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l’ennéagramme

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Retards et colères de 1


Omar

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Bonjour à tous,

Voici une histoire de 1 inflexible que je rencontre dans un de mes lieux de travail.

Dans une agence post-production numérique avec laquelle je travaille, il y a deux associées, l'une d'ennéatype 1 et l'autre d'ennéatype 2. Chacune d'elle gère une équipe de graphistes dont je fais partie.

Dans la post-prod numérique l'image dépend de la taille et de la destination de l'image. Ex. : en gros plus plus l'image est grande plus le travail est long en respectant évidement les directives du client, et le tout à rendre le plus souvent à une deadline très serrée.

L'associée de type 2 chouchoute ses graphistes et a nettement plus de clients qui sont très satisfaits, ce qui engendre beaucoup de nouveaux clients. La boite a bonne réputation à Paris.

En revanche l'associée de type 1 se fout totalement de la taille et de la destination de l'image. Elle veut des images parfaites, elle prend en compte les directives du client et, c'est là que tout foire, elle rajoute des directives à elle que le client n'a pas demandé, si bien que l'on dépasse largement la deadline et on travaille à heures tardives. De nombreux clashs ont eu lieu entre les graphistes et cette associée de type 1, mais rien n'y fait. Sa position et les colères extrêmes font que nous n'avons pas d'influence.

L'associée 2 se prend la tête également car son équipe est obligée de travailler davantage sur des dossiers qui ne sont pas à leur charge pour combler les retards. Les conflits sont fréquents. L'inflexibilité de l'associée de type 1 casse tout ce que l'associé de type 2 tente de mettre en place ; confiance en le professionnalisme des graphistes et ambiance chaleureuse.

 

Les clients ont également exprimé leurs mécontentements car la post-prod a été trop loin et ne correspond plus à leurs demandes, donc nous devons sans cesse (les graphistes) revenir en arrière sur les images qui prennent parfois autant de temps que le traitement en post-prod lui-même. Et là nous parlons en heures, voire en jours ! Derrière le client a loué des espaces d'affichages à des dates précises et parfois est obligé de repousser sa campagne de pub, et c'est très couteux.

Les graphistes rechignent à travailler avec elle. Nous sommes trois ou quatre à travailler avec elle. Ce n'est pas facile tout les jours, mais heureusement que je connais l'Ennéagramme, car j'aurais moi-même pété un câble depuis bien longtemps.

Je suis le seul en qui elle a confiance grâce au notamment stage Communication. Donc j'essaye chaque jour de lui faire comprendre step by step que la perfection se trouve dans l'imperfection, que notre travail est de satisfaire les directives du client pas les nôtres, que ces images ne nous appartiennent pas, et que de plus cela permettrait à tous de quitter à des heures raisonnables et d'éviter parfois de rattraper les retards le week-end.

En passant, l'associée de type 2 travaille avec une bonne dizaine de graphistes et en forme deux ou trois autres. Le souci pour elle, ce ne sont pas les clients ni les graphistes qui la fatiguent (pourtant dans notre milieu les cons sont légions). C'est son associée de type 1 qui la fatigue car la gestion des dossiers en retard n'est pas facile et les coûts s'accumulent de fait. Parfois les craquages sont très douloureux pour l'associée de type 2, elle vient de sortir d'un cancer.

Personnellement je pensais que l'associé de type 1 serait plus "cool" par la suite, mais non ! Elle ne change pas ou très peu. Nous sommes toujours en retard, nous travaillons toujours aussi tard et l'associée de type 2 n'en peut plus.

Si vous avez des idées pour influencer l'associée 1, je suis preneur.

Amicalement,
Omar

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Fabien Chabreuil

Bonjour Omar,

Vacances obligent, je n'ai pas le temps de répondre en détails. :sorry:

Comme toujours avec les 1, la solution vraiment efficace est de monter dans son système de valeurs : trouver quelles valeurs sont plus élevées que la perfection des images, et lui montrer qu'elle ne les respecte pas en se comportant comme elle le fait.

En dernier recours, puisqu'il semble y avoir une certaine unanimité pour estimer son attitude insupportable, vous pouvez tous ensemble lui dire que vous refusez de continuer à travailler ainsi et qu'elle doit faire un coaching professionnel. Ce sera extrêmement dur pour elle, aussi attention à la forme : rappeler et apprécier son implication et ses autres côtés positifs, exprimer le désir de continuer à travailler avec elle, etc.

Très amicalement,
Fabien

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  • 1 month later...

Bonjour à tous,

 

Je ne sais pas si cela t'aidera Omar, mais je vais essayer d'apporter ma contribution de 1 ici.

 

Je peux comprendre combien une attitude perfectionniste et coléreuse peut être difficile à supporter surtout venant de la part de quelqu'un qui dirige une équipe. (j'ai eu un chef de service 1 !)

 

Sincèrement, si je n'avais pas connu l'Ennéagramme, je ne sais pas si j'aurais pu prendre conscience de ce que l'on peut renvoyer comme rigidité ! Pour ma part, je ne savais même pas que la colère se voyait ! J'appelais cela de l'énergie, de l'implication, du sérieux, mais quand même… de la colère ?? Je n'avais même pas conscience que le ressentiment que j'éprouvais était de la colère !! Je sentais bien que c'était désagréable, inconfortable et que ça m'empoisonnait l'existence. C'était tellement bien enfoui ! Je ne savais pas par quel bout l'attraper, ni le décrire.

 

Lorsqu'on me parlait de mon côté rigide, c'était vraiment très douloureux à entendre. Moi qui faisais tout ce que je pouvais pour faire les choses le mieux possible. J'y mettais toute l'énergie que je pouvais ; j'étais satisfaite de mon travail, mais je ne comprenais pas pourquoi personne ne se réjouissait avec moi ! Ben oui, j'avais probablement aussi un peu tout écrasé sur mon passage, ne laissant que peu de place aux autres.

 

C'est vrai que si l'on reconnaissait malgré tout mon sérieux et ma compétence, j'étais apaisée. Mais je sentais bien qu'il y avait un mais…

 

Grâce à l'Ennéagramme aussi, j'ai découvert l'impact du stress sur moi. Là aussi, j'ai découvert comment le stress augmentait la rigidité et la colère. Peut-être que là aussi il y a une piste : est ce que la responsabilité de son poste est stressant pour elle ? En a-t-elle conscience ? Stress, rigidité et colère contre soi et les autres est un véritable cercle vicieux pour nous les 1.

 

"Vous pouvez tous ensemble lui dire que vous refusez de continuer à travailler ainsi et qu'elle doit faire un coaching professionnel. Ce sera extrêmement dur pour elle."

Je confirme. Ce sera très dur mais peut-être bénéfique par la suite.

 

Dur parce qu'elle va entendre que ce qu'elle fait n'est pas bien vécu par son entourage et qu'elle empoisonne la vie des autres. Pour les 1 — j'ai envie de rajouter "qui ne se connaissent pas" —, c'est insupportable à entendre.

 

Mais bénéfique parce que si elle y voit un moyen de s'améliorer, elle va peut être adhérer. D'ailleurs, la douleur passée, ce peut être aussi une piste pour l'aider. Le 1 adore s'améliorer ! Du travail à faire dans la communication, et la gestion d'une équipe ! Une compétence de plus, non ?

 

Bon courage !

Amicalement,

Isabelle

Isabelle (E1 alpha, C++ S-/= X+, aile 2)

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