Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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4, vraiment?


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Dire, c'est compliqué, c'est long, une idée en fait venir une autre, puis une découverte donne à réfléchir sur un point de vue nouveau. Ce qui fait que « mon roman-fleuve » d'hier [Conversation "Les types et la maltaitance"] m'a pris tout l'après-midi, entrecoupé d'intenses périodes de réflexion, sans pour autant « aller au bout »… Ni même dire bonjour, ou au revoir… Ni même évoquer ce que je voulais dire, au début…

 

Mon père avait coutume de dire que demander pardon était un peu facile : ne pas oublier qu'une faute est comme un clou enfoncé dans un poteau. Demander pardon, c'est demander à ce que le clou soit enlevé. Mais il restera toujours la trace du clou.

Autant dire que l'absolution était moins présente que la culpabilité…

 

Je ne sais pas si je serai entendue, ici. Mais indépendamment d'un silence prolongé qui pourrait suivre cette expression, je suis reconnaissante à ce site et à vous qui vous êtes exprimés jusqu'à présent. Ecrire dans son coin reste toujours un fait solitaire, tandis que la possibilité de dire ce qui vient, la potentialité d'une écoute et d'un retour permettent de sortir, même virtuellement, du soliloque qui tourne en rond. De plus, l'écrit reste, pour soi et pour les autres, comme un miroir pour un autre regard à un autre moment, ou un point d'appui, une balise dans un changement… Et j'apprécie de vous lire, bien souvent.

 

J'ai le sentiment que mon attitude n'est pas correcte : en effet, ce site est dévolu à l'Ennéagramme, les expressions qui y figurent sont toutes le reflet de préoccupations centrées sur les typologies tandis que mon point de vue ne s'y réfère pas, semble-t-il… Et cependant, après des semaines de tergiversations, je m'accorde le point de vue « lambda »…

 

Clarifions donc ce point : après deux stages (débutant et perfectionnement), je suis ressortie avec l'étiquette 4, avec deux ailes s'il vous plaît ! C'est peut-être vrai. Mais je n'ai que des doutes, j'ai discuté maintes fois la question avec ceux de mon entourage qui peuvent avoir un point de vue. Voilà des mois que ça dure et que pendant de longues périodes ça me rendait malade d'angoisse, jusqu'à l'obsession et je trouve que c'est bien trop. Je me sens mieux avec un peu de distance sur le sujet : pour faire simple, je trouve plusieurs caractéristiques essentielles du 1 et notamment de grosses difficultés avec la colère, des préoccupations éthiques (honnêteté intellectuelle et honnêteté tout court), un grand sens de l'organisation et des responsabilités, le goût des choses bien faites et une grande capacité à œuvrer dans ce sens sans pour autant entrer dans le travers du perfectionnisme tel que décrit chez Larousse qui porte à reporter sempiternellement un ouvrage au prétexte qu'il n'est jamais assez parfait, j'ai souvent des préoccupations esthétiques de 4 (pour donner une image, il n'est pas question qu'un travail venant de moi ait l'air « de sortir de la gueule du vache »), je répugne profondément à ne me préoccuper que des besoins des autres comme le 2 mais je suis capable de dépenser une grande énergie pour leur venir en aide, et cependant j'ai souvent du mal à m'occuper de mes propres besoins.

J'ai un aspect rebellion/soumission qui fait penser au 6 contre-phobique, sans compter toutes les peurs qui m'inhibent et les soudains courages (surtout pour me porter à la défense de la « veuve et de l'orphelin »), je suis interpellée aussi par l'inhibition de l'action du 9 et de son hyperactivité itérative sans pour autant me reconnaître franchement dans l'évitement du conflit qui pourtant me fait peur et me renvoie vers le 6. Si l'on considère aussi que sur ce site ce sont les interventions des 6 qui sont les plus denses témoignant de leur propension à mentaliser beaucoup…

Pour résumer, la discussion se concentre sur 1 et 4, soit une moyenne de 2,5 pour dédramatiser… Cependant, l'idée d'être 4 m'a « fait des vacances » : c'était la première fois que je m'accordais l'idée d'être créative et m'a autorisé un peu plus de souplesse dans des rigidités « congénitales ». C'est bien plus agréable que l'image d'enquiquineuse qui m'est donnée depuis longtemps et qui me fait pencher plutôt vers le 1.

 

Pour en finir avec cette question, le fait d'aller bien ou mal ne fait pas vraiment trancher dans un sens ou dans l'autre. De plus, je n'ai pas conscience de chercher à fuir la banalité à tout prix… Mais comme l'Ennéagramme est basé sur des motivations inconscientes…

 

Pendant des années j'ai cru que j'étais bête, je me sentais impuissante à me faire comprendre, j'avais l'impression que quoi que je dise dans mon milieu de travail, ce n'était jamais assez clair, ni suffisamment précis, mes propositions étaient rejetées en même temps que ma personne… Haro sur le baudet ! De quoi me sentir vraiment très mal. Pour en avoir le coeur net, je me suis soumise à des tests psychologiques qui pour l'essentiel ont montré que je n'avais pas de souci à me faire pour mon QI et que par ailleurs j'avais un type de défense rigide. Pour cela aussi je penche à nouveau vers le 1.

J'ai souffert très longtemps de cette situation professionnelle, jusqu'à atteindre un niveau de déprime effarant qui ne me faisait pourtant pas accepter de renoncer à ce travail et « partir la queue basse ». Je brassais des obsessions suicidaires lancinantes. Et cependant, je ne me sens pas un goût immodéré pour la souffrance. Et quel que soit mon vécu intérieur face aux difficultés en tout genre, harcellement, brimades, le niveau de qualité et d'implication dans mon travail n'a jamais baissé.

Trois postes de direction ont été pourvus différemment et depuis tout a changé…

La ténacité fait aussi partie de mes caractéristiques. Je ne renonce pas facilement à quelque chose qui me tient à coeur.

 

Peut-être ne trouverai-je jamais la réponse à ce questionnement ? Dans le meilleur des cas, je me dis que ce n'est pas vraiment grave, l'Ennéagramme est un outil de connaissance et non pas LA connaissance. En tant qu'outil, il permet de poser des questions, à soi, aux autres, d'éclairer des points de vue, de proposer des échanges…

 

Bizarrement, ça m'a rassurée de nommer que mon père est 8 (sans aucun doute), ma mère 6 contre phobique (avec des gros doutes pour le 1), le frère mentionné dans mon précédent message très certainement 6 avec une aile 7. A mon avis, les parents de mon père étaient 3 pour la mère et sans doute 9 pour le père, mais pour le moment, hélas, personne ne peut m'aider à le confirmer. Le schéma punitif cependant ressemblait beaucoup à celui que raconte si douloureusement Philippe…

 

De plusieurs manières, le thème victime/bourreau/sauveur se trouve sur mes chemins quand bien même ma préoccupation du départ ne semblait pas avoir de rapport.

En faisant des recherches généalogiques j'ai trouvé une preuve de transmission à travers les générations…

Bon, j'arrête là le torrent. J'ai semé mes petits cailloux, quelqu'un prendra peut-être le sentier…

Bonne journée à chacun,

Viviane

Viviane

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  • 2 weeks later...

Bonjour Viviane.

Je te lis de Québec. Ce que j'ai appris de l'Ennéagramme, je l'ai appris dans mes recherches boulimiques de 5 qui en veut toujours plus…

Eh oui, que de questionnement chez toi et bien peu de repos, dirait-on ! J'ai l'impression, de fait, de rencontrer l'une de mes deux ailes… En effet, je me suis rangée dans les 5 avec une forte aile 6 et une aile 4 qui se raffine avec l'âge. Tu me sembles afficher cette tergiversation que je me trouve dans le 6 et cette propension au déchirement du 4 en malaise… Quel est déjà le signe dont on dit qu'il a le plus de mal à se reconnaître sur l'Ennéagramme ? As-tu cherché de ce côté ?

Ma fille est un 1 qui se questionne sans arrêt sur ce que les choses "devraient" être et qui bascule dans le 4 quand la Vie lui résiste trop… Comme pour elle, la légèreté et les joies du 7 ne t'aideraient-elles pas ?

Nicole – E6

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  • 2 weeks later...

Bonsoir, Nicole…

Merci, vraiment beaucoup, de ta réaction, d’un retour ouvrant vers des possibles…

Hélas, c’est sûr que la légèreté et les joies du 7 m’aideraient beaucoup… à me détendre… Mais avant que je me laisse aller à un peu de fantaisie, dont j’ai les ressources sans aucun doute, il faut encore que les conditions de sécurité, de responsabilité soient assurées… et ça…

Ta réponse, ainsi que tes interrogations incluses dans d’autres thèmes, m’ont permis de faire un bout de chemin, et j’y vois tout l’intérêt du partage.

Finalement, même une réponse qui tombe en quelque sorte « à côté » peut être le ferment d’interrogations qui sont réellement porteuses de sens.

Je retiens comme pleines d’intérêt tes questions en retour et surtout ta manière personnelle d’approcher les choses, telle que je l’ai perçue, et qui me donne un outil sans aucun doute intéressant, auquel je n’avais pas pensé. Par exemple, « de quoi sont donc les joies que j’éprouve ? ».

Ce qui m’a fait douter beaucoup, c’est de ne pas pouvoir superposer certains aspects du 4, énoncés comme incontournables, avec la perception que j’ai de « ma précieuse petite personne » :-))). Par exemple, rien à voir avec les préoccupations vestimentaires symboliques du 4, rien à voir non plus ni avec la théorie qui énonce comme « sombre » l’atmosphère générale du 4, ni avec certains aspects de « pratique » que j’ai pu approcher, un peu, sur le thème des 4 ici qui envoie un écho de similitude avec la description théorique. Non, je n’irai jamais me balader la nuit, seule, dans les rues de New York ni d’ailleurs… Et même accompagnée, ce n’est pas sûr…

C’est évident pour moi que j’ai passé plusieurs années très déprimée, assez gravement finalement, mais cela n’a rien à voir avec une préférence d’humeur que j’ai naturellement plutôt enthousiaste et accrocheuse.

Par ailleurs, une question d’éthique (et de pratique) me préoccupait et reste présente. Il est clair que je préfère le « rôle » de « créative » à celui « d’enquiquineuse » (pour rester correcte malgré les mots employés à mon endroit si souvent) et qu’il me paraîtrait malhonnête d’aller vers ce qui m’est plus agréable, même si, en grattant, quelques questions restent néanmoins à approfondir…

Pas de repos ? C’est sûr que lorsque j’ai quelque chose en tête, ça reste. Je fais mille choses par ailleurs, mais la question posée il y a 15 ans, 10 ans… est toujours là, tant que je n’ai pas trouvé un bout de quelque chose qui l’éclaire ou la relance. C’est exactement ce qui se passe en ce moment, à travers des chemins qui, a priori, vu de l’extérieur, n’ont rien à voir… Et pourtant…

Finalement, après un moment d’insécurité à imaginer un nouveau regard à partir d’autres positions, le point clé d’où je peux partir sans mentir c’est qu’indéniablement, mon insertion dans la vie, mon mode de connaissance, de reconnaissance, ma relation aux autres, ma sauvegarde quand je me fais assez confiance, mon talent peut-être, se font à travers le filtre des émotions. Il est en fait très rare que je sois indifférente, et les périodes de ma vie où je me sentais anesthésiée étaient accompagnées de la certitude que j’étais morte, dedans. Mais je ne considère pas que c’est mon état normal, la souffrance physique ou morale peut être parfaitement ignoble à vivre (j’ai expérimenté) et je ne cherche pas « de quoi souffrir un peu plus ». Mais j’ai besoin, vraiment besoin, de le dire et d’aller au bout des questions qui me préoccupent, même quand autour de moi « on » trouve que je me pose trop de questions. Je sais qu’une interrogation qui surgit c’est peut être un chemin qui commence. Pour comprendre. Et trouver, retrouver des bouts de paix, parfois. Respirer.

Quand ma mère voulait que je me taise, elle me disait « étouffe-toi »… C’est ce que j’ai fait, très longtemps… J’ai des choses à dire.

 

Merci de m’avoir lue. Et merci pour toutes les choses qui viennent de toi et que je n’ai pas encore nommées.

Viviane

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Viviane,

Je crois, d'une certaine façon, que je te dois une forme d'excuse. En effet, ma réaction à tes interrogations, il y a une semaine environ, représentait en quelque sorte mon "entrée en scène" - Mon Dieu, serais-je donc un 4 ???, soit dit sans malice… ;) - et j'y suis allée d'une réaction spontanée, plutôt simpliste, j'en conviens, légère, voire nonchalante ! Avec le recul, j'en suis plutôt désolée. Pour moi, la découverte de ce site était une reprise de contact avec l'Ennéagramme après un assez long intermède pendant lequel je m'accomodais plutôt bien de l'étiquette de 5-ailes 6 et 4 que je m'étais moi-même attribuée sans en faire grand chose par la suite. J'avais relégué mes doutes dans le silence… Et je me retrouvais soudain devant toutes ces âmes en recherche sur ce site et ainsi ramenée à mon propre questionnement. Je crois que si j'ai osé, non une réponse mais une réaction, si insipide fût-elle, à tes propos, c'est sans doute que j'avais une impression d'impasse ou encore d'un tragique à désamorcer… Et moi, malgré toutes mes propres questions, mes doutes et mes affres, j'aime profondément la Vie et Elle me séduit sans relâche… Je pense - en bon 6 dans lequel j'accepte de me reconnaître maintenant - que j'ai avançé depuis une semaine dans ma perception, ma compréhension et même dans mon état grâce à mes lectures sur ce site - et, bien sûr les échanges en cause entre différentes personnes - à mes propres efforts pour dire et observer ensuite et grâce aux quelques réactions, si fines, de Fabien.

Je te répondrais sans doute différemment maintenant. Pourtant, je continue quand même de croire à toute la pertinence d'aller, avec audace et volontairement, dans le sens contraire de notre compulsion, et donc de la fameuse flèche, chercher ou pratiquer les habitudes de foi, de calme, de détente, de joie qui nous font tant défaut - à plusieurs d'entre nous - en faisant fi de nos illusions de sécurité, de perfection (1) ou d'exclusivité (4)… La fantaisie, comme la modération, n'est-elle pas de "bien meilleur goût" ??? Peut-être que je m'égare ici mais tant pis !

En 6 prudent, je crains les sentiers tortueux…

Avec toute l'amitié que permet l'Ennéagramme en nous invitant à sortir du monde du jugement. Et cela fait partie de mes raisons de l'appécier.

Nicole

Nicole – E6

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Fabien Chabreuil

Bonjour Viviane et Nicole,

 

Une parenthèse dans votre discussion.

 

Très souvent sur ce panneau (comme dans la vraie vie !), des caractéristiques de style ou de syntaxe sont assez révélatrices parce qu'inconscientes.

J'ai remarqué, Viviane, que dans tes longs (ceci aussi a un sens) messages, tu utilises, beaucoup plus que la moyenne des participants, des guillemets, même quand il ne s'agit pas de citations. Pourquoi ? Il me semble qu'il serait intéressant que tu réflechisses sur ce point.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Fabien,

En effet, les guillemets sont fréquents dans ma « prose ». Ca ne se voit pas, mais du mot précédent, j’ai tour à tour enlevé les guillemets, expliqué la censure, puis supprimé l’explication et remis les guillemets parce que décidément, ça ne va pas pour moi sans. Sans guillemets, ça me donne l’impression que « je me la joue pédante », comme si je glosais… Ce qui n’est pas le cas. Avec guillemets, et c’est le cas souvent, malgré les apparences sans doute, c’est quand même une sorte de citation. En l’occurrence, c’est un clin d’œil familial, sans doute partagé par d’autres, qui d’une certaine manière affecte la dérision quant à la forme, sans pour autant prendre à la légère quoi que ce soit du fond.

Ta remarque m’a amenée à faire un zoom sur « mes écrits » (même phénomène) et je constate un autre mode apparenté à la citation qui est une sorte d’étiquetage de mots issus d’un contexte particulier, dont je sais que verbalement je les aurais probablement accompagnés du geste qui dessine dans l’air les guillemets (à l’écrire ça prête à rire !!) et même d’un petit bruit genre « clic clic ». Si je devais supprimer les guillemets, alors très certainement je devrais reconstruire la phrase sans utiliser le mot « étiquette »… et ça serait encore (est-ce possible !) plus long !!

Enfin, le troisième mode que je repère tient plus à ce qu’il est correct ou non d’écrire. Si c’est incorrect, je ne l’écrirai pas (alors qu’éventuellement, selon le contexte, ça ne me posera pas problème de le dire) ; si c’est acceptable, seuls les guillemets peuvent le rendre tel (c’est le cas plus haut pour « je me la joue pédante »).

 

Le tout relève certainement d’un mode personnel de communication, d’où l’image est loin d’être absente : aussi bien cette façon d’étiqueter les choses est une façon de les imager…

 

Comment les avais-tu perçus (entendus… compris…) ces petits « clic-clic » ?

Viviane

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Fabien Chabreuil

Bonjour Viviane,

 

J'essaye de voir et d'interroger sans trop m'enfermer dans une interprétation qui n'est qu'une hypothèse.

 

Cependant, je me disais que ces "petits « clic-clic »" exprimaient peut-être la recherche du 4 du mot exact pour dire ce qu'il veut, sa conviction que le vocabulaire courant est pauvre par rapport au vécu réel, sa crainte de ne pas être compris…

 

Le fait que tu reproduises cela dans le langage parlé en l'accompagnant d'onomatopées m'a fait penser à plusieurs 4 que je connais et qui éprouvent, elles aussi, le besoin de préciser ainsi leur discours.

 

Très cordialement,

Fabien

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Bonjour Viviane,

 

Je trouve passionnante la réflexion sur les guillements ; je remarque que je les emploie aussi avec les …

J'espère que tu n'as pas clos notre début de conversation. Toutes tes interventions que j'ai lues sur le panneau, j'en ai apprécié la profondeur et le souci, justement, de "vérité".

Je m'attends à une suite entre nous. Il y a chez le 4 quelque chose qui me fait "envie" ! : ))

 

A bientôt,

Nicole

Nicole – E6

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Bonsoir Nicole, et Fabien (j'ai lu l'annonce des vacances en « lecture seule » - bon… j'attendrai…)

 

Non, non… Je n'ai pas clos l'échange, bien au contraire…

Ton message du 8 juillet a fait du chemin… Plein soleil sur les joies donc…

 

Concevoir et aboutir un projet surtout s'il est difficile, faire une trouvaille après des heures de recherches dans des archives, relier des éléments disparates pour aboutir à une conclusion significative qui permet d'aller plus loin, fabriquer des trucs, exprimer précisément et justement une chose qui me tient à coeur quelle que soit sa nature (fonctionnelle, stratégique, analytique, poétique… :-)))), partager avec quelqu'un un moment « glingggg », éprouver et presque atteindre une parcelle de perfection en croisant un regard, un sourire, un paysage, un son, une voix, un texte, une musique… Et bizarrement, peut-être, faire des statistiques sur quelque chose qui m'intéresse… Organiser des procédures… et que ça marche… Bref, construire. Des choses, des liens entre les choses, des repères… Partager. Un moment de vraie complicité, un p'tit bout d'histoire…

 

Merci pour ce partage des « guillements » (J'ai trouvé amusant que nous fassions précisément la même faute de frappe… J'espère vraiment qu'ils ne mentent pas !). Je consomme également beaucoup de points de suspension… qui me sont aussi très nécessaires, comme une respiration, un rythme, un bout de silence qui plane, qui suggère…

 

Oui, j'attache beaucoup d'importance à me faire comprendre, j'éprouve un plaisir très grand à l'expression.

Non, je ne pense pas que le langage soit pauvre, ni le vocabulaire. Les couleurs primaires ne sont que 3 et la palette de l'univers est pourtant infinie… Certaines nuances sont difficiles à reproduire… mais difficile ne veut pas dire impossible…

Donc j'essaie d'être au plus juste…

J'ai des outils, je m'en sers… Je n'en ai pas ? J'en invente, si je peux…

A plus…

Viviane

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Bonjour Viviane,

 

Au fait, est-ce que tu en es encore dans la question "4, vraiment ?" ou si tu te reconnais dans ce 4 ? Chose certaine, que de construction dans cet inventaire de joies "vivianesque" ; il semble y avoir du ressenti, des idées, des outils et de l'ardeur… Tu sais, j'en suis venu à croire, avec le temps et le vécu, que nous - les humains - ne devrions jamais nous permettre d'envisager les laideurs et les horreurs de la Vie sans nous obliger, parallèlement, à considérer ses envers de médailles ! Par souci de vérité et d'équité, justement ; envers Elle et envers nous et les autres. Je suis de ceux-celles qui, de par le type 6 sans doute, seraient bien incapables d'ignorer problèmes et souffrances ou de fermer les yeux devant l'un ou l'autre, mais je crois à l'équilibre, à l'homéostase… Et si l'on veut pouvoir "dealer", comme on dit ici, avec le pénible et le difficile, il faut savourer sans retenue - enfin !… - le beau, le bon et l'aimable !!! Morale ? Non. Constatation d'usage et de métier. J'ai lu tout ce qui s'est écrit ici sur la maltraitance et ma formation et mon travail m'ont mis toute ma vie en étroit contact avec elle. J'en suis quand même arrivée à cette conclusion. Je me dis que lorsque la Vie nous met en relation avec un "maltraité" qui est encore enfant, le plus et le mieux que l'on puisse faire pour lui-elle, en plus de dénoncer et de protéger, c'est de lui offrir la différence, lui faire découvrir autre chose que la laideur et la violence, le respect, la beauté, la joie… On peut avoir l'impression que c'est inutile, comme la goutte d'eau fraîche dans un fleuve pollué… Mais non, il-elle se rappellera de cette goutte-là. Et, personnellement, même si je suis consciente que la maltraitance des enfants se pousuit sous toutes sortes de forme, je me réjouis quand même qu'elle nous apparaisse de plus en plus odieuse. Je crois que c'est l'amour et le respect croissants de nous-même et des autres qui en triompheront petit à petit. Même les tares - ou les "fautes" des Anciens - et les bagages qu'ils nous ont laissés à la consigne - c'est à travers l'amour et le respect de soi qu'on y fait le ménage, pour soi et pour les Suivants. Je me demande même si, lorsqu'on s'y emploie, ça ne profite pas aux Précédents, où qu'ils soient. Mais voilà une toute autre "paire de manches"… Et mon sermon (!!!) n'exclut surtout pas la légitime colère. Je dis cela ici, même en sachant combien ça peut faire cliché. C'est que j'y crois profondément. Quand tu dis ailleurs que quand on écoute, c'est toujours soi qu'on écoute - quand on parle, c'est toujours à soi qu'on parle ??? - j'ajouterais que lorsqu'on frappe, c'est toujours soi qu'on frappe. Quel outil que cet Ennéagramme pour briser des cercles vicieux et rétablir le Cercle vivant ! Ne trouves-tu pas ? Je m'égare… J'avais promis d'être brève ! Je renouvelle ma promesse et je la tiendrai cette fois.

Avec Joie et… longueur,

Nicole

Nicole – E6

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Nicole, quel dommage si tu venais vraiment à « faire court » ! Censurer ce qui finalement vient si bien sous l’œil, et plein de vivant…

Le nombre de tes mots ne me pose pas vraiment de problème, ça me renvoie des interrogations sans doute un peu plus vite que je ne peux apporter de réponses, à moi-même d’abord rudimentaires, et plus réfléchies après puisque pour réfléchir, écrire est un très bon outil pour moi… Ca m’oblige à structurer, à préciser…

Je suis en pleine effervescence en ce moment avec plein de « choses sur le gaz », ce qui ne m’empêche absolument pas d’avoir avalé cet après-midi un bouquin de A à Z, « Les nourritures affectives » de Boris Cyrulnik, acheté ce matin, dévoré séance tenante, crayon en main, alimentant d’autant l’effervescence joyeuse de mes « petites cellules grises »… Ce qui m’a motivée à l’achat était la perception de mots trouvés au hasard de l’ouverture « inné-acquis » et « à quoi rêvent les fœtus »… Reste à digérer… relier toutes ces infos avec mes préoccupations qui commencent à dater… qui témoignent d’une certaine pérennité, un fil conducteur…

Pour répondre succinctement à ta question, mon interrogation sur « mon type » s’est passablement modifiée au fur et à mesure des échanges, réflexions… et se formulerait différemment maintenant. Il me reste à examiner de près comment se concrétiseraient pour moi l’évitement de la banalité, l’envie, qui sont les points sur lesquels je bute depuis assez longtemps et que je revienne sur le 6 que j’avais assez rapidement évacué ne me reconnaissant pas une de ses grandes qualités : l’attachement et la fidélité au groupe. D’autres arguments ont un rapport avec le 1, mais se sont modifiés à la lumière d’un événement vécu avec ma fille qui m’a permis d’avoir une représentation de « comment ça peut être un 1 qui décompense en 4 grave »… Réflexion en cours, donc…

 

Ce que tu dis autour de l’enfant maltraité « lui offrir la différence, lui faire découvrir autre chose que la laideur et la violence, le respect, la beauté, la joie… » me plait beaucoup et me fait te percevoir comme une femme chaleureuse et rayonnante… Quelle chance de te croiser…

 

Enfin, je n’ai pas dit « Quand on écoute c'est toujours soi qu'on écoute - quand on parle, c'est toujours à soi qu'on parle » qui serait une façon très égocentrée de fonctionner, me semble-t-il… Ce que je voulais dire, c’est que, au delà de la sympathie à l’autre, l’empathie qu’on peut lui témoigner, l’écoute de ce qu’il exprime (verbalement ou non) peut lui permettre de s’entendre lui-même… Et inversement…

 

En réfléchissant à ce que tu en reformules, il est vrai aussi que souvent à l’entendu de ce que dit l’autre, plein de résonances s’activent qui, souvent, empêchent d’entendre ce qui est dit et donc ne permettent pas une écoute de qualité… qui était pourtant inscrite au départ du processus d’attention à l’autre…

 

J’ai remarqué que, souvent, quand on commence à parler de quelque chose, c’est comme un paquet tout ficelé dont on ne connaît pas vraiment le contenu… c’est une certaine qualité d’écoute qui permet de déplier l’emballage et d’aller voir plus loin… et de relier…

 

Bien amicalement,

Viviane

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Bonjour Viviane, bonjour Nicole,

 

Je trouve votre discussion très intéressante. Merci de nous la faire partager.

 

Selon un test, je suis un 4. Je me reconnais pas mal dans ce type, mais aussi dans le 6 (plutôt contrephobique, étant plutôt rebelle aux autorités que je perçois injustes, plutôt à ruer dans les brancards que suivre tout droit).

 

Je constate que Viviane semble avoir la même interrogation : peux-tu me dire quels sont les points qui te paraissent "troubles" et te poussent au doute (semble-t-il caractéristique du 6…) ? Je serais intéressé de comparer les tiens aux miens pour discerner s'il s'agit des mêmes questions.

 

J'écrirai plus longuement pour vous donner le résultat de ma propre "actuelle" recherche, mais j'avoue être assez dans le "bleu".

 

Je désire l'authenticité plus qu'autre chose, je fuis les banalités sans toutefois être un excentrique (plutôt dans ma façon de penser, dans mes visions, dans mes paradigmes). J'aurais une aile trois prononcée : mais n'est-ce pas la rebellion du 6 contrephobique qui me donne de l'énergie pour combattre l'injustice, défendre les plus faibles (tiens encore une caractéristique du 6 si j'en crois une de mes lectures). Et ce qui me fait "douter" :)) le plus, c'est d'avoir lu (est-ce chez vous ou dans une autre discussion ou dans un livre ?) que le 6 désire réformer le groupe, cherche à améliorer la société alors que le 4 est individualiste (et je corresponds plus à la première description). Par contre, je n'ai pas peur de dire ma peur qui semble souvent me gouverner, je vis des émotions fortes et je ne peux pas le cacher, je suis mélancolique quand je ne vais pas bien, j'ai une tendance à me retirer dans ma caverne (mais je suis aussi un homme… voir "les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus"). Je suis très (trop !) sensible. Je peux imaginer le pire (le pessimisme du 6…) dans certaines situations. Je réfléchis aussi beaucoup (trop, dit mon épouse), je suis passionné par ce que je découvre (actuellement c'est…l'ennéagramme), je crois trop souvent que l'autre est mieux que moi, que je suis insignifiant et pourtant je suis fier d'avoir une pensée qui se distancie souvent de la pensée ambiante.

 

Il me semble que les descriptions du 4 et du 6 se rejoignent sur plusieurs points et j'avoue qu'il me manque une clé pour bien comprendre l'essence de certaines choses que j'ai pu lire.

 

J'apprécie d'être dans un groupe qui sait où il va, mais je n'hésite pas à ruer dans les brancards si je perçois la pensée unique, si je discerne une fermeture du groupe par rapport à l'extérieur. Depuis une année, la pensée qui me subjugue est la synergie : il y a du bon chez chacun, mettons tout ensemble et construisons un édifice (au propre comme au figuré) qui nous dépasse. En tenant ce langage, j'ai été en butte contre certaines personnes de mon groupe qui prêchent la conformité et parfois l'uniformité (ce que je déteste). En désaccord avec plusieurs, j'ai remis toutes mes responsabilités et je me suis retiré pour réfléchir. Je me sens souvent incompris et il est vrai que j'ai de la peine à me faire comprendre (le présent texte ne doit pas faire exception… !). Des évidences pour moi ne sont qu'option pour d'autres et cela m'énerve parfois (ou devrais-je dire souvent ?). D'aucuns voient en moi un leader (mon aile trois ?): j'étais délégué de classe dans ma scolarité (grande gueule) et je ne peux pas être dans un groupe sans que l'on me donne des responsabilités. Mais le pouvoir ne m'intéresse pas pour être au-dessus des autres, mais pour apporter une vision, pour réformer, pour construire. Quand j'ai le pouvoir, je le partage avec d'autres et je constitue des équipes de travail car je sais que je ne possède pas la science infuse. C'est ainsi que j'ai beaucoup appris des autres, j'apprends toujours. Je suis captivé lorsque je rencontre des personnes qui savent donner leur opinion clairement (même si elle est contraire à la mienne) et j'essaie toujours (je le crois du moins) de comprendre la position de l'autre. Je me remets beaucoup en question, je suis curieux. Mais je peux aussi être lâche, autoritaire (lorsque je suis fatigué et je que crois discerner l'injustice et la mauvaise fois chez l'autre), impulsif, ou exagérant négativement. Là, je serais un 4 typique qui épuise les autres par ses émotions. Quand je suis mal, je prends tout au tragique et j'ai des idées noires.

 

Oh là là : je voulais faire court et je vous abreuve de mes réflexions égotiques. J'espère que vous ne serez pas submergé(e)s ! Comme vous le constatez, je suis un être compliqué, voire tourmenté.

 

Vos commentaires et réactions pourraient m'aider à y voir plus clair et je vous en remercie par avance.

 

Bien amicalement.

Gabriel - Une vision multicolore de la vie - Type 4 alpha, aile 3, C=/- S-/+ X+

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Salut Gabriel…

Ca fait un moment que je te lis, sans rien dire…

Merci donc de m'inclure dans tes interrogations ! Cependant, je ne suis pas certaine de pouvoir dire quelque chose qui t'aide. Je nous perçois comme assez différents globalement et je trouve que ça ne veut rien dire.

Je m'explique. Ce qui me vient d'abord, c'est que tu te présentes comme un être compliqué. Ca ne veut pas dire que tu l'es. Tu te poses des questions, tu voudrais avoir des réponses… "C'est bête, mais y'a que toi qui peut faire…"

Comme je le perçois, c'est qu'à tout le moins tu n'es pas ce que j'appellerais "un veau", tu ne fais les choses que si tu es d'accord, ce qui implique que tu réfléchis… Je ne vois rien là de compliqué, quoique, parfois pour démêler "la bonne compréhension" (pour soi), ce n'est pas toujours facile et je dirais que c'est une démarche complexe.

Cela étant, ce n'est pas parce que d'autres te renvoient "Oh, là, là, qu'est-ce que tu es compliqué !" qu'ils parlent nécessairement de toi, ou que c’est nécessairement vrai. En fait, ils parlent sur toi en évitant de te dire ce que ça leur fait.

J'ai mis du temps (aussi) à comprendre cela et à arrêter de me flageller avec l'idée. Concrètement, c’est arrivé souvent qu’on me renvoie cette phrase (et d’autres pas nécessairement ouvrantes), et aussi qu’on « m’invite » à profiter de la vie, à voir le bon côté des choses… OK. Ce n’est pas impossible que je le fasse, mais à mon heure. Dans l’immédiat, je comprends cela comme l’expression de quelqu’un qui est bien installé dans son confort, ses certitudes, et qui n’a pas du tout envie de se gratter les méninges avec mes « p’tites questions à la c… », voire qui dépense suffisamment d’énergie pour colmater ses brèches pour ne pas accepter la moindre faille qui pourrait s’ensuivre… Ou même qui a refoulé les choses suffisamment loin pour que ça lui paraisse complètement étranger… mais pas assez pour accepter de t’entendre en parler, justement à lui… Cela étant, chacun ayant parfaitement le droit d’être ce qu’il est et de faire comme bon lui semble, dès lors qu’il respecte la loi, je n’ai qu’à aller chercher un interlocuteur ailleurs… Ou à défaut à me débrouiller toute seule.

Comme je l’exprimais à Nicole hier, je suis encore à « tourner autour du pot » avec mes interrogations qui, cependant, évoluent mais pas suffisamment pour en parler…

 

Je vois que tu passes au crible plusieurs choses, mais ce faisant je repère une modification dans les mots. Tu dis fuir « les banalités » qui ne sont pas la même chose que « la banalité »… En tout cas pour moi. Au pluriel cela représente les convenances sociales de surface, les petites choses qu’on dit quand on rencontre quelqu’un, les conversations mondaines, « la pluie et le beau temps »… J’ai entendu dans la compulsion du 4 « éviter la banalité » un comportement aussi bien superficiel que profond qui rendrait nécessaire de toujours faire autrement que « comme ça se fait d’habitude », autrement que comme on a dit qu’il fallait, de toujours prendre les chemins de traverse plutôt que les routes balisées, la banalité étant ressentie comme « indigne de soi ». Ca me pose problème parce que dans mon vécu c’est exactement l’inverse. Mon père me reprochait de ne jamais faire « comifo », aussi loin que je me souvienne, c’est à dire que ce n’était jamais correct à ses yeux. Quoi que ce soit. C’est avec un grand soulagement qu’à l’âge de 30 ans environ, en découvrant un bouquin « Radiographie de la vie des femmes », j’ai découvert que l’échantillonnage de population faisant l’objet du livre ne pouvait en aucun cas permettre de penser qu’une bonne façon pouvait prévaloir, et que, par exemple, l’inventaire du contenu du sac à main de chacune révélait une grande diversité de comportements personnels. Je me suis donc sentie soulagée de comprendre que je n’étais pas la seule au monde faisant les choses « bizarrement », mais qu’au contraire chacun voyait midi à sa porte et gérait « ses p’tites affaires » à sa convenance, dans la plus grande diversité de manières et de contenus… J’ai donc validé à partir de là le fait que j’avais le droit de faire pour moi comme je veux, comme je sens et que ça me regarde. Je me suis donc sentie contente de « faire comme tout le monde » en faisant différemment. Mais le but n’était pas de marquer la différence (bien qu’elle m’amusait), le but était de faire comme moi. Il se trouve que c’est éventuellement pareil ou différent. Ca ne me pose pas problème. L’essentiel étant que je me sente bien avec moi-même, ce qui n’est pas toujours « couru d’avance » avec l’arrière pensée de me protéger du regard et des critiques (souvent dures) des autres. Si j’assume pleinement et consciemment quelque chose, on ne peut plus « me rentrer dedans »… Mais il y a aussi beaucoup à dire sur la transparence, la bonne conscience et le regard de l’autre…

Je suis différente de beaucoup de gens. C’est un fait. Mais beaucoup d’autres gens sont différents entre eux et de moi. Je ne cherche ni à me fondre dans la masse, ni à m’en distinguer. Trouver des points communs me rassure parfois, constater des différences aiguise ma curiosité souvent, si la différence soulignée n’est pas intentionnellement rejetante… Bof… Rien là de bien novateur ni intéressant…

Cela étant, j’ai besoin de « mettre ma patte » sur ce que je fais, avec la qualité qui va nécessairement avec. Ce n’est pas parce que quelque chose est énoncé « acceptable » que ça me convient dès lors que mes critères ne sont pas satisfaits. C’est peut-être là que se niche ma façon à moi « d’éviter la banalité »…

 

Il me semblerait sage que tu attendes de recevoir les livres que tu as commandés et de t’atteler à la tâche de nommer pour toi même les choses…

Pour ma part, je n’ai pas fini d’y réfléchir à plusieurs niveaux, et sur plusieurs points de vue…

Par contre, j’arrête là mon écriture qui commence à être longue… mais qui ne me fait pas honte du tout (6 à écarter sans doute…).

 

Ta réaction, tes commentaires sont les bienvenus…

A bientôt,

Viviane

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Bonjour Viviane et Gabriel,

 

Quelle chose magique que cet Internet ! A l'image de la Vie : d'un côté, plein d'horreurs, de l'autre plein de merveilles… Nous voilà trois. Je ne peux m'empêcher de me demander où vous êtes. Quelque part en France je présume. Le mystère a du charme ! J'ai des côtés "4", ca ne fait pas de doutes ! Oups ! "Pas de doute"… Ca ne fait pas très "6" et moi, je ne fais pas très sérieux !…

Ça m'amuse, malgré tout, de nous voir chercher comme ça, aller, venir, naviguer entre la certitude et l'embarras.

Je pense que c'est l'humanité que nous découvrons en nous en même temps que la nôtre !

Quand j'ai commençé à faire le tour théorique des types de l'Ennéagramme, je me suis vu et reconnu toutes ces passions avec un peu de honte et de remords en prime. Je les avais toutes ! Et c'est vrai que je les ai. La seule qui m'apparaissait m'échapper - ou à laquelle je croyais avoir échappé - c'était l'avarice. Et voilà que je me la trouve collée dans l'aile principale (5) :-( ! Tu n'es pas compliqué, Gabriel. Tu es juste humain… Comme tout le monde. Ça aussi, c'est parfois difficile à prendre, surtout pour un "4", essentiellement pour un "4" semble-t-il. Est-ce cela que tu cherches à éviter, Gabriel ? D'être comme les autres ? Parce que le "6", c'est pratiquement l'inverse… Je pense que c'est la question centrale, celle à laquelle nous ramène Fabien. Ce ne sont pas les comportements ou les traits qui importent surtout, mais ce que nous cherchons à éviter en les adoptant.

Viviane, c'est un plaisir que cet échange. Le centre mental te concerne sûrement de près. Une aile 5 ? Il semble aussi y avoir beaucoup d'humanisme chez-toi. Et de fine attention… Et merci pour cette réaction poétique à ma "corde à linge" dans l'autre panneau sur lequel je ne retournerai plus. J'assume mon "6" désormais…

Je coupe court afin de respecter mon engagement,

Au plaisir,

Nicole

Nicole – E6

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  • 4 weeks later...
Administrateur

Viviane semble avoir décidé d'accepter l'évidence : son 4

(voir ses différentes interventions dans la rubrique Type 4)

.

Cette discussion est donc désormais close.

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