Institut Français de

l’ennéagramme

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Lâcher prise ou renoncement ?


Isa63

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Bonjour à tous,

 

Il n'était pas facile pour moi de faire une nette différence entre ces deux notions de lâcher prise et renoncement.

 

En écrivant cela, je me demande si cela vient de la pensée binaire des centres instinctifs ? Ce n'est pas la première fois que j'écris un message où je dis que j'ai du mal à faire une distinction entre deux notions. Peut-être que cette observation est un moyen aussi de sortir d'un état de confusion ? Et de prendre de la distance avec l'ego…

 

Voilà comment je vois les choses.

  • Lâcher prise : j'ai besoin de comprendre vraiment le sujet, de faire le tour de la question, de prendre une certaine distance, et que cela ne me questionne plus… S'y associe une notion de relâchement intérieur et le sujet en question "m'atteint" nettement moins : la "distance" est là. (Je me demande alors si le fait de parler "d'atteinte" ne correspond pas à de la colère, chose que j'ignorais jusqu'à présent ; cette colère que l'on ignore et que l'on nomme souvent différemment ; tout sauf colère !)
  • Renoncement : j'ai le sentiment de "laisser tomber" ledit sujet (ou l 'action) pour éviter conflit ou colère (qui est bien sentie là), pour ne pas "écraser" ou blesser mes interlocuteurs avec ce que je nommais de "l'énergie", et je le vis comme une souffrance parce qu'au fond de moi, la contrariété (colère ?) est là et j'ai le sentiment de ne pas être allée au bout de ce que je souhaitais…

Voilà, je trouve cette limite délicate à cerner et intéressante parce que la découverte du "lâcher prise" m'a longtemps questionnée !

 

Amicalement,

Isabelle

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Fabien Chabreuil

Bonjour Isabelle et amis lecteurs,

 

Si je suis assez d'accord, Isabelle, avec ta définition du renoncement, je le suis beaucoup moins avec celle du lâcher prise.

 

Dans le lâcher prise, il n'y a pas systématiquement "besoin de comprendre vraiment le sujet, de faire le tour de la question". On n'est pas "moins atteint", on est dans la position de l'observateur. Le lâcher prise pas n'est pas forcément absence d'émotion ou d'action : simplement, on vit l'émotion et/ou on met en œuvre la réponse que demande la situation, plutôt que celles que demande notre ego.

 

Très amicalement,

Fabien

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Bonjour Isabelle, bonjour Fabien,

 

Au plaisir également de vous retrouver tous sur ce forum…

 

Pour moi, lâcher prise signifie mettre le mental au repos, et donc de renoncer au besoin de comprendre. Il s'agit d'être tout simplement, d'accueillir ses émotions et ses sensations en toute sérénité, de relâcher le corps et l'esprit, de laisser glisser en toute fluidité les évènements extérieurs.

 

Le lâcher prise permet d'atteindre l'état paradoxal de vacuité et de plénitude (le plein par le vide). Il est vrai que le célèbre "rien n'a d'importance" de l'ennéatype 9 encourage sans doute cet état d'esprit et qu'il me faut être vigilante quant au risque de confusion entre "oubli de soi" et "lâcher prise" :happy:, d'où l'importance du recentrage et de la méditation comme préalable.

 

"J'ai besoin de comprendre vraiment le sujet, de faire le tour de la question, de prendre une certaine distance"

Chez moi, le processus que tu décris, Isabelle, s'apparente à de la rationalisation et me conduit à une tension mentale intérieure qui m'éloigne du lâcher prise et me conduirait d'avantage au renoncement.

 

Je vous souhaite à tous une bonne journée.

Bien amicalement,

Isabelle

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Bonjour à tous,

 

J'entends dans le renoncement comme un abandon culpabilisant et égotique (pour certains types de l'ennéagramme, cela peut même être dramatique).

Quant au lâcher prise, je (l'observateur) prends conscience que ce qui est, est, et que les limitations sont fonction des valeurs et des croyances des identités mentales (peut-être peut-on parler de différentes parties égotiques de soi-même). "Je" devient donc observateur acceptant et non jugeant.

 

Très amicalement,

Laurent

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Merci pour toutes ces réponses !

 

"Si je suis assez d'accord, Isabelle, avec ta définition du renoncement, je le suis beaucoup moins avec celle du lâcher prise."

Peut être me suis-je mal exprimée là…

 

Quand je dis que "je fais le tour de la question", je sais que je ne le fais jamais entièrement ! Disons que je recherche ce que je peux en informations de manière à avoir une compréhension qui me convienne ; et lorsque une situation ou une pensée/émotion se présente, que ce soit en accord avec ce que je pense ou non, et que j'accepte ce qui est là, sans me sentir en faute ou sentir une critique, mais simplement en accord ou en différence, je "sens" là le lâcher prise.

 

"On n'est pas 'moins atteint', on est dans la position de l'observateur."

Je suis d'accord là. Quand je dis que cela m'atteint moins, et que je parle de "distance", c'est effectivement là que je vois aussi l'observateur. En lien avec la false core encore une fois…

 

"Le lâcher prise pas n'est pas forcément absence d'émotion ou d'action."

Ce n'est pas ce que j'ai dit… et je rajoute qu'apprendre à identifier mes émotions m'a permis de mieux m'accepter. Grâce à l'Ennéagramme, j'ai découvert que depuis longtemps (depuis l'enfance ?), j'essayais d'éviter les émotions. Je me demande si je n'est pas en lien avec un message parental interprété avec mon ego de 1 "ce n'est pas bien d'avoir des émotions" (= ce n'est pas sérieux-correct ?).

 

"J'entends dans le renoncement comme un abandon culpabilisant et égotique"

Oh que oui alors ! Et la culpabilité est bien destructrice… C'est aussi un point important pour moi : observer l'absence de culpabilité ! Je ressens alors une certaine liberté !

 

"Je" devient donc observateur acceptant et non jugeant.

C'est ce que j'ai voulu dire en parlant de "distance" ; merci d'avoir mis ces mots.

 

Amicalement,

Isabelle

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