs liés à mes devoirs et responsabilités peuvent remplacer abusivement mes priorités personnelles.

 

3 - La difficulté à dire "non".

Sauf le cas cité dans le B) précédent, mais en général ma tendance est plutôt de dire "non" d'abord et de renégocier après… :confused:

 

4 - La fusion au sens "prise en moi des sentiments et motivations d'autrui".

Ma tendance est plutôt de m'y associer, parfois avec enthousiasme, mais (sauf état amoureux prononcé) je ne ressens pas ce genre de confusion… et au premier signe de trahison, doute, etc., je "défusionne" à grande vitesse.

 

5 - L'entêtement après prise de décision.

Sauf si je suis absolument certaine d'avoir raison, ce qui est rare. En général il s'agit d'un de mes domaines de compétences.

 

6 - La capacité d'acceptation.

Seulement quand mes instincts de conservation et social sont au calme et en sécurité… c'est à dire en vacances, dans un groupe sympa, quand je suis nourrie et logée ! :sad:

 

7 - Le manque d'intérêt ou d'implication dans la connaissance de moi.

Même s'il a pu m'arriver d'avoir peur de ce que je pourrais apprendre…

 

Voilà.

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

Fabien Chabreuil
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Bonjour à tous,

 

Très belle analyse de contraste entre le 6 et le 9, Bénédicte. :confused:

 

Je voudrais juste apporter un tout petit bémol au dernier point : "Le manque d'intérêt ou d'implication dans la connaissance de moi." De nombreux 9 consacrent beaucoup de temps et d'énergie à la connaissance de soi ; certains en font même leur mécanisme de narcotisation. Il peut donc y avoir "intérêt et implication". Derrière cette motivation apparente, l'ego (et sa passion de paresse) se débrouille pour que cela n'aboutisse pas réellement, mais cela le 9 ne le sait pas.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour à tous,

 

Complément d'info sur ce qui précède.

Mon père est, je crois, un 9 alpha, aile 1. Par rapport aux sept points que j'ai mentionnés ci-dessus, voici comment je le positionnerais :

 

1 - L'efficacité de la narcotisation.

Ne marche pas toujours, parce que ma mère, qui est aussi une 6, lui rappelle un certain nombre de choses ("as-tu pensé…"). Mais il peut passer 3h à bêcher le jardin sans particulièrement penser à quoi que ce soit (:confused: en ce qui me concerne).

 

2 - Les priorités

Il y a des chances que les priorités en question soient celles de ma mère.

 

3 - Difficulté à dire non.

Pas tant que ça. Mais avec le centre mental en support, il est en mesure d'anticiper sur la demande et de se rendre indisponible…

 

4 - La fusion.

Comme il n'a à ma connaissance jamais eu l'occasion d'être séparé de ma mère pendant plus de deux jours depuis pas mal d'années…

c'est vrai qu'il m'est plus facile d'envisager la personnalité de ma mère séparément de celle de mon père que l'inverse.

 

5 - L'entêtement.

A l'occasion. Mais si le centre mental en support l'informe que la décision n'était finalement pas appropriée, il peut changer d'avis et n'a aucun mal à le reconnaître.

 

6 - La capacité d'acceptation.

Oui, sauf si cela cause de gros bouleversements dans sa vie (avant son licenciement, par ex.), si cela cause des désagréments répétés à son confort, ou s'il est bombardé d'émotions fortes.

 

7 - Le manque d'implication dans la connaissance de soi.

En effet.

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Bonjour Bénédicte et Fabien,

 

En ce qui concerne le 9, je rajouterais

 

un rapport au temps particulier :

 

1/ le temps est leur allié, il joue pour eux. Ce qui donne, au profit de la narcotisation, une implication dans tout ce qui est non prioritaire, dans des activités connexes ou annexes, mais qui leur permettent de se perdre dans des détails et de ne pas prendre de décision, sources de conflit.

 

2/ Cela leur permet également de dire non sans le dire : à ne pas faire, à attendre, à être injoignable…

 

et effet du centre instinctif,

 

3/ Une impatience dans la vie quotidienne qui dénote avec le reste : sous stress, rien ne va assez vite. Le 9, d'habitude si facile à vivre, peut devenir speedant. Mais c'est tellement rare !

 

Je rebondirais sur la fusion de Bénédicte.

Effet de son idée supérieure ? Un 9 se montre en amour un des plus fidèles. Dans la séparation, il se montre présent à l'autre des années après et reste toujours en contact en se rappelant des détails oubliés depuis longtemps. Le 9 est une mémoire.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

Posted

Bonjour !

 

Je prends du temps pour répondre, parce qu'on (je ?) commence à s'approcher de quelque chose et même si j'ai très envie d'aboutir, il m'est difficile d'avoir des certitudes et de les affirmer.

 

Alors, des exemple d'extinctions :

 

- En voiture seule avec mon père. Il parle - il critique la personne qui parle à la radio, par exemple. Je ne suis pas d'accord avec lui, mais je me ferme volontairement pour ne pas entrer dans une discussion que je sais stérile et fatigante. Je n'ai pas le courage d'argumenter, c'est-à-dire de m'opposer à lui. Alors je fais l'ado - je me tais.

 

- Je devais aller à l'anniversaire d'une amie ©. J'étais en retard parce que mal organisée, et cela m'énervait. Pourtant, je me retrouvais à cuisiner un repas avec une autre amie (I), au lieu de me faire un sandwich et de partir aussitôt pour minimiser mon retard. I m'a alors dit : "Ouh la, tu es énervée. Va à l'anniversaire maintenant, si tu veux." Je persistais : "Mais non, je ne suis pas énervée. On va cuire ces pâtes rapidement." Je ne voulais pas la contrarier en la laissant tomber pour le dîner prévu, mais je ne voulais pas non plus arriver trop en retard auprès de C. Je voulais être une "bonne amie" et que tout le monde soit content. En fait, je n'ai pas profité du dîner et je suis arrivée très en retard à l'anniversaire. Personne ne m'en a voulu et au fond je le savais bien ; j'ai créé des tensions inutiles avec I pour échapper à une décision plus claire.

 

- Pendant ma première année de fac, j'ai passé des semaines à dormir et/ou ne rien faire. Avec le recul, je me rends compte que c'était une période difficile. Plusieurs fois, mes amies sont venues frapper à ma porte pour me réveiller avant d'aller en cours, et je faisais la sourde oreille. En fait, je pense que j'étais malheureuse en cours. J'avais choisi le même sujet d'études que mes parents et encore aujourd'hui, j'ai du mal à savoir si je voulais vraiment étudier cette discipline ou si je l'ai fait pour faire "plaisir". Un peu des deux, sans doute. En première année en tout cas, je crois que je ne me sentais pas à la hauteur (ma meilleure amie disait : "tu as peur de réussir"), pas vraiment à ma place, et je fuyais. Alors j'étais "fatiguée". GROSSE et LONGUE extinction.

 

Quelques remarques pour rebondir sur vos éléments (très éclairants, merci à tous !) sur le 9 :

 

- Oui, je me perds dans des activités secondaires tout le temps. Exemple : je décide de ranger ma chambre (déjà un grand pas), et je me retrouve à relire tous mes vieux magazines. Pire, classer des photos ou des lettres, ça, c'est impossible : je vais me replonger dedans jusqu'à 4h du matin. Pourtant, je sais ce qui est prioritaire, mais c'est irrépressible.

 

- Oui, cela me permet de dire NON sans le dire. Parce que du coup, j'ai toujours quelque chose à faire. Pendant des années, j'ai décliné des invitations parce que je devais ranger ma chambre. C'est devenu une blague récurrente avec ma meilleure amie. En fait, je n'osais pas demander la permission de sortir à mon père (analyse a posteriori, sur le moment, je pensais vraiment que je devais absolument ranger ma chambre, samedi, à 14h).

 

- La narcotisation est efficace dans la mesure où je ne l'utilise pas pour fuir un problème identifié : le problème est complètement masqué dessous. Enfin, j'y travaille, donc c'est moins souvent !

 

- Je me reconnais bien dans ce que dit Izz : "Le 9 est une mémoire." Je sais entretenir les amitiés, comme on dit. Je suis fidèle, je me rappelle toujours les détails, les anniversaires, etc. Parfois c'est frustrant, car je me rappelle des choses dont personne ne se souvient ("ce jour-là, tu portais un pull noir et on a joué au Monopoly en mangeant des côtes de porc !").

 

- La paresse à se connaître. J'ai découvert l'ennéagramme il y a quelques années. J'ai passé beaucoup de temps à survoler le sujet sur le Web, et après le fameux épisode des sanglots dans la librairie, j'ai tout mis au placard. Il m'a bien fallu deux ans avant d'acheter un livre et de m'impliquer personnellement sur ce forum.

 

- L'entêtement. Pas vraiment. Sauf quand je suis sûre de moi (j'ai acheté la mauvaise paire de chaussures :confused:). En général, je m'entête à ne pas savoir ("non, vraiment, ça m'est égal !").

 

Voila, je vais signer ce message sans conclure, parce que je suis lâche !

Je vais laisser reposer la pâte avant de l'étaler…

 

Un GROS merci :sad:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
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Bonjour Elisabeth,

 

Il va bien falloir que tu te décides parce que personne ne le fera pour toi… Nous nous contenterons simplement de dire si nous sommes d'accord ou pas ! :sad:

 

J'ai cependant bien l'impression que tu penches vers le 9, ce qui après tout était ton insight initial. Les "remarques" et le premier cas d'extinction vont dans ce sens.

 

J'aurai cependant, pour essayer d'aller plus encore des comportements aux motivations, des questions sur les deuxième et troisième cas d'extinction.

 

Tu dis : "J'ai créé des tensions inutiles avec I pour échapper à une décision plus claire." Ce n'est pas incompatible avec le 9 puisqu'il n'y a pas eu conflit avec I. Cependant, pourquoi laisser ces tensions se créer ? Pourquoi vouloir "échapper à une décision claire" ?

 

Tu dis aussi : "J'avais choisi le même sujet d'études que mes parents et encore aujourd'hui, j'ai du mal à savoir si je voulais vraiment étudier cette discipline ou si je l'ai fait pour faire 'plaisir'." Tes parents manifestaient-ils le souhait que tu fasses ces études-là ? Directement ou indirectement ? Bref, les as-tu faites pour éviter un conflit ou par loyauté ?

 

Voilà. Je cesse de te torturer. :confused:

Très cordialement,

Fabien (7)

Posted

Bonjour Fabien,

 

Oui oui oui, je sais… Je dois bien me décider un jour.

C'est vrai, je penche pour le 9, mais le cheminement que j'ai fait vis-à-vis du 6 laisse des séquelles :laugh: et tes questions en rajoutent une couche. :proud: Mais c'est pour la bonne cause.

 

Deuxième extinction : on dirait bien que j'ai créé deux micro-conflits pour rien, enfin pour être une "bonne amie", ai-je écrit. Je voulais tout d'un coup : le dîner avec I et l'anniversaire (à l'heure !) avec C. Ca ressemble à de la loyauté. Mais je voulais aussi ménager la chèvre et le chou et ne pas prendre de décision, car je ne voulais pas que I m'en veuille. Je voulais être gentille et paisible (raté !).

 

Troisième extinction : mes parents n'ont jamais exprimé le désir que j'étudie la même discipline qu'eux.

 

Ma soeur aînée avait tenté et échoué elle aussi, 5 ans plus tôt. Une fois qu'elle a trouvé sa voie, elle a annoncé à mon père qu'elle n'avait jamais voulu faire ça et qu'elle l'avait fait pour lui faire plaisir (je garde un très mauvais souvenir de cette soirée :wink:).

 

La cadette a choisi un tout autre chemin d'emblée.

 

J'imagine que ce précédent a influencé fortement la façon dont mes parents se sont comportés avec moi. Ils n'ont exercé aucune pression. Pourtant, il y avait de quoi s'inquiéter ou exiger des décisions : j'ai attendu la dernière extrémité pour leur annoncer, en pleurant (?!), alors que bien sûr ils étaient très contents.

 

J'ajoute que je m'en sortais bien à l'école, ce qui fait que j'aurais pu faire à peu près n'importe quoi, et que mon père avait sans doute de grandes espérances pour sa fille.

 

Pour autant, je n'ai pas répondu à un désir explicite pour éviter un conflit ; j'en ai même créé un gros en échouant au concours d'entrée par la suite.

 

Aujourd'hui encore, je pense que c'est un très beau métier et que j'aurais été heureuse et fière de l'exercer. Mais je pense aussi que c'aurait été paradoxalement très dur de "supporter" le poids de cette complicité professionnelle avec mon père. Ma phrase n'est peut-être pas très claire ; le terme complicité n'a aucune connotation négative, mais avec mon père c'aurait été une forme de pression : s'exposer aux critiques, aux phrases qui commencent par "de mon temps…", aux "conseils", etc.

(Mes deux parents ont la même profession, mais dans cette histoire il n'y a pour moi que mon père…).

 

Aujourd'hui, je sais que j'ai besoin de trouver mon domaine pour m'épanouir.

 

Tout ça pour dire que c'est une histoire encore embrouillée et qu'il m'est difficile de dégager des motivations. A première vue, on dirait qu'il s'agissait plus de loyauté. Mais ensuite… Est-ce que j'ai fait exprès de rater ? Pourquoi ? :confused:

 

BREF.

Le 9 me correspond toujours, mais le 6 alpha aussi. En m'appuyant sur la hiérarchie des centres, j'ai du mal à voir l'émotionnel en centre de support. Ca supposerait qu'il fonctionne à peu près bien, voire trop quand le mental décroche. Hum…

 

Blablablablablabla. :sad:

:laugh:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Elisabeth,

 

Je rendre d'une animation du stage de Bases à Castres et je n'ai guère le temps de répondre en détails. Juste deux remarques.

 

Il me semble peu probable que deux filles sur trois aient voulu faire le même métier que leurs parents sans qu'il y ait eu soit des pressions indirectes, soit la manifestation forte d'une attente…

 

L'argument de la hiérarchie des centres est bien sûr extrêmement pertinent.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

Posted

J'ai quelques problèmes avec ma connexion. Cela fait deux fois que j'envoie des messages qui n'arrivent pas alors que je les croyais bien partis ! Bref, je dirais à Elisabeth :

 

Quid de la loyauté ou de l'acceptation dans le cas où elle se tait face à l'argumentaire de son père qui ne lui convient que moyennement.

Id. pour l'orientation scolaire qui me paraît tenir aussi bien de l'évitement de la déviance et du ralliement au groupe que de l'évitement de conflit.

Id. pour l'orientation scolaire.

Id. pour la soirée entre copains : je n'en choisis aucun, mais tout le monde et du coup je suis mal partout. Des copains qui ne se connaissent pas feraient tous partie du "groupe Elisabeth" sans le savoir.

A Elisabeth de nous dire ce qu'elle en pense.

 

Je connais le 9 alpha, un peu comme le 5 alpha, qui a besoin de son espace. D'ailleurs, la hiérarchie des centres s'en rapproche : Instinctif -> Mental -> Emotionnel -> Instinctif.

Il sait aussi se protéger.

Par contre, il s'arrange toujours pour être à l'écoute des siens et aller au plus près de leurs besoins et de leurs profondes envies.

Isabelle Régis (8 Alpha - Aile 7 - sous-type Sexuel)

Posted

Bonjour à tous !

 

Il m'avait semblé apercevoir un message de Bénédicte il y a quelques jours. S'est-il perdu lui aussi ?

 

Je me rends bien compte que ce n'est sûrement pas un hasard si j'ai choisi cette orientation. Mais le fait que mon père n'ait pas exprimé verbalement ce désir fait que cette décision ressemble plus à de la loyauté que de l'évitement de conflit. Je crois que mon père ne se serait pas fâché si j'avais fait autre chose (pas n'importe quoi, quand même !).

 

Je n'ai pas écrit jusqu'à aujourd'hui, car je n'avais rien de nouveau à dire. J'ai laissé décanter, mais rien n'est retombé. Oui, mes exemples peuvent s'expliquer dans le cadre du 9 comme du 6. Je suis donc tentée de m'appuyer sur ma possible hiérarchie des centres (solution intellectuelle). Dans ce cas, le 9 alpha gagne d'une courte tête. Mais j'ai l'impression que je ne comprends pas assez bien comment tout cela marche. On va arriver à la page 4 et je tourne en rond. :proud: Je ne sais plus vraiment par quel bout prendre les choses.

 

Elisabeth :sad:

Patience et longueur de temps… :confused:

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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Bonjour Elisabeth (et à tous les autres),

 

J'ai en effet envoyé un message qui s'est perdu vendredi. :laugh::proud: Si ma mémoire est bonne j'y traitais trois points :

 

1 - La peur du succès. Elle peut être due entre autres :

- à la peur qu'on m'en demande plus et en particulier qu'on me donne des responsabilités que je ne suis pas (ou crois ne pas être) en mesure d'assumer,

- à la peur d'attirer des jalousies et donc à la peur de ce que les jaloux pourraient faire ou dire contre moi,

- il me semble avoir lu quelque part que certaines personnes considéraient comme incorrect de faire mieux que leurs parents du vivant de ceux-ci.

 

2 - l'émotionnel en support. Je pense que pour moi il se manifeste par :

- Une bonne capacité de prendre en compte les émotions, problèmes et besoins particuliers des gens. Toutefois, cette prise en compte est d'abord mentale et il est bien entendu que les besoins particuliers des gens ne doivent pas aller à l'encontre de la collectivité. :confused:

- En règle générale, je connais assez bien mes besoins et mes émotions, bien que parfois les besoins sont refoulés et remplacés par le devoir, et d'autre part j'ai, à une certaine époque, refoulé pas mal d'émotions que je trouvais incorrectes.

- Quand je vais moins bien, l'émotionnel déborde et j'ai tendance à prendre les choses un peu trop à coeur.

- Les relations affectives et amicales sont quelque chose de très important pour moi. Par contre j'ai une pudeur presque excessive dans ce domaine et je tends à le manifester très peu, et surtout pas en public. J'étais beaucoup plus démonstrative quand j'étais enfant, alors c'est probablement un effet d'aile 5 ou le fait que j'évolue dans un milieu peu démonstratif de nature.

 

3 - Je finissais en posant quelques questions, telles que :

- Qu'est-ce qui se serait passé, selon toi, si tu avais d'emblée choisi une autre orientation que tes parents ?

- Pourquoi le point de vue de ta mère compte beaucoup moins que celui de ton père sur l'aspect professionnel ?

- Toujours selon toi, en quoi ne pas dîner avec I risquait de la fâcher (alors qu'elle t'a proposé de ne pas le faire) ? Que risquait-il d'arriver si tu te fâchais avec elle ?

- Toujours selon toi, que risquait-il d'arriver si tu arrivais en retard à la soirée d'anniversaire ? Souhaitais-tu vraiment aller à cette soirée ? (Par exemple, je sais que je pourrais être très ambivalente vis-à-vis de ce genre de soirée. Je peux vouloir faire plaisir à la personne fêtée, mais ne pas aimer me retrouver avec beaucoup de gens, sans parler de diverses choses que je pourrais craindre. :sad:)

 

Ajout : 4 - En ce qui concerne la hiérarchie des centres, comment vis-tu la préférence du centre instinctif dans l'hypothèse 9 ?

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

Fabien Chabreuil
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Bonjour à toutes,

 

Courage Elisabeth ! Si tu parcoures ce panneau, tu verras qu'il y a eu plein de gens pour lesquels il a fallu beaucoup plus de trois pages pour avoir une certitude sur leur type ! Ce temps d'analyse n'est pas du temps perdu, loin de là. Toute personne qui trouve son type doit se livrer à un travail de validation afin de vérifier que les mécanismes du type ont présidé à ses choix de vie. Simplement, tu fais avant ce que d'autres font après.

 

Je ne pense pas que l'analyse par la hiérarchie des centres soit une solution intellectuelle. Trouver son type est une question d'observation de soi et observer la hiérarchie des centres est tout aussi légitime qu'observer la compulsion ou les passion et fixation.

 

En dehors des questions très pertinentes du dernier message de Bénédicte, il me semble qu'il y a quelques temps Isabelle t'avait demandé de parler de l'orientation du 9 qui est l'acceptation et le soutien et que tu ne l'as pas fait. Pour un 9, tous les points de vue peuvent se comprendre et il peut voir ce qui est valable dans chacun d'entre eux. Ce n'est pas le cas du 6, même si le côté phobique peut l'amener à ne pas exprimer sa non-acceptation.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

 

P.-S. : oui, il y a eu un problème matériel sur l'ordinateur sur lequel ce site est hébergé ; quelques messages ont été perdus dans l'histoire ; à tous ceux à qui c'est arrivé, et donc notamment à vous Bénédicte et Isabelle, toutes mes excuses. :confused:

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Bonjour,

 

Merci pour vos encouragements. :confused: Je sais que je ne perds pas mon temps, je sais que j'en ai (du temps), mais j'ai juste eu un moment d'abattement en voyant que je n'arrivais pas à trouver de réponses. Et puis je ne voudrais pas vous lasser ! :sad:

 

L'acceptation et le soutien

 

Ca fait sens pour moi, en tout cas j'aimerais atteindre cela. La tolérance est quelque chose de très important pour moi. Mais je comprends aussi les gens radicaux, et quelque part j'admire les gens profondément originaux, qui ont une personnalité et des idées fortes à défendre.

 

Hier soir encore, mon amie me parlait de ses problèmes de couple. En tant que copine, j'aurais pu dire "oui c'est vrai, il exagère", mais j'ai essayé de lui expliquer ce que lui pouvait ressentir. Je comprends leurs deux façons de vivre les choses. Ce qui fait que je n'ai jamais de solution à proposer, mais seulement de la compréhension et de l'écoute.

 

Evidemment si on prend l'exemple de mon père, mon acceptation frôle le zéro. J'ai un seuil de tolérance très bas avec lui. Pas de quoi être fière, mais je suis consciente que c'est un cas particulier.

 

Les questions de Bénédicte

 

"Qu'est-ce qui se serait passé, selon toi, si tu avais d'emblée choisi une autre orientation que tes parents ?"

 

Pas grand chose. Si j'avais fait architecture par exemple (mon second choix), je serais en train de finir mes études, j'aurais développé quelque chose à moi. Quelque part je songe aussi que le fait d'avoir tenté me protège. "J'ai essayé !"

J'ai aussi oublié de dire que l'an dernier, mes parents ont rencontré un confrère dont la fille avait décidé d'étudier à l'étranger après avoir raté le concours en France. J'ai dit que c'était intéressant. Et là, ils se sont emballés, ils étaient prêts à commencer des démarches et à m'acheter un appartement en Belgique pour que je recommence mes études là-bas. J'ai réussi à leur dire que je n'avais pas envie.

 

"Pourquoi le point de vue de ta mère compte beaucoup moins que celui de ton père sur l'aspect professionnel ?"

 

Parce que ma mère veut avant tout que je sois heureuse. Enfin, mon père aussi bien sûr, mais si à 16 ans j'avais été déterminée à faire l'école de la marionnette, ma mère m'aurait encouragée, alors que mon père m'aurait sans doute mis des bâtons dans les roues. Quand ma soeur (la cadette) a décidé de faire une section littéraire et pas scientifique, il lui a mené la vie dure, avant de se rendre compte que c'était ce qui était bon pour elle. Maintenant, si je décidais aujourd'hui de faire l'école de la marionnette, ça passerait sans doute mieux, car ce serait un choix personnel et j'en assumerais mieux les conséquences.

 

"En quoi ne pas dîner avec I risquait de la fâcher (alors qu'elle t'a proposé de ne pas le faire) ? Que risquait-il d'arriver si tu te fâchais avec elle ?"

 

Ben, je ne sais pas. Elle ne se serait pas fâchée. C'est vrai. Si elle l'avait fait, ça aurait mis en péril notre amitié. Elle m'aurait trouvée pénible. On traversait une période tendue.

 

"Que risquait-il d'arriver si tu arrivais en retard à la soirée d'anniversaire ? Souhaitais-tu vraiment aller à cette soirée ?"

 

Je risquais de me montrer pas fiable, pas motivée pour voir mon amie. C'était la deuxième fête et je n'étais pas allée à la première ; j'avais passé peu de temps avec elle depuis plusieurs mois. Je voulais pouvoir discuter avec elle et lui montrer que je tenais à elle.

 

Je vais m'arrêter là pour ce soir…

Merci encore, :proud:

Elisabeth

Élisabeth (E9 alpha, aile 1, conservation)

"Le plus difficile n'est pas de s'affirmer mais de renoncer à l'approbation des autres, et surtout de ceux qui nous aiment."

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