Institut Français de

l’ennéagramme

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Type 8 et boulimie


Chantal

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Bonjour,

J'aurais une question par rapport à la boulimie. Ne rencontre-t-on pas plus de boulimiques parmi les 8 que parmi les autres types ?

Ce point m'intéresse car je suis 8 et boulimique et cherche comment utiliser les ressources de mon type pour réduire la souffrance liée à ce trouble.

Merci de l'aide que vous pourrez m'apporter.

Danièle

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Bonsoir Danièle

 

Qu'appelles-tu boulimique ? Je suis 8 et j'ai été boulimique pendant de nombreuses années. En thérapie quand le travail est arrivé sur l'émotionnel et que cela a pu sortir, un matin je me suis préparé mon petit déjeuner et je n'ai pas pu manger. Rien. Pendant une semaine j'ai jeûné. Je ne pouvais rien avaler à part le liquide et un fruit genre clémentine. Je n'étais pas fatiguée, pas déprimé, pas malade. Simplement, je ne pouvais rien avaler. Au bout d'une semaine, c'est passé. A partir de là, j'ai senti la faim et la satiété. Je ne pouvais plus supporter le chocolat au delà de deux carrés, le troisième me donnant la nausée. J'en mangeais avant par tablette.

Je ne pourrais pas dire exactement ce qui a généré ça, si ce n'est que c'est en lien avec les émotions. Il m'arrive maintenant de manger au delà de ma faim et je le sens. Quand je me pose la question et que je trouve la réponse, je n'ai plus envie de manger. J'avais un problème de limites avec les autres et avec moi.

Cependant je connais d'autres boulimiques qui ne sont pas 8. Des 9, des 4, et d'autres dont je ne sais pas de quel types ils ou elles sont.

Les limites, de mon point de vue, sont un problème qui peut se poser à n'importe quel type. Peut-être malgré tout, y a-t-il des types moins sujet à cela. Je ne sais pas, mais je crois que cela dépend plus de l'histoire de vie.

 

Voilà. je ne sais pas si cela te sera utile, mais je l'espère. Et puis Fabien va nous dire ce qu'il en pense.

 

Merci à lui et à toi,

Julie 8 mu

Julie (8 mu)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Danièle et Julie,

 

Il n'y a malheureusement pas de statistiques sur les rapports entre type et boulimie.

 

La question première est celle que pose Julie : "Qu'appelles-tu boulimique ?" La boulimie fait partie de ces termes qui ont une définition scientifique très précise et qui sont employés dans le vocabulaire courant de manière beaucoup plus floue.

 

Manger trop, même des tablettes de chocolats entières, n'est en aucun cas suffisant pour porter un diagnostic de boulimie. Entre autres critères, il n'y boulimie que s'il y a des comportements inappropriés pour contrôler son poids : vomissements provoqués, abus de laxatifs ou de diurétiques, lavements, prise de médicaments, jeûne, etc.

 

Pourtant, la gravité du problème n'est pas la même dans le sens technique et dans le sens populaire. Danièle, as-tu été diagnostiquée "boulimique" par un psychologue ou par un psychiatre ? Si non, qu'est-ce qui te fait penser que tu es boulimique ? Comment cela se manifeste-t-il ?

 

Pendant qu'on y est, pour être certains de faire oeuvre utile, as-tu une certitude sur ton type 8 ?

 

Très cordialement,

Fabien (7)

 

P.-S. : tu cites ton cas, Julie, et celui d'autres personnes ; là aussi s'agit-il de vraie boulimie (vrai = diagnostiqué par un professionnel compétent, médecin, psychologue ou psychiatre).

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Bonjour Julie, bonjour Fabien,

 

Merci de vos messages. Je vais tenter de répondre le plus clairement possible à vos questions.

 

Malheureusement, je pense être boulimique au sens technique du terme. Je contrôle parfaitement mon poids (53 kg pour 1m66) même si mes comportements inappropriés ne sont pas ceux que tu cites. Les vomissements, j'ai essayé mais en vain. De toutes façons, mon cardiologue m'a ôté toute envie de persévérer dans cette voie. Avec ma pathologie cardiaque, ce serait du suicide à court terme. En revanche, je vais à la piscine faire 2 à 3 km, 2 à 3 fois par semaine en "descendant" 1,5 l d'eau pendant chaque séance. Je me barde d'électrodes et fais de la musculation passive tous les jours. Quand cela s'avère insuffisant, je suis capable de m'imposer un régime draconien jusqu'à ce que je récupère mon poids.

 

Je sais que j'ai un problème avec les limites. Je l'ai appris lors du travail que j'ai fait chez Catherine Hervais, ancienne boulimique qui organise des thérapies de groupe. Pour elle, les boulimiques sont "borderline" et j'ai effectivement fait quelques progrès par rapport à la boulimie en m'imposant quelques contraintes dans la vie de tous les jours (par exemple, ne pas m'autoriser à injurier les autres automobilistes lorsque je conduis, m'interdire tout chapardage ou vol dans les magasins même quand l'impunité est garantie, etc.).

 

Ce que dit Julie à propos des émotions résonne en moi, car j'ai découvert récemment que beaucoup de mes problèmes avaient une relation avec les émotions. J'ai fait quelques séances de Gestalt-massage, mais n'ai pas poursuivi faute de temps et d'argent.

 

En ce qui concerne mon type, je suis maintenant sûre d'être 8. J'ai lu plusieurs fois l'ouvrage que l'on peut télécharger sur le site de l'IFE. J'ai en outre participé à "Terres du Ciel" à un stage sur l'ennéagramme animé par Bettina de Pauw et le week-end dernier, j'ai suivi un autre stage "Les bases de l'ennéagramme" organisé par Eric Salmon.

 

J'ai l'impression d'avoir trouvé avec l'ennéagramme l'outil qui me permettra enfin de sortir du sac de noeuds dans lequel je me débats depuis tant d'années. Je me pose d'ailleurs la question de savoir ce que je pourrais faire pour avancer sur ce chemin : un stage sur les sous-types ? sur les centres ? Je suis ouverte à toutes les suggestions.

 

Merci beaucoup de votre écoute à tous deux,

Danièle (8)

Danièle

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Fabien Chabreuil

Bonjour Danièle,

 

Effectivement, l'exercice pratiqué en excès fait partie des moyens répertoriés par lesquels les boulimiques maîtrisent leur poids.

 

Il n'y a par contre aucune validation scientifique de l'idée selon laquelle les boulimiques seraient tous borderlines. Ce sont d'ailleurs deux choses bien différentes : la boulimie est un trouble du comportement alimentaire, là où la personnalité borderline est comme son nom l'indique un trouble de la personnalité.

Il est généralement admis qu'environ 30% des boulimiques présentent un trouble de la personnalité et dans ce cas, la personnalité borderline est la plus fréquente. Cela nous amène à environ un boulimique sur quatre qui serait borderline.

 

Il faut dire que la personnalité borderline est un des troubles de personnalité les moins bien définis du DSM. En termes d'Ennéagramme, on trouve des borderlines dans tous les types, même si les 4 sont plus nombreux. Le 8 est plus souvent associé à la personnalité antisociale, plus proche des comportements que tu décris ("injurier les autres automobilistes lorsque je conduis, chapardage ou vol dans les magasins"), même s'ils sont totalement insuffisants pour porter un tel diagnostic.

 

Quant à ce que tu peux faire pour travailler sur ta boulimie, il y a forcément deux éléments : une partie générale liée à ton type et une partie spécifique déterminée par ton histoire de vie. Cette dernière relève d'un travail avec un thérapeute. Je suppose que tu as déjà fait des tentatives dans ce sens, mais je te suggère de persévérer. Dans mon expérience, il est possible d'obtenir des résultats ; curieusement, c'est parfois assez facile et d'autres fois non.

 

La première piste liée à ton type est à suivre aussi, d'autant que tu signales des progrès obtenus en "[t']mposant quelques contraintes dans la vie de tous les jours, ce qui revient à agir sur la compulsion du 8.

 

Un stage "Sous-types", intéressant en soi, ne te ferait pas progresser en ce domaine puisque l'existence d'un trouble alimentaire implique forcément un sous-type conservation. Un stage "Centres", tout aussi passionnant, t'aiderait à déterminer quel est ton second centre (mental ou émotionnel) et ton troisième (émotionnel ou mental). Vu ton message, il semble probable que tu sois un 8 alpha avec le mental en second et l'émotionnel en troisième, mais c'est bien évidemment à vérifier.

 

Tout cela resterait de l'ordre du constat. Il y a une sorte de piège dans l'apprentissage de l'Ennéagramme. On peut en parler pendant des jours et des jours, on peut analyser les mécanismes de son type extrêmement finement… et en rester là. Notre ego adore ! Certes, on dit du mal de lui, mais on en parle et on ne le remet pas en question et c'est ce qui lui importe le plus.

 

Ici, à l'Institut Français de l'Ennéagramme®, nous considérons que l'introspection est inutile si elle ne débouche pas sur le changement. Les stages qui pourraient t'aider à maîtriser les mécanismes de ton type sont principalement "Essence" et "Eveil" qui donnent des outils, concrets et suffisamment simples pour être d'utilisation quotidienne, permettant peu à peu d'éliminer les mécanismes de son type. Ces techniques ont un impact réel et ils nécéssitent la volonté de les pratiquer régulièrement et le temps voulu. Mais la volonté, un 8 sait faire… quand il le veut !

 

Je voudrais terminer pour aujourd'hui en insistant sur le fait qu'il me semble vraisemblable que tu ne puisses obtenir un résultat complet et définitif qu'en suivant à la fois la piste générale et la piste personnelle.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour Fabien,

 

Encore merci pour l'attention que tu portes à ma demande et les explications que tu me fournis.

 

Je viens de regarder sur le site à quoi correspondent les trois stages que tu me proposes. Je pense que je vais m'inscrire au stage "Essence" des 8 et 9 mars car je ne vais pas bien en ce moment. Je me sens d'ailleurs d'autant plus découragée que je viens de vivre une période de 6 mois pendant laquelle j'ai réussi à très bien contrôler mes troubles. Je suis impatiente d'aller un peu plus loin et de m'en sortir pour de bon. En bon 8, je veux évidemment tout et tout de suite !

 

Peut-être, les moyens que ce stage m'aidera à mettre en place pour sortir de la boulimie me seront aussi utiles pour sortir d'un certain nombre d'autres mécanismes liés à mon type 8.

 

Avec toute ma reconnaissance,

Danièle (8)

Danièle

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Bonjour à tous,

 

Oui Fabien, c'est pour cela que je posais la question "Qu'appelles-tu boulimique ?" Je n'ai jamais consulté pour cela. Je mangeais sans arrêt comme les rongeurs et bien sûr des aliments compensatoires. Tant que la compensation fonctionnait, je ne me suis jamais posé de questions, mais aussi parce que je ne prenais pas de poids. J'ai commencé à être en situtation de malaise par rapport à ce comportement quand j'ai commencé à grossir (raisonnablement dans la réalité, trop dans mon corps et ma tête, à raison d'un kilo par an) et que ce poids restait là. Cela me posait un problème parce que je suis très mince à l'origine et que ce poids superflu me pesait et que je ne rentrais plus dans mes vêtements. Je ne me suis jamais fait vomir, ni n'ai pris de médicaments pour cette raison. Je n'arrivais pas non plus à me mettre au régime.

 

Je suis d'accord avec Fabien quant à la piste personnelle. Une bonne partie des choses que j'ai découvertes et ressenties à travers mon corps, m'ont connectée à l'émotionnel que je refoulais et que je compensais. Les limites et le rapport à la douceur et la tendresse étaient un morceau important de mon histoire de vie. Ce fut un travail long et difficile quand j'aurais voulu que cela marche tout de suite. La chose qui m'a le plus aidée, c'est ma capacité de persévérance et de volonté, chose dont tu es pourvue en tant que 8. La difficulté est de continuer malgré l'absence de résultat flagrant. Pourtant il suffit d'un résultat (même s'il n'est pas en lien avec le sujet de départ) pour trouver le courage de continuer.

Et oui, si ça marche pour ça, ça marchera pour le reste.

 

Puise dans ce courage et cette volonté que tu as et dis-toi que si tu as réussi à contrôler pendant six mois, tu arriveras dans les six mois qui vienne à lâcher le contrôle (de temps en temps ou au moins une fois pour en faire l'expérience) et alors que tu pourras obtenir ce que tu veux puisque tu auras pu contrôler et lâcher. Ainsi tu auras le choix (et le pouvoir !).

 

De tout coeur,

Julie (8)

Julie (8 mu)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Danièle et Julie,

 

Julie, tu écris : "Oui Fabien, c'est pour cela que je posais la question 'Qu'appelles-tu boulimique ?'" Formidable, mais alors pourquoi quatre jours avant as-tu dit que tu as "été boulimique pendant de nombreuses années", alors que de toute évidence ce que tu décris n'a rien à voir avec la boulimie.

 

L'emploi de termes erronés en ce domaine ne rend service ni à toi, ni aux autres :

- Tu te mets sur les épaules un problème que tu n'as pas. Tu grossis ainsi artificiellement une difficulté (certes réelle) et tu agis négativement sur ta propre image de toi.

- Tu fausses ta compréhension des boulimiques. Crois-moi, prendre "un kilo par an" en n'utilisant pas de mécanismes de contrôle du poids (vomissements, médicaments, régime, etc.), on est loin du problème et de la souffrance des vrais boulimiques.

- Enfin, cela fournit des données erronées faussant toute étude sur la relation entre les types et la boulimie.

 

Danièle, si tu veux continuer à discuter ici de comment ton type 8 est en relation avec ta boulimie ou des "autres mécanismes" qui te gênent, je suis bien évidemment prêt à le faire avec toi.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour Fabien, bonjour Danièle,

 

Excuse-moi, je me suis très mal exprimée. J'ai vraiment intérêt à faire travailler mon mental pour exprimer les choses, non pas en les raccourcissant, mais de façon à ce qu'elle soit claire pour le lecteur. Je suis dans la confusion.

 

Quand j'ai écrit "tout dépend de ce que tu appelles boulimique", je voulais parler de l'excès du 8, maintenant que je le connais. Sauf que quand j'avais le nez dedans, je ne me considérais pas excessive mais boulimique, dans le sens où je mangeais et que je ne pouvais rien faire pour arrêter, alors que je l'aurais voulu. Les régimes, je n'y arrivais pas (sauf une année où j'ai fait le ramadan pour perdre ces 5Kg que j'ai effectivement perdus pour deux mois !). C'était compulsif, mais il ne m'était pas venu à l'idée que cela pouvait être une maladie à l'époque. (Petite, je ne m'alimentais pas au point d'avoir été traitée pour rachitisme et l'on m'a toujours tenu le disours que manger c'est "une bonne maladie".)

 

Dans ce que j'ai dit, je n'ai pas fait la différence entre ce que j'avais vécu et ce qui est maintenant.

 

Pour moi, cela a été un problème qui m'a vraiment fait souffrir et j'ai été heureuse de trouver une solution. Pour l'image négative que j'avais de moi, c'est tout à fait juste et je suppose que cela faisait partie de mon déni.

 

Cela me montre surtout à quel point l'expérience d'une situation ne suffit pas, encore faut-il mettre les mots justes dessus pour pourvoir la transmettre de façon utile. Je suis désolée de l'induction de cette erreur qui n'avait absolument pas pour but de faire du mal à Danièle en lui manquant de respect, ni d'induire de fausses pistes.

 

Bonne journée,

julie (8)

Julie (8 mu)

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Bonjour Fabien,

 

Apparemment, tu as ouvert aujourd'hui une nouvelle discussion sur la boulimie et le type 8. Dans un premier temps, j'ai remarqué ce matin que les messages échangés ces derniers jours entre Julie, toi et moi avaient été "scratchés" de la discussion d'origine (Ennéagramme et psychologie/psychiatrie) et j'en ai éprouvé un sentiment de malaise ou plutôt de dépit : "Une nouvelle fois, je suis exclue. L'autorité, en l'occurrence Fabien, a décidé que je ne méritais pas d'attention, et blablabla, et blablabla…"

 

Cette simple réaction me pose d'ailleurs un problème. Le sentiment d'exclusion m'est en effet très familier. Il entraîne très souvent de la colère et de la révolte. Rien que de très normal pour un 8. Lorsqu'il est par trop évident que l'exclusion est fondée, tout simplement parce que je l'ai provoquée par trop d'agressivité, il m'est difficile de me révolter face à cette exclusion et je m'en sors avec un "C'est bien fait pour toi."

Toutefois, il arrive aussi, comme ce fut le cas ce matin, que le sentiment d'exclusion m'amène à me sentir une pauvre petite chose impuissante qui n'a pas d'autre solution que se tapir dans son coin. S'agit-il alors véritablement d'une réaction de 8 ? Il ne s'agit pas non plus d'une désintégration en 5, car le sentiment d'isolement que j'éprouve ne me semble pas avoir de rapport avec le splendide isolement volontaire du 5 dans sa tour d'ivoire. Je ne choisis pas de me retirer, ce sont les autres qui M'EXCLUENT.

 

Bref, comme d'habitude, j'ai fait tout un fromage à partir de rien, puisque Fabien me propose de continuer à discuter. J'aurais tant de choses à dire ! J'ai notamment fait hier soir une crise de boulimie à coups de packs de yaourt et de corn-flakes, après avoir fait un coup d'éclat au téléphone avec un de mes voisins. Je me sens trop mal à l'aise pour en parler avec détachement. Même si ce voisin est un 2 totalement dysfonctionnel, ce n'était pas une raison pour me comporter en 8 tout aussi dysfonctionnel. Lui a l'excuse de ne pas connaître l'ennéagramme et de se croire libre. A quoi me sert-il donc de connaître ma compulsion et de tomber dedans à la première occasion ?

 

Entre temps, j'ai tenté de m'inscrire au stage "Essence" des 8 et 9 mars, mais je ne pense pas que cela ait fonctionné. J'éprouve beaucoup de réticences à laisser mon numéro de carte de crédit sur le Net. N'y a-t-il pas d'autre moyen de s'inscrire ? Ne serait-il pas possible que j'envoie un chèque à l'IFE ? Si oui, dois-je aussi libeller le chèque à l'ordre de IFE ?

Mais au fait, ce stage est peut-être déjà complet.

 

Encore une fois, j'ai l'impression d'accaparer Fabien. Accepter de recevoir sans rien donner en échange est difficile pour un 8. Cela me met en quelque sorte en position de faiblesse et me voilà repartie pour un tour…

 

Amitiés à Fabien et à Julie.

Danièle (8)

 

P.S. Puis-je me permettre de réitérer la question posée dans mon premier message : "Je suis 8 et boulimique et cherche comment utiliser les ressources de mon type pour réduire la souffrance liée à ce trouble."

Danièle

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Fabien Chabreuil

Bonjour à toutes,

 

Danièle, quand des messages finissent par dévier trop du sujet initial d'une conversation, je les déplace dans une nouvelle discussion mieux positionnée dans le panneau. Mon obsession est d'aboutir à un ensemble lisible et accessible pour les nouveaux arrivants. Cela n'est pas si simple avec aujourd'hui 3400 messages, d'où quelques principes de fonctionnement que je m'efforce de faire partager.

 

Tu te demandes : "S'agit-il alors véritablement d'une réaction de 8 ?"

Le mécanisme que tu décris (sentiment d'exclusion, retrait) peut s'appliquer à de nombreux types, mais la manière dont tu le fais et les émotions que tu signales font penser aux types 4, 6 et 8. Leurs réactions peuvent être assez similaires, simplement l'ordre des étapes ne serait pas le même à cause de la hiérarchie des centres.

 

Emotionnel, le 4 commence par se replier sur sa souffrance. Il peut se retirer physiquement. Parfois, il se blâme lui-même en s'attribuant une part de responsabilité (mécanisme de défense d'introjection). Puis éventuellement, il va manifester une forte agressivité.

 

Mental, le 6 a besoin d'analyser logiquement et de comprendre ce qui s'est passé. Il ressent à la fois colère et tristesse. S'il est à dominante contrephobique, il a une attitude agressive qui peut même précéder la phase d'analyse.

 

Instinctif, le 8 commence par la colère et la réaction d'agressivité, la volonté de punir. S'il se retire, ce n'est pas pour comprendre au sens mental du terme, mais pour planifier une vengeance et/ou trouver comment faire pour qu'une telle situation ne se reproduise plus jamais.

 

"Comme d'habitude, j'ai fait tout un fromage à partir de rien."

Peux-tu nous expliquer coment tu fais cela ?

 

"Puis-je me permettre de réitérer la question posée dans mon premier message ?"

Dans l'état actuel de la conversation et de mes informations, je n'ai malheureusement rien d'autre à dire que des banalités qui ne seraient pas aidantes.

 

Très amicalement,

Fabien (7)

 

P.-S. : pour le stage "Essence", envoie-moi un e-mail (en cliquant sur mon nom dans l'encadré jaune en haut de message) avec ton adresse postale et je te ferai parvenir une brochure et un bon d'inscription. Analyser tes réticences à payer sur le Net te donnera des indications sur le fonctionnement de ton type.

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Bonsoir Danièle, bonsoir Fabien,

 

J'ai répondu hier et je viens de m'apercevoir que le message ne s'est pas enregistré. Pourtant il me semble bien l'avoir vu s'afficher sur l'écran et que je l'ai posté. Je vais tâcher de réécrire ce que je disais hier.

 

Ce que tu dis au sujet de l'exclusion me parle beaucoup. J'avais d'ailleurs mis un message à ce sujet en décembre. Ce qui te fait réagir dans cette situation me ferait le même effet.

 

Dans divers stages que j'ai suivis, il m'est arrivé fréquemment de me sentir rejetée ou exclue, parce que l'animateur(trice) ne me prêtait pas attention, si je levais le doigt par exemple (trop discrètement sans doute) et que je ne n'avais pas la parole. Ou simplement quand il ne me répondait pas. J'avais l'impression de ne pas exister, d'être nulle et de ne pas mériter que l'on s'intéresse à moi. J'ai mis entre parenthèses animatrice, mais en fait, je crois que cela m'arrivait surtout quand c'était un animateur. Et bien sûr, je rumine, je me fais un film et cela n'arrange rien. Je crois que cela me rend plus souvent malheureuse qu'en colère, cela me fait déprimer.

Et bien sûr, je ne dis rien. C'est bien fait pour toi, tu n'avais qu'à pas, m'est aussi familier.

 

Est ce type 8 particulièrement ? Je ne sais pas, mais je sais que cela me renvoit à énormément de faits et gestes avec ma mère et aussi entre mon père et ma mère.

 

Quand au paiement par le net je n'avais pas pensé que cela pouvait être lié à un type particulier. J'ai un ami à la Réunion qui me propose régulièrement de venir, mais le prix du billet est très cher. Il me dit que sur le Net, aux enchères, je peux acheter un billet pour 1000 F. Je lui ai demandé où était l'agence. Non, uniquement sur Internet. Et pour payer le billet ? Par CB en ligne. Alors non. Et je n'ai jamais regardé.

 

Pareil au moment où il m'a fallu trouver un ordinateur. Finalement je l'ai acheté ailleurs. D'une part je n'ai pas confiance en ce système, d'autre part j'aime surtout avoir quelqu'un à qui m'adresser en cas de souci. Pour l'ordinateur il y avait aussi une publicité avec un téléphone pour un système de location-vente qui semblait intéressant. J'ai appelé pour demander où était le magasin.

Non, madame, cela se passe uniquement par téléphone et vous êtes livrée. Ah bon, alors cela ne m'intéresse pas.

En cas de problème, après je fais quoi ? Non, ce n'est pas pour moi.

 

Recevoir sans donner me parle aussi. Recevoir tout court me met mal à l'aise. La seule façon dont j'ai très bien su recevoir pendant longtemps, c'est inviter les gens à manger (courses, cuisine). Là aucun problème et mes amis aimaient venir à la maison.

 

Je ne sais pas si cela aidera à avancer, étant donné que je me suis obstinée après deux effacements du message.

 

Bonne soirée à tous les deux,

julie (8)

Julie (8 mu)

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Bonsoir Julie, bonsoir Fabien,

 

Tout d'abord, pour en finir avec la "disparition" de mes messages, j'ai parfaitement compris ce qui s'était passé mais seulement dans un deuxième temps. Le problème est que, lorsque je suis interpellée par quelque chose d'étrange ou de bizarre, ma première réaction est toujours d'imputer le phénomène anormal à une action agressive de l'autre. J'aurais envie de dire : "Désolée, je ne ferai plus" mais malheureusement, aussi longtemps que mon centre instinctif me gouvernera, je referai.

 

En ce qui concerne le sentiment d'exclusion que j'ai ressenti, je ne me reconnais dans aucune des réactions que tu décris. Je dirais plutôt que je me retire tout simplement comme un pauvre petit animal blessé auquel personne ne daigne prêter attention. Je n'ai pas besoin de chercher à comprendre au sens mental du terme. L'explication s'impose d'elle-même : on n'a pas respecté mon droit à exister au même titre que les autres (dont les messages sont conservés… Fabien, je plaisante !). Et du coup, comme l'explique si bien Julie, je me mets à ruminer et à me faire des films. Dans le cas présent (ma réaction à la disparition de mes messages dans la discussion initiale), le film a été fort simple : pas de scénario, un plan unique avec une petite fille triste qui monologue. Pourquoi autant de simplicité ? Tout simplement parce que Fabien et moi n'avons aucun "background commun" et comme c'est la première "agression" qu'il commet sur moi, il n'y a pas entre nous un lourd passif de ressentiments ressassés lors des films précédents.

Lorsque "l'agresseur" est un familier (mon voisin, ma mère…), je visualise notre prochaine rencontre et mets un soin particulier à peaufiner les dialogues. La même réplique peut être remise dix fois sur le métier si son impact n'est pas jugé assez saignant. J'imagine ce que je vais lui dire quand je vais l'avoir en face de moi, le truc qui va faire mouche et blesser un max. Il (elle) verra de quel bois je me chauffe.

Comment j'explique cela ?

Comme toutes ces agressions ne sont au bout du compte jamais physiques, je peux difficilement me venger physiquement en allant mettre mon poing dans la figure de l'autre, car nous ne sommes plus à l'époque des cavernes et, de toutes façons, je ne ferai pas le poids en face des mecs. Ces films sont tout simplement ma façon de me venger et comme la vengeance est un plat qui se mange froid, il y a des films dont je remanie le scénario depuis des mois, voire des années. C'est grave, dites vous ? Je sais et c'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle je suis sur ce site. J'ajouterai même que c'est d'autant plus grave que je me complais dans cette activité incessante de mon mental (j'emploie ici le terme "mental" au sens où l'emploie Eckart Tolle, c'est-à-dire pour désigner ce qui m'empêche tout accès à mon moi essentiel). J'y trouve véritablement du plaisir. C'est comme le tabac, je sais que cela me fait du mal mais c'est tellement bon !

 

Pourquoi ai-je écris "Comme d'habitude, j'ai fait tout un fromage à partir de rien" ?

A la base de mes scénarios, il y a toujours une intention cachée que je n'ai pas besoin de chercher comme le font les 6, car c'est toujours la même (il me prend pour une gourde, elle me prend pour sa bonne, elle ne s'imagine tout de même pas que je vais accepter, non mais quoi, il se paie ma tête ! Malheureusement, il s'avère très souvent que l'intention cachée, évidente de prime abord, s'écroule comme un château de cartes quand un fait bien factuel vient démontrer noir sur blanc que le propos initial ou l'action initiale avait une motivation ou une explication différente de ce que mon imagination avait construit. L'exemple de la disparition de mes messages est parfait. Voilà ce que j'appelle "faire tout un fromage à partir de rien".

 

En ce qui concerne le paiement par Internet, des gens que je considère comme étant trapus en informatique m'ont dit qu'il n'existait actuellement aucun paiement véritablement sécurisé. Par dessus le marché, je suis d'un naturel plutôt méfiant, et c'est un euphémisme ! Voilà qui explique mes réticences à laisser mon numéro de carte Visa sur Internet. Dans ton commentaire à ce sujet, Julie, il me semble que tu amalgames deux choses différentes : d'une part, la méfiance vis à vis de la sécurisation des paiements et la méfiance vis à vis des systèmes de vente à distance n'ayant pas pignon sur rue. Concernant mon inscription au stage "Essence", ma réticence vient uniquement du premier aspect. Je n'imagine pas vraiment que Fabien attende d'encaisser mon chèque pour disparaître de la circulation à tout jamais.

 

Julie, tu abordes aussi le thème "Recevoir sans donner", mais il est tard. J'y réfléchirai et te répondrai un autre jour.

Ravie d'avoir passée un moment avec vous à essayer d'y voir plus clair.

 

A bientôt, j'espère,

Danièle (8)

Danièle

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  • 1 month later...

Tout d’abord un grand merci à Fabien et Patricia pour le stage sur les sous-types du week-end dernier !

Il m'a permis de confirmer deux choses que je supputais, à savoir que je suis de sous-type conservation et que j'ai une aile 9. S'il ne s'agissait que d'une connaissance intellectuelle de plus, ce serait bien mais sans plus. Ce qui me transporte de bonheur, c'est que ce savoir supplémentaire éclaire d'un jour nouveau ce que j’appelle ma boulimie. Tout compte fait, est-ce bien de la boulimie ? Fabien avait peut-être raison quand il me posait la question. Toute seule, j'avais fait l'hypothèse de l'apparition d'une aile 9 remontant à une dizaine d'années, c'est-à-dire à une époque où pour des raisons sentimentales, j'ai dû abandonner la planification de ma première aile 7 (mon amoureux étant un homme marié, tout plan sur la comète devenait vain, je me suis vue obligée de me conformer aux aléas de ses disponibilités). De plus, cette fameuse aile 9 était vitale pour la survie de la relation amoureuse naissante (mon amoureux étant totalement allergique à la violence verbale, il me fallut tempérer mon type et ses excès de langage). Tout cela fut paradisiaque pendant 3 à 4 ans. C'est seulement lorsque la belle histoire commença à devenir moins idyllique qu'apparurent mes véritables problèmes avec la nourriture. Certes, j'ai toujours eu des accès de "goinfrerie", mais rien que de très normal pour un 8 conservation qui avait et a toujours fort à faire avant de commencer à s'intégrer ! Me retrouver boulimique, du jour au lendemain, et pas qu'un peu, m'a évidemment posé toutes sortes de problèmes, je me suis vaguement soignée en participant à des groupes de thérapie. Au bout de quatre stages, j'ai tout arrêté alors que la durée normale du traitement est de 12 à 18 stages (la presque totalité des stagiaires avaient entre 15 et 25 ans et je me sentais un peu décalée, mais la paresse de mon aile 9 explique peut-être aussi mon absence de persévérance alors que j'avais tout de même constaté une amélioration rapide des symptômes). Jusqu'à hier, je ne comprenais toujours pas pourquoi j'étais devenue boulimique à 55 ans. Ouf ! Maintenant je sais. Merci Patricia, merci Fabien. Cela fait vraiment du bien de savoir que je ne suis pas une extra-terrestre, mais tout simplement un 8 qui a développé une aile 9 et, après avoir profité des aspects positifs du 9 lorsque tout baignait, a dû expérimenter les effets de la narcotisation lorsque la situation est devenue plus stressante.

Parfaitement consciente de ce que mon euphorie actuelle ne va pas durer, je me pose maintenant la question des moyens à mettre en place pour sortir de mon mal-être toujours actuel. Voici pourquoi je me tourne vers Fabien pour lui demander :

1) Quelle est l'idée supérieure du 8 et pendant que j'y suis, quelle est celle du 9 puisqu'il apparaît que mon aile 9 joue actuellement un rôle prépondérant dans ma vie ?

2) Comment me servir ensuite de mon idée supérieure ou des mes deux idées supérieures pour qu'elle(s) se substitue(nt) peu à peu à ma (mes) fixation(s) de vengeance et d’oubli de mes objectifs (narcotisation) ?

3) Est-ce que ma stratégie actuelle, celle qui date du stage "Essence" et qui consiste à repérer le maximum de situations dans lesquelles je tombe dans ma compulsion de 8 ne doit pas être remplacée et/ou complétée par l'observation des situations dans lesquelles j'évite les conflits ? Je sais que le stage "Essence" devrait me conduire à faire beaucoup d’autres choses mais, étant donné le chemin que j'ai à parcourir, il me paraît plus prudent de commencer "petit". Je me limite donc à la première étape qui consiste à se connaître.

J'aurais encore d'autres questions, mais commençons "petit".

Merci d'avance du temps que tu vas consacrer à me répondre car je sais que tu me répondras même si tu as l'impression d'enfoncer des portes ouvertes. Je sais pour avoir lu beaucoup de discussions sur ce panneau que tu es toujours là quand on te sollicite.

 

Très affectueusement,

Danièle (8 aile 9 conservation)

Danièle

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En rentrant chez moi hier soir, j'ai repensé au message que j'avais posté dans l'après-midi (celui qui est juste au dessus). J'ai éprouvé une grande surprise à l'idée d'avoir pu écrire : "Merci d'avance du temps que tu vas consacrer à me répondre car je sais que tu me répondras." Je me rappelle avoir parlé d'outrecuidance, même si j'ai supprimé ce terme après coup. J'ai ressenti une bouffée de "T'es quand même gonflée ma fille." C'est peut-être cela que vous appelez une émotion ?

En fait, il ne s'agissait pas du tout d'outrecuidance. J'ai tout simplement pris le risque de ramasser une tôle : "Danièle, tu exagères, je n'ai pas le temps de répondre à tout le monde ('Les modérateurs de ce panneau font de leur mieux pour être présents et disponibles, mais vous ne pouvez pas espérer qu'ils puissent intervenir dans toutes les discussions, ni répondre à toutes les questions.'). Je ne réponds qu'à ceux qui soulèvent une question d'intérêt général. Tes questions n'intéressent que toi, etc."

En fait, au lieu de regretter ce que j'avais écrit, j'ai pris conscience de ce que pourrait être l'exercice de ma vertu, l'innocence ou la simplicité, selon les différents auteurs. Rassure-toi, Fabien, mon ego n'a pas eu le temps de se réjouir de ce soi-disant succès car j'ai tout de suite perçu que ce n'en était pas un : quel risque à te faire confiance ? Aucun. Je n'ai donc pas exercé ma vertu, mais il n'empêche que je suis contente d'avoir entrevu à quoi pourrait un jour ressembler une évolution de mes comportements.

Pratiquer l'innocence n'évoquait rien pour moi jusqu'à hier soir. Auparavant, je m'étais demandée à plusieurs reprises comment j'allais bien pouvoir m'y prendre. Cela faisait d'ailleurs partie des questions que j'envisageais de poser ultérieurement. Maintenant, j'ai une petite idée, c'est déjà ça !

A propos, pourquoi ne pas parler d'attitude de confiance plutôt que d'innocence, un concept que j'ai plus ou moins tendance à associer à une notion de culpabilité. De quoi suis-je donc coupable qu'il faille m'efforcer d'être innocente ? Qu'en dites-vous, les autres 8 de ce panneau ? Avez-vous des exemples concrets de moments où vous avez réussi à sortir de l'excès pour aller vers l'innocence, la simplicité (ou la confiance, si vous acceptez ce terme) ?

Je vous envoie à toutes et à tous les ondes positives que je sens vibrer en moi en ce moment.

 

Danièle (8)

Danièle

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Fabien Chabreuil

Bonjour Danièle,

 

Nous sommes bien d'accord. Je n'ai pas non plus trouvé ta demande d'hier outrecuidante. Après tout, si j'ai créé ce panneau de messages, c'est bien pour offrir des informations sur l'Ennéagramme à toute personne intéressée. Certes les fameux principes généraux de fonctionnement affirment bien : "Les modérateurs de ce panneau font de leur mieux pour être présents et disponibles, mais vous ne pouvez pas espérer qu'ils puissent intervenir dans toutes les discussions, ni répondre à toutes les questions." C'est plutôt une incitation à l'aide mutuelle entre participants au panneau. Dans la pratique, sauf quand cette aide mutuelle fonctionne parfaitement sans moi, je n'ai pas souvent failli à ma mission de réponse, même si je ne la remplis pas toujours aussi vite que je le souhaiterais. Une fois, une 4 m'a engueulé et n'est plus jamais revenue sur le panneau car je n'avais pas répondu au bout de 24 heures ! :wink:

 

Faire confiance n'implique pas la prise de risque. C'est une attitude générale face au monde et aux autres.

Dans l'ego, la passion est quelque chose qui est sans objet et qui s'exerce en permanence. Le 7 est glouton. La question "De quoi ?" n'a guère de sens, car la liste serait sans fin. Il est glouton. Un point, c'est tout. Le 8 est excessif. Un point, c'est tout.

De même, la vertu est sans objet et permanente. Le 8 intégré est dans l'innocence. Un point, c'est tout. Qu'il y ait un risque ou non. Que les circonstances soient ceci ou qu'elles soient cela. Le fait qu'il y ait un risque ne donne pas de plus de prix à l'innocence qui est sans prix.

 

Le mot innocence peut avoir la connotation de non-coupable que tu perçois. C'est une des raisons pour lesquelles je lui préfère le mot simplicité. Mais, le mot innocence est à prendre au sens de l'innocence d'un enfant qui accueille le monde simplement, sans a priori.

Il vaut mieux ne pas utiliser le mot confiance qui est déjà employé pour l'idée supérieure du 6 : l'utilisation du même mot pour des types différents pourrait être source de confusion.

 

Si des 8 voulaient répondre à ta demande, je les remercie de bien vouloir ouvrir une nouvelle discussion sur le thème "Innocence-Simplicité" de façon à ce que celle-ci puisse rester consacrée à ton expérience personnelle.

 

Revenons à ton message d'hier.

 

C'est effectivement une bonne nouvelle de pouvoir envisager une remise en cause du diagnostic de boulimie. Il est effectivement assez rare, mais pas impossible, que la boulimie se déclare à 55 ans. Remplacer une boulimie par des problèmes suite à une relation mal vécue (et mal terminée ?) est un soulagement. La problématique n'est pas la même et la solution beaucoup plus simple à trouver.

 

"1) Quelle est l'idée supérieure du 8 et pendant que j'y suis, quelle est celle du 9 ?"

L'idée supérieure du 8 est l'altérité et celle du 9 l'amour. Tenir de compte de soi et des autres. S'aimer et aimer les autres. Et, nous sommes dans le centre instinctif, mettre tout cela en actes.

 

"2) Comment me servir ensuite de mon idée supérieure ou des mes deux idées supérieures pour qu'elle(s) se substitue(nt) peu à peu à ma (mes) fixation(s) de vengeance et d’oubli de mes objectifs (narcotisation) ?"

Pourrait-on imaginer que la boulime soit une manière de te venger de toi ? De te punir de quelque chose ?

Quant aux manières de mettre en oeuvre altérité et amour, c'est à toi de trouver.

 

"3) Est-ce que ma stratégie actuelle, celle qui date du stage "Essence" et qui consiste à repérer le maximum de situations dans lesquelles je tombe dans ma compulsion de 8 ne doit pas être remplacée et/ou complétée par l'observation des situations dans lesquelles j'évite les conflits ?"

L'aile reste toujours secondaire par rapport au type de base. L'aile colore ou est utilisée par le type de base. C'est ce que suggère ma réponse à ta question précédente (la narcotisation comme possible outil de vengeance).

On ne peut donc remplacer l'observation du type par celle de l'aile. Cumuler les deux par contre ne peut qu'être utile. Et si à l'exercice d'observation de soi appris lors du stage "Essence" tu réussis à rajouter celui de rappel de soi, le changement devrait être réel.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour Fabien,

 

Dans le cadre d'une discussion sur les ailes et les sous-types, tu viens d'écrire ceci : "Certes l'aile peut se désintégrer comme le type de base, mais il faudrait qu'elle soit diablement forte pour que cela ait un effet perceptible."

Comment concilier ton affirmation et mon bonheur d’expliquer mes phénomènes "boulimiques" par la désintégration de cette aile 9 qui s’est développée depuis quelques années ? Je voudrais d'ailleurs ajouter que ma désintégration en 9 ne s'est pas seulement traduit par cet aspect "Appétit" mais aussi par des week-ends entiers passés au fond de mon lit (seule la faim me réveillait, je me relevais pour manger, trop, puis repue et lourde, je repartais me coucher. Ce comportement qui n'est pas vraiment dans ma nature de 8 m'a affolée au point de me conduire à avaler pendant plus d'un an les antidépresseurs prescrits par mon généraliste.) La forte présence de cette aile 9 bien désintégrée n'a toutefois jamais éclipsé mon type 8 tout aussi désintégré. C'est maintenant, au fur et à mesure que je m'entraîne à exercer une attention de plus en plus fine sur les forces qui m'habitent, m'agitent et bouillonnent en moi, que je commence à me rendre compte de l'omniprésence de la passion d'excès et de la fixation de vengeance dans ma vie et que je réalise avoir vécu de façon aussi chaotique depuis des années et des années sans en avoir eu la moindre conscience. Il n'est absolument pas incompatible de vivre simultanément l'excès du 8 et la paresse du 9. En ce moment, je parlerais d'ailleurs plutôt d'excès du 8 et d’hyperactivité du 9 (du moins en ce qui concerne la connaissance approfondie de mon nombril !). Ce n'est peut-être pas plus sain mais mais c'est tout de même moins nocif.

Je vais m'arrêter là car il faut que je me remette au travail.

Bon week-end à toutes et à tous,

Danièle

Danièle

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Fabien Chabreuil

Bonjour Danièle,

 

Il y a deux sortes de désintégration. L'une est interne au type : je suis 7 et je me désintège en 7 en manifestant avec enthousisasme ma passion d'intempérance et ma fixation de panification. L'autre est externe : je suis 7 mu et je me désintègre en 5 en ajoutant aux caractéristiques négatives du 7 une bonne dose de passion d'avarice et de fixation de détachement.

 

L'aile se désintègre comme le type principal. Si elle est forte, sa désintégration interne est sensible. La phrase que tu mentionnes parlait de la désintégration externe de l'aile et franchement, le fait que celle-ci soit visible est plus une possibilité théorique que réelle : cela voudrait dire percevoir chez toi la désintégrationde ton aile 9 en 3 ou 6.

 

De toute façon, l'aile reste secondaire par rapport au type de base. Ton "appétit" peut s'expliquer dans le 8 par une désintégration renforçant la passion d'excès et un instinct de conservation blessé. Bien entendu, une aile 9 renforce alors le phénomène, mais n'est pas indispensable à sa compréhension.

 

La partie couchée de tes comportements ne peut pas non plus s'expliquer uniquement par l'aile 9, car cela supposerait que l'aile l'a emporté sur le type. Là aussi, on peut trouver une explication en 8 soit avec un excès de contrepassion, soit par une désintégration en 5. Un indice de cette dernière pourrait être l'apparition concomittante d'avarice. Là aussi, l'aile 9 accompagne et renforce le phénomène qui pourrait exister sans elle.

 

J'espère que ces pistes de réflexion t'aideront et rempliront le nombril pour une bonne semaine, car je pars en vacances ! :wink:

 

Amicalement,

Fabien (7)

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