Institut Français de

l’ennéagramme

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8 ou pas 8 ?


Pompomdereinette

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Pompomdereinette

Bonsoir à tous,

 

J'ai découvert très récemment l'Ennéagramme et suivi dans la foulée le stage de base, duquel je suis repartie quasiment sûre d'être une 8. Ce que j'ai eu dans un premier temps beaucoup de mal à accepter — le déni ?? — car au premier abord ce n'est pas l'ennéatype le plus « sympathique » => on a plutôt l'impression de lire le portrait d'un bulldozer, cherchant à tout prix le pouvoir quitte à écraser les autres, violent, colérique…

 

Bref, autant je me retrouvais dans certains points, autant d'autres me semblaient être à l'exact opposé de ce que suis ou pense être.

 

[Je me suis d'ailleurs très très bien retrouvée dans ce qu'écrivait Blanche dans un vieux post du 15/03/2000. C'est même, si j'en crois le forum, le premier post sur l'ennéatype 8. Quand je l'ai lu, je me suis demandé si ce n'était pas moi qui l'avais écrit tellement ça colle avec ce que je ressens par rapport à moi et cet ennéatype.]

 

Je vais essayer de d'exposer le plus clairement (et si possible le plus succintement) possible les points dans lesquels je me retrouve et ceux qui me font douter.

 

Croire en la puissance de l'action pour résoudre les problèmes de l'existence

Je suis plutôt (et je suis perçue par les autres comme ça également) quelqu'un de déterminé. J'aime quand les choses bougent. Je réfléchis avant d'agir, mais je ne passe pas des heures à anticiper tous les cas de figure avant d'agir. En fait mon credo serait plutôt : « On agit. Pas dans la précipitation, mais on agit quand même. Et on réglera les éventuels problèmes quand ils se présenteront. »

 

Ne pas laisser paraitre de signe de faiblesse ; considérer les émotions comme de la faiblesse, avoir du mal avec les mots doux et les mots tendres.

Même pas besoin de commenter tellement c'est moi. Toujours paraître forte, ne jamais laisser voir le moindre signe de faiblesse.

 

En ce qui concerne les émotions, depuis quelques années je travaille sur ce point et je me suis un peu améliorée. Il a fallu que ma mère soit atteinte d'un cancer pour que je réussisse à lui dire que je l'aimais. Ce cancer a été l'élément déclencheur qui m'a décidée à aller consulter une psy — même deux suite à un déménagement. Et cela m'a énormément aidée, et m'aide encore. Je me sens beaucoup plus à l'aise avec mes émotions (les accepter, les ressentir, les exprimer), même s'il reste encore beaucoup de travail.

 

La solitude

Il me faut effectivement énormément de temps pour nouer de vraies relations.

 

Je vais sans problème lier des relations « superficielles » mais il y a une espèce de zone « protégée », et il me faut énormément de temps pour laisser l'accès à cette zone (par contre les vrais amis sont pour la vie).

 

Un copain m'avait fait la réflexion, il y a longtemps (quand j'étais étudiante), que j'avais une carapace, une cuirasse qu'on pouvait presque toucher dès que ça devenait trop « intime » (pas dans le sens physique). À l'époque je n'avais pas vraiment percuté sur cette phrase. Ce n'est que maintenant que je comprends qu'il avait raison.

 

La vengeance, la rancune (mais en fait je passe rarement à l'acte. Par contre je raye définitivement la personne qui m'a fait une vacherie de ma vie, ou je la fais passer dans la liste des personnes « non grata ». Mais définitivement, je suis très très très rancunière).

 

Pas besoin non plus de commentaires pour les caractéristiques suivantes tellement c'est moi :

  • Considérer le monde comme dangereux et tout faire pour se protéger et protéger ceux qu'il aime.
  • Aimer les situations claires, presque binaires.
  • Le déni.

Points qui me font douter :

 

La colère : je n'ai aucun souvenir d'une vériable colère telle que celle décrite comme caractéristique du 8.

 

Certes il m'arrive de m'énerver, mais c'est très rare. Et c'est généralement lié à une grosse fatigue car si je me retrouve dans la même situation mais en étant bien reposée, j'arrive à la gérer sans m'énerver.

 

En fait je n'aime pas me mettre en colère. Parce que je considère que c'est une perte d'énergie, qui généralement n'aboutit à rien et peut au contraire complètement bloquer ou détériorer une situation ou une relation (sans doute je considère quelque part que c'est aussi une forme de faiblesse…).

 

Par contre à côté de ça, je fais énormément de sports pour me défouler (et sans cela je serais effectivement beaucoup plus sur les nerfs et sujette à m'énerver).

 

Les autres : j'aime les gens, j'aime l'harmonie, j'ai tendance à prendre (ou du moins à essayer) les gens comme ils sont.

 

Et ceux que je n'aime pas, je les évite ou je me rends indifférente à leur égard (il m'arrive hélas de devoir travailler avec des personnes que je n'aime pas. Et dans ce cas, je ne peux pas les fuir).

 

Je ne me retrouve pas du tout dans ce qui est écrit dans le Grand livre de l'Ennéagramme par rapport aux personnes faibles (p. 108) => « Elles indiffèrent le 8 qui les méprise et peut être extrèmement agressif à leur égard. »

 

Je sais aussi m'excuser quand j'ai fait du mal ou du tort à quelqu'un et que ce n'était pas justifié (par exemple bousculer quelqu'un ou lui marcher sur les pieds, m'énerver après quelqu'un simplement parce qu'il était là au mauvais endroit au mauvais moment…) et j'essaie de reconnaître mes erreurs (en fait j'applique le principe du « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse ».)

 

Le travail en équipe (par rapport à l'entreprise) => contrairement à ce qui est écrit à propos du 8, je ne suis pas du tout indivualiste et j'aime beaucoup le travail en équipe (ce que je fais d'ailleurs actuellement en tant que chef de projet).

 

Voilà où j'en suis actuellement. Désolée pour la tartine, et merci à vous si vous pouvez m'aider un peu à tirer cela au clair.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Pompomdereinette,

 

Bienvenue sur ce forum. Cela fait plaisir de t'y lire.

 

"Je me suis d'ailleurs très très bien retrouvée dans ce qu'écrivait Blanche dans un vieux post du 15/03/2000. […] Quand je l'ai lu, je me suis demandé si ce n'était pas moi qui l'avais écrit tellement ça colle avec ce que je ressens par rapport à moi et cet ennéatype."

C'est un peu fâcheux, car si tu as lu jusqu'au bout, Blanche s'est finalement reconnu en 6, hypothèse que Patricia t'avait proposée en stage mais qui ne te semblait pas faire sens.

 

Si ce n'est déjà fait, il pourrait donc être utilre de lire les premières conversations de Blanche aboutissant à l'ennéatype 6, de voir pourquoi j'avais douté du 8 chez elle, pourquoi elle avait changé de profil, et si cela fait sens pour toi.

 

"Même pas besoin de commenter tellement c'est moi. Toujours paraître forte, ne jamais laisser voir le moindre signe de faiblesse."

C'est quand même un argument !

 

"Je n'ai aucun souvenir d'une vériable colère telle que celle décrite comme caractéristique du 8."

Nous précisons bien durant le stage que 10 à 15 % des 8 ne se mettent jamais en colère, car ils la perçoivent comme une faiblesse.

 

"Par contre à côté de ça, je fais énormément de sports pour me défouler."

Nous avions aussi à leur propos bien précisé qu'il leur fallait alors un exutoire à leur énergie. Rien donc là d'incompatible avec le 8.

 

"Je ne me retrouve pas du tout dans ce qui est écrit dans le Grand livre de l'Ennéagramme par rapport aux personnes faibles (p. 108)  => « Elles indiffèrent le 8 qui les méprise et peut être extrèmement agressif à leur égard. »"

Cette phrase indiquait un des deux cas possibles (il y en a donc un autre !) et n'est, bien sûr, vraie qu'à un certain niveau d'intégration.

 

"Je sais aussi m'excuser quand j'ai fait du mal ou du tort à quelqu'un et que ce n'était pas justifié."

Il faut reconnaître que beaucoup de 8 ont du mal avec cela.

 

"J'aime beaucoup le travail en équipe (ce que je fais d'ailleurs actuellement en tant que chef de projet)."

Pourrais-tu préciser ? Parce que le travail en équipe quand on est le chef, c'est déjà beaucoup moins du travail en équipe ! :crazy:

 

Très amicalement,

Fabien

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  • 3 weeks later...
Pompomdereinette

Bonsoir Fabien,

 

Merci pour ta réponse, et désolée de ne pas avoir répondu moi même plus tôt (ces derniers jours et dernières semaines ont été riches).

 

En ce qui concerne le poste que j'occupe actuellement, même si l'intitulé est "chef de projet", je n'ai aucune fonction hiérarchique sur l'équipe que j'anime.

L'industrie automobile (et sans doute d'autres industries) utilisent le management de projet, avec une équipe projet pluri-disciplinaire composée d'un membre de chacun des services concernés par le projet (Bureau d'Etudes, Qualité, Production, Achats, etc.) et avec un chef de projet qui pilote le tout et qui a une vue d'ensemble sur toutes les activités liées au projet.

Je suis donc dans ce rôle de chef de projet. Donc pas chef à proprement parler (c'est à la fois tout l'avantage et la difficulté du poste, de faire travailler des personnes qui ne dépendent pas hierarchiquement de moi).

C'est un rôle qui me plaît (et je me vois mal occuper un poste où je serais seule, même si cela m'arrivera peut-être un jour), et où a priori je me débrouille pas mal. Mes collègues apprécient en tout cas de travailler avec moi (je suis de plus une femme, qui plus est à un poste technique, dans un milieu encore très masculin car il s'agit de poids lourds. C'est parfois un avantage, mais aussi assez souvent un inconvénient quand même).

 

Voilà pour la partie boulot.

 

J'hésite toujours entre le 8 et le 6 même si, d'après ce que j'ai appris pendant les deux jours de stage Communication, je serais plutôt quand même 8.

Je vais essayer de récupérer auprès de mon père des informations sur l'enfant que j'étais.

Je vais également essayer de me replongenr dans des périodes de ma vie où j'ai été sous stress pour me rappeler de mon comportement et de mes réactions.

J'espère que tout cela, avec ton aide, m'aidera à avancer et à réussir à enfin déterminer mon ennéatype.

 

Par contre dois-je ensuite ouvrir un nouveau sujet ou puis-je rester sur le même post ?

 

À très bientôt.

Très amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjoure Pompomdereinette,

 

"Merci pour ta réponse, et désolée de ne pas avoir répondu moi même plus tôt (ces derniers jours et dernières semaines ont été riches)."

Pas de problème :hautetfort:, je me doute que tu n'as pas que cela à faire. 

 

La distinction entre un 8 et un 6 très contrephobique est toujours difficile, car les deux sont dans le déni : déni de sa faiblesse et de son impact pour le 8, déni de sa peur pour le 6. Mais à force de gratter, nous allons y arriver.

 

"C'est un rôle qui me plaît."

Qu'est-ce qui te plaît dans ce rôle ?

 

"Mes collègues apprécient en tout cas de travailler avec moi."

Comment le sais-tu ? Qu'est-ce qu'ils apprécient ?

 

Je vais essayer de récupérer auprès de mon père des informations sur l'enfant que j'étais. Je vais également essayer de me replongenr dans des périodes de ma vie où j'ai été sous stress pour me rappeler de mon comportement et de mes réactions.

Ce sont deux bonnes pistes.

 

Tu peux ausi chercher ou imaginer des moments où les deux compulsions sont en opposition, où il te faut choisir entre éviter la faiblesse et éviter la déviance. Existe-t-il des situations où tu accepterais de paraître faible ? Lesquelles et pourquoi ? Existe-t-il des situations où tu accepterais d'être déloyale ? Lesquelles et pourquoi ?

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : le mieux est d'avoir une seule conversation pour un sujet donné. Cela facilite les références à des messages du début de l'échange.

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Pompomdereinette

Bonsoir Fabien,

 

Je vais essayer de répondre aussi précisément que possible. Du coup ma réponse risque d'être un peu longue.

 

Qu'est ce qui me plait dans le rôle de chef de projet ?

Le fait de travailler avec une équipe, de ne pas être seule dans mon coin à faire mon truc, d'avoir besoin d'échanger, de discuter, de parfois se prendre la tête pour faire avancer le projet, de se trouver face à un problème et chercher la solution ensemble.

 

Et au final voir que le projet sur lequel on bosse avance bien, et se dire qu'on a fait du bon boulot.

 

Également (clairement) le rôle de chef, ou plutôt de pilote de l‘équipe et du projet.

 

J'aime aussi beaucoup le contact avec le client (mais dans mon poste actuel l'organisation de la société fait que je ne l'ai plus tant que ça, ce qui est de plus en plus une énorme frustration et qui m'a fait entamer récemment une grosse réflexion sur mon avenir professionnel, puisque la frustration commence à l'emporter sur le plaisir).

 

Comment je sais que mes collègues m'apprécient ?

Parce qu'ils me le disent (pas tous bien sûr… :hautetfort:)

 

Globalement ils aiment bien travailler avec moi parce que je gère bien mes projets (ce qui est un minimum de mon point de vue), que je m'implique énormément (même trop à une période, mais j'ai réussi à prendre un peu de recul par rapport à ça), que je suis une bosseuse, mais aussi parce que de façon générale c'est agréable de bosser avec moi (le fait d'être une femme dans un milieu essentiellement masculin est dans ce cas un atout… :proud:).

 

Je suis en général de très bonne humeur, je souris beaucoup (et ce n'est pas forcé : j'aime bien la majorité de mes collègues, j'aime bien les retrouver le matin donc le sourire vient tout seul). Je considère que travailler en rigolant n'est absolument pas incompatible avec un travail sérieux (et c'est dingue le nombre de trucs qu'on peut faire avancer avec un peu d'humour).

 

Je dois aussi reconnaître que depuis que j'exerce cette profession (6 ans maintenant, dans deux sociétés différentes), je me suis toujours bien entendue avec les membres des équipes que j'ai eu à piloter. Je n'ai jamais vécu de situation conflictuelle de ce côté, je ne sais donc pas du tout comment je réagirais.

 

Je suis appréciée également parce que quand je passe dans l'atelier de production (quasiment tous les jours), je m'arrête pour dire bonjour (je ne conçois pas de ne pas le faire, ne serait ce que par respect pour les personnes et aussi parce que je considère qu'au final quel que soit notre niveau hiérarchique on bosse tous dans la même boutique et que mon boulot n'a pas de sens si, à la fin, il n'y a personne pour produire ce qu'on développe). Mais visiblement ce n'est pas le cas de tous mes collègues (en fait la « fracture » entre gens des bureaux et gens des ateliers existe toujours hélas).

 

Attention, je ne dis pas que je suis parfaite, loin de là, ni qu'il n'y a jamais d'accrochages.

 

Mais bon, j'essaie de faire en sorte que tant qu'à passer un certain nombre d'heures ensemble chaque jour, ce soit le plus agréable possible.

 

J'arrête là car si je continue ma tête ne va plus passer dans la porte… :beurk:

 

(Si, un dernier point => je fais de très bons gâteaux, et là c'est l'arme absolue, imparable vis-à-vis de mes collègues qui sont très très gourmands…  :calin:)

 

Comme je le disais dans mon premier post, de manière générale et jusqu'à ce qu'ils m'aient donné la preuve du contraire, j'aime bien les gens. Et je considère (également jusqu'à preuve du contraire) qu'ils m'aiment bien aussi.

 

Je n'ai par contre pas toujours eu cet état d'esprit. J'ai vu une psy pendant 3 ans, il y a quelques années, qui m'avait diagnostiqué une légère phobie sociale. Et le jour où elle a mis le doigt sur ce qui était à l'origine de cette phobie — et qui datait de mon enfance — j'ai physiquement senti un poids tomber de mes épaules, et de ce jour j'ai eu une attitude beaucoup plus ouverte et détendue vis à vis des autres. C'est d'ailleurs peu de temps après que j'ai commencé à travailler en tant que chef de projets.

 

Sinon j'ai eu mon père assez longuement au téléphone hier. Pour lui, j'étais une enfant agréable, enjouée, polie, pas timide, volontaire (sans être tête brûlée), bien dans sa peau, serviable. Bref, il m'a avoué n'avoir aucun « reproche » à me faire par rapport à mon enfance.

 

Ça s'est gâté à partir des 12 ans où je suis devenue beaucoup plus renfermée, plus énigmatique (à titre personnel la période 18-26 ans n'est pas et de loin mon meilleur souvenir), et il y a eu une très longue période pendant laquelle on "était très très éloignés l'un de l'autre. Notre rapprochement date en fait de quelques années seulement et a fait suite au décès de ma mère.

 

Je n'ai pas encore pu me replonger dans des périodes de ma vie où j'ai été sous stress. Mais je n'oublie pas cet « exercice ».

 

De même pour ta question, même si à première vue je pense que si je devais un jour soit paraître faible, soit être déloyale, je choisirais de paraître faible. Mais là aussi je vais creuser un peu plus sérieusement le sujet.

 

Merci encore pour cette discussion et pour tout ce que j'apprends et découvre via l'Ennéagramme.

Bonne soirée.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Pompomdereinette,

 

Merci de ces compléments d'information.

 

"J'arrête là car si je continue ma tête ne va plus passer dans la porte… :beurk:"

En Ennéagramme, il est plus facile de trouver le type à partir des défauts que des qualités ! Alors, je vais attendre la suite des informations pour réagir.

 

Notamment, pourrais-tu demander à ton père qu'est-ce qu'il te reprochait quand tu étais enfant, malgré tous les aspects positifs qu'il a listés. S'il ne trouve rien, on s'interrogera sur l'ennéatype 9 pour lui ! :proud:

 

"Ça s'est gâté à partir des 12 ans où je suis devenue beaucoup plus renfermée, plus énigmatique (à titre personnel la période 18-26 ans n'est pas et de loin mon meilleur souvenir)."

Pourrais-tu nous en dire plus ? Si tu avais appris l'Ennéagramme à cette époque-là, quel ennéatype aurais-tu choisi ?

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : "Je fais de très bons gâteaux." C'est bien un des rares trucs à ne pas dire sur ce forum ! Le risque de se faire taper est trop grand ! :calin: :hautetfort:

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  • 2 weeks later...
Pompomdereinette

Bonsoir Fabien,

 

Je pense qu'une fois que je maîtriserai un peu mieux l'Ennéagramme et que j'aurai réussi à définir mon propre ennéatype, je « m'attaquerai » à celui de mon père… :hautetfort: Qui, en attendant, persiste à ne me trouver aucun défaut quand j'étais enfant. Ma mère étant décédée il y a quelques années, je ne peux malheureusement pas avoir son point de vue.

 

Quant à mon père, je ne sais pas s'il n'a réellement aucun reproche à me faire ou s'il a un problème à faire des critiques car il ne les supporte pas lui-même. Ou encore s'il enjolive cette période.

 

Il a tendance à prendre toute critique (même la plus petite, la plus constructive) comme une attaque globale et personnelle, comme un rejet entier de sa personne. Donc il se braque tout de suite (il fait la tête, ne dit plus un mot, etc., mais pas d'explosion de colère).

 

Donc (c'est peut-être une analyse simpliste) si pour lui critiquer c'est ne pas aimer, il ne peut pas critiquer ceux qu'il aime. Donc ses enfants. Je ne sais pas si ça pourrait être une caractéristique du 9.

 

J'ai un très mauvais souvenir de la période allant du début de l'adolescence au jeune adulte. Je me suis sentie très très mal dans ma peau => j'ai eu une longue période anorexique à partir de 18 ans, avec probablement une tendance dépressive là-dessus, des idées noires et suicidaires (déjà au collège, en 6ème) heureusement jamais concrétisées. Bref une période que pour rien au monde, je ne voudrais revivre (ça a été à peu près en fin de collège et au lycée. J'étais interne, et on était une bonne petite bande dont j'ai d'ailleurs eu du mal à faire le deuil après le bac quand on a tous pris des directions différentes).

 

Je ne sais absolument pas quel énnéatype je choisirais pour me décrire dans cette période-là.

 

J'essaie de reprendre un peu par le début et la détermination de mon centre réprimé, donc celui qui lâche en premier quand on est fatigué.

 

Quand je suis fatiguée (mais pas physiquement parce que je viens de faire 30 kms à pied… plutôt manque de sommeil, fatigue nerveuse), je suis irritable, voire très irritable, et j'ai tendance à vouloir qu'on me laisse tranquille dans mon coin (même aller faire du sport ne me dit rien du tout). Je n'ai pas envie de bouger, ni de parler, etc. Juste envie de rester tranquille à lire un bon bouquin, regarder un DVD ou dormir, le temps de recharger les batteries, et c'est reparti.

 

À quel centre cela correspond il ? Je dirais le mental mais je n'en suis pas sûre à 100 %.

 

Côté défauts, entre autres, je manque de flexibilité. « Souple comme un verre de lampe » est une expression qui me correspond bien. Disons que quand j'ai une idée en tête, il est quasiment impossible de m'en détourner, ou de m'en faire changer (à moins d'avoir de très bons arguments, de me prouver que je me trompe. Et encore, je vais avoir une petite phase de déni avant d'accepter).

 

Et j'ai aussi tendance à avoir un jugement définitif sur les gens, assez binaire : j'aime ou je n'aime pas. Et quand je n'aime pas, je rejette en bloc la personne.

 

Voilà où j'en suis pour le moment. J'espère que ces quelques bribes d'informations vont t'aider à m'aider à avancer.

 

Très bonne soirée.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Pompomdereinette,

 

"Qui, en attendant, persiste à ne me trouver aucun défaut quand j'étais enfant."

C'est bien évidemment impossible. Il ne nous aide pas ce père indigne ! :hautetfort:

 

"J'étais interne, et on était une bonne petite bande dont j'ai d'ailleurs eu du mal à faire le deuil après le bac quand on a tous pris des directions différentes."

Cette phrase m'interpelle. Tu décris cette période comme extrêmement douloureuse, mais en même temps, il y a cette bande qui t'apportait donc quelque chose de positif et de fort. Quoi ?

 

"Je ne sais absolument pas quel énnéatype je choisirais pour me décrire dans cette période-là."

Il n'y a pas que papa. Toi non plus, tu ne nous aide pas ! :beurk:

 

"Je viens de faire 30 kms à pied…"

Au moins, il est peu probable que l'instinctif soit réprimé.

 

"À quel centre cela correspond il ? Je dirais le mental mais je n'en suis pas sûre à 100 %."

Ce besoin d'être tranquille me ferait plutôt passer à une répression de l'émotionnel.

 

"Côté défauts, entre autres, je manque de flexibilité. […] Et encore, je vais avoir une petite phase de déni avant d'accepter."

Pas incompatble avec le 8, non ?

 

"Et j'ai aussi tendance à avoir un jugement définitif sur les gens, assez binaire : j'aime ou je n'aime pas. Et quand je n'aime pas, je rejette en bloc la personne."

La pensée binaire est assez caractéristique d'un centre instinctif préféré.

 

Un ego dans l'Ennéagramme, c'est un centre préféré, une direction d'utilisation de ce centre, une compulsion, une passion, une fixation et un mécanisme de défense. « Et tout le reste est littérature. » Ce reste, ce sont des exemples, des comportements fréquents, des pensées, des émotions ou des réactions habituelles. Souvent, ces éléments complémentaires aident les gens à s'identifier parce qu'ils reconnaissent des éléments de leur fonctionnement plus conscients que les secs mécanismes égotiques. Plus rarement, ils apportent au contraire une certaine confusion parce que la personne a des manières très particulières de vivre son ego du fait de son histoire de vie, d'une structure plus rare sur la Spirale Dynamique, etc. Il semble que tu sois dans ce cas, et qu'il faille en rester dans un premier temps aux stricts mécanismes égotiques.

 

Si maintenant on relit cette conversation, il me semble que tous les mécanisme du 8 sont présents et que ce n'est à ce jour le cas de ceux d'aucun autre ennéatype.

 

As-tu eu de mauvaises expériences avec des 8 caricaturaux ? Y aurait-il eu dans ta famille un interdit à être 8 ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Pompomdereinette

Bonjour Fabien,

 

Merci pour ta réponse. Je poursuis ma réflexion petit à petit. Je vais rebondir sur ton dernier message, et rajouter le fruit de mes dernières réflexions. Allons y donc pour les mécanismes égotiques (il y en a une bonne tartine… :hautetfort:).

 

Le centre préféré

 

En ce qui concerne la hiérarchie des centres, il est maintenant bien clair que mon centre réprimé est l'émotionnel (ce n'est pas une grosse surprise… :beurk:)

 

En ce qui concerne les deux autres, c'est encore un peu flou. J'aurais tendance à mettre le centre instinctif en premier, puis le mental. Mais comment confirmer ceci ?

 

Je penche pour l'instinctif, car j'aime quand les choses bougent. Je suis loin d'être une tête brûlée et je ne dis pas qu'il ne faut pas réfléchir avant d'agir, mais je n'aime pas passer des heures à échafauder toutes les hypothèses possibles et imaginables avant de passer à l'action. Je serais plutôt du genre à regarder les conséquences possibles immédiates et à agir en me disant qu'on réglera les problèmes au fur et à mesure qu'ils se présenteront (« ne pas pleurer avant d'être battu »).

 

Quand on m'a proposé de partir un an en Chine (dans le cadre du travail), je me suis bien sûr posé une multitude de questions (d'autant plus que je n'avais jamais été attirée par la Chine, dont je ne connaissais rien). Questions auxquelles je me suis immédiatement empressé de chercher des réponses, mais au fond de moi, à peine la question m'avait elle été posée que je savais que j'allais dire oui (sauf à découvrir que j'allais devoir passer un an au fin fond d'un bled paumé, sans électricité, etc. Et encore, je ne pense pas que j'aurais refusé). Et deux jours après, je disais oui.

 

La direction d'utilisation

 

Là, j'hésite franchement entre intérieur et extérieur.

 

On me dit courageuse, battante (je me ressens aussi généralement comme telle). Je baisse rarement les bras (ou alors brièvement mais pour mieux revenir à l'attaque ensuite). Serait-ce alors une orientation extérieure ?

 

J'aime bien contrôler les choses, mais j'aime bien me contrôler aussi (cf. anorexie ou le sport que je pratique pour me défouler, mais aussi pour avoir un contrôle de mon corps).

 

À l'heure actuelle par contre j'ai l'impression d'être à une période de ma vie où j'essaie d'abord d'agir sur moi-même, mais dans le but de mieux agir sur l'extérieur par la suite. Par exemple le bilan d'orientation dans lequel je me suis récemment lancée. C'est une période de réflexion sur moi, ce que j'ai envie de faire, etc. Mais l'objectif final est bien d'évoluer professionnellement.

 

Ou alors j'ai une mauvaise interprétation d'intérieur et d'extérieur ? Ou peut être la période actuelle, parce qu'elle est pleine de questionnements sur moi-même, n'est pas à prendre en référence ?

 

La compulsion

 

Mon mécanisme automatique d'évitement…

 

Est-ce que je préfère être déloyale, éviter de paraître faible, les conflits ou l'échec ? (Je ne mentionne pas les autres car je n'ai pas peur de la colère, de la souffrance, de la banalité, etc., même si ça ne m'attire pas non plus.)

 

Je n'aime pas les conflits. Je ne vais pas chercher à aller au conflit mais je ne vais pas à tout prix les éviter. S'il est inévitable, eh bien allons y !

 

De même je n'aime pas échouer. Mais je n'ai pas peur de l'échec au point de ne pas me lancer dans quelque chose parce que je pourrais échouer. Si j'échoue, je vais essayer de comprendre pourquoi et en retirer quelque chose de positif.

 

J'ai du mal à situer la notion de loyauté. Je suis loyale envers mes amis, ma famille parce que ce sont des gens que j'aime. Je ne pourrais pas les trahir ni leur faire de mal. Mais j'ai du mal à les considérer comme le groupe du 6. Je ne fais pas passer leurs intérêts avant les miens (remarque je j'avais noté à propos des 6 dans le stage de base).

Je suis loyale vis-à-vis de mon entreprise, mais si un jour j'ai envie d'en changer, j'en changerai.

 

Je pencherais pour la faiblesse, même si j'ai l'impression d'avoir appris à accepter de ne pas être parfaite, de laisser voir mes défauts. Bref j'ai (un peu) appris à laisser tomber l'armure.

 

Mais combien de fois n'ai-je pas levé le bras en cours pour dire que je n'avais pas compris telle ou telle chose, de peur de paraitre idiote car il me semblait évident que j'étais la seule à ne pas avoir compris ? Combien de fois ai-je attendu d'être seule pour pleurer parce que je ne voulais pas que les autres me voient pleurer (je n'ai pas lâché une larme devant qui que ce soit quand ma mère était malade ou qu'elle est morte, parce que j'avais l'impression que tout le monde était tellement écrasé par le chagrin qu'il fallait bien que quelqu'un reste fort pour que tout ne s'effondre pas. Par contre dès que j'étais seule j'ouvrais les vannes.)

 

La passion

 

J'ai du mal à me retrouver dans l'excès. Ou alors ces excès sont tellement mesurés qu'ils ne paraissent pas en être ?

 

J'ai du mal à considérer l'anorexie comme un excès (même si quelque part c'en est un : excès de contrôle de son image, de sa nourriture, etc.). Mais c'est une maladie, pas une caractéristique d'un être humain.

 

Mais j'ai aussi du mal à me retrouver dans la peur (j'ai peur de beaucoup de choses mais j'essaie de faire en sorte que ça ne soit pas la peur qui me guide — j'ai peur de prendre la parole en public mais si je dois le faire, je le fais. Et j'ai récemment suivi un stage de prise de parole en public pour lutter contre cette peur. Pour reprendre l'expression de votre livre, je ne cherche pas à imaginer toutes les conséquences négatives possibles d'un projet, tous les dangers potentiels d'une situation).

 

Sur ce point je sèche un peu.

 

La fixation

 

Je passe sur celles dans lesquelles je ne me retrouve pas : le perfectionnisme du 1 (je suis plutôt perfectionniste, mais pas pour des choses qui ne m'intéressent pas), la planification du 7 (je ne vais pas passer des heures à faire des plans, etc.), la mélancolie du 4 (quand ça va bien, ça va vraiment bien), la flatterie et le dédain du 2, la vanité du 3.

 

Le détachement du 5

 

J'ai réfléchi à mes périodes « noires ». Quand ça ne va pas fort, que je n'ai pas le moral, je me renferme sur moi-même, je m'isole des autres (c'est ma période « ours »), pas envie de voir d'autres personnes, ni de parler (sauf au travail mais là pas vraiment le choix : je peux difficilement appeler mon chef et dire que je ne viens pas parce que je n'ai pas le moral… :calin:)

 

Je précise que ces périodes sont de moins en moins fréquentes depuis que j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de comprendre les raisons de ce mal-être que je ressentais depuis mon enfance. Ce qui m'a amenée à consulter (d'abord une psychiatre, puis suite à un déménagement une psychologue). Il reste du travail à faire, mais j'ai l'impression d'avoir déjà réglé quelques-uns des gros problèmes.

 

Ces périodes d'isolement m'arrivent également à d'autres moments (comme en ce moment par exemple), mais le contexte est complètement différent.

 

En plus de la découverte de l'Ennéagramme qui m'amène à beaucoup réfléchir sur moi-même, la psychothérapie que je continue et un bilan d'orientation — professionnel — dans lequel je viens de me lancer et qui me demande aussi beaucoup de temps et de réflexion, j'ai besoin de beaucoup de temps pour avancer sur tous ces fronts. Du coup je m'isole beaucoup mais cela ne me fait pas de mal, au contraire.

 

Le doute du 6

 

Je doute beaucoup, de moi en particulier. J'ai beau donner l'image d'une personne sûre d'elle-même, je manque de confiance en moi (je travaille sur ce point et je m'améliore petit à petit).

 

Je doute plus rarement des autres (je ne me rappelle plus si, plus jeune, je doutais d'eux).

 

La vengeance du 8

 

Je suis très rancunière. Même si je ne passe jamais à l'acte (je n'ai jamais crevé les pneus d'une voiture, cassé un objet appartenant à la personne à qui j'en voulais, etc.).

 

J'ai par contre déjà rompu toute relation avec des gens à cause de choses qu'ils avaient dites ou faites et qui m'avaient blessée.

 

Je passe difficilement l'éponge.

 

Du coup je mets beaucoup de temps à faire confiance, à laisser les autres m'approcher. En contrepartie, j'ai peu d'amis (de véritables amis), mais ce sont justement de véritables amis.

 

Mais je me suis rendue compte que finalement je gardais cette rancune au fond de moi et que ça ne me fait pas de bien, qu'il faut que je trouve un moyen (même symbolique).

 

Je n'ai pas passé en revue les mécanismes de défense. Mais j'avoue qu'après quelques heures passées à réfléchir à tout ça, j'ai du mal à rester concentrée. Ce sera pour le prochain message.

 

Quelques autres éléments pour finir…

 

Je vais avoir tendance à réagir à chaud à un événement, une parole, un mail… Quitte à regretter ma réaction après quelques minutes de réflexion. C'est très flagrant avec des mails (surtout dans le cadre professionnel). Je reçois, je réagis, je réponds immédiatement, et j'envoie un, voire deux autres mails dans la foulée pour corriger (ou j'essaie de rappeler le premier mail, ce qui hélas marche rarement).

 

Ayant pris conscience de cela, j'essaie de me corriger, de ne plus réagir à chaud, mais ça ne marche pas à tous les coups… Chassez le naturel… :proud:

 

Par rapport à la colère. J'avais dit que je ne me mettais jamais en colère. À la réflexion (très récente) je me suis rendue compte que je me mettais très souvent en colère, mais je n'extériorise pas cette colère. Je la retourne contre moi (même si maintenant, ayant pris conscience de cela, j'essaie d'éviter de le faire et je m'interroge plutôt sur les motifs de cette colère), ou je l'extériorise par le sport.

 

Sinon une autre question : comment faire la différence entre un 8 et un 6 très contre-phobique ? (J'avoue que j'utilise là une notion — contre-phobique — qui m'est totalement inconnue.)

 

"Tu décris cette période comme extrêmement douloureuse, mais en même temps, il y a cette bande qui t'apportait donc quelque chose de positif et de fort. Quoi ?"

À partir de la 4e, je suis partie en internat et j'ai découvert le plaisir de « l'anonymat ». Je n'étais plus la fille de la prof ou du prof (mes parents étaient enseignants tous les deux en milieu rural, et je les ai eus comme profs tous les deux et on m'en a fait baver pour ça. Ça a été un vrai soulagement de me retrouver dans un collège à 30 kms de là, où j'étais juste une élève parmi d'autres).

 

Et puis si au début ça a été dur de s'y faire (à l'internat), je m'y suis bien retrouvée finalement car il me faut du temps pour créer des liens. Et là je me retrouvais avec des gens avec qui je passais cinq jours par semaine. Idéal pour moi, pour me sentir à l'aise et me laisser apprivoiser. Et j'ai beaucoup moins ressenti le mal-être que j'avais pu éprouver en 6e ou 5e.

 

Idem au passage au lycée, où j'ai retrouvé quelques internes du collèges et où j'en ai rencontré d'autres avec qui on formait cette petite bande.

 

Par contre après le bac, je me suis retrouvée toute seule, dans des conditions différentes (pas moyen de faire aussi facilement connaissance), un peu orpheline de ma bande de copains qui s'était éparpillée au gré des choix scolaires. Et là ça a été très dur. C'est d'ailleurs à ce moment que j'ai dérapé dans l'anorexie.

 

Bonne journée.

Amicalement,

Pompomdereinette

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Fabien Chabreuil

Bonjour Pompomdereinette,

 

"Je penche pour l'instinctif, car j'aime quand les choses bougent."

Je penche dans le même sens. :hautetfort:

 

"J'ai l'impression d'être à une période de ma vie où j'essaie d'abord d'agir sur moi-même, mais dans le but de mieux agir sur l'extérieur par la suite."

Il me semble qu'il faut retenir la motivation extérieure, sauf si elle était de l'ordre du fantasme (par exemple, les 7 — au hasard ! — désirent avoir un impact sur le monde, mais comme ils ont la trouille, ils se réfugient dans des plans intérieurs), ce que tes phrases précédentes ("On me dit courageuse, battante (je me ressens aussi généralement comme telle). Je baisse rarement les bras.") démentent.

 

Il pourrait certes s'agir d'une tentative d'équilbre extérieur-intérieur, mais tu parles de cette volonté d'agir sur toi comme propre à cette "période de ta vie".

 

"J'ai du mal à me retrouver dans l'excès. Ou alors ces excès sont tellement mesurés qu'ils ne paraissent pas en être ?"

Quand tu déclares dans ton message du 2 novembre dernier "je viens de faire 30 kms à pied", de mon point de vue, cela ressemble à de l'excès.

 

"J'ai du mal à considérer l'anorexie comme un excès (même si quelque part c'en est un : excès de contrôle de son image, de sa nourriture, etc.). Mais c'est une maladie, pas une caractéristique d'un être humain."

Certes, mais nous ne faisons pas tous les mêmes maladies psychologiques. Notre personnalité peut nous pousser plus vers l'anorexie, la dépression ou autre chose.

 

"J'ai peur de beaucoup de choses mais j'essaie de faire en sorte que ça ne soit pas la peur qui me guide."

Il y a autant de peur chez le 8 que chez le 6, même si ce n'est pas toujours conscient. Quelque part, la peur les guide tous les deux.

 

"J'avais dit que je ne me mettais jamais en colère. À la réflexion (très récente) je me suis rendue compte que je me mettais très souvent en colère, mais je n'extériorise pas cette colère. Je la retourne contre moi (même si maintenant, ayant pris conscience de cela, j'essaie d'éviter de le faire et je m'interroge plutôt sur les motifs de cette colère), ou je l'extériorise par le sport."

Une attitude caractéristique des 8 qui ont été amenés à considérer la colère comme une faiblesse.

 

"Comment faire la différence entre un 8 et un 6 très contre-phobique ?"

C'est difficile. Cependant, s'il y a 6, il y a forcément des périodes phobiques, le mécanisme de défense de projection, la sur-estimation de l'autorité, l'affrontement de risques inutiles pour se prouver qu'on n'a pas peur, etc.

 

"Je me suis retrouvée toute seule, dans des conditions différentes (pas moyen de faire aussi facilement connaissance), un peu orpheline de ma bande de copains."

Quel rôle, quelle place avais-tu dans cette bande ?

 

Tu n'as pas répondu à ces questions de mon dernier message : "As-tu eu de mauvaises expériences avec des 8 caricaturaux ? Y aurait-il eu dans ta famille un interdit à être 8 ?"

 

Très amicalement,

Fabien

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Bonjour Pompomdereinette,

 

Je me permets d'intervenir dans cette conversation car j'ai pas mal réfléchi aux différences entre le 8 et le 6 très contre-phobique. Pour info, je suis 8 et j'ai un mari 6 très contre-phobique que j'ai pris pour un 8 pendant deux ans… jusqu'à ce que je suive le stage Bases !

 

"Il y a autant de peur chez le 8 que chez le 6, même si ce n'est pas toujours conscient. Quelque part, la peur les guide tous les deux."

Je confirme qu'il y a beaucoup de peurs chez le 8. Il me semble toutefois que ces peurs sont d'une nature très différente de celles du 6.

 

Le 8 va avoir peur de ce qui peut lui faire perdre le contrôle d'une situation ou de lui-même, ou de ce qui peut le mettre en situation de faiblesse ; le 8 va avoir peur que quelqu'un tente de le manipuler ou de le contrôler. Dans le cas d'un 8 de sous-type conservation, ces peurs sont exacerbées. Les peurs du 8 peuvent aussi être liées à un manque de confiance en soi (pour info : la prise de parole en public — plus de 10 personnes — a été, pendant des années, une peur panique chez moi, au point de ne plus voir, plus entendre, etc. J'ai dû travailler sur ce point pour parvenir à tenir ma fonction dans l'entreprise).

 

Les peurs du 6 me paraissent beaucoup moins ciblées, plus diffuses, plus imaginaires ou moins concrètes. Potentiellement tout peut faire peur à un 6 ; ce n'est pas le cas pour le 8. J'ai également observé que face à un danger, un risque ou un ennemi très clairement identifié, le 6 contre-phobique avec l'instinctif en support ne connaît plus la peur (mais bon, n'étant pas dans une peau de 6, je peux me tromper !), alors que la peur peut rester présente chez le 8.

 

"Comment faire la différence entre un 8 et un 6 très contre-phobique ?"

En plus des mécanismes cités par Fabien, je trouve que le style de communication est extrêmement différenciant entre un 8 et un 6. Dans ton message #3, tu évoques le stage Communication => tu disposes donc d'éléments supplémentaires pour trancher. Lorsque j'hésite entre 6 contre-phobique et 8, je passe souvent par la porte de la communication.

 

Sinon, la dernière question de Fabien est effectivement importante si tu es effectivement 8. As-tu une raison particulière pour ne pas y répondre ?

 

Bien amicalement,

Aurore

Aurore (87 alpha, C++, S-/+, X+)

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Pompomdereinette

Bonsoir Aurore et Fabien,

 

Désolée de répondre si tard, mais j'ai profité de ce pont du 11 novembre, que j'avais encore un peu rallongé…

Merci beaucoup pour vos interventions et vos remarques qui m'ont vraiment bien aidée à progresser dans la définition de mon ennéatype.

 

J'ai de moins en moins de doutes (pour ne pas dire plus du tout) quant au fait d'être une 8, d'autant plus que je m'étais très bien retrouvée dans le profil 8 en stage Communication (à part pour le ton de la voix, qui est très loin d'être trop élevé pour moi).

On verra ce que donne le stage Entreprise.

 

Je n'ai effectivement pas répondu à la question de Fabien (si j'avais eu de mauvaises expériences avec des 8 caricaturaux ou s'il y aurait eu dans ma famille un interdit à être 8) parce qu'en fait je ne sais pas trop comment y répondre. Pas évident d'y répondre quand on a encore tant de mal à définir ce qu'est un 8.

 

Il faudrait que je fouille dans ma mémoire pour voir quelle expérience désagrable j'aurais pu avoir et si elles impliquaient un 8 (maintenant que je me suis trouvée, je peux m'intéresser aux autres… :rofl:). Mais là, comme ça, rien ne me vient à l'esprit (après ça doit aussi dépendre de ce qu'on entend par "mauvaise expérience". Ça fait tout de suite penser à un truc super grave et traumatisant). Ce sera mon prochain exercice.

 

Par rapport à ma rapport à ma famille, je ne sais pas si ça a un lien, en fait il est très mal vu d'avoir de l'ambition (ce n'est bien sûr pas un interdit explicite, mais avoir de l'ambition a une connotation très négative).

C'est quelque chose dont j'ai pris conscience très très récemment, et du coup j'ai aussi réalisé que je ne m'autorisais pas à avoir de l'ambition.

 

Merci encore pour votre aide.

Très amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Pompomdereinette,

 

"J'ai de moins en moins de doutes (pour ne pas dire plus du tout) quant au fait d'être une 8."

On pourra dire que tu t'es bien défendue ! :rofl:

 

"On verra ce que donne le stage Entreprise."

Ce n'est pas un 7 qui te reprochera de garder une porte de sortie…

 

"Après ça doit aussi dépendre de ce qu'on entend par "mauvaise expérience". Ça fait tout de suite penser à un truc super grave et traumatisant)."

Cela peut être effectivement un événement unique fort, mais cela pourrait être aussi un interdit familial comme celui sur l'ambition.

 

Très amicalement,

Fabien

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