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<rss version="2.0"><channel><title>Enn&#xE9;atype 6 Latest Topics</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/forum/7-enn%C3%A9atype-6/</link><description>Enn&#xE9;atype 6 Latest Topics</description><language>en</language><item><title>Peur et courage</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2046-peur-et-courage/</link><description><![CDATA[<p>
	Je dirige un établissement médico-social et je viens de recruter une psychologue qui aura la charge ponctuelle d’animer des groupes d’analyse de la pratique professionnelle à destination des personnels soignants et hôteliers. Cette dame ne me connaît pas, je ne la connais pas, nous n’avons jamais travaillé ensemble.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Avant qu’elle intervienne dans l’établissement, je lui indique que je souhaite qu’elle se joigne à tous les personnels que je réunis pour leur présenter le bilan 2017, les remercier de leur action, et pour leur présenter les perspectives 2018. J’anime la réunion à laquelle cette dame assiste en silence, comme convenu, après que je l‘ai brièvement présenté aux personnels, ainsi que l’action qu’elle va conduire en 2018 au sein de l’établissement.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Quelques semaines après cette réunion, nous nous revoyons, pour entrer dans le vif du sujet et mettre en œuvre effectivement les groupes d’analyse de la pratique professionnelle que nous voulons. Au cours de la conversation, elle me dit : « je tiens à vous dire que vous êtes très courageux, et aussi plein d’entrain. ».
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En tout état de cause, c’est comme cela qu’elle me perçoit.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je suis assez interloqué car je connais bien la peur, c’est ma compagne de toujours et je la ressens vraiment en permanence, avec son compagnon mental, toujours tapi dans l’ombre, le doute et la suspicion.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Elle m’explique qu’elle travaille dans beaucoup d’établissements et d’entreprises où le directeur, le patron, ont, selon elle, peur de leurs personnels. Leurs bureaux sont fermés, et ils fuient toute réunion collective avec leurs personnels alors que vous, me dit-elle, vous réunissez tous les personnels. Ils se mettent en cercle et vous, vous allez au milieu du cercle et vous expliquez, explicitez, illustrez, remerciez, tracez les perspectives, montrez les difficultés.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors, je reçois ce qu’elle me dit, comme une évidence.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Effectivement : <strong>qui mieux que quelqu’un qui connait et ressent en permanence la peur, peut connaitre, ressentir et pratiquer le courage ?</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Peur et courage sont les deux faces d’une même pièce, les deux dimensions duales d’une même unité. Peur et courage, je vous aime.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et oui, il y a une espérance pour tous ceux et toutes celles, dont le fonctionnement égotique relève du type <strong>6</strong>.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2046</guid><pubDate>Wed, 14 Feb 2018 19:02:17 +0000</pubDate></item><item><title>Doute entre variantes alpha et mu</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2143-doute-entre-variantes-alpha-et-mu/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à toutes et tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'avance dans mon auto-observation depuis un moment et je veux (et non pas je dois)  entrer dans le vif du sujet sur le forum des ennéatypes <strong>6</strong>. Je souhaite enrichir cette réflexion de mes témoignages personnels analysés par mon propre regard éclairé de l'ennéagramme. Ceci est possible maintenant, grâce aux différents stages, aux  témoignages partagés de stagiaires comme moi, de livres sur le sujet, sans oublier le regard bienveillant sur mon fonctionnement de ma très chère compagne <strong>9</strong> qui vit la plupart des stages physiquement avec moi… J'ai l'ambition modeste et nécessaire de tenter d'expliquer correctement et de manière compréhensible mes ressentis, afin d'avancer moi-même et en partage avec la communauté de ce forum.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour commencer, j'ai eu un doute sérieux sur ma variante en alpha ou mu une fois reparti du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="">stage Centres</a>. Avant d'effectuer ce stage spécifique, j'étais convaincu d'être mu et puis à la fin de ce stage Centres et des ateliers en groupe pour chaque centre instinctif, émotionnel et mental, je me suis redéfini en fin de stage (avec un peu de regret) alpha, en m'étant inséré en cours de route dans le groupe réprimant l'instinctif. Ceci montre bien la dualité qui me préoccupe.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Après échange avec ma compagne <strong>9</strong>, recoupements divers et relecture à tête reposée des supports de cours, Je sais maintenant que c'est une erreur, je suis bien mu ! J'ai été induit en erreur de par ma répression actuelle mais non permanente du centre instinctif depuis quelques mois (que je me dois d'analyser et de changer) qui est ressortie en atelier "instinctif" alors que je réprime l'émotionnel beaucoup plus souvent dans ma vie.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je sens, sais et suis conscient que je suis en ce moment plutôt en désintégration moyenne en <strong>9 mu</strong> et que lorsque je suis intégré dans ma vie, c'est plutôt en <strong>3 mu</strong>, tout en étant assez souvent contrephobique (j'y reviendrai par la suite). Mon parcours de vie professionnel et personnel  me le prouve bien. J'ai tenté d'identifier des moments de congruence ou non-congruence des centres, et ça m'aide bien. J'en reparlerai à part de ce sujet.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Parfois, j'ai le sentiment d'avoir un basculement co-réprimés de deux centres (émotionnel et instinctif) et il ne reste que le mental qui chauffe sur des évènements passés qui remontent en surface, je ne fais plus grand chose, je m'isole, je recherche qui je suis et pourquoi je réagis comme ça sans trouver de solution logique pour contrer cet état statique, le vide qui me remplit est insondable et je l'affronte dans l'isolement de mon bureau sans sortir. Le monde extérieur est refoulé et je refais le monde et ma vie mentalement. Tout cela est très perturbant car j'ai l'impression que mon mental n'est jamais co-réprimé et fonctionne (mal) mais de manière trop récurrente. Cela ne correspond pas à la hiérarchie des centres proposée en alpha et mu du <strong>6</strong> et je m'interroge trop souvent.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Comment se fait-il que je hiérarchiserais les deux centres instinctif et émotionnel en co-réprimés ? C'est incohérent ! N'est ce pas ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ce sont des évènements personnels, voire professionnel/perso fusionnés ces dernières années qui ont modifié mon fonctionnement (évoqués oralement aux stages). Pour l'instant, je me rouvre après les stages à mon aile <strong>7</strong> que j'avais rangé au fond d'un tiroir, certains ont dû le remarquer dans mon entourage et j'en suis très heureux. L'ennéagramme me passionne et m'ouvre un nouvel horizon sur moi et les autres. C'est devenu important pour moi d'aller plus loin.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ami(e)s <strong>6</strong> (Autres types bienvenus ! Si le cœur vous en dit) : avez-vous eu ce dilemme entre alpha et mu également ? Qu'en pensez-vous ? À vous lire.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Amicalement.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2143</guid><pubDate>Mon, 10 Dec 2018 18:49:58 +0000</pubDate></item><item><title>Entr&#xE9;e en sc&#xE8;ne d'un&#xA0;6&#x2026;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2139-entr%C3%A9e-en-sc%C3%A8ne-dun%C2%A06%E2%80%A6/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon centre instinctif réprimé me fait reporter actuellement la rédaction de mon premier vrai contenu. Cela ne me semble pas insurmontable, je dois juste franchir le pas ou plutôt écrire mon premier mot mais j'hésite. Je doute de moi-même, presque en colère contre celui que je décris.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ensuite (et je le sais) d'autres mots suivront et vont me libérer dans mon écriture, j'attends ce moment avec impatience. Il viendra bientôt. Je me dois d'être confiant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le regard de l'autre (donc du lecteur) est une angoisse latente sur son possible ressenti. Comment va-t-il accueillir mes mots ? En y réfléchissant, je me dis qu'il me faut déjà écrire pour que l'autre puisse lire. Alors, je dois y aller, c'est une nécessité ! J'y suis prêt. Je veux mieux savoir qui je suis.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors à bientôt pour mon premier mot à partager avec vous.
</p>

<p>
	J'ai hâte. <img alt=":kiss:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_kiss.gif" style="border-style:none;vertical-align:middle;" title=":kiss:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cicénoeuf
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2139</guid><pubDate>Mon, 03 Dec 2018 18:59:44 +0000</pubDate></item><item><title>Parfois, il vaut peut-&#xEA;tre mieux ne pas &#xEA;tre&#xA0;6&#xA0;!</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2105-parfois-il-vaut-peut-%C3%AAtre-mieux-ne-pas-%C3%AAtre%C2%A06%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Patricia et moi réfléchissons à un possible voyage en Ouganda en février prochain pour aller voir les primates des forêts de Kibale et Bwindi. Nous explorons donc les propositions de voyage des différentes agences pour essayer de trouver une proposition à un budget acceptable — pas facile entre parenthèses ! Sur un site, nous avons trouvé un circuit dont voici le programme des deux derniers jours :
</p>

<p>
	 
</p>

<p style="text-align: center;">
	<img alt="Ouganda.png" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="264" data-unique="pweilfq7i" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/monthly_2018_09/Ouganda.png.8a9726ed501255ee7b3894d03c1c8b14.png"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Prendre l'avion le soir et arrivée <strong><em>"possible"</em></strong> le lendemain, je ne sais pas ce que cela vous inspire, chers amis <strong>6</strong>…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2105</guid><pubDate>Fri, 14 Sep 2018 05:40:31 +0000</pubDate></item><item><title>Exemples de d&#xE9;sint&#xE9;gration externe chez le&#xA0;6</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1999-exemples-de-d%C3%A9sint%C3%A9gration-externe-chez-le%C2%A06/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,<br>
	 
</p>

<p>
	De tous les mécanismes égotiques, la désintégration externe est peut-être celui qui m'a donné le plus de fil à retordre. C'est sûrement parce qu'il me renvoie à des choses que je n'aime pas du tout chez moi et que donc je ne veux pas voir. <img alt=":beurk:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_beurk.gif" title=":beurk:"> Comme je crois avoir identifié avec certitude une période où j'ai vécu ce type de désintégration de manière prolongée, j'ai décidé d'en témoigner ici.  
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'ennéagramme nous dit :
</p>

<ul><li>
		Que pour que la désintégration externe se produise, il faut que la compulsion du type de base ait été mise en échec et de ce fait que l'orientation ne soit pas atteinte.  
	</li>
	<li>
		Que la désintégration interne relève de la sur-utilisation du centre préféré et la désintégration externe de l'augmentation de la répression du centre réprimé ?
	</li>
	<li>
		S'ajoutent alors à la fixation et la passion du type de base, la fixation et la passion du type de désintégration, ainsi que le mécanisme de défense du type externe toujours en subordination aux mécanismes du type de base. Ce qui donne pour moi, en plus de la peur et du doute, le mensonge et la vanité, avec projection et identification. 
	</li>
	<li>
		Une désintégration interne précède ce type de désintégration, même si l’intervalle de temps entre les deux phénomènes peut être très court.  
	</li>
</ul><p>
	Étant donné tous les prérequis nécessaires à ce type de désintégration, j'avance que c'est une situation plus exceptionnelle que la "simple" désintégration interne.<br>
	 
</p>

<p>
	L'épisode que je relate ici s'est étalé sur plusieurs années et a démarré avec l'annonce de la maladie de ma sœur.  
</p>

<p>
	Ma mère est elle-même décédée en 1997 trois mois après qu’on lui ait diagnostiqué une tumeur au cerveau, ça a été une expérience absolument atroce à vivre, aussi lorsque ma sœur m'a annoncé fin 2008 qu'elle était atteinte d'un cancer au poumon, j'ai cru mourir de terreur.
</p>

<p>
	Elle s'est battue pendant plus de trois ans contre la maladie pour finir par décéder en mars 2012.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me souviens que l’annonce de sa maladie a provoqué chez moi un tel choc émotionnel que je suis restée éveillée toute la nuit, roulée en boule sur mon lit, dans l’incapacité de circonstancier, noyée dans l’émotion présente comme si ce moment allait durer pour toujours, en bascule totale.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourtant le pire était à venir. En effet ce qui a provoqué cette désintégration durable externe, ce n’est pas seulement cette nouvelle et la peur qui allait avec, c'est que par le jeu de loyautés croisées, je me suis trouvée dans l'incapacité d'exprimer comme je l'aurais voulu mon orientation et ainsi ma compulsion « éviter la déviance » s’est trouvée mise en échec. En la circonstance je n'ai pas pu me montrer loyale envers ma sœur comme je pensais devoir le faire. La seule façon que mon ego a trouvé pour gérer la situation, c'est d'avoir recours au mensonge du <strong>3</strong>, en l'occurrence je me suis auto-convaincue que mon devoir était ailleurs.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pendant cette période je me suis comportée comme une <strong>3</strong>, sans en avoir les motivations. Je me suis investie corps et âme (l'expression me semble vraiment appropriée) dans un projet professionnel qui tombait à point nommé et dans la réalisation duquel mon ego pensait trouver la sécurité tellement recherchée.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me souviens très précisément du moment où cela s'est produit : on m'a demandé d'assister à une réunion à laquelle ma hiérarchie et d'autres autorités étaient présentes, on m'y a demandé au débotté quelles étaient mes propositions pour atteindre les objectifs que nous nous étions fixé. J'ai alors perçu très clairement ce qui était attendu de moi et ai automatiquement revêtu mon costume de <strong>3</strong>. Tout d'un coup, dans le contexte professionnel, je suis devenue décidée et affirmative. Je précise que ce n'est pas un comportement habituel chez moi, en tant que <strong>6 alpha</strong> je suis plutôt prudente et j'ai l'habitude de beaucoup réfléchir avant de donner mes conclusions, toujours assaisonnées d'un grand nombre de si, de oui mais, etc.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Comme le disent Patricia et Fabien dans leur <a href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel=""><em>Grand livre de l’ennéagramme</em></a> :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-cite="Fabien et Patricia Chabreuil" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="Fabien et Patricia Chabreuil">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Fabien et Patricia Chabreuil a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			Quand il se désintègre en <strong>3</strong>, le <strong>6 alpha</strong> pense pouvoir atteindre la sécurité en obtenant des succès faciles qui lui vaudront l'admiration de son groupe. Au sein de celui-ci, il joue un rôle destiné à obtenir l'acceptation maximale. Il est agressif vis-à-vis de tous ceux qui en compromettent le fonctionnement et la stabilité.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	En plus du mensonge à soi, la vanité était bel et bien perceptible, j'ai par exemple tout fait pour obtenir une promotion. J’ai été jusqu'à faire changer l'intitulé de mon poste et ainsi je suis passée de bibliothécaire à bibliothécaire en chef ! J'ai même argumenté cette demande par de belles rationalisations du type, "ce changement de titre me permettra d'avoir plus de poids auprès de mes futurs interlocuteurs et rends plus explicite mes responsabilités étendues" (souci image).
</p>

<p>
	Je pouvais aussi facilement dire des phrases du type : "Ah faut vraiment que je fasse tout moi-même !", ou bien "Qu'est que c'est bien, c'est vraiment beau hein ?" en parlant de certaines de mes réalisations. <img alt=":blush:" data-emoticon="1" height="15" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" title=":blush:" width="15"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le drame de la situation c'est que pendant que je m'investissais ainsi dans mon travail et ma quête d'une promotion, ma sœur était en train de mourir d'un cancer du poumon. <img alt=":cry:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_cry.gif" title=":cry:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me suis fixé des objectifs, j'ai appliqué des règles et je m'y suis tenue même dans le domaine personnel. Maintenir un semblant d'ordre était essentiel pour moi durant cette période chaotique. J'ai d'ailleurs "géré" la maladie de ma sœur comme si c'était un projet à mener.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Soit dit en passant, ma hiérarchie a bien profité de ma désintégration, ils se sont montrés très satisfaits de mon travail. Je le sais car j’ai reçu des retours très positifs. C’est une chose qui doit arriver a pas mal de <strong>3</strong>. Je vivais un enfer personnel mais j’étais efficace, un bon petit soldat.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors que je m'investissais à fond dans mon travail, j'étais terrifiée par les conséquences fantasmées du décès de ma sœur (progressions en âge et régressions en âge à la pelle, hallucinations positives, créations de sensations, etc.). Rentrer chez moi devenait insupportable, là-bas tous mes soucis me rattrapaient. Au travail c’était tellement mieux, j’avais un but, une raison d’être… Mon dieu quelle horreur quand j’y repense !
</p>

<p>
	Me désintégrant en <strong>3</strong> je reste <strong>6</strong>, j'ai donc essayé dans la mesure de mes possibilités de continuer à honorer mes différentes loyautés. J'ai aménagé mon temps de travail pour pouvoir visiter plus fréquemment ma sœur et l'aider dans la mesure de mes possibilités, sans que cela impacte trop sur ma famille ou mon travail.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je remarque toutefois que j'ai privilégié le faire à l'être, j'ai oblitéré les éléments humains, ce qui en fait aurais dû vraiment compter pour moi, et m'identifiant à ce projet, je l'ai considéré comme étant la chose prioritaire puisque me valorisant et donc me sécurisant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Durant cette période j’ai d'ailleurs fortement ressenti un grand vide intérieur, comme si à l'intérieur c’était mort.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Un des signes qui ont ratifiés ma sortie de cette période de désintégration, c'est lorsque j'ai été capable de dire non aux demandes de ma hiérarchie, expliquant que mon investissement précédent était circonstancié et qu'il n'avait plus lieu d'être. Comme je travaille dans une association religieuse, Dieu merci cela ne m'a pas trop posé de problèmes, mon comportement à tout au plus suscité de l'étonnement.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	De la phrase de Fabien et Patricia sur la désintégration externe du <strong>6 alpha</strong> en <strong>3</strong>, je retiens tout mis à part l'adjectif "faciles" appliqué aux" succès" recherchés pour se sécuriser. Je n'ai pas trouvé que c'était facile, en l'occurrence cela m'a demandé de gros efforts et un investissement important, mais il est vrai que ce n'est pas toujours le cas, et puis surtout je pense que c'était surtout au niveau du vécu que c'était vraiment difficile.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je distingue maintenant de temps en temps les moments où cela m'arrive, ils sont en général passagers et dus à un stress égotique important mais ponctuel. Lorsque mon insécurité est très importante et que mes mécanismes habituels ne suffisent pas à gérer la crise, le phénomène s'enclenche et je deviens attaché à mon image en lien avec la réalisation de projets qui sont supposés m'apporter l'estime de ma hiérarchie et donc la sécurité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Alice et le lapin
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	PS : Sid j'ai vu <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1997-6-alpha-en-d%C3%A9sint%C3%A9gration-externe%C2%A0/" rel="">ton sujet</a> alors que je m’apprêtais à créer le mien. Sur les conseils de Fabien et par souci de lisibilité j'ai préféré créer un autre post même si les sujets sont très proches.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1999</guid><pubDate>Wed, 06 Dec 2017 15:11:16 +0000</pubDate></item><item><title>R&#xE9;vision de mes instincts</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2125-r%C3%A9vision-de-mes-instincts/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'aurais besoin de revoir la notation de mes instincts afin d'effectuer un travail horizontal. Sur ma signature, à ce jour je me suis noté en C=/+ S- X+. En essayant de redéfinir cette notation, je dirais aujourd'hui plutôt C=/+ S-- X+/++/-. Cette nouvelle notation ne change pas le fait que je dois traiter le premier instinct blessé afin de rééquilibrer les suivants, mais voilà, je ne suis pas certains de devoir d'abord commencer par l'instinct de conservation qui fonctionne plutôt de manière satisfaisante et peut par moment faire l'objet d'une attention excessive, ou bien par le social qui fait l'objet d'un rejet excessif. D'autant que le petit + que j'accorde à l'instinct de conservation ne me semble pas forcément justifié. Je m'explique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lorsque je reprends mes notes et fiches de stage, il est indiqué que les personnes ayant l'instinct de conservation blessé ont une préoccupation excessive ou au contraire un rejet pour les questions par rapport à soi, au corps (alimentation et santé notamment), aux questions d'argent, de sécurité en général. Je comprends que les blessures liées aux instincts ne sont pas liées aux caractéristiques égotiques de notre type de base et doivent être traitées indépendamment. Néanmoins, la problématique sécuritaire, thème centrale chez le <strong>6</strong>, apporte de la confusion quant à la notation exacte de mon instinct de conservation. Il me semble que, peu importe en fin de compte, l'objet/sujet de la sécurité pour le <strong>6</strong>, que celui-ci soit sur son partenaire, sur l'argent ou porté sur son corps, à partir du moment où le <strong>6</strong> perçoit un risque (fantasmé ou réel) sur l'objet/sujet de sa sécurité, il va de toute façon réagir et/ou y répondre (ou du moins se focaliser mentalement dessus). Et donc, est-ce que d'une certaine manière, ce qui pourrait être du + chez un autre ennéatype ne serait pas seulement du = chez un <strong>6</strong> qui vit son ego.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Par exemple, si l'on prend les questions liées à la santé, préoccupations que l'on retrouve souvent chez les personnes qui ont l'instinct de conservation blessé. Dans mon cas, je ne prends pas de vitamines ou autres compléments alimentaires et ne suis pas d'une manière générale obsédé par mon corps (ni à l'inverse le délaisse) en terme de santé ni de préservation. Par contre, dès que je sens une gêne ou que je tombe malade je prends rapidement rendez-vous chez le médecin. Je ne suis pas forcément inquiet mais j'aime bien en général traiter un problème rapidement. Il me semble que cela relève plutôt de l'organisation du <strong>6</strong> face à la gestion de risque. Il est vrai que je peux parfois attacher une attention particulière à une problématique de santé (c'est moins le cas aujourd'hui) et agir vite. Comme lorsqu'il y a deux ans, j'ai vu apparaître une petite tâche marron sur mon visage, j'ai vite pris rendez-vous chez la dermatologue pour être sûr que ce n'était pas un mélanome. Ce qu'elle m'a d'ailleurs confirmé. Pour moi agir vite est parfois nécessaire pour réduire l'anxiété d'une situation potentiellement à risque et arrêter inutilement de ruminer, même s'il est vrai que bien souvent le problème aura été grossi ou fantasmé. Cependant, c'est aussi l'éventualité de repérer un réel problème à temps, et le cas échéant, prendre les décisions justes et agir efficacement d'autant que celui-ci aura été identifié rapidement. Sans faire de projection, cela me semble bien correspondre à une façon d'agir chez le <strong>6</strong>. Dans ce cas est-ce du C= (plein de bon sens de <strong>6</strong>) ou bien du C+ occasionnel ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Autre thème, l'argent. Domaine pour lequel une personne qui aurait l'instinct de conservation blessé pourrait se surinvestir ou au contraire faire preuve d'un désintérêt excessif. <em>A priori</em> sur ce point nous pensons, mon épouse et moi, avoir une relation plutôt saine et équilibrée sur les questions d'argent. Nous mettons de côté pour le futur tout en tenant compte de la nécessité de vivre convenablement au quotidien. Néanmoins, lorsque j'ai suivi mon épouse à l'étranger, une des premières choses que l'on a faites était de souscrire une assurance prévoyance. Étant donné que c'est elle seule en ce moment qui subvient aux besoins de la famille (elle gagne relativement bien sa vie), il était pour moi important de prendre les dispositions nécessaires au cas où il lui arriverait quelque chose. Cette idée de souscrire à ce produit était mon idée au départ et répondait à une angoisse que j'avais lorsque nous sommes arrivés dans notre pays d'expatriation. Mais là encore, est-ce du bon sens et de la gestion de risque en "bon papa <strong>6</strong>" que je verrais bien en C= ou bien du C+ occasionnel ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Autre exemple. Je vis dans une ville où je me sens particulièrement en sécurité avec peu de délinquance et d'actes d'incivilité si l'on compare aux grandes villes françaises. Je ne suis pas sur mes gardes comme je pouvais l'être lorsque je vivais en banlieue parisienne. Nous ne fermons jamais la porte de notre appartement (même si celle-ci ne peut pas s'ouvrir de l'extérieur) et n'attachons pas systématiquement nos vélos lorsque nous les prenons ; chose que je ne peux pas imaginer faire en France. Par contre, dès que j'arrive à Paris et prends le RER, je switche tout de suite en mode sécurité. Je passe par exemple systématiquement mon portefeuille de la poche arrière à la poche avant. D'ailleurs la dernière fois que je suis venu en stage à Paris, j'ai dissuadé un groupe de jeunes filles pickpockets, qui s'apprêtaient à ouvrir le sac à dos d'une touriste, de passer à l'action. Là encore en fonction du contexte je peux être en C+ mais même dans cet exemple j'ai l'impression que ça reste du C= version <strong>6</strong>. L'histoire des pickpockets me confirme finalement qu'il est plutôt sain d'avoir une attitude et un comportement approprié en fonction du contexte et de son environnement.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour finir, ce qui me fait penser que mon instinct de conservation est relativement équilibré (du moins je le pense) et que j'ai le sentiment que mon véritable travail se situe au niveau de mon instinct social, celui-là très blessé. Rééquilibrer cet instinct me semble en effet bien plus difficile (voir contre-nature) et ambitieux comparé à l'instinct de conservation dont je peux éventuellement appréhender positivement les efforts à entreprendre si l'en était.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Voilà, merci de m'avoir lu et pour vos retours éventuels.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2125</guid><pubDate>Mon, 29 Oct 2018 10:57:24 +0000</pubDate></item><item><title>Moi&#xA0;? Peur&#xA0;? Non&#xA0;!</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2101-moi%C2%A0-peur%C2%A0-non%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
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</p>

<p>
	Depuis le jour où j'ai <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1917-pourquoi-j%E2%80%99ai-valid%C3%A9-mon-type-6-variante-alpha/" rel="">découvert mon ennéatype <strong>6</strong></a> grâce à l’observation en direct de ma passion, la peur est une compagne familière que j'apprends à repérer de mieux en mieux. Je me souviens qu'avant cette prise de conscience je ne la voyais pas vraiment. J'étais inquiète, attentive, oppressée… mais avoir peur, moi ? Non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ce matin, au petit déjeuner je croise mon fils de 15 ans, <strong>6</strong> lui aussi. Il a fait sa rentrée au lycée hier et m'a avoué n’avoir quasiment pas dormi de la nuit. Ce matin, je lui demande s'il a mieux dormi et le voyant secouer négativement la tête je m'exclame "Ah tu stresses…" Réaction immédiate, "Mais non ! Quand je stresse j'ai les mains qui tremblent, et là elles tremblent pas !" s’est-il exclamé en me montrant ses mains.
</p>

<p>
	Et voilà ! Mon fils de 15 ans estime que lorsqu'il est terrifié au point d'avoir les mains qui tremblent, il est seulement stressé <img alt=":surprised:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" title=":surprised:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il est vrai que pour un <strong>6</strong> la peur revêt mille et une formes et qu'elle n'est pas souvent nommée, par superstition, par inconscience ou par… peur. <img alt=":rofl:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" title=":rofl:"></p>

<p>
	Cet incident, m'a rappelé qu'il m'arrive à moi aussi, encore aujourd'hui, d'avoir du mal à reconnaître ma peur. Il me faut parfois un peu ou même beaucoup de temps avant de reconnaître la pression que j'éprouve là dans la poitrine et dans le ventre, pour ce qu’elle est. Il m’arrive même de la confondre avec un début de gastro ! <img alt=":pt1cable:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_pt1cable.gif" title=":pt1cable:"> La différence, c'est que maintenant, lorsque je l'observe, j'ai la possibilité d'utiliser des techniques me permettant de la supprimer.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Inondée par un flot d’amour et de compassion,  j’ai donc proposé à mon fils une séance de méditation à deux le soir-même, rendez-vous qu’il a d’ailleurs accepté avec plaisir, preuve s’il en est qu’il a quelque part conscience d’en avoir besoin.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lorsque je regarde le chemin parcouru et à parcourir je suis pleine d’espoir et de reconnaissance. Apprendre la théorie de l’ennéagramme c’est une chose, mais l’appliquer dans sa vie s’en est une autre et ça change la donne.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Merci à Pocahontas pour m’avoir fait connaître l’ennéagramme, il y a plusieurs années maintenant, à un stade de ma vie où j’en avais bien besoin. <img alt=":kiss2:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_kiss2.gif" title=":kiss2:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Merci aux ennéanautes de tous acabits pour les témoignages qu'ils déposent sur ce forum. <img alt=":calin:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_hug.gif" title=":calin:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et enfin, "the last but not the least", merci à Patricia et Fabien pour leur patient travail d’enseignement. Je regretterai vos stages passionnants et vos présences bienveillantes. <img alt=":heart:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" title=":heart:"></p>

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</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Alice et le lapin
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2101</guid><pubDate>Wed, 05 Sep 2018 19:44:31 +0000</pubDate></item><item><title>Sous-type social du 6 "Devoir", liens familiaux et groupes</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1983-sous-type-social-du-6-devoir-liens-familiaux-et-groupes/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
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<p>
	 
</p>

<p>
	Je viens de vivre un <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external">stage Sous-types</a> extrêmement intéressant.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Je lis depuis longtemps déjà, plus de cinq ans, des ouvrages sur l'ennéagramme y compris bien évidemment ceux de Fabien et Patricia. Pourtant je constate que j’ai besoin pour pouvoir comprendre pleinement les mots et les concepts lus dans ces livres, d’y raccrocher des instants vécus et des expériences personnelles. Des stages tels que <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external">Centres</a> et Sous-types répondent parfaitement à ce besoin. Les témoignages des stagiaires présents et les exemples donnés par Fabien et Patricia sont vraiment très utiles.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'énergie déployée dans les différents instincts par chacun des types a pris chair sous mes yeux. C'était fascinant.
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</p>

<p>
	J'y ai également validé mon sous-type, <strong>6 social</strong> « Devoir ».
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pendant le stage Fabien et Patricia nous ont suggéré avec insistance de réfléchir à la blessure possiblement à l'origine de notre sous-type, blessure survenue pendant la petite enfance. Voici le résultat de mes réflexions.
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<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Liens familiaux :</strong>
</p>

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</p>

<p>
	Mon père était <strong>4</strong>. Il n'a été ni souvent malade ni souvent absent, physiquement du moins. Pourtant, enfant, je l'ai bel et bien ressenti comme absent ou tout du moins désinvesti.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je le voyais très souvent perdu dans ses pensées ou plutôt dans ses émotions, jouant de la guitare ou de l'accordéon, composant, peignant. En bref absorbé par son émotionnel intérieur et finalement assez peu réceptif à ce qui l'entourait et notamment à sa famille.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Rétrospectivement je pense m'être fortement sentie exclue et dans l'incapacité de nouer une relation satisfaisante avec lui. J'ai bien tenté de resserrer les liens, en lui demandant par exemple de m'apprendre le solfège, mais cela a eu l’effet inverse. En effet j'avais du mal à comprendre la théorie musicale ce qui l'énervait prodigieusement, provoquant chez moi une bascule paralysant mon mental. Aussi il me renvoyait assez rapidement à mes jeux d'enfant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ainsi au rapport particulier du type <strong>6</strong> avec la figure protectrice, en la circonstance mon père, s'est ajouté la problématique instinctuelle sociale, de par le manque de cadre que j'ai ressenti dans mon enfance.
</p>

<p>
	<br>
	On peut dire que finalement ce père absent, je le cherche encore maintenant dans mes groupes. C'est pourquoi ils sont tellement importants pour moi et source à la fois d'angoisse et de désir. Je désire nouer des relations satisfaisantes au sein de ces groupes, en être acceptée et en même temps j'ai peur que le modèle relationnel bancal que j'ai vécu avec mon père s’y reproduise. En bref je crains principalement que l'on m'ignore et/ou que l'on me rejette.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je n'ai pas le souvenir d'un évènement particulier à l'origine de cette blessure, ni ne possède une personne proche qui aurait pu me renseigner. Toutefois j'extrapole à partir de mes souvenirs d'enfance et je me dis qu'il n'y a pas de raison que le comportement de mon père et la dynamique de notre relation ai changée avec le temps.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voici donc pour la blessure.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Le devoir ou la puissance de la règle :</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mes trois instincts s’expriment dans les différents contextes, sociaux, conservation ou sexuel, de manière variable en fonction des besoins, comme pour tout un chacun.
</p>

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</p>

<p>
	Mon sous-type « Devoir » lui en revanche est toujours présent quel que soit le contexte.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Ainsi mon désir de structurer et d’organiser, s’exprime, y compris dans les contextes conservation ou sexuel. Les enfants se couchent à 20h et pas à 20h15. Devoirs en premiers, amusement après, on regarde les gens dans les yeux quand on leur parle. Je veux bien qu’on s’accorde du temps à deux, mais seulement quand j’aurais fini ce que j’ai à faire, etc.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Si je prends un contexte conservation, la famille par exemple, le besoin de faire mon devoir en toutes circonstances est très présent. Il me conduit bien souvent à m’oublier et à oublier mes désirs ou mes besoins, car mon devoir passe avant tout. Mon fils a besoin de moi, il me demande un renseignement ou un service, je me plie en quatre, c’est mon devoir de mère. Mon mari me fait la remarque que le linge n’est pas fait, et hop, au garde à vous, je fonce (même si je rouspète) je ne peux pas m’en empêcher, c’est mon devoir d’épouse.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lorsque ma sœur est tombée gravement malade, j’ai aménagé mon temps de travail pour pouvoir être là le plus possible. Seulement voilà, je ne me suis pas basée sur ses besoins, non, j’ai seulement mis en place des règles dénuées de discernement et de réflexion, juste des règles, sans réceptivité émotionnelle… Même si je comprends aujourd’hui le pourquoi de ce comportement, je le regrette amèrement. Il me reste à apprendre à être compatissante avec moi-même. J’espère que le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_resilience.htm" rel="external">stage Résilience</a> m’aidera à y parvenir.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lors d’une conversation informelle et avant de connaître l’ennéagramme, ma collègue avait employé le mot dévouée pour me qualifier. Ce à quoi j’avais répondu : "Ah bon tu trouves ?"
</p>

<p>
	Maintenant que je pratique régulièrement l’auto-observation je peux dire avec certitude, que oui je suis dévouée, et même jusqu’à l’obsession quelques fois.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon mari qui est de sous-type Cordialité m’a déjà dit dans différentes situations particulièrement éprouvantes, que j’étais courageuse. En réalité je ne fais qu’obéir à mon instinct social en me montrant la plus dévouée possible envers ma famille, mes proches et mes groupes en toutes circonstances.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Les groupes :</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je suis rattachée à plusieurs types de groupes, des groupes physiques et des groupes mentaux. Comme le dit Fabien :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentcommentid="17284" data-ipsquote-contentid="1958" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-timestamp="1507794288" data-ipsquote-userid="16" data-ipsquote-username="Fabien Chabreuil">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Le 12/10/2017 à 09:44, Fabien Chabreuil a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			<span>L'instinct social s'intéresse à des vrais groupes</span> répondant aux caractéristiques étudiées au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external" target="_blank">stage Sous-types</a>. L'appartenance à de très grands groupes et l'intérêt pour des causes sociales, qui peut exister sans aucune appartenance à un groupe, ne sont pas directement de son ressort.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	En tant que <strong>6</strong>, je dirais que la notion de groupe physique où mon instinct social s’exprime se superpose à mes groupes mentaux de <strong>6</strong> pour créer un mixte où le groupe quel que soit son type est vraiment très présent.
</p>

<p>
	<br>
	Dans un groupe, inclure l’autre c'est très important. Je sais que mon attention se porte particulièrement sur les échanges entre les différents membres du groupe. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à garder longuement mon attention sur une personne en particulier lorsque je me trouve dans un groupe. Mon attention se porte régulièrement des uns vers les autres. C’est comme si j’essayais d’appréhender la totalité des interactions en cours. Cette attention est visuelle mais aussi corporelle, j’ai remarqué que je me positionne physiquement instinctivement de manière à inclure tous les membres d’un groupe. J’aime d’ailleurs la synergie des groupes, l’émulation que cela apporte à chacun lorsque l’alchimie opère.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon groupe idéal est constitué de moins de 10 personnes et d’au moins 6 personnes, c’est là que je me sens le plus a l'aise.
</p>

<p>
	<br>
	C’est aussi un contexte dans lequel je supporte difficilement les fauteurs de trouble (par fauteur de trouble j'entends quelqu'un qui met en péril la cohésion du groupe). Je suis dans le contexte social par nature inclusive, mais si une personne perturbe le groupe, je n’hésiterais pas longtemps avant de « l’éjecter » dans la mesure de mes possibilités. En effet pour moi la cohésion du groupe prime sur le bien être des individus.
</p>

<p>
	<br>
	Lors de ce stage Fabien a dit une phrase qui sur le coup m'a fait sourire, son sens général était celui-ci : "Sachez que si je fais des formations, ce n'est pas pour votre bien mes cocos mais pour le bien du groupe." Tu me corrigeras Fabien si je déforme tes propos. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"> À bien y réfléchir je fais un peu pareil. Je n’aurai pas été aussi catégorique mais je constate que bien que je m'intéresse aux gens et si je suis attentive à mes motivations, je me rends compte que c’est bien souvent non pas seulement pour eux-mêmes mais plutôt pour ce qu'ils apportent au groupe. La preuve en est, que s'ils en sortent, je ne m'occupe plus autant d’eux et quelquefois même plus du tout. Je vais par exemple beaucoup moins téléphoner ou demander de nouvelles. C'est un peu comme s'ils avaient disparu de mon univers.
</p>

<p>
	<br>
	Mon mari est un <strong>6</strong> Cordialité et il prend grand soin de téléphoner aux uns et autres, y compris à des gens qu'il n'a pas vu depuis des lustres. Il maintient le lien. Je n'y pense pas forcément.
</p>

<p>
	<br>
	Le type <strong>6</strong> social nommé devoir est décrit comme très respectueux des règles et des procédures, un peu froid. Je me suis longtemps dit que cela ne me correspondait pas et que j'étais plutôt une personne tolérante, chaleureuse et attentive au bien être des autres. Faux. Dans le contexte du groupe, ça oui, je serais extrêmement dévouée (et non pas chaleureuse) et me sentirais responsable du bien-être des personnes composant le groupe, y compris à un niveau émotionnel. C’est ainsi qu’au sein de l’Institution où je travaille, je prends grand soin d’entretenir avec tous des rapports amicaux dans la mesure du possible. Je veille à être disponible et prête à rendre service car c’est mon rôle. C'est donc bien de la dévotion et non pas de la cordialité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lorsqu’une injustice se profile à l’horizon alors j’endosse facilement mon costume de défenseur du groupe. C’est par exemple moi qui ait motivé mes collègues pour faire grève chaque année les lundis de pentecôte, lorsque la journée de solidarité à été mise en place par le gouvernement Raffarin. Mes collègues se sont assez rapidement démotivés, j’ai été la dernière à faire grève en me rattachant à un mouvement national tant qu’il y en a eu. Encore aujourd’hui c’est une journée où par principe je ne travaille pas. <img alt=":hautetfort:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_hautetfort.gif" title=":hautetfort:"></p>

<p>
	<br>
	J’ajouterais enfin que j’ai la croyance que pour bien servir le groupe il est nécessaire de se sacrifier. J'y vois l'influence de mon aile <strong>7</strong>. Ce stage a d'ailleurs été l'occasion de la revalider.
</p>

<p>
	<br>
	Attention, je vais devenir lyrique… <img alt=":pt1cable:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_pt1cable.gif" title=":pt1cable:"> Le groupe c'est la force gravitationnelle qui me maintient debout, j'en ai besoin pour vivre alors je le défends, j'en prends soin, je le nourris y compris quelque fois au détriment de ma santé ou de mon propre bien être (je ne compte pas le nombre de fois où j'ai retardé le moment d'aller voir le médecin ou refusé un arrêt de travail parce que mon sens du devoir me l'imposait). J'ai la croyance que je dois avant tout m'occuper du groupe et que m'occuper par trop de moi serait, somme toute, une sorte de trahison. J’avais même l’habitude de dire que dans la vie c’est « marche ou crève ». Aujourd’hui je commence à nuancer.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Écrire ce post a remué pas mal de choses, ça m'a pris par surprise mais je suis contente de l'avoir fait. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	<br>
	Très amicalement,<br>
	Alice et le lapin
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1983</guid><pubDate>Wed, 18 Oct 2017 08:55:51 +0000</pubDate></item><item><title>Exemple de manifestation de mes ailes 5 et 7</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2104-exemple-de-manifestation-de-mes-ailes-5-et-7/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Un sujet potentiellement source d'angoisse et d'anxiété chez moi est le bien être de mon groupe, à savoir celui de mon épouse et de ma fille de 9 ans. Hier, lors d'un échange avec cette dernière, j'ai pu observer véritablement les nuances qu'apportaient mes ailes <strong>5</strong> et <strong>7</strong> sur ma personnalité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ma fille est plutôt de nature discrète et très réservée à tel point que lorsqu'elle était plus petite (peur imaginaire du <strong>6</strong> oblige), j'avais l'angoisse qu'elle souffre en grandissant de phobie sociale (autant imaginez le pire, comme d'habitude…). Fort heureusement ces caractéristiques n'étaient pas annonciateur d'un quelconque trouble mais manifestaient juste les traits d'une personnalité d'un enfant plus en retrait et plus sensible.
</p>

<p>
	Son bien-être social et notamment au sein d'un groupe, est quelque chose que j'ai toujours privilégié, bien plus important pour moi que les acquis académiques, même si d'une certaine manière ces deux éléments peuvent être liés.
</p>

<p>
	Hier donc, dans son bain, elle me dit spontanément qu'elle a l'impression d'être rejetée, qu'elle sent qu'on ne l'aime pas. Une petite montée d'angoisse se mêlant à de la peine, je lui demande de me raconter ce qui c'est passé à l'école. Elle m'explique et me décrit des chamailleries d'enfants et tentative d'exclusion de la part d'autres camarades. J'essaye de la rassurer en dissimulant mon angoisse et mes doutes afin de ne pas les lui transmettre. Et hop pirouette de <strong>6</strong>, je botte en touche et essaye de faire diversion. Je lui dis que ce n'est pas grave et que les enfants sont parfois méchants entre eux, c'est comme ça aussi chez les adultes etc. Sauf que, centre mental oblige et sous l'effet de ma compulsion, la machine à pensées se met en route… Et c'est là que mon aile <strong>7</strong> se manifeste.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'identification à mon ego de <strong>6</strong> me poussant à réagir face à mon anxiété intérieure m'amène à imaginer des stratégies (planification du <strong>7</strong>) afin de réduire l'impact d'un danger potentiel que pourrait constituer la mise à l'écart par le groupe de mon enfant. Chose qui bien entendu réveille chez moi la peur primaire du <strong>6</strong>, à savoir être sans soutien et ne pas pouvoir sans sortir seul. Et me voilà en train d'imaginer quelques scénarios afin de rendre ma fille "plus sympathique" (et donc d'être mieux acceptée) aux yeux de ses pairs. Pour ce faire, je me dis qu'il serait peut-être judicieux d'être d'abord plus "sympa"avec les parents des soi-disant enfants. Si je suis bien avec les parents, alors leurs enfants n'ont aucune raison de s'en prendre et de rejeter ma fille. Mieux encore, pourquoi ne pas faire venir ma sœur œnologue et organiser une dégustation de vin et socialiser avec les parents autour d'un moment de détente dont je serais l'initiateur, ça pourrait être pas mal non plus.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On voit également ici la manifestation du sous type Cordialité qui cherche à se rassurer en désarmant l'autre, en étant en quelque sorte faussement sympathique. Mais l'idée de me rapprocher de certains parents afin d'engager des interactions sociales me fait freiner des deux pieds.  Mon aile <strong>5</strong> principale que je développe fortement depuis quelques années me pousse à plus d'avarice de mon temps et de détachement vis-à-vis du groupe (sauf celui de l'ennéagramme bien sûr ! <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" title=":wink:">). Moins j'ai d'interactions avec des parents d'élèves, mieux je me porte. Cultiver le secret de ma non-disponibilité et de prise de distance vis à vis des autres m'assure, il est vrai, une forme de sécurité que j'apprécie. Plus d'interactions c'est m'exposer davantage donc potentiellement source d'angoisses futur.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À ce moment-là, d'un coup, juste comme par magie… je me vois comme spectateur de ma propre mécanique égotique et du fonctionnement de mes pensées. Pris en flagrant délit de transe par mon observateur intérieur, je n'ai même pas besoin d'appliquer le protocole de déconstruction pour les hallucinations positives et autre progressions en âge. Je me reconnecte immédiatement à la réalité et à l'objectivité de la situation, parallèlement l'anxiété et le flot de pensées disparaissent presque instantanément.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pendant ce temps ma fille sort du bain, toute contente. Nous dînons ensemble, elle a l'air plutôt heureuse et aucunement tracassée par ce qu'elle m'a dit auparavant. Tout va bien… Ouf. En tout cas elle semble mieux gérer la situation que le papa… À suivre
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bien cordialement.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2104</guid><pubDate>Wed, 12 Sep 2018 20:14:54 +0000</pubDate></item><item><title>Le groupe toujours, mais pourquoi faire&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2096-le-groupe-toujours-mais-pourquoi-faire%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Depuis de nombreuses années j’appartiens à un groupe de réflexion philosophique. J’y suis assidu et bien respectueux des règles. J’y fais mon devoir, automatisme oblige. Mon action étant régulière, assidue, appliquée et sérieuse, je progresse régulièrement dans les degrés de ce groupe. Donc, tout va bien dans le meilleur des mondes, où l’accomplissement automatique de mon devoir, ou de l’idée que je m’en fais, est roi.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Sauf que depuis quelque temps déjà, confusément d’abord, puis de plus en plus clairement, cette participation au groupe me pèse. Alors, si je m’interroge vraiment, je pense qu’elle ne me nourrit plus, ne correspond plus à mes attentes et envies, et, peut-être même qu’elle m’enferme dans un cadre limitant. 
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il conviendrait donc, et je le sens, que pour me mettre en cohérence avec moi-même, je quitte le groupe, de mon propre chef. Et là, je m’aperçois que c’est une démarche très difficile à faire, vraiment très difficile à faire pour moi, quitter un groupe de mon propre chef.
</p>

<p>
	Ma première réaction immédiate et automatique est de me dire : « Oui, mais alors, je vais être tout seul. »
</p>

<p>
	Ma seconde réaction immédiate et automatique est de me dire : « Oui, mais ce n’est pas correct vis-à-vis du groupe, de ses règles, c’est un peu une trahison, c’est grave. »
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et pourtant la participation au groupe me pèse, je le sens, je le ressens, et si je me sonde vraiment et personnellement, je veux stopper, je veux passer à autre chose. Et je sens que cela est possible aujourd’hui. Je tourne donc en rond, rumination mentale en quelque sorte. Je prends mon courage à deux mains et j’appelle le responsable du groupe. Je lui signifie mon intention de quitter le groupe. Nous discutons longuement, et bien évidemment, il me convainc de rester, ou plutôt je me laisse convaincre de rester (automatisme oblige). Sauf que, au fond de moi, cela ne va toujours pas. C’est comme un cri intérieur et je ne me vois pas, mais vraiment pas, poursuivre cette activité.
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</p>

<p>
	La réflexion continue durant plusieurs jours, bien sûr.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Enfin, je passe à l’action, ma décision est prise, je cesse l’activité sous cette forme et je quitte le groupe. J’appelle le responsable du groupe. J’ai de la chance, il n’est pas là. Cela m’évite le contact direct, trop difficile pour moi, à ce stade. Ce qui me permet de laisser un message bref et précis, c’est plus facile pour moi. Ce message vocal explicite brièvement et tranquillement les raisons strictement personnelles de ma démission. Dans la foulée, je frappe la lettre de démission que j’avais rédigée il y a plusieurs jours déjà et je la poste. Ça y est, c’est fait, je l’ai jeté dans la boite aux lettres, c’est parti.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je ne me sens pas très bien pendant plusieurs jours. J’ai un peu peur et je suis en tension confuse, mais en même temps je me sens soulagé d’un grand poids. Au 1<sup>er</sup> septembre prochain, le groupe reprend ses activités et je n’y serais pas. Je ne suis pas mort du fait de cette décision (pour l’instant), et rien ne m’empêche de créer et de faire vivre d’autres interactions sociales, ou pas, en partant de mon propre centre cette fois, de mon envie propre, si je le décide.
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</p>

<p>
	COURAGE, confiance en soi, confiance dans les autres, activité, amour. Voilà le chemin, pour moi.
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<p>
	COURAGE, il m’en a fallu. Et en même temps, ce n’est pas si difficile de cheminer, ça débute par un pas, qu’elle que soit sa taille, puis un autre pas, à la mesure de chacun. C’est concret, c’est ici et maintenant, dans le présent. 
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi aujourd’hui, suis-je en capacité de quitter un groupe de mon propre chef ? Une lecture récente me donne une réponse : <a href="http://www.amazon.fr/dp/2212557299/" rel="external nofollow"><em>L’accomplissement de soi</em></a> d'Abraham Maslow. Je le cite : « D’autres aspects plus généraux des efforts de l’individu pour trouver sécurité et stabilité dans le monde s’observent dans le goût du plus grand nombre pour les choses familières, pour le connu plutôt que pour l’inconnu. <strong>La tendance à avoir </strong>une religion<strong> ou une philosophie du monde qui organise l’univers et les hommes en son sein en un tout cohérent, porteur de sens, est aussi en partie motivée par cette quête de sécurité. »</strong> (Eyrolles, 2013, p. 29).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon cheminement dans l’ennéagramme m’a permis de prendre conscience de mes automatismes, explicatifs de mes comportements, à savoir la peur et le doute. Par l’observation intérieure, je peux maintenant les reconnaitre et sentir quand ils sont à l’œuvre. Je suis donc moins prisonnier de ma peur automatique, dont j’avais d’ailleurs, pendant longtemps, peu ou pas conscience, et mon besoin de sécurité s’amoindrit d’autant. Et l’énergie utilisée jusqu’alors à répondre à mon besoin de sécurité et à conjurer ma peur est aujourd’hui rendue disponible et peut être utilisée à d’autres fins. C’est un cercle vertueux en quelque sorte.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Je peux donc quitter un groupe, ce qui est inédit chez moi. Je le ressens comme une libération.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Pourrais-je, un jour retourner  à nouveau dans ce groupe ? C’est possible, mais plus pour satisfaire à mon besoin de sécurité, cela je peux désormais le faire tout seul, car il y a en moi autant de courage que de peur. Je le sais. Si je décide de retourner dans ce groupe, ce sera pour le service, au sens de l’ennéagramme des processus, mais plus exclusivement pour satisfaire à mon besoin de sécurité et conjurer ma peur.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2096</guid><pubDate>Mon, 03 Sep 2018 18:56:23 +0000</pubDate></item><item><title>T&#xE2;tonnements de 6</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2048-t%C3%A2tonnements-de-6/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Une semaine de vacances en groupe dans des pays froids a été l'occasion d'observations sur mon profil instinctif, observations que je n'ai peut-être pas assez menées en lien avec le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="">stage Sous-types</a>, pour des raisons égotiques (cf. <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1640-les-types-et-le-triangle-de-karpman/" rel="">cette conversation</a> pour ceux que ça intéresse).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<u><strong>Conservation</strong></u> est catastrophique (enfin, disons que je me trouve trop déviant dans ce domaine — ce n'est pas la même chose <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:">). J'étais parti dans le voyage en me disant que je ne dépenserais presque pas d'argent, que tout irait bien, qu'il n'y avait pas besoin de faire de programme ou de plan d'action ! Résultat des courses : des angoisses fréquentes à l'idée de manquer d'argent à chaque fois que je me joignais à une activité de groupe et l'impression désagréable de ne contrôler absolument rien et d'être pris dans le groupe. Ainsi, je basculais sur le pôle Intrépidité de l'instinct, sous l'influence de l'instinct social (volonté d'adhérer au groupe) et de la contrephobie (même pas peur, on verra bien !!).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mais en même temps, je reste <strong>6</strong>. Je faisais dans la prudence un peu comme je pouvais, en réfléchissant à des échappatoires : j'ai un peu honte pour en parler, mais disons que certaines pratiques plutôt C- m'apparaissent moins déviantes qu'avant pour gérer mes excès Conservation. Ce n'est pas de la vraie prudence du coup. Plutôt une fuite en avant et de la peur : mais que ce soit par un mouvement d'attente ou par un mouvement de fuite, la peur reste la peur de toute façon. <img alt=":thumb_up:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_thumb_up.gif" title=":thumb_up:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À part pour l'argent, je remarque cette même oscillation pour la nourriture, où j'ai tendance à trop manger ou ne pas assez manger (C-), mais où en même temps ce sujet est source d'un fort sentiment de sécurité et est investi émotionnellement, par de la gourmandise et de très fréquentes progressions et régressions en âge sur la nourriture (je n'ai pas fait le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="">stage Éveil</a> mais je m'appuie sur le grand bouquin) (C+). Pour la santé et le sommeil, l'intérêt ne reste que mental et mes plans ne sont pas suivis d'effets : j'ai tendance dans ce domaine aussi au laisser-aller et au sabotage. Je ne me soigne quasiment jamais (vous comprenez, je suis fort et je ne tombe pas malade <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:">) et je me couche plus souvent qu'il ne faudrait à l'heure à laquelle <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/341-les-types-et-le-sommeil/" rel="">certains semblent se réveiller</a>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai trois raisons pour expliquer l'étrangeté de ce qui serait un C-/+ chez un <strong>6</strong>. Ces raisons ne sont bien sûr pas toutes à l’œuvre en même temps :
</p>

<ul><li>
		Contrephobie : je n'ai même pas peur, je suis fort et je m'en sortirai (difficile de faire la différence avec l'instinct sexuel !!) ; je vois aussi ici comment mon ego crée du danger là où il n'y en a pas de base comme pour se rassurer ; c'est comme si quant tout allait trop bien je commençais à me méfier et que j'avais presque automatiquement besoin de rajouter des problèmes dans ma vie (ça ressemble à du <strong>4</strong> Intrépidité, en même temps en bascule du mental ou au moins en contrephobie la structure devient proche vu que je suis de variante alpha).
	</li>
	<li>
		Mécanismes de défense de répression (1) et de projection (2) et compulsion d'éviter la déviance (3) : je crains de prendre trop de place avec mes demandes Conservation dans les contextes social et sexuel (1) et je crois que les autres attendent de moi que je soie souple et adaptable (2) ; je déteste faire remarquer le fait que je ne veux/peux pas payer ceci ou cela (3). <img alt=":confused:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_confused.gif" title=":confused:"><br>
		La répression m'a l'air d'être au service de la fixation de doute de soi. Un manque d'assurance pour affirmer mes besoins et les exprimer serait étayée par une répression du mental pour renforcer la difficulté à juger de ce qui est bien ou non pour soi, le manque d'évaluation de ses priorités et de gestion stratégique…
	</li>
	<li>
		Parfois la répression du mental et la peur de l'action (liée à ma variante alpha ? Je reste prudent ici vu que je n'ai pas suivi le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="">stage Centres</a>) font que je préfère ne rien faire plutôt que de faire quelque chose qui risque d'être inefficace, de me fatiguer et de me mettre donc en insécurité physique et psychologique, et ce même sans que les contextes Social et Sexuel ne soient activés comme dans la raison numéro 2.
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Je me reconnais bien dans le sous-type Cordialité : je suis plutôt extraverti et discuter avec les gens me rassure (hors de mes moments de peur S-). Je vois bien aussi le fameux rapport à l'information : j'adore les potins, j'ai toujours eu la réputation d'être commère. Je crois que les informations me rassurent. J'aime savoir où je suis et où je vais. Ces deux éléments donnent donc bien une motivation égocentrique à l'interaction : obtenir de l'information. Effectivement, je peux être amical (sauf contrephobie) mais ne pas souhaiter particulièrement de relation avec une personne, il ne s'agit que d'un réflexe de protection. Ces tendances se manifestent particulièrement dans les contextes de groupe, où je me sens menacé. En général, le sous-type sexuel fonctionne mieux et je n'ai pas besoin de compenser. En tête-à-tête, je peux faire preuve de Force-Beauté, sauf si je suis intimidé (ou ennuyé !) et que je fais alors preuve de Cordialité ; mais dans un groupe, la Cordialité fonctionne vraiment beaucoup mieux que le Devoir (en plus, faire mon devoir quand je suis en groupe est un effort, ça me donne envie très vite de me rebeller). Enfin, je mets +1 à l'évitement du conflit chez le <strong>6</strong> dans sa Cordialité. En dehors de toute contrephobie bien sûr, je n'ai jamais été impliqué dans un conflit, et pour cause : je disparais avant que ça ne prenne feu, et d'ailleurs je n'ai compris que récemment que les gens qui étaient en conflit ne l'étaient pas que pour m'emmerder.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je m'arrête là pour aujourd'hui, d'abord car c'est déjà assez long, ensuite car j'affine encore mes observations sur Social et sur Sexuel.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À bientôt, <img alt=":bye:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" title=":bye:"> <img alt=":bye:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" title=":bye:"></p>

<p>
	Bookineur
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2048</guid><pubDate>Mon, 12 Mar 2018 22:29:40 +0000</pubDate></item><item><title>Comportement h&#xE9;rit&#xE9; d'un 6 contre-phobique en CP-ROUGE</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2085-comportement-h%C3%A9rit%C3%A9-dun-6-contre-phobique-en-cp-rouge/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me lance pour mon premier message…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bien qu'étant issu d'une famille qui se positionnait au niveau VIOLET de la spirale dynamique le vMème ROUGE a longtemps été chez moi très présent… Je dirais même majoritaire.
</p>

<p>
	J'ai grandi dans une cité défavorisée de la banlieue parisienne jusqu'à l'âge de mes 20 ans. Je n'y ai pas seulement vécu mais j'en ai adopté tous les codes des jeunes de banlieue et du groupe auquel j'appartenais et avec qui j'ai grandi et évolué.
</p>

<p>
	La quarantaine passée, je n'ai aujourd'hui plus aucun contact avec ce milieu que j'ai quitté il y a bien longtemps maintenant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cette période ayant marqué toute ma jeunesse et faisant aujourd'hui partie de mon passé, ces "codes" ont eu néanmoins un impact sur la suite de ma vie, et ce parfois de façon très regrettable notamment sur le plan professionnel.
</p>

<p>
	En tant que <strong>6</strong> je souhaiterais témoigner et montrer comment l'environnement dans lequel j'ai évolué a exacerbé les caractéristiques égotiques de mon type et notamment sur la contrephobie.
</p>

<p>
	N'ayant pas encore fait le stage sur la spirale dynamique, ma réflexion se base notamment sur la lecture du livre des Chabreuil sur le sujet.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À la lecture des pages sur le vMème ROUGE, j'ai compris pourquoi la fixation de vengeance et d'excès me parlaient tant. Je me rappelle déjà qu'en stage base j'avais mis sur la fiche descriptive du <strong>8</strong> un pourcentage de 50-60 %. En creusant un peu je découvre que le désir de vengeance bien que très présent, est peut-être différent.
</p>

<p>
	Il semblerait que le <strong>8</strong> peut patienter le temps qu'il faut avant d'exercer sa fixation de vengeance. Chez moi, la vengeance était souvent immédiate. L'affront devait être réparé rapidement sous peine de voir la passion de peur inhiber avec le temps le passage à l'acte, et l'idée de devoir vivre avec le sentiment de honte du préjudice causé couplée à une inaction était d'autant plus insupportable que le passage à l'acte était généralement préférable.
</p>

<p>
	Dans cet environnement, j'ai appris à cacher et refouler ma peur très tôt car faire preuve de faiblesse ou de lâcheté (l'autre dichotomie du <strong>6</strong>) présentait un plus gros risque. Et cette peur-là même si j'en avais plus ou moins conscience était  déterminante dans le choix d'exercer ma vengeance. C'est au final un peu comme si la peur d'avoir encore plus peur me poussait à agir.
</p>

<p>
	L'approche très court terme sans prise en compte des conséquences était donc privilégiée. Ce qu'il fallait avant tout c'est réagir, la forme importait peu. Perdre valait mieux que la honte de la non-réaction.
</p>

<p>
	Cette volonté de répondre systématiquement et rapidement était donc de facto contrephobique par sa nature impulsive et émotionnelle et relevait plus de la témérité (contrepassion du <strong>6</strong>) que du vrai courage. Si vous ajoutez à cela une faible tolérance à toute forme de frustration, très caractéristique chez ce vMème, vous obtenez alors des réactions excessives, disproportionnées et parfois teintées de violence.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Avec le recul et la compréhension aujourd'hui que j'ai de mon type je me dis que si j'avais dû à chaque fois attendre et analyser les conséquences de mes actes — pas que pour la vengeance d'ailleurs — je pense que la fixation de doute et la passion de peur m'en auraient souvent empêché et aurait fait ressortir de la faiblesse et/ou de la lâcheté.
</p>

<p>
	Inaptitudes incompatibles et déviantes par rapport aux valeurs du groupe auquel je m'identifiais. Parfois je réussissais plus ou moins bien à cacher mes peurs mais j'étais devenu tellement expert en camouflage que j'arrivais toujours à trouver une excuse ou des circonstances pour ne pas entacher mon honneur.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Là s'arrête donc la comparaison avec la vengeance du <strong>8</strong>. Comme dit souvent Fabien c'est dans les motivations qu'il faut regarder. Ce qui pouvait s'apparenter à de la vengeance version <strong>8</strong> était bien plus une problématique de <strong>6</strong> d'évitement de la déviance par rapport aux valeurs du groupe. Ces mécanismes mis en place durant la délicate période de l'adolescence allait perdurer et être affiné tout au long de ma vie d'adulte et jusque dans le monde du travail.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans ces conditions vous comprendrez bien que les rapports à la hiérarchie ont pu être parfois très délicat. D'une manière générale il semble que le <strong>6</strong>, qu'il soit phobique ou contre-phobique, ait des problèmes à ce niveau. Chez moi ça a eu un effet multiplicateur… ou l'effet <em>kiss cool</em> !
</p>

<p>
	Comme chez tous les <strong>6</strong> (je pense) je n'avais aucun problème avec l'autorité "légitime", c'est à dire celle qui faisait preuve de compétences, de respect des autres collaborateurs, d'honnêteté et surtout de courage. Certains avec qui je sortais parfois sont même devenus des amis. Ceux là pas de problème je les suis les yeux fermés.
</p>

<p>
	Les autres, les chefs qui jouaient au chef, c'était pour moi un défi personnel que je me devais de relever ! (Comme poussé par une voix ! Hallucination positive j'en conviens…) Il était hors de question de montrer de la peur ou d'être intimidé. Cela pouvait s'apparenter à une sorte de rapport de force ou d'intimidation physique. C'est un peu comme si je voulais leur faire passer le message qu'il fallait qu'ils me respectent et me laissent travailler tranquille dans mon coin et que je n'hésiterai pas à leur en mettre une s'il le faut car je ne suis aucunement intimidé par leur niveau hiérarchique, leurs costumes trois-pièces, ou par le fait qu'on soit en entreprise ! La rue ou l'entreprise si on franchit les limites, c'est pareil ! Je grossis un peu le trait mais c'était de cet ordre-là.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Après une carrière en dent de scie (qui ne surprendra personne…) où j'ai fini par m'auto-saboter et défoncer des portes ouvertes, j'ai finalement décidé de quitter l'univers de l'entreprise. L'envie de me reconvertir et l'insatisfaction au travail que j'avais depuis plusieurs années ne faisait que renforcer ma frustration. La tension entre mes valeurs acquises en ROUGE devenant de plus en plus incompatible avec celles de l'entreprise, partir était préférable (pour tout le monde). J'en été arrivé à la conclusion que l'entreprise n'allait finalement pas s'adapter à moi !!??? <img alt=":suspicieux:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_suspicieux.gif" title=":suspicieux:"></p>

<p>
	Ce qui m'a finalement convaincu c'est que je m'approchais dangereusement du point de non-retour et que le risque de m'en prendre physiquement à un responsable était devenu bien réel. La tension et les ressentiments accumulés étaient devenues tel que je n'avais pas d'autre choix que de partir.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aujourd'hui que reste t-il de cette personne que j'ai été ? Tout ça s'est passé il y a bien longtemps maintenant. La vie, le temps, l'introspection et le travail sur moi-même m'ont fait réaliser un tas de chose dont je n'avais pas conscience. J'ai notamment réussi à me libérer de certains schémas notamment ceux nourris par l'agressivité. Je suis beaucoup plus calme et j'essaye d'être plus mesuré, de lâcher prise quand je peux (même si c'est difficile parfois).
</p>

<p>
	Dans tous les cas les pulsions de violence ont presque totalement disparu.
</p>

<p>
	J'essaye de ne plus réagir de façon impulsive et surtout de ne plus me sentir "obligé" de répondre. Chose que je faisais presque systématiquement lorsque ma contrephobie était dirigée sur des personnes. Car si je ne réagissais pas je ressentais une forme de trahison et de honte par rapport à mon quartier, mes amis d'enfance et les valeurs auxquelles j'ai si longtemps adhéré. L'ennéagramme et le fait de savoir que la peur était ma passion m'a beaucoup aidé. En avoir conscience a été un peu libérateur et déculpabilisant.
</p>

<p>
	Lorsque je suis aujourd'hui dans l'ego je manifeste plus le côté phobique de mon type. Jusqu'à un certain point cela dit… (Faut pas réveiller la bête !) En tout cas j'en ai plus conscience et c'est mieux comme ça.
</p>

<p>
	Malgré tout j'ai l'espoir d'aller vers toujours plus d'intégration. L'idée supérieure de mon type étant la confiance et l'espérance celle de mon type d'intégration j'ai le sentiment d'être sur la bonne voie. Hallelujah !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Amicalement.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2085</guid><pubDate>Mon, 02 Jul 2018 10:50:37 +0000</pubDate></item><item><title>6 appelle le 18</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2073-6-appelle-le-18/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ceux qui suivent mes aventures <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2068-m%C3%A9latonine-20/" rel="">savent que je viens de changer de micro-ordinateur</a>. À cette occasion, je me suis demandé si la position des experts avait évolué quant à la meilleure solution le soir ou pour les vacances : éteindre son micro ou le laisser en veille ? J'ai donc fait quelques recherches sur l'Internet et j'ai trouvé cet ancien message sur un forum :
</p>

<p>
	 
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-cite="DaHRAK" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="DHRAK">
	<div class="ipsQuote_citation">
		DHRAK a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<div>
			<p>
				À chaque fois qu'on allume un ordi et qu'on l'éteint, il s'abime au fil du temps. Les professionnels disent qu'il vaut mieux le laisser allumer en permanence.
			</p>

			<p>
				 
			</p>

			<p>
				Perso, moi, je préfère l'éteindre, afin de faire des économies d'énergie et peut-être éviter un court-circuit éventuel d'un composant, car là, on ne peut jamais avoir confiance, tout peut arriver même si l'ordi est neuf. Si vous êtes présent pendant qu'il est allumé, pas de prob mais quand vous êtes absent, c'est risqué ! (Tout peut arriver comme rien ne peut arriver, mais vaut mieux éviter de tenter le diable.) Un ordi se remplace mais pas une maison, pas un immeuble (feu qui peut prendre, surtout si l'ordi est mal aéré, défaut d'un ventilo, etc.).
			</p>

			<p>
				 
			</p>

			<p>
				C'est mon avis perso, après vous faites ce que vous voulez.
			</p>
		</div>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	Si ce n'est pas du <strong>6</strong>, cela y ressemble…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Fabien
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Source : DHRAK, « <a href="http://forum.telecharger.01net.com/forum/high-tech/PRODUITS/Micro-ordinateur/laisser-allumer-eteindre-sujet_62368_1.htm" rel="external nofollow">Laisser son PC allumé ou l'éteindre ?</a> », <a href="http://www.01net.com" rel="external nofollow"><em>01net.com</em></a>, 14 mars 2003.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2073</guid><pubDate>Mon, 04 Jun 2018 07:15:11 +0000</pubDate></item><item><title>Damn&#xE9;e autorit&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2060-damn%C3%A9e-autorit%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je participe à une formation de week-end de l’Institut français de l’ennéagramme. L’exercice à réaliser, dans ce cadre, demande un travail en commun de personnes, dont le fonctionnement égotique relève du même type. Aussi, dans ce cadre formel imposé, je suis amenée à travailler avec J. (c’est une femme) dont le fonctionnement égotique relève du type <strong>6</strong>, comme moi. (C’est cool, elle ne va pas me contredire et elle comprend tout de suite, tout ce que je lui dis, et l'inverse est vrai également.)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Nous sommes exclusivement deux à présenter cette caractéristique, et donc pour l’exercice on travaille ensemble. On en a de la chance. Elle et moi, nous devons travailler sur nos fiertés. La question à traiter est la suivante : "Qu’est ce qui nous rend fiers, dans notre fonctionnement quotidien ? De quoi sommes-nous fiers ? Quelles sont les capacités, les aptitudes que nous nous prêtons, qui nous rendent fiers de nous ?"
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il nous faut environ 30 secondes pour déterminer, ensemble, d’un commun et évident accord, ce dont nous sommes fiers, tant nos fonctionnements égotiques présentent de similitudes. D’évidence, nous sommes vraiment fiers, de ce que nous nommons notre capacité d’analyse et de synthèse, dont nous pensons, bien sûr qu’elles nous permettent de comprendre mieux que quiconque notre environnement. J’adore J. Elle au moins, elle me comprend, pourvu qu’elle vienne participer à d’autres stages. Comme on est très forts, on fait l’exercice très rapidement.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On en profite alors pour se « moquer » avec bienveillance des autres groupes, en plein travail.
</p>

<p>
	On se dit pour le groupe des personnes, dont le fonctionnement égotique relève du type <strong>4 : </strong><em>« Le temps qu’ils vivent leurs émotions intérieures, l’exercice va bien leur prendre l’après-midi, voire une partie de la matinée du lendemain, avant qu’ils se mettent à travailler la question. Normal d’ailleurs, car ils ne bénéficient pas de nos super (et pseudo) capacités d’analyse et de synthèse, génératrices d’une capacité de clairvoyance, à effets immédiats et rapides. »</em>
</p>

<p>
	Pour ceux dont le fonctionnement égotique relève du type <strong>9</strong> : <em>« Là aussi, ça va prendre du temps, le temps qu’ils comprennent que la question est une question personnelle, qui s’adresse à eux en personne. »</em>
</p>

<p>
	Pour ceux dont le fonctionnement relève du type <strong>7</strong> : <em>« Là aussi, ça va prendre du temps, le temps qu’ils fassent divers blagues et jeux de mots, sans rapport avec la question bien sûr. Et ce n’est même pas sûr qu’ils traitent la question, alors même qu’elle leur a été donnée par les formateurs, qui font autorité. Quand même, ils ne respectent vraiment rien, c’est grave. »</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J. et moi, par contre, on a bien traité la question, comme cela nous a été demandé par les formateurs, qui représentent l’autorité dans le groupe, et dans le temps imparti pour l’exercice, cela va sans dire. On respecte les règles, nous.  On est des bons élèves et d’ailleurs, en devisant J. et moi, (il faut bien meubler le temps puisque, nous, on a fini l’exercice et en plus on l’a fait tout bien comme il faut, pas comme certains, qui font n’importe quoi, dans l’irrespect de la règle et de l’autorité), on s’aperçoit que nous avons toujours été de bons élèves, qui respectaient bien la consigne, et ce, dès l’école primaire avec l'institutrice qui fait autorité dans la classe.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et avec cette habile transition, nous y voilà, à cette question d’autorité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il est midi. Nous quittons la salle de formation pour nous diriger en direction du restaurant. Je chemine aux côtés de J. (normal, je l’aime trop, elle me comprend trop bien). Tout à trac, elle me dit soudain : <em>« Tu n’as pas des problèmes avec l’autorité, Simechau ? »</em> Sans me laisser le temps de répondre, elle ajoute : <em>« Parce que moi, je n’ai que cela, des problèmes avec l’autorité, je n'en respecte aucune. »</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Tu n’as pas des problèmes avec l’autorité, Simechau ? Ces huit mots, jetés à la volée, spontanément, me percutent avec force. Ils me marquent, je les retiens, ils font sens. C’est comme un coup de tonnerre, comme un éclair dans l’obscurité. Dans ma tête je pense : <em>«  Mais J., je n’ai que ça, des problèmes avec l’autorité. Ma vie est un problème avec l’autorité (père, hiérarchie professionnelle, politique, scolarité, autorité de tout groupe auquel j’appartiens…etc.). »</em> J’oscille en permanence entre deux pôles contradictoires, soit la rébellion, soit la soumission servile.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors grâce à J., grâce à mon épouse, (elle m’a souvent parlé de mon rapport compliqué à l’autorité, me dit-elle au retour du stage quand je lui raconte cette anecdote, mais il faut croire que je ne l‘entendais pas), grâce à toutes les personnes, dont le fonctionnement égotique ne relèvent pas du type <strong>6</strong>, grâce à moi quand même car je pense que j’ai trouvé une voie qui va me permettre de sortir d’une position bipolaire alternative stérile par rapport à l’autorité, quelle qu’elle soit.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon fonctionnement égotique me conduit à rechercher automatiquement à l’extérieur une autorité à laquelle me référer. J’ai pleinement conscience de cela.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aussi, je me fixe l’axe de travail suivant. Je suis ma propre autorité. Je fais autorité pour moi.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vais commencer par-là, plutôt que d’aller chercher l’autorité, la règle, à l’extérieur. Je n’ai pas besoin systématiquement et automatiquement d’aller à l’extérieur, chercher la règle du groupe, ou l’idée que je me fais de la règle du groupe, pour m’y conformer. J’ai la direction, j’ai le chemin. Je suis le chemin, la vérité , la vie. Cette phrase là n'est pas de moi , mais je la trouve bien belle.  
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Maintenant je m’en vais décliner les moyens de cheminer. C’est moi, mon autorité, je m’en vais commencer par là.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je serais aussi et quand même content de revoir J. pourvu qu’elle revienne à d’autres formations. Je trouve qu’elle me comprend trop bien et c’est comme un petit plaisir à savourer. J., reviens s’il te plait.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2060</guid><pubDate>Wed, 11 Apr 2018 16:31:35 +0000</pubDate></item><item><title>Auto-observation et mesure interne de mes progr&#xE8;s</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2050-auto-observation-et-mesure-interne-de-mes-progr%C3%A8s/</link><description><![CDATA[<p>
	J’ai une réunion dans quelques jours avec les responsables avec lesquels je travaille. Je précise qu’il s’agit d’une réunion habituelle. Il y en a environ 8 par an depuis 4 ans, j’en ai donc déjà pratiqué 32 au total.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour autant, une réunion à venir génère toujours chez moi, peur, doute et suspicion, sur la base probablement des mécanismes égotiques suivants :
</p>

<p>
	 
</p>

<p style="text-align: center;">
	<u>La peur</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Peur de ne pas y arriver, peur d’être mis en cause, peur d’avoir fait incorrectement, peur d’être accusé, peur de ne pas être à la hauteur.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ces peurs sont non fondées objectivement, car si je prends la peine de réfléchir ou plutôt de revenir dans mon corps, car ce que je nomme réflexion dans ce cas précis me conduit inexorablement, quand la peur est là, à une rumination mentale stérile alors que je sais que je suis tout à fait en capacité d’animer et de conduire ses réunions, de répondre avec pertinence à toute question qui m’est posée.
</p>

<p>
	 
</p>

<p style="text-align: center;">
	<u>Doute et suspicion</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il y a surement quelque chose de dangereux, qui se trame, à mon insu, et tout prétexte factuel inhabituel, même infime, est interprété par mes soins comme un complot, une source de risques potentiellement menaçant pour ma sécurité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans ce cas précis, ce qui déclenche automatiquement doute et suspicion, c’est que, pour une fois, je n’ai pas préparé l’ordre du jour de la réunion, c’est ma responsable qui l’a préparé. Je précise qu’elle prend la peine quand même, dans ce cas précis, de me demander, au préalable, avant diffusion, si je souhaite ajouter des points à l’ordre du jour qu’elle a préparé.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Comme je n’ai pas préparé l’ordre du jour, je me sens complétement insécurisé, car j’ai l’impression de ne pas maitriser le déroulement de la réunion, et donc de courir des risques. Ces risques sont bien sûr objectivement imaginaires (le fruit de mon imagination), mais pour moi, dans ma perception, ils sont réels, je les sens, les ressens et les perçois.
</p>

<p>
	 
</p>

<p style="text-align: center;">
	<u>Relations complexes et ambivalentes à l’autorité</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Soumission/Contestation-Contestation/Soumission-Besoin/Rejet-Rejet/Besoin.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je prends connaissance de l’ordre du jour de la réunion vers 17 heures.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À partir de 17 heures, la peur s’installe et la rumination mentale débute automatiquement. La réunion a lieu dans 2 jours. Je suis emporté par mes automatismes. J’entre en transe, en transe hypnotique, c’est le cas de le dire. Cela va durer de 17 heures à 2 heures du matin, car je ne parviens pas à sortir de cet état avant 2 heures du matin. Je suis en transe, je ne pense qu’à cela, qu’à cette réunion et aux risques potentiels que j’y projette, impossible de me concentrer sur autre chose.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En désespoir de cause, je me remémore une technique du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="">stage Éveil</a>. Je ressens de la peur à l’idée de cette réunion. Est-ce que je ressens de la peur à l’idée de cette réunion ? Je ne ressens aucune peur à l’idée de cette réunion. Est-ce que je ne ressens aucune peur à l’idée de cette réunion ? Je suis le créateur et l’observateur de cette transe.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	2 heures du matin, ça y est, je suis apaisé Je vais pouvoir dormir, ouf !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On est maintenant le lendemain matin. Je me sens bien, la lucidité est revenue.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Au regard de cette situation précise, je peux donc établir le bilan suivant dans mon cheminement personnel et à mon échelle personnelle et singulière.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai consommé 9 heures d’énergie (de 17 heures à 2 heures du matin) à vivre ma peur et à m’enfermer dans une rumination mentale stérile et inappropriée.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aujourd’hui, je peux déceler ce mécanisme, en être conscient, y mettre un nom, et en sortir. Je pense que durant des années, je n’ai pas été conscient de ce mécanisme et il a pu parfois fonctionner et s’auto-alimenter, des jours, des semaines, sans que j’en sois conscient. Aujourd’hui, je peux le repérer et y mettre un terme, certes avec difficulté parfois et avec du temps, mais j’y parviens.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cela me donne de la joie, et dans mon cheminement vers une conscience plus large, il y a de bons moments de joie, dont celui de ce matin, un éclair de lucidité dans les ténèbres.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je sais déjà que les mécanismes égotiques que je décris ci-dessus vont revenir, mais maintenant je crois bien que je peux les reconnaître, les identifier, les vivre et y mettre un terme, certes pas toujours et pas nécessairement tout de suite.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	C’est beau la vie, non !
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2050</guid><pubDate>Wed, 14 Mar 2018 16:38:52 +0000</pubDate></item><item><title>Aile 7 ou pas ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1958-aile-7-ou-pas/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Suite au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">stage Ailes</a> de juin, je me suis beaucoup interrogée. Les trois approches décrites pendant le stage sont très parlantes mais n’enlève rien à la difficulté de l’observation de l’influence des ailes sur le type de base.</p>
<p>Une des difficultés étant la ressemblance de certains fonctionnements égotiques liés au type de base avec les caractéristiques de l’influence des ailes.</p>
<p> </p>
<p>Par exemple moi qui suis <strong>6</strong>, je suis en permanence à la recherche d’informations me permettant de me sécuriser y compris des informations inutiles, c’est une caractéristique de base du type <strong>6</strong>.</p>
<p>L’aile <strong>5</strong> m’apporterait une approche plus sélective de ces informations (avarice), alors que l’aile 7 un excès de recherche (gloutonnerie) et/ou en lien avec un désir de positiver et de rechercher le plaisir, plutôt que l’économie.</p>
<p> </p>
<p>J’ai identifié une aile <strong>7</strong> pendant le stage. Je suis maintenant à la recherche d’exemples pouvant valider cette aile. Je vous livre ici quelques réflexions.</p>
<p> </p>
<p><strong>Gloutonnerie</strong></p>
<p>Je remarque que ma gloutonnerie s’exerce sur tous types « d’objets » sécurisants et pas seulement sur les informations.</p>
<p>Par exemple, lorsque je m’achète une coque de téléphone, je n’en achète pas une mais cinq, idem pour les petits objets tels que des bagues de pacotille. Je pense que l’accumulation d’objet me sécurise.</p>
<p>En ce qui concerne les informations, j’ai tendance à les collectionner qu’elles soient pertinentes ou pas, juste au cas où. Jamais il ne viendrait à l’idée d'en faire une sélection. Chose que font plus volontiers les <strong>6</strong> à aile <strong>5</strong> si j’ai bien compris. Bien sûr, les infos, je les retiens ou pas mais je ne m’interroge jamais pour savoir si ces informations supplémentaires sont nécessaires ou pas.</p>
<p> </p>
<p><strong>Planification</strong></p>
<p>J’ai toujours une porte de sortie bis, ter, etc., encore une fois au cas où. De manière simultanée, je réfléchis à plusieurs façons de me sécuriser, que ce soit dans l’accomplissement d’une tâche ou dans la résolution d’un problème. Ce qui d’ailleurs m’apporte une certaine acceptation du changement et de la nouveauté. Changer de stratégie ne me pose pas de problème à partir du moment où cela apporte un supplément de sécurité, de plaisir, de confort, de beau etc. La créativité dans ce type de situations est un plus, et lorsque cela fonctionne elle m’apporte beaucoup de plaisir.<br> </p>
<p>Par exemple lors de la mise en place d’une exposition d’affiches, j’ai dû bricoler un système pour stabiliser les sous-verres. Dans ces moment-là mon esprit va à toute allure et en même temps que je mets en action la solution A, je réfléchis à une solution B, C, etc. Jamais je ne me demande si cet investissement est vraiment nécessaire. L’ébullition, l’effervescence de ces moments me plaît et me stimule.<br> </p>
<p><strong>Domaine et dichotomie</strong></p>
<p>Je suis extrêmement intéressée par les interrelations, mais ce n’est pas un sujet de préoccupation. Elles se font ou ne se font pas. En revanche, les questions de hiérarchie et de rang ne sont pas un sujet qui m’intéresse, mais la dichotomie inférieur-supérieur, mon positionnement dans un groupe ou vis-à-vis d’une personne est chez moi une préoccupation de fond. Cela doit se chevaucher avec l’instinct social, mais après tout l’ego est un tout et les caractéristiques égotiques s’interpénètrent forcément.</p>
<p> </p>
<p>Voilà où j'en suis de mes réflexions pour le moment. Je serai heureuse de lire vos réactions, s’il y en a. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" alt=":bye:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Alice et le lapin</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1958</guid><pubDate>Tue, 20 Jun 2017 14:22:07 +0000</pubDate></item><item><title>La peur selon Ren&#xE9; Gu&#xE9;non</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2049-la-peur-selon-ren%C3%A9-gu%C3%A9non/</link><description><![CDATA[<p>
	Voilà un texte de René Guénon, qui m’a beaucoup parlé, alors je le partage sur le forum, la peur étant pour mon fonctionnement égotique de type <strong>6 alpha,</strong> une compagne familière, dont je reconnais et distingue maintenant l’existence et l’influence permanentes, sur mes actes et comportements.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Les parties du texte qui sont en caractère gras le sont de mon fait. Il s’agit des phrases qui me parlent, tout particulièrement et font sens pour moi. Je ne suis pas certain de les comprendre complètement, mais je les ressens comme vraies, à ce stade.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pages 32 et 33 :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="René Guénon">
	<div class="ipsQuote_citation">
		René Guénon a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			Il faut encore expliquer plus complètement comment la peur résulte de l’ignorance, d’autant plus que nous avons eu récemment l’occasion de constater à ce sujet une erreur assez étonnante : nous avons vu l’origine de la peur attribuée à un sentiment d’isolement, et cela dans un exposé se basant sur une doctrine vêdântique, alors que celle-ci enseigne expressément que la peur est due au sentiment d’une dualité ; et, en effet, si un être était vraiment seul, de quoi pourrait-il avoir vraiment peur ? On dira peut-être <b>qu’il peut avoir peur de quelque chose qui se trouve en lui-même ; mais cela même implique qu’il y a en lui, dans sa condition actuelle, des éléments qui échappent à sa propre compréhension, et par conséquent une multiplicité non unifiée ;</b> le fait qu’il soit isolé ou non n’y change d’ailleurs rien et n’intervient aucunement en pareil cas. D’autre part, on ne peut pas invoquer valablement, en faveur de cette explication par l’isolement, la peur instinctive éprouvée dans l’obscurité par beaucoup de personnes, et notamment par les enfants ; cette peur est due en réalité à l’idée qu’il peut y avoir dans l’obscurité des choses qu’on ne voit pas, donc qu’on ne connaît pas, et qui sont redoutables pour cette raison même ; si au contraire l’obscurité était considérée comme vide de toute présence inconnue, la peur serait sans objet et ne se produirait pas. Ce qui est vrai, c’est que <b>l’être qui éprouve la peur cherche à s’isoler</b>, mais précisément pour s’y soustraire ; il prend une attitude négative et se « rétracte « comme pour éviter tout contact possible avec ce qu’il redoute, et de là proviennent sans doute la sensation de froid et les autres symptômes physiologiques qui accompagnent habituellement la peur ; <b>mais cette sorte de défense irréfléchie est d’ailleurs inefficace car il est bien évident que, quoi qu’un être fasse, il ne peut s’isoler réellement du milieu dans lequel il est placé par ses conditions contingentes mêmes d’existence contingente, et que, tant qu’il se considère comme entouré par un « monde extérieur », il lui est impossible de se mettre entièrement à l’abri des atteintes de celui-ci.</b> La peur ne peut être causée que par l’existence d’autres êtres, qui, en tant qu’ils sont autres, constituent ce « monde extérieur », ou d’éléments qui, bien qu’incorporés à l’être lui-même, n’en sont pas moins étrangers et « extérieurs « à sa conscience actuelle ; mais « l’autre » comme tel n’existe que par un effet de l’ignorance, puisque toute connaissance implique essentiellement une identification ; <b>on peut donc dire que plus un être connaît, moins il y a pour lui « d’autre » et « d’extérieur », et que, dans la même mesure, la possibilité de la peur, possibilité d’ailleurs toute négative est abolie par lui</b>.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	Page 35 :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="René Guénon">
	<div class="ipsQuote_citation">
		René Guénon a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			D’autre part, la connaissance est le seul remède définitif contre l’angoisse, aussi bien que contre la peur sous toutes ses formes et contre la simple inquiétude, puisque ces sentiments ne sont que des conséquences et des produits de l’ignorance, et que par suite <b>la connaissance dès qu’elle est atteinte, les détruit entièrement dans leur racine même et les rend désormais impossibles, tandis que, sans elle, même s’ils sont écartés momentanément, ils peuvent toujours reparaître au gré des circonstances. S’il s’agit de la connaissance par excellence, cet effet se répercutera nécessairement dans tous les domaines inférieurs,</b> et ainsi ces mêmes sentiments disparaîtront aussi à l’égard des choses les plus contingentes ; comment en effet, pourraient-ils affecter celui qui voyant toutes choses dans le principe, sait que, quelles que soient les apparences, elles ne sont en définitive que des éléments de l’ordre total.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	Source : René Guénon, <em><a href="http://www.amazon.fr/dp/1911417835/" rel="external nofollow">Initiation et réalisation spirituelle</a></em>, Omnia Veritas Ltd, 2017.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2049</guid><pubDate>Tue, 13 Mar 2018 19:39:54 +0000</pubDate></item><item><title>L'esprit du guerrier</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2047-lesprit-du-guerrier/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans mon couple, c’est mon mari, un <strong>6</strong> conservation, qui gère notre budget. Il est bien évidement très attentif à tout ce qui pourrait compromettre notre sécurité, notamment financière. Il me demande régulièrement de lui confirmer si je suis à l’origine de certains paiements.
</p>

<p>
	Ce qui touche au matériel et à l’argent est un sujet d’anxiété pour moi, non pas en raison d’une préoccupation particulière de ma part pour ces questions, mais parce que c’est un sujet épineux pour mari C++. Ce type d’interaction est donc générateur chez moi d’un fort stress égotique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Image de soi</strong>
</p>

<p>
	Ce jour-là, il me signale un petit paiement par carte sur Amazon, il veut savoir si c’est moi. Je réfléchis et je ne vois pas, mais comme je doute de moi et que j’achète beaucoup sur Amazon… je vérifie. Rien. Pourtant il vient bien de quelque part ce débit. Je commence à stresser, ma passion et ma fixation sont présentes. Je suis en bascule plus ou moins complète tout au long de mes recherches.
</p>

<p>
	Et puis un petit indice, Amazonpay. C’est quoi ça ? Je fini par comprendre que c’est un nouveau mode de paiement relié au compte Amazon. Après enquête il s’avère que le paiement concerne un jeu vidéo à télécharger, acheté sur le site allemand d’Amazon.
</p>

<p>
	Après un bref passage par le soupçon, notamment envers mon pauvre fils cadet, que croyez-vous  que j’en ai conclu ? On m’a piraté ?… eh bien non, je suis partie du principe que j’étais une gourdasse qui s’était trompée et qui d’une manière ou d’une autre avait fait une mauvaise manipulation !
</p>

<p>
	Après plusieurs coups de fils et séances de chat avec différents sites étrangers d’Amazon y compris plus d’une heure au téléphone avec les US, j’ai fini par obtenir le remboursement de la somme en contactant directement le vendeur, chose que j’aurais pu faire dès le départ. Mon mental était vraiment à la ramasse et dans ces moments-là, paradoxalement, comprendre le pourquoi du comment est primordial pour moi (tentative de recourir au mental). Je n’ai pourtant rien fait concernant un éventuel piratage (répression  du mental combinée à la répression de l’instinctif).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il s’avère que quelques semaines plus tard, j’ai à nouveau été victime de ce qui était bel et bien un piratage.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je réalise que j’ai une image très négative de moi-même et de mes capacités. Je pars quasi systématiquement du principe que je suis une incapable et que je fais mal.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Dialogue intérieur</strong>
</p>

<p>
	Dernièrement j’ai entendu très clairement ma voix intérieure et ce qu’elle me susurre.
</p>

<p>
	Alors que j’essayais de lire un texte, j’ai entendu une voix (suggestion hypnotique) qui disait : « Laisse tomber, tu ne peux pas comprendre, tu vas te vautrer, c’est trop compliqué pour toi, tu n’y arriveras pas… » En même temps que cette voix, j’ai pris conscience de mon souffle accéléré et de crispations corporelles (création de sensations) ainsi que de mon incapacité à distinguer le texte que j’avais sous les yeux. Ma vision était brouillée et floue (confusion), je voyais une suite de lettres qui n’avait aucun sens pour moi. Ne voulant pas lâcher l’affaire, je me suis obstinée et j'ai tenté de lire les quelques lignes encore et encore, mon incapacité à lire augmentant ma panique et accentuant la bascule. J’ai même réellement cru, un moment, que je resterais incapable de lire pour toujours ! Mental aux abonnés absent (pas de mise en perspective), émotionnel sur le devant de la scène (ce que je vis à cet instant T prends toute la place).
</p>

<p>
	Prenant conscience de ce que je vivais, j’ai alors fait une pause. Je me suis recentrée, j’ai pris de grandes inspirations et au lieu d’insister j’ai lâché prise et accepté mon incapacité <u>momentanée</u> à lire ce texte. À la relecture je n’ai eu aucun mal à comprendre le sens du texte que j’avais sous les yeux.
</p>

<p>
	Mon mental qui bascule est une réalité avec laquelle je dois composer. L’acceptation de ce que je suis y compris la répression de mon centre préféré est primordiale. Résister à la réalité fait souffrir, lâcher prise libère.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Les messages de cette voix intérieure, je n’en ai pas toujours conscience, loin s’en faut. Dans mon cas cette voix est malveillante et véhicule des messages négatifs. Que cette voix soit la mienne ou celle d’un parent intériorisé a pour le moment peu d’importance, le résultat est le même, je me dénigre moi-même.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je prends conscience à l’instant que ce dénigrement je le projette et que c’est pourquoi j’ai dans l’idée que les « autres » peuvent être malveillants ou me rejeter. En réalité, c’est mon propre ressenti que je projette. Dans la plupart des cas ce n’est donc pas les autres qui me dénigrent ou me rejettent mais bien moi-même.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Le guerrier spirituel</strong>
</p>

<p>
	Je suis la créatrice de ma propre expérience… et après tout… c’est une bonne nouvelle. Cela veut dire qu’il ne tient qu’à moi de la changer. C’est là tout le travail. Par la prise de conscience de mes fonctionnements, et leur observation je me désidentifie de mon ego et lui laisse la place qui est la sienne, mais pas plus.
</p>

<p>
	Dans <a href="http://www.amazon.fr/dp/1883647002/" rel="external nofollow">Ni ange ni démon</a> Stephen Wolinsky qualifie de guerrier spirituel celui qui travaille sur lui-même.
</p>

<p>
	Je cite : <em>« Chacun de nous est responsable des mensonges qu’il élabore et se raconte à lui-même. Un vrai guerrier spirituel doit regarder ces mensonges, les reconnaître et les détruire. Or, cela demande beaucoup de courage. »</em>
</p>

<p>
	Avant de connaître l’ennéagramme, je vivais environnée des volutes familières et confortables de mes illusions. Illusions sur moi-même et sur les autres. Me confronter à mes « ment songes », bien qu’inconfortable ou même parfois douloureux, est salvateur.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Vivre sa vie et accueillir ce qui vient (tout ce qui vient) l’esprit et le cœur ouvert, cela demande du courage. C’est aussi une incroyable source d’apprentissage et de surprises.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	… Alors que l’esprit du guerrier soit en chacun de nous mes amis !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alice et le lapin
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2047</guid><pubDate>Mon, 12 Mar 2018 08:45:05 +0000</pubDate></item><item><title>Contrefixation&#xA0;: la naivet&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2033-contrefixation%C2%A0-la-naivet%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>De doute et suspicion à naïveté, il n’y a qu’un seul faux pas</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je relève, sans conteste de l’ennéatype <strong>6</strong>. Doute et suspicion me sont <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2029-doute-et-suspicion/" rel="">égotiquement familiers</a>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Un des faux pas possible dans le cheminement en vue d’une intégration interne dans son type, me semble être pour une personne relevant du type <strong>6</strong>, la négation, l’oubli, l’effacement du doute et de la suspicion, et son remplacement, aussi inconscient qu’enthousiaste, par la naïveté. Ce qui pourrait donner l’exclamation suivante : « Ça y est, je suis intégré, c’est chouette je ne suis plus du tout dans le doute et la suspicion, quelle joie, alléluia ! ».
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En fait, je peux croire être libéré du doute et de la suspicion et donc me sentir libre et libéré, sans me rendre compte que je suis dans la naïveté, et donc toujours prisonnier de mon fonctionnement égotique. Ma prison d’hier était le doute et la suspicion, ma prison d’aujourd’hui est la naïveté. La forme change, le fond demeure, c’est toujours la prison.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_neti.htm" rel="">contrefixation</a> du <strong>6</strong>, c’est à dire : une caricature de son idée supérieure vécue dans le mental est la naïveté. La confiance et la foi, l’idée supérieure du <strong>6</strong>, se caricaturent en naïveté.
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>Quelques exemples illustratifs, me concernant</strong>
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<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<u>Le service national</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il y a fort longtemps, c’était un autre temps, j’effectue mon service national. Je décide, grâce à mon action déterminée, de conduire et de forcer l’institution militaire à changer, évoluer, se modifier, dans ses règles et son fonctionnement.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À cette décision, s’ajoute bien sûr un peu de contre-phobie, sous forme de défi à l’autorité. Tant qu’à faire, à cet âge-là, autant être le plus désintégré possible.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je ne respecte aucune règle, je ne salue pas les officiers, je ne vais pas aux séances de tir car ce n’est pas bien de tirer sur les gens Je ne m’habille pas conformément aux règles car chacun s’habille comme il veut, je m’arrête durant les exercices, etc.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aucun doute que devant une attitude aussi déterminée, les règles de l’institution militaire ne vont pas manquer de changer.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Résultat, je suis souvent aux arrêts et il ne m’est pas apparu, au final, que les règles de l’institution militaire aient changé, suite à mon action personnelle aussi déterminée que « courageuse ». Contrephobie et naïveté, quel beau cocktail !
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<u>Les témoins de Jéhovah.</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Fréquemment, un groupe de témoins de Jéhovah a pris l’habitude de se rendre à mon domicile. En règle générale, ils se déplacent par binôme, un témoin expérimenté encadre un témoin néophyte. Je les reçois toujours avec courtoisie, bienveillance, disponibilité, et longuement, de plus en plus longuement d’ailleurs. Je finis d’ailleurs par les connaître tous par leur prénom, et ils reviennent de plus en plus fréquemment.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon épouse, excédée par cette attitude, s’enfuit en courant dès qu’ils arrivent. Il est vrai qu’elle relève du type <strong>5</strong>. J’en déduis qu’elle est un peu asociale.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourtant, je lui ai expliqué ma démarche. Je considère que les témoins de Jéhovah n’ont pas une lecture assez éclairée de la Bible. Je vais donc leur expliquer ce qu’il en est, avec patience et pédagogie, et contribuer à leur ouvrir de nouveaux horizons.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bizarrement, l’explication de cette démarche a encore accru la colère contenue de mon épouse (Effectivement, elle est vraiment asociale).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourtant, aucun doute, que devant la pédagogie éclairée que je déploie, tous les témoins de Jéhovah, qui se rendent à mon domicile, ne vont pas manquer de quitter la secte. Toute proposition gardée, je serai en quelque sorte un nouveau messie (aux petits pieds). Résultat, à ce jour, je n’ai enregistré aucune conversion.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je crois que je vais stopper ma démarche. Mon épouse en sera soulagée et contente.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	De toute façon, La naïveté déterminée ne paie plus.
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<u>Un dernier exemple.</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	1986, Édouard Balladur est Premier Ministre. C’est l’époque des privatisations. La Bourse, les placements en actions, il n’y a que ça de vrai.
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<p>
	 
</p>

<p>
	En plus c’est une autorité qui le dit, c’est le Premier ministre. Quand même, ce n’est pas n’importe qui. C’est une autorité.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Je décide de m’y intéresser. Nul doute que je vais devenir un expert et gagner des millions. Je lis assidument le Journal des Finances, je prends des notes, je fais le tour des établissements bancaires. Je finis par faire des placements.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Résultat : ils se révèlent tous catastrophiques, et je perds vraiment beaucoup d’argent. Une somme à 5 chiffres quand même. (Bon d’accord, c’était un peu l’argent de ma femme, mais quand même !).
</p>

<p>
	Conclusion : non seulement la naïveté, qui confine à la bêtise, ça ne paie pas mais en plus, ça coûte cher.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et voilà !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Quand la naïveté remplace le doute et la suspicion, ce n’est pas mieux. C’est toujours le fonctionnement égotique.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Courage à tous.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2033</guid><pubDate>Wed, 24 Jan 2018 21:21:44 +0000</pubDate></item><item><title>Coming out en tant que 6&#xA0;alpha aile&#xA0;7 C-/+ S-/+ X+/-</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2040-coming-out-en-tant-que-6%C2%A0alpha-aile%C2%A07-c-s-x/</link><description><![CDATA[<p>
	Aujourd'hui je décide de lever mes doutes et de confirmer ce type qu'il m'est si pénible d'accepter. Il faut d'abord que j'explique pourquoi j'ai hésité à reconnaître ce type chez moi, puis pourquoi j'ai hésité avec d'autres types, enfin parler un peu des éléments les plus saillants du profil dans lequel je me reconnais.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<u>Difficultés d'identification</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai eu un problème d'abord avec la compulsion, qui résonnait chez moi avec ennui, conformisme et limitations, toutes choses que je fuis. Je retrouve assez chez moi la volonté de <strong>7</strong> de ne pas être limité et de pouvoir faire ce qu'il veut. Je pense qu'un ROUGE relativement important pour un <strong>6</strong> à dominante phobique a contribué à cette confusion pour la compulsion (mais sûrement aussi pour la passion). Toutefois, face à l'interdit parental, face au risque de ne pas honorer un engagement avec ma copine (présence, écoute, entre autres), ou, jadis, face au risque de ne pas réaliser une tâche scolaire, je me retrouve presque contraint à m'y soumettre, sans réel discernement et avec peur de conséquences exagérées (être renié, quitté, vu à jamais comme un cancre) si je ne le fais pas. Même quand je ne tiens pas un engagement, c'est généralement car j'avais pris un autre engagement que je juge important. Sinon, ce sera parce que je crois, de manière peut-être erronée, que je ne suis pas capable de trouver une solution raisonnable, et que je suis dès lors incapable de m'en acquitter. Il m'arrive ainsi plus ou moins régulièrement de saboter ma volonté pourtant importante d'être un homme de parole (car je ne peux m'empêcher de m'engager pour des choses où je ne voudrais pas vraiment, j'y reviendrai pour l'aile). Bien sûr, dans ces cas-là, je peux dire bonjour à la culpabilité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ensuite, il y a problème avec la loyauté, mais ils s'expliquent et se règlent par ce que j'ai dit sur le sabotage.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Enfin, il y a eu (et il y a toujours) gros problème avec la peur. Une bonne partie de mon enfance s'est passée, comme tous les enfants (projection au passage ?) dans la peur qu'une catastrophe s'abatte sur moi, jusqu'à ce qu'un jour, j'en arrive à me dire que finalement j'aurais sûrement les capacités pour tout surmonter. Je pense qu'il s'agit là en bonne partie d'une forme de "méthode Coué". Ainsi, je n'ai consciemment pas peur de grand chose, mais cela vient du fait que je néglige grandement le phénomène "fuite" face à la peur, que je pratique énormément, et que je ne vois que l'aspect "immobilisation" de la peur (typologie de Laborit), immobilisation que j'essaye toujours d'éviter à tout prix, par la fuite (j'y reviendrai pour l'aile <strong>7</strong>). Et puis, je pense que j'ai plus tendance à voir la peur comme de la prudence ou de la réflexion. À la réflexion, pourtant, la passion de peur, par son aspect protéiforme et surtout décontextualisé constitue une bonne clé de compréhension de mes attitudes, notamment cette fâcheuse tendance à fuir toute situation qui me semble incertaine, ou en tout cas à l'éviter : je préfère rester dans mon mal-être familier que tenter une nouvelle expérience (ici, la peur est carrément irrationnelle ! Donc je la nie ! J'aimerais bien apprendre à accueillir en moi ce qui n'est pas rationnel, mais j'en nie l'existence).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La répression du mental sous stress ne me pose pas trop de problème (<img alt=":suspicieux:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_suspicieux.gif" title=":suspicieux:"> <img alt=":laugh:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" title=":laugh:">) et le doute et la suspicion sont des sacrées évidences ! Un peu moins pour le doute de soi cependant, méthode Coué oblige, et fait que concrètement, on m'a fait beaucoup de compliments dans ma vie, ce qui a crée une confiance en soi assez circonstancielle, conditionnée à mon intelligence, ma sagesse, ma capacité à me raisonner et à vouloir m'améliorer, et que j'ai souvent l'impression d'usurper (<img alt=":sad:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sad.gif" title=":sad:">).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<u>Hésitations avec d'autres types</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je serai rapide là dessus. J'ai hésité avec le <strong>4</strong>, car je traversais une période de désespérance due à la perte de mon groupe et à la difficulté à m'intégrer et à trouver un nouveau groupe. Ce sont rajoutés la tendance à la réflexion profonde et prise de tête (résultat classique de mon anxiété de <strong>6</strong>) et un goût pour l'esthétisme (expression de mon instinct sexuel et de l'émotionnel intérieur de ma variante alpha).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Après, le <strong>9</strong> est resté favori pendant une assez longue période, par empreinte paternelle (mon père est <strong>9 alpha</strong> et le <strong>6</strong> est connecté à la figure paternelle), forte répression de l'instinctif et instinct de conservation blessé (cf. <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="">stage Sous-types</a>) créant évitement du conflit, et confusion interne importante due à un sentiment important qu'il n'y a aucun sens à ma vie.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Toutefois, ce sentiment interne de manque de sens est circonstanciel, la prépa l'ayant enlevé pour un temps, même s'il me semble que mon anxiété a pu et peut encore créer ce sentiment de manque de sens à un niveau un peu plus permanent. Anxiété sociale (ne pas avoir de place), anxiété existentielle (il n'y a pas de sens), anxiété relationnelle (personne ne m'aime…). C'est un <em>insight</em> douloureux !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai ensuite choisi le type <strong>6</strong>, mais ai hésité en vrac avec le type <strong>3</strong> (type de désintégration bien sollicité <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/732-classes-pr%C3%A9pa/" rel="">en prépa</a> notamment, dans ma scolarité de manière générale, mais aussi peut-être dans mes relations), le type <strong>5</strong> (préférence pour le centre mental, introversion, style de communication parfois proche et petite anxiété sociale et relationnelle) et le type <strong>7</strong> (type dans lequel mes proches m'ont beaucoup reconnu, probablement car c'est mon aile principale supposée et que je suis de nature assez exubérante — le fait que j'y ai été reconnu par mes proches crée d'ailleurs un très vilain doute de ma sixitude, mais le <strong>7</strong> ne tient pas en réalité). Bon, faut pas pousser, je ne suis pas assez généreux pour être un <strong>2</strong> (bien que comportementalement on pourrait à l'occasion le croire, en me connaissant mal et en voyant se manifester l'instinct de conservation) et l'instinctif est suffisamment amoché pour rendre risible les hypothèses <strong>8</strong> (pas de vengeance, pas de courage ou de puissance) et <strong>1</strong> (pas de perfectionnisme, aucune rigueur personnelle à part quand la compulsion est menacée).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<u>Validation du profil complet</u>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	D'abord, je peux rajouter au tableau du <strong>6</strong> la problématique à l'autorité qui est assez marquée (je développerai peut-être une autre fois), la tendance à l'ambivalence dans ses relations, créant chez moi des croyances agréables du style "tu ne peux aimer et ne peux être aimé car cela ne t'est pas permis", le fait d'être rassuré par des règles mais en même temps le refus des règles, le fait de sous-estimer ses capacités à gérer la complexité, la peur de l'abandon, la procrastination, le besoin d'un cadre ou le fait de se mettre trop de pression ou encore la tendance à systématiquement prendre le parti des opprimés, me rendant plus dans la pitié que dans la justice. La dichotomie du <strong>6</strong> est extrêmement marquée chez moi également. Et le style de communication est présent dans de nombreux aspects de mon discours oral, un peu moins à l'écrit.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À la différence d'un <strong>1</strong>, je ne suis pas du tout responsable envers ceux vis-à-vis desquels je me sens à peine loyal. De façon nette, mon niveau de responsabilité  et d’esprit de devoir face à un "groupe" est proportionnel à mon niveau de loyauté ET de crainte vis-à-vis de ce "groupe". Par exemple, le risque de perdre ma copine est plus grand que celui de perdre ma famille, pourtant je suis légèrement plus loyal à ma famille qu'à ma copine. D'où des conflits de loyauté douloureux, et des problèmes avec l'idée de sacrifice (aile <strong>7</strong>).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ensuite, j'avance donc l'hypothèse d'une aile <strong>7</strong>. La gourmandise alimentaire a longtemps été très marquée chez moi, depuis l'âge de 6 ans. La boulimie livresque a duré jusqu'au lycée. J'ai une tendance lourde à abuser des bonnes choses, certes marque de mon âge (20 ans), mais quand même plus importante que les autres personnes de mon milieu social, au point ainsi que cela puisse régulièrement mettre en danger ma compulsion : trop d'engagements plaisants pris, trop de superficialité dans mes relations, trop de rationalisation du temps pour rester toujours sur la brèche et éviter l'anxiété (j'y vois aussi l'influence du pôle Batailleur de ma dichotomie)… La peur face aux risques est souvent gérée par des hypothèses farfelues, la mise en relation avec des gens qui pourront me protéger, de la rationalisation ou la narcotisation (se rajoutent la variante alpha et l'instinct de conservation). J'ai pendant longtemps cru avoir plutôt une aile <strong>5</strong>, mais je crois que c'est trop comportemental : je la faisais tenir à un certain contrôle émotionnel, à une nécessité de se retirer, à une tendance à disparaître (qui est en fait plutôt du S- et/ou du X-, je pense) et à une paresse à accepter certains engagements (plus variante alpha qu'aile <strong>5</strong>).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La variante alpha ne fais absolument aucun doute. Je ne développerai pas dessus. Je veux simplement signaler qu'il est assez comique (ou dramatique) que ma mère <strong>1 alpha</strong> (probabilité 80 %) ait un mari <strong>9 alpha</strong> (probabilité 95 %), une fille <strong>3 mu</strong> (probabilité 90 %) et deux fils <strong>6 alpha</strong> (probabilité 95 % pour moi, faut pas déconner, et probabilité 85 % pour mon frère). <img alt=":thumb_up:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_thumb_up.gif" title=":thumb_up:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Enfin, l'identification du profil instinctif a fait l'objet du <span ipsnoautolink="true">stage Sous-Types</span> et ne fait pas beaucoup de doute. Je n'hésite que marginalement sur l'ordre du “+” et du “-” concernant l'instinct sexuel, et sur le nombre de “-” à attribuer à cet instinct décidément problématique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je suis content d'avoir pu arriver à ce niveau d'identification de mon profil. J'attends évidemment la validation de l'autorité pour être sûr <img alt=":rofl:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" title=":rofl:"> (désolé Fabien, d'ailleurs, de ne pas avoir plus usé de ton excellente idée de tenir un journal ! Mais il m'a suffit d'écrire un jour et demi pour constater l'indéniabilité de mon profil ! <img alt=":surprised:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" title=":surprised:">).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À très bientôt,
</p>

<p>
	Bookineur
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2040</guid><pubDate>Mon, 05 Feb 2018 15:03:08 +0000</pubDate></item><item><title>Doute et suspicion</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2029-doute-et-suspicion/</link><description><![CDATA[<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>Doute et suspicion</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Sur l’Enné-agora, je lis le message « <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2010-chemin-vers-la-d%C3%A9termination-de-mon-enn%C3%A9atype-2-variante-mu/" rel="">Chemin vers la détermination de mon ennéatype <strong>2</strong> variante mu</a> ». Je lis les échanges entre Oyoshi et Fabien. <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2010-chemin-vers-la-d%C3%A9termination-de-mon-enn%C3%A9atype-2-variante-mu/&amp;do=findComment&amp;comment=17482" rel="">Oyoshi interroge</a> : « S’il y a demande, suis-je automatiquement dans le dédain ? » <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2010-chemin-vers-la-d%C3%A9termination-de-mon-enn%C3%A9atype-2-variante-mu/&amp;do=findComment&amp;comment=17489" rel="">Réponse immédiate et sans ambigüité de Fabien</a> : « Tu es dans le dédain dès que ton ego entrevoit une possibilité d’aide, et même avant, dès qu’il la cherche, (<strong><u>c'est-à-dire tout le temps</u></strong>). » (Mise en caractères gras ajoutée par moi).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À cette lecture, j’ai ressenti de la tristesse et je me suis dit : « Pauvre Oyoshi, il est, en fait, toujours dans le dédain, c’est triste pour lui. »
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et puis, soudainement, j'ai eu une étincelle de réflexion, qui m’a éclairé douloureusement. Si Oyoshi, qui relève du type <strong>2</strong>, est tout le temps dans le dédain, est-ce que moi, qui relève du type <strong>6</strong>, je ne serais pas tout le temps dans le doute et la suspicion ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Eh bien, force est de constater que c’est le cas. Merci Oyoshi pour ta question, merci Fabien pour ta réponse.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Un fonctionnement mental automatique, permanent et constant de doute et de suspicion, ça s’appelle une fixation égotique. À chacun sa fixation égotique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Me concernant, la mécanique est la suivante :
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Doute et suspicion permanents, doute sur soi et donc doute sur les autres. Doute sur soi qui nourrit et alimente le doute sur les autres et leurs intentions.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Doute et suspicion alimentés par une perception hypertrophiée des risques, nourrissent une rumination mentale permanente, inappropriée. Cette dernière est génératrice de la création d'une existence fantasmée d’un complot multiforme, potentiellement permanent, à mon encontre.
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>Exemples me concernant</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi la salle de réunion a changé ? D’habitude, on ne se réunit pas dans cette salle ?
</p>

<p>
	C’est louche, non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi ai-je été prévenu de la date de la réunion par mail alors que les autres participants ont été prévenus par téléphone, ou l’inverse ?
</p>

<p>
	C’est louche, non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi ce Monsieur, qui m’a adressé un mail, demande un accusé de réception du mail alors qu’en règle générale les autres ne le demandent pas ?
</p>

<p>
	C’est louche, non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi il n’y a pas d’ordre du jour pour cette réunion alors que d’habitude il y en a un, ou l’inverse ?
</p>

<p>
	C’est louche, non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Une personne m’a dit qu’elle allait m’appeler lundi dans l’après-midi. On est lundi 14 heures et cette personne ne m’a toujours pas appelé
</p>

<p>
	C’est louche, non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi j’ai été informé de la date de réunion aujourd’hui, alors que d’autres participants l’ont su hier ?
</p>

<p>
	C’est louche, non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi un collègue de travail m’adresse-t-il un prestataire de services pour que je le rencontre ?
</p>

<p>
	C’est louche, non !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Quelqu’un me dit : «  J’ai beaucoup apprécié ton intervention à l’occasion de la réunion, je l’ai trouvée brillante et pertinente ».
</p>

<p>
	Ce compliment, c’est louche, non ! Il doit vouloir quelque chose ? Mais quoi ? Qu’est-ce qu’il me veut ? C’est donc bien louche, c’est donc bien ce que je pensais !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors comment fais-je pour m’efforcer de contenir cette fixation, dans les limites du raisonnable, voire pour la déconstruire ? Je dispose, à ce stade de mon cheminement, de plusieurs méthodes. Elles sont les suivantes :
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>La prise de conscience</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’admets et je reconnais la présence active, en moi, du phénomène permanent de doute et de suspicion, alimentée par la peur sous toutes ses formes : angoisse, inquiétude, anxiété, terreur, préoccupation, sur la défensive, crainte, frayeur, etc.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aujourd’hui, j’ai pris conscience de l’existence de ce fonctionnement automatique et systématique. J’en suis conscient et je peux le percevoir parfois. Mais effectivement, me concernant, il est toujours, toujours présent. Je confirme, c’est déjà ça. Aussi, sur la base de cette prise de conscience et de cette perception, je parviens à détecter le mécanisme, à le déconstruire, à empêcher sa mise en fonctionnement automatique. Mais il revient dès que je suis fatigué ou en stress, dès que je n’y porte pas mon attention.
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>La réassurance</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je pratique la réassurance. Je m’efforce de porter mon attention, et de me remémorer les moments, lieux et personnes, avec qui je me sens accepté, protégé, et en sécurité. De ce fait, le monde tend à m’apparaitre comme moins menaçant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’observe que cette mécanique mentale du doute et de la suspicion n’intervient pas, ne se met pas en fonctionnement vis-à-vis de personnes proches (ma femme, mes filles, mes sœurs, ma mère, mes amis, mes collègues de travail). Dans les relations avec les personnes que je considère comme proches, je suis dans la confiance. Cette confiance ne laisse pas de place pour le doute et la suspicion. À tel point que si on me posait la question suivante « C’est quoi pour toi, un ami ? », je répondrai : « C’est quelqu’un pour lequel je n’ai ni doute, ni suspicion. »
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aussi, je m’efforce en permanence d’élargir le champ des personnes avec les quelles je suis en confiance. Ce qui me permet de sortir du monde du doute et de la suspicion, ça fait du bien. 
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>L’action concrète, immédiate, instinctive, qui rassure</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour dissiper le doute et la suspicion, je me contrains à une action concrète et immédiate. Ce qui n’est pas nécessairement aisé pour moi, dont le centre instinctif est réprimé. Donc chaque fois que possible, je me contrains, je m’oblige, je me force à une action concrète, immédiate réactive, à une mise en mouvement impliquante. Par exemple, je décroche le téléphone, ou je parle directement à mon interlocuteur en posant une question précise et factuelle. Je ne reste pas dans le doute, qui déclenche la rumination mentale.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Exemple :
</p>

<p>
	Question directe de ma part, à mon interlocuteur : « Il n’y a pas d’ordre du jour pour la réunion, c’est inhabituel. Est-ce normal ? »
</p>

<p>
	Réponse de mon interlocuteur : « Oui, Simechau, c’est normal, je n’ai pas eu le temps de le faire et de l’envoyer, mais on abordera sûrement tel ou tel sujet à l’occasion de cette réunion. »
</p>

<p>
	J’ai tué un doute, ouf, je suis rassuré Je peux passer à autre chose.
</p>

<p>
	 
</p>

<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong>Le déploiement de mon aile 7</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je m’efforce de déployer mon aile <strong>7</strong>. C’est un des apports du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="">stage Ailes</a>. Je m’efforce de me décaler pour adopter le point de vue, le regard du <strong>7</strong>. Ça fait du bien, ça détend par rapport au regard exclusivement porté sur les exigences du respect de la règle du groupe et au devoir qui s’impose, du fait de ce respect indispensable pour empêcher la déviance. Je m’efforce de prendre le point de vue de mon aile <strong>7</strong>. C'est-à-dire, dans la mesure du possible, d’élargir mon champs de perception du réel.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et voilà pour le partage de mon cheminement du moment, je poursuis mon travail sur mon soi, courage à tous.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2029</guid><pubDate>Tue, 23 Jan 2018 17:51:48 +0000</pubDate></item><item><title>Tout y est&#xA0;: peur, suspicion, contrephobie, projection</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2022-tout-y-est%C2%A0-peur-suspicion-contrephobie-projection/</link><description><![CDATA[<p align="center" style="text-align:center;">
	<strong><u>Tout y est : peur, suspicion avec perception d’un risque imaginaire, contrephobie et projection</u></strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Prise de conscience de mon fonctionnement égotique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je participe à un groupe de pratique de communication non violente. Nous sommes sept participants. Il y a un exercice à faire devant le groupe.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai très envie de faire cet exercice, mais je ressens immédiatement la peur, et en plus, c’est trop risqué (risque de ne pas y arriver, risque d’être ridicule, et donc risque de nuire à l’activité du groupe, c’est grave !). La perception d’un risque est chez moi, immédiate, automatique. Elle se fait naturellement, automatiquement, égotiquement. En fait, dans le cas présent, le risque n’existe pas, il est exclusivement dans ma tête, issu de mon fonctionnement égotique. Dans le cas présent, le groupe est constitué de dames, qui sont toutes, dans une position de bienveillance et d’écoute attentives.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je ressens, en sus, une forte frustration. C'est-à-dire : une tension psychologique engendrée par un obstacle, en l’occurrence, dans le cas présent, ma perception du risque (perception erronée par ailleurs).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cette perception erronée m’empêche de réaliser un désir, celui de faire l’exercice, car j'ai envie de faire l'exercice, je le trouve intéressant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je désire réaliser l’exercice mais je ressens de la peur, c’est trop risqué. En y réfléchissant après coup, je ne vois pas quel est le risque, mais je sais, que sur le moment, mon émotion, la peur, est là et me prend tout entier
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour couronner le tout, et comme un fait exprès, l’animatrice du groupe m’interpelle directement devant le groupe pour me proposer de faire l’exercice : <em>« Simechau ! Serais tu d’accord pour faire l’exercice ? »</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai trop peur, c’est trop risqué, et en plus c’est une interpellation directe à effets immédiats, je n’ai même pas le temps de réfléchir à la proposition, il faut que je réponde tout de suite. Donc, réaction contrephobique immédiate de ma part, j’ai trop peur, il faut que je me protège. Je formule à haute voix, avec beaucoup fermeté,  de manière très clairement audible et probablement sur un ton péremptoire, qui ne sied guère à la situation : <em>« Non, je ne suis pas d’accord. »</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	De ce fait, une autre personne du groupe fait l’exercice, et le groupe poursuit sa pratique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Au terme de la séance, il est coutumier que chaque participant, qui le souhaite prenne la parole, pour exprimer son ressenti sur la pratique de la soirée et les exercices réalisés. Dans ce cadre, en me tournant vers l’animatrice du groupe, je prends la parole et je lui dis, je voudrais te communiquer deux choses.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La première chose : <em>« Lorsque tu m’as proposé de faire un exercice et que j’ai refusé, j’ai senti ta frustration. »</em> Elle m’interrompt immédiatement et me dit : <em>«  Pas du tout, Simechau, je n’ai, pour ma part, ressenti aucune frustration à ce moment-là. » </em>L’information qu’elle me donne, me permet de prendre conscience que, en fait, j’ai projeté sur elle, ce que j’ai ressenti en moi, à savoir la frustration. Bel exercice de projection, n’est ce pas !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La seconde chose : je lui explique mon mode de fonctionnement, celui qui m’enferme, mon mode de fonctionnement égotique. Je lui explique, que je suis un homme souvent dominé par la peur, et que, de ce fait son interpellation directe, impliquant une décision immédiate de ma part, en plus devant un groupe auquel j’adhère, a provoqué de la peur chez moi, d’où ma réaction. Elle me remercie de cette explication et me dit qu’elle a, dans son entourage, un proche, qui manifestement, à un fonctionnement s’apparentant au mien, car elle a déjà pu constater une réaction identique, lorsqu’elle a une approche trop directe de cette personne. L’approche directe étant, me dit-elle, dans sa nature, à elle.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bon, eh bien, au final, en voilà une bien belle soirée. J’ai pris conscience d’un épisode de mon fonctionnement égotique, automatique, compulsionnel du fait de l’activation compulsive de la passion de peur. J’ai pris conscience d’un épisode de projection, grâce à la réponse que l’animatrice du groupe m’a donnée. Je crois que j’ai donné une information utile à l’animatrice du groupe, dont elle a su s’emparer pour nourrir éventuellement une relation plus apaisée avec un de ses proches. Que demander de plus !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Enfin, au terme de cette soirée, je m’auto-félicite pour cette double prise de conscience.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vais poursuivre le cheminement avec l’outil Ennéagramme ainsi que mon auto-obervation.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La suite à un prochain épisode de lucidité, au prochain éclair, que je pourrai percevoir dans mon obscurité égotique de peur, doute suspicion et projection.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2022</guid><pubDate>Mon, 15 Jan 2018 16:49:20 +0000</pubDate></item><item><title>6 alpha en d&#xE9;sint&#xE9;gration externe&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1997-6-alpha-en-d%C3%A9sint%C3%A9gration-externe%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour, pour ma première fois sur le forum de l'ennéagramme, je voudrais évoquer trois personnes que j’ai, amoureusement parlant, aimées et quittées. Le schéma de la relation est toujours identique mais je réalise que ces hommes n’avaient pourtant rien en commun hormis leur grande gentillesse et leur loyauté sans faille. Il s’agit d’ailleurs des deux raisons pour lesquelles je suis tombée amoureuse et des deux mêmes raisons pour lesquelles j’ai eu un mal fou à mettre fin à ces relations, au point de m’en rendre physiquement très malade. Déviance ultime pour moi d’abandonner ces personnes qui ne m’ont jamais fait de mal et qui n’avaient rien demandé. Mais c’est un autre sujet.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ainsi, l’un était châtain, chevelu, avec un corps sec et nerveux, pas très grand, assez porté sur la boisson, cuisinier, énorme bosseur, souvent hâbleur ce qui cachait un joli manque de confiance en lui (un <strong>8 mu</strong> selon moi) ; l’autre était brun avec un début de calvitie, très calme et réfléchi, ingénieur, adepte des bons mots, solitaire et peu bavard (je l’ai typé <strong>5 mu</strong>) ; le dernier était toujours très souriant, le contact facile, avec parfois des moments de détresse assez intense, grand, blond et chauve, guitariste de métier, bon vivant, plutôt cultivé, très à l’écoute, nonchalant et n’aimant pas se faire violence (un <strong>9</strong>, je crois). Ces descriptions ne sont pas exhaustives, elles ont simplement pour objectif de montrer la variété des « profils » qui ont traversé ma vie dans ce domaine.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et pourtant je n’ai jamais ressenti de difficultés à m’adapter à eux et à leurs mondes respectifs, au contraire je m’y fondais avec une grande aisance. Je m’y investissais même, sans jamais délaisser mes proches mais je crois pouvoir écrire que leurs univers devenaient les miens… Sans effort, j’adoptais leurs codes, leurs amis, leurs dadas et leurs batailles. Est-ce cela que l’on appelle l’identification ? La nouveauté et la curiosité me portaient, mais surtout la fierté de montrer à tout le monde que j’étais quelqu’un d’ultra-adaptable, d’ouvert, de flexible, qui se fiche des cadres… Un beau mensonge à moi-même (et aux autres de fait) mais que je ne faisais pas consciemment sur le moment promis, c’est cela qui est rageant !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À chaque fois néanmoins, le moment est arrivé où une force incontrôlable me faisait douter de mon amour pour eux sans que je puisse comprendre pourquoi, sans pouvoir non plus me l’avouer et leur avouer immédiatement. J’ai cependant toujours fini par partir, le ventre rempli de peur et de culpabilité, honteuse au point de me retirer complètement de leurs mondes (mécanisme d'isolation de mon aile <strong>5</strong> ?) ; mais après plusieurs mois à l’arrêt dans ma vie, lorsque je retrouvais enfin mon mental, je parvenais de nouveau à rationaliser et à avoir la quasi-certitude - celle dont j’avais en tout cas besoin pour diminuer ma peur et avancer de nouveau - que nous ne partagions pas tant de choses et que je m’étais sur adaptée jusqu'à l'épuisement, d'où cet écroulement au propre comme au figuré. S’agissant de sur adaptation, j’ai toujours et inconsciemment repéré chez mes hommes la « faille » (selon moi bien sûr) que je m’échine alors à combler. Avec le cuisinier qui n’avait pas suivi de longues études, je lui ai offert ses premiers bouquins. Avec l’ingénieur peu loquace, j’étais celle qui assurait l’aspect social du couple. Et avec le guitariste insouciant côté finances, j’avais pris en charge presque toutes nos dépenses. Je précise qu’ils ne m’ont jamais rien demandé. Je réalise en l’écrivant qu’auprès des autres, je tirais de leurs soi-disant faiblesses une image valorisante de ma personne : j’ai tantôt été la petite amie intelligente, tantôt la copine dynamique et enthousiaste, tantôt la <em>working girl</em> assumant son mec artiste. J’aimais, avec du recul, construire ces images artificielles de couples et les faire vivre comme dans un roman. Mais logiquement, je finissais par m’épuiser à jouer un rôle qui n’était pas le mien. Et puis le prix à payer en les quittant a été trop lourd.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ma question est la suivante : est-ce que ces observations pourraient correspondre à des expériences de désintégration externe ? En tant que <strong>6 alpha</strong>, je me désintègre en <strong>3</strong> en adoptant la passion et le mécanisme de défense de ce type, à savoir le mensonge et l’identification.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1997</guid><pubDate>Wed, 06 Dec 2017 11:35:04 +0000</pubDate></item><item><title>OK pour la peur, mais  j'en fais quoi&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1985-ok-pour-la-peur-mais-jen-fais-quoi%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Incontestablement, je relève de l’ennéatype <strong>6</strong>, c’est un fait, je l’accepte.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aujourd’hui, je sais pourquoi la peur est omniprésente chez moi. Helen Palmer l’explique fort bien, je cite : «  Les jeunes <strong>6</strong> devaient prévoir le comportement des adultes, qui risquaient d’exploser sans préciser ce que l’enfant avait fait pour mériter cela. » C’est tout à fait cela en ce qui me concerne.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’avais un père, qui probablement souffrait d’un trouble du comportement. Régulièrement, mais toujours imprévisiblement et soudainement, comme une éruption volcanique sans les fumées annonciatrices, il entrait dans des rages folles, des fureurs vociférantes et hurlantes, incompréhensibles et interminables, perdant tout contrôle de lui-même, la bave aux lèvres, au propre comme au figuré, sous d’innombrables et anodins prétextes.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	De mémoire d’enfant, d’adolescent, de jeune homme et d’homme, je l’ai vu régulièrement et inexorablement exprimer sa rage sans discontinuer. Rage contre le facteur, son voisin qu’il allait agresser régulièrement, y compris physiquement, le maire du village, l’adjoint au maire, sa compagnie d’assurance, son père, sa femme, un collègue de travail qu’il encadrait (le pauvre), son beau-frère qui lui avait vendu une voiture qui avait eu le malheur de tomber en panne postérieurement à la vente, etc., etc.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il était tellement en rage, qu’il a fini par se tirer une balle dans la tête.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon émotion familière est donc la peur, et toutes ses déclinaisons en sensations et en mots : le doute, l’angoisse, la terreur, le questionnement, l’anxiété, le soupçon, la perception du risque (imaginaire).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Fort de ce constat, je pourrai me dire : il en est ainsi, je fonctionne comme cela, je n’y peux rien, et en plus c’est mon héritage, aux autres donc de s’adapter.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Concernant l’héritage, j’ai pardonné à mon père et je dirai que ce n’est pas si difficile que cela de pardonner, mais probablement qu’il n’est possible de le dire que lorsque cela a été éprouvé.
</p>

<p>
	C’est fait. Ouf !
</p>

<p>
	Qu’en est-il ici et maintenant ? Voilà la vraie question.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je ne veux pas rester dans un schéma compulsif nocif, gros consommateur d’énergie à mauvais escient, et perturbateur de relations saines, riches et profitables, que je peux et veux nouer avec autrui.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Si la peur est omniprésente, je sais aussi pour l’avoir éprouvé que je peux faire preuve de courage, qu’il m’incombe par ailleurs de distinguer de la témérité contrephobique. Ce n’est pas toujours aisé.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors voilà donc où j’en suis, et quelle est la méthode et les outils, que je m’efforce d’utiliser.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La peur, le doute sont mes compagnons fidèles et omniprésents. Je les accepte et je les vis. Comme je les connais bien ces compagnons, maintenant je les sens en moi, au niveau du ventre notamment. Je sens dans le corps les tensions qu’ils provoquent. Il me suffit d’y être attentif. Je les reconnais, les accepte et les vis. Bienvenue mes amis.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Parfois la peur me réveille la nuit. Eh bien je passe une partie de la nuit avec elle, je la vis, je la sens. Je sais qu’elle va s’estomper lentement, ou peut-être qu’elle partira soudainement, elle fait comme elle veut. Alors, j’écris, je bois un verre d’eau, je m’assieds tranquillement. Parfois en écrivant, je trouve la source de cette peur, et elle finit par s’en aller, ou je sais comment je vais faire dès le lendemain pour qu’elle s’en aille.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans la vie professionnelle, j’ai trouvé quelques astuces pour vivre en bonne entente avec ma compagne fidèle, la peur. Dès que je ressens une inquiétude, que maintenant je sais reconnaître, car j’ai pris conscience de mon fonctionnement compulsif, je fais une action immédiate pour annihiler cette inquiétude, très souvent infondée, pour ne pas dire toujours. Je ne laisse pas ma pensée, mon fonctionnement mental aux combinaisons aussi absurdes que fantasmatiques, se diriger vers d’interminables et invraisemblables théories du complot. Je prends le temps de me rassurer, pour ne pas être dans l’émotion, et je recherche de préférence le contact direct<span>  </span>avec la personne, dont le comportement a généré chez moi la peur. (Je cherche le contact direct, de visu, et le plus immédiat possible,ou le contact téléphonique ou le mail mais le contact direct est pour moi préférable). J’ai un besoin assez constant d’être rassuré, je le sais, je le sens et je le reconnais. Prenant conscience de ce besoin, je me rassure moi-même, en faisant une action, une démarche concrète. J’exprime ce besoin en le formulant et je pose une ou des questions précises, à mon interlocuteur. Comme les questions sont précises et que j’ai bien dit à mon interlocuteur que j’étais inquiet ainsi que les sources de mon inquiétude, en règle générale, il entend, il comprend, et me donne les réponses. Et voilà, c’est réglé, me voilà rassuré.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je pratique également la réassurance en me disant :  « Cette situation-là, tu l’as déjà vécu et tout c’était bien passé. Tu vas donc revivre cette situation, qui est, dans les faits, assez similaire à celle que tu as déjà vécu, et tout va bien se passer, tu l’as déjà vécu. »
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’utilise également très souvent, aussi souvent que nécessaire, la destruction de toute suggestion hypnotique, que je parviens à détecter, sur la base de la méthode du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="">stage Éveil</a>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Tout cela demande quand même, une vigilance certaine et constante. Il convient de traquer et cerner la bête, en l’occurrence la peur, de manière constante, car elle est toujours dans les parages et apparait dès que les conditions sont propices à son apparition. Mais maintenant, je suis capable de la sentir.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voilà donc où j’en suis actuellement. À suivre.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1985</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2017 17:15:57 +0000</pubDate></item><item><title>Exemple de bascule du centre mental et de d&#xE9;sint&#xE9;gration d'un 6</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1421-exemple-de-bascule-du-centre-mental-et-de-d%C3%A9sint%C3%A9gration-dun-6/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous, </p>
<p> </p>
<p>Je voudrais vous raconter une situation vécue récemment de perte totale de moyens d'une <strong>6</strong>. Je n'ai pas encore une pratique suffisante de l'ennéagramme pour m'en être rendu compte en temps réel, mais 2 heures plus tard, j'ai réalisé en rentrant chez moi en voiture et en repensant à la situation qui m'a touchée que c'était probablement un cas d'école pour illustrer la bascule du centre mental et la désintégration du <strong>6</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Nous étions dans le cadre d'une formation collective sur le thème du management de situations collectives, et faisions une mise en situation de négociation entre direction et syndicats. La personne <strong>6</strong> jouait le rôle de la direction. Nous avions tous un rôle à tenir, et l'exercice avait commencé depuis quelques dizaines de minutes. Le rôle de direction était le plus difficile, bien évidemment. Notre <strong>6</strong> ne maîtrisait pas les débats (je pense que c'était le but de la formatrice), et la formatrice intervenait régulièrement pour commenter la situation, recadrer, rappeler les attitudes et règles que nous avions vues en théorie au préalable. Il était parfois difficile de savoir si nous étions dans la simulation ou en train d'analyser la situation. Ce flux d'information a au bout d'un moment été trop important pour notre <strong>6</strong>, et nous avons clairement vu le centre mental basculer <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif" alt=":sick:" data-emoticon="1">, la personne n'étant plus capable de dire ou faire quoi que ce soit.</p>
<p> </p>
<p>À ce moment-là, la formatrice a poursuivi en expliquant que notre <strong>6</strong> aurait pu, voire dû arrêter l'exercice pour garder le contrôle sur la situation. Nous avons alors vu une forte émotion monter. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif" alt=":sick:" data-emoticon="1"> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon="1"> Rétrospectivement je me suis dit que cette remarque (exprimée pourtant avec une grande bienveillance) a dû être vécue comme un reproche de non-respect des règles et de déviance, ce que le <strong>6</strong> cherche le plus à éviter.</p>
<p> </p>
<p>La formatrice a alors arrêté l'exercice et a demandé à chaque participant quelle ressource il recommandait à notre <strong>6</strong> pour mieux pouvoir affronter ce type de situation à l'avenir. Du tour de table, il est ressorti spontanément plusieurs fois le courage et la confiance, la vertu et l'idée supérieure du <strong>6</strong>. L'écoute de ces "conseils" n'a pas été supportable pour cette <strong>6</strong> qui a quitté la salle très émue. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif" alt=":sick:" data-emoticon="1"> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon="1"> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sad.gif" alt=":sad:" data-emoticon="1"> Ils ont probablement touché quelque chose de profond.</p>
<p> </p>
<p>Je précise que cette personne a probablement pour groupe (ou parmi ses groupes) son entreprise, voir quelques personnes de la direction de son entreprise qui étaient présentes. Je pense qu'elle a pu se sentir délégitimée par ce groupe en se montrant incapable de gérer cette situation. Sachant que le groupe est ce qui reste au <strong>6</strong> pour combattre sa peur quand il perd son centre mental, je peux facilement comprendre que la perte de légitimité dans son groupe fasse entrer un <strong>6</strong> dans une perte de moyens vertigineuse. </p>
<p> </p>
<p>En fin de journée, peu de temps après, nous avons fait un tour de table de debriefing de la journée. Une collègue de cette personne <strong>6</strong>, faisant partie de son "groupe", et étant elle plutôt centre préféré émotionnel (<strong>3</strong> ou <strong>4</strong>), a alors ajouté qu'elle avait a plusieurs reprises pu compter sur notre <strong>6</strong> dans des situations difficiles, en mettant en avant leur complémentarité. C'était dit avec beaucoup de sincérité, et suffisamment contextualisé pour que ce soit authentique. Rétrospectivement, j'ai trouvé que cette re-légitimisation publique était très opportune. La personne a d'ailleurs apprécié il me semble. </p>
<p> </p>
<p>Voilà, il m'a semblé que c'était vraiment un cas d'école sur le fonctionnement d'un <strong>6</strong>, et je voulais le partager avec vous. </p>
<p> </p>
<p>Bien amicalement,</p>
<p>Jérôme</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1421</guid><pubDate>Tue, 14 Jun 2011 20:29:07 +0000</pubDate></item><item><title>Perm&#xE9;abilit&#xE9; naturelle &#xE0; la peur</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1980-perm%C3%A9abilit%C3%A9-naturelle-%C3%A0-la-peur/</link><description><![CDATA[<p>
	Je suis tranquillement dans une station thermale, à proximité de mon domicile. Je sors d’une piscine chaude et agréable pour aller m’allonger à proximité de cette dernière. Soudain, sur mon téléphone portable, un message de ma femme : « Ce soir, quand tu rentres, j’aurais quelque chose à te dire. »
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je lis ce message et je sens venir l’inquiétude assez rapidement. C’est quoi ce message ? Le mental se met à fonctionner ou plutôt à dysfonctionner, dans l’interprétation la plus confuse (comme souvent). Il a dû se passer quelque chose de grave ? Peut-être qu’elle veut m’annoncer qu’elle me quitte ? Peut-être qu’elle va subir une opération et qu’on va lui couper les deux bras, ou, moins grave, qu’elle va mourir ? Peut-être qu’une de nos filles a eu un accident grave ? Peut-être que c’est la fin du monde, et elle est la seule à le savoir ? Une attaque des martiens ? Etc. Etc.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	N’y tenant plus, j’essaie de la joindre Je n’y parviens pas. J’essaie de penser à autre chose. Je n’y parviens pas. Alors, trop inquiet, je quitte la station thermale pour rentrer à mon domicile.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’arrive à mon domicile, ma femme me dit : « Tiens, tu rentres déjà. » Je lui explique la raison de mon retour prématuré, du fait de son message que je considère comme extrêmement inquiétant. Je lui explique la peur j’ai ressenti, à réception de son message. Elle est complétement interloquée, et nous convenons qu’à l’avenir elle m’adresse des messages précis et factuels, non susceptibles de donner lieu à interprétations angoissantes.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Son message est en fait le suivant : « Il y a une légère fuite d’eau, très légère, très, très légère fuite d’eau dans la maison. Demain à 16 heures, il y a un plombier qui vient. Est-ce que je peux être présent pour lui ouvrir la porte et l’accueillir ? » Je réponds : « Mais bien sûr ma chérie, c’est possible. »
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je lui demande pourquoi elle n’a pas mis cette information directement dans le message qu’elle m’a adressé. Mon épouse relève du type <strong>5</strong> avec un instinct de conservation très blessé. Une fuite d’eau dans la maison, c’est toute la maison qui prend l’eau, c’est grave. Elle me dit qu’elle n’a pas voulu laisser un message sur le téléphone, car ce message est trop important. Il doit être dit de vive voix et être précédé d’une annonce préalable, en raison de son importance.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le lendemain j’ai donc accueilli avec déférence, l’homme le plus important de France, notre plombier. Le soir ma femme était tellement ravie de ne plus être menacée dans sa survie par les chutes du Niagara que j’ai pu tout obtenir d’elle : elle m’a embrassé sur la joue.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1980</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 16:11:57 +0000</pubDate></item><item><title>Un exemple d'hallucination positive</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1979-un-exemple-dhallucination-positive/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai relevé un type d’hallucination positive qui m'arrive plutôt fréquemment.
</p>

<p>
	Je vous plante le décor de l'une d'entre elles.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cela fait une semaine qu'il y a de gros problèmes informatiques à la bibliothèque (je suis bibliothécaire) ce qui entraîne notamment une impossibilité pour tous les étudiants de consulter le catalogue en ligne pour pouvoir demander des livres en consultation ou en prêt.
</p>

<p>
	Le service est donc en partie paralysé et du côté de l'administration, on fait savoir que le problème va durer. Par ailleurs, aucune solution n'est proposée.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Courant de la semaine dernière, je prends mon téléphone bien décidée à en découdre avec l'administrateur. Puis au moment de gueuler, je me dégonfle, j'évite la déviance, et je passe finalement 5 minutes à poser des questions, demander poliment où ça en est, et signale que c'est très embêtant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On est lundi matin. Le problème n'est toujours pas résolu, et ma collègue de travail me dit qu'elle va aller pousser une gueulante auprès de l'administrateur. Je lui réponds que j'ai déjà gueulé la semaine dernière, ce à quoi elle me répond que je me suis contentée de demander des informations et d'en transmettre (elle était présente lors de mon appel). Mon ego regimbe, mais non, elle a raison… J'avais halluciné positivement mon appel en y mettant l’intention de départ que j'avais eu de gueuler sauf que je ne l'avais pas fait.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Halluciner comme ça une intention (progression en âge en fait =&gt; "Je vais gueuler", je suis bien en train de me projeter dans le futur) m'arrive assez régulièrement. Dans le même genre, je peux aussi être persuadée d'avoir fait quelque chose alors que c'en était restée au niveau de l'idée. Tiens, tiens, ça me rappelle quelques témoignages de <strong>7</strong> en stage. <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" title=":wink:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Vive les L'EGO ! (construction/déconstruction). <img alt=":rofl:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" title=":rofl:"></p>

<p>
	Bien cordialement,
</p>

<p>
	Pocahontas
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1979</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2017 11:23:06 +0000</pubDate></item><item><title>Centre mental despotique et peur</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1978-centre-mental-despotique-et-peur/</link><description><![CDATA[<p>
	Dans un cadre professionnel, je travaille en direct avec la vice-présidente de l’association qui m’emploie. Nous préparons l’ordre du jour d’une réunion prochaine d’un groupe de travail. Suite à cette rencontre, et pour confirmer et formaliser, je lui adresse par mail les points à l’ordre du jour de la future réunion, dont nous venons de convenir ensemble, accompagnés de pièces annexes explicatives correspondant aux points inscrits à l’ordre du jour. Il lui incombe de transmettre tout cela, aux participants à la future réunion. Ce qu’elle fait, et elle me donne, par mail, copie de son acte de transmission.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Stupeur et peur ! Peur et stupeur.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Les pièces annexes ne sont pas jointes, et tous les points à l’ordre du jour, dont nous avons convenu n’y sont pas.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Immédiatement mon centre mental dominant avec la peur et le doute, mes compagnons de toujours, se mettent en mouvement. Pourquoi a-t-elle fait cela ? Qu’est-ce que ça cache  ? Veut-elle me nuire ? Elle a dû se concerter avec la présidente sans m’en parler ? Je suis certain qu’il y a un problème mais elle ne m’a rien dit. Etc. Etc. ????? Immédiatement, la rumination mentale sans fin se met en marche, nourrie par la peur et le doute.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Sauf que maintenant, je parviens (parfois) à être conscient de ce mécanisme égotique implacable et constant. Merci l’ennéagramme, merci Fabien et Patricia Chabreuil.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En conscience, je veux stopper cette rumination mentale qui se met en route et dont je parviens à avoir conscience. Elle consomme de l’énergie inutilement et, est par ailleurs, stérile. Je reconnais parfaitement le phénomène cette fois-ci, me semble t-il.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je prends le temps de m’asseoir et de prendre conscience de mon corps, tranquillement paisiblement. Cela m’apaise un peu. Je travaille à cet apaisement et j’attends d’être apaisé.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Sur cette base, je veux agir, faire une action tranquille qui stoppera la rumination mentale, qui démarre (sans tomber dans le piège de la contrephobie, agressive pour l’autre).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai l’opportunité de rencontrer la vice-présidente, dès le soir même.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Tranquillement et directement, je lui poserai donc les deux questions suivantes :
</p>

<ul><li>
		Va-t-on bien inscrire à l’ordre du jour tous les points dont nous avons convenu ensemble ?
	</li>
	<li>
		Les pièces annexes ne sont pas jointes, elles ont pour objet d’éclairer la prise de décision souhaitée et par ailleurs leur rédaction m’a demandé beaucoup de travail ?
	</li>
</ul><p>
	Je dis bien, tranquillement et paisiblement, c’est-à-dire sans agressivité inutile d’autant plus que la vice-président relève du type <strong>1</strong>. Je ne souhaite pas lui donner le sentiment que je pense qu’elle a mal fait ou fait incorrectement les choses.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le soir venu, je lui pose les deux questions.
</p>

<p>
	Concernant les points à l’ordre du jour, elle me confirme que tout ce dont nous avons convenu sera abordé.
</p>

<p>
	Je vérifie avec attention et effectivement, tous les points à l’ordre du jour dont nous avons convenus sont présents, sauf qu’ils sont rédigés d’une façon, qui peut laisser croire qu’ils ne seront pas tous traités.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Une lecture attentive, sans préjugé, sans le prisme de la peur et du doute (et du complot, qui est exclusivement dans ma tête et n’existe pas dans la réalité) permet aisément de le vérifier. Ouf !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Concernant les pièces annexes, elle est surprise par ma question mais me répond que bien sûr elle va les envoyer car elles sont utiles et nécessaires pour éclairer les décisions à prendre. Elle m’indique que la réunion ayant lieu dans un mois, elle les enverra avec le rappel de la date de réunion, afin que les participants en prennent bien connaissance. Elle me dit que si elle les envoie trop tôt avant la réunion, d’expérience, les participants ne feront plus le lien entre ces documents et la réunion.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Elle veut également me laisser le temps et l’opportunité d’ajouter des pièces annexes, si je l’estime nécessaire, comme cela elle fera un seul envoi, ce qu’elle estime être plus efficace et plus correct.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il n’y a donc aucun complot (sauf dans ma tête), mais un souci de rigueur de sa part (type <strong>1</strong>, je fais les choses correctement, comme cela doit se faire en fonction de ma règle dont je pense que c’est la règle de tout le monde) et une bienveillance avérée, à mon égard.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Eh bien voilà, tout est bien qui finit bien. Je suis content de moi, je me félicite de ma prise de conscience et je me remercie de mon action consciente, mesurée et juste (pour une fois).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bon, ça ne fonctionne  pas à tous les coups, et il y a encore du travail. Je m’en vais poursuivre l’effort et l’observation assidue et bienveillante de moi-même.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1978</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 21:42:31 +0000</pubDate></item><item><title>Projection quand tu nous tiens</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1977-projection-quand-tu-nous-tiens/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Projection : idée ou sentiment, qui sont propres à une personne et qui sont attribués (projetés) à une autre personne.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voilà un mécanisme qui n'est pas si aisé à rendre conscient. Je suis peut-être parvenu à déceler deux moments d’expression de ce mécanisme, me concernant, qui sont tellement grossiers que j'ai pu les détecter.
</p>

<ol><li>
		Je discute avec ma sœur ainée, âgée de 58 ans. Elle évoque sa retraite professionnelle, et les activités qu'elle souhaiterait engager, dés lors qu'elle sera admise à la retraite. Je lui dis : <em>"Tu vas pouvoir faire de la marche, voilà une activité qui te correspond."</em><br>
		Ma sœur ainée, ne pratique pas, n'a jamais pratiqué la marche et n'envisage pas de pratiquer la marche. C'est moi qui la pratique assidûment depuis de nombreuses années, et je me verrai bien marcher plusieurs mois d'affilée. C'est un projet qui me plairait beaucoup.
	</li>
	<li>
		Je participe au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="external">stage Essence</a>. Je suis fatigué physiquement, je trouve les exercices à réaliser exigeants et bien difficiles. En fin d'après-midi le samedi, il y a un exercice à faire entre personnes qui relèvent du même type, je le fais avec Astrid, qui relève du même type que moi. En fin d'après-midi pour la saluer alors que nous nous séparons, je lui dis : <em>"Ne te décourage pas, c'est exigeant."</em><br>
		Dès que j'ai prononcé ces quelques mots, je prends conscience immédiatement que ce message s'adresse à moi et que je projette ce que je ressens (fatigue et découragement) sur Astrid. C'est bien moi qui suis fatigué physiquement et c’est moi qui ressent du découragement. Dans ma tête, immédiatement, je reformule : <em>"Je suis fatigué, mais je veux poursuivre le cheminement et ne pas me décourager."</em>
	</li>
</ol>]]></description><guid isPermaLink="false">1977</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 21:17:08 +0000</pubDate></item><item><title>Communication d'une maman 6 aile 7</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1973-communication-dune-maman-6-aile-7/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lors de mon grand rangement d'été j'ai trouvé, en plus du <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1420-propos-de-7/" rel="">joli poème de mon fils<strong> 7</strong></a>, le document que je partage ici avec vous. J'ai écrit ce texte il y a plus ou moins 14 ans. Nous devions mon mari et moi assister à un mariage en province et j'ai dû confier mon bébé à une amie pendant 2 jours. Il s'agit principalement d'une suite d'instructions à suivre pour prendre soin de lui. J'y liste les habitudes de mon enfant et les gestes à faire pour son bien-être. Du moins c'est ainsi que je le voyais. Maintenant je sais que c'était surtout un moyen pour moi de me rassurer et de partir l'esprit un peu plus tranquille.<br>
	 
</p>

<p>
	Le style de communication du <strong>6</strong> y est très présent, on y perçoit aussi très bien l'influence égotique de mon aile <strong>7</strong>.
</p>

<p>
	Merci mon dieu, depuis j’ai évolué et mes enfants s’en sont étonnamment sortis à peu près indemnes ! <img alt=":pt1cable:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_pt1cable.gif" title=":pt1cable:"><br>
	 
</p>

<p>
	Le document est long et les chapitres nombreux, je vais donc en présenter les deux extraits qui sont à mon avis les plus caractéristiques. Ils s'intitulent "Le Sommeil" et "Les Crises".<br>
	 
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Citation
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			<strong>Le Sommeil :</strong>
		</p>

		<p>
			Coucher le bébé seulement lorsqu'il demande à dormir (en général après le biberon je le laisse un peu sur le transat jusqu'à ce qu'il manifeste son besoin de dormir). Le mettre contre les nounours qui soutiennent son dos et sur le côté droit, toutefois pas tout à fait sur le côté mais plutôt en position intermédiaire entre le coté et le dos (le visage vers toi et la tête vers la porte), si nécessaire lui fourrer la tétine dans la bouche et la coincer avec l'éléphant doudou. Tu peux ensuite coincer l'éléphant avec le lapin en position perpendiculaire et en appui sur les barreaux du lit. Le couvrir de sa couverture…
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	<br>
	J'ai bien ri en lisant ce passage ! Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de la géométrie des doudous, science inventée par les mamans en manque de confiance.<br>
	 <br>
	Je remarque à quel point les habitudes sont importantes pour moi. Le souci des détails aussi, j'ai déjà dit dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1917-pourquoi-j%E2%80%99ai-valid%C3%A9-mon-type-6-variante-alpha/" rel="">ce post</a> que la précision est un élément important de ma communication. Le mental est très perceptible, et dans le vocabulaire, et dans la manière très mentale de traiter un besoin naturel comme un problème à résoudre.
</p>

<p>
	 
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Citation
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			<strong>Les Crises :</strong>
		</p>

		<p>
			Quelques trucs pour faire face à ces heures éprouvantes.   
		</p>

		<p>
			Le faire roter :
		</p>

		<ul><li>
				Mets-le bien droit contre toi, la tête sur ton épaule. En général au bout de 5 minutes c'est fait.
			</li>
			<li>
				Sinon le coucher sur le lit et lui faire faire de la bicyclette avec les jambes, lorsque tu le relève il rote souvent.
			</li>
			<li>
				En règle générale lui faire changer de position pour faciliter la sortie du rôt.
			</li>
		</ul><p>
			Le faire manger :
		</p>

		<ul><li>
				Je ruse en l'endormant et en lui enfournant le biberon dans un demi-sommeil ; toutefois cette technique demande un grand doigté.
			</li>
			<li>
				Mettre de la musique douce, en général le mobile musical qui se trouve au-dessus de son lit, le bercer et lui faire croire que le biberon est une tétine en mettant les doigts autour de sa bouche en même temps que le biberon.
			</li>
			<li>
				Lui mettre la tétine dans la bouche et le bercer puis y substituer à grande vitesse le biberon toujours avec les doigts autour de la bouche (cette technique demande un grand doigté).  
			</li>
			<li>
				En clair utiliser tous les moyens possibles pour le faire manger un peu car ensuite il rote et il va mieux.  
			</li>
			<li>
				En dernier recours si rien ne marche, s'enfermer dans les toilettes et hurler un bon coup (sans le bébé), au moins ça soulage.
			</li>
		</ul></div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	On distingue très bien la succession de plans (planification gloutonne) mis en place pour arriver à faire manger le bébé, but ultime du paragraphe.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	C'est un comportement qui est toujours le mien (pas faire manger le bébé, hein <img alt=":rofl:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" title=":rofl:">), c’est-à-dire mettre en place des stratagèmes mentaux (plans) en grand nombre (gloutonnerie) dans le but de résoudre un problème et par là-même me sécuriser. J'y vois l'expression de mon aile <strong>7</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et pour finir…<br>
	 
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Citation
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			Bon j'espère ne pas t'avoir trop effrayée. En tout cas tu peux toujours nous téléphoner au 01 23 45 67 89.
		</p>

		<p>
			Bon courage et quand même aussi du plaisir !
		</p>

		<p>
			La maman
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	Une belle projection !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Allez, un salut plein de doigté. <img alt=":bye:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" title=":bye:"></p>

<p>
	Amicalement,
</p>

<p>
	Alice et le lapin
</p>

<p>
	 
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1973</guid><pubDate>Thu, 14 Sep 2017 08:07:15 +0000</pubDate></item><item><title>Petit moment d'int&#xE9;gration&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1968-petit-moment-dint%C3%A9gration%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	<br>
	Je rapporte ici un exemple trivial mais révélateur de mon fonctionnement égotique. Pour planter le décor et vous donner un peu de contexte, je voudrais préciser que mon mari représente pour moi une autorité et que je crains donc son jugement. Je travaille sur cet aspect, mais c'est une autre histoire. Voici l'épisode en question :
</p>

<p>
	<br>
	Nous sommes, mon fils cadet <strong>6</strong>, mon mari <strong>6</strong> et moi <strong>6</strong> (eh oui je sais… <img alt=":pt1cable:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_pt1cable.gif" title=":pt1cable:">) face au coffre de la voiture, un paquet de grande taille à y caser.
</p>

<p>
	<br>
	Mon mari <strong>6 mu</strong> (sa variante est une hypothèse) réfléchit trois secondes et passe à l’action. Le dossier des sièges arrière se compose de deux parties rabattables de dimensions inégales. Il ouvre les portières et défait différentes attaches pour rabattre la plus petite partie du dossier.
</p>

<p>
	<br>
	J'observe la manœuvre et me dit immédiatement qu'il serait préférable de rabattre la partie la plus large, cela nous donnant une marge de manœuvre plus importante pour positionner le paquet. Le stress monte en lien avec l'anticipation d’une éventuelle réaction de contrariété de mon mari (la passion de peur est présente). Les transes sont bien sûr de la partie : hallucinations positives (je vois le visage de mon mari se convulser de colère) et progressions en âge, création de sensations (ma respiration s'accélère, je me contracte), suggestions hypnotiques ("si tu parles, tu vas te faire engueuler"), etc. Stress égotique : vais-je être déviante si je fais cette remarque ? J'hésite à parler (la fixation de doute s'ajoute à la passion de peur). L'émotionnel est envahissant et en première position, l'instinctif paralysé, le mental aussi. Succession de brèves bascules.
</p>

<p>
	<br>
	Je temporise et prends le temps d'observer à nouveau le coffre. Mon analyse est toujours la même.
</p>

<p>
	<br>
	Tout cela se fait sous le regard de mon observateur intérieur.
</p>

<p>
	<br>
	La prise de conscience de mon fonctionnement et de ce qui le provoque en temps réel me donne la possibilité de faire un choix. Soit je vais à contre-courant vers l'intégration, soit je me laisse porter par mes mécanismes habituels et me laisse glisser vers la désintégration. Je prends conscience de mes sensations physiques, crispations corporelles, respiration saccadée et fais l'effort par de petits exercices de respiration de me détendre et de revenir au présent.
</p>

<p>
	<br>
	Le recul apporté par mon observateur intérieur m'aide à avoir une vision plus détachée de la situation ce qui calme mon émotionnel et permet du coup aux deux autres centres de reprendre leurs places. Ce rééquilibrage des centres m'offre la possibilité de contacter la vertu et l'idée supérieure de mon type (courage et confiance) et libère la parole bloquée jusque-là par la peur. Je prends la décision de parler et passant immédiatement à l'action j'exprime à voix haute mon idée. Elle est approuvée par tous.
</p>

<p>
	<br>
	Je prends conscience que l'affirmation de soi est reliée, chez moi, a un instinctif libéré, c'est une révélation ! <img alt=":surprised:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" title=":surprised:"></p>

<p>
	<br>
	Je suis heureuse d'avoir trouvé le courage de partager mes pensées en passant par-dessus ma peur d'être critiquée et rejetée.
</p>

<p>
	<br>
	Le stress était léger et donc d'autant plus facile à surmonter. Dans des circonstances plus stressantes, contacter ma vertu et mon idée supérieure est bien plus difficile… ou même impossible pour le moment. Cet épisode représente toutefois un pas dans le bon sens. <img alt=":proud:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" title=":proud:"></p>

<p>
	<br>
	Amicalement,
</p>

<p>
	Alice et le lapin
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1968</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 19:25:30 +0000</pubDate></item><item><title>Deux perceptions du monde</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1967-deux-perceptions-du-monde/</link><description><![CDATA[<p>
	J'ai un ami entreprenant et entrepreneur. Je ne comprends pas toujours la nature de son activité professionnelle, mais j'ai perçu qu'il créait des sociétés de services informatiques. Il passe sans arrêt d'un projet à un autre. Il crée , il développe, puis la société meurt ou il la vend.
</p>

<p>
	<br>
	Il me raconte une anecdote de sa vie professionnelle.  Il y a 10 ans, il crée et développe une société, puis celle ci, suite à un retournement du marché, est mise en liquidation judiciaire. Dans le cadre de cette liquidation, sa gestion, sa compétence et son intégrité de dirigeant sont mises en cause devant le tribunal de commerce. Sûr de son fait et de sa bonne foi, il ne recourt pas aux services d'un avocat, prépare seul son dossier et se défend seul. Il est condamné à 10 ans d'interdiction de gestion. Il décide de faire appel de cette décision qu'il juge injuste et non fondée.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À ce stade de son histoire, je l'interromps et formule la question suivante : <em>"Tu as dû être dans le doute entre le moment où tu es condamné en première instance et le moment où tu fais appel ?"</em> Derrière ma question, il y a la peur. Ma question, c'est en fait : <em>"Tu as dû avoir peur ?"</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je pense qu'il ne comprend pas ma question, qu'il ne l'entend même pas. Il ne se situe aucunement dans l'univers de la peur ou du doute. À ma question, il répond : <em>"Ah, et bien pour la procédure en appel, cette fois j'ai pris un avocat."</em> La décision en appel annulera la décision en première instance. Il ne sera pas condamné à une interdiction de gestion de 10 ans.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1967</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2017 18:33:23 +0000</pubDate></item><item><title>Premiers pas dans l'enn&#xE9;agramme&#xA0;: t&#xE9;moignage d'un n&#xE9;ophyte</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1965-premiers-pas-dans-lenn%C3%A9agramme%C2%A0-t%C3%A9moignage-dun-n%C3%A9ophyte/</link><description><![CDATA[<p>
	Spontanément, je dirais que j'ai découvert l'ennéagramme par hasard. Cette réponse spontanée n'est toutefois pas tout à fait juste.
</p>

<p>
	En fait, je pense que j'ai toujours été dans le doute, le questionnement, l'interrogation sur moi-même. Qui suis je ? Comment je peux me développer, quelles connaissances acquérir ? Suis-je au bon endroit, à la bonne place ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai travaillé sur les émotions, j'ai fait un détour par la communication non violente, je m'intéresse à la programmation neuro-linguistique, j'ai beaucoup lu Karl Gustav Jung, je m'intéresse au cheminement maçonnique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je décide de m'inscrire à un stage de base en ennéagramme. Je fais un choix au hasard sur internet. Le formateur retenu a une exigence : il faut solliciter trois personnes proches et leur demander elles me voient, sur la base de 9 paragraphes décrivant des comportements et des attitudes. Ces paragraphes comportent des lettres A, B, C… et non pas des numéros. Elles doivent également répondre à trois questions. Je dois moi-même retenir un paragraphe ou des paragraphes dont je pense qu'ils me correspondent.
</p>

<p>
	À ce stade, je ne sais pas que chaque paragraphe correspond à un type, je ne sais même pas ce qu'est un type. Par contre, je me rappelle très bien mon état d'esprit à ce stade de mon cheminement. La démarche  du formateur, préalable au stage, me dérange.
</p>

<p>
	Mes questionnements sont les suivants : Pourquoi le formateur demande cela ? Qu'est ce qu'il cherche ? C'est quoi cette démarche ? Est-ce que je peux entrer dans cette démarche sans risque ? Est ce que je peux faire confiance à ce formateur ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je prends mon courage à deux mains et je décide d'entrer dans la démarche. Partant de là, il m'est relativement aisé de choisir trois personnes et de leur demander de faire ce que demande le formateur.
</p>

<p>
	Je choisis mon épouse car je suis marié depuis 26 ans et je sais que je peux lui faire confiance, j'ai confiance.
</p>

<p>
	Je choisis une collègue et amie, je suis allé en formation avec elle, j'ai souvent l'occasion de déjeuner avec elle, c'est un plaisir, et j'ai confiance en elle, je ne ressens pas de danger.
</p>

<p>
	Je choisis un collègue et ami, je fais de la randonnée pédestre avec lui, j'ai confiance et je ne ressens pas de danger.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour ma part, je retiens trois paragraphes, car je ne parviens pas à en retenir un seul, qui je l'apprendrai plus tard correspondent aux types <strong>5</strong>, <strong>6</strong>, <strong>7</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En réponse aux trois questions suivantes :
</p>

<ol><li>
		Comment me décrirais tu ?
	</li>
	<li>
		Quelles sont mes qualités humaines que tu préfères le plus ?
	</li>
	<li>
		En quoi me trouves tu excessif et pour toi, quels seraient mes défauts ?
	</li>
</ol><p>
	Mon épouse, qui relève du type <strong>5</strong> (c'est une certitude), écrit les éléments suivants :
</p>

<ol><li>
		Curieux, gentil, intelligent, tolérant, indépendant.
	</li>
	<li>
		Écoute, recherche, souci de s'améliorer, respect de l'être humain.
	</li>
	<li>
		Idées fixes, monologues, fermeture, inatteignable, irritable.
	</li>
</ol><p>
	Concernant les paragraphes, elle choisit, sans le savoir le paragraphe correspondant au type <strong>6</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ma collègue et amie, qui relève du type <strong>2</strong> (c'est une hypothèse) écrit les éléments suivants :
</p>

<ol><li>
		Doué, amusant.
	</li>
	<li>
		Honnête, altruiste, encourageant, brillant.
	</li>
	<li>
		Cérémonieux, formaliste, manque d'écoute.
	</li>
</ol><p>
	Concernant les paragraphes, elle choisit le paragraphe qui correspond au type <strong>4</strong>.
</p>

<p>
	Mon collègue et ami qui relève du type <strong>9</strong> (c'est une hypothèse) écrit les éléments suivants :  
</p>

<ol><li>
		Tu réfléchis au sens des choses et tu es en permanence en questionnement, en ouverture d'esprit. Tu as du cœur derrière une posture physique pouvant paraître froide ou distante.
	</li>
	<li>
		Sincérité, altruisme, ouverture d'esprit, capacité à se décentrer.
	</li>
	<li>
		Manque d'assurance, ton de parole pouvant paraître péremptoire.
	</li>
</ol><p>
	Concernant les paragraphes, il choisit celui qui correspond aux types <strong>9</strong> et <strong>7</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Me voilà fin prêt pour le stage "Connaissances de base". Il se passe à Aix en Provence, le groupe de stagiaires comprend 5 personnes, moi y compris.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le formateur décrit les types. Très vite, j'acquiers la certitude de relever du type <strong>6</strong>. La peur, l'angoisse, l'anxiété, le doute permanent sur moi-même et sur les autres sont mes compagnons de toujours. Une relation en permanence complexe et ambivalente avec l'autorité est aussi une de mes constantes. Le déroulement du stage ajoute une caractéristique me concernant c'est type <strong>6</strong> pro phobique, soit !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je découvre par ailleurs que les autres personnes du stage ne fonctionnement pas du tout comme moi. Une dame perçoit en permanence des détails qui m'échappent complétement. Un monsieur m'apparait être plutôt être très, très optimiste, en permanence.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Au terme du stage, je repars avec la connaissance suivante : je relève du type <strong>6</strong>, soit ! Je prends les décisions suivantes :
</p>

<ul><li>
		Je souhaite poursuivre et approfondir la démarche.
	</li>
	<li>
		Sur le plan pratique, me rendre régulièrement à Aix en Provence ne me convient pas
	</li>
	<li>
		Je veux un groupe plus étoffé numériquement. À ce stage, j'ai l'intuition que chacun est porteur d'une dimension singulière, qui potentiellement constitue une richesse à partager. Je veux donc un groupe plus important numériquement.
	</li>
</ul><p>
	Dans cette logique, je ne vais pas tarder à faire connaissance avec Monsieur et Madame Chabreuil, mais ça c'est un autre épisode, donc à suivre.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1965</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2017 11:53:18 +0000</pubDate></item><item><title>Avons-nous suffisamment peur ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1957-avons-nous-suffisamment-peur/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aujourd’hui je suis tombée par hasard sur l'éditorial rédigé par Pierre-Olivier Monteil — un lecteur de la bibliothèque — du n° 76-77 du printemps 2003 de la revue <em>Autres temps</em>. Son titre a tout de suite accroché mon regard — on se demande pourquoi — et le propos, tant dans sa forme que dans son contenu, est tellement symptomatique des manifestations du type <strong>6</strong> que je ne résiste pas à l'envie de vous en reproduire ci-dessous un extrait délectable !
</p>

<p>
	 
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-cite="Pierre-Olivier Monteil" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="Pierre-Olivier Monteil">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Pierre-Olivier Monteil a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<div>
			<p>
				Avons-nous suffisamment peur ?
			</p>

			<p>
				 
			</p>

			<p>
				Marées noires à répétition, manifestations récurrentes d'indices d'un probable réchauffement de la planète, annonce d'une première expérience - inquiétante, fût-elle imaginaire - de clonage humain... La question, à présent, se pose avec insistance : à force de jouer avec le feu, serions-nous parvenus au stade à partir duquel l'idéal du Progrès risque de s'inverser dans ses effets, entraînant la destruction de la nature au lieu de sa maîtrise, menaçant le devenir humain en croyant le servir ? Le moment est venu, en tout cas, d'en appeler à une prudence minimale qui semble faire défaut aujourd’hui.
			</p>

			<p>
				 
			</p>

			<p>
				« Avons-nous suffisamment peur ? », pour le dire carrément, comme le fait Jean-Pierre Dupuy dans un ouvrage récent. L'auteur répond par la négative : nous n'avons pas assez peur du risque prévisible pour prendre toutes les mesures préventives qui s'imposeraient ; pas assez peur pour, à défaut de prévenir, agir avec les précautions nécessaires lorsque l'éventualité du danger ne peut être connue à l'avance. Nous nous condamnons dès lors à faire face à la catastrophe dans les pires conditions lorsqu'elle survient : en cédant à la panique.
			</p>
		</div>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	Franchement ça me ferait plaisir Fabien que tu trouves une petite place à ce paragraphe d’anthologie dans vos exemples donnés lors du stage Bases ! <img alt=":proud:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'ouvrage de Jean-Pierre Dupuy dont il est question ici s'intitule <a href="http://www.amazon.fr/dp/2020660466/" rel="external nofollow"><em>Pour un catastrophisme éclairé, quand l'impossible est certain</em></a> [<a href="http://www.amazon.fr/dp/B00EZ8EHGQ/" rel="external nofollow">Version Kindle</a>]. La quatrième de couverture dit ceci : <em>« Ce livre est une réflexion sur le destin apocalyptique de l'humanité. Celle-ci est devenue capable au siècle dernier de s'anéantir elle-même, soit directement par les armes de destruction massive, soit indirectement par l'altération des conditions qui sont nécessaires à sa survie. Le franchissement de ce seuil était préparé depuis longtemps, mais il a rendu manifeste et critique ce qui n'était jusqu'alors que danger potentiel. Nous savons ces choses, mais nous ne les croyons pas. C'est cela le principal obstacle à une prise de conscience, et non pas l'incertitude scientifique dont les théoriciens de la “précaution” nous rebattent les oreilles. L'auteur propose ici une nouvelle façon d'aborder ces questions. »</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai parcouru rapidement ce livre que le Fonds Ricoeur détient, c'est assez hallucinant. À l'instar du titre, le vocabulaire employé est alarmiste : menaces, scénario du pire, catastrophes, obstacles, incertitudes, prévention, précautions, gravité, destruction, fin du monde connu, prudence, fatalisme, inéluctable, et j'en passe. Le mot « risque » revient quasiment à toutes les pages, si ce n'est plusieurs fois par page.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour illustrer tout ça, je vous laisse avec cette sympathique vidéo parodique, <em>La Météo du futur</em> par Mozinor :
</p>

<p>
	 
</p>

<div class="ipsEmbeddedVideo ipsEmbeddedVideo_limited" contenteditable="false">
	<div>
		<iframe allowfullscreen="true" frameborder="0" height="270" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x6gv4w" width="480"></iframe>
	</div>
</div>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je m'en vais creuser un abri anti atomique dans mon jardin et faire suffisamment de provisions pour pouvoir survivre en cas de fin du monde.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bien cordialement,
</p>

<p>
	Pocahontas
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1957</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2017 15:38:46 +0000</pubDate></item><item><title>Mon p&#xE8;re, ce h&#xE9;ros qui s'ignorait</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1947-mon-p%C3%A8re-ce-h%C3%A9ros-qui-signorait/</link><description><![CDATA[<p>Je me souviens de mon père comme d’un homme plutôt secret et effacé dans sa vie privée et chef d’entreprise affirmé dans sa vie professionnelle. Ma relation avec mon père était assez lointaine, bien qu’empreinte d’amour et de respect.<br> <br>L'ennéatype de mon père était indiscutablement <strong>6 avec le centre instinctif réprimé</strong>. Élevé par une <strong>mère ennéatype 3</strong> veuve, il est resté très longtemps incapable de rompre le cordon ombilical, ce qui valait des repas de famille houleux  (<strong>ma mère était d'ennéatype 8)</strong>.<br>Il s’est d’ailleurs beaucoup laissé porter par la formidable énergie de son épouse pour pouvoir quitter sa mère et mener sa vie d’homme et de père.<br> <br>Surprenant destin que celui de cet homme éminemment loyal et honnête, qui vivait au travers de ses peurs et de ses fidélités. <strong>Sa vie professionnelle a été guidée par sa fidélité à sa mère</strong>. Architecte contre son gré,  il détestait son métier. Il aurait souhaité être professeur de français ou d’histoire, ce qui était  inconcevable pour ma grand-mère, entrepreneur dans le bâtiment. Pour elle, on était chef d’entreprise ou on n’était rien, et comme elle avait déjà pignon sur rue dans les métiers du bâtiment, son fils devrait être architecte. Il n’y avait pas à revenir là- dessus.<br> <br>Il a donc dépensé (ou gaspillé ?) sa vie à diriger son agence d’architecture, y passant de longues heures et très souvent ses week-end, car il tenait de ma grand-mère le besoin de réussite sociale et la peur de l'échec. Je pense que dans cet engagement <strong>professionnel</strong>, la<strong> bascule des centres s’avérait probablement salutaire </strong>à bien des égards. Finalement, je me rends compte qu<strong>’il devenait 3 dans son entreprise.</strong><br> <br>Mais à la maison, il aimait par-dessus tout la lecture et il lisait très vite. Ce qui m’a énormément surprise, lorsque j’ai été en âge de mieux percevoir les choses, était sa <strong>capacité à retenir tout ce qu’il lisait, </strong>absolument tout. D’ailleurs, à environ 50 ans il a appris seul le japonais (avec des cassettes audio qu’il se passait en voiture) et lorsqu’il nous a emmenées au Japon, ma mère et moi, nous avons eu la surprise de constater qu’il se débrouillait fort bien dans cette langue.<br>Pourquoi le Japonais ? Parce qu’à cette époque, il a eu un client japonais à qui il vouait une immense admiration et avec qui il est d’ailleurs resté en contact de nombreuses années.<br> <br>Plus tard, à de multiples reprises, j’ai eu l’occasion de me rendre compte de cette <strong>étonnante accumulation de savoir tous azimuts</strong> : homme souvent taciturne, il pouvait se transformer au cours d’un repas, en un <strong>conteur absolument passionnant et plein d’humour, émaillant ses récits d’anecdotes croustillantes et savoureuses, mêlant avec esprit tous les ingrédients indispensables pour captiver un auditoire, </strong>sur des sujets variés. Il ne s’agissait pas du tout d’étalage ennuyeux d'un savoir spécifique, mais d’un partage soudain et instantané d’un moment de bonhommie qu’il était en train de vivre, avec tout le bagage culturel qui était le sien. Dans ces moments, il aurait pu se confondre avec un ennéatype <strong>7</strong>.<br> <br><strong>Ses peurs étaient multiples et nombreuses</strong>. En fait, le moindre fait nouveau lui faisait peur. Il était important pour lui d’<strong>inscrire son action dans des groupes établis</strong> (fidèle à un parti politique, à un noyau d’entreprises, il a également été partie prenante de la création d’un groupe de bâtisseurs) , <strong>il y trouvait une forme de protection. </strong><br> <br>Durant ma jeunesse, il <strong>m’a transmis une bonne partie de ses peurs auxquelles je finissais par m’identifier.</strong> Il m’a d’ailleurs été indispensable, à un moment de ma vie, de faire le tri entre ce qui m’appartenait et ces peurs transmises qui n’étaient pas les miennes : à commencer par la peur de l’échec, transmise dès le berceau par sa mère jusqu’à moi. Jeune, j’ai été incapable de choisir un métier : tout ce qui aurait pu me plaire se heurtait aux commentaires de mon père sur tous les dangers auxquels je m’exposerais alors. La peur de l’inconnu : aux environs de mes 35 ans, j’ai fait beaucoup de séjours dans un centre bouddhiste tibétain, ce qui ne rassurait pas du tout mon père, tant il craignait que j’intègre une secte.<br> <br>Il ne cherchait en aucune manière à gérer ma vie ou m’empêcher de vivre, simplement il me transférait ses peurs multiples que, en tant <strong>qu'ennéatype 2 (centre émotionnel tourné vers l’extérieur), j’absorbais sans le savoir.</strong><br>À côté de cela, il était très généreux et bienveillant. Lorsqu’avec ma mère, ils ont atteint la retraite, débarrassés de toutes contraintes, j’ai découvert en lui un homme très drôle, sincère et très prévenant.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1947</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 13:09:15 +0000</pubDate></item><item><title>S'exercer sur du L&#xE9;o Ferr&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1899-sexercer-sur-du-l%C3%A9o-ferr%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,<br>
	 <br>
	J'ouvre ce nouveau sujet qui fait suite à la<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=982" rel=""> conversation sur le Syndrome Pré-Menstruel</a>  pour éviter de changer de sujet. Fabien me suggère en ces termes de pratiquer l'exercice suivant avec notamment le poème de Léo Ferré <em>Allende </em>:
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-cite="Fabien Chabreuil" data-ipsquote="" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentcommentid="16685" data-ipsquote-contentid="1899" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-timestamp="1476703819" data-ipsquote-username="Fabien Chabreuil">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Le 17/10/2016 à 13:30, Fabien Chabreuil a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<div>
			<p>
				La poésie de Ferré est souvent hermétique et doit beaucoup au surréalisme. L'apprécier nécessite de lâcher un peu le mental. Pour un <strong>6</strong>, c'est donc thérapeutique. Je t'en prescris six minutes une fois par semaine pendant un mois, quotidiennement après.
			</p>
		</div>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 <br>
	Quelle coïncidence ! Constatant la semaine dernière comment je butais justement sur ce poème (difficulté d'un lâcher prise du mental, plus répression de l'émotionnel), je me suis planifiée des exercices au calme chez moi pour me poser à nouveau devant ces mots et laisser venir ce qui voudrait bien venir (comme émotion, comme envie, etc.). <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif"> Puis-je prendre n'importe quel poème de Léo Ferré ? Est-ce que je peux aussi pratiquer avec d'autres poètes ? En as-tu d'autres à me suggérer, Fabien ?<br>
	 <br>
	Merci beaucoup !<br>
	Bien cordialement,<br>
	Pocahontas
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1899</guid><pubDate>Mon, 17 Oct 2016 12:18:30 +0000</pubDate></item><item><title>Quand l'ego se renforce</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1925-quand-lego-se-renforce/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>Je vis en ce moment les reliquats d'une désintégration externe en <strong>9 mu</strong> — un grand merci au mari hyper soutenant ces derniers temps <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""> et vive le sport, ça défoule ! – provoquée par un événements survenu il y a plusieurs jours déjà. Je n'en prends conscience qu'aujourd'hui, cette désintégration externe résulte en fait d'une mise en échec de mes mécanisme égotiques, et tout spécialement de ma compulsion (bah oui c'est pas le tout de l'apprendre en stage…). Traduction : je n'ai pas réussi à ne pas être déviante. Et ça fait mal…</p>
<p> </p>
<p>Je ne vais pas conter ici ma mésaventure, par contre, j'ai pu observer que l'impossibilité pour moi d'arriver à contrôler, à contenir mon agressivité avait quelque chose à voir avec cet échec. Je crois vraiment que c'est à l'instant où je me suis sentie "à bout" que je suis passée en "mode contrephobique" et j'ai "attaqué" la personne que je tenais pour responsable de cette montée d'agressivité. Sur le coup, j'ai trouvé ma réaction tout à fait légitime, et mon ego l'a justifiée, mais, quelques instants plus tard, lorsque "la phobique" est revenue aux commandes, ça a été un véritable déferlement de messages du genre : "Ça va pas la tête, t'es devenue folle ma pauvre fille ! Non mais quelle insolente ! C'est mal de se rebeller comme ça ! Tu fermes ta gueule quand c'est comme ça et tu prends sur toi en silence point ! Honte sur toi !" et tout ce qui va avec de culpabilisation, de détresse et déprime, de honte, et bien sûr et surtout de peur. Le fait de m'être rebiffée de la sorte m'a foutu les jetons, et je me suis dit qu'il fallait vraiment que je fasses attention, que je ne pouvais pas faire n'importe quoi, bref qu'il fallait ABSOLUMENT que je trouve le moyen de me contrôler davantage… Par ailleurs, je sais que je porte également très facilement un jugement négatif sur les personnes qui, de mon point de vue, n'arrivent justement pas à garder leur calme, se contrôler, etc. La boucle est bouclée =&gt; ego renforcé.</p>
<p> </p>
<p>Je reprends donc le support de cours sur les exercices communs à tous les types distribué lors du dernier <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">stage Centres</a> : ça donnerait une croyance liée à ma compulsion du style "Se rebeller c'est déviant" ? Et "Ne pas arriver à prendre sur soi en toutes circonstances est déviant" ?</p>
<p> </p>
<p>Merci.</p>
<p>Baisers dans le vent,</p>
<p>Pocahontas</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1925</guid><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 07:46:00 +0000</pubDate></item><item><title>Aider un 6 en phase de r&#xE9;pression du mental</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1909-aider-un-6-en-phase-de-r%C3%A9pression-du-mental/</link><description><![CDATA[<div>Bonjour à tous,</div>
<br><div> </div>
<br><div>Je voudrais solliciter les <strong>6</strong> du forum (et les autres !) pour comprendre comment réagir face à un <strong>6</strong> en crise dont le mental est fortement réprimé.</div>
<br><div> </div>
<br><div>
<span>Un ami qui se reconnaît <strong>6 mu</strong> a récemment vécu une situation professionnelle difficile dans laquelle il s'est senti trahi. Je l'ai eu au téléphone peu après, il était très fébrile et est parti dans un long monologue très décousu et très allusif, </span>où il était question d’un complot, de personnes malveillantes, de l’impossibilité de faire confiance à quiconque, d’un besoin de se protéger et protéger sa famille, et de toute une série de mesures de protection qu’il avait mises en œuvre et qu’il semblait avoir besoin que j’approuve.</div>
<br><div> </div>
<br><div>C'était très difficile de savoir comment agir pour le calmer. J'ai vécu un dilemme entre d'une part trouver le moyen de l’aider à reprendre pied et d'autre part ne pas intervenir sous peine qu’au moindre mot de travers il ne s'emballe davantage, voire que je ne devienne moi-même l’objet de sa défiance (<em>a posteriori</em> j’ai pris conscience que j'avais alors partiellement absorbé sa peur).</div>
<br><div> </div>
<br><div>
<span>Je </span><span>lui ai répété qu'il était en sécurité, et sa famille également, ce qui avait pour seul effet de ralentir légèrement son débit. Au bout de plus d'une demi-heure (et c'est long !), pendant laquelle j'étais de plus en plus mal à l'aise, je me suis résolu à l'interrompre en me disant que si je ne le faisais pas je risquais de l'encourager dans sa parano</span><span>. Puis j'ai été obligé de mettre fin à la conversation car j'avais un rendez-vous professionnel qui m'attendait. Depuis (c'était il y a 10 jours), je n’ai quasiment pas de nouvelles de lui malgré plusieurs messages.</span>
</div>
<br><div> </div>
<br><div><span>D'où mes questions : est-ce là le genre de réaction possible d'un <strong>6</strong> sous l'effet d’une forte compulsion ? Et qu'est-ce qui est le plus susceptible d'aider la personne qui se trouve dans cet état-là ? Faut-il essayer de parler au mental pour le réactiver ? Ou passer par le centre de support ?</span></div>
<br><div> </div>
<br><div>Merci de votre aide !</div>
<br>]]></description><guid isPermaLink="false">1909</guid><pubDate>Tue, 22 Nov 2016 13:37:36 +0000</pubDate></item><item><title>Gu&#xE9;rir ses instincts</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1898-gu%C3%A9rir-ses-instincts/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Suite au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">stage Sous-types</a>, j'ai réfléchi aux blessures de mes instincts et à comment je les vis. Il y a les transes qui m’insupportent, il y a celles plutôt neutres et puis il y a celles que je trouve plutôt positives… qui sont donc d'autant plus difficiles à enlever.</p>
<p> </p>
<p>Pour ce qui est de la blessure à l'instinct de conservation, l'attention exagérée à des signaux corporels, l'anxiété parfois provoquée par la maladie (la mienne et celles des autres), par la mort, ou par des problématiques environnementales… Tout cela m'est pénible. Je fais attention à mon alimentation tout en prenant régulièrement des compléments alimentaires (prescrits, je précise : pas n'importe quoi n'importe quand). Je peux certes parfois vivre cette attention de façon négative si par exemple, fatiguée, je vis un conflit intérieur du type "m'asseoir et manger une bonne frite" ou "cuisiner une assiette équilibrée pour ma santé et celle de mes enfants". J'ai la croyance que je me sens mieux en faisant attention à mon équilibre alimentaire. Cette croyance est entretenue par les médecins que je consulte, les articles que je lis mais aussi  par mes analyses de sang… En mangeant équilibré et en me complémentant, je pense faire de la prévention, d'autant qu'à chaque fois, l'analyse de sang met toujours en évidence un manque de quelque chose. Donc si je ne prends pas ces compléments alimentaires, j'ai l'impression de ne pas faire attention à ma santé et de virer en C- …</p>
<p>Ceci dit, parfois je me demande si cette préoccupation exagérée de l'équilibre ne contribue pas à créer des déséquilibres… Un peu comme les problèmes médicaux vécus par certains <strong>2</strong> en liaison avec leur <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_connex.htm" rel="external nofollow">contrepoids égotique</a>.</p>
<p> </p>
<p>La blessure à l'instinct social est pénible pour moi lorsque je me dis que je ne fais pas assez pour ma famille ou professionnellement. Je travaille depuis plus de 10 ans dans une association assez militante… Une partie de ma blessure "sociale" provient de l'instinct de conservation abîmé (je travaille notamment sur le thème de l'alimentation…). Je travaille aussi dans ce secteur parce que j'y trouve du sens et que je pense que le monde a besoin de changements. Ayant une connaissance des crises multiples actuelles, il me semble être de mon devoir (tiens, tiens, le sous-type social du <strong>6</strong>) de contribuer à ce changement. Une partie de moi est bien consciente que ce "devoir" n'est pas toujours adéquat (trop de stress par exemple ou difficulté parfois à dire non). D'un autre côté, ne pas le faire me donnerait l'impression de nier les problèmes, voire de me sentir irresponsable. Culturellement au sein de  l'association, il est de bon ton d'être surchargé. Ce contexte conforte sans doute ma blessure. Je fais partie d'autres groupes où je ne ressens pas ce besoin d'avoir une place particulière.</p>
<p>Dans le milieu associatif, il me semble que de nombreuses personnes ont une blessure à l'instinct social. Je me demande  donc si cette blessure est  le moteur le plus fréquent pour que les gens s'investissent dans des associations.</p>
<p> </p>
<p>L'instinct sexuel est aussi blessé. Je le perçois comme négatif pour l'attention trop importante donnée au regard de l'autre. Je peux le percevoir comme positif dans certains cas : par exemple  pour mon regard "esthétique" ou les relations profondes que j'ai l'impression de vivre avec les gens .Ceci étant dit, le témoignage de Patricia lors du stage m'a fait prendre conscience que le fait que l'on me confie des choses intimes n'a pas forcément avoir avec ma qualité d'écoute…</p>
<p> </p>
<p>Bien cordialement,</p>
<p>Rosso</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1898</guid><pubDate>Mon, 17 Oct 2016 10:13:45 +0000</pubDate></item><item><title>Valider un enn&#xE9;atype 6</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1881-valider-un-enn%C3%A9atype-6/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je m'appelle Octave, j'ai 24 ans et j'ai suivi le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" title="" rel="external nofollow">stage Bases</a> des 21 et 22 mai 2016.</p>
<p> </p>
<p>Il me semble essentiel de commencer par le commencement, c'est-à-dire confirmer mon ennéatype.</p>
<p>J'ai découvert l'ennéagramme il y a un peu plus de 2 ans en recherchant des méthodes de développement personnel. Après avoir lu plusieurs livres à propos de l'ennéagramme, j'ai déterminé mon ennéatype comme étant le type <strong>6 mu</strong>. J'ai également constaté une aile <strong>5</strong> qui prend de plus en plus de place (au service de mon ennéatype).</p>
<p> </p>
<p><span><strong>La hiérarchie des centres</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Mental : préféré Ext./Int.</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Lorsque je prends une décision, je préfère me baser sur la logique, penser aux différentes éventualités, aux différentes conséquences que pourrait engendrer tel ou tel acte (ceux des autres et les miens). Je l'utilise souvent à la place des deux autres, réfléchir avant d'agir et comprendre au lieu de ressentir.</p>
<p> </p>
<p>Exemple :</p>
<p> </p>
<p>Mental &gt; Instinctif</p>
<p> </p>
<p>Je suis assis à table, je souhaite récupérer le sel posé sur l’étagère mais celui-ci est trop loin de moi pour que je puisse l'atteindre avec la seule aide de mon bras. Je vais tout de suite réfléchir à un moyen de le récupérer avec un objet situé autour de moi au lieu de me lever directement et d'agir pour le récupérer, je vais réfléchir. L'analyse avant l'action.</p>
<p> </p>
<p>Mental &gt; Émotionnel</p>
<p> </p>
<p>Je suis très peu dans le présent, il me faut souvent un grand stop général pour réussir à ressentir. Un ami va me raconter un problème qu'il rencontre, je vais tout de suite par l'intermédiaire de mon mécanisme de projection, me mettre à sa place pour trouver des parades face à « notre » problème (il devient le mien =&gt; groupe du type <strong>6</strong>). Je vais essayer de comprendre avant de ressentir. Certaines fois je comprends et d'autres fois je ne comprends pas et l'instinctif se met donc… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_crazy.gif" alt=":crazy:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Instinctif : support</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Quand j'estime que je n'ai pas le temps nécessaire pour utiliser mon mental je vais donc basculer sur mon centre Instinctif. Ce moment où la peur est immense, quand l'inaction est synonyme de déviance.</p>
<p> </p>
<p>Exemple :</p>
<p> </p>
<p>Je suis adjoint d'animation et je travaille dans une structure qui accueille du public, notamment des ados.</p>
<p>Je suis au bureau en train de travailler quand rentrent deux personnes. Ma responsable les accueille et demande ce que ces deux personnes désirent. Ces deux personnes venaient se plaindre du bruit qu'occasionnait un groupe de jeunes devant leurs locaux situés un peu plus haut. L'une d'entre elles a franchi la limite en dénigrant les enfants et en affirmant que l'on faisait mal notre travail. De par ses propos, elle s'en est pris simultanément à deux de mes groupes : les enfants et notre équipe d'animation. Voyant ma chef ne pas monter au créneau, je suis intervenu pour défendre mes groupes, je suis passé à l'attaque (l'attaque au service de la défense =&gt; contre-phobique). Ma chef (type <strong>3</strong>) très diplomate, gérait de façon objective la situation, elle comprenait le mécontentement de ces deux personnes et ce qui les poussait à agir ainsi mais moi je ne comprenais pas, je ne voulais pas comprendre.</p>
<p> </p>
<p><span><strong>Émotionnel : réprimé</strong></span></p>
<p> </p>
<p>La peur étant l'émotion la plus souvent présente en moi, je vais avoir tendance à ne pas utiliser le centre émotionnel pour ignorer cette peur. J'ai aussi l'impression que lorsque je me considère incapable de gérer un problème par le mental puis par l'instinctif, l'émotionnel peut surgir mais je ne le contrôle pas du tout et le mental reprend automatiquement sa place. Je travaille avec des enfants, et ce travail m'apporte énormément sur le plan des émotions, j’apprends à ressentir.</p>
<p> </p>
<p><span><strong>La confiance et l'équilibre du centre mental</strong></span></p>
<p> </p>
<p>L'équilibre du centre mental intérieur et extérieur est directement lié à la confiance. Je suis capable de prendre pour acquis des dires de personnes proches comme je peux être totalement borné et fermé aux points de vue des autres (sous prétexte de ne pas comprendre, de ne pas trouver la logique, et je peux être vraiment chiant <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" alt=":surprised:" data-emoticon="">)Trop ou pas du tout confiance, je recherche cet équilibre. On me dit souvent que je joue sur les mots, et au premier petit mot « suspect », je vais me focaliser sur mes références internes et préparer mes défenses… La machine mentale est en marche, j'analyse mais je n'écoute plus. Je recherche les incohérences =&gt; doute suspicion. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Co-répression du mental</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Lorsque la déviance n'est pas loin.</p>
<p> </p>
<p>Exemple :</p>
<p> </p>
<p>Quand une personne s'attaque à l'un de mes groupes et qu'il est « de mon devoir » d'intervenir.</p>
<p>Quand je me rends compte que je me suis basé sur de mauvaises informations (projection) lorsque j'explique quelque chose à quelqu'un, quand je n'ai plus de références (interne ou externe).</p>
<p> </p>
<p><span><strong>La projection</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Dire « Tu veux aller là-bas ? » à quelqu'un alors que ce désir m'appartient, quand « aller là-bas » est synonyme de déviance. Le « n'aie pas peur », « t’inquiète pas » quand je projette mes peurs sur l'autre.</p>
<p> </p>
<p>Exemple :</p>
<p> </p>
<p>Moi : <em>Tu as vu le dernier match de l'équipe de France ?</em></p>
<p>Ami : <em>Oui, je l'ai vu hier soir avec ma femme.</em></p>
<p>Moi : <em>Tu n'as pas trouvé que l'arbitrage du premier but était douteux ?</em></p>
<p>Ami : <em>Je n'y ai pas prêté attention.</em></p>
<p>Moi : <em>Ah bon ? Tu m'avais pourtant dit que tu étais pour l'arbitrage vidéo…</em></p>
<p> </p>
<p><span><strong>Les groupes et les règles</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Mes groupes sont mes centres de gravité, ils me rassurent, ils me sécurisent, ce sont mes proches, mes valeurs. Si le groupe se fait « attaquer » et que je n'ai pas pu être là pour le défendre, je ressens une énorme frustration, surtout si j'estime que « l’ennemi » s'en est injustement bien sorti.</p>
<p>Le problème auquel je me confronte assez souvent, est le problème des règles. Des règles non dites que je m'impose et que je projette sur les autres. Les gens ne sont souvent pas au courant de ces règles (qui se mettent en place automatiquement en moi), et lorsqu'une personne dévie, je vais avoir peur et donc agir <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_crazy.gif" alt=":crazy:" data-emoticon=""> (par un humour tranchant et évocateur, ou directement).</p>
<p> </p>
<p>Exemple :</p>
<p> </p>
<p>Je travaille dans une école avec une équipe de surveillants, j'estime qu'à tout moment on doit être présent pour un enfant qui a un problème, quel qu'il soit (du bobo à la perte d'une bille). C'est une de mes règles car pour donner une réponse adéquate à un enfant, il faut prendre en compte tous les paramètres d'une situation, et donc je vais l'écouter et essayer de le comprendre pour trouver les solutions aux problèmes éventuels. Je sors du self et je vois un enfant assis dans un coin de la cour, seul en train de ruminer. Eh bien, à ce moment précis, quand je vais voir l'enfant isolé et deux surveillants qui passent totalement à côté de cet enfant seul, eh bien je vais leur en vouloir. Je leur en veux car j'estime qu'ils dévient. Et pourtant les possibilités sont grandes. Ils sont peut être déjà allés le voir ? Ils ne l'ont peut être pas encore vu ?… J'adopte un comportement limitant.</p>
<p> </p>
<p>Voilà un bref résumé de ce que j'ai remarqué, je vous remercie Fabien et Patricia pour votre travail, grâce à vous j'évolue un peu plus chaque jour. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_crazy.gif" alt=":crazy:" data-emoticon=""></p>
<p>Je tiens tout de même à préciser que je ne saute pas sur toutes les personnes qui contestent mes valeurs, j'y travaille. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1881</guid><pubDate>Tue, 14 Jun 2016 22:16:01 +0000</pubDate></item><item><title>Les 6 et les polars</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1845-les-6-et-les-polars/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>J'ai souvent remarqué que les <strong>6</strong> adorent les romans ou les films qui peuvent impliquer une dose forte d'anxiété et de peur. Par exemple, les romans policiers, les thrillers, les films avec de tueurs en série, etc. Je me demandais s'il existait un lien avec la passion de l'ennéatype ou pas. Le lien serait que la lecture ou le visionnage du film permettrait de vivre l'émotion de la crainte et de la peur, voire peut-être aussi, de s'inspirer de l’œuvre pour "apprendre" et anticiper des situations "semblables".</p>
<p> </p>
<p>Est-ce qu'il s'agit d'une observation biaisée par les <strong>6</strong> que j'ai pu rencontrer ou s'agit-il d'une possible véritable tendance ?</p>
<p> </p>
<p>Merci.</p>
<p>Bien à vous,</p>
<p>Daly</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1845</guid><pubDate>Tue, 05 Jan 2016 22:15:15 +0000</pubDate></item><item><title>Survivre </title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1842-survivre/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Quelques jours après le 13 novembre, je suis tombée sur cet article : <a href="http://www.economiematin.fr/news-attaque-terroriste-survie-aide-conseils-danger-sannat" rel="external nofollow">http://www.economiematin.fr/news-attaque-terroriste-survie-aide-conseils-danger-sannat</a></p>
<p> </p>
<p>Le raisonnement de l'auteur (dont je n'avais jamais entendu parler auparavant, et dont je ne connais évidemment pas le type), me fait penser à du <strong>6</strong> : anticipation froide des risques et liste des choses à faire et à ne pas faire dans tel ou tel cas. Je crois que prévoir est, pour un <strong>6</strong>, une façon d'exorciser la peur; en tout cas de ne pas la laisser devenir paralysante.</p>
<p> </p>
<p>Amis <strong>6</strong>, quelles sont vos réactions à cette lecture ? Et les autres ? </p>
<p> </p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Pascale</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1842</guid><pubDate>Tue, 08 Dec 2015 09:35:54 +0000</pubDate></item><item><title>Une organisation d'enn&#xE9;atype 6</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1843-une-organisation-denn%C3%A9atype-6/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br> <br>Nous avions étudié sur ce forum, il y a plus de 11 ans, <a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=732" rel="">le type des classes préparatoires</a>. Un de nos stagiaires m'a envoyé des extraits d'un compte-rendu d'une assemblée générale d'une association de professeurs de classes préparatoires dans laquelle il voit de forts indices d'un ennéatype <strong>6</strong>. Il m'a proposé de les publier ici à sa place, ce que je fais fort volontiers :<br> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-username="Un prof de prépa" data-cite="Un prof de prépa"><div>
<p>Dès le début du bilan moral, ça démarre très fort. Les programmes ont récemment changé de façon assez significative et l'inquiétude de l'association est de savoir à quoi vont ressembler les sujets de concours nouvelle version, afin de préparer le mieux possible les étudiants :</p>
<p style="margin-left:40px;"><br><em>"Des échanges serrés ont été menés avec les opérateurs du concours pour obtenir des informations sur les nouvelles épreuves ou la prise en compte des nouveaux programmes dans la session 2015 des concours. On n’a pas toujours réussi à obtenir les informations attendues, ni les contacts espérés. Suite aux écrits, le comité est intervenu immédiatement pour signaler quelques problèmes de conformité au programme."</em></p>
<p> </p>
<p>Puis après quelques éléments plus techniques, le comité réaffirme en conclusion ses missions :</p>
<p> </p>
<p style="margin-left:40px;"><em>"La position du comité est qu’adhérer à une association, c’est se regrouper pour être plus forts devant les attaques éventuelles, plus riches dans les ressources intellectuelles à partager et mutualiser, plus nombreux pour donner une image ﬁdèle dans sa variété de ce qu’est un enseignant de classes préparatoires scientiﬁques."</em></p>
<p> </p>
<p>À la lecture de ce dernier paragraphe, même ma compagne <strong>6</strong> a bien rigolé !<br> <br>J'ajoute que c'est en grande partie à cause de cette association que le gouvernement a reculé il y a 3 ans dans sa tentative de revoir la rémunération des profs de prépa. L'argumentation s'est faite implacable, et tout le groupe s'est soudé contre la menace.</p>
</div></blockquote>
<p> <br>Qu'en pensez-vous ?<br> <br>Très amicalement,<br>Fabien</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1843</guid><pubDate>Wed, 09 Dec 2015 08:46:35 +0000</pubDate></item><item><title>Maman&#xA0;6 d'un petit HPI de 6&#xA0;ans</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1808-maman%C2%A06-dun-petit-hpi-de-6%C2%A0ans/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je viens ici témoigner en tant que maman d'un petit HPI de 6 ans. Je suis pour le moment incapable de déterminer son énnéatype, d'une part car je n'ai pas encore le recul et l'expérience nécessaires, d'autre part car il me semble complexe de détacher les signes d'un surdouement de ceux de la compulsion.</p>
<p> </p>
<p>Je suis <strong>6 alpha</strong> et j'ai vécu la période avant le test comme un vrai parcours du combattant. Très vite j'ai vu que mon fils était hyper-sensible, très (parfois du fait de ma fatigue, trop) curieux, vif, ayant sans cesse besoin de stimulation et d'activités.</p>
<p> </p>
<p>À 2 ans, j'ai commencé à en parler, d'abord à mon mari, puis à mes amis proches. Et au doute et à la supicion, s'ajoutait le doute de mon entourage (il est très petit, c'est tout à fait normal). Déjà à cette époque où je ne connaissais pas encore l'ennéagramme, j'avais conscience que j'avais un vrai problème : mon "instinct" de maman qui disait que "quelques chose cloche" et cette propension à accorder plus de crédit aux autres qu'à moi-même.</p>
<p> </p>
<p>J'ai stagné comme ça pendant 2 ans, et mon fils n'allait pas bien. En petite section déjà, nous êtions souvent convoqués car notre fils avait <em>"l'impression d'être tout seul en classe"</em>, posait trop de questions, sollicitait tout le temps l'adulte. Enfant unique, il n'a pas pu s'appuyer sur un peu de recul de notre part, et à cela s'est ajouté un déménagement qu'il a très mal vécu mais qui, en me faisant "perdre" mon job, a permis que je me concentre sur lui. À cette époque il a été facile pour l'ancienne école (je veux dire l'éducation à l'ancienne) d'incriminer maman, souvent partie, souvent au travail, laissant ce petit livré à lui-même et sans autorité aucune (son papa était présent avec lui pourtant…) et moi, <strong>6 alpha</strong>, je ne supportais évidemment pas d'entendre cela, mais j'avais bon dos, car je culpabilisais beaucoup. Avec le recul je retrouve bien tous les mécanismes égotiques du <strong>6</strong>. Puis dans la nouvelle école, les problèmes ont continué et bien que persuadée d'un souci, je ne savais pas le nommer. J'ai dû convaincre mon mari qui est beaucoup dans le déni, d'écarter l'hyper-activité, puis il a été inscrit en CMP. Mais nous n'avions toujours pas de réponse, car les spécialistes nous disaient qu'il allait bien.</p>
<p> </p>
<p>Je ne veux pas du tout dire que le surdouement est un problème ou une maladie. Au contraire, pour une mentale comme moi, je suis très fière de ce mental brillant que l'on décrit de mon enfant, et je crois d'ailleurs que s'il m'avait été donné de choisir un don plutôt qu'un autre, j'aurais choisi le mental, plutôt que des aptitudes physiques par exemple ou autre chose. Je me suis sentie, lors de l'annonce des résultats du test, me désintégrer en <strong>3</strong>, car j'ai tout de suite eu envie d'aller dire au corps enseignant et aux parents dénigrant mon fils : <em>"Eh bien vous savez quoi, vous ne pouvez pas le comprendre, vous êtes stupides, et lui est brillant !"</em> Evidemment j'ai conscience que ça n'est pas du tout la bonne manière de faire, justement, je me désintégrais.</p>
<p> </p>
<p>Et puis il a commencé à avoir des problèmes relationnels, avec de la violence à son égard, violence qu'il a finit par reproduire cette année.</p>
<p>Si je n'avais pas été victime de ma compulsion, j'aurais avancé plus vite. Au lieu de cela, je m'en suis remise à tout ce qui gravitait autour de moi, mais le jour où mon fils m'a dit, du haut de ses 6 ans, qu'il voulait se jetter sous une voiture, je n'ai plus écouté que mon propre instinct et les choses se sont précisées en à peine 3 mois. Psychomotricienne et neuropsychiatre qui nous ont confirmé la surdouance de notre fils.</p>
<p> </p>
<p>Il est soulagé, comme libéré d'un poids. Et en rentrant chez moi ce jour-là, je n'ai pas m'empêcher de pleurer. Pleurer beaucoup, car je ne cessais, dans une très longue transe que je n'ai pas travaillé, de répéter <em>"je le savais, je le savais, je le savais…"</em></p>
<p> </p>
<p>J'en ai beaucoup voulu à mon ego, qui m'a coincée dans l'inertie, mais le travail sur les transes m'aide à maintenir ce mental mais je vois bien que l'ego me souffle : regression en âge, hallucinations positives, et évidemment progression en âge.</p>
<p> </p>
<p>Quant à mon fils, j'ai vraiment hâte de pouvoir cerner son ennéatype pour mieux le comprendre et l'aider à être lui-même.</p>
<p>Au delà du travail de l'ennéagramme, si vous avez des conseils, en tant que surdoués ou proches de surdoués, à donner à une maman de surdoué, je suis preneuse !</p>
<p> </p>
<p>Bien à vous,</p>
<p>Même pas Peur</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1808</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2015 07:16:45 +0000</pubDate></item><item><title>Sous-type toi-m&#xEA;me !</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1805-sous-type-toi-m%C3%AAme/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>
Bon, je débute avec pas mal de craintes (celle de me tromper), concernant la réaction de nos chers professeurs (l'autorité), car la question que je voudrais poser a dû être déjà abordée maintes fois, mais bon… J'ai besoin d'être sûr. Étonnant non ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_glouton.gif" alt=":glouton:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>
Voici : ma préoccupation concerne la désintégration et la part qui est faite aux sous-types lors de celles-ci. En tant que <strong>6 alpha</strong>, je m'intègre en <strong>9 alpha</strong> et me désintègre en <strong>3 alpha</strong>. J'ai donc des accointances avec ces deux types. Mais pas uniquement…</p>
<p> </p>
<p>
Mon instinct de conservation (Cordialité) domine encore mon existence, même si j'en ressens moins les aspects négatifs : c'est-à-dire que depuis le stage Sous-type, la prise de conscience a été radicale et ma vie en a été modifiée à différents niveaux. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""> Comme aime à le répéter Patricia, il s'agit de faire les choses dans l'ordre et de prendre à bras le corps les instincts depuis, d'abord, le sous-type conservation, puis le sous-type social et enfin sexuel, s'ils le requièrent.</p>
<p> </p>
<p>
Cette prise de conscience de mon instinct de conservation a été majeure <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_idea.gif" alt=":idea:" data-emoticon=""> puisqu'elle m'a confronté à ma peur de l'insécurité et à l'acceptation de ce sentiment désagréable. La part contrephobique presqu'automatique a dû accepter la part phobique intimidée depuis quelques lustres, et quasi rejetée, dénigrée presque aussi. Le héros n'est pas celui qui n'a pas peur, il est celui qui affronte sa peur. J'ai tellement cherché à être un héros !</p>
<p> </p>
<p>
J'ai l'impression d'avoir longtemps rejeté le matérialisme ayant trait au type <strong>3</strong> (l'éducation, mes croyances ?) conscient de la forme d'aliénation qu'impliquait l'accumulation caractéristique du sous-type instinctif du type <strong>3</strong>. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_beurk.gif" alt=":beurk:" data-emoticon=""> Et même d'avoir été indifférent à l'égard de ceux/celles qui manifestaient ce genre de goût. Je ressens aujourd'hui que j'accepte davantage ma part phobique et que cet instinct de conservation du type <strong>3</strong> peut me correspondre aussi. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_confused.gif" alt=":confused:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>
Si j'observe le sous-type conservation de l'ennéatype <strong>4</strong>, alors là je m'y retrouve beaucoup plus (en tant que contrephobique) : l'intrépidité chez moi a été une forme de témérité soit innocente, soit ridicule, soit stupide, soit démente. Ce qui revient au même au final ! C'est-à-dire une contrefixation en bonne et dû forme.</p>
<p> </p>
<p>
Donc voici la question tarte : lorsqu'on se désintègre, peut-on prendre aussi des caractéristiques du sous-type qui nous corresponde dans le type de notre désintégration ? (Pour ma part, le <strong>6</strong> désintégré en <strong>3</strong> au sous-type Sécurité.)</p>
<p> </p>
<p>
J'ai la même question – mais là je crains les foudres de Fabien – avec les ailes… car je me sens très proche du clan des <strong>7</strong> et du club des <strong>5</strong> (Château-fort/Refuge) !</p>
<p> </p>
<p>
« Il est libre Max, y en a même qui disent qui l'ont vu voler… » <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" alt=":surprised:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1805</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2015 19:09:39 +0000</pubDate></item><item><title>La peur de l'ennui</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1782-la-peur-de-lennui/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Aujourd'hui, une de mes collaboratrices <strong>6</strong> m'a dit la chose suivante : <em>"Quand on me demande de dire ce qui me caractérise, je pense à la curiosité : j'aime découvrir de nouvelles dimensions dans mes études, croiser les informations, toucher à la complexité. Mais je crois qu'au fond, je fais ça parce que j'ai peur de faire toujours la même chose, j'ai peur de m'ennuyer."</em> Puis un peu plus tard : <em>"Il faut toujours que j'aie des projets pour l'avenir : le mois prochain, je vais changer de voiture, à la rentrée, je vais refaire ma cuisine… Mais encore une fois — </em>et elle a insisté là-dessus <em>— je reviens toujours à ça : j'ai peur de l'ennui."</em><br><br>Cette conversation m'a fait réagir du point de vue de l'ennéagramme car c'est la première fois que j'entends, parmi les <strong>6</strong> que je connais, quelqu'un formuler de façon si forte sa <em>peur de l'ennui</em>. L'ennui ne fait pas partie des caractéristiques de base de l'ego du <strong>6</strong>, il n'y a donc <em>a priori </em>rien d'anormal à ce qu'un <strong>6</strong> en particulier manifeste cette caractéristique, et que d'autres <strong>6</strong> ne l'expriment pas. Pourtant, il me semble que chez ma collaboratrice, la peur de l'ennui était un élément-clé de sa personnalité, et je me demandais donc si cela pouvait s'interpréter au travers du modèle. J'imagine quelques hypothèses :</p>
<ul><li>Ma collaboratrice est probablement <strong>6 mu</strong> (je dis probablement car dans la relation professionnelle que j'ai avec elle, il n'y a presque aucune manifestation émotionnelle ; cela dit, étant son supérieur hiérarchique, je pense qu'il y a toujours un brin de méfiance qui la conduit à rester sur ses gardes, et donc à faire peu apparaître ses émotions). Le centre instinctif en support pourrait alors vouloir avoir toujours quelque chose à faire, le centre mental conduisant à imaginer la possibilité d'un avenir sans activité, et donc une peur de l'ennui.</li>
<li>Cela pourrait aussi se rapporter au domaine de préoccupation du <strong>6</strong>, en versant sur le pôle surmenage de la dichotomie.</li>
<li>Une dernière hypothèse consiste à invoquer la présence d'une aile <strong>5</strong> qui irait toucher à la compulsion d'éviter le vide intérieur, d'où un besoin d'acquérir toujours plus de connaissances (cela colle avec l'expression de la curiosité, mais moins au besoin d'avoir des choses à faire pour l'avenir). Je suis moins convaincu par cette hypothèse car il me semble (cf. <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">stage Ailes</a>) que les ailes apportent leurs passion et fixation, mais pas leur compulsion. De plus, il faut que celles-ci soient au service des mécanismes du type de base, ce que je ne vois pas très distinctement ici.</li>
</ul><p>Est-ce que la peur de l'ennui fait écho chez les <strong>6</strong> de ce forum, et le cas échéant, comment l'interprètent-ils ?<br>Mes hypothèses peuvent-elles faire sens, ou y a-t-il une explication plus simple ?<br><br>Bien amicalement,<br>Tristan</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1782</guid><pubDate>Mon, 11 May 2015 21:53:13 +0000</pubDate></item><item><title>Entre projection et pr&#xE9;vision</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1780-entre-projection-et-pr%C3%A9vision/</link><description><![CDATA[<p>Il m'apparaît que l'usage du mot « Projection » connote un sens négatif, puisque décrit comme mécanisme de défense pour prévenir la compulsion, d'après les théories de l'Ennéagramme, concernant l'ennéatype <strong>6</strong>. Or le fait d'avoir une <em>pensée prévoyante</em> – une projection aussi, dans le sens de projet-prévenir-prévoir – (étymologiquement cela renvoie à Prométhée, celui qui voulut dérober le feu pour le ramener aux hommes) – dans certaine cosmogonie, le mental est associé à l'élément feu – peut laisser entendre une positivité, tout autant que générer la peur. Certes tout concorde pour le <strong>6</strong> à échapper aux mécanismes inconscients de la déviance, qui heurterait alors sa loyauté : et cette projection-là, dans le sens d'anticiper, s'inscrirait dans une dynamique sécuritaire active plutôt que projective-imaginative, voire paranoïaque et défensive.<br><br>Pour prendre un exemple très simple : en voiture, si je vois l'aiguille de contrôle du carburant sur le rouge de la réserve, cela m'indique que je dois aller m'approvisionner en essence, sinon je vais tomber en panne. Si j'anticipe la consommation de carburant avant même que l'aiguille soit dans le rouge, je projette la possibilité d'une insuffisance et la perspective de rester sur le bas côté. Donc la décision que je prends de m'arrêter à une pompe à essence se fait en prévision d'une panne éventuelle. Cela apparaît d'une logique et d'un bon sens d'une banalité à rebuter les <strong>4</strong> !<br><br>Or, à une époque – je ne dis pas que je n'y succombe pas de nouveau parfois, mais depuis le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">stage Sous-types</a> et la mise en évidence de mon instinct de conservation légèrement malmené, dirais-je – mon attitude contrephobique s'évertuait à pousser le bouchon toujours plus loin (transgression des limites), et à l'instar du livre de Richard Bach (l'auteur de <em>Jonathan Livingston le goéland</em> (où il est question – de groupe – de clan duquel sera rejeté Jonathan, ouvrage à lire absolument pour guérir de tout prosélytisme), <em>Le Messie récalcitrant</em> : <em>illusions</em>, où un pilote d'avion parcoure des milliers de kilomètres en volant, sans jamais remplir son réservoir, je m'identifiais à ce personnage de roman. Bien entendu je comprenais que cette fiction se proposait comme la métaphore de l'énergie qui ne nous appartient pas et qui pourtant nous traverse et nous fait participer à la vie. Cette histoire me donnait alors l'autorisation de ne plus m'angoisser, de ne plus projeter du négatif sur d'éventuelles panne d'essence. C'est pourtant ce qui arriva, et à plusieurs reprises : à force de jouer à « l'essence infinie », avec une plus-que-naïveté effrontée, je devais bien constater qu'un moteur devait être alimenté pour fonctionner ! Le mental aussi possède une marge de stupidité dont votre serviteur peut témoigner allègrement.<br><br>Je ne suis pas un fou du volant et je n'aime pas particulièrement conduire car je suis plutôt – j'étais (hum… peut-être encore parfois… !) – d'un esprit distrait, imaginatif-rêveur et contemplatif lorsque je tenais le volant. (À vélo la capacité de s'échapper par le mental n'est pas recommandée, surtout lorsqu'on sort en période de chasse et qu'il n'est pas exceptionnel de croiser des sangliers affolés. Je précise qu'un sanglier ne regarde ni à droite, ni à gauche avant de traverser un chemin et que sa puissance corporel – son énergie cinétique – ne lui permet pas de s'arrêter immédiatement au passage d'un innocent cycliste.)<br>Aujourd'hui – et à force d'expériences malheureuses – j'ai élaboré une théorie concernant le rapport de l'automobile à l'autonomie d'un individu. En effet, il m'apparaît que le moyen de locomotion d'une personne peut s'identifier à son ego. Remarquer qu'à l'intérieur d'une voiture, l'individu coincé dans son habitacle est encouragé à percevoir le monde à travers une atmosphère qui le coupe de l'extérieur, à l'instar d'une transe… D'où l'essence qui circule ! Bien entendu, ce point de vue est terriblement mécaniste et ferait hurler les vitalistes ; mais ce n'est qu'un point de vue que je n'utilise que de manière temporaire et lorsque j'en ai assez du vide qui stagne entre mes deux oreilles après une période de décontraction intense ou à un centre mental honteusement coréprimé avec un centre instinctif réprimé d'origine, et pour cause !<br><br>De la prévision de la panne à la projection des pires conséquences de ladite panne, j'ai appris, avec le temps, et à coup de littérature – et de dérision – à bien faire la part des choses. Quand on découvre l'Ennéagramme, j'ai noté que l'on s'attache fortement sur les points négatifs – où que l'on fait passer pour tels – et je voudrais insister sur tous les aspects de notre psychologie humaine pour témoigner que tous les processus en jeu dépendent aussi d'agencements liés à notre biologie et à nos limitations physiologiques.<br><br>« Gouverner, c'est prévoir », pour citer Emile de Girardin. Ou bien même la fameuse citation latine : <em>«si vis pacem, para bellum »</em> (<em>Si tu veux la paix, prépare la guerre</em>), (Fabien, en bon lecteur de <em>L'Art de la guerre</em> de Sun Tzu, pourra en proposer d'autres…), illustrent une sagesse dont nos hommes politiques devraient bien s'inspirer. On dirait qu'il y en a qui font la guerre pour préparer la paix… Leur paix ! L'histoire n'est écrite que par les vainqueurs.<br><br>Projeter n'est pas un mal en soi. C'est un moyen de se faire des images. À distinguer ensuite entre l'imagination et la fantaisie : l'une est issue de la volonté tandis que l'autre privilégie les errances et la détente de neurones, plus sujette aux caprices, aux humeurs… « Même dans les rivières les plus limpides, les galets ont deux faces », dit un proverbe (cité par Philippe Labro dans <em>L'Etudiant étranger</em>).<br>Cela invite à la prudence quoiqu'on en dise et quoi qu'on pense. Pour un contre-phobique en convalescence (converti, ou en conversion), je ne vous exprime pas ma gratitude, en revanche une reconnaissance infinie pour m'avoir invité à davantage d'introspection, à la circonvolution et à la circonspection.<br>[Et pas à la circonscription, ni à la circoncision. Concision en cours !]<br>Il est d'usage de reconnaître que ces mécanismes que nous avons développés, nous ont servi à un moment donné et que le premier travail est de leur rendre hommage, sans dommage, en en prenant conscience… Et cela est valable pour tous les ennéatypes.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1780</guid><pubDate>Mon, 11 May 2015 06:43:04 +0000</pubDate></item><item><title>Citations, proverbes, aphorismes, etc.</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1609-citations-proverbes-aphorismes-etc/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
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<p>
	 
</p>

<p>
	J'aimerai commencer un fil de discussion dans lequel pourraient être intégrés des citations, des proverbes ou dictons, des aphorismes, etc., pouvant représenter le type <strong>6</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pas de règle du jeu : chacun peut y mettre n'importe quelle phrase correspondant selon lui au type <strong>6</strong>… avec ou sans explication.
</p>

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</p>

<p>
	Je suis ainsi tombé sur une phrase John Lennon qui me semble vraiment très révélatrice de notre type (et du <strong>7</strong> aussi) et de notre capacité à scénariser mentalement la vie plutôt que la vivre :
</p>

<p>
	 
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	<em>"Life is what happens to you while you're busy making other plans."</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	-in Beautiful Boy (Darling Boy) sur l'album Double Fantasy
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À suivre… <img alt=":tongue:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_tongue.gif"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	PS : pour les non-anglophones, une traduction pourrait être <em>"la vie est ce qui t'arrive pendant que tu es occupé à faire d'autres plans".</em>
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1609</guid><pubDate>Tue, 21 Sep 2004 10:00:24 +0000</pubDate></item><item><title>H&#xE9;sitation entre un 6 et un 1</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1575-h%C3%A9sitation-entre-un-6-et-un-1/</link><description><![CDATA[<p>J'évolue depuis plus de 4 mois dans un groupe où je suis une formation longue.</p>
<p> </p>
<p>
Pour certaines personnes les enneatypes me sont parus évidents assez rapidement, pour d'autres, c'est extrêmement plus difficile. C'est le cas pour Clara. Depuis le début de la formation, j'hésitais entre deux ennéatypes le <strong>1</strong> et le <strong>6</strong>.</p>
<p> </p>
<p>
Elle a un niveau d'exigence très élevé dans tout ce qu'elle fait, dens les thématiques qu'elle présente au groupe, dans sa manière de prendre en note les cours, dans son souhait d'être une formatrice extrêmement professionnelle. Clara a une rigueur personnelle très élevée, pour elle mais aussi pour l'extérieur.</p>
<p> </p>
<p>
Elle a régulièrement exprimé son besoin de cadre, de mettre les choses dans des cases, de savoir où elle allait. Elle a aussi souvent exprimé ses peurs quant à sa capacité à se remettre à étudier, et de savoir si elle aurait les capacités pour suivre cette formation.</p>
<p> </p>
<p>
Il lui arrive souvent de ne pas comprendre aussi vite que les autres membres du groupe, et de demander des explications, une reformulation. Elle dit souvent à ce moment-là : <em>"J'ai besoin que ça soit clair, j'ai besoin de comprendre."</em> Je pouvais y voir l'orientation du <strong>1</strong>, la fixation de perfectionnisme, elle montrait parfois des signes d'irritation, que j'associais à la colère, quand les choses ne lui semblaient pas claires. Mais je voyais aussi la fixation du <strong>6</strong>, le doute, et sa passion, la peur.</p>
<p> </p>
<p>
Elle utilise un vocabulaire de mental, elle dit souvent : <em>"J'ai besoin de comprendre."</em></p>
<p> </p>
<p>
Je l'ai vu plusieurs fois défendre ce qui était pour elle des valeurs importantes. Là encore, je ne savais pas s'il s'agissait de l'orientation du <strong>1</strong>, idéaux élevés et rigueur personnelle, ou celle du <strong>6</strong>, loyauté.</p>
<p> </p>
<p>
J'avais beau l'observer, écouter les mots qu'elle utilisait, je n'arrivais pas à me faire une idée fixe sans douter entre les deux ennéatypes.</p>
<p> </p>
<p>
La semaine dernière le groupe a vécu un incident qui a permis de lever le doute et de déterminer l'ennéatype de Clara. Sans rentrer dans le détail du clash qui lui-même a peu d'importance, Clara s'est retrouvée en larmes, profondément touchée et déstabilisée par ce qu'elle vivait. Elle nous a dit : <em>"Je ne me sens plus en sécurité dans ce groupe, je ne me sens plus protégée par notre formatrice."</em> Jusque-là, elle respectait la formatrice mais après cet incident, elle s'est sentie trahie, et surtout elle ne pouvait plus lui faire confiance. Elle a commencé à remettre en cause son autorité. Elle a fortement hésité à arrêter cette formation alors qu'elle se termine dans 3 mois.</p>
<p> </p>
<p>
C'est une pure expression d'ennéatype <strong>6</strong>. Au vu de cette phrase, tout colle, mais si elle n'avait pas vécu ce grand stress, je serais sans doute encore en train de m'interroger quand à son ennéatype.</p>
<p> </p>
<p>
Comme quoi il faut savoir être patient et prudent.  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>
Très amicalement,</p>
<p>
Stef</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1575</guid><pubDate>Mon, 11 Feb 2013 17:57:34 +0000</pubDate></item><item><title>Domaine et dichotomie du 6</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1444-domaine-et-dichotomie-du-6/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour Fabien, bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>De retour sur le forum après une longue interruption. Cela me fait plaisir de vous retrouver, amis virtuels. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_hug.gif" alt=":calin:" data-emoticon=""> (Waouh ! Le centre émotionnel va mieux !)</p>
<p> </p>
<p>Depuis, quelques temps, je m'interroge sur la question abordée en <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">stage Ailes</a> des domaines et dichotomies, concepts créés par Oscar Ichazo. Ce que j'en ai noté : le domaine est une préoccupation présente 24h/24 en arrière plan ; on va s'y investir ou se désinvestir de manière excessive. Pour le <strong>6</strong>, le domaine est "activités de travail et de divertissement", et la dichotomie "batailleur, dégonflé". Ces derniers temps, je sens que j'ai une forte préoccupation d'agenda et de charge. J'ai donc pensé que ce concept pourrait m'aider, bien qu'il reste flou pour moi.</p>
<p> </p>
<p>Patricia et Fabien m'ont apporté d'autres éclairages.</p>
<p>Patricia : c'est une préoccupation permanente de l'ego qui stimule l'occupation à tout prix car faire est une de ces manières de survivre. Le travail (vers l'intégration) consiste donc à réduire cette pression.</p>
<p>Fabien : souvent le <strong>6</strong> n'accorde pas suffisamment de temps à ses activités de loisirs et privilégie le travail. Le travail (vers l'intégration) est d'équilibrer travail et temps libre.</p>
<p> </p>
<p>Je me mets souvent en situation de stress et de pression par différents comportements : procrastiner, attendre la dernière minute pour faire les choses, perdre du temps même quand j'en ai largement en narcotisant.</p>
<p> </p>
<p>Mes questions : comment puis-je me servir du concept  "activités de travail et de divertissement" ? Quels exercices concrets y sont associés ?</p>
<p> </p>
<p>Par ailleurs, "batailleur, dégonflé" ou "phobique, contre-phobique" a-t-il un lien avec "activités de travail et de divertissement" ? Si oui, lequel ? Y a-t-il des choses écrites sur le sujet ?</p>
<p> </p>
<p>Je serais également ravie de lire vos témoignages sur le sujet.</p>
<p> </p>
<p>Très bon week-end à tous.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1444</guid><pubDate>Thu, 13 Oct 2011 09:59:15 +0000</pubDate></item></channel></rss>
