Institut Français de

l’ennéagramme

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La compulsion d’évitement du vide intérieur


Yves

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Bonjour à tous,

La compulsion d’évitement du vide intérieur a déjà été décrite par Patricia et Fabien dans ce très éclairant article, mais bon, je me sens d’humeur aventureuse, je me lance.

Il y a cinq jours, je découvrais avec une agréable surprise ce message-ci de Quokka dans la conversation “État de procrastination avancée”. Je ressentais de l’émerveillement pour son travail d’auto-observation et pour sa lucidité. Et pour Kayla et Marie-Noëlle qui avaient contribué à ce passionnant sujet — à ce moment-là, Mdo n’avait pas encore témoigné — ; et aussi pour Fabien et tous ceux qui avaient contribué à l’Ennéagramme depuis sa découverte ancienne. Je ressentais de la reconnaissance pour eux. J’aspirais à participer, moi aussi.

Puis au hasard de ma navigation, je tombai sur mon propre message, dans la même conversation, posté il y a plusieurs années. Je le relus. Pendant quelques instants, je restai pétrifié.

Mon élan s’affaissa comme une crêpe. Je tombai dans la procrastination : au lieu de faire ce que je pouvais faire très facilement et tout de suite, me lever de ma chaise et masser ma nuque très douloureuse, faire quelques mouvements pour mon dos souffreteux, ingurgiter un remède pour ma bronchite qui s’éternisait, me couvrir pour me protéger du froid, déjeuner, vaquer à des tâches concrètes, faciles et gratifiantes, etc., je me mis à tout autre chose. Je ne me jetai pas dans une activité plaisante, telle qu’écouter de la musique, non. Je cherchai éperdument à me remplir, non pas de médicaments (je n’en ai pris aucun), ou d’émotions — surtout pas —, mais d’informations. Ma recherche a duré longtemps.

De quelles informations me suis-je rempli ? Je ne me souviens pas avec exactement. Généralement, dans ces cas de procrastination, je me jette dans la lecture d’articles dans des revues spécialisées ou sur la Toile, ou dans la lecture d’essais.

À mon réveil de mon état de procrastination, je me sentais consterné, je ne me comprenais pas. Prendre soin de mon corps souffreteux, c’était facile et ça prenait peu de temps. Sapristi, pourquoi ne l’ai-je fait pendant tout ce temps ?

Voici ce qui s’est passé, du point de vue de l’Ennéagramme.

En lisant mon ancien message, je ressentis une forte insatisfaction : je trouvai mon post-scriptum trop imprécis, pas assez solide ; il n’était pas étayé par une argumentation ou au moins une auto-observation. Un doute monstrueux s’insinua : qu’est-ce que c’était que cette histoire de « rébellion contre moi-même » ? Et puis d’abord, quels faits fondaient mes hypothèses ? Je fus submergé par une frayeur d’avoir écrit quelque chose qui ne reflétait pas la réalité. Écrasé par un sentiment d’ineptitude, terreur et honte atroces d’avoir écrit une ineptie, honte de ma faiblesse. Mon élan initial se fracassa sur mon idéal meurtri de moi-même.

Mis à nu, je ne savais plus où me mettre. Comment effacer mon message ? Penaud, je comparai mon message à celui de Quokka. Quokka en savait plus son propre fonctionnement que moi sur le mien. Au lieu du désir de participer, je ressentis un sentiment de manque, de l’envie, de la déception, du dépit, de la honte ; une mélancolie sournoise s’empara de moi. Puis la pensée m’est venue que les 4 participaient davantage à l’Enné-agora que nous, les 5, qu’ils étaient plus solidaires, et puis plus lucides, et puis plus à l’aise avec leurs émotions et patati et patata et j’en rajoutais, des couches d’envie et de mélancolie sourde.

Bref, je me sentais envahi par tout un fatras d’émotions.

À l’aide, mon cher centre mental ! Sa solution à lui, pour sortir de cet embourbement et de cette honte, c’était une solution mentale. C’était chercher la réponse à la question suivante, à laquelle nos amis 4, eux, n’est-ce pas, avaient réussi à répondre : « Sacré bon sang, que se passe-t-il en moi quand je me mets à procrastiner ? » Mais comment mon centre mental pouvait-il observer ce monde inconnu qui m’effrayait tant — mon monde intérieur —, alors qu’il ne peut observer que s’il le tient à distance de lui, ce monde inconnu ? Mon centre mental ne savait pas. NE SAVAIT PAS. Il était incapable. Il était désemparé. Je me sentais désarçonné, irrésolu et en insécurité. À quelle certitude sécurisante me raccrocher ?

Peut-être ai-je cherché malgré moi, pour me raccrocher à une certitude sécurisante, à solidifier le bourbier de sentiments dans lequel je pataugeais, à confirmer mes sentiments ? Je ne sais pas. Peut-être ai-je pensé, comme je le fais souvent, à tout ce que j’avais à faire depuis si longtemps et que je n’avais jamais réussi à faire, « Il faut que tu fasses ceci, il faut que tu fasses cela. » ? Pour ainsi confirmer mon sentiment d’incapacité ? Je ne sais pas. Peut-être me suis-je comparé, comme souvent, à mes proches si disciplinés, eux ? Si actifs, eux ? Si engagés, eux ? Pour confirmer mon sentiment de manque, ma déception, mon dépit, ma honte, mon envie, ma mésestime, ma mélancolie, mon amertume, mon accablement ? Je ne sais pas. Je pataugeais dans mon bourbier. Plus je pensais, plus mes émotions me déstructuraient. Ça devenait dangereux.

Je ne sais pas quand ça s’est passé exactement : à un moment, face au danger, mon centre de survie prit le contrôle de moi-même comme peut le faire le centre de survie d’un hérisson, d’un lézard ou d’une grenouille face à un danger mortel. Ma nuque, mon dos se contractaient, se crispaient, mes poumons se bloquaient parfois en position haute tel un bouclier face à un danger mortel. Or, c’était justement ces endroits-là, mes points fragiles.

Il fallait s’y attendre : mon ego débarqua avec tambour et trompettes. Toujours empressé de me sauver, celui-là. Il prit le commandement des opérations. « Tu viens d’aggraver ta souffrance. Ton centre réprimé est dangereux, crois-moi. Je connais la solution. Écoute-moi. Regarde-moi. Laisse-moi t’hypnotiser. Isole-toi de tes sensations. Isole-toi de ton environnement. Isole-toi de ta conscience du temps. Cuirasse-toi. Dissocie-toi. Non, n’agis pas. Tu recréerais de la souffrance. Ton centre réprimé est dangereux, crois-moi. Attention : reste anesthésié et dissocié. N’agis pas. N’espère pas. Ne te fie pas à ton centre préféré. Ne le remets pas en marche. N’oublie pas ce que tu viens de vivre. Tout ce qu’il a tenté t’a perturbé. Il est désemparé. Il ne peut te sauver. Il est inutile. Le vide… Vite, ce vide est dangereux. Il menace ton existence. Il faut à tout prix le combler, crois-moi ! Attention : reste anesthésié et dissocié. Reste à distance du danger. Ne dirige pas ton attention vers ton monde intérieur. N’oublie pas ce que tu viens de vivre. Dirige-la vers le monde extérieur. Accroche-toi à ton orientation, la connaissance et la précision. Elle t’apportera cette sécurité que tu cherches. Elle t’apportera des certitudes. Remets en marche ton centre préféré. Attention : reste anesthésié et dissocié. »

Enfin voici la conclusion de mon analyse. Afin d’éviter d’être perturbé par une invasion intrusive d’émotions et par la peur de cette intrusion, je m’isolais de mes sensations, me coupais de mon environnement et me dissociais. Ainsi je désactivais mes centres instinctif et émotionnel. Afin de pouvoir rester anesthésié, je ne réactivais pas mon centre instinctif : je n’agissais pas. Mon centre mental s’étant avéré incapable de ne pas engendrer d’émotions auto-perturbatrices, je ne l’activais pas non plus. Mes trois centres étaient arrêtés. Mon centre préféré cherchait, pour éviter le vide intérieur, à me remplir d’informations ne le perturbant pas.

Cette mécanique familière me permettait d’ignorer ma peur, d’ignorer ma paresse à me connaître, d’ignorer mon ignorance, tout en gardant — paradoxe — mon orientation de connaissance et de précision.

Bon, je m’arrête. Tiens, mon ego me souffle quelque chose… Oui, mon ami ? « Je suis sceptique, j’ai besoin de certitudes, j’ai besoin de davantage de précision, de détails. »

Hhhrmmpfffh.

Amicalement,
Yves

P.S. : cette analyse, c’est seulement deux jours après ma lecture du message de Quokka que je l’ai construite. Je sentais l’aurore arriver. Une belle aurore d’hiver. Je me sentais mieux respirer. J’inspirais. Quelle profonde harmonie. Inspiré par le courage de témoigner et la confiance de Kayla, Marie-Noëlle, Quokka et Mdo, ainsi que par la générosité désintéressée de Fabien dans ce message-ci et d’autres messages, je désirais apporter de l’eau à notre moulin, l’Enné-agora.

P.P.S. : je songe à ce témoignage-ci de Claire, dans lequel Claire évoque le franchissement du point-choc 6 défini dans le stage Essence, ainsi qu’à la réponse de Fabien. Voici comment j’analyse mon analyse : le point-choc 6 m’effraie ; plutôt que le franchir et passer à l’étape 7, j’ai préféré revenir à l’étape 1. J’ai préféré me livrer à une analyse excitante, analyse satisfaisant la répression de mon centre instinctif, satisfaisant mon centre préféré, mon orientation de connaissance et mon aile 4, plutôt que pratiquer des exercices de métanoïa, pourtant simples, donnés par Patricia & Fabien pendant leurs stages. Pourtant l’intérieur n’est pas ma direction d’utilisation préférée, loin de là. Mais mieux vaut tout de même ça plutôt qu’activer mon centre réprimé !

P.P.P.S : je me sens soutenu et encouragé dans mon exploration de moi-même, par les témoignages de 5. Je me sens en particulier reconnaissant à Claire, Patrick, Lionel, Marie, Aline et Hélène, que j’ai eu la chance de rencontrer en stage ; et à Théo, Jean-Nicolas et les autres, que je n’ai pas eu la chance de rencontrer.

Yves (E5 alpha, ailes 4 et 6, C- S= X-/+)
"Attendre d'en savoir assez pour agir en toute lumière, c'est se condamner à l'inaction." (Jean Rostand)

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Comme très souvent, Yves, ton message est si complet qu'il n'appelle guère de réponse sur la plan technique. Je n'interviens donc que pour te remercier de ce texte lucide et courageux et pour te dire mon amitié face à l'épreuve que tu as vécue.

 

Très amicalement,

Fabien

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Bonjour à tous,

Merci Fabien pour ton retour.

Un point me laisse interrogateur. J’aimerais le clarifier.

Dans l’exemple de mon message précédent, des émotions surgissaient alors que mon centre mental était occupé. Ça perturbait mon ego : mon ego voudrait que mon centre mental puisse poursuivre son activité en cours, sans être dérangé. J’ai constaté aussi que parfois, même lorsque mon centre mental est au repos, un surgissement d’émotions me perturbait. Comment l’expliquer ?

Voici une tentative de réponse.

Mon centre mental s’appuie sur mon orientation de connaissance et de précision pour analyser et structurer des informations objectives venant de l’extérieur. Sa principale ressource est alors la logique. Mon ego se sert de ces informations et de mon orientation de précision pour bâtir sa forteresse de certitudes.

Au moment où des émotions surgissent, si je me suis déjà isolé de mes émotions, alors je ne les analyse pas.

Sinon il arrive que, poussé par un besoin de certitude (par exemple, je me demande quel est le comportement, le positionnement congruent), je demande à mon centre mental — et non à mon centre intuitif — d’analyser la situation. Il procède alors comme avec des données extérieures. Il ne sait pas faire autrement. Quand il ne parvient pas à une certitude, je vis la peur de base du 5. J’associe cette peur, non pas à l’incapacité temporaire de mon centre mental d’aboutir à une certitude sécurisante, mais au déclencheur : les émotions. Pourquoi ?

Mon ego observe à distance et, pour analyser et comprendre ce qu’il a observé, il appelle systématiquement mon centre mental — et non mon centre intuitif. La capacité d’analyse de mon centre mental lui est donc vitale. D’autant plus que, contrairement à l’ennéatype 6, aucun centre ne prend pas le relais du centre mental en cas de défaillance de celui-ci. Mon ego est terrifié par la possibilité d’une paralysie de mon centre mental. Un arrêt de mon centre mental signerait sa condamnation à mort. Afin de nier la possibilité de sa propre mort, mon ego transforme sa terreur d’une paralysie de mon centre mental, en terreur du déclencheur, c’est-à-dire les émotions, terreur qu’il extrapole peut-être à la plupart de ses émotions de peur.

Maintenant revenons à ma question de départ.

Si mon centre mental était occupé au moment du surgissement des émotions, alors mon ego voudrait qu’il pût poursuivre son activité, sans être dérangé.

Sinon mon ego voudrait que mon centre mental continuât à fonctionner comme d’habitude, continuât à comprendre ce qu’il aura observé à distance.

Dans les deux cas, mon ego a un besoin vital de mon centre mental. Dans le premier cas, ce besoin est immédiat. Dans le second, ce besoin est créé par la terreur d’un arrêt de mon centre mental, terreur qu’il a transformée en peur des émotions perturbatrices.

Selon le degré de peur associé aux émotions perturbatrices, soit mon ego jette ces émotions dérangeantes dans sa besace « À traiter plus tard », soit il utilise une stratégie plus radicale : les rendre inconscientes par le mécanisme de défense d’isolation.

Bon, je doute encore.

Amicalement,
Yves

P.S. : ici mon doute est lié à l’influence structurelle de mon aile 6 sur mon monde intérieur.

Yves (E5 alpha, ailes 4 et 6, C- S= X-/+)
"Attendre d'en savoir assez pour agir en toute lumière, c'est se condamner à l'inaction." (Jean Rostand)

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"J’ai constaté aussi que parfois, même lorsque mon centre mental est au repos, un surgissement d’émotions me perturbait. Comment l’expliquer ?"
Je ne suis pas certain qu'un mental au repos, cela existe. Le centre préféré de l'ego fonctionne en permanence, et ton mental, Yves, est donc actif même quand tu n'es pas conscient de l'utiliser. Il s'agit sans doute d'un problème de formulation puisque tu écris plus loin : "Mon ego est terrifié par la possibilité d’une paralysie de mon centre mental. Un arrêt de mon centre mental signerait sa condamnation à mort." Dès lors, il n'y a pas de vrai problème, et toute émotion perturbe le mental.

 

C'est une confusion fréquente d'associer mental et réflexion logique. L'existence des ennéatypes 7 et des niveaux pré-rationnels de la spirale dynamique montre que ce n'est pas le cas.

 

"Mon ego observe à distance et, pour analyser et comprendre ce qu’il a observé, il appelle systématiquement mon centre mental."

Là aussi la formulation me semble peu appropriée. Il n'existe pas une entité appelée ego qui observerait les centres et les mobiliserait selon son bon vouloir. L'ego est simplement l'assemblage des trois centres en interaction. Dans ce cas, il vaut sans doute mieux parler de transe de dissociation qui n'est pas une véritable observation au sens de l'ennéagramme.

 

Très amicalement,

Fabien

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Bonjour à tous,

Merci Fabien pour ces précieux éclaircissements. Je m’étais mélangé les pinceaux dans les interactions entre ego, centres et émotions. C’est maintenant beaucoup plus clair.

Pour terminer mon témoignage, voici ce que j’ai constaté lors de mes sorties du processus d’évitement du vide intérieur. Je reprends le cas de mes procrastinations.

Parfois je restais longtemps dans le processus d’évitement du vide intérieur. D’autres fois, non. Soudain je percevais un son (coup sourd, enclenchement du frigo, etc.). Je réalisais que j’avais froid, faim, qu’il était tard. Je me levais et constatais que mes douleurs ne s’étaient pas arrangées. Je me sentais un peu bourbeux, nauséeux, atone, comme si j’avais une indigestion.

Souvent je me mettais à ranger, par exemple mon bureau. J’imaginais qu’une personne entrait chez moi, là, maintenant, et je nettoyais. Enfin… Je faisais ce que je considérais comme indispensable. Parfois je contrôlais les besoins de mes plantes.

Voici maintenant le point de vue de l’Ennéagramme.

Pendant ma recherche d’informations — pour éviter le vide —, je me rendais indisponible pour une autre activité. Je subissais un empilement de transes (cf. le stage Éveil). Je vivais l’avarice et le détachement.

Très souvent, après avoir cherché compulsivement n’importe quelle information, je me mettais à chercher une information particulière. Je m’acharnais et souvent ma quête durait longtemps. Cette information ciblée, c’était comme un phare au large, à la fois rassurant et fascinant. Je ne m’extirpais de mon état de procrastination que lorsque je l’atteignais ou que je m’en approchais suffisamment (Dans ce dernier cas, c’était un arrachement.). À ma quête d’évitement s’était greffée l’envie de mon ego de me singulariser intérieurement par un savoir particulier, sous l’influence de mon aile 4.

Dans ce cas de recherche ciblée, ma quête devenait excitante et je vivais l’intempérance. Ma quête m’offrait une échappatoire à la souffrance. Par contre, je ne cherchais pas d’échappatoire aux conséquences de ma procrastination. Cet évitement compulsif de la souffrance signe-t-il une désintégration externe en 7 ? Comment le savoir ?

Une fois mon ego repu, il retournait dans sa niche : la menace du vide avait disparu, il n’y avait plus de danger. Mon centre de survie — le centre instinctif — me réveillait à l’occasion d’un son sourd.

Ranger, compartimenter, ces activités familières me rassurent : mettre de l’ordre dans mon logis m’aide à mettre de l’ordre dans ma tête, aide mon centre mental à restructurer ses données.

Une de mes motivations pour nettoyer, c’était la peur d’une intrusion émotionnelle (ici, la peur d'une honte atroce) suite à une intrusion de quelqu’un dans mon château fort. Une autre motivation était une éthique — recevoir quelqu’un avec hospitalité et dans un décor agréable —, éthique que j’avais introjectée de ma mère 2 alpha. Quant au contrôle des besoins de mes plantes, ça ne venait pas de mes parents, non. En tout cas, c’était aussi de l’émotionnel extérieur.

Mes centres mental et émotionnel extérieurs ont facilité l’activation de mon centre instinctif extérieur. Malgré les besoins de mon corps souffreteux, j’ai d’abord dirigé mes trois centres vers l’extérieur, direction préférée de mon ennéatype.

Amicalement,
Yves

P.S. : pour contenter mon ego — rêvons —, j’ajoute un détail : pendant mon évitement du vide intérieur, je manifestais la facette C- de mon sous-type Conservation.

P.P.S. : sur le plan de l’auto-discipline, je me sens connecté aux modèles de mes parents, beaucoup plus auto-disciplinés que moi. 9 alpha et 2 alpha, leurs centres instinctifs fonctionnaient pendant mon enfance dans une harmonie merveilleuse, et ils bénéficiaient tous deux d’une puissante aile 1. Fort de cette connexion, je ne vivais, au moment de ranger et de nettoyer, ni manque, ni envie, mais le désir d’honorer mes parents ; une fierté non égotique.

Yves (E5 alpha, ailes 4 et 6, C- S= X-/+)
"Attendre d'en savoir assez pour agir en toute lumière, c'est se condamner à l'inaction." (Jean Rostand)

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Fabien Chabreuil

Bonjour aux amateurs d'ennéagramme,

 

"Dans ce cas de recherche ciblée, ma quête devenait excitante et je vivais l’intempérance. Ma quête m’offrait une échappatoire à la souffrance. Par contre, je ne cherchais pas d’échappatoire aux conséquences de ma procrastination. Cet évitement compulsif de la souffrance signe-t-il une désintégration externe en 7 ? Comment le savoir ?"
La désintégration externe amène le 5 alpha à se disperser, à perdre de son objectivité pour aboutir à une construction mentale satisfaisante. Il semble, Yves, que ce ne soit pas le cas ici puisque tu dis que ta recherche reste ciblée.

 

Très amicalement,

Fabien

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Bonjour à tous,

Merci Fabien pour ta réponse. Je me sens convaincu.

Voici une synthèse de mes témoignages, du point de vue de l’ennéagramme. Je vais m'efforcer de ne pas ajouter trop de détails.

Alors que j’aspirais résolument à participer à l’Enné-agora, un événement ébranla fortement une des fiertés-socles de mon ego.

Je subis des invasions d’émotions : le doute et la peur (mon aile 6) concernant les ressources de mon centre mental ; à plusieurs reprises, la honte, ainsi que l’envie et la mélancolie (mon aile 4), induisant encore d’autres émotions et sentiments ; une sorte de désespérance, etc.

Je vécus la peur de base du 5 : mon centre mental s’avérait incapable d’acquérir une certitude sécurisante. Incapable à cause de ces invasions d’émotions. Ces émotions, mon ego les associa à sa propre mort. Je n’utilisai pas mon centre intuitif.
Pour la survie de mon ego, les trois centres s’arrêtèrent.

Pour éviter le vide, mon ego enclencha la compulsion d’évitement du 5.

Pendant mon processus d’évitement compulsif, je vivais l’avarice, le détachement, la dissociation (ego du 5), et l’envie (mon aile 4).

La sortie du processus a été permise par l’éloignement du danger — le vide — et déclenchée par mon centre de survie (perception d’un son sourd).

Malgré les besoins de mon corps souffreteux, je dirigeai d’abord mes centres vers l’extérieur, direction préférée du 5.

Mes centres mental et émotionnel facilitèrent l’activation de mon centre instinctif extérieur : mon centre réprimé.

Amicalement,
Yves

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Bonjour à tous,

Mon facteur préféré vient de me délivrer une lettre. Après quelques hésitations matinales, je me décide à vous la transmettre.

Amicalement,
Yves

Chèr(e) Monsieur Ciboulette,

Bravo à vous ! J’ai l’honneur de vous annoncer que vous êtes le très heureux gagnant de notre tirage au sort exceptionnel : c’est le numéro 5 qui a été tiré et c’est votre numéro. J’ai l’honneur et l’heureux privilège exceptionnel de vous offrir — tout particulièrement à vous et en avant-première —, une offre spécialement pour vous et exceptionnelle sur notre tout nouveau produit emballant emballé dans un emballage cadeau exceptionnel.

*** La compulsion égotique d’évitement du vide intérieur ***

 

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Vous la mettez en place sans remuer le moindre petit doigt d’orteil. Vous satisfaites la répression de votre centre instinctif.

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Très cordialement,
Yves

Yves (E5 alpha, ailes 4 et 6, C- S= X-/+)
"Attendre d'en savoir assez pour agir en toute lumière, c'est se condamner à l'inaction." (Jean Rostand)

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