Institut Français de

l’ennéagramme

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Je me décide enfin à témoigner…


On dirait le sud

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Bonjour à toutes et tous,

Voici quasi 2 ans que je parcours ce forum (le verbe dévorer étant même plus approprié pour les premiers jours, semaines voire mois de ma découverte). J'ai voulu écrire enfin mon premier message en février dernier (il y a quasi 9 mois) mais je l'ai fait "par hasard" à un moment où le forum était en mode lecture seule. Depuis, j'ai participé à quelques stages (Bases, Centres, Éveil, Ailes, Sous-types et Communication) et décidé de contribuer plus activement à ce forum.

Lorsque j'ai découvert par les livres l'ennéagramme (il y a 8 à 10 ans), je me sentais attiré par l'ennéatype 9 sans avoir recherché à comprendre tous les mécanismes et concepts constitutifs du type. Encore moins avoir cherché à m'observer vraiment ou à mettre en pratique cette meilleure connaissance de moi. En 2012, j'ai décidé de quitter mon emploi, mon entreprise et toute la vie qui tournait autour (je suis informaticien de formation) pour me lancer enfin comme coach de vie et formateur en développement personnel. (Je pensais alors que j'avais besoin d'un grand coup de pied dans ce qui me sert à m'asseoir pour enfin passer à l'action et avancer dans ce projet.) C'est durant cette année que je me suis replongé dans la lecture approfondie de livres sur l'ennéagramme (donc ceux de Fabien et Patricia) et que j'ai décidé de suivre des stages et formations (auprès de Fabien et Patricia).

Je me reconnais actuellement comme ennéatype 9 :

  • La compulsion d'évitement des conflits était une évidence depuis l'ouverture du premier livre sur l'ennéagramme ;
  • L'orientation de soutien et d'acceptation, la recherche de la paix et de l'harmonie (en moi et autour de moi) étaient aussi une évidence même si, pensant longtemps, je ne pensais pas que cela était spécifique à un type de personnalité ;
  • La paresse (à me connaître) et la fixation d'oubli de soi furent plus difficiles à admettre jusqu'à ce que je comprenne que les 9 pouvaient narcotiser dans le développement personnel (je compris que j'intégrais peu mes découvertes et prises de conscience après la participation à un stage ou une formation, ou du moins que je manquais de l'auto-discipline et de l'engagement pour pratiquer dans la durée) ;
  • Le mécasnisme de défense de narcotisation fut plus facile à mettre en évidence tellement j'avais d'exemples dans ma vie

Pendant quelques temps (même au début de mes stages avec Fabien et Patricia), j'hésitais entre les types 6 et 9. En m'auto-observant, je finis par comprendre que j'étais bien de base du type 9 avec un centre instinstif préféré mais régulièrement (souvent ?) co-réprimé, de variante alpha et donc me désintégrant en 6 plutôt que de base 6 me désintégrant en 9. Comprendre grâce aux premiers stages que mon ennéatype faisait partie du centre instinctif fut quand même une grande surprise (puisque, si un comportement m'a été reproché dans ma vie familiale, professionnelle et même dans mes relations sentimentales passées, c'est bien le manque de passage à l'action, voire une certaine forme d'inertie).

En septembre dernier, j'ai participé aux stages Ailes et Sous-types. J'y ai découvert mes ailes (1 et 8) et mon sous-type conservation (qui s'appelle "Appétit", tiens donc :happy:). La découverte de mon aile secondaire (8) fut un choc émotionnel (enfin, un choc façon ennéatype 9, donc dans la modération) du même accabit que la découverte que l'énnéatype 3 était mon type d'intégration. Les deux ennéatypes avec lesquels j'avais le plus de difficulté "théorique" en découvrant l'ennéagramme étaient ou allaient devenir mes meilleures ressources pour m'intégrer et en même temps prendre ma place plus facilement dans ce monde. (Donc, amis et lecteurs 3 et 8, :sorry:)

Je pourrais pour conclure ce premier message donner un exemple de saga (le style de communication du 9) puisque mon message de février non publié y ressemble étrangement après relecture… mais je vais plutôt l'utiliser pour témoigner concrètement de ce que j'ai observé dans ma vie en lien avec les mécanismes de mon ennéatype.

Voici quelques manifestations de mon ennéatype :

-> Le besoin de prendre mon temps et l'évitement des conflits (en termes de décisions personnelles ou avec les autres)

1) Bien qu'ayant passé mon "permis de conduire" en juillet 2000 (après plusieurs reports de cette échéance et uniquement pour que ma famille "me foute la paix"), je ne suis réellement parvenu à conduire qu'à partir de juillet 2012 (un mois environ après avoir commandé ma première voiture). Pendant l'intervalle, j'ai vécu sans voiture à Bruxelles et je fréquentais une auto-école (ou m'entrainais avec un proche) tous les 2 ou 3 ans, pensant que "cette fois, c'est enfin la bonne !"

Durant ces années, et même depuis mes 18 ans où j'ai d'abord appris à conduire avec mon père (jusqu'à ce que je décide d'éviter les conflits avec lui en passant par une première auto-école), il m'était très difficile d'expliquer mes peurs (ou les raisons) qui me poussaient à ne pas passer à l'action (que ce soit pour apprendre, pour pratiquer, ou par nécessité pour être autonome dans mes déplacements). Et plus les personnes qui voulaient m'aider manifestaient une "pression" sur moi, plus je rentrais en résistance passive (manifestation du centre instinctif et de la répression de la colère façon 9).

2) Quelques mois avant de quitter mon ancienne entreprise, je me souviens que mon dernier N+1 (le terme chef semble avoir été banni avant que je ne commence à travailler) m'avait partagé que c'était mon comportement, le fait que je fasse réllemment ou non les actions qu'il m'avait demandées, qui lui indiquait ma réelle réponse à ses demandes (puisque je ne disais pas non de face en réunion, surtout en réunion à plusieurs). Nouvel exemple de résistance passivo-agressive. Je me souviens très clairement que je pouvais alors passer des heures à traiter ma messagerie électronique ou une des messageries de mon équipe : je narcotisais tout en pensant être occupé, voire actif et efficace.

3) Une fois quitté mon ancienne entreprise début 2012, j'ai mis du temps à me rendre compte que je devais me faire davantage connaître, sortir de ma zone de confort, me "vendre" et développer mon réseau concrètement (et non uniquement pour être sympa et collectionner "les amis" sur Facebook). Pour mon besoin de sécurité financière (instinct de conservation), j'ai cherché et trouvé une mission de consultance en informatique à temps partiel qui n'a duré finalement que 2 mois mais qui m'a fait basculer du statut d'indépendant complémentaire au statut à titre principal, m'empêchant d'avoir droit aux allocations de chômage à la fin de mon indemnité de licenciement auxquelles je pensais avoir droit.

C'est à ce moment que j'ai, il me semble, basculé dans une période de désintégration externe (vers le type 6 donc), avec une blessure renforcée, je pense, de mon instinct de conservation. Début 2013, j'ai multiplié les recherches d'emploi dans mon ancien métier mais sans y croire, donc sans pouvoir réellement convaincre (et rassurer) mes interlocuteurs. J'ai fini par devoir retourner vivre chez mes parents pour ne retrouver un emploi temporaire (administratif de surcroit, ô joie) que début septembre (jusque fin janvier de cette année). Et c'est seulement en participant à une formation résidentielle en aôut dernier en partie comme co-formateur, en partie comme assistant, en partie comme participant, que j'ai pu me reconnecter à mes motivations profondes tout en acceptant mes zones d'ombre mises à jour à l'aide de l'ennéagramme.

Je vois dans cette période de grandes difficulités à choisir une orientation professionnelle, envie d'aller de l'avant tout en tentant de reprendre l'ancienne vie, envie de vivre mes idéaux (aile 1) sans y parvenir réellement, donc immobilisme (co-répression du centre instinctif), narcotisation à outrance (la télé et l'ordinateur, avec accès internet, ont été deux immenses pièges), renforcement il me semble de la répression de mon centre émotionnel réprimé (9 alpha) par un grand isolement social et familial (je voulais éviter le jugement supposé des autres, le mien étant déjà assez culpabilisant, et les conflits, évidemment).

4) Pendant 8 ans, de juillet 2006 à la fin du mois d'octobre dernier, j'ai participé activement à un jeu de rôle et d'aventures virtuel sur Internet. Il était soi-disant possible d'y jouer 2 fois 5 minutes par jour, mais univers ludique imaginaire oblige, j'en ai fait mon instrument de narcotisation principal pendant toutes ces années. Je pouvais même y libérer ma "colère" en engueulant certains joueurs qui jouaient avec moi par moment puisque le filtre du jeu de rôle s'ajoutait à la distance inhérente à un jeu sur pc.

C'est en revenant de ma formation en août dernier que j'ai décidé d'arrêter d'y jouer une fois mes derniers engagements au sein du jeu tenus ou clarifiés.

Aujourd'hui, je me rends compte que ce jeu favorisait de nombreuses transes hypnotiques (cf. le stage Éveil) en plus de consommer une bonne partie de mon énergie (en temps mais pas uniquement). Et il a fallu bien entendu que cette décision vienne de moi et non de mon entourage (qui faisait pression sporadiquement depuis déjà quelques années).

Je complèterai par d'autres témoignages ou préciserai mes auto-observations en fonction des réactions de Fabien ou de tous ceux qui accepteront de m'aider à pousser plus loin mon analyse et ma transformation.

Merci à tous de m'avoir lu,
Benoît

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Bienvenue Benoît sur ce forum avec un beau premier témoignage dont je te remercie.

Je dis souvent qu'en ennéagramme, l'auto-observation est la moitié du travail d'intégration. Du fait de la passion et de la fixation, ce pourcentage est encore plus élevé pour les 9. C'est dire que la discipline de poster ici est un bon moyen de dépasser son ego et de tendre vers la vertu d'amour de soi, mais aussi des autres, en les autres ennéatypes à mieux comprendre les 9 et en donnant aux 9 des pistes supplémentaires pour débusquer leurs mécanismes égotiques.

"Je complèterai par d'autres témoignages ou préciserai mes auto-observations en fonction des réactions de Fabien ou de tous ceux qui accepteront de m'aider à pousser plus loin mon analyse et ma transformation."
La réaction de Fabien — voilà que j'écris comme un 3 désintégré ! — est brève, non par désintérêt mais parce que ton témoignage ne comporte pas de question et est suffisamment clair et précis pour ne pas avoir grand-chose à rajouter.

Très amicalement,
Fabien

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Bonjour Benoît !

 

Je suis ravie de ré-entendre parler de toi après le stage Communication où j'ai pu te voir en "live". :happy:

 

Figure-toi que je suis particulièrement interpelée par ce que tu dis sur le permis de conduire !!! En effet, je n'ai jamais passé le mien malgré mes multiples ré-inscriptions annuelles à l'auto-école. :laugh: En général, je donne mon chèque et on ne me revoit plus jamais même s' il m'arrive parfois de prendre quelques cours… Tu dis qu'à l'époque tu étais incapable d'expliquer pourquoi tu avais ce blocage. Est-ce qu'aujourd'hui, tu y vois plus clair ? Avais-tu par exemple des difficultés d'apprentissage ou s'agissait-il uniquement d'un problème lié aux démarches (inscription passation, etc.) ? Ou penses-tu que symboliquement, avoir le permis représentait quelque chose d'important (autonomie, indépendance, ou…) ?

 

Merci par avance de tes lumières !

Solène

Solène – E9 mu, C+/= S++ X+/-

 

"Quand on ne sait pas ce qu'on veut, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas." (lu dans Fight Club, de Chuk Palahniuk)

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On dirait le sud

Bonjour Fabien et Solène,

 

Je dis souvent qu'en ennéagramme, l'auto-observation est la moitié du travail d'intégration. Du fait de la passion et de la fixation, ce pourcentage est encore plus élevé pour les 9. C'est dire que la discipline de poster ici est un bon moyen de dépasser son ego et de tendre vers la vertu d'amour de soi, mais aussi des autres, en les autres ennéatypes à mieux comprendre les 9 et en donnant aux 9 des pistes supplémentaires pour débusquer leurs mécanismes égotiques.

Oui, je m'étonne moi-même (depuis que je m'auto-observe) de ma difficulté à parler de moi sur ce forum (sans doute parce que la démarche sous-jacente est plus consciente, et ce malgré les résistances de mon ego), alors que je suis au contraire très prolixe lorsque je suis en phase de fusion (pour donner un exemple parlant).

 

La réaction de Fabien — voilà que j'écris comme un 3 désintégré ! — est brève, non par désintérêt mais parce que ton témoignage ne comporte pas de question et est suffisamment clair et précis pour ne pas avoir grand-chose à rajouter.

Merci de cette précision, Fabien. Je me suis efforcé en effet d'être aussi précis que possible (sachant que je sentais une forte envie de raconter une longue histoire, la plus passionnante qui soit selon mon ego, c'est-à-dire la sienne :laugh:).

 

Je suis ravie de ré-entendre parler de toi après le stage Communication où j'ai pu te voir en "live". :happy:

Merci.

 

Figure-toi que je suis particulièrement interpelée par ce que tu dis sur le permis de conduire !!! En effet, je n'ai jamais passé le mien malgré mes multiples ré-inscriptions annuelles à l'auto-école. :laugh: En général, je donne mon chèque et on ne me revoit plus jamais même s' il m'arrive parfois de prendre quelques cours… Tu dis qu'à l'époque tu étais incapable d'expliquer pourquoi tu avais ce blocage. Est-ce qu'aujourd'hui, tu y vois plus clair? Avais-tu par exemple des difficultés d'apprentissage ou s'agissait-il uniquement d'un problème lié aux démarches (inscription passation, etc.) ? Ou penses-tu que symboliquement, avoir le permis représentait quelque chose d'important (autonomie, indépendance, ou…) ?

Je pense, avec le recul, que c'était un ensemble de facteurs :

  1. Au début, je voulais ne faire aucune erreur, conduire parfaitement (influence de mon aile 1 combinée avec un père gendarme :happy:) ;
  2. Vouloir la perfection était peut-être un moyen de justifier mes difficultés d'apprentissage (dans l'action car pour la théorie, c'était facile) ;
  3. Pendant mes études (où j'ai postposé le problème), je ne ressentais pas le besoin d'autonomie (contrairement à mes frères et sœurs, plus jeunes, quand ce fut leur tour) ;
  4. Mais quand le dernier (10 ans d'écart) fut sur le point de passer son permis, j'ai senti le besoin d'obtenir (enfin) le mien sans avoir la pression de ma famille pendant que je reprenais des cours d'auto-école, etc. (je n'habitais plus avec eux ni dans la même ville à l'époque, donc je pouvais agir à mon rythme sans ressentir leur pression) ;
  5. Une fois le permis en poche, mon mode de vie (je vivais en ville et prenais le train pour aller travailler) ne nécessitait pas l'achat (ni la location ou le partage) d'une voiture, j'ai donc postposé la mise en pratique de mes heures d'auto-école ;
  6. Les années passant, je sentais une gêne de plus en plus grandissante chaque fois que je devais parler de mon problème (de confiance et/ou de manque de pratique) de conduite (surtout quand je rencontrais quelqu'un), ce qui m'a forcé à force à reprendre des cours avec une auto-école ;
  7. Au bout de plusieurs tentatives, je suis parvenu (enfin) à régler le problème du (re-)démarrage en côte (problème que je rencontrais surtout avec n'importe quelle voiture à essence) ; ayant enfin compris les gestes techniques pour éviter de caler, puis ayant décidé d'acheter une voiture récente et roulant au diesel, cela ne m'arrive que très rarement, et surtout, je ne ressens plus la honte de ma période d'apprentissage ;
  8. Le fait d'avoir quitté mon ancienne entreprise a rendu aussi urgent le besoin de résoudre ce problème de pratique et de manque d'autonomie ;
  9. J'ai finalement accepté de me lancer, d'accepter d'apprendre dans l'action ce qu'il me restait à apprendre (c'est-à-dire de l'expérience).

J'espère avoir répondu à ta question.

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Merci Benoît pour toutes ces précisions, c'est très sympa d'avoir pris le temps de me répondre !

Dans ton témoignage, je retrouve des points communs avec moi : la motivation fluctuante (survivre sans permis c'est possible, donc pourquoi s'en priver :happy:), et la difficulté à accepter certains problèmes d'apprentissage ( en conduisant, sous le stress, je crois bien que je réprime l'instinctif et le mental… du coup, conduire avec son émotionnel seul aux commandes, c'est archi compliqué… Et je suis vraiment archi-nulle :happy:).
Se rajoute à cela en ce qui me concerne d'autres soucis éventuels : grosse colère (non exprimée) envers les moniteurs, peur des responsabilités (avoir dans les mains un outil puissant et rapide me donne des angoisses morbides : j'ai peur de tuer quelqu'un que ce soit dans ma voiture ou à l'extérieur), et une psychologue à qui j'en avais parlé évoquait aussi la peur de vivre (pouvoir aller plus loin, avoir moins de limites).
Je retiens ta conclusion finale : accepter d'apprendre "dans l'action", qui me semble très juste… Mais hélas, mon ego me bloque assez puissamment sur ce coup.
Je vais ouvrir un nouveau post pour parler de ce problème, afin de ne pas vampiriser le tien, dont ce n'était pas le sujet initial ! :bye:

Solène – E9 mu, C+/= S++ X+/-

 

"Quand on ne sait pas ce qu'on veut, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas." (lu dans Fight Club, de Chuk Palahniuk)

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Bonjour Solène, et merci pour ce témoignage

"Une psychologue à qui j'en avais parlé évoquait aussi la peur de vivre."
Cela peut rejoindre la narcotisation du 9 qui a pour but de se détourner du réel et de tous ses conflits, et donc en quelque sorte de la vie.
Certains emploient pour le 9 le terme d’anesthésie. Je me souviens aussi d'une citation d'Helen Palmer qui disait que les 9 préfèrent se laisser mourir à petit feu plutôt que de risquer de se faire assassiner.

"Je retiens ta conclusion finale : accepter d'apprendre 'dans l'action', qui me semble très juste… "
Je crois que c'est une bonne piste. Pour le 9, la priorité est de remettre le centre instinctif en premier, et ensuite l'action peut entretenir l'action.
J'ai probablement déjà évoqué ici la métaphore de la bicyclette à dynamo entendue lors d'un stage de la bouche d'un 9 : "Quand le vélo est arrêté, la lumière ne marche pas et on ne peut pas démarrer, et quand le vélo avance, la lumière fonctionne et on voit où on va."
Il reste à trouver l'élan initial, en voici un petit bout. :calin:

"Je vais ouvrir un nouveau post pour parler de ce problème, afin de ne pas vampiriser le tien, dont ce n'était pas le sujet initial !"
Au plaisir de relire dans ton nouveau post.

Très amicalement,
Jérôme

Jérôme E9 mu, aile 1, C =/- S -/+ X =/+

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On dirait le sud

Bonjour Solène et Jérôme,

 

Solène, as-tu déjà suivi le stage Sous-types ?

Car, en lisant ta réponse, je me demande si ton instinct de conversation n'est pas encore plus blessé que le mien, ce qui expliquerait en partie tes difficultés. Et même si j'avais conscience des dangers d'être sur la route, à la fois en tant que conducteur inexpérimenté puis débutant mais aussi pour le principe que le risque zéro n'existe pas, je me suis finalement dit un jour que :

  1. Si certaines personnes arrivent à conduire même en faisant plusieurs choses en même temps (manger un sandwhich, écouter de la musique, entretenir une conversation téléphonique, parler avec son ou ses passagers, etc), donc sans être à 100 % de leur attention sur la route, sauf circonstances exceptionnelles, alors je devrais pouvoir y arriver avec 100 % de mon attention (au début) malgré mon manque de confiance en moi au préalable (et ma conscience des risques, qu'elle soit exagérée ou non).
  2. Si je faisais preuve d'anticipation et que je communiquais correctement avec les autres automobilistes (feux clignotants, adaptation de ma vitesse), je pourrais ainsi réduire les risques en agissant concrètement dessus (et l'expérience de conduite est un passage obligé pour gagner en confiance en soi, pour parvenir à mieux anticiper les réactions des autres).
  3. Avec le temps, mon manque d'expérience de conduite devenait un handicap social (je me sentais honteux) et pas seulement un handicap en termes de mobilité, d'autonomie. J'ai pris conscience que je n'avais pas été davantage "au volant" de ma vie, et cela m'a motivé à faire le nécessaire pour (commencer à) changer. Et ce qui était un handicap est devenu une force aujourd'hui car je peux me servir de cette expérience comme preuve que je peux transformer mes peurs (et/ou mon manque de confiance) dans un domaine en source de plaisir et de liberté.

Cela rejoint au final ce que dit Jérome : "Il reste à trouver l'élan initial." (Pour les types qui répriment le centre instinctif, les 9 donc mais pas qu'eux, le plus difficile à mon avis est effectivement de démarrer l'action.)

 

Jérome,

 

Merci pour le rappel de cette métaphore de la dynamo. J'aime effectivement beaucoup. :happy:

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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  • 1 month later...

Cher Benoît,

 

Cela faisait longtemps que je souhaitais te répondre, en tant que 3, sur les différents points très intéressants que tu mentionnes.

 

D'abord sur ton type :

 

Je me reconnais actuellement comme ennéatype 9 :

  • La compulsion d'évitement des conflits était une évidence depuis l'ouverture du premier livre sur l'ennéagramme ;
  • L'orientation de soutien et d'acceptation, la recherche de la paix et de l'harmonie (en moi et autour de moi) étaient aussi une évidence même si, pensant longtemps, je ne pensais pas que cela était spécifique à un type de personnalité ;
  • La paresse (à me connaître) et la fixation d'oubli de soi furent plus difficiles à admettre jusqu'à ce que je comprenne que les 9 pouvaient narcotiser dans le développement personnel (je compris que j'intégrais peu mes découvertes et prises de conscience après la participation à un stage ou une formation, ou du moins que je manquais de l'auto-discipline et de l'engagement pour pratiquer dans la durée) ;
  • Le mécasnisme de défense de narcotisation fut plus facile à mettre en évidence tellement j'avais d'exemples dans ma vie

Je suis arrivé chez Fabien et Patricia en sachant que j'étais 3, mais lors du stage Bases, j'ai beaucoup hésité sur le type 9. Et Fabien m'a éclairé en me disant que ce que je reconnaissais de l'ennéatype 9 était en fait attaché à mon centre instinctif réprimé (je suis 3 mu). Aussi, dans ta description ci-dessus, je me reconnais beaucoup (par exemple, la narcotisation dans le développement personnel, vaste sujet :happy:). Tout ceci pour dire que ces « symptômes » que tu évoques peuvent être éprouvés aussi par un 3 mu, et probablement un 6 alpha, pour ne citer que les types du triangle. Peut-être que les les autres types qui répriment le centre instinctif se retrouvent aussi dans ces descriptions, soit les 5 alpha, 7 mu, 2 mu et 4 alpha.

Les deux ennéatypes avec lesquels j'avais le plus de difficulté "théorique" en découvrant l'ennéagramme étaient ou allaient devenir mes meilleures ressources pour m'intégrer et en même temps prendre ma place plus facilement dans ce monde. (Donc, amis et lecteurs 3 et 8, :sorry:).

Je te renvoie le compliment : en tant que 3 espérant (n'est-ce pas ma vertu ? :wink:) m'intégrer en 9, j'aurai beaucoup à apprendre d'un ami/lecteur 9. :hapy:

 

Je me souviens très clairement que je pouvais alors passer des heures à traiter ma messagerie électronique ou une des messageries de mon équipe : je narcotisais tout en pensant être occupé, voire actif et efficace.

Ô que tout cela me parle !! C'est très intéressant de l'entendre formuler ainsi, car j'avais toujours pensé que j'étais actif et efficace en traitant ma messagerie. Et j'y vois bien, grâce à ton témoignage, l'effet de la narcotisation. Si on y ajoute des effets de 3, comme « quel est le message auquel je dois répondre pour obtenir un succès à court terme et visible », cela peut donner des comportements très enfermés dans l'ego… :sad:

Cela rejoint au final ce que dit Jérome : "Il reste à trouver l'élan initial." (Pour les types qui répriment le centre instinctif, les 9 donc mais pas qu'eux, le plus difficile à mon avis est effectivement de démarrer l'action.)

Enfin, pour rebondir sur la discussion lancée par Solène et alimentée par Jérôme et Benoît, voici mes deux centimes de contribution : je constate aussi avoir beaucoup de mal avec cette idée d'élan initial. J'ai trois tactiques, qui marchent plus ou moins bien : couillonner mon cerveau ; ranger/jeter quelque chose ; mettre une minuterie.

  • Couillonner mon cerveau : prenons l'exemple d'aller faire un jogging le matin. Si j'y pense le matin-même, c'est mort, je vais avoir toutes les raisons pour ne pas y aller (mon centre de support est le mental :happy: ). Donc je m'y prépare la veille, et je mets mes affaires de jogging en évidence. Aussi, le matin, en me levant, j'enfile ma tenue de jogging, et après, bien coincé, je ne peux qu'y aller. :bravo: Certes, il m'est arrivé de ne pas aller courir, et de me retrouver à 11 h du matin encore en tenue de jogging… mais c'est assez rare.
  • Ranger/jeter quelque chose : j'ai constaté ce problème de l'élan initial, et pour moi, ça peut se résoudre en bougeant. Ce qui est le plus efficace pour moi, c'est de repérer quelque chose à jeter, et d'aller le jeter. Ça me donne un sentiment de libération (j'ai créé de l'espace, j'ai désencombré le quotidien) et cela m'a donné de l'énergie à bouger.
  • Une autre stratégie, plus rare, et plus « mécanique », consiste à me mettre une minuterie avec tout un cérémonial auparavant. Quand je parle de cérémonial, il s'agit surtout d'une préparation mentale. Par exemple, la veille, je me dis : « OK, demain matin, sur tel projet, minuterie dès que j'arrive au bureau » ou dans la journée, « OK, je me prends un café, et juste après, minuterie » et je prépare l'environnement de travail (faire place nette sur le bureau, éteindre la messagerieà). Puis je déclenche la minuterie (programmée sur, disons, 15 mn), et pendant ce temps, je n'ai pas le droit de faire autre chose que mon projet tant que la minuterie n'a pas sonné. Cela m'aide souvent à démarrer : au bout de 15 mn, quand ça sonne, je suis souvent « en vitesse de croisière » dans le projet, car l'élan initial a été donné. Après, il y a plusieurs techniques, rajouter des tranches de 15 mn, ou bien 25 mn + 5 mn de pause, ou 50 mn + 10 mn de pause… Pour moi, l'important, c'est de « lancer l'action ».

Voilà pour l'instant.

Amicalement,

Christophe/Docthib

E3 mu C+/= S+/- X++

"Se coucher tard nuit" (Raymond Devos)

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  • 1 month later...
On dirait le sud

Bonjour à tous,

 

Pendant la fermeture récente de ce forum, j'ai observé certains mécanismes de mon type (9) ou de mon type de désintégration (6).

 

1) La non expression de la colère (voire la tentative de refoulement par mon ego). J'étais en visite chez mon frère. Je ne sais plus exactement ce qu'il s'est passé (ou dit) entre lui et moi. Malgré mon désir à l'époque des faits de prendre des notes pour utilisation sur ce forum dès sa réouverture, je ne l'ai finalement pas fait et je sentais, surtout au début, mon ego m'invitant à oublier ce qui s'était passé (transe d'amnésie au service de la fixation d'oubli de soi ?). Ce dont je me souviens néanmoins est d'avoir ressenti un début de colère en moi, puis l'envie de ne pas l'exprimer pour ne pas déclencher de conflit ou, à tout le moins, par peur de l'énergie que j'aurais pu mettre dans sa libération.

 

2) Une amie m'a proposé il y a 2 à 3 semaines (à la même époque grosso modo que les faits du point ci-dessus) de poser dans mon agenda l'organisation d'une formation afin de me motiver à passer à l'action, à m'organiser en conséquence et de sortir ainsi de mon inertie actuelle. Au simple énoncé de sa suggestion, j'ai ressenti avec force la peur qui m'empêchait de passer à l'action comme elle me le suggérait, j'ai observé mon ego envisager des raisons (= des excuses) expliquant mon inaction, puis j'ai compris que la peur avait motivé mon inertie de ces derniers mois (hors périodes ponctuelles), mon ego faisant le lien avec les échecs passés pendant cette période.

 

Je me suis dit que cette peur était indicatrice de ma désintégration externe en 6 (et je témoigne ici pour m'en assurer).

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Malgré mon désir à l'époque des faits de prendre des notes pour utilisation sur ce forum dès sa réouverture, je ne l'ai finalement pas fait."

Pour les rois de l'amnésie et/ou du mensonge à soi, la prise de notes est un accessoire indispensable de l'introspection.

 

"Transe d'amnésie au service de la fixation d'oubli de soi ?"

Oui, certainement.

 

 

"Je me suis dit que cette peur était indicatrice de ma désintégration externe en 6 (et je témoigne ici pour m'en assurer)."

Cette peur peut être simplement celle d'un conflit intérieur et/ou extérieur et donc n'être qu'interne à l'ennéatype 9. Pour qu'il y ait désintégration en 6, il faudrait qu'apparaissent aussi les autres caractéristiques de l'ego du 6, doute et suspicion notamment. Était-ce le cas ?

 

Très amicalement,

Fabien

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On dirait le sud

Bonjour à tous,

 

"Je me suis dit que cette peur était indicatrice de ma désintégration externe en 6 (et je témoigne ici pour m'en assurer)."

Cette peur peut être simplement celle d'un conflit intérieur et/ou extérieur et donc n'être qu'interne à l'ennéatype 9. Pour qu'il y ait désintégration en 6, il faudrait qu'apparaissent aussi les autres caractéristiques de l'ego du 6, doute et suspicion notamment. Était-ce le cas ?

Fabien, je pensais te répondre de suite mais je me suis de nouveau "fait avoir" avec la suspension de fin de semaine du forum (la fameuse relation au temps…). Toutefois, après réflexion, je me rends compte que cette pause du forum m'a offert l'occasion de réfléchir plus longuement à ta question.

 

En effet, je pensais répondre de prime abord que ma peur me semblait plus interne à mon ennéatype car je ne voyais pas de manifestation de suspicion mais bien le doute. Or, comment distinguer le doute du malaise créé par un conflit intérieur.

Il me semble d'autre part que j'ai ressenti davantage la peur "dans mes tripes" que "dans ma tête", comme si j'avais fait le lien avec mes tentatives infructueuses précédentes, ce passé (relativement récent) devenant une raison "instinctive" de résister au changement (par peur que l'échec se reproduise).

 

J'ai conscience aussi, par ma position familiale (je suis l'aîné de 5 enfants, et le seul à être célibataire et sans enfants à l'heure actuelle), que mon projet professionnel (et de changement de vie) implique des tensions réelles ou imaginaires que j'ai envie d'éviter, et donc que cela peut aussi créer une résistance au changement, voire de la peur.

 

C'est là que je ressens toute la subtilité de l'ennéagramme et la nécessité d'un travail d'observation de soi (enfin, de moi en l’occurrence) sur la durée. Merci pour ton aide une fois de plus.

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Bonjour à tous,

Ce dont je me souviens néanmoins est d'avoir ressenti un début de colère en moi, puis l'envie de ne pas l'exprimer pour ne pas déclencher de conflit ou, à tout le moins, par peur de l'énergie que j'aurais pu mettre dans sa libération.

En poussant ma propre introspection, j'ai déjà constaté plusieurs fois que derrière ma compulsion, il y a une peur de ma colère. J'ai peur d'abord de ne plus me contrôler, d'explorer une partie de moi que je connais très mal (que se passe-t-il lorsque je crie, que je deviens violent ?) mais aussi peur de la réaction des autres face à cette colère : je ne maîtrise plus la relation. Autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, je perd toute maîtrise, ce qui déplait très fortement à mon centre instinctif.
Ce qui me fait peur aussi est la gestion de "l'après". Comment renouer la relation quand la colère est retombée ? Je crains que la violence de ma colère ait rompu à jamais la relation, et qu'il ne soit plus possible de retrouver l'harmonie. Cette peur-là intervient surtout pour les relations auxquelles j'accorde de l'importance, je ne voudrais pas les perdre.

Heureusement il m'arrive aussi de temps à autre d'exprimer ma désapprobation avec mesure : dans ce cas, ma peur de ne plus rien contrôler s'estompe au profit de la conviction que je pourrai être entendu sans perdre mes moyens (la communication non violente me donne un cadre très utile pour cela).

Je me suis dit que cette peur était indicatrice de ma désintégration externe en 6 (et je témoigne ici pour m'en assurer).

Je me suis posé récemment la même question car je peux, dans des moments de désintégration, vivre des peurs très intenses. Cela m'a même interrogé un temps sur ma variante mu. Pour autant, le reste de mon fonctionnement est cohérent avec la hiérarchie I-E-M-(I), et j'en ai déduit que ces peurs étaient liées à l'ennéatype de base, comme le soulignait Fabien. Je n'avais pas pensé au critère supplémentaire rappelé par Fabien : pour qu'il y ait désintégration externe, il faut que la peur soit accompagnée de doute et de suspicion. Or pour moi, le doute n'accompagnait pas la peur, ce qui confirme l'hypothèse qu'on reste dans le domaine de la désintégration interne.
En revanche, je peux témoigner que lorsque je vis une désintégration en 3, il y a mensonge ET vanité, l'un soutenant l'autre. Et je perçois que cela est lié à mon centre émotionnel.

Bien amicalement,
Tristan

Tristan (91 mu, C=/-, S++/-, X-/+)

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  • 2 months later...
On dirait le sud

Bonjour à toutes et tous,

 

Je viens de lire les réflexions de Nicolas au sujet de ses hésitations quant à ses aile(s) et sous-type(s). Plutôt que de squatter son poste, j'ai préféré alimenter le mien.

 

Je me retrouve fortement dans son premier témoignage (pour la partie concernant les ailes). J'ai moi aussi été un adepte des jeux vidéo et des jeux de rôles (sur Internet uniquement toutefois). C'était à chaque fois une activité de narcotisation, intense, voire excessive par périodes.

 

Je me suis donc reposé les questions que Fabien avait soumises (en son temps) à Nicolas :

Quant tu t'énerves après les autres, est-ce au nom de principes ou simplement parce que leur comportement génère chez toi une frustration ?

Quel temps passes-tu sur tes projets de vengeance ? Est-ce immédiatement après l'offense ou t'arrive-t-il d'y accorder une attention significative longtemps après ?

1) Je m'énerve à la fois au nom de principes et par frustration. Je ne sais pas dire actuellement dans quelle proportion, je vais donc observer cela dès maintenant.

 

2) Pendant longtemps, j'ai cru ne pas être vindicatif. (Même lorsque j'avais envie de me venger sans pouvoir le faire de suite, il me semble que le temps faisait en sorte que j'oublie mes projets de vengeance, que je me dégonflais en quelque sorte.) Puis j'ai lu le commentaire suivant de Fabien en réponse à Nicolas :

[...] mais si tu peux avoir des idées de vengeance après deux ans et demi, c'est bien qu'il y a aussi au moins une petite pointe d'aile 8.

Je me suis alors souvenu de mon refus à participer à la fête d'anniversaire (des 40 ans) d'un ancien ami il y a un peu plus d'un an. Au début de mon adolescence, cet ami était mon meilleur ami… jusqu'à ce qu'il me trahisse et participe à mon humiliation par toutes les filles de la classe. Nous avions 14 ans à l'époque, donc cela date.

 

Lors de cette fête des 40 ans, j'étais censé revoir (en participant à la fête) des copains d'école de cette époque (en plus de cet "ami"). Je n'étais pas bien dans ma peau à ce moment-là (difficultés professionnelles, début de mon retour forcé chez mes parents, toujours célibataire et sans enfants, etc.). Bref, je n'avais pas envie d'expliquer mon histoire à des personnes que je n'avais plus revu depuis 10 ans au moins et dont une partie, je supposais, m'avait humilié ou s'était simplement foutu de ma timidité, de ma naïveté, lorsque nous étions tous adolescents. Je ne sais plus trop ce que j'ai donné comme excuse (les deux mères avaient servi d'intermédiaire).

 

Aujourd'hui, avec le recul, j'ai conscience que la vraie raison de mon refus, c'était cette trahison lors de mes 14 ans. Je n'avais clairement pas envie de le revoir, de partager une fête, de faire semblant une fois sur place.

 

Fabien, est-ce bien dès lors un signe de la présence de mon aile 8 (secondaire, car même avant le stage Ailes de septembre dernier, je n'avais pas de doute sur mon aile 1) ?

 

Je vais réfléchir à d'autres souvenirs éventuels de vengeance car il me semble que ce n'est pas le seul où je me suis vengé de manière passive, simplement en ne participant pas ou en étant en retrait.

 

Bien amicalement,

Benoît

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Fabien, est-ce bien dès lors un signe de la présence de mon aile 8 ?"

C'est vraisemblable, mais un seul exemple n'est pas suffisant pour avoir une certitude. D'autre part, si l'aile 8 est là, elle ne peut l'être que par sa fixation, et la passion devrait aussi pointer son nez.

 

Très amicalement,

Fabien

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  • 2 weeks later...
On dirait le sud

Bonjour Fabien (et tous les autres),

 

Je vais donc continuer mon observation pour déterminer si l'aile 8 est bien présente ou non.

 

En attendant, j'aimerais partager une autre observation, double de surcroit, à savoir la bascule (ou l'inertie) de mon centre instinctif et la corépression de mon centre émotionnel. J'ai préparé ce témoignage dès samedi après-midi afin de ne rien oublier… mais j'ai failli oublier de le poster.

 

Samedi matin dernier, ma mère ne semblait pas en grande forme. Je lui ai proposé de l'accompagner faire les courses dans un supermarché hard-discount car je sais qu'elle n'aime pas trop le fréquenter, en particulier en cas de grande foule comme un samedi. Alors que j'étais dans un autre rayon en train de charger le caddie, il est arrivé un incident entre un membre du personnel poussant une palette de marchandises en rayon et ma mère. Quand je l'ai rejoint, ma mère se plaignait que l'employée lui avait roulé sur le pied.

Je souhaite témoigner de cet incident pour deux raisons :

  1. J'ai observé en temps réel ma compulsion d'évitement des conflits, donc la bascule (ou l'inertie) de mon centre instinctif ;
  2. J'ai constaté en même temps ma difficulté à communiquer avec ma mère (j'ai actuellement pour hypothèse que ma mère est une 2 alpha).

Il me semble avoir observé en même temps ma corépression du centre émotionnel avec la corépression de mon centre instinctif (à cause de la bascule due à ma compulsion). Peu de temps après que je l'aie rejointe, je sentais ma mère bouillir émotionnellement. Elle était en colère, commençait à le manifester oralement tout en ayant encore une certaine retenue. Je la sentais prise dans un (début de) tourbillon émotionnel (de mon point de vue) alors que je me sentais personnellement de plus en plus distant, notamment par peur d'être le centre d'attention (vu l'abondance de clients).

J'ai aussi senti l'envie de défendre ma mère en allant trouver la gérante du magasin et, en même temps, l'impossibilité de le faire, de bouger en ce sens. De son côté, ma mère manifestait, énervée, son envie de terminer les courses au plus vite, en hésitant elle aussi à aller trouver la responsable de l'établissement.

Analysant la situation et cherchant (sans doute) des arguments pour éviter d'avoir à confronter réellement la responsable, je dis à ma mère, sur le chemin de la caisse, que l'employée était probablement sous pression et qu'elle n'avait pas fait exprès de lui marcher sur les pieds. Ma mère s'énerva alors sur moi en disant que je trouvais toujours des excuses à tout le monde.

Cerise sur le gâteau, au moment de payer la caissière, ma mère, qui jusque là avait hésité entre se plaindre auprès de la caissière, demander à voir la responsable ou ne rien dire, choisit d'en parler à la caissière sur un ton à mon goût trop émotionnel qu'elle était venue pour acheter un article pour sa petite fille (*) et que finalement une employée lui avait roulé sur les pieds. Que tout cela était inacceptable, etc.

* Sur ces mots, j'ai pris la fuite avec le caddie hors du magasin, mon centre mental trouvant cette justification tout à fait inutile et hors de propos.

Il me semble être fortement impassible lorsque ma compulsion est activée et/ou lorsque ma mère démarre ce que j'appelle une crise. Et j'ai conscience que cette impassibilité est parfois la cause des réactions de ma mère (ou des membres de ma famille, frères et sœurs compris), réactions qui déclenchent parfois à leur tour ma compulsion. (J'estime parfois que le silence ou la non-action finira par apaiser les tensions, ce qui marche parfois en effet mais pas systématiquement.)

Concernant ma mère, je ne suis pas certain qu'elle soit du type 2 alpha, mais j'ai trouvé que ses critiques au sujet du personnel (et surtout les mots employés) lorsqu'elle a raconté par téléphone à une de mes sœurs l'incident du matin (nous venions à peine de rentrer) étaient peut-être des indices sur la fixation de dédain. (Ce n'est pas la première fois que je constate qu'elle critique d'autres personnes quand elles ne sont pas présentes, et je ne suis pas le seul à l'avoir constaté.)

Bien amicalement.

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"J'ai conscience que cette impassibilité est parfois la cause des réactions de ma mère."

En l’occurrence, elle attendait certainement d'être plainte, soutenue, consolée. Et certainement prioritairement par toi. Ne l'obtenant pas, elle cherche à le trouver ailleurs.

 

Il me semble qu'il pourrait aussi y avoir chez elle, dans ce cas, une manifestation de l'instinct de conservation, mais il nous faudrait pour le vérifier savoir qu'elle a été la réaction du pousseur de palette.

 

Très amicalement,

Fabien

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On dirait le sud

La pousseuse de palette a poursuivi son chemin plus loin. Ma mère râlait d'ailleurs aussi sur le fait qu'elle ne soit pas revenue près d'elle pour s'excuser et/ou voir si elle avait été blessée.

 

Personnellement, j'ai vu la pousseuse de palette avant l'incident mais pas/plus après. Et je n'ai pas cherché après elle non plus. :confused:

 

B.

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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  • 5 months later...
On dirait le sud

Bonjour à tous,

 

Cela fait déjà 5 mois que je ne suis plus revenu ici (heureusement, pendant ce temps, j'ai posté et témoigné ailleurs sur ce forum).

 

Depuis que j'ai suivi les stages Ailes et Sous-types en septembre 2014, j'ai choisi d'affiner mon profil en ajoutant au type de base les deux ailes. À l'époque, Fabien, ayant en tête mon type de base, m'avait taquiné en disant "pourquoi choisir une alors qu'on peut prendre les deux ?" Depuis, j'ai cherché à valider la présence de l'aile 8 (je n'ai pas de doute pour l'aile 1).

 

Les raisons qui m'ont fait (ou me font toujours) croire que l'aile 8 est présente :

  • Lors du stage Sous-types, j'avais détecté lors de la première journée une blessure au niveau des instincts de conservation et sexuel, puis appris les noms des sous-types des bases voisines (1 et 8), donc de mes ailes potentielles : Anxiété et Jalousie pour les sous-types conservation et sexuel du type 1, Survie et Possessivité pour les mêmes sous-types du type 8. Je me demande aujourd'hui si je n'ai pas confondu la possessivité du 8 sexuel avec le mécanisme de fusion (et le sous-type Union) de mon type de base.
  • J'ai observé la passion secondaire d'excès.

Les raisons qui me font douter de la présence de l'aile 8 :

  • Il est nécessaire d'observer la fixation (secondaire) de vengeance en même temps que la passion (secondaire) d'excès
  • Le seul témoignage-observation à ce sujet (relaté plus haut ici) n'était pas assez convaincant.

Depuis, j'ai resuivi le stage Ailes en mai dernier. Cela m'a aidé à valider mon aile principale 1 mais je n'ai pas osé renoncer à la présence de l'aile 8. :confused:

 

Je commençais à désespérer de parvenir à trancher un jour, lorsque j'ai rencontré Kayla. Passionnée de jeux de société, j'ai eu l'occasion de jouer avec elle et une de ses filles. Lors d'une partie, Kayla m'a demandé si je venais de manifester la fixation de vengeance de mon aile 8. Je n'ai pas su confirmer si c'était bien le cas mais cela m'a donné une piste d'introspection pour les jours et semaines qui ont suivi. (Une preuve, s'il en fallait, que les types 4 peuvent aider les 9 à se connecter à eux-mêmes. Merci Kayla. :bye:)

 

Je me demande dès lors si j'ai bien observé ce mécanisme lors d'un événement récent avec mes parents.

 

Vendredi dernier, j'ai été réveillé par mon père à 10h (parce que je m'étais endormi tard et que je n'avais rien de prévu à mon agenda ce jour-là, donc pas pressé de me lever pour constater une fois de plus ma difficulté à passer à l'action). Il était occupé à ramasser les feuilles mortes dans le jardin, et ma mère, constatant en quittant la maison que je dormais toujours alors que mon père s’esquintait à l'extérieur, lui avait dit de me faire lever. Ce que mon père avait fait sur son ton habituel : direct, comme s'il donnait un ordre. (Du moins, je l'ai interprété comme tel, et cela m'a mis de mauvaise humeur.)

 

J'ai aidé mon père sans lui dire que je n'avais pas apprécié sa façon de me réveiller (d'une part, parce que c'est une longue histoire entre mes parents et moi (cf. mon témoignage sur le thème du sommeil), et d'autre part parce que je crains toujours l'impulsivité ou le ton des réactions de mon père quand j'ose m'affirmer un tant soi peu, ce qui n'est déjà pas évident en soi vu ma compulsion). Par contre, j'en ai parlé à ma mère dans l'après-midi lorsqu'elle est revenue de son activité externe et qu'elle a abordé le sujet de mon "éternel endormissement" ainsi que le fait que je devrais aider ou contribuer davantage aux activités de la maison étant donné ma disponibilité. Je lui ai exprimé ma colère sur la façon dont j'avais été réveillé et lui ai dit que j'aurais aimé avoir été prévenu au moins la veille, que j'avais le droit moi aussi de vouloir gérer mon agenda à l'avance, même si mes journées étaient en ce moment peu remplies.

 

Manifestement, cela n'a pas plu à ma mère, et cela l'a mise en colère elle aussi (ou cela a nourri sa colère du matin à mon égard, peu importe). Donc, avant que je ne parte pour une activité de weekend, ma mère a raconté à mon père mes réflexions, et celui-ci m'a interpellé (avant mon départ) en me "sermonnant" pour mes réflexions et en m'accusant de "ne faire que penser à longueur de journée tout en étant le cul dans le beurre" tout en remerciant malgré tout pour l'aide apportée. À ce moment, j'étais encore plus en colère, non contre mon père (même si je l'étais sur la non-reconnaissance et la non-compréhension de ma situation réelle) mais contre ma mère dont je me sentais trahi. Je me souviens avoir pensé en moi : "Plus jamais, plus jamais je ne me confierai à elle."

 

Je sais que cette phrase (ou ce début de phrase) fait penser à l'ennéatype 8. Mais au delà de cela, j'ai l'impression que j'ai voulu faire payer ma mère (me venger de cette trahison) alors que j'avais, pour une fois, osé m'affirmer davantage et me connecter à ma colère, au delà du ton de mes confidences habituelles ou de la connivence qu'elle et moi partagions quand j'étais plus jeune (jusqu'au début de mes études universitaires où j'ai pris plus mon indépendance).

 

Je n'ai pas cherché à éterniser la confrontation avec mes parents vendredi et suis donc parti en voiture une heure plus tôt que prévu. Je me souviens de la rage que je ressentais vis-à-vis de mes parents durant le trajet en voiture. J'avais l'impression de faire des efforts (message contraignant privilégié de mon ennéatype, cf. stage Connexions) dans la connaissance et l'affirmation de moi, malgré des conditions de vie égotiquement difficiles (à la fois confortables et inconfortables). Et comme depuis des mois, mes parents s'intéressent peu (ou difficilement et pendant peu de temps) au modèle de l'ennéagramme (ni à ma démarche personnelle à travers les formations), j'ai le sentiment d'être transparent ou de ne pouvoir exister que conformément aux attentes parentales. Cela nourrit ma colère même si je comprends, en même temps, leur raisonnement, leur point de vue.

 

Question dès lors : est-ce que ma rage, ma volonté de ne plus "jamais me confier — ou faire confiance — à ma mère" est une preuve du mécanisme de fixation secondaire de vengeance ou pas ?

 

Bien amicalement,

Benoît

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Pour être en présence d'une vengeance, il faut que ta mère s'aperçoive que tu ne lui fais plus de confidences et qu'elle en souffre. Ou du moins que, toi, que tu sois persuadé de cela. Est-ce le cas ?

 

Cette décision était-elle tournée vers ta mère (la punir) ou vers toi (te protéger) ?

 

Y a-t-il dans ces éventuelles punitions et souffrances une certaine satisfaction (c'est bien fait, elle l'a bien mérité) soit émotionnelle soit de rétablissement de la justice ?

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : "Le cul dans le beurre" ! C'est Le Dernier tango à Liège ! :rofl: (Cette allusion cinématographique ne doit guère être compréhensible pour nos jeunes lecteurs et participants…)

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On dirait le sud

Bonjour Fabien,

 

"Pour être en présence d'une vengeance, il faut que ta mère s'aperçoive que tu ne lui fais plus de confidences et qu'elle en souffre. Ou du moins que, toi, que tu sois persuadé de cela. Est-ce le cas ?"

Non, pas vraiment.

 

"Cette décision était-elle tournée vers ta mère (la punir) ou vers toi (te protéger) ?"

Pour me protéger d'abord, mais aussi pour la punir (au moins sur le moment). J'y ai réfléchi ce week-end et je me suis rendu compte que ma colère était retombée, emportant avec elle mon désir de me venger.

 

"Y a-t-il dans ces éventuelles punitions et souffrances une certaine satisfaction (c'est bien fait, elle l'a bien mérité) soit émotionnelle soit de rétablissement de la justice ?"

Sur le moment même, oui, je ressens une certaine satisfaction, plutôt émotionnelle, de punir ou d'envisager la punition. Je constate aujourd'hui que la volonté de punir n'est plus la même, et je pense que cela ne durera pas même si, en même temps, je prendrai des précautions pour ne pas revivre cette situation.

 

Merci pour ces trois questions précises.

 

Bien amicalement,

Benoît

 

PS : si j'utilise l'expression "le cul dans le beurre" sans me rendre compte de son belgicisme, je n'ai pas compris de suite ton allusion cinématographique. Il m'a fallu chercher au delà du titre du film. :happy:

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 

Une aile 8 peut induire un désir de vengeance et le type 9 faire qu'il n'est que provisoire et/ou fantasmé.

 

"Merci pour ces trois questions précises."

De rien. Qu'en déduis-tu ?

 

Très amicalement,

Fabien

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On dirait le sud

Fabien,

 

J'en déduis que mon aile 8 est soit faiblement développée (et dans ce cas, comme tu le dis, le type 9 la recouvre), soit je n'ai pas d'aile 8.

 

Bien amicalement,

Benoît

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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  • 2 weeks later...
On dirait le sud

Bonjour Fabien,

 

J'ai repensé au côté provisoire et/ou fantasmé du désir de vengeance induit par mon aile 8 (secondaire) potentielle.

 

C'est surtout le côté fantasmé qui me parle car j'observe de plus en plus (depuis que je suis le cursus de formation avec Patricia et toi) que je ressens un désir de vengeance devant des situations d'injustice réelles ou virtuelles (en visionnant un film par exemple).

 

Je me demandais dès lors ces derniers jours s'il fallait que je sois impacté directement (c'est-à-dire en interaction avec une personne qui me causerait une injustice ou qui le ferait à un de mes proches) pour que cela justifie la présence de l'aile 8.

 

Bien amicalement,

Benoît

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
"Je me demandais dès lors ces derniers jours s'il fallait que je sois impacté directement (c'est-à-dire en interaction avec une personne qui me causerait une injustice ou qui le ferait à un de mes proches) pour que cela justifie la présence de l'aile 8."
Je n'en suis pas certain, mais il me semble que oui. Si tu n'es pas impacté, cela me paraît plus ressembler à une forme de rêverie, de fantasme de redresseur de torts que j'assimilerais plutôt à de la narcotisation.

 

Très amicalement,

Fabien

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  • 2 weeks later...
On dirait le sud

Bonjour Fabien,

Bonjour à tous,

 

"Le fantasme de redresseur de torts"… Ô que je me reconnais bien dans ces mots ! J'y pense, je construis toute une scène dans ma tête mais je ne passe pas à l'action (et heureusement d'ailleurs dans la plupart des cas, du moins ce cette façon-là).

 

Il me reste un élément qui m'a fait penser à la présence d'une aile secondaire 8 : les sous-types. J'ai suivi le stage Sous-types en septembre 2014 dans la foulée du stage Ailes. Je me suis reconnu dans les sous-types Conversation et Sexuel de mon aile 1 (Anxiété et Jalousie) et surtout dans le sous-type sexuel de l'aile 8 (Possessivité). En relisant la page appropriée du Grand Livre de l'Ennéagramme, et en attendant de suivre à nouveau en janvier prochain le stage Sous-types, je me demande si je ne confonds pas le mécanisme fusionnel de mon type de base avec l'expression du sous-type sexuel d'une aile 8 finalement peu probable actuellement.

 

Bien cordialement,

Benoît

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je me demande si je ne confonds pas le mécanisme fusionnel de mon type de base avec l'expression du sous-type sexuel d'une aile 8 finalement peu probable actuellement."

C'est une intéressante hypothèse.

 

Il me semble que dans la fusion, il y a un désir de partager non seulement ce que fait l'autre, mais aussi ce qu'il est ; il y acceptation de ce qu'il est et adhésion à ce qu'il est. Dans la possessivité, il y a le désir de contrôler l'autre ; il y a la peur habituelle du 8 d'être trahi et le refus de certains des désirs de l'autre.

 

Très amicalement,

Fabien

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  • 1 year later...
On dirait le sud

Bonjour à tous,
 
Je viens de prendre conscience, assez récemment, de l'ampleur de ma narcotisation dans l'apprentissage de l'ennéagramme. Notamment en raison de mes conditions de vie actuelles qui ont renforcé les mécanismes de mon ego, il m'est difficile de mettre en pratique les exercices appris en formation. Depuis quelques années, je parle beaucoup d'ennéagramme (avec mes proches ou lors des quelques formations non-ennéagramme auxquelles j'ai participé en tant que co-formateur, y apportant l'éclairage de l'ennéagramme) mais je pratique nettement moins une réelle auto-observation, dans le sens de la métanoïa (et du service).
 
Une amie de mes parents m'a conseillé récemment "de remettre Dieu dans ma vie". Cela fait quelques semaines que je m'oppose à cette idée par résistance passive. Vouloir contrôler mes pensées, mes croyances ou me dicter ma spiritualité me met en colère, même si je peux comprendre l'intention positive de m'aider à sortir de ma situation. Je fais aujourd'hui le lien cette citation que mentionne Fabien dans la conversation consacrée au pape François :
 

Mais il se méfie de la façon dont [l'ennéagramme] peut être mal utilisé et conduire à une introspection excessive si elle n'est pas déployée dans un cadre spirituel solide.

 
Le cursus de formation proposé par Fabien et Patricia est pour moi un cadre spirituel solide mais non dogmatique. Je comprends mieux le jeu de mon ego (dans sa contrepassion d'hyperactivité à me connaître) et je suis plus conscient du processus à suivre.
 
Merci à tous de m'avoir permis de faire le lien entre ces éléments.
Benoît

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Une amie de mes parents m'a conseillé récemment "de remettre Dieu dans ma vie". Cela fait quelques semaines que je m'oppose à cette idée par résistance passive."

Je peux comprendre. Cette amie de tes parents souhaite te donner un conseil, mais tel qu'il est formulé, il semble imposer une certaine catégorie de spiritualité et peut donc sembler contraignant.

 

Très amicalement,

Fabien

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