Institut Français de

l’ennéagramme

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Bonjour,

 

Je suis 9, je pense avoir le centre mental en second et réprimer l'émotionnel.

Voici ce que j'ai pu observer pendant un week-end où j'étais malade (état grippal avec courbature, faiblesse physique).

 

Le centre instinctif ne fonctionnait pas trop, mais conscient du fait qu'il faut dans ce cas essayer de le favoriser, j'ai tout de même réussi :

- à sortir faire les courses, passer l'aspirateur et la serpillère dans la cuisine, en essayant de ne pas penser à autre chose ;

- à sortir boire un verre et préparer un voyage avec ma famille. J'ai même accepté de faire une recherche sur Internet et d'envoyer les résultats le soir même. J'ai évidemment eu une hésitation : non je suis malade, je peux le laisser à quelqu'un d'autre. C'était plus de la paresse que de l'incapacité à dire non et j'ai décidé de "prendre l'action".

 

En revanche, lorsque je me reposais, mon mental ne s'est pas tu. Toujours une chanson qui traînait dans la tête, pas possible d'avoir le silence ! Les seuls moments où j'ai réussi, c'est en regardant le match de rugby France-Angleterre. C'est la deuxième fois que je regardais un match de rugby, mais j'ai trouvé que ça pouvait être utile : regarder des sportifs en étant pris par le jeu, ça pourrait aider le centre instinctif.

  • Question sur la musique ou les chansons qui traînent dans la tête : est-ce une forme de transe hypnotique ? Ou une activité du centre mental qui prend le dessus quand l'instinctif est réprimé ?

D'autre part, je n'ai pas noté de tristesse due à la répression du centre instinctif, que je ressens la plupart du temps où je suis 'KO'.

  • Les efforts ont-ils permis de maintenir l'instinctif à un niveau moyen ? Ou est-il possible que mon centre émotionnel était tellement dans les choux que je n'ai rien noté ?

Sevan (9α, aile 8, C-/+ S= X+)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Sevan,

 

"J'ai trouvé que ça pouvait être utile : regarder des sportifs en étant pris par le jeu, ça pourrait aider le centre instinctif."

J'ai un gros doute. Regarder un match active à mon avis le centre émotionnel (au niveau extérieur, cf. stage Essence).

 

"Question sur la musique ou les chansons qui traînent dans la tête : est-ce une forme de transe hypnotique ? Ou une activité du centre mental qui prend le dessus quand l'instinctif est réprimé ?"

Tu dis toi-même : "pas possible d'avoir le silence !" C'est donc bien une transe hypnotique qui met en jeu le centre mental (au niveau automatique).

 

"Les efforts ont-ils permis de maintenir l'instinctif à un niveau moyen ? Ou est-il possible que mon centre émotionnel était tellement dans les choux que je n'ai rien noté ?"

Faisons notre boulot de 7, soyons optimiste. Je pencherai vraiment pour la première hypothèse : faire tout ce que tu as fait en étant grippé, cela me semble une utilisation satisfaisante de l'instinctif.

 

Très amicalement,

Fabien

Posted

Salut Fabien,

 

"J'ai trouvé que ça pouvait être utile : regarder des sportifs en étant pris par le jeu, ça pourrait aider le centre instinctif."

J'ai un gros doute. Regarder un match active à mon avis le centre émotionnel (au niveau extérieur, cf. stage Essence).

Je pensais ça à cause de mes restes de cours de sciences cognitives. J'avais appris que visualiser (même mentalement) un mouvement activait les mêmes zones du cerveau que lorsque l'on effectue l'action. C'est un peu ce qu'on retrouve avec les "neurones-miroirs" dont on parle souvent ces temps-ci.

 

Pour la première hypothèse, c'est celle pour laquelle je penche également. :glouton:

 

Amicalement,

Sevan

Sevan (9α, aile 8, C-/+ S= X+)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Sevan,

 

"J'avais appris que visualiser (même mentalement) un mouvement activait les mêmes zones du cerveau que lorsque l'on effectue l'action."

J'ai aussi appris cela, mais je croyais que cela ne marchait que si on se visualisait en train de faire le mouvement, pas si on voyait quelqu'un d'autre.

 

Très amicalement,

Fabien

Posted

Bonjour Fabien,

 

Effectivement, c'est ce que j'avais appris également. Mais, sauf erreur de ma part, les neurones-miroirs correspondent à des zones qui sont activées lorsqu'on effectue l'action ou que quelqu'un d'autre effectue l'action.

Le terme de "miroir" venant du fait que nos neurones "imitent" les neurones de celui qui fait l'action.

 

Amicalement,

Sevan

Sevan (9α, aile 8, C-/+ S= X+)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour Sevan,

 

"Le terme de 'miroir' venant du fait que nos neurones 'imitent' les neurones de celui qui fait l'action."

Je crois que la différence est là.

 

Quand nous voyons quelqu'un faire quelque chose, cela active les neurones miroirs. Par contre quand nous nous visualisons en train de faire quelque chose, nous activons exactement les mêmes circuits neuronaux que dans l'activité réelle ; seul l'envoi des commandes au coprs est bloqué (exactement comme dans les rêves). C'est pourquoi se visualiser dans une activité sportive active d'une certaine manière le centre instinctif, alors que voir d'autres personnes exercer un sport active les neurones miroirs, c'est-à-dire d'autres circuits cérébraux que, je pense, en l'occurence être en grande partie émotionnels (d'ailleurs, il me semble que les neurones miroirs sont surtout associés à des fonctions comme le développement de l'altérité, même si elles sont quand même aussi liées aux phénomènes d'imitation).

 

Ceci dit, je ne suis pas certain à 100% de cela.

 

Très amicalement,

Fabien

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Je vois bien la distinction. Effectivement les neurones miroirs permettent aussi de deviner l'intention de celui qui effectue l'action. Ce qui implique une relation à autrui.

 

Merci pour tes réponses Fabien.

 

Amicalement,

Sevan

Sevan (9α, aile 8, C-/+ S= X+)

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Bonjour Sevan, bonjour Fabien,

 

Je peux apporter ici mon modeste témoignage parce que je regarde régulièrement des matches de rugby à la télé. C'est d'ailleurs à peu près tout ce que je regarde dans cette lucarne. J'ai bien entendu vu le même match que toi, Sevan, mais certainement pas de la même manière.

 

Voici comment ça se passe pour moi. Certes l'émotionnel fonctionne, mais je le ressens surtout après le match quand j'y repense. Pendant le match, je suis surtout en train d'analyser ce qui se passe à chaque phase de jeu. A la fin, je me fais une belle synthèse sur les raisons pour lesquelles une équipe a gagné et l'autre perdu, et je suis content de moi. Je suis souvent déçu par les commentaires des journalistes spécialisés. J'ajoute que, dans la mesure où mon emploi du temps me le permet, ça ne me dérange absolument pas de rester une après-midi entière calé dans mon fauteuil à regarder trois matches de suite. Je ne m'ennuie pas.

 

Je doute donc très fort que le fait de regarder un spectacle sportif puisse renforcer l'instinctif… sauf pour les instinctifs. Pour moi, je ressens cette activité surtout comme une façon de donner sa dose à l'ego, qui va alors fonctionner dans sa bonne vieille hiérarchie des centres.

 

Maintenant, il est possible aussi que ça aide à développer l'émotionnel. Cependant, pour ce qui me concerne, une pièce de théâtre, un film, voire même un roman, fonctionnent mieux dans ce sens.

 

Bien amicalement,

Jean-Jacques

7 mu, aile 6, C++/- S= X-

"Fais que chaque jour ait la chance de devenir le plus beau jour de ta vie" (Mark Twain)

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Bonjour,

 

Merci pour ton témoignage Jean-Jacques. Effectivement, c'est une autre façon de voir le match. Je ne connais pas assez le rugby pour pouvoir analyser ce qui se passe pendant les phases de jeu mais je pense que ça apporterait un plus (je suis d'accord avec toi sur le niveau des commentaires en direct :glouton:).

 

Plus j'y repense et plus je me dis que le centre instinctif n'est pas vraiment sollicité par la vision d'un match à la télé.

Pour le côté émotionnel, je ne le ressens pas vraiment : je ne trépigne pas devant la télé. Je pense que ça interviendrait plus si on assiste au match dans un stade, entouré de gens. Idem pour une pièce que l'on va voir au théâtre : les acteurs sont "avec" nous.

 

Amicalement,

Sevan

Sevan (9α, aile 8, C-/+ S= X+)

Fabien Chabreuil
Posted

Bonjour à tous,

 

"Maintenant, il est possible aussi que ça aide à développer l'émotionnel."

Jean-Jacques, il n'a jamais été dit que cela aidait à développer l'émotionnel, mais que cela connectait au niveau extérieur du centre émotionnel (pour peu qu'on manifeste un minimum d'enthousiasme). Cette connexion est un développement pour les personnes fonctionnant principalement au niveau automatique du centre, mais ne l'est pas pour les autres.

 

"Je ne connais pas assez le rugby pour pouvoir analyser ce qui se passe pendant les phases de jeu. […] Plus j'y repense et plus je me dis que le centre instinctif n'est pas vraiment sollicité par la vision d'un match à la télé. Pour le côté émotionnel, je ne le ressens pas vraiment."

Sevan, si tu n'analyses pas le match avec le centre mental, si cela ne sollicite pas ton centre instinctif et si tu ne ressens pas grand-chose au niveau du centre émotionnel, qu'est-ce que tu fais devant ta télé ? :glouton: Je plaisante, ce que tu fais, cela doit être de la narcotisation et de l'oubli de soi (sur les trois centres) : tu devrais changer de chaîne, ne crois-tu pas ?

 

Très amicalement,

Fabien

Posted
Sevan, si tu n'analyses pas le match avec le centre mental, si cela ne sollicite pas ton centre instinctif et si tu ne ressens pas grand-chose au niveau du centre émotionnel, qu'est-ce que tu fais devant ta télé ? :glouton: Je plaisante, ce que tu fais, cela doit être de la narcotisation et de l'oubli de soi (sur les trois centres) : tu devrais changer de chaîne, ne crois-tu pas ?
Grillé ! :rofl:

C'est bien à cette conclusion (une narcotisation) à laquelle j'étais en train d'aboutir lorsque j'étais en train d'écrire mon message. Mais étant au boulot, et peut-être par résistance, je n'ai pas poussé au bout la réflexion sur la situation (vous avez dit paresse ?). Mais la question que je me posais est très bien résumée dans ta remarque Fabien.

Emotionnel : je ne "vivais" pas le match, pas de frisson, pas de poussée d'adrénaline, pas de déception.

Instinctif : assis ou allongé, pas vraiment de mouvements "miroirs", pas de bonds lors des essais, pas de tape rageuse du poing lors des essais adverses.

Mental : pas d'analyse, mais tentative de comprendre les règles (et oui je débute :rofl:). Sur la fin du match, lorsque l'issue était plus ou moins sûre, je me suis surpris à penser à autre chose.

 

Donc, après coup, grâce à vos messages (merci Fabien et Jean-Jacques :rofl:) je reconnais que pendant le match :

  • c'est le centre mental qui fonctionnait le plus (malgré l'arrêt des chansons dans la tête) et encore à un niveau assez faible ;
  • l'émotionnel était aussi loin que d'habitude ;
  • l'instinctif était probablement moins réprimé que d'habitude (pas de tristesse) mais sûrement pour d'autres raisons que la vision du match elle-même.

Après avoir fait quelques efforts pour lutter contre la répression du centre instinctif, je (ego ?) me suis accordé une petite "récompense" en narcotisant devant la télé. Si en plus je pouvais rationnaliser en me disant que c'était utile et que ça faisait partie des efforts pour soutenir le centre instinctif, c'était plutôt pas mal…

 

Encore merci pour vos remarques éclairantes.

 

Amicalement,

Sevan

Sevan (9α, aile 8, C-/+ S= X+)

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