Institut Français de

l’ennéagramme

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Spleen ce matin. Suis-je bien une 9 ?


Loulou

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Bonjour à tous,

 

Je viens d'écrire le texte ci-dessous d'un trait, avec mon coeur. J'ai hésité à le poster. Je suis très pudique par rapport à mes émotions (surtout tristes). C'est difficile pour moi de parler de moi, de mon intimité. Je vous livre néanmoins ce texte (brut), car c'est une façon de me lancer, de parler enfin de moi sur ce forum. Je n'arrive pas encore à savoir si c'est l'expression d'un 9 ou d'une désintégration en 9 (à partir du 6). Parfois je pense au 5 aussi (cette peur qu'on puisse voir à l'intérieur de moi). Bref, j'espère que peu à peu, au fil des conversations, je me situerai mieux et je pourrai mieux travailler sur moi-même. Déjà, d'avoir écrit tout ça me fait me sentir mieux. Voici mes sensations ce matin.

Merci pour ce forum, j'adore !

A bientôt,

Loulou

 

Ce matin, je n'ai envie de rien. J'ai envie de dormir, de disparaître, de penser à rien. Je n'arrive à rien faire. Je dois travailler, j'ai un mémoire à faire, des choses à lire, à écrire. Je n'ai envie de rien. Même pas de m'amuser. Je suis fatiguée, fatiguée de moi. Je ne sais plus où j'en suis, qui je suis, où je dois aller. J'ai tout lâché, j'ai voulu recommencer et je ne sais plus où je vais, vers quoi ?

Pourquoi est-ce si difficile de trouver un but, un vrai ? Pourquoi je n'ai plus cette gaieté, cet optimisme ? J'ai l'impression de m'être perdue quelque part, en cours de route. Des choses m'ont fait mal, j'ai voulu fuir et maintenant je vivote, je survis. Je me fais croire que ça ira mieux, que je recontruis et qu'il faut être patiente. Mais parfois j'ai peur de m'être trompée à nouveau. De vivre encore une fois par défaut et d'avoir à recommencer encore et encore, me rendant compte trop tard que ce n'est pas ça que je veux. Qu'est-ce que je veux ?

Pourquoi est-ce si difficile à répondre à cette question ?

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Fabien Chabreuil

Bonjour Loulou,

 

Tout d'abord, permets-moi moi de te dire toute mon amitié face à ce que tu ressens.

 

"Je n'arrive pas encore à savoir si c'est l'expression d'un 9 ou d'une désintégration en 9 (à partir du 6)."

 

Au premier degré, ce que tu écris fait effectivement penser à du 9 en type de base ou en désintégration. Mais tu écris aussi : "Des choses m'ont fait mal, j'ai voulu fuir et maintenant je vivote, je survis." Sommes-nous donc devant une expression directe de ta personnalité ou devant une phase dépressive suite à un événement douloureux ? Presque tous les types peuvent vivre une dépression (soit au sens populaire du terme, soit au sens psychologique) et les caractéristiques de cet état ressemblent à ta description. Certains types, notamment ceux réprimant le centre instinctif, y sont plus sujets que d'autres.

 

La question qui se pose est donc de savoir si le découragement que décrit ton message est passager, lié à une crise, ou plus existentiel. Pour cela, il faudrait que tu nous expliques comment tu fonctionnais avant que ces "choses [t'aient] fait mal". De là, nous pourrons faire ensemble une estimation plus fiable de ton type et, à partir de cette explication, nous interpréterons la situation actuelle.

 

Depuis combien de temps as-tu cette impression que tu "vivotes [et] survis" ?

 

De tout coeur avec toi,

Fabien (7)

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Bonjour Fabien,

 

Tout d'abord merci pour tes mots de réconfort.

En relisant mon message, je me suis dit que ça faisait peut-être un peu trop dramatique, mais en même temps c'est ce que je ressentais.

Disons que j'ai de moins en moins ce genre de "coups de cafard". De façon générale, ça va mieux par rapport à la période où je me suis sentie vraiment mal, il y a 2-3 ans.

 

Je sens que depuis cette période, je ne me sens plus tout à fait pareille. En y réfléchissant depuis, je me suis parfois demandé si c'était une dépression. Sur le moment, bien que consciente de mes difficultés, je n'ai pas voulu (ou osé) reconnaitre qu'il me fallait peut-être voir un médecin.

En fait, j'ai vécu un grand découragement dont le déclencheur était un milieu professionnel extrêmement stressant (avec un patron un peu "tyrannique"), mais je me rends bien compte que ce n'était pas que le boulot, mais tout un contexte. Je me suis progressivement mise à tout remettre en question. J'étais très à fleur de peau à cette période-là. Je prenais conscience de beaucoup de choses, mais en même temps je ne trouvais plus de sens à rien (ou presque). J'ai fini par quitter mon emploi, par voyager quelques mois avec quelqu'un que j'ai rencontré entre-temps sur Internet, avant de partir m'installer avec lui en France (je vivais en Amérique du Sud). J'ai repris mes études en changeant d'orientation, car j'ai complètement rejeté (ça n'a d'ailleurs jamais vraiment été ma vocation je crois) ce que je faisais avant (une école de commerce).

 

J'aimerais vous raconter mon cheminement, un petit résumé de ma vie, mais je ne voudrais pas trop rallonger ce message. Je vais donc plutôt essayer de répondre à tes questions. J'essaierai de revenir peu à peu sur les différents événements de ma vie et leur motivation dans la suite des messages.

 

Je pense que, depuis l'adolescence, j'avais des petits moments de "cafard", ce qui est plutôt courant je crois, mais jamais avec l'intensité de la période que je décris (succintement) ci-dessus. Disons que je vivais ces moments de mélancolie seule. Je n'ai jamais aimé les montrer ou en parler. C'est difficile de faire la part entre des moments de spleen anodins et des moments peut-être réellement difficiles, mais que je refoulais. J'aimais être gaie et joyeuse (j'aime toujours d'ailleurs). Je pense que j'étais plutôt optimiste avec quelques petits moments de mélancolie "cachée". Ceux-ci étaient liés surtout, je pense, au fait que mes parents ne s'entendaient pas. Il y avait beaucoup de disputes et parfois de l'indifférence (à mon avis). Adolescente, j'avais l'impression (à tort ou à raison) qu'il n'y avait pas (ou plus) d'amour entre mes parents et ça me faisait mal qu'ils continuent ensemble par convenance, pour des raisons matérielles ou autres…

 

A la fin du lycée, je rêvais de partir en France pour faire mes études (Je vivais en Amérique du Sud. Ma mère est de ce continent et mon père d'Afrique du Nord). Je rêvais de "liberté", comme beaucoup de gens à cet âge, je rêvais de "vivre ma vie comme je l'entendais", etc.

J'ai obtenu une bourse (seul moyen pour partir), mais qui était réservée à ceux qui faisaient une classe préparatoire à une grande école. J'hésitais un peu. Je n'étais pas sûre de vouloir faire ces études, mais l'envie de partir était si grande que c'est ce que j'ai fait. Je n'étais pas malheureuse en prépa, malgré le volume de travail. Il y avait cette croyance entre élèves de prépa (encouragée aussi parfois par les professeurs) que l'effort fourni était ensuite récompensé par une vie facile en école. Bref, tout ça pour dire qu'en général, en arivant en école de commerce on n'a envie que d'une chose : s'amuser. C'est ce que j'ai fait. Il y avait toute une culture de fête bien arrosée, bien sûr. Les cours m'ennuyaient. Je n'étais plus si bonne élève. Peu à peu, j'ai perdu la confiance que j'avais en mes capacités. Disons que ce qui était valorisé en école de commerce, ce n'était pas vraiment mon truc, mais j'essayais (sans vraiment m'en rendre compte) de m'intégrer au moule. J'étais quand même un peu à part, dans la mesure où je faisais du théâtre. J'étais considérée un peu "artiste".

Alors que j'étais plutôt timide et "sage" avant, cette liberté totale toute nouvelle m'a fait vivre comme je "rêvais" d'être : un peu fofolle, très fêtarde, etc. Je découvrais que je pouvais séduire (je n'en étais pas vraiment consciente avant, surtout que j'avais un peu peur des garçons).

 

(Je m'égare un peu. :happy: )

 

Bref, je menais une vie qui ressemblait peut-être à celle d'un 7, mais au fond je savais que ce n'était pas vraiment moi. Enfin, c'est compliqué. Je voulais ressembler à ça et en même temps, je ne me sentais pas tout à fait bien.

Toujours est-il que j'étais à ce moment-là un peu irresponsable (ce que je n'étais pas vraiment avant). Je laissais courir. Sortie de l'école, je n'avais pas vraiment de projet précis. Je voulais rester en France. J'ai tenté de trouver du travail, mais je n'arrivais pas à m'y mettre vraiment. Quelques lettres, aucun entretien (que j'ai toujours détesté passer). Bref, finie la carte de séjour étudiante, pas de boulot, retour chez papa-maman.

 

Un ami de la famille m'a proposé un boulot et ne sachant pas vraiment dire non, j'ai dit oui en me disant que ce serait provisoire (Ce n'etait pas le genre de travail que je voulais). Bref, le provisoire dura 3 ans. Je n'ai jamais vraiment cherché d'autre travail. D'abord par inertie, ensuite par manque de confiance en moi et aussi par manque de vision claire de ce que je voulais vraiment faire. Ensuite, à la fin, par fatigue car j'étais à bout, je vivais une ambiance un peu à la Kafka, des situations absurdes que j'avais de plus en plus de mal à supporter.

 

C'est cette façon que j'ai de "rester", de ne pas rompre tout de suite avec les situations qui ne me conviennent pas qui me font penser au 9 (je reviens à nos moutons… Moi qui ne voulais pas faire un long message !). Je crois que j'ai toujours vécu en suivant plus ou moins le mouvement, sans vraiment savoir ce que je voulais faire, sans avoir de plan de vie (je ne pense donc pas être 7 à cause de ça, je ne planifie pas vraiment…)

Je faisais du théâtre depuis l'âge de 15 ans. J'ai toujours adoré ça. Je rêvais d'être comédienne, mais je n'ai jamais osé sauter le pas, de peur de ne pas avoir assez de talent, mais aussi car je n'osais pas affronter mes parents (surtout mon père) qui ne l'auraient pas accepté.

 

Pour finir (ouf !), je dirais que je pense être quelqu'un de calme, de posé. On m'a souvent dit que j'étais gentille (parfois on m'a dit TROP gentille…), douce… Je n'aime pas m'énerver, mais ça m'arrive. Ca ressemble à du 9, mais ce ne sont peut-être que des comportements ? J'ai parfois pensé au 6, car enfant, j'étais un peu peureuse, prudente, disons, et plutôt obéissante. Mais je n'étais (ne suis) pas vraiment quelqu'un d'angoissé, de stressé et l'image que je me fais du 6 (peut-être erronée) est celle de quelqu'un d'un peu paniqué, nerveux, etc.

 

Je voudrais juste ajouter une remarque : à l'époque où je suis partie la première fois en France, j'avais l'impression que je réfléchissais trop et que j'agissais peu. C'est ce qui m'a fait, je pense, vivre par la suite de façon un peu trop insouciante, avec cette croyance qu'il fallait "profiter de la vie et pas trop se prendre la tête", alors qu'avant, j'étais plus dans la réflexion, ou la rêverie, ou encore dans la "vie par procuration" à travers les livres et le cinéma.

 

Bref, je m'arrête pour ne pas "soûler" tout le monde.

 

Merci pour ton aide Fabien, ainsi qu'à tous ceux qui lisent ce panneau et désolée par ce (trop) long message.

A bientôt,

Loulou

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Bonjour Loulou,

 

Pourquoi es-tu désolée par ce (trop ?) long message ? As-tu peur d'en avoir trop dit ?

 

Tu sais, il y a un certain nombre de choses dans ton message qui me rappellent quelque chose de ma propre vie…

 

Je suis une 6 alpha, et en période dépressive j'ai moi aussi connu cette envie de rien, le fait de ne pas savoir ce que je veux… et parfois faire le clown (aile 7 ?) parce que personne ne veut voir un dépressif et qu'il y a des jours où on a besoin de voir des gens.

 

Tout ce que tu as écrit, ou presque (je n'aurais pas quitté mon cocon, j'ai trop besoin de sécurité), j'aurais pu l'écrire à un moment ou un autre et même maintenant dans mes phases de rechute, je pourrais encore l'écrire.

 

Enfin tout ça pour te dire que ce que tu écris me touche beaucoup.

 

Et que ce que tu vis peut être aussi bien être d'un autre type que le 9. "Je réfléchissais trop et j'agissais peu."… ça me rappelle des trucs.

 

Une piste de réflexion, justement… La tendance à "trop réfléchir", ça t'arrive surtout en période de stress ou tout le temps ? Parce que dans ce dernier cas, peut-être qu'un type mental n'est pas à exclure…

 

Enfin bon (un de mes tics de langage).

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha)

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Salut Loulou,

 

Tout comme Bénédicte, je me reconnais dans beaucoup de passages de ton message. Mais moi je suis un 9. Je vais lister les passages qui résonnent particulièrement.

 

"Sur le moment, bien que consciente de mes difficultés, je n'ai pas voulu (ou osé) reconnaitre qu'il me fallait peut-être voir un médecin."

 

Je suis moi-même comme ça. Je mets souvent du temps à me décider pour me faire soigner. Ce n'est pas que je ne reconnaisse pas mes problèmes, mais je trouve sans arrêt des raisons de ne pas les affronter. Chez moi, c'est un mécanisme du 9 qui ne veut pas trop se connaitre, inconsciemment. Il peut y avoir le côté 8 et sa tendance au déni. Bien sûr ça peut être aussi valable pour beaucoup d'autres types.

 

"Je prenais conscience de beaucoup de choses, mais en même temps je ne trouvais plus de sens à rien (ou presque)."

 

Alors là c'est un portrait tout craché de moi dans mon dernier emploi. J'ai tout laissé tomber à force de tout remettre en cause. Il me semblait que mon travail n'avait plus aucun sens, comme charlie Chaplin prit dans l'engrenage du monde moderne (sauf que moi je travaillais dans le social). Je pense qu'en bon 9, j'ai mis du temps à réaliser que les choses n'allaient pas dès le début.

 

"Je pense que j'étais plutôt optimiste avec quelques petits moments de mélancolie 'cachée'. Ceux-ci étaient liés surtout, je pense, au fait que mes parents ne s'entendaient pas."

 

Alors ça, c'était ma hantise. Quand mes parents se disputaient, je me réfugiais dans ma chambre, parfois seul, parfois avec ma soeur, et j'écoutais. Ces moments-là me peinaient beaucoup. En tant que 9, je ne supporte pas que les gens se disputent, surtout que s'ils s'étaient séparés, que serais-je devenu ?

 

"Je rêvais d'être comédienne, mais je n'ai jamais osé sauter le pas, de peur de ne pas avoir assez de talent, mais aussi car je n'osais pas affronter mes parents (surtout mon père) qui ne l'auraient pas accepté."

 

On dirait vraiment un 9 qui n'ose pas s'imposer. A 17 ans j'ai affirmé que je voulais devenir écrivain à mes parents. Mon père a trouvé tout un tas d'arguments pour me décourager et je me suis laissé convaincre. Aujourd'hui, dix ans plus tard, je suis revenu à ma passion et je sais que je n'aurais pas dû me laisser convaincre du contraire.

 

Tu dis aussi que dans certains cas tu finis par perdre ta confiance en toi. Ca m'est arrivé aussi. Certaines fois je sais ce que je fais, d'autres fois je me pose des tas de questions qui finissent par s'accumuler et former une sorte de "bouchon" contre la lucidité. Un envahissement de détails qui surgissent dans des contextes difficiles.

 

J'ai aussi noté que tu faisais parfois les choses sans savoir vraiment si tu en avais envie, où en essayant de suivre les autres ou en "rentrant dans le moule". Je ne voudrais pas m'avancer, mais beaucoup de 9 fonctionnent comme ça et je l'ai moi-même fait un certain temps avant de me rendre compte que je me perdais dans les groupes. J'ai fini par m'éloigner des gens pour éviter ça.

 

Aussi, l'image que tu véhicules de toi : "sage", "calme", "timide". Ca pourrait indiquer un type 9, mais pas seulement bien sûr. En tout cas c'est tout à fait comme cela que je me définis.

 

Tu dis aussi qu'on dit de toi que tu es parfois trop gentille. C'est une chose qu'on me dit souvent et que je constate chez les 9 et certains 6 qui ont peur de contredire. Dire non ça a toujours été difficile pour moi. Mais je suis aussi peureux et même anxieux parfois. Il y a quelques années j'étais beaucoup plus insouciant, pour ne pas dire naïf. Et enfant, j'étais vraiment du genre innocent. Ca n'est pas incompatible avec un 9.

 

"Profiter de la vie et pas trop se prendre la tête."

 

Une phrase de 9 qui m'escagace un peu. Ces dernières années, je suis devenu très méfiant et anxieux. J'ai connu des expériences difficiles sur les plans professionnel et affectif et je pense que j'ai depuis tendance à me poser beaucoup de questions et à stresser pour un rien, preuve d'une certaine désintégration en 6 (je suis un 9 alpha). C'est pourquoi ces dernières années l'expression "ne pas se prendre la tête" me met tous les sens en alerte ! J'ai l'impression, et j'ai sûrement tort, qu'elle provient immanquablement de quelqu'un qui ne veut pas trop comprendre ce qui se passe. Ca m'a fait tellement de tort, comme attitude, que je m'en méfie désormais comme de la peste et que j'ai bien du mal à reprendre confiance en moi et peut-être dans mon instinct.

 

Voilà, j'espère ne pas vous avoir ennuyé à mon tour, mais je voulais dire que le ton du message me paraît quand même très 9. Fabien me contredira, comme d'habitude, quand je dis de grosses bêtises.

 

Nicolas (9 alpha, aile 1)

E9 alpha, ailes 1/(8), Conservation

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Fabien Chabreuil

Bonjour Loulou et vous aussi Bénédicte et Nicolas,

 

Quand deux personnes de types différents se reconnaissent dans un témoignage, cela ne peut vouloir dire que trois choses :

- soit le témoignage est trop centré sur les comportements et pas assez sur les motivations,

- soit il évoque des points communs aux types des deux personnes,

- soit les deux personnes en question ne se connaissent pas bien et sont excessivement influençables ou fusionnelles, hypothèse que nous excluons bien sûr. :happy:

 

On notera la similitude de hiérarchie des centres entre Bénédicte ("Mental, Emotionnel, Intinctif, Mental") et Nicolas ("Instinctif, Mental, Emotionnel, Intinctif" qui devient sous stress "Mental, Emotionnel, Intinctif" comme Bénédicte).

Effectivement, ton message fait penser fortement à une répression du centre instinctif et, en tant que 7 mu, je peux y reconnaître certains moments de stress de ma vie.

 

Il semble que tu n'es en fait envisagé comme possible que les types 6, 7 et 9. En dehors de répondre aux pertinentes questions de Bénédicte, il serait intéressant que tu nous parles de la place dans ta vie de la passion et de la fixation de ces trois types.

 

Une précision en passant sur la planification du 7 dans laquelle tu ne pensais pas te reconnaître : elle implique d'avoir en permanence un plan, une solution de secours, une porte de sortie au cas où la situation actuelle deviendrait source de souffrance ; elle n'implique pas obligatoirement la capacité à réfléchir à long terme. Dans tous les types, on trouve des personnes avec des horizons temporels très divers.

 

Loulou et Nicolas, un témoignage long sur soi-même n'est pas ennuyeux (ou alors ce n'est pas la peine de s'intéresser à l'Ennéagramme). Mais la longueur est un élément du style de communication et donc un indice du type. Regardez les messages de Bénédicte (ici ou dans d'autres conversations) : ils sont généralement assez brefs ou s'ils sont longs, très structurés.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour LouLou et tous,

 

Au risque de te déstabiliser davantage quand à la recherche de ton type, je dirais moi aussi m'être reconnue dans ton texte.

Concernant les situations que tu as vécues, certaines sont similaires chez moi : le fait de vouloir être comédienne, le théatre ensuite qui fait un bien fou, avoir tout laché pour les fêtes entres amis et encore d'autres choses.

Quand au ressenti de tes moments de doute et de spleen, cela ressemble aussi à un 4, il me semble !

De plus, quelques petits mots bien typiquement 4 m'interpellent (mélancolie, vivre ma vie comme je l'entendais, tout remettre en cause, je réfléchissais trop et j'agissais peu…)

 

Cependant, Nicolas à raison, certains de tes comportements ressemblent tout aussi bien au 9. Quand j'ai lu ton texte, je me suis dit tout de suite que je ne retrouvais pas beaucoup de 9 en toi. Vivant avec un 9, mon mari, je sais un petit peu (car je suis encore novice en la matière) quel type de raisonnement et de comportement un 9 peut avoir et, après l'analyse de Nicolas, je me suis dit qu'après tout, tu pouvais être tout aussi bien 9 que 4. Et puis, Bénédicte se reconnaît en 6.

 

Je pense tout comme Fabien que tu devrais rechercher les motivations de ton type, je veux dire ta compulsion, fixation, etc.

 

J'espère que mon intervention ne va pas créer plus de confusion qu'autre chose, mais ton texte m'a tellement émue que je ne trouve pas d'autre moyen que d'y aller de mon petit commentaire.

 

De toute façon, Fabien est là pour ré-ajuster quand cela est nécessaire et nous épauler avec ses précieux conseils !

 

A bientôt,

Chris (4 - Aile 5, je crois)

Chris – E4

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  • 1 month later...

Bonjour à tous !

 

Avant tout je voudrais m'excuser pour ce long silence. Vos différentes interventions m'ont fait très plaisir et j'aurais aimé avoir tout de suite répondu. :happy:

En fait, au départ j'ai voulu prendre le temps de réfléchir et d'analyser avant de répondre, mais en réalité je crois que petit à petit je me suis laissée prendre par le "syndrome-de-la-remise-au-lendemain-aigue"… :heart:

Je voulais "bien" répondre, c'est-à-dire pas trop à côté et en ayant avancé, mais je me disais je le ferai calmement plus tard. J'avais l'impression d'avoir beaucoup de choses à dire et en même temps je ne savais pas trop par où commencer… Bref ! J'ai clairement des attitudes de 9 ! Je voulais apporter une réponse claire avec des arguments à l'appui, et tout, et tout, puis finalement je me suis dit qu'il fallait que je me lance, que j'écrive, que c'était la honte de lancer une conversation et de l'abandonner. Tout ça pour dire que je vais partir du principe que je suis une 9 sans donner de vraie justification rationnelle, mais plutôt par une sorte d'"intime conviction" en espérant qu'au fil de la conversation des éléments viendront confirmer ou bien remettre en question cette impression.

 

La paresse et la narcotisation sont clairement dans ma vie, en tout cas en ce moment, même si je lutte contre. Si je regarde le passé je ne les vois pas clairement. Peut-être parce j'étais toujours dans des structures qui d'une certaine façon les limitaient : école, famille, travail… Je crois que si, aujourd'hui, je m'en rends compte, c'est que je suis "libre", dans le sens que je me dis que je n'ai de compte à rendre qu'à moi-même ; j'ai repris mes études et, étant en DEA, c'est un travail d'écriture de mémoire, donc qui ne dépend que de moi-même. J'ai beaucoup de mal à y travailler régulièrement, je me force, ça me stresse car je voudrais faire un bon travail et en même temps je tourne autour du pot et j'ai du mal à avancer. Bref je crois que cette illusion de liberté est le grand piège pour un 9. Il croit être "tranquille" en n'ayant pas d'obligation (horaires, etc.), mais en fin de compte, il n'avance pas à cause justement de cette absence de motivation extérieure.

Le pire c'est que du coup, je me dis que si je n'arrive pas à travailler, c'est que je ne suis pas vraiment motivée, que donc ce n'est pas "mon truc" et que je me suis encore trompée d'orientation. C'est là le grand hic et le déclencheur de ma première intervention : j'ai l'impression de ne jamais trouver ma vraie motivation, LE but de ma vie. Peut-être est-ce un fantasme que de vouloir trouver un But avec un gros B ? Je ne sais plus qui a dit que l'intérêt était dans le voyage et non dans sa destination (ou quelque chose comme ça). Je n'ai pas l'impression d'avoir toujours eu cette préoccupation. Ou plutôt, je la vivais mais autrement : je ne recherchais pas ma vraie motivation, mais je me laissais aller au gré du vent. Je n'en souffrais pas mais le résultat était le même : pas de vrai but dans la vie. J'ai toujours admiré ceux qui savaient très tôt ce qu'ils voulaient et qui fonçaient (pourquoi je mets cette phrase au passé ?).

 

Bon je divague, j'écris au fur et à mesure que les idées viennent, je ne cherche plus à structurer quoi que ce soit, c'est en étant spontané qu'on se révèle le mieux, non ?

Tant de choses à dire… Et cette petite voix qui me dit au creux de l'oreille : "Attention, tout ce que tu racontes n'est pas forcément intéressant. Arrête tes divagations…"

 

Question essentielle pour confirmer mon type : ai-je peur du conflit plus que tout. Je ne sais pas. Je n'aime pas les conflits, c'est clair, mais je crois que parfois je ne les évite pas, soit car j'explose (goutte qui fait déborder le vase), soit je suis trop outrée (par une trop grosse injustice, par exemple). Bref je sais que j'ai parfois pu réagir, était-ce par impulsion ? Mais en général je me dis : allez, laisse tomber, ça vaut pas le coup de s'énerver…

Je crois que ce que je crains le plus, c'est de me faire "engueuler". Parfois je me sens comme une petite fille qui a peur de se faire gronder. Ca, c'est vraiment présent, même si je ne le montre pas forcément. Est-ce de la peur du conflit ou bien une autre peur et donc l'indication d'un autre type ?

 

Bon, allez, j'arrête.

Encore une fois merci à tous ceux qui m'ont répondu. Ca fait chaud au coeur de se savoir lue et comprise, en tout cas acceptée. Je lis tous les messages de ce forum avec intérêt et vous envoie à tous des petits :heart: !

 

Loulou (9, jusqu'à preuve du contraire :blush: )

 

PS : je suis consciente de ne pas avoir vraiment répondu aux questions posées, mais pour éviter une nouvelle remise au lendemain je poste ce message quand même. J'essaierai d'être plus disciplinée la prochaine fois… :happy:

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Fabien Chabreuil

Bonjour Loulou,

 

C'est vraiment une joie de te voir cette discussion reprendre. :happy: Ceci étant dit haut et fort, ton message ne nous fait guère avancer. La seule chose évidente est qu'il nous confirme la répression, au moins actuelle, de l'instinctif.

 

L'avantage des questions que les différents intervenants et moi-même t'avions posées est qu'elles devaient nous permettre de prendre quelques distances vis-à-vis des comportements pour remonter aux motivations sans lesquelles trouver son type est impossible. Il va donc falloir que tu t'y colles ! :happy:

 

Pour faire bonne mesure, je vais en rajouter quelques unes.

 

Tu écris : "Je me suis dit qu'il fallait que je me lance, que j'écrive, que c'était la honte de lancer une conversation et de l'abandonner." Est-ce un vrai sentiment d'obligation ("fallait") et de "honte" ou est-ce une clause de style ?

 

Tu nous dis : "Si je regarde le passé je ne vois pas clairement [la paresse et la narcotisation]. Peut-être parce j'étais toujours dans des structures qui d'une certaine façon les limitaient : école, famille, travail…" Y avait-il de fortes pressions pour te faire travailler ou t'auto-disciplinais-tu toute seule ? Dans ce dernier cas, comment et pourquoi ?

 

Tu ajoutes : "Je voudrais faire un bon travail et en même temps je tourne autour du pot et j'ai du mal à avancer." Est-ce que la volonté de bien faire joue ou non un rôle dans le fait de ne pas travailler assez ?

 

Pendant que tu ne fais pas avancer assez vite ton mémoire de DEA, que fais-tu à la place ?

 

Quelles caractéristiques aurait "LE but de [ta] vie" ?

 

Peux-tu nous donner des exemples de fois où tu n'as pas évité le conflit parce que tu étais "trop outrée" ? Avec quelle fréquence cela se produit-il ?

 

Enfin (ouf !), dans quels contextes et quelles circonstances te sens-tu "comme une petite fille qui a peur de se faire gronder" ?

 

J'arrête aussi, sinon tu vas croire à une tentative de te décourager ! :heart:

Très cordialement,

Fabien (7)

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Bonjour Fabien,

 

Merci de ta réponse qui ne me décourage pas du tout mais au contraire me pousse à avancer.

Je vais donc tout de suite répondre aux questions que tu viens de poser :

 

- "Tu écris : 'Je me suis dit qu'il fallait que je me lance, que j'écrive, que c'était la honte de lancer une conversation et de l'abandonner.' Est-ce un vrai sentiment d'obligation ("fallait") et de "honte" ou est-ce une clause de style ?"

 

Disons que c'est comme un dialogue intérieur : me rendant bien compte que je remettais au lendemain mon intervention (qui me demandait un travail d'introspection et d'analyse), j'essayais (je crois) de trouver une raison pour m'obliger à répondre, c'est-à-dire, puisque je ne m'y mettais pas pour moi-même, alors au moins que je le fasse par respect des autres, de ceux qui avaient contribué à cette conversation.

 

- "Tu nous dis : 'Si je regarde le passé je ne vois pas clairement [la paresse et la narcotisation]. Peut-être parce j'étais toujours dans des structures qui d'une certaine façon les limitaient : école, famille, travail…' Y avait-il de fortes pressions pour te faire travailler ou t'auto-disciplinais-tu toute seule ? Dans ce dernier cas, comment et pourquoi ?"

 

Non je n'avais pas de pression explicite. Je n'ai jamais eu besoin qu'on me pousse à travailler à l'école, par exemple. J'étais bonne élève et je faisais ce qu'il fallait par moi-même. Mais je ne me vois pas comme une bosseuse. Je faisais ce qui était demandé, c'est tout. J'étais aidée par ma facilité, je crois. Les études n'étaient pas un effort, ça allait de soi. Ce dont je me souviens, c'est que je faisais tout au dernier moment. Parfois j'étais obligée de me coucher tard parce que je n'avais pas fini à temps. Je n'étais pas du genre à m'avancer. Je me souviens par exemple (c'est un détail, mais bon, ça peut aider…) que je pouvais passer des heures à faire une dissertation parce qu'en cherchant dans les bouquins, je finissais par me laisser distraire par mille et une choses intéressantes à lire, mais qui n'étaient pas forcément liées au sujet.

A la maison, je n'étais pas du genre à aider follement pour les tâches ménagères. Je me souviens que c'était la guerre à la maison : mon frère et moi devions faire la vaisselle à tour de rôle et nous avions même dû mettre une feuille sur le mur pour savoir à qui était le tour à chaque fois… (Ca me fait penser que nous nous chamaillions pas mal mon frère et moi : ce n'est donc pas un conflit que je fuyais, ou bien ce n'était pas vraiment un conflit…)

 

- "Tu ajoutes : 'Je voudrais faire un bon travail et en même temps je tourne autour du pot et j'ai du mal à avancer.' Est-ce que la volonté de bien faire joue ou non un rôle dans le fait de ne pas travailler assez ?"

 

Oui, en tout cas en ce moment. Bien faire pour moi, c'est faire un bon travail en soi. Ce n'est pas par rapport aux autres, je pense. (J'ai identifié cette attitude plutôt comme le perfectionnisme d'une aile 1, qu'en penses-tu ?) Mais je ne pense pas que ce soit la seule raison. Par exemple, quand je laisse traîner le ménage, ce n'est pas par volonté de bien faire, mais par flemme (faut bien l'admettre)…

 

- "Pendant que tu ne fais pas avancer assez vite ton mémoire de DEA, que fais-tu à la place ?"

 

Je passe beaucoup de temps sur Internet, notamment sur ce forum. Le fait que je sois en ce moment même en train de te répondre (si vite !) au lieu de travailler est un signe…

Parfois je me trouve d'autres occupations, genre faire des courses, etc., en partie parce qu'il faut bien les faire, mais aussi parce que c'est une excuse pour ne pas faire ma priorité qu'est le mémoire, ou bien pour me dire qu'au moins j'aurai fait ça dans la journée.

 

- "Quelles caractéristiques aurait 'LE but de [ta] vie' ?"

 

Question difficile…

Je cherche une motivation intérieure qui me ferait avancer, agir, construire, supporter les difficultés, vivre avec plaisir et responsabilité…

 

-"Peux-tu nous donner des exemples de fois où tu n'as pas évité le conflit parce que tu étais 'trop outrée' ? Avec quelle fréquence cela se produit-il ?"

 

J'ai un exemple en tête, je ne sais pas s'il est très probant… Ma mère était en vacances en France, il y a quelques années. Nous étions à un guichet de la SNCF et ma mère a demandé (un peu maladroitement, certes) le retour avant que l'employée n'ait fini de traiter la date d'aller. La dite employée a répondu de façon très sèche, voire agressive, à ma mère qui resta un peu interloquée. J'ai tout de suite remis la guichetière à sa place de façon très ferme. Ma réaction m'a surprise car je n'arrive pas toujours à répondre à une agression de cette façon. Peut-être ai-je réagi par instinct de protection vis-à-vis de ma mère (alors que nous n'avions pas forcément de très bonnes relations).

Je me souviens d'une autre fois quand j'étais étudiante. J'ai été réveillée dans la nuit par un groupe d'étudiants qui faisaient des blagues téléphoniques. Au début, j'ai réagi avec humour, puis j'ai débranché le téléphone, énervée quand ça a continué. Le lendemain, ou quelques jours après, une fille m'apprenait qu'elle était sur le coup avec notamment le jeune X. Je ne sais pas trop pourquoi, mais lorsque je croisai ce garçon au détour d'un escalier et qu'il me lança à la cantonnade une phrase qu'il m'avait dite, me semblait-il, au téléphone, je l'insultai purement et simplement ("Va te faire f…"). J'étais assez étonnée cette fois encore. Je suis en général pacifique. C'est extrêmement rare que j'insulte quelqu'un (sauf toute seule dans la voiture :happy: ).

 

Cela ne se produit donc pas très souvent. Je pense que ca arrive plutôt quand je ne connais pas la personne et que je ne m'inquiète pas si je vais la blesser ou pas, ou si elle va m'en vouloir.

 

- "Enfin (ouf !), dans quels contextes et quelles circonstances te sens-tu "comme une petite fille qui a peur de se faire gronder" ?"

 

C'est difficile à répondre… Parfois ça peut être pour des choses toutes bêtes, comme une démarche administrative ou plus généralement face à une figure d'autorité. Par exemple, si j'avais à demander une augmentation à mon patron (hypothétique car en ce moment je ne travaille pas), je serais morte de trouille.

C'est notamment pour ça que j'ai pensé au 6, mais je m'identifie plus à la description générale du 9 (sur ce site notamment).

 

Voilà, voilà…

A bientôt et merci !

Loulou

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Nyarlathotep

Salut Loulou,

 

Bon, j'ai hésité à intervenir alors que tu es encore en pleine réflexion par rapport à ton type. Je ne voudrais pas t'influencer négativement en t'orientant vers une fausse solution. Je n'ai aucune certitude que tu sois bien de type 9, bien que la lecture de tes derniers messages me le font sérieusement croire, car il y a une quantité de choses impressionnantes qui font écho en moi et me touchent beaucoup par leur ressemblance avec mon ressenti.

 

En fait, je voulais juste me permettre une réaction par rapport à la motivation. Je viens en effet d'ouvrir une discussion sur le 9 et la motivation dans laquelle je tente d'expliquer le cheminement de ma vie professionnelle ces dernières années et les difficultés que j'ai à me maintenir dans des activités qui ne me motivent pas en elles-mêmes. Il se trouve que j'ai, depuis toujours semble-t-il, d'énormes difficultés à situer ce qu'il me plairait de faire et que du coup j'explore des solutions un peu par hasard. Puis je me retire assez vite, comme si je n'y trouvais jamais vraiment ce que j'y cherchais. Je suis absolument incapable de dire "oui, c'est cela que je veux faire". En fait ce que je voudrais savoir, afin de t'aider à avancer dans ta réflexion, c'est si, dans ton cas, tu t'es déjà trouvée des occupations dans lesquelles tu as eu le sentiment de t'accomplir et à quelles caractéristiques ces éventuelles occupations répondraient.

 

Nicolas (9 alpha, aile 1)

E9 alpha, ailes 1/(8), Conservation

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Bonjour Loulou,

 

Si tu le permets, moi aussi, j'ai quelques questions qui pourront peut-être contribuer à faire avancer ta réflexion.

 

1 - Groupes (famille, école…)

1a. Pourquoi souhaites-tu t'intégrer dans tel ou tel groupe ? Selon toi, que risques-tu si tu n'y es pas ou si tu ne suis pas le mouvement ?

1b. Comment te sens-tu vis à vis de tels groupes ? Quand/si tu as l'impression de ne pas y être à ta place, qu'as-tu envie de faire ? Que fais-tu en pratique ?

 

2 - Capacités (perte de confiance)

S'agit-il de capacités intellectuelles ou de capacités d'action ? La perte de confiance semble dater d'après la prépa au vu de tes messages. As-tu douté avant ?

 

3 - "Bon travail"

Qu'est-ce que faire du "bon travail" selon toi ? Quelque chose de conforme à ce que les autres attendent de toi ? Ou à ce que toi-même attends de toi ? Le fait de montrer ses capacités intellectuelles en fait-il partie ?

Que risque-t-il de t'arriver si tu ne fais pas du "bon travail" ?

 

4 - Travail et motivation (en général)

4a. De quel genre serait la "motivation intérieure" que tu ne trouves pas ? Une cause à défendre ? Un groupe ? Une personne ? Un projet précis à réaliser ? Un sujet d'étude qui donnerait un sens à ta réflexion ?

4b. Tu dis travailler à la dernière minute. Arrives-tu quand même à tenir les délais ? Comment te sens-tu par rapport à cela ?

4c. Es-tu fière de tes succès ? Si oui, de quoi es-tu fière ?

 

5 - Peur de "se faire gronder"

Sur quels critères as-tu le plus peur de te faire gronder ? La non-conformité ? L'ignorance ? Le manque d'autonomie ? Ou simplement de te faire gronder tout court ?

 

C'est tout pour le moment. :happy:

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha)

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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  • 1 year later...

Bonjour Fabien,

 

Me revoilà donc reprendre cette conversation laissée en suspens depuis…

Passons sur les raisons externes qui m'ont empêchée d'intervenir (voyages, etc.). Ce ne sont finalement que des excuses car j'aurais quand même pu continuer cette conversation d'autant plus que je suis toujours avec grand intérêt ce qui ce dit sur ce panneau.

Je me demande à quel point je laisse la confirmation de mon type en suspens, parce qu'au fond je repousse la phase suivante qui serait le travail concret sur moi-même, la désidentification avec l'ego.

Je retrouve beaucoup de choses dans ce que dit Doris >[Note de l'administrateur : .] et ma question sur le perfectionnisme renvoie peut-être à mon propre vécu actuel. Je suis aujourd'hui dans une période de beaucoup de travail. On m'a proposé de participer pour une courte durée au bouclage d'une étude. Cette période a suivi une phase de grand découragement et d'inertie. Ce travail m'a donc redonné la pêche. Le retour à l'activité m'a fait du bien, mais surtout ce que je voulais dire, c'est que ça me rappelle combien je peux être efficace et perfectionniste, d'autant plus qu'il s'agit d'un travail pour quelqu'un d'autre et non pas seulement pour moi. Je me donne à fond, j'ai peur de ne pas être à la hauteur, d'autant plus depuis que je suis un peu "à côté".

 

Dans le feu de l'action je veux faire de mon mieux, j'ai pas envie de faire les choses à moitié. Le problème, c'est pour m'y mettre, surtout si ça ne dépend que de moi.

J'attends une certaine reconnaissance. Si malgré tous mes efforts on me fait des reproches, je me sens moins que rien, je me sens nulle, surtout si je n'étais moi-même pas confiante. Si au contraire j'étais confiante par rapport à mon travail alors je peux, dans un deuxième temps réagir, me révolter intérieurement en maugréant l'injustice dont je serais victime. Je crois que pour recevoir une critique, j'ai besoin qu'on y mette les formes. Je les accepte volontiers mais il faut que je sente qu'il y a de la bienveillance dans la critique. Je suis très sensible au ton, aux gestes agressifs, ou tout simplement durs.

 

Quand je déprime, mon compagnon me dit : "Tu ne te rends pas compte de ta valeur. C'est énervant. Tu es quelqu'un de super." Parfois je suis consciente que j'ai une certaine valeur en moi. Je crois que j'ai une certaine humanité, de la compassion pour les autres. J'ai l'impression de les comprendre et j'ai souvent envie qu'ils se sentent bien. Et si j'arrive à remonter le moral de quelqu'un, à lui redonner confiance, je suis heureuse. Mais souvent j'ai une sorte de retenue, un "respect" qui fait que je n'interviens pas, que je reste en retrait. Je me dis "C'est son espace, son intimité." Mais si je sens la personne en détresse, j'essaie de lui donner un peu de réconfort. Mais pour moi-même c'est plus dur.

Parfois je me sens tellement nulle, inutile, je ne trouve pas ma place dans le monde. Je me dis "Pourquoi je suis là ? A quoi je sers ?" (J'avais écrit un poème plus jeune où je disais (je traduis) : "Je me sens comme la pièce perdue d'un puzzle déjà complet.")

Ces coups de déprime, ce sentiment de ne pas avoir de place m'ont fait penser au 4. Les conversations des 4 sur ce panneau m'ont beaucoup touchée. Mais quand je me pose des questions sur ma place, ce n'est pas par rapport à mon corps, c'est plus une question existentielle, par rapport mon rôle, ma "mission" dans ce monde. Suis-je envieuse ? Parfois oui, je l'ai remarqué depuis peu. Quand j'ai l'impression que d'autres ont ce que je n'ai pas. Mais ça passe assez vite. Je me dis après-coup "Tant mieux pour eux." Depuis quelques années je suis parfois submergée par l'émotion, mais si je pense au passé, je crois que j'aimais vivre des émotions fortes mais par procuration (livres, films, musique, pratique du théâtre), mais je m'en protégeais dans la vie réelle. Surtout en ce qui concerne les relations amoureuses. J'avais peur de me lancer, peur d'aimer et d'être abandonnée ensuite, je crois.

 

Parfois je pense au 7 : la curiosité, un certain papillonnage, le goût des plaisirs. Mais suis-je gloutonne ? Je crois être gourmande mais pas gloutonne. Je me raisonne quand je vois que j'abuse un peu. Et puis je n'ai pas ce côté content de soi que j'identifie au 7 (dis-moi si je me trompe au sujet des 7 sur ce point). En plus, si je n'aime pas la souffrance je ne pense pas la fuir à tout prix, surtout celle des autres, comme je l'ai dit plus haut, je compatis, même si je m'efface et n'interviens pas, ou je soutiens explicitement. Je ne tourne pas les choses graves en dérision même si j'aime l'humour, le rire, la fête.

 

Je me sens 9 dans plein de choses : le côté diplomate, "arrondisseuse" d'angles. Je temporise, je relativise. Je vois toujours l'autre côté des choses. Je n'aime pas trop les affirmations péremptoires. Petite, j'imaginais un monde où tout le monde s'entendrait bien, je croyais que tout le monde avait toujours les meilleures intentions. Peu à peu j'ai bien été obligée d'admettre que "tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil." Une fois, plus jeune on m'a dit que j'étais naïve. Ca m'avait énervée… Je me disais "Moi naïve, non, je me rends bien compte que des horreurs existent mais je préfère voir le meilleur côté des choses." Je crois bien finalement que j'avais (j'ai ?) parfois une part de naïveté. Est-ce propre au type 9 ou à d'autres types (le 7 ?) ?

 

Je dois m'arrêter là. Je reviendrais plus tard sur d'autres points et aussi pour répondre aux questions qu'on m'a posées et auxquelles je n'ai toujours pas répondu.

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Excusez-moi, mais une mauvaise manipulation m'a fait envoyer le message précédent avant de l'avoir fini. Je voulais surtout (tant pis pour les petites corrections) remercier ton attention Fabien, et celles des éventuels autres lecteurs, et vous dire à bientôt.

 

Loulou

(9 ?)

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Bonjour Loulou,

 

J'ai une question de plus par rapport à celles que j'avais posées l'année dernière :

 

L'ensemble de tes messages suggère une répression (ordinaire ou sous stress ?) du centre instinctif, c'était aussi l'avis de Fabien l'année dernière.

Ton dernier message suggère que tu ne réprimes pas l'émotionnel.

Qu'en est-il du mental ?

 

Une autre chose, par rapport à ton dernier message : en quoi, si tu n'es pas prête pour l'étape du changement (ce qui peut être totalement légitime à ce moment de ton évolution), cela t'empêche-t-il de connaître ou confirmer ton type ? Que risque-t-il de se passer si tu connais et acceptes ton type et que tu choisisses de ne pas (encore) agir ?

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha)

Bénédicte (6 alpha, aile 5, C++ S+/- X--)
Dubito, ergo sum (Je doute, donc je suis)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Loulou,

 

A petites touches, le portrait 9 semble se confirmer, mais attendons les réponses à la liste de questions de Bénédicte qui gère fort bien les choses.

 

Je n'interviens donc que pour répondre à tes questions à propos du 7.

A l'intérieur, le 7 n'est pas toujours content de lui. Mais à l'extérieur, il manifeste même à ces moments-là une certaine auto-satisfaction. Il y a une croyance du genre : "Si je ne crois pas en moi, qui y croira ?"

Oui, le 7 a tendance à être assez naïf. Face à une nouvelle situation, l'orientation d'optimisme et le refus d'envisager une souffrance à venir lui font croire que tout va bien se passer. Pire, son refus de la souffrance le pousse à l'amnésie et lui rend difficile de garder une émotion négative envers une situation ou une personne et il lui arrive de se "faire avoir" plusieurs fois de suite.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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