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Les relations virtuelles ou comment l'ennéatype peut aussi nous influencer sur le net


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Manjushrihalavie

Bonjour à tous à travers ce virtuel et bonne année nouvelle,

 

Le net et les relations à travers la toile prenant de plus en plus de place dans notre vie. J'ai évidemment fait le lien avec l'ennéagramme ou, du moins, j'essaye.

 

Je côtoie dans mon environnement RÉEL certains types et en exclus inconsciemment d'autres (à tout hasard, les plus émotionnels et les plus envahissants, car je me sens peu "connectée" et extra-terrestre à leur manière d'être dans le monde, et vice-versa.)

Dans le monde virtuel, avouez que, de suite, le clavier a bon dos pour que nous paraissions moins raciste et plus aimable !

 

Déjà on mentalise les relations, qu'on le veuille ou non. Car, que l'on connaisse ou non la personne de l'autre côté de l'écran, c'est bien l'écriture et la réflexion qui nous permettent d'établir ce lien. Ce lien indirect. Il est nécessaire de le préciser ici.

 

C'est sur ce lien que portent mes interrogations.

 

Car, dans la vie réelle, on peut sentir l'énergie et les envies de l'autre, notre sentiment à son égard, sa manière d'être, de parler, d'avancer ses arguments, son vocabulaire, son rire ou ses pleurs, ses mimiques, et même ses silences.

Le verbal et le non verbal facilitent l'appréciation ou notre adhésion au rejet, voire, au dégoût.

 

Dans la vie virtuelle, c'est nettement différent. On peut bien essayer d'être lucide mais il nous manquera toujours les éléments essentiels. :angry:

 

Mes relations sur le Net sont variées.

Elles vont de la relation quotidienne avec les gens qui me sont proches, ma pléiade quoi (en majorité).

Elles continuent avec des mails pour mon travail, des mails personnels, toujours avec des gens que je connais, même si c'est "de loin".

Mais, aussi, il m'arrive de dialoguer avec quelques personnes que je ne connais pas encore. Mais j'y trouve un certain plaisir. Un plaisir très différent des autres plaisirs terrestres.

 

"À quoi cela te sert-il alors, si tu ne comptes pas les rencontrer un jour ?", m'a demandé un ami qui n'utilise le Net que pour des recherches, d'après ce qu'il dit.

 

Oui, il y a une ou deux personnes que je ne compte pas forcément rencontrer aujourd'hui, mais avec qui je m'éclate quand je surfe. Je les ai rencontrées sur un site de rencontre international, où le but affiché est de progresser en langues. Même si ce n'est pas le but visé par tout le monde … Curiosité oblige, j'ai eu l'envie de voir qui ils sont au début, et puis ils m'ont persuadée du contraire. La distance, la complexité du quotidien, la différence de nationalité, ou tout simplement ne jamais se demander quand on se rencontre. Bon, très bien, laissons faire les choses, un peu de lâcher prise ne me fera pas de mal.

 

Seulement, tant que je n'aurai pas vérifié qui sont ces gens, je ne peux croire en une vraie relation, honnête et humaine. Sincère et réelle. Comme le réel est sûrement si loin ! Il est trop facile de tricher, protégé(e) derrière son écran magique. Oui, les informations, les rigolades, les jeux de mots, les projections et délires visuels et virtuels sont là. :sorry: Mais il y a de fortes (mal)chances pour que l'âme, l'homme ou la femme en face, ne soit pas au rendez-vous. :proud:

 

On se sait pas sur quelle longueur d'onde sont les gens, même dans la réalité, à moins d'avoir envie de faire des efforts et d'essayer de le découvrir. Mais, perchée sur un clavier, ça devient difficile.

 

Je suis donc très curieuse de connaître vos réactions par rapport aux RELATIONS VIRTUELLES.

Êtes-vous enjoué pour longtemps ? :glouton: Suspicieux pour toujours ? :perplexe: Exigeant dès le début ? :happy: Menteur/euse sur toute la ligne ? :pt1cable: Non engagé peut-être ?

Et surtout POURQUOI selon vous ?

 

Que pensez-vous des relations virtuelles, et comment les vivez-vous, vous ? Avez-vous l'impression de les vivre pleinement ou partiellement ? Que vous apportent-elles clairement ?

 

J'aurais des tas d'autres questions à vous poser, mais je me réserve pour plus tard. Car la manière dont certains types réagissent comparée à d'autres peut-être intéressante. Chaque type se pose-t-il le même genre de question face à l'inconnu, par exemple ? Face à la distance ? Est-elle rassurante pour certains types ? Angoissante pour d'autres ? Etc.

 

Je trouve le sujet passionnant, et pas moins sérieux. Car,si le virtuel nous offre l'opportunité de jouer, il peut aussi être un terrain de dangers à ne pas ignorer. Celui notamment de passer à côté de soi et/ou des autres, en ignorant une certaine vérité.

 

BON DÉBUT D'ANNÉE À TOUS et au plaisir de vous lire. :wink:

Type 8 aile 7, sous-type sexuel

"Les paroles ne sont que l'écume de l'eau, l'action est une goutte d'or."

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Fabien Chabreuil

Bonjour Manjushrihalavie,

Ceci est un forum sur l'Ennéagramme, et ton témoignage sur les relations virtuelles y a sa place dans la mesure où tu fais le rapprochement entre ton attitude et ton ennéatype. Au clavier !

Ceci dit, je soupçonne que dans ce domaine l'influence du vMème dominant sur la Spirale Dynamique a autant, sinon plus, d'importance que l'ennéatype, comme cela a d'ailleurs été évoqué dans le stage que tu as suivi sur le sujet. Les personnes dominées par VERT sont très à l'aise dans les relations virtuelles et ne font pas une frontière très étanche entre relations virtuelles et relations réelles.

Dans mon cas personnel, je suis un peu comme ton ami qui "n'utilise le Net que pour des recherches". Cela m'a amené à y créer quelques relations intellectuelles. Certaines d'entre elles ont pris une tonalité émotionnelle au bout d'un certain temps, et, dans ce cas, je trouve la relation virtuelle satisfaisante et n'éprouve pas forcément le besoin qu'elle se concrétise dans le monde réel. Je pense que s'exprime là ma hiérarchie des centres.

J'utilise plus les outils désynchronisés (email, forum, etc.) que ceux en direct (MSN, webcam, etc.), tout simplement parce que j'ai l'impression de garder ma chère liberté de choix du moment où j'ai le désir d'être en contact. C'est d'ailleurs pour la même raison, que je n'aime guère le téléphone, faisant mienne la phrase de Lucien Guitry : "On vous sonne, et vous répondez ?" À cette valeur culte du 7, s'ajoute l'effet de ma réelle introversion.

Je suis pourtant et paradoxalement plutôt à l'aise quand j'utilise les outils directs, peut-être parce que l'intermédiaire technologique atténue la peur du monde extérieur du 7. J'y suis plus émotionnel qu'avec les outils désynchronisés qui, comme tu le fais remarquer, poussent à la mentalisation.

Très amicalement,
Fabien

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Bonjour à tous,

 

Relations virtuelles ?

 

Je fus dans le virtuel relationel pendant quelques années (disons entre fin 2004 et début 2007), et il me semble que cela était motivé par plusieurs ressorts.

Le premier était vraissemblablement lié à l'évitement d'un conflit conjugual : je me noyais en quelque sorte dans le virtuel (relationnel ou autre) afin de fuir une présence…

Également, je n'étais pas dans un engagement réél et je pouvais me retirer de la relation sans aucune conséquence.

 

(Je suis en train de m'apercevoir que ce n'est pas si facile d'écrire sur le sujet.)

 

À l'époque, j'étais complétement emballé par ces relations, parce que je pouvais entrer en relation d'un clic avec les personnes que je désirais, sans subir le regard de l'autre et donc son jugement.

 

Il y avait un profond besoin de trouver un espace de "spiritualité" que je cherchais à cette époque et qui me permettait de m'exprimer, d'être reconnu dans mon discours, de partager et d'être en harmonie avec mon "entourage" virtuel… Oui, c'est cela, un lieu où il ne pouvait pas y avoir de conflits à éviter.

 

Il y avait aussi, derrière tout cela, la recherche d'une personne avec qui je pouvais partager et construire quelque chose, personne que j'ai trouvée il y a trois ans et demi.

 

Alors pourquoi ai-je progressivement diminué mes relations virtuelles, pour en arriver à un nombre de relation quasi nul ? Bien sûr, je ne suis plus en recherche d'affectivité, et c'est certainement un premier point. Il y a d'autres aspects.

 

Le premier est que j'ai besoin de sincérité dans mes relations, et j'ai appris par ma pratique virtuelle que le Net n'est pas ce lieu, à quelques exceptions près. Il y a beaucoup de masques, de souffrances pas nécessairement avouées, de solitude, de demandes et surtout, la majorité des relations ne désirent pas s'impliquer dans le réel. Et comme Manjushrihalavie, j'ai besoin de relations sincères où il n'y a pas besoin de masques pour s'exprimer, et dans le réel, il est nettement moins facile de tricher (du moins sur le long terme).

 

Et puis, il est vrai que je m'aperçois que je ne trouve pas vraiment de personne avec qui je puisse échanger convenablement (problème d'adéquation, mais cela est une autre histoire).

 

Ah j'oubliais, il y avait une part non négligeable de narcotisation, mais aussi j'oubliais également ma réalité quotidienne en passant des heures devant mon écran au lieu de faire ce que j'avais à faire et d'avoir une action sur le monde (aussi infime fut-elle)… Répression du centre instinctif… et de l'émotionnel qui était "invisible" sur MSN.

 

Ceci dit, je suis à l'aise avec ce type d'outil et d'autres du même domaine, et je reste libre de son utilisation.

 

Pour terminer, j'utilise les mails assez souvent, pour ma compagne, ma famille ou mes amis, pour des raisons pratiques (en ce qui concerne les derniers), notamment en ce qui concerne l'utilisation de mon temps.

 

Bien amicalement,

Pascal

Pascal (9 alpha - aile 1 et 8)

"À force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel" (Edgar Morin)

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Manjushrihalavie

Bonjour à tous,

 

Fabien et Pascal, merci pour vos réponses.

 

Pascal, tu décris précisément ce que tu recherchais dans tes relations virtuelles : "Je ne suis plus en recherche d'affectivité." Visiblement, nos apparitions dans le monde virtuel ne révèlent pas au grand jour nos besoins les plus profonds – conscientisés ou non – qui pourtant ne demandent qu'à être assouvis. Tu cites l'affectivité. Cela est-il synonyme de fusion pour toi ou non ? Et si oui, peux-tu ou pouvais-tu (comme tu en parles au passé) en tirer satisfaction ?

 

Si nous revenons à l'ennéagramme, chaque type de personnalité recherche quelque chose. Ok. Mais, coupés par un écran et par la distance qui nous sépare de nos relations, nous n'apprécions pas les relations de la même façon.

 

Concernant la recherche de transparence, c'est sûr, c'est râpé ! Ça peut même devenir un jeu que d'arriver à lire entre les lignes écrites par des personnes avec lesquelles je m'entretiens depuis peu. :hautetfort: Et même avec celles que je connais déjà ! Pour dire à quel point le Net semble être plus souvent ludique qu'un réel outil de communication, selon les situations ! MSN en est un très bon exemple. En quelques clics, on wizz, on s'envoie des fichiers, qui sont rarement des fichiers de travail. :peur: Bref, on entre facilement en contact avec l'autre sans connaître son humeur dans l'instant présent.

Idem pour la fameuse webcam. Car si elle permet de se montrer tel qu'on est vraiment, même en pyjama, pas coiffé(e), bref au naturel :peur:, il y a la camera qui sert à ajouter une bonne touche de piment au défouloir…

 

Être ou ne pas être à travers le Net ? Je me demande si les gens se posent la question, ou si ça va de soi. Pascal, tu parles du "regard des autres" auquel tu n'es pas confronté. Ce qui est un soulagement certes. Mais le regard, justement, me manque dans ce style de communication. Car, par un regard, je peux savoir si la personne est vive, concentrée, si elle est d'accord avec moi ou fait semblant, si elle est dans une humeur tendre, auquel cas je vais pouvoir lâcher le contrôle du quotidien et accorder plus de place aux sentiments… Je ne suis pas medium, mais je suis très intuitive et j'accorde sans doute beaucoup d'importance au langage non verbal, pour ressentir l'essentiel de la communication. Peut-être aussi car ce n'est rien d'autre que le regard qui m'indique le degré de vérité, d'intensité que la personne exprime.

 

En tant que 8, il paraîtrait que je puisse avoir besoin de limites. Impossible de les sentir comme nécessaires si elles prennent place dans un chat ! Ou alors il faudra que le sujet soit sérieux, que je sente que la personne est 100% sincère et sûre de la balle qu'elle me renvoie de l'autre côté du filet.

 

Oui, je pense que la frontière entre conneries et sérieux est bel et bien fragile sur ce type de messageries.

 

De plus, comme tu dis Pascal, "il y a un côté non négligeable de narcotisation", et je rajoute une note à ta chanson : "Il y a une touche indéniable de déni !!!" Et là, on est dans le défouloir, quand on ne s'endort pas sur nos lauriers bien douillets… :hautetfort: Ce qui est super et convient à tous les égos finalement, pour diverses raisons que j'essaye de comprendre avec toutes leurs subtilités à travers ce sujet…

 

Le fait de se sentir "libre de son utilisation" est magnifique ! Ce qui fait que des millions de personnes sont connectées tous les jours au même moment… Quel succès ! Fabien a cité la phrase de Lucien Guitry (je connaissais Sacha mais pas Lucien, le Net sert aussi à apprendre bon sang !) : "On vous sonne, et vous répondez ?" Personnellement, au téléphone, une fois décroché, je sens que je dois être LÀ, bien présente. Avec le Net, on est libre de partir boire un coup, de faire d'autres choses à la fois. Bref, de laisser un blanc pendant un bon moment. D'être là sans être là. De s'évader sur un doux nuage blanc…

 

C'est amusant, mais très individualiste comme rapport à l'autre. Personnellement, ça ne me déplaît pas. Mais la communication s'en trouve faussée.

 

Bonne journée, dans le réel et le virtuel. :cool:

 

NB : Fabien, je prends ce forum très au sérieux. Et je m'applique en plus. Ce n'est pas un défouloir. :calin:

Type 8 aile 7, sous-type sexuel

"Les paroles ne sont que l'écume de l'eau, l'action est une goutte d'or."

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Bonjour à tous,

 

J'ai trouvé cette question de la relation virtuelle fort intéressante dans la mesure où mes conditions de vie ont fortement changé depuis janvier 2006, et que la majorité de mes relations avec mes amies passent désormais par l'Internet (sans pour autant que j'ai une once de vmème VERT en moi).

 

Avant 2006 : je n'utilisais l'Internet que pour des raisons professionnelles, pour la recherche d'information et les emails avec une amie expatriée. La notion de « relation virtuelle » n'avait donc pas de sens pour moi.

Depuis 2006, 80 % (voir 90 %) de mes amis, relations, connaissances habitent dans un autre pays. Inutile de dire que le maintien d'une relation virtuelle est devenue une seconde nature chez moi. Je peux communiquer avec une amie via emails et la retrouver au bout de trois ans, comme si nous nous étions quittées la veille.

 

  • Je préfère les outils désynchronisés (MSN ou SKYPE étant trop consommateurs de temps à mon goût d'ailleurs. Sauf lorsqu'il s'agit d'un rendez-vous "webcam", je déteste MSN qui gomme toute émotion – paradoxal de dire cela pour une émotionnelle réprimée !).
  • La gestion des émotions via les outils désynchronisés est paradoxale chez moi : souvent, le désynchronisé me permet de mentaliser et donc canaliser ma colère et d'éviter les scuds (pas toujours !!); alors que, d'autres fois, le désynchronisé me permet d'exprimer des émotions que je n'aurai jamais pu exprimer en face de « vrais gens ».
    Sur le Net, je me sens plus libre d'être naturelle et moi-même… Bizarrement, je suis beaucoup plus à l'aise pour exprimer une émotion sur le Net que dans la véritable vie : par exemple, si je veux dire une chose VRAIMENT importante à mon mari, avec un important contenu émotionnel, je lui envoie un mail ! Je soupçonne que je continue à percevoir, inconsciemment, les émotions comme une faiblesse. Le virtuel me donne l'illusion d'une protection contre cette faiblesse.
  • Une relation « virtuelle », si elle est sérieuse et profonde, doit un jour devenir « réelle », c'est-à-dire que je suis prête à beaucoup d'efforts pour rencontrer en chair et en os la personne. (Je pense notamment à un certain nombres de participants à ce panneau que j'apprécie énormément et que j'ai cherché à voir « en vrai ». Je les ai d'ailleurs quasiment tou(te)s rencontré(e)s « en vrai » à deux ou trois exceptions près.)
    Une véritable relation amicale ne peut pas, pour moi, être simplement « virtuelle ». J'ai besoin de voir la personne au moins une fois, de « ressentir son énergie en vrai », de voir un visage et un non verbal.
  • Les « relations virtuelles » sont pour moi des relations vraies. Il n'est pas question de tricher ou « faire semblant ». Après tout, elles sont faciles à couper si elles ne conviennent pas… alors que dans la vie réelle, il faut parfois « faire semblant » pour des raisons de convenances sociales ou autres.
    Si je participe à un panneau, je suis aussi honnête que possible (enfin consciemment, parce qu'avec le déni comme mécanisme de défense… no comment :hautetfort:), sans doute beaucoup plus que dans une relation de visu. De toutes façons, si je décide de contribuer à un panneau ou un blog, c'est que j'ai confiance dans les gens qui y contribuent et je me livre donc en toute transparence ou presque.

Pour conclure, je dirai que les « relations virtuelles » n'ont pas pour moi été un choix, mais une obligation liée à mes conditions de vie.

 

J'ai réalisé l'été dernier que mes « relations virtuelles » commençaient à prendre beaucoup de place dans ma vie et que, parfois, j'avais du mal à revenir à une relation normale en face à face (enfin pour les relations qui ont démarré sur un mode virtuel). Cette prise de conscience me pose un réel problème.

Toutefois, même si je trouve que la « relation virtuelle » prend trop de place dans ma vie, mes conditions actuelles font que la situation ne va pas évoluer… et comme je suis trèèèèès fidèle en amitié (probablement autant qu'un 6 !), je continue donc dans mes efforts « virtuels » pour maintenir les relations.

 

Je mets beaucoup d'énergie à conserver mes relations amicales via l'envoi de mails, de nouvelles, le maintien de mon blog, la contribution à leur blog, etc. J'essaye de voir mes amis une fois par an ou tous les deux ans. (Je peux traverser tout Paris pour voir une amie 30 minutes… Heureusement que j'ai le centre instinctif préféré.)

Et j'ai remarqué que j'avais un mal fou à conserver mes relations avec mes amies à « émotionnel préféré » (notamment les 3 et les 4 qui apparemment n'aiment pas les relations par emails). Avec celles-là, je suis obligée de passer par le téléphone (et le RDV réel) pour maintenir la relation. Un témoignage d'émotionnel préféré ?

 

Voilà donc pour mon témoignage de 8.

Aurore (87 alpha, C++, S-/+, X+)

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  • 3 weeks later...

Bonjour à tous,

 

Oui, c'est cela, un lieu où il ne pouvait pas y avoir de conflits à éviter.
Les conflits, sous cette forme de communication, ont-ils un "visage plus humain" ? :calin: Le média Internet favorise certaines manifestations conflictuelles. Typiquement, les messages sont écrits comme de l'oral (mais sans le ton de l'oral, les émoticons ne compensant guère ce manque), et lus comme de l'écrit, ce qui favorise les escalades verbales. Si l'on ajoute à cela que le relatif anonymat favorise le déversement d'émotions (:hautetfort: :hautetfort:), il m'apparaît clairement le besoin de manifestation du vMème VERT pour relativiser avec une certaine bienveillance ou un certain détachement tout cela. Je rejoins donc l'avis de Fabien concernant la toile et la Spirale Dynamique.

 

Alors pourquoi ai-je progressivement diminué mes relations virtuelles, pour en arriver à un nombre de relation quasi nul ? […] j'ai besoin de sincérité dans mes relations, et j'ai appris par ma pratique virtuelle que le Net n'est pas ce lieu, à quelques exceptions près.
Donc, c'est plus ou moins comme partout… Pour moi, psychologiquement, une rencontre sur Internet ou de visu, c'est pareil. Je n'éprouve pas le besoin de provoquer une rencontre de visu pour voir la tête d'un tel ou de tel autre.

 

Dans le monde virtuel, avouez que, de suite, le clavier a bon dos pour que nous paraissions moins raciste et plus aimable !
Non, les idées reçues comme les croyances transparaissent. Certains traits de la personnalité aussi. Simplement, parce qu'un texte est toujours lisible sur plusieurs niveaux à la fois. Si l'on veut être méthodique, on peut avoir l'approche de la sémantique générale (cf. Alfred Korsybski). S'intégrer aide aussi à ne pas se focaliser sur tel ou tel aspect (avéré ou pas) de ce qui est lu.

 

Avez-vous l'impression de les vivre pleinement ou partiellement ?
J'ai tendance à n'être que partiellement présent en toutes circonstances, sans que généralement cela ne se remarque (trop), donc la question ne se pose pas vraiment.

 

Très cordialement,

Thierry

9 alpha, grande aile 1, petite aile 8, sous-type conservation. Je me reconnais dans l'INTJ du MBTI.

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Bonjour,

 

Tu cites l'affectivité. Cela est-il synonyme de fusion pour toi ou non ? Et si oui, peux-tu ou pouvais-tu (comme tu en parles au passé) en tirer satisfaction ?
Manjushrihalavie, j'en tirais satisfaction parce que je pensais que cela répondait à mon manque, mais en fait le véritable problème n'était pas là.

 

Les relations virtuelles que j'ai eues sont apparues avec la création d'un blog, et les contacts qui venaient déposer des commentaires sur mon espace sont devenus des relations virtuelles MSN. Ce qui fait que c'est particulier en ce que ce sont des relations blogueuses.

 

En fait, je pensais trouver des solutions aux problèmes que j'avais en "entrant" dans une communauté virtuelle qui partageait mes croyances à ce moment précis (c'est, je pense lié à la SD). Mais également en passant des heures devant l'ordinateur à tchatter ou à blogger, je narcotisais en évitant mes véritables besoins, et par conséquent les conflits que je vivais, tant intérieurement qu'extérieurement (oubli de soi et évitement des conflits).

 

Il est vrai qu'aujourd'hui, je ne vais plus chercher les relations virtuelles. Si elles se présentent, elles sont les bienvenues et il n'y a pas de rejet de ma part ; mais je ne me mets pas en dépendance avec elles.

 

Bien amicalement,

Pascal

Pascal (9 alpha - aile 1 et 8)

"À force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel" (Edgar Morin)

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Manjushrihalavie

Bonjour à tous… notamment à Pascal.

 

En lisant ta dernière phrase, je me dis qu'il y avait une bonne dose de dépendance à travers la toile.

 

Mais alors, par rapport à l'ennéagramme, chaque type peut tomber dans un piège : j'ose imaginer les 2 et 9 dans la dépendance, les 3 dans les mensonges les plus sordides, les 4 dans une sublimation morbide, les 5 dans la jouissance du summum de l'isolement, le 7 dans le jeu excessif et les pirouettes intempestives, le 8 dans un illusoire contrôle de "son monde", les 1 dans une impression de perfection d'eux-même et de l'autre, les 6 se bâtissant une grotte-projection pour leurs peurs…

 

Certains psychanalystes, qui se sont penchés sur le sujet, proclament haut et fort que la toile n'a en fait qu'un effet miroir comme le portail de notre subconscient est entrouvert. On peut donc avoir accès à une partie de nous-même qui est, la plupart du temps, mise en sourdine.

 

Et là, c'est intéressant ! Car si notre ego est largement capable de se piéger tout seul :proud:, il peut aussi, si on est conscient du truc, essayer de creuser vers d'autres profondeurs pour accéder à des pensées, ressentis, sentiments qui ne naîtraient pas ailleurs que devant l'écran. C'est très dur car la personne de l'autre côté réveille toujours quelque chose en nous que l'ego refuse de voir, ou au contraire à laquelle il s'accroche irrésistiblement.

 

En tous cas, si nous pianotons avec des "relations blogueuses" ou autres, c'est que nous recherchons quelque chose, non ? :hautetfort:

 

Fabien, que penser des pièges face à notre ego ? Le plus gros risque, je pense, est de croire que la personne en face vous suit alors qu'elle n'est peut-être connectée qu'à elle-même. Et hop, retour à la case départ nommée ILLUSION. :calin:

 

Il y a peu de temps, une de mes rares relations virtuelles, que je ne connais donc pas, a été surprise quand je lui ai envoyé ce message : À BIENTÔT POUR D'AUTRES AVENTURES SUR VIRTUAL LAND !!! J'ai senti alors le décalage… de RESSENTIS (??).

 

J'ai bien peur que, quand notre centre émotionnel est en troisième position, on l'oublie forcément à un moment ou un autre derrière notre écran, même si on peut le fortifier avec un peu de conscience et d'efforts. Tandis que, pendant ce temps, l'autre le vit peut-être plus intensément. Du coup, cette personne, qui me semble plutôt intelligente, a apparemment décidé de rentrer dans mon jeu. Je ne vois pas en quoi cela peut lui être utile… :hautetfort:

 

En bref, je pense personnellement qu'avec du recul, on peut véritablement découvrir des choses intéressantes, au-delà de la simple distraction. Mais trouver la même longueur d'onde n'est pas aisé, donc je reste persuadée que ces "relations virtuelles" restent égotiques tant qu'on n'a pas rencontré LA VRAIE PERSONNE.

 

Aussi, je me demande si ceux qui privilégient l'instinctif et l'émotionnel ne s'impliquent pas plus naturellement et sans arrière-pensée que ceux privilégiant le centre mental… :peur: Car la toile est un beau terrain pour le mental qui peut divaguer de tous les côtés.

 

Je clos ici mon message pour aujourd'hui avant de divaguer à mon tour ! :peur:

 

Très bonne journée à tous. :cool:

Type 8 aile 7, sous-type sexuel

"Les paroles ne sont que l'écume de l'eau, l'action est une goutte d'or."

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Fabien Chabreuil

Bonjour Manjushrihalavie,

 

"Par rapport à l'ennéagramme, chaque type peut tomber dans un piège."

Comme dans chaque circonstance de la vie, non ?

 

"Fabien, que penser des pièges face à notre ego ? Le plus gros risque, je pense, est de croire que la personne en face vous suit alors qu'elle n'est peut-être connectée qu'à elle-même."

Principe n° 1 : regarder chez soi avant de regarder chez l'autre. Le plus gros risque ne serait-il pas chez soi ? N'être connecté qu'à soi-même !

 

"J'ai bien peur que, quand notre centre émotionnel est en troisième position, on l'oublie forcément à un moment ou un autre derrière notre écran."

Comme dans chaque circonstance de la vie, non ?

 

"Ces relations virtuelles restent égotiques tant qu'on n'a pas rencontré LA VRAIE PERSONNE."

Principe n° 1 : regarder chez soi avant de regarder chez l'autre. Cela ne dépend pas de l'autre, mais de toi. Si, toi, tu es connecté à ton essence, la relation cesse d'être égotique.

 

Très amicalement,

Fabien

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  • 6 years later...
On dirait le sud

Bonjour à toutes et tous,

J'ai été un adepte des sites de rencontres depuis 2002 à plusieurs reprises, selon que j'étais célibataire ou non. Avec le centre émotionnel réprimé, il m'était difficile (depuis toujours) d'aborder une femme qui me plaisait, et ce quelles que furent les circonstances (études, travail, contacts dans le cadre d'une vie sociale fort réduite, etc.). Après une relation (non virtuelle) de 2 ans qui n'en était pas vraiment une (la relation était platonique, j'étais en mode fusion et en pleine fixation d'oubli de moi), j'ai décidé d'y mettre fin avant de déménager à Bruxelles en août 2002 et de prendre en main ma vie sentimentale malgré ma timidité.

C'est ainsi que je m'inscris à un premier site de rencontres, puis rapidement sur un site de speed dating afin de me connecter plus vite dans la réalité tout en bénéficiant de la structure de ce type de rencontres semi-organisées. En quelques semaines, je participai à deux soirées de speed dating qui aboutirent à quelques prolongations amicales qui me donnèrent davantage confiance en moi. (J'étais quand même parvenu, malgré ma timidité, à séduire deux femmes de 34 ans alors que j'approchais seulement les 30.) Durant ces premières sorties, de ce que je me souviens, j'avais très vite tendance à entrer en mode fusion (je ne connaissais pas encore l'ennéagramme à l'époque). Mais j'étais encore trop timide, et complexé, donc loin d'être un Don Juan même débutant.

Quelques mois plus tard, juste avant mes 30 ans, je rencontrai via le premier site de rencontres une femme qui devint ma compagne pendant les trois années suivantes. J'avais failli me désinscrire du site tellement j'étais déçu de la superficialité des premiers contacts, pourtant rares.

De 2006 à 2008, je me suis de nouveau retrouvé célibataire. Je me suis donc réinscrit sur différents sites de rencontres. Durant cette période, l'établissement de relations virtuelles était clairement une activité de narcotisation puisque cela me permettait d'oublier mon malaise suite à ma rupture précédente autant que mon inconfort dans ma vie professionnelle. Je désirai à l'époque multiplier les rencontres sans m'engager réellement mais, en même temps, je vivais un conflit intérieur au niveau de mes valeurs et croyances en termes de rapport hommes-femmes. Du coup, je m'auto-sabotais dans ces tentatives d'aventures sans lendemain, notamment de nouveau à cause du mécanisme de fusion de mon ennéatype. Je pense que cette ambiguïté devait être perçue par une majorité de mes interlocutrices sur les sites de rencontres (d'où l'inscription sur plusieurs sites pendant une période).

Pendant ces deux années, il m'est aussi paru évident que la rencontre par ordianteur/site internet interposé était un avantage pour l'homme timide que j'étais. Je m'exprimais plus facilement par écrit qu'oralement, j'avais donc le temps de réfléchir à mes phrases, d'engager réellement une relation épistolaire si le courant passait (avant d'envisager une rencontre dans la réalité). Je pouvais aussi tester la hiérachie des centres de mes interlocutrices (même si je ne connaissais pas encore ce concept dans mes premières lectures sur l'ennéagramme à l'époque). Le courant passait plus facilement avec les femmes introverties, souvent parce qu'elles aimaient lire elles aussi, mais je m'ennuyais si elles réprimaient le centre émotionnel autant que moi. :happy:

Fin 2008, je finis par me consacrer exclusivement à deux relations virtuelles, en parallèle. Je sentais une attirance pour deux femmes différentes et je me demandais au fil du temps comment j'allais gérer le conflit qui s'annonçait. (Je devenais persuadé en effet que les deux femmes allaient avoir envie toutes les deux de me rencontrer, potentiellement au même moment). Au bout de six semaines d'échanges réguliers avec l'une d'entre elles (la correspondance avec la seconde avait démarré un peu plus tard), le fameux moment de la rencontre en vrai souhaité de commun accord arriva. Pour mes deux prétendantes. J'écoutai donc mon intuition et fit le choix de poursuivre avec la première et donc d'annuler la rencontre prévue (et la poursuite des échanges virtuels) avec la seconde. Je rencontrai donc celle qui avait choisi de ne pas se dévoiler physiquement pendant 6 semaines à l'exception d'une photo où elle était maquillée et costumée en geisha.

À la séduction dans l'univers virtuel succéda fort heureusement la séduction dans le monde réel. Et nous démarrâmes une relation bien réelle qui dura un peu moins de 2 ans. Je mis fin à cette relation de manière abrupte (c'est-à-dire en suivant malheureusement ma hiérarchie des centres, même si je voulais me montrer aussi empathique que possible tout en parvenant à assumer ma décision en me protégeant de mon mécanisme de fusion habituel) quelques semaines après avoir compris que nous serions malheureux ensemble si notre relation se poursuivait à cette époque. (Avec le recul, je pense que nous étions tous deux en désintégration, même si je ne sais pas dire quel était son ennéatype.)

Je ne retournai pas de suite sur les sites de rencontres, j'avais d'abord besoin de faire mon deuil même si c'est moi qui avait choisi de rompre. Et puis, mon instinct social n'était plus aussi blessé à cette époque, j'étais donc plus à l'aise dans mon environnement professionnel. En 2012, j'y retournai avec l'intention de ne plus narcotiser autant dessus que durant la période 2008-2010. Je rencontrai en juillet en une seule soirée sur le net une femme que je typai très vite comme ennéatype 8. Elle ne voulait pas perdre son temps sur le web et souhaitait me confronter très vite dans la réalité. N'étant pas habitué à une attitude aussi directe, je lui fis subir, lors de la première soirée et durant 2 heures, une conversation purement mentale et imprégnée de mes peurs et de mes doutes (je devais être en désintégration externe ce soir-là, du moins au début jusqu'à ce que j'accepte de boire une bière spéciale). Mais elle fit preuve de patience jusqu'à ce que je me détende enfin… pour obtenir ce qu'elle attendait, c'est-à-dire me sauter littéralement dessus. J'avais décidé à cette époque de sortir de ma zone de confort afin de changer radicalement ma vie (dans tous les domaines). Et bien, je fus fortement confronté à ma compulsion comme aux autres mécanismes/concepts de mon ennéatype (passion, fixation, mécanisme de défense, rapport au temps). Je mis fin à cette relation au bout d'un mois car je n'en pouvais plus. Elle voulait clairement m'aider à avancer mais je ne me sentais pas suffisamment respecté, surtout dans mon besoin de temps avant de prendre une décision qui nous concernait tous les deux. Et pourtant, j'ai beaucoup appris sur moi grâce à elle.

Depuis, j'ai refait quelques brèves incursions sur un site de rencontres, mais jamais au delà de quelques jours car mes conditions de vie actuelles m'empêchent de me projeter dans la construction d'une relation potentielle.

Bien amicalement.

Benoît - 9 alpha, aile 1 (et 8, à confirmer), C-/+ S-/+ X-/+

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