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<rss version="2.0"><channel><title>Enn&#xE9;atype 5 Latest Topics</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/forum/6-enn%C3%A9atype-5/</link><description>Enn&#xE9;atype 5 Latest Topics</description><language>en</language><item><title>Po&#xE8;me de 5</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1572-po%C3%A8me-de-5/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et à tous,<br><br>Voici un poème d'un auteur anonyme qui a longtemps été mon préféré. J'ai réalisé qu'il illustre le désintéressement :</p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote"><div><p><strong>Le don du sourire</strong><br><br>Il ne coûte rien<br>et produit beaucoup.<br><br>Il enrichit celui qui le reçoit<br>sans appauvrir celui<br>qui le donne.<br>Il ne dure qu'un instant,<br>mais son souvenir<br>est parfois immortel.<br><br>Un sourire, c'est du repos<br>pour l'être fatigué, du courage<br>pour l'âme abattue, de la<br>consolation pour le <br>coeur endeuillé. <br><br>C'est un véritable antidote<br>que la nature tient en réserve<br>pour toutes les peines.<br><br>Et si l'on refuse<br>le sourire que vous méritez,<br>soyez généreux, donnez le vôtre.<br><br>Nul, en effet, n'a autant besoin<br>d'un sourire que celui qui ne sait <br>pas en donner aux autres.</p></div></blockquote>
<p> <br>Très amicalement,<br>Aline</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1572</guid><pubDate>Mon, 04 Feb 2013 21:07:51 +0000</pubDate></item><item><title>Intello le 5&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2128-intello-le-5%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonsoir à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Envie de partager une rencontre avec une <strong>5</strong> un peu inhabituelle.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Elle n’aime pas spécialement lire ce qui l’a fait douter de son ennéatype au début. Dans ses lectures elle associait souvent les <strong>5</strong> aux rats de bibliothèques…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Elle est premier violon dans un orchestre symphonique et son besoin de connaissances et de précision, elle le vit en étudiant à fond les œuvres au moins autant sinon plus que le chef d’orchestre…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Une particularité, quand elle travaille elle ferme fenêtres et portes pour ne pas qu’on l’entende au grand regret de ses voisins. Elle est incapable d’en donner une raison. C’est plus fort qu’elle. Peur du vide intérieur peut-être et passion d’avarice ? L’ego du <strong>5</strong> qui lui fait croire qu’en donnant de son savoir il se vide ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À part cela plutôt extravertie ce qui n’est pas très courant chez les <strong>5</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Qu’en pensez-vous ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bien amicalement,
</p>

<p>
	Manou7
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2128</guid><pubDate>Tue, 20 Nov 2018 20:19:39 +0000</pubDate></item><item><title>Anecdotes de 5</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2032-anecdotes-de-5/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le mois dernier, j'ai changé de travail. À l'occasion de mon départ, mon ancien responsable (avec qui j'ai une grande complicité) m'offre un tee-shirt, disons, très significatif. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	Je précise qu'il ne connaît pas l'ennéagramme. Et il offre donc ce tee-shirt à un <strong>5</strong>. Je vous laisse apprécier. <img alt=":suspicieux:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_suspicieux.gif" title=":suspicieux:"></p>

<p>
	 
</p>

<p style="text-align: center;">
	<a class="ipsAttachLink ipsAttachLink_image" data-fileid="212" href="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/monthly_2018_01/Patrick.jpg.d0da3e2f108827f0ff01278872d0d36c.jpg" rel=""><img alt="Patrick.jpg" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="212" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/monthly_2018_01/Patrick.jpg.d0da3e2f108827f0ff01278872d0d36c.jpg"></a>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Patrick
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2032</guid><pubDate>Wed, 24 Jan 2018 14:09:06 +0000</pubDate></item><item><title>Ressentis de 5</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2016-ressentis-de-5/</link><description><![CDATA[<p>
	<span>Bonjour à tous,</span>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<span>Suite au Nouvel An, voici une petite bulle papapale, légèrement lourde (ou plutôt lourdement légère), inspirée par le calcul fantastique de la masse de la Terre : le calcul réalisé par <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1996-henry-cavendish-un-5-embl%C3%A9matique/" rel="">Henry Cavendish</a>.</span>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<span>Dans ma vie, je ne me suis guère intéressé à l’expansion de l’univers (big-bang, etc.), ni aux nébuleuses… Trop peu structurant pour moi. Par contre, à une époque lointaine, je me suis passionné pour l’étude de la formation de la Terre, agglomérée grâce à la gravitation. Sa désintégration future, elle, m’enthousiasmait beaucoup moins. Faute d’espérance, je n’imaginais pas sa renaissance.</span>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<span>La nuit du dernier Nouvel An, plongé dans une nature belle (une montagne à vaches), je contemplais la lune. Elle m’apparaissait à la fois – ô prodige – lumineuse et pleinement, densément obscure (non, je n’avais pas bu). Au petit matin, porté par un matelas accueillant, mou et dur, je ressentis la lourdeur et la densité de mon corps courbatu. Ô bulle de joie de m’éveiller sur le plancher des vaches… Le plancher de notre bonne vieille planète dense… Sous l’égide de notre bonne vieille lune ronde… Gratitude.</span>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<span>Je vous souhaite une année dense,</span>
</p>

<p>
	<span>Yves</span>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<span>P.S. : je projette sur l’extérieur — c’est ma direction favorite — ma peur du vide intérieur. En l’occurrence sur le vide de l’espace. Contrairement aux émotions, ressentir la densité de notre belle planète et de sa petite sœur, me stabilise et m’apaise. Je ne sais pas si Henry Cavendish, lorsqu’il créait <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Cavendish" rel="external nofollow">ses balances</a> – une façon de chercher à l’extérieur un équilibre intérieur ? --, le ressentait aussi.</span>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<span>P.P.S. : dans le premier message et ce <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1604-type-5-tentative-dauto-analyse/&amp;tab=comments#comment-14253" rel="">message-là</a> de la passionnante conversation <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1604-type-5-tentative-dauto-analyse/&amp;tab=comments" rel="">Type 5, tentative d’analyse</a>, Patrick a parlé d’un <i>« trou noir »</i>. Contrairement à la Terre et à la lune, évoquer ce machin-là m’écrase la poitrine.</span>
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2016</guid><pubDate>Tue, 02 Jan 2018 23:00:50 +0000</pubDate></item><item><title>Bla&#x2026; Bla&#x2026; Bla</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1991-bla%E2%80%A6-bla%E2%80%A6-bla/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai pensé à un exercice pour <strong>5</strong> (que je vais bien sûr tester) : rejoindre le réseau BlaBlaCar ! Rien que l'intitulé déjà me fait frémir… <img alt=":beurk:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_beurk.gif" title=":beurk:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vous rappelle le principe (du point de vue <strong>5</strong> bien sûr) : covoiturer avec des inconnus et taper la convers', impossible de s'isoler physiquement en route ! re-<img alt=":beurk:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_beurk.gif" title=":beurk:"></p>

<p>
	On peut rajouter une difficulté : interdiction de mettre la radio (France Culture par exemple).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vais d'abord tester sur de courtes distances…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Belle journée.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1991</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2017 11:30:46 +0000</pubDate></item><item><title>Contrepassion de prodigalit&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1380-contrepassion-de-prodigalit%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je souhaiterais témoigner sur un exemple de prodigalité du <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p>J'ai un ami <strong>5</strong> qui souvent parle dans un dialecte incompréhensible et je ne comprends donc rien de ce qu'il essaye de me partager, alors que d'après lui il veut m'expliquer et partager quelque chose. J'affiche mon incompréhension, parfois par des questions, parfois par de la communication non verbale, en faisant la tête de quelqu'un qui ne comprend rien de ce qu'on lui dit. Il me dit qu'il essaye d'être plus clair, mais il ne l'est pas pas du tout.</p>
<p> </p>
<p>Je le ré-informe que je ne comprends toujours pas, et il reprend plus simplement pour quelques instants seulement. Je saisis les premières phrases, puis il reprend son langage "extra-terrestre", ses phrases qui n'en finissent pas, il digresse à tout va, comme s'il voulait m'égarer, me perdre dans ses méandres. À chaque fois qu'il fait ça, je décroche complètement de notre conversation, après avoir mis une énergie colossale pour essayer de suivre. N'importe qui aurait pu s'en rendre compte, sauf lui (apparemment) !</p>
<p> </p>
<p>Je lui ai fait plusieurs fois la remarque qu'il se parlait à lui tout seul et que je pourrais partir, ça ne changerait rien. Peut être même il continuerait de parler sans se rendre compte de mon absence. Il lui est arrivé de me confier qu'il s'employait à créer de la confusion chez moi (et d'autres) et qui lui arrivait de se parler à lui et non pas d'avoir une conversation avec moi.</p>
<p> </p>
<p>Pour moi, émotionnelle, c'était très étrange et incompréhensible de continuer de parler à quelqu'un alors que je vois qu'il ne me comprend pas. C'était une énigme, je me disais qu'il n'avait pas d'empathie, qu'il se fichait de moi.</p>
<p> </p>
<p>Je comprends mieux aujourd'hui cette apparente générosité. Je réagirais différement aujourd'hui, en lui demandant s'il veut vraiment que je comprenne ou non ? Je le ramènerais tout de suite au sujet de départ si je le vois partir ailleurs et je lui demanderais d'être simple et accessible.</p>
<p> </p>
<p>Je suis preneur de vos conseils amis <strong>5</strong>. Y a-t-il une meilleur façon d'agir ?</p>
<p>Merci.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1380</guid><pubDate>Wed, 12 Jan 2011 08:42:19 +0000</pubDate></item><item><title>La compulsion d&#x2019;&#xE9;vitement du vide int&#xE9;rieur</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1918-la-compulsion-d%E2%80%99%C3%A9vitement-du-vide-int%C3%A9rieur/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>La compulsion d’évitement du vide intérieur a déjà été décrite par Patricia et Fabien dans <a href="http://www.enneagramme.com/Articles/1999/EM_9901_a3.htm" rel="external nofollow">ce très éclairant article</a>, mais bon, je me sens d’humeur aventureuse, je me lance.<br><br>Il y a cinq jours, je découvrais avec une agréable surprise <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1703&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=16824" rel="">ce message-ci de Quokka</a> dans la conversation “<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1703&amp;hl=" rel="">État de procrastination avancée</a>”. Je ressentais de l’émerveillement pour son travail d’auto-observation et pour sa lucidité. Et pour Kayla et Marie-Noëlle qui avaient contribué à ce passionnant sujet — à ce moment-là, Mdo n’avait pas encore témoigné — ; et aussi pour Fabien et tous ceux qui avaient contribué à l’Ennéagramme depuis sa découverte ancienne. Je ressentais de la reconnaissance pour eux. J’aspirais à participer, moi aussi.<br><br>Puis au hasard de ma navigation, je tombai sur <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1703&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=15026" rel="">mon propre message</a>, dans la même conversation, posté il y a plusieurs années. Je le relus. Pendant quelques instants, je restai pétrifié.<br><br>Mon élan s’affaissa comme une crêpe. Je tombai dans la procrastination : au lieu de faire ce que je pouvais faire très facilement et tout de suite, me lever de ma chaise et masser ma nuque très douloureuse, faire quelques mouvements pour mon dos souffreteux, ingurgiter un remède pour ma bronchite qui s’éternisait, me couvrir pour me protéger du froid, déjeuner, vaquer à des tâches concrètes, faciles et gratifiantes, etc., je me mis à tout autre chose. Je ne me jetai pas dans une activité plaisante, telle qu’écouter de la musique, non. Je cherchai éperdument à me remplir, non pas de médicaments (je n’en ai pris aucun), ou d’émotions — surtout pas —, mais d’informations. Ma recherche a duré longtemps.<br><br>De quelles informations me suis-je rempli ? Je ne me souviens pas avec exactement. Généralement, dans ces cas de procrastination, je me jette dans la lecture d’articles dans des revues spécialisées ou sur la Toile, ou dans la lecture d’essais.<br><br>À mon réveil de mon état de procrastination, je me sentais consterné, je ne me comprenais pas. Prendre soin de mon corps souffreteux, c’était facile et ça prenait peu de temps. Sapristi, pourquoi ne l’ai-je fait pendant tout ce temps ?<br><br>Voici ce qui s’est passé, du point de vue de l’Ennéagramme.<br><br>En lisant mon ancien message, je ressentis une forte insatisfaction : je trouvai mon post-scriptum trop imprécis, pas assez solide ; il n’était pas étayé par une argumentation ou au moins une auto-observation. Un doute monstrueux s’insinua : qu’est-ce que c’était que cette histoire de <em>« rébellion contre moi-même »</em> ? Et puis d’abord, quels faits fondaient mes hypothèses ? Je fus submergé par une frayeur d’avoir écrit quelque chose qui ne reflétait pas la réalité. Écrasé par un sentiment d’ineptitude, terreur et honte atroces d’avoir écrit une ineptie, honte de ma faiblesse. Mon élan initial se fracassa sur mon idéal meurtri de moi-même.<br><br>Mis à nu, je ne savais plus où me mettre. Comment effacer mon message ? Penaud, je comparai mon message à celui de Quokka. Quokka en savait plus son propre fonctionnement que moi sur le mien. Au lieu du désir de participer, je ressentis un sentiment de manque, de l’envie, de la déception, du dépit, de la honte ; une mélancolie sournoise s’empara de moi. Puis la pensée m’est venue que les <strong>4</strong> participaient davantage à l’Enné-agora que nous, les <strong>5</strong>, qu’ils étaient plus solidaires, et puis plus lucides, et puis plus à l’aise avec leurs émotions et patati et patata et j’en rajoutais, des couches d’envie et de mélancolie sourde.<br><br>Bref, je me sentais envahi par tout un fatras d’émotions.<br><br>À l’aide, mon cher centre mental ! Sa solution à lui, pour sortir de cet embourbement et de cette honte, c’était une solution mentale. C’était chercher la réponse à la question suivante, à laquelle nos amis <strong>4</strong>, eux, n’est-ce pas, avaient réussi à répondre : <em>« Sacré bon sang, que se passe-t-il en moi quand je me mets à procrastiner ? »</em> Mais comment mon centre mental pouvait-il observer ce monde inconnu qui m’effrayait tant — mon monde intérieur —, alors qu’il ne peut observer que s’il le tient à distance de lui, ce monde inconnu ? Mon centre mental ne savait pas. NE SAVAIT PAS. Il était incapable. Il était désemparé. Je me sentais désarçonné, irrésolu et en insécurité. À quelle certitude sécurisante me raccrocher ?<br><br>Peut-être ai-je cherché malgré moi, pour me raccrocher à une certitude sécurisante, à solidifier le bourbier de sentiments dans lequel je pataugeais, à confirmer mes sentiments ? Je ne sais pas. Peut-être ai-je pensé, comme je le fais souvent, à tout ce que j’avais à faire depuis si longtemps et que je n’avais jamais réussi à faire, <em>« Il faut que tu fasses ceci, il faut que tu fasses cela. »</em> ? Pour ainsi confirmer mon sentiment d’incapacité ? Je ne sais pas. Peut-être me suis-je comparé, comme souvent, à mes proches si disciplinés, eux ? Si actifs, eux ? Si engagés, eux ? Pour confirmer mon sentiment de manque, ma déception, mon dépit, ma honte, mon envie, ma mésestime, ma mélancolie, mon amertume, mon accablement ? Je ne sais pas. Je pataugeais dans mon bourbier. Plus je pensais, plus mes émotions me déstructuraient. Ça devenait dangereux.<br><br>Je ne sais pas quand ça s’est passé exactement : à un moment, face au danger, mon centre de survie prit le contrôle de moi-même comme peut le faire le centre de survie d’un hérisson, d’un lézard ou d’une grenouille face à un danger mortel. Ma nuque, mon dos se contractaient, se crispaient, mes poumons se bloquaient parfois en position haute tel un bouclier face à un danger mortel. Or, c’était justement ces endroits-là, mes points fragiles.<br><br>Il fallait s’y attendre : mon ego débarqua avec tambour et trompettes. Toujours empressé de me sauver, celui-là. Il prit le commandement des opérations. <em>« Tu viens d’aggraver ta souffrance. Ton centre réprimé est dangereux, crois-moi. Je connais la solution. Écoute-moi. Regarde-moi. Laisse-moi t’hypnotiser. Isole-toi de tes sensations. Isole-toi de ton environnement. Isole-toi de ta conscience du temps. Cuirasse-toi. Dissocie-toi. Non, n’agis pas. Tu recréerais de la souffrance. Ton centre réprimé est dangereux, crois-moi. Attention : reste anesthésié et dissocié. N’agis pas. N’espère pas. Ne te fie pas à ton centre préféré. Ne le remets pas en marche. N’oublie pas ce que tu viens de vivre. Tout ce qu’il a tenté t’a perturbé. Il est désemparé. Il ne peut te sauver. Il est inutile. Le vide… Vite, ce vide est dangereux. Il menace ton existence. Il faut à tout prix le combler, crois-moi ! Attention : reste anesthésié et dissocié. Reste à distance du danger. Ne dirige pas ton attention vers ton monde intérieur. N’oublie pas ce que tu viens de vivre. Dirige-la vers le monde extérieur. Accroche-toi à ton orientation, la connaissance et la précision. Elle t’apportera cette sécurité que tu cherches. Elle t’apportera des certitudes. Remets en marche ton centre préféré. Attention : reste anesthésié et dissocié. »</em><br><br>Enfin voici la conclusion de mon analyse. Afin d’éviter d’être perturbé par une invasion intrusive d’émotions et par la peur de cette intrusion, je m’isolais de mes sensations, me coupais de mon environnement et me dissociais. Ainsi je désactivais mes centres instinctif et émotionnel. Afin de pouvoir rester anesthésié, je ne réactivais pas mon centre instinctif : je n’agissais pas. Mon centre mental s’étant avéré incapable de ne pas engendrer d’émotions auto-perturbatrices, je ne l’activais pas non plus. Mes trois centres étaient arrêtés. Mon centre préféré cherchait, pour éviter le vide intérieur, à me remplir d’informations ne le perturbant pas.<br><br>Cette mécanique familière me permettait d’ignorer ma peur, d’ignorer ma paresse à me connaître, d’ignorer mon ignorance, tout en gardant — paradoxe — mon orientation de connaissance et de précision.<br><br>Bon, je m’arrête. Tiens, mon ego me souffle quelque chose… Oui, mon ami ? <em>« Je suis sceptique, j’ai besoin de certitudes, j’ai besoin de davantage de précision, de détails. »</em><br><br>Hhhrmmpfffh.<br><br>Amicalement,<br>Yves<br><br>P.S. : cette analyse, c’est seulement deux jours après ma lecture du message de Quokka que je l’ai construite. Je sentais l’aurore arriver. Une belle aurore d’hiver. Je me sentais mieux respirer. J’inspirais. Quelle profonde harmonie. Inspiré par le courage de témoigner et la confiance de Kayla, Marie-Noëlle, Quokka et Mdo, ainsi que par la générosité désintéressée de Fabien dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1703&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=16826" rel="">ce message-ci</a> et d’autres messages, je désirais apporter de l’eau à notre moulin, l’Enné-agora.<br><br>P.P.S. : je songe à <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1832&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=16145" rel="">ce témoignage-ci</a> de Claire, dans lequel Claire évoque le franchissement du point-choc 6 défini dans le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="external nofollow">stage Essence</a>, ainsi qu’à la réponse de Fabien. Voici comment j’analyse mon analyse : le point-choc 6 m’effraie ; plutôt que le franchir et passer à l’étape 7, j’ai préféré revenir à l’étape 1. J’ai préféré me livrer à une analyse excitante, analyse satisfaisant la répression de mon centre instinctif, satisfaisant mon centre préféré, mon orientation de connaissance et mon aile <strong>4</strong>, plutôt que pratiquer des exercices de métanoïa, pourtant simples, donnés par Patricia &amp; Fabien pendant leurs stages. Pourtant l’intérieur n’est pas ma direction d’utilisation préférée, loin de là. Mais mieux vaut tout de même ça plutôt qu’activer mon centre réprimé !<br><br>P.P.P.S : je me sens soutenu et encouragé dans mon exploration de moi-même, par les témoignages de <strong>5</strong>. Je me sens en particulier reconnaissant à Claire, Patrick, Lionel, Marie, Aline et Hélène, que j’ai eu la chance de rencontrer en stage ; et à Théo, Jean-Nicolas et les autres, que je n’ai pas eu la chance de rencontrer.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1918</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2017 23:03:52 +0000</pubDate></item><item><title>Le centre mental</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1471-le-centre-mental/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Depuis quelque temps, je fais parfois l'expérience d'une nouvelle façon de penser. Au lieu d'avoir un raisonnement consistant en un monologue (voire dialogue) interne, j'ai quelques pensées que j'appellerai ''intuitives'' : l'idée me vient, globale et détaillée à la fois, en un éclair (l'idée et son développement ne durant qu'une fraction de seconde) ; elle n'est exprimée ni par des mots, ni par des images, mais par une sorte de sensation. C'est assez difficile à expliquer. Je me suis rendu compte qu'en fait, la plupart des idées me viennent de cette façon, mais ensuite mon mental prend le relai et commence son discours interne (qui est le plus souvent superflu, mais est tout de même utile pour donner forme à l'idée, la développer concrètement).</p>
<p> </p>
<p>J'ai aussi l'impression que ce type de pensée ''intuitive'' doit être entretenu. Lorsque je cesse durant une période de m'y abandonner, lorsque pendant quelque temps mon mental reprend les rênes et se perd en longues tirades, il me semble que l'intuition n'est même plus apparente au début du processus de pensée, laissant dès le début la place au monologue habituel.</p>
<p> </p>
<p>De même, je suis de plus en plus présent aux sensations de mon corps (les émotions viendront plus tard), me permettant, en étant dans l'ici et le maintenant, de stopper le flux incessant de pensées parasites. Cet exercice de ''mindfulness'' (''pleine conscience'' en français ; le livre de Will Johnson sur la pratique du mindfulness, <em>Aligned, Relaxed, Resilient</em>, est vraiment très bien) est aussi simple qu'efficace. Cependant, là aussi un entrainement et une attention de tous les instants sont nécessaires. Mais payants.</p>
<p> </p>
<p>C'est un peu comme si le fait d'avoir deux jambes impliquait forcément  qu'on doit courir tout le temps. Eh bien cela fait vraiment du bien de s'asseoir de temps en temps !</p>
<p> </p>
<p>Selon mon expérience (et cela concerne aussi bien les pensées que les émotions ''négatives'' comme la colère, par exemple), on commence par se faire la remarque après coup : <em>''Ah tiens ! Je me suis laissé allé/emporté !''</em> Puis, avec l'entraînement, on est plus attentif, et l'après-coup se fait plus court, jusqu'à réaliser que nous sommes dans cette ''transe'' pendant qu'elle se produit, la stoppant par là même, puis plus tard, en la prévoyant et l'empêchant donc de se former.</p>
<p> </p>
<p>J'ai aussi remarqué qu'après un effort physique soutenu (faire le ménage <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon="">), mon mental s'emballe un peu moins.</p>
<p> </p>
<p>Tout cela contraste avec ce que je vivais avant (et continue à vivre lorsque je ne suis pas attentif ou suis stressé) : je ne vivais pratiquement jamais le moment présent, me laissant à la place emporter dans mon passé, mon futur, ou des fantaisies parallèles par mon mental.</p>
<p> </p>
<p>Ainsi, pour m'endormir, le mindfulness est bien plus efficace que se faire des films et se les passer inlassablement en boucles. J'étais d'ailleurs étonné (voire abasourdi) lorsque j'en parlai à ma femme et appris que pour s'endormir, elle arrête simplement de penser et se dit que maintenant elle veut dormir (mais bon, elle réprime le mental <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon="">).</p>
<p> </p>
<p>Et <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=647&amp;view=findpost&amp;p=6184" rel="">comme Fabien le faisait</a>, je me surprends parfois à commenter mes actions présentes au passé : je me suis en fait projeté dans le futur, imaginant mon présent comme un événement déjà passé !</p>
<p> </p>
<p>Enfin, deux remarques sur les livres : je trouve de plus en plus les livres de théorie pure barbants, et leur préfère nettement les livres pratiques. Je prends cela comme un autre signe d'intégration, tout en restant vigilant.</p>
<p> </p>
<p>Aux livres écrits, je préfère maintenant les livres audio, qui rajoutent une dimension humaine grâce à la voix du lecteur. Et aux livres audio, je préfère les DVDs (encore plus vivants), auxquels je préfère les stages. Les livres sont donc en fin de chaîne, même s'ils ont l'avantage de permettre de retrouver rapidement l'information recherchée. Et les stages en première place, même s'ils restent difficiles à réaliser à cause des moyens financiers et de déplacement.</p>
<p> </p>
<p>Nicolas</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1471</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2012 14:11:21 +0000</pubDate></item><item><title>Activation de l'instinct de conservation</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1538-activation-de-linstinct-de-conservation/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>
Récemment, mes conditions de vie m'ont amenée à activer mon instinct de conservation : mon employeur a annoncé que notre structure pouvait fermer à la fin de l'année. Je risquais donc de me retrouver au chômage. J'ai essayé de lister les manifestations de mon instinct de conservation que j'ai observé à partir de ce moment-là :</p>
<ul><li>Plan d'épargne : avant je ne faisais pas vraiment attention à mes dépenses, j'avais la chance de pouvoir dépenser à peu près ce qui me fallait sans jamais me retrouver en déficit à la fin du mois, en arrivant à l'équilibre. Maintenant j'ai décidé d'économiser, de me fixer des objectifs d'épargne assez drastiques sur les mois à venir.</li>
<li>Besoin de trouver un toit : mon plan d'épargne se justifie par le nouveau besoin de penser à m'acheter un logement. Je consulte maintenant les annonces immobilières pour connaître le marché de l'immobilier, connaître les prix des appartements en fonction de la surface et de la localisation, etc. Je deviens une experte de l'immobilier et des rendements locatifs !</li>
<li>Avarice financière &amp; santé : je cherche à économiser. Maintenant je me prépare la veille à manger pour le midi pour éviter de trop dépenser en restaurant-sandwichs-pause déjeuner. Ce qui au passage, est aussi meilleur pour ma santé. J'ai changé de forfait téléphonique pour un forfait plus avantageux et je me suis acheté un kit main libre pour éviter de me prendre trop d'ondes car je suis maintenant en illimité. Je prends le train pour aller au travail, comme ça mon employeur me rembourse à 50 % et c'est aussi plus confortable et moins dangereux que la voiture.</li>
<li>Besoin d'isolation : je me suis remise à dormir avec des boules Quies alors que j'avais arrêté pendant 4 ans. Je change de wagon dans les transports quand les voisins sont trop bruyants.</li>
<li>Peur d'avoir froid en hiver : ma nouvelle phobie est d'avoir froid car je pars une semaine en vacance au Danemark en octobre. J'ai dépensé une fortune dans des sous-pull Damart en prévision.</li>
<li>D'une manière générale, j'ai l'impression de faire plus attention à la qualité et la durabilité des produits que j'achète.</li>
<li>À propos des vacances au Danemark, j'ai régulièrement des petites frayeurs lors que vois combien les prix des hôtels sur Internet peuvent changer du jour au lendemain. Je peux me mettre à stresser en imaginant toutes les dépenses que ces vacances vont impliquer.</li>
<li>À chaque fois que j'entends parler de licenciements dans mon entourage, mes petites frayeurs s'activent.</li>
</ul>Et vous, amis <strong>5</strong>, comment se manifeste votre instinct de conservation ? Est-ce que la crise financière n'est pas propice en ce moment à l'activation de l'instinct de conservation pour tous les types ?<p> </p>
<p>
Très amicalement,</p>
<p>
Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1538</guid><pubDate>Wed, 03 Oct 2012 08:16:02 +0000</pubDate></item><item><title>Des 5 et le go&#xFB;t de pratiquer la musique</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1864-des-5-et-le-go%C3%BBt-de-pratiquer-la-musique/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>J’aimerais compléter l’étude de l’influence de l’ennéatype <strong>5</strong> sur le goût d’écouter de la musique (cf. la conversation <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1847&amp;hl=" rel="">“Des <strong>5</strong> et le goût d’écouter de la musique</a>”), par l’étude de son influence sur la pratique de la musique. J’ai un petit peu évoqué ma pratique à la fin du <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1848&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=16241" rel="">premier message de la conversation “Le goût des silences”</a>. Ce message-ci peut être lu de façon indépendante, je veux dire sans avoir lu la conversation et le message que je viens de citer.<br><br>J’ai commencé à apprendre un instrument de musique, le piano, pendant une période de sécurité (ouf, enfin !) et d’espérance, à l’âge de 30 ans. J’ai commencé d’abord seul, poussé par mon goût d’explorer puis, déterminé, j’ai continué avec l’aide de professeurs. Le choix de cet instrument, praticable en solo, ainsi que mon début solitaire, reflètent peut-être les besoins d’indépendance et d’autonomie du <strong>5</strong> et les fiertés associées.<br><br><strong>Centre de support</strong><br>Dans ma tête, lorsque j’apprenais, il y avait un être cher, un proche ou un professeur : c’est pour lui que j’apprenais. Ce désir me donnait de l’espérance en moi-même. Je surmontais ainsi la répression de mon centre instinctif. J’espérais aussi donner l’exemple et servir de moteur. Le jargon musical me plaisait, peut-être avais-je besoin d’appartenir à une communauté musicale (sous-type Social) ? Je cherchais aussi à échapper au spectre de la fixation du <strong>9</strong>, que vivait mon père (<strong>9 alpha</strong>), de son manque d’expression émotionnelle et d’espérance en lui-même — j’en souffrais. Sur ce point-là, il n’était pas une référence (il l’était sur d’autres points).<br><br>Mon centre émotionnel se dirigeait aussi vers l’intérieur : je savourais les sons du piano, les harmonies, la mélodie et l’énergie joyeuse du rythme (j’ai évoqué mon goût pour la musique dans la conversation consacrée à l’écoute de la musique, déjà citée). S’ajoutait la jouissance de choisir le prochain son, de le créer, celle d’exprimer avec simplicité des émotions à l’aide de mes doigts, d’exister par cette expression. Grâce à cet instrument, je satisfaisais mon besoin d’exprimer autre chose de moi, autre chose que des raisonnements, autre chose que de la rigueur intellectuelle. Ce besoin de m’exprimer, je n’en avais pas pris conscience, à cause de la mécanique égotique du <strong>5 </strong>: mon ego fuit mon univers intérieur.<br><br>Ma sensibilité, je préfère l’exprimer de façon non verbale. Le piano s’est avéré un formidable moyen de le faire. J’ai constaté le même phénomène chez trois de mes proches ou connaissances d’ennéatype <strong>5 alpha</strong>, pianistes amateurs aussi.<br><br><strong>Centre réprimé</strong><br>Tout en satisfaisant l’orientation de connaissance du <strong>5</strong>, je me servais de mes doigts, de mes poignets, de mes bras, de mon corps, de ma respiration : j’activais mon centre réprimé. Pendant de nombreuses années, je m’avérais assidu et régulier dans mon apprentissage. Au lieu de vivre la passion et la fixation de mon aile <strong>4</strong>, comme cela m’arrivait si souvent dans ma jeunesse, je comblais le désir de base du <strong>5</strong>.<br><br><strong>Centre préféré</strong><br>Mon centre préféré, je m’en servais, mais il laissait de la place à mes autres centres. Mes centres s’harmonisaient.<br><br><strong>Orientation</strong><br>La pratique de la musique demande de la rigueur intellectuelle, de la précision et satisfait mon orientation <strong>5 </strong>de précision.<br><br>En parallèle du piano, j’aimais apprendre le solfège. Grâce à ma professeure, pédagogue et enthousiaste (<strong>7</strong>), j’acquérais aussi des connaissances sur les compositeurs, leur vécu (je ne connaissais guère la musique classique à l’époque) et enfin et surtout, j’apprenais à affiner mon écoute — très superficielle jusqu’alors — et ma connaissance de l’univers enchanteur de la musique et des musiciens. Je satisfaisais ainsi l’orientation de connaissance du <strong>5</strong>.<br><br><strong>Ego</strong><br>Malheureusement mon niveau s’avérait trop médiocre pour accompagner régulièrement des chanteurs ou d’autres instrumentistes, ou pour jouer pour un auditoire. Une conséquence était que, excepté mes échanges avec mon professeur, le domaine de la pratique de la musique n’interférait pas beaucoup avec celui des interactions sociales. Mes préoccupations liées à ce second domaine restaient entières. De plus, mon long et laborieux apprentissage me rendait parfois peu disponible pour mes proches : je vivais alors l’avarice de temps.<br><br>Et j’exprimais toujours très peu d’émotions verbalement (je restais taiseux). Mais c’était une première étape.<br><br>Musamicalement,<br>Yves</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1864</guid><pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:28:59 +0000</pubDate></item><item><title>Avarice de 5 dans le milieu professionnel</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1452-avarice-de-5-dans-le-milieu-professionnel/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,</p>
<p> </p>
<p>Je viens vous parler d'un autre type <strong>5</strong> que je côtoie maintenant au quotidien, mon supérieur hiérarchique au boulot : je travaille de nouveau avec un <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Je l'ai soupçonné d'être <strong>5</strong> dès mon entretien d'embauche (et les soupçons sont maintenant bien confirmés) : il n'était pas du tout bavard, il a passé son temps à lire les rapports que je lui avais apportés (il avait insisté pour pas que je les oublie). Et surtout, il m'a demandé trois fois si j'étais bien <strong>autonome</strong> et <strong>indépendante</strong>. (Dommage, je ne pouvais pas lui répondre : <em>"T'inquiètes, moi aussi je suis une </em><em><strong>5</strong></em><em>, je ne viendrai pas te faire chier toutes les 10 minutes !"</em>). Avant même que je travaille, il m'avait demandé de lire en prévision pleins de docs techniques. Comme si sa grosse angoisse, c'était de perdre cinq minutes à m'expliquer quelque chose…</p>
<p> </p>
<p>Même si j'avais été du genre à le solliciter souvent, j'aurais vite été découragée. Déjà, pour se rendre dans son bureau, on doit :</p>
<ul><li>Traverser un long couloir ;</li>
<li>Passer une porte très lourde où il est écrit <em>"Accès interdit à toute personne étrangère au service"</em> ;</li>
<li>Traverser un garage (où il fait parfois 10° C) ;</li>
<li>Passer une seconde porte.</li>
</ul><p>Voilà, on arrive dans son "bureau" aménagé à l'extrémité du bâtiment. On est jamais assez bien isolé !</p>
<p> </p>
<p>Je précise que ce monsieur (je l'appellerai P. par la suite) supervise toute une équipe qui se trouve au même endroit que moi (donc à l'opposé de sa caverne-bureau), qu'il aurait largement la place pour venir s'installer au milieu de nous, et que tout le monde reconnaît que ce serait beaucoup plus simple… mais il ne veut pas.</p>
<p> </p>
<p>En fait, il s'est retrouvé dans une position de manageur simplement parce que c'était lui l'expert qui connaissait tout, mais il ne se cache pas pour dire que ça l'emmerde de superviser les gens. Et il est beaucoup critiqué par toutes les personnes qu'il encadre (enfin, qu'il n'encadre pas, justement).</p>
<p> </p>
<p>Les rares fois où il essaye de nous parler, souvent on ne comprend rien. Et pire, on dirait que ça l'amuse ! Un exemple récent (de cet après-midi). Il vient m'apporter le précieux appareil photo-GPS (oui, car il fait aussi de la rétention de matériel performant pour être prioritaire sur son utilisation). Il me tend l'appareil et il dit juste :</p>
<p>— Quatre tiers, cinq méga.</p>
<p>— Quoi ?</p>
<p>— Quatre tiers, cinq méga.</p>
<p>— J'ai rien compris.</p>
<p>— C'est le format des photos.</p>
<p>— Ah ok.</p>
<p>Bon après, est-ce que c'est le format qui est activé actuellement ? Le format qu'il souhaite ? Est-ce que ça a de l'importance ? Allez savoir… L'avantage, c'est que comme il n'est pas capable de me donner des consignes précises, je fais ce que je veux, comme je veux. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_tongue.gif" alt=":tongue:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Après, apparemment, il fait aussi dans l'avarice financière. Petite boutade d'un collègue : <em>"</em><em><strong>SI</strong></em><em>, P., il m'a déjà payé une fois à manger sur le terrain… Il m'a payé un twix !"</em></p>
<p> </p>
<p>Autre boutade, en journée de cohésion, on voit une petite cabane au milieu de nulle part, isolée sur le flan d'une montagne : <em>"Ah bah, tiens P., tu serais bien là-haut tout seul dans ta cabane !"</em> Il a répondu que oui, oui, ce serait son rêve. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sarcastic.gif" alt=":sarcastic:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Pour ce qui est du style de communication, voici un bel exemple. Récemment, il a eu une nouvelle idée. Il s'est dit qu'on allait arrêter de faire des rapports rédigés littéralement. On allait remplacer tout ça par des fiches synthétiques, avec de l'information brute de décoffrage, sans aucun blabla superflu !</p>
<p> </p>
<p>De temps en temps, quand je suis vraiment lassée de n'avoir aucune consigne, je mobilise mon instinctif réprimé pour me déplacer jusqu'à son bureau, pour lui poser une question…Il me répond par une autre question :</p>
<p>— Je voudrais savoir, vous avez toujours pas la date de la réunion ?</p>
<p>— T'es prête ?</p>
<p>— Bah si je pouvais avoir la date déjà… (Non, mais il va pas s'imaginer que je me déplace jusqu'à lui pour donner de l'info sans que lui m'en donne quand même !)</p>
<p> </p>
<p>Au début, je croyais que c'était un émotionnel réprimé tellement il était froid. En fait non, c'est un <strong>5 alpha</strong>. Ce type est complétement désespéré de la vie. Il est aussi beaucoup dans la dispersion, l'intempérance et la rationalisation (désintégration en <strong>7</strong>).</p>
<p> </p>
<p>Voilà des petits exemples d'avarice à tous les niveaux etde communication entre deux <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Bien amicalement,</p>
<p>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1452</guid><pubDate>Mon, 17 Oct 2011 19:24:02 +0000</pubDate></item><item><title>Instinct sexuel chez le type 5</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1526-instinct-sexuel-chez-le-type-5/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je voulais faire une mise à jour de <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1439" rel="">mon message sur mon profil instinctif</a> que j'avais écrit en septembre 2011 suite à ma participation au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">stage Sous-types</a>. Étant donné que je n'ai rien de très intéressant à rajouter concernant les instincts de conservation et social (je me considère maintenant C-/=, S=), je vais me limiter à l'instinct le plus problématique pour moi, à savoir l'instinct sexuel.</p>
<p> </p>
<p>Mes dernières auto-observations me confirment que j'ai une préoccupation excessive au domaine des relations intimes : c'est ma principale source d'angoisse et en même temps, une source de sécurité et de satisfactions importante.</p>
<p> </p>
<p><strong>Confidence</strong> : il est dit dans les notes de stage que le type <strong>5</strong> de sous-type sexuel aime partager des idées, des informations confidentielles avec la personne qui lui est proche. Je me reconnais bien là-dedans. Je peux partager beaucoup avec une personne en duo, mais je me tais immédiatement lorsque nous rentrons dans un groupe. En stage Ennéagramme, j'ai souvent des insights que je réserve volontiers à certain(e)s participant(e)s en particulier, mais que je n'aime pas du tout raconter en groupe. Au boulot, je discute beaucoup avec ma collègue en tête-à-tête, mais quand nous sommes plusieurs collègues ensemble à midi, ça ne m'intéresse plus vraiment de participer aux conversations.</p>
<p> </p>
<p><strong>Confiance</strong> : il est dit en stage que le type <strong>5</strong> de sous-type sexuel manque de confiance en soi dans le domaine des relations intimes, même si le contraire est parfois affiché. Je ne sais pas si la seconde partie de la phrase est vraie pour moi, en tout cas, je confirme pour la première. Je suis en couple, et ça se passe très bien. Je crois que très objectivement, il n'y aurait aucune raison de s'inquiéter. Pourtant, je suis régulièrement angoissée par tel ou tel comportement de mon ami. Ça peut être une simple plaisanterie, je ne vais pas vous donner d'exemple car je sais objectivement que c'est complètement ridicule de s'inquiéter pour si peu !</p>
<p> </p>
<p>Blessure de l'instinct sexuel : il m'arrive parfois — attention, ce qui suit est très très bizarre ! — de visualiser ma blessure sous forme d'image. Donc je <em>"sais"</em> (est-ce que ça relève de l'intuition ?) que ce n'est pas une petite égratignure. Et il m'arrive parfois de voir comment un évènement extérieur peut affecter cette blessure, la voir saigner par exemple. Ce sont très souvent des évènements objectivement anodins, ce qui me confirme <em>mentalement</em> que la réaction est totalement disproportionnée et que donc il y <em>un problème</em> à cet instinct.</p>
<p>Je développerai ce sujet dans le panneau sur l'intuition.</p>
<p> </p>
<p>Vision de la relation figure nourricière/figure protectrice : au stage Sous-types, il est dit que la problématique à l'instinct sexuel est liée à la manière dont l'enfant a perçu, subjectivement ou objectivement, le couple formé par sa figure nourricière et sa figure protectrice (ma mère et mon père dans mon cas). Je me souviens avoir déclaré ouvertement, quand j'étais adolescente, que je n'avais jamais compris ce que mes parents faisaient ensemble. Leurs préoccupations, leurs centres d'intérêts et leurs valeurs me paraissent totalement divergents. Je me demandais pourquoi mon père s'était mis avec une femme qui ne s'intéressait pas à grand-chose mis à part l'intendance de la maison, et pourquoi ma mère s'était mise avec un homme qui était si individualiste et si égocentrique. Je ne les ai jamais vu se donner de signe d'affections ou se dire "je t'aime". Sauf une fois où ils se sont embrassés dans l'ascenseur lorsque j'avais moins de 6 ans, j'étais choquée et je leur ai dit qu'ils n'avaient pas le droit de se faire un bisou sur la bouche car c'était réservé aux amoureux !</p>
<p> </p>
<p>Relation avec des amies de sous-type sexuel : j'ai deux très bonnes amies qui sont autant que moi <em>atteintes</em> du sous-type sexuel, une <strong>9 mu</strong> et une <strong>6 mu</strong>. Elles viennent parfois se confier à moi concernant leurs angoisses liées à leur sous-type. Je comprends complètement leurs doutes, leur souffrance, et je le leur dis parfois. Par contre je suis bien incapable de partager réciproquement mes propres préoccupations similaires : la passion d'avarice doit se trouver ici.</p>
<p> </p>
<p>Importance des relations intimes : Helen Palmer dit que le <strong>5</strong> de ce sous-type a un <em>"genre d'attirance marqué pour les rencontres intenses, brèves et fort sérieuses"</em> et que les liens avec leurs confidents <em>"sont un véritable trésor. Ils peuvent être passés en revue lorsque les </em><em><strong>5</strong></em><em> sont à nouveau seuls, et recréés sans cesse par l'imagination. Ils sont intenses car rares, espacés et profondément mémorisés."</em> C'est totalement vrai pour moi. Beaucoup moins depuis que je déconstruis ce type de transes hypnotiques. J'ai la croyance fausse et limitante que construire une relation de couple satisfaisante est la chose la plus difficile et en même temps la plus importante dans la vie.</p>
<p> </p>
<p>X-- : les jours où je ne vais pas voir mon ami ou d'autres relations intimes importantes, je peux être complètement hors-séduction ; je ne fais pas attention à mon apparence, je ne cherche pas du tout à capter l'attention.</p>
<p> </p>
<p>X++ : j'ai déjà mentionné l'importance des relations en couple pour moi. Comme tous les sous-types sexuel, j'ai le réflexe de me tourner et de regarder une personne qui parle dans un groupe.</p>
<p> </p>
<p>Ce que j'ai mis en place pour rendre le sous-type moins handicapant :</p>
<ul><li>J'utilise les techniques de synchronisation, de reformulation, et parfois le métamodèle avec mon ami. Pour les deux premières, ce sont des techniques simples de communication qui me rassurent sur ma capacité à entretenir une bonne relation avec lui.</li>
<li>J'essaye de déconstruire les transes liées à l'instinct sexuel (style les transes dont parle Helen Palmer).</li>
<li>J'essaye de faire des rappels de moi en présence de mon ami. Parfois je mets en présence de lui le fichier audio avec rappels aléatoires donné par Fabien suite au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="external nofollow">stage Essence</a>.</li>
<li>J'essaye de me comporter avec lui comme j'aimerais qu'il se comporte avec moi. C'est-à-dire que si je trouve qu'il ne me téléphone pas assez ou ne m'envoie pas assez de signes d'attention, je lui en envoie quand même moi-même, au lieu de me <em>"venger"</em> en étant aussi avare de marques d'attention. Tentative de pratique de la vertu de désintéressement à la place de la passion d'avarice.</li>
<li>J'essaye — sans y être encore arrivée vraiment — de lui faire ma part de mes inquiétudes concernant le domaine des relations et de la nôtre en particulier, au lieu de vouloir véhiculer le message <em>"sois forte"</em> à tout prix.</li>
<li>Quand je suis dans la visualisation de la blessure de l'instinct, j'en profite pour visualiser que je guéris la blessure et la visualiser cicatrisée dans le futur.</li>
<li>En écrivant ce message, je réalise que je pourrais travailler à chercher des contre-exemples à la croyance <em>"construire une relation de couple satisfaisante est la chose la plus difficile et la plus importante dans la vie"</em>.</li>
</ul><p></p>
<p>Et vous, autres <strong>5</strong>, comment vivez-vous l'instinct sexuel ? Et si c'est votre sous-type, avez-vous mis en place un travail dessus ? (Et si oui, quel travail ? Ça va de soi comme question, mais comme je m'adresse à des <strong>5</strong>, je préfère préciser !). Le forum fermant demain, vous avez jusqu'au 27 août pour préparer votre réponse. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Comme il est beaucoup plus facile d'observer les manifestations égotiques chez les autres, je demande également aux autres types qui ont fréquenté des <strong>5</strong> de sous-type sexuel de témoigner.</p>
<p> </p>
<p>Très amicalement,</p>
<p>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1526</guid><pubDate>Wed, 11 Jul 2012 19:20:18 +0000</pubDate></item><item><title>Des 5 et le go&#xFB;t d&#x2019;&#xE9;couter de la musique</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1847-des-5-et-le-go%C3%BBt-d%E2%80%99%C3%A9couter-de-la-musique/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>J’aime la musique, elle m’accompagne dans ma vie. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""> Dix jours sans musique, je m’étiole. J’ai constaté le même phénomène chez trois de mes connaissances <strong>5 alpha</strong>. Curieux, je me suis demandé comment influait l’ennéatype <strong>5 </strong>sur le goût pour la musique.<br><br>Sur l’Enné-agora, deux conversations sur la musique ont été ouvertes par des <strong>5</strong> : Jean-Nicolas (il exprime son goût pour le jazz dans “<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1057&amp;" rel="">Le jazz et autres styles musicaux</a>”) et Théo (il exprime sa difficulté à chanter en public dans “<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1257" rel="">Chant et ennéatype</a>”). Merci à eux d’avoir ouvert la voie — et la voix. Et dans leur <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_connex.htm" rel="external nofollow">stage Connexions</a>, Patricia et Fabien ont évoqué la musique à propos des <strong>5</strong>.<br><br>Je songe avec compassion à Stéphane, un <strong>5</strong> expert en lutherie dans le film <a href="http://www.enneagramme.com/Cinema/9_F019_d.htm" rel="external nofollow"><em>Un cœur en hiver</em></a> (j’ai évoqué brièvement Stéphane dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1839&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=16191" rel="">ce message de la conversation “Je ne parlerai pas de ce qui me touche le plus”</a>). Et à Albert Einstein dans la chambre de son fils psychiquement malade : démuni, vivant la peur de base du <strong>5</strong>, Albert se mit à jouer du violon pour son fils.<br><br>Pour simplifier, je limite le sujet de cette conversation à <u>l’écoute</u> de la musique : concernant la <u>pratique</u> de la musique, qui met les centres en œuvre différemment, peut-être ouvrirai-je une autre conversation.<br><br>Écouter de la musique et interagir avec quelqu’un, ces deux contextes engendrent en moi nuées d’émotions. Je me sens intrigué : pourquoi dans la musique, je les apprécie tant, les émotions, je les cherche, alors que dans les interactions sociales, je les crains tant, je m’en coupe ? Pour répondre à cette question, comparons les deux contextes.<br><br>D’abord les interactions sociales. Les comportements des humains ne sont pas toujours prévisibles, loin s’en faut (cf. par exemple, un humain utilisant son <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_sd.htm" rel="external nofollow">vMème ROUGE</a>, aïe), hélas pour mon centre préféré, qui cherche à rendre le monde extérieur prévisible. Je ne trouve pas <u>le</u> bon comportement à adopter. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif" alt=":sick:" data-emoticon=""> Peuvent naître en moi des émotions imprévues, pas familières à cause de mon habitude de m’en couper. Mon centre préféré ne peut plus fonctionner comme d’habitude. Sans lui, je ressens du désarroi. C’est comme ne pas reconnaître quelqu’un. Ou plutôt ne pas me reconnaître moi-même. Comment éteindre la radio ? J’active le mécanisme de défense du <strong>5</strong> et je vis la fixation et la passion du <strong>5</strong>.<br><br>Changeons de contexte : j’écoute une musique que j’aime. Me voici sorti de l’épineux <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">domaine</a> du <strong>5</strong>. Je n’ai pas à répondre à une demande extérieure, ouf. Je me sens en sécurité. Je ne vis pas la peur de base du <strong>5</strong>. Cette fois, je ne crains pas mes émotions, au contraire. Mon émerveillement nait de mon sentiment de beauté, la musique transforme mes émotions induites par mon écoute. Je les accepte alors plus facilement. Elles s’harmonisent avec la musique, avec les sons. J’apprécie leurs nuances, leurs variations. Elles donnent de la saveur à ma vie. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_miam.gif" alt=":miam:" data-emoticon=""> Je m’y reconnais. Quel contraste avec l’autre contexte. Mais comment ai-je surmonté ma crainte initiale de mes émotions ?<br><br>J’ai surmonté ma crainte de mes émotions, non seulement parce que le langage musical s’avère prévisible, donc m’apporte le sentiment de sécurité dont j’ai besoin en tant que <strong>5</strong>, mais aussi pour deux autres raisons liées à mon ennéatype <strong>5</strong>.<br><br>J’ai besoin de certitudes. J’ai besoin de clarté. J’espère les trouver dans la précision. Par préférence et par habitude, je cherche ces certitudes à l’extérieur. La musique satisfait ces besoins et cette préférence : les sons proviennent de l’extérieur, ils s’avèrent clairs et précis, car créés par les compositeurs afin de l’être (sauf cas particuliers, rares heureusement), mes sens — ici, l’ouïe — m’apportent des certitudes. Contrairement aux interactions sociales, je ne lie pas mes émotions à une mécanique intérieure incertaine, obscure, imprévisible, mais, bien qu’elles naissent dans mon corps et pas à l’extérieur, je les lie à des sons certains, clairs, précis, prévisibles, familiers. Je lie aux vibrations sonores, les frissons qui courent le long de mes omoplates lorsque j’écoute certaines phrases musicales. Mon univers intérieur s’harmonise avec l’extérieur.<br><br>Le risque pour le <strong>5</strong> <strong>alpha</strong> que je suis, est de cloisonner l’univers merveilleux de ces émotions-là, ni exigeant, ni imprévisible, de le transformer en refuge pour me protéger de l’univers effrayant des émotions intrusives engendrées par des interactions sociales exigeantes, imprévisibles.<br><br>Aucune scène du film <em>Un cœur en hiver</em> ne montre Stéphane en train de jouer du violon. Vu son expertise de luthier, il sait pourtant en jouer. J’imagine une suite au film : Stéphane jouerait dans un orchestre de chambre.<br><br>En fanfare,<br>Yves</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1847</guid><pubDate>Mon, 11 Jan 2016 19:03:37 +0000</pubDate></item><item><title>Le go&#xFB;t des silences</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1848-le-go%C3%BBt-des-silences/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentcommentid="16236" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentid="1848" data-ipsquote-username="Rosso" data-cite="Rosso" data-ipsquote-timestamp="1452108981"><div><p>J'ai reçu, il y a quelques jours, une invitation pour un concert d'un copain pianiste introverti qui, je pense, est <strong>5</strong>. Dans l'invitation, il cite le philosophe taoïste Tchouang-Tseu qui disait que <em>« le plus beau cadeau que l’on puisse faire à la parole est de se taire »</em>, ce à quoi il ajoute : <em>« Le plus beau cadeau que l’on puisse faire à la musique est de l’abreuver de silences… »</em><br><br>Une jolie façon de rationaliser l'avarice ?</p></div></blockquote>
<p> </p>
<p>Merci Rosso pour cette anecdote. Passionné de mots et de musique, avec un faible pour le piano, et passionné aussi d’avarice, hélas (c’est la passion du <strong>5</strong>), ce sujet m’inspire. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""><br><br>Après avoir lu le premier aphorisme, j’entrevis mon ego avare qui se laissait séduire par cette citation ; celui-ci se sentit alors humilié par cette caricature de lui-même. Avec une pointe d’agacement, je reconnus aussi dans cet aphorisme cette impression de manque de clarté que peuvent donner des <strong>5</strong>, moi-même par exemple, reflet du manque de clarté de mes ressentis. Mes propos parfois elliptiques, mon ego avare en tire même de la fierté (heureusement il y a le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_liber.htm" rel="external nofollow">stage Libération</a>). Avec son sentiment de supériorité intellectuelle, il masque ainsi à lui-même son sentiment d’insécurité. J’imagine qu’écrire des invitations pourrait s’avérer pour moi une source d’insécurité — même des invitations à des copains, et c’est un peu triste. Il s’agit d’une peur égotique. Mais je ne sais pas si c’est le cas de ton copain, Rosso. Lorsque je vis l’essence du <strong>5</strong>, je surmonte aisément cette peur égotique.<br><br>Par contre, après avoir lu le second aphorisme, je me suis senti enthousiaste. J’avais envie d’intervenir. Mes centres de support et préféré étaient d’accord pour activer mon centre réprimé.<br><br>Avant de répondre à ta question, Rosso, je pose celle de l’usage de silences par des <strong>5</strong>, dans les deux langages, la parole et la musique : pourquoi les utilisent-ils ? Quelles sont leurs motivations ?<br><br>D’abord la parole. Je suis très introverti. Concernant l’usage de silences dans mon discours verbal, deux cas sont possibles. Dans le premier, de loin le moins fréquent, je vis la <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_neti.htm" rel="external nofollow">contrepassion</a> du <strong>5</strong>, je me soucie alors peu d’être compris, voire même d’être écouté, d’être connecté aux autres. Mon discours suit mes pensées et emporté par leur flot, je ne cherche pas à y insérer des silences. Dans le second cas, j’ai besoin d’être compris — ne pas être compris serait comme ne plus exister dans le monde extérieur — et je parsème mon discours de silences. Ils me permettent de vérifier que je suis compris et que mon interlocuteur est capable de me comprendre : si tel n’était pas le cas, alors je pourrais me taire. C’est arrivé, hélas. Ou bien mes silences me permettent de souligner un point essentiel et de vérifier l’effet de mes paroles, ou bien encore d’éveiller la curiosité de mon interlocuteur par du suspense. Dans mon cas, ce sont aussi des silences égotiques. Enfin mes silences me permettent aussi de choisir ce que je vais dire avant de parler, j’attache alors davantage d’attention à l’expression qu’à la relation avec mes interlocuteurs. Ces silences ont une facette égotique aussi.<br><br>J’aime communiquer avec des personnes qui émaillent leurs propos de silences, afin de laisser résonner leurs paroles en moi. Ils donnent du relief à leurs paroles, une aura. Précieuses paroles. Ce goût a également une facette égotique.<br><br>Mais pas seulement : il m’arrive de me sentir touché, émerveillé ou attendri par mon interlocuteur et c’est souvent pendant un silence qui suit ses paroles. Ce silence a dégagé un espace de clarté, mon sentiment d’être envahi — le fameux épouvantail du <strong>5</strong> — s’y est dissous, j’ai pu accéder à mon émotion, être présent.<br><br>Lorsque les autres se taisent, il m’arrive souvent de me détacher et de me taire aussi. Je ne me sens pas triste, car je me suis coupé de mes émotions. La parole est liée aux émotions et ce silence-là n’est pas un cadeau à la parole, au contraire. Depuis que je connais l’Ennéagramme, lorsque je me trouve en compagnie d’un <strong>5</strong> qui se tait, souvent je me sens triste.<br><br>Parmi les personnes que j’aime, il y a aussi des êtres volubiles. Porté par leur passion, j’aime les écouter parler sans s’arrêter, excepté toutefois quand ils oublient de respirer : là j’ai l’impression d’étouffer moi-même, réminiscence effrayante de mon enfance.<br><br>Et maintenant, au tour du second aphorisme. Je le préfère au premier. Je le trouve moins équivoque.<br><br>Un piano ne permet pas de legato comme un violon ou une voix, hélas. Les marteaux donnent des coups abrupts sur les cordes. Je me sens émerveillé par le legato de Chopin, par la fluidité de Debussy. Ton copain, Rosso, a utilisé le verbe <em>« abreuver ». </em>Abreuver : l’eau fluidifie, met du liant. <em>« Il faut lier par l’oreille »</em> me confia un jour ma professeure. Elle voulait dire « par l’écoute ».<br><br>Un silence ne permet pas le legato. Mais il n’est pas vide. Il n’est pas le vide intérieur, autre épouvantail du <strong>5</strong>. En tant que <strong>5</strong>, pas facile d’accéder à mes ressentis, hélas. J’ai besoin de certitude. J’ai besoin d’un espace de clarté. Heureusement un silence me donne cet espace. Il me permet, avant de choisir le prochain son, de savourer le son précédent, ou plutôt son retentissement dans mon corps. Pendant un silence, j’écoute, j’inspire, comme un chanteur, et souvent naît dans mon corps une énergie, un émerveillement, une gratitude. Je choisis alors un son assorti à mon état intérieur ainsi qu’à l’intention du compositeur, extérieure, sans oublier l’état du clavier. Telle une intuition, ce choix m’apparaît comme une certitude. Je l’exprime avec mes doigts dans la phrase suivante. En résumé, comme parfois certains silences dans la parole, ce silence a facilité mon accès au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">centre intuitif</a> du <strong>5</strong>.<br><br>Sans le silence de la nuit, les étoiles seraient-elles aussi belles ? Sans le silence, trouverais-je une parole ou une musique pour l’exprimer ?<br><br>Pour conclure, j’apprécie des silences dans la parole pour un mélange de motivations égotiques et pas égotiques. Par contre, dans mon goût des silences dans la musique, pour l’instant, je n’ai pas trouvé de motivation égotique.<br><br>J’en viens maintenant à ta question, Rosso. Rationaliser l’avarice, oui, cela m’est arrivé de temps en temps. Qu’un <strong>5</strong> se serve de l’aphorisme de Tchouang-Tseu pour rationaliser l’avarice, oui, je suppose que cela pourrait arriver de temps en temps. Confiance : un être humain ne se réduit pas à son ego. Voici maintenant un silence.<br><br>Avec ma silencieuse amitié,<br>Yves</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1848</guid><pubDate>Mon, 11 Jan 2016 19:10:11 +0000</pubDate></item><item><title>Limites de mon centre pr&#xE9;f&#xE9;r&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1841-limites-de-mon-centre-pr%C3%A9f%C3%A9r%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Je suis très touché par certains poèmes d'Yves Bonnefoy. Ainsi des poèmes de son recueil <em>Début et fin de la neige</em>, (dont <em>“</em>Le tout, le rien<em>”</em>, <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1697&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=14988" rel="">cité ici par Tristan</a>), et de <em>Là où retombe la flèche</em> (dont un passage dit par Yves Bonnefoy est <a href="http://www.ina.fr/audio/P12054358" rel="external nofollow">audible là</a>). J'ai vécu l'agréable surprise de retrouver sa finesse et sa clairvoyance dans son recueil d'essais <em>Le siècle où la parole a été victime</em>. Le passage suivant a particulièrement attiré mon attention cinquesque.<br> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-username="Yves Bonnefoy" data-cite="Yves Bonnefoy"><div><p>La rose ne dure qu'une journée, voire l'espace d'un matin, mais les concepts de fleur, de pétale, d'épine, qui permettent de caractériser une rose, sont nés chacun, étant des concepts, hors du temps et ne peuvent pas en revivre l'expérience, ils ne pourront donc pas nous faire participer de par le dedans de notre émotion au flétrissement qui fatalement se produit dans toute rose réelle. Essayant alors de dire ce qui a lieu dans cette fleur qui a défleuri, la pensée par concepts, s'attachant à l'idée de flétrissement, ne formulera qu'une généralité encore. Et voici la personne humaine, qui a cependant à vivre et à comprendre son propre rapport au temps qui passe, au vieillissement, à la mort, voici cette personne laissée sans possibilité d'accéder à cet authentique savoir de soi qui lui aurait permis de pressentir, de surcroît, ce que les autres êtres sont en eux-mêmes. Que notre intellect se voue, imprudemment, à une pensée purement et simplement conceptuelle, et nous allons être coupés de ce qui se joue en nous et aussi de ce que vivent les autres, nous resterons capables d'analyser les phénomènes de la matière mais serons dissuadés de notre désir d'aimer, par exemple : ce désir, ce besoin, qui sont pourtant le trait spécifique du fait humain sur la terre. Conséquence : ce qui aurait pu nous être du proche s'étant fait ainsi de l'étranger, nous serons obligés de vivre dans un triste univers tout en énigmes, notre propre existence dans celui-ci étant la principale d'entre elles.<br><br>L'intellect qui se réduit au concept s'enferme dans l'énigme, avec, par-dessous ses pensées les plus actives et même les plus fructueuses, de l'angoisse donc, une angoisse fondamentale. Et dans son inquiétude, aussi bien, il sera tenté de bâtir à l'aide d'une poignée de concepts quelques pseudo-objets qui vont, eux, lui paraitre pensables de fond en comble et — intemporels comme le concept les fera — lui seront le refuge qui lui permettra d'oublier, pendant le temps qu'il s'y cache, la fatalité de la mort, cet au-delà de toutes ses prises.</p></div></blockquote>
<br><p>Ces paroles, ainsi que <a href="http://www.mercuredefrance.fr/livre-Le_si%C3%A8cle_o%C3%B9_la_parole_a_%C3%A9t%C3%A9_victime-42-1-1-0-1.html" rel="external nofollow">cette présentation</a> de l'ouvrage <em>Le siècle où la parole a été victime</em> — présentation par Yves Bonnefoy lui-même — résonnent très fort en moi. Du point de vue de l'Ennéagramme, j'y retrouve des limites et des biais liés à mon usage pas toujours pertinent de mon centre préféré – le centre mental dirigé vers l'extérieur. Entre autres le dévoiement de mon orientation et ma peur.<br><br>Amicalement,<br>Yves<br><br>Source : le recueil d'essais <em>Le siècle où la parole a été victime</em>, éd. Mercure de France, 2010, chapitre "La parole poétique<em>"</em>, p 295. Cet ouvrage est malheureusement actuellement indisponible chez l'éditeur.<br><em>"La parole poétique" </em>fut en 2000 une des conférences de <em>Qu'est-ce que la culture ?</em>, Université de tous les savoirs. Le texte publié ici n'est pas le texte original de cette conférence, mais le texte corrigé et compété par Yves Bonnefoy, avant d'être publié. Je préfère le texte complété et corrigé au texte de la conférence.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1841</guid><pubDate>Mon, 07 Dec 2015 12:00:33 +0000</pubDate></item><item><title>Je ne parlerai pas de ce qui me touche le plus</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1839-je-ne-parlerai-pas-de-ce-qui-me-touche-le-plus/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Suite à <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1797" rel="">cette conversation</a> consacrée à la détermination de l'ennéatype de Charles Aznavour, je me suis senti très intrigué : pourquoi ai-je tant parlé de lui, sachant qu'il ne fait pas partie de mes chanteurs préférés ? Ah mais non, je ne le regrette pas : ma question ne témoigne pas d'une avarice de temps <em>a posteriori</em>. Certes, une forme d'avarice est bien présente — et c'est le sujet de cette nouvelle conversation —, mais ici, il ne s'agit pas de cette forme-là.<br><br>J'aime certaines chansons d'Aznavour, mais elles ne me touchent pas comme certaines chansons de Barbara, Jacques Brel ou Léo Ferré, par exemple. Ou comme certaines interprétations de compositions romantiques ou françaises du XIXe siècle. Alors pourquoi évoquer Aznavour plutôt que mes artistes préférés ? Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour témoigner — un peu — sur Barbara ? Pourquoi n'ai-je jamais parlé de mes autres artistes favoris ?<br><br>Certaines chansons de Barbara, Jacques Brel ou Léo Ferré me touchent. Elles touchent un univers intime enfoui au fond de moi. Seul, coupé du monde extérieur, je les écoute. Je suis dans mon intimité. Je me laisse porter par les harmonies mouvantes. Mon centre de support, dirigé vers l'intérieur, fonctionne bien. Mon centre préféré me laisse tranquille. Parfois, bien que j'aie déjà souvent écouté ces chansons, je suis bouleversé par une d'entre elles. Alors pendant longtemps, j'évite d'écouter cette chanson. Trop poignant.<br><br>Changeons de contexte. Vous êtes là, en face de moi, réellement ou dans ma tête. L'essence du <strong>5</strong> est là aussi : soudain je ressens le désir de partager avec vous ce qui me tient au cœur. Comment parler de ce monde intérieur, à vous qui êtes à l'extérieur ? Puisque vous êtes à l'extérieur, je fais ce que j'ai l'habitude de faire dans ce cas : j'appelle mon centre préféré, je le dirige vers l'extérieur, je lui donne le contrôle. Il faut des mots. Des mots précis. Précieux mots précis. Quels mots précis mettre sur ce monde intime fait de vagues impressions, d'émotions confuses, imprévisibles et incompréhensibles, et qui parfois me bouleversent ? Le langage verbal, mon centre préféré aspire à en faire le domaine de l'objectivité. Ma subjectivité, elle, se retrouve reléguée dans le non-verbal.<br><br>J'appelle le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="external nofollow">mécanisme d'attention</a> du <strong>5</strong> au secours. Mais ce mécanisme ne me permet pas d'entrer en contact avec ce monde intime. C'est une planète lointaine et obscure. J'érige une cloison protectrice autour. Je songe à Stéphane (<strong>5 mu</strong>), dans son atelier de luthier, fermant méticuleusement et silencieusement la boîte du violon qu'il vient de fabriquer, dans le film <a href="http://www.enneagramme.com/Cinema/9_F019_d.htm" rel="external nofollow">Un cœur en hiver</a> (ce film a agi comme un révélateur pour moi). Est-ce dans cette boîte que Stéphane a enfermé ses sentiments ? Ils n'en sortiront pas.<br><br>Mais revenons à mon centre préféré, toujours dirigé vers l'extérieur. Que se passe-t-il ? Il tient la barre. Je suis sous l'emprise de la croyance <em>"Je ne suis pas capable de comprendre ce monde intérieur"</em>. À mon désir de partager succède la peur de base du <strong>5</strong>. Dans ce contexte, comment vous parler ? À la peur de ne pas me comprendre moi-même se superpose la peur d'être incompris, peut-être sous l'effet d'une projection de mon sentiment d'incompréhension. La peur de base du <strong>5 </strong>étend son champ au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">domaine</a> du <strong>5 </strong>: à ma croyance <em>"Je ne suis pas capable de comprendre ce monde intérieur"</em> s'ajoute la vieille croyance <em>"Je ne suis pas capable de me faire comprendre"</em>. Selon l'importance que j'accorde à ma relation avec vous, à ma peur succède une vague mélancolie parfois mêlée d'envie, ou bien une tristesse — avec un coup de pouce de la <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_neti.htm" rel="external nofollow">false core</a> du <strong>5</strong>. Parfois s'insinue un doute <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_suspicieux.gif" alt=":suspicieux:" data-emoticon=""> : <em>"<u>Vous</u> n'êtes peut-être pas capable de me comprendre"</em>, résultat de l'interprétation faite par mon centre mental de ma peur d'être incompris, avec peut-être une projection. Élan, désir, ouverture, peur, fermeture, mélancolie, envie, tristesse, consternation, confusion, doute, scepticisme, rétraction… Je me sens bousculé par ces vagues d'émotions indistinctes et imprévues. Mon centre préféré a peur de se noyer. Il essaie de reprendre la barre. En vain. Je me coupe de mes émotions. Un vide intérieur se crée. Vite, mon centre préféré ! Vite, un sujet pour appliquer le mécanisme d'attention du <strong>5</strong> ! Pendant ce temps, isolé de mes émotions, et de vous, je vis la passion et la fixation du <strong>5</strong>. Le mécanisme de défense du <strong>5</strong> a fonctionné parfaitement.<br><br>Avec Aznavour, c'est différent. Ses chansons ne touchent pas mon intimité, et ce n'est pas celle-ci que j'ai désiré partager avec vous, mais plutôt des informations objectives. Je n'ai ressenti, ni la peur de ne pas me comprendre, ni la peur d'être incompris. J'ai pu utiliser le mécanisme d'attention du <strong>5</strong>. Je l'ai fait en utilisant le modèle de l'Ennéagramme. Mon centre préféré s'est d'ailleurs servi une copieuse pâtée : l'analyse de la personnalité d'Aznavour. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_glouton.gif" alt=":glouton:" data-emoticon=""> Mon ego était content. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""><br><br>Amicalement,<br>Yves</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1839</guid><pubDate>Wed, 02 Dec 2015 12:45:05 +0000</pubDate></item><item><title>D&#xE9;tachement ou d&#xE9;sint&#xE9;gration ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1789-d%C3%A9tachement-ou-d%C3%A9sint%C3%A9gration/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous et toutes,</p>
<p> </p>
<p>Premier commentaire sur ce forum après ma formation initiale en mars et avant le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="external nofollow">stage Éveil</a> du week-end des 23 &amp; 24 mai.</p>
<p>En effet, les commentaires de <strong>5</strong> ne sont pas les plus nombreux par rapport aux autres types : <em>à quoi bon partager ce que je vis ?</em> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Alors je fais un gros effort et je viens partager avec vous une de mes interrogations sur un des aspects du <strong>5</strong> (je suis <strong>5</strong> aile <strong>4</strong>) en ce qui concerne sa <em>compulsion </em>et sa <em>fixation </em>: comment s'articule (ou se vit) le <em>détachement </em>(fixation) lorsque se manifeste l'<em>évitement </em>du vide intérieur (compulsion) ? C'est probablement une question de définition des termes. Qu'est-ce que le détachement en Ennéagramme ? C'est un questionnement intense pour moi en ce moment de ma vie car à propos de mes <em><span>peurs de base</span></em> (être sans ressource, inutile et incapable) alors que jusqu'à maintenant j'arrivais plus ou moins à les gérer :</p>
<ul><li>en étudiant des domaines de développement personnel, en ayant quelques pratiques comme la méditation, l'EFT, etc., autant de <em>ressources mentales et spirituelles</em> relativement nourrissantes ;</li>
<li>en travaillant pour gagner de l'argent (<em>ressources </em>matérielles) ;</li>
<li>en agissant dans la vie associative afin de me sentir <em>utile et capable</em>.</li>
</ul><p style="font-weight:normal;">Hors, je suis en retrait complet (<em>détachement</em> ??) par rapport à tout cela depuis plusieurs mois ! J'ai arrêté mon activité professionnelle, je n'ai plus de curiosité pour des domaines particuliers (comme si j'en savais assez sur la vie, en général, mais avec un sentiment d'ennui puisqu'il n'y <i>aurait</i> plus rien de nouveau et d'excitant à explorer), et ces interrogations deviennent une préoccupation quasi obsessionnelle (<em>isolation</em> ?). Cela ressemble fort à une désintégration à la limite du dysfonctionnel, non ?</p>
<p style="font-weight:normal;"> </p>
<p style="font-weight:normal;">Est-ce que des <strong>5</strong> ont déjà traversé ce genre de période ?</p>
<p style="font-weight:normal;"> </p>
<p style="font-weight:normal;">Je voudrais ajouter aussi que m'accepter en tant que <strong>5</strong> est encore difficile car ses caractéristiques sont très éloignées de ce que mon <i>ego</i> et ma part «<i> idéal du moi</i> » voudraient être… (Je suis encore fixé sur la quête infantile de vouloir être « comme papa » qui était très probablement <strong>7</strong> aile <strong>8</strong>… Peut-être que ceci explique en grande partie tout cela…)</p>
<p style="font-weight:normal;"> </p>
<p style="font-weight:normal;">Qu'en pensez-vous ?</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1789</guid><pubDate>Wed, 20 May 2015 09:44:24 +0000</pubDate></item><item><title>Le 5 peut-il aussi agir comme un cam&#xE9;l&#xE9;on ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1670-le-5-peut-il-aussi-agir-comme-un-cam%C3%A9l%C3%A9on/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>J'écris ce message à propos d'une possible manifestation d'ennéatype qui me trotte dans la tête depuis quelque temps.</p>
<p> </p>
<p>L'orientation du <strong>5</strong> est la connaissance et la précision. Je pense avoir récemment compris quelque chose à ce sujet que je n'avais pas compris jusqu'ici. Je vous soumets cette analyse, telle que j'ai pu finir par l'écrire, et je suis preneur de vos retours.<br><br>Étant enfant, j'ai toujours eu l'impression que le monde autour était un peu bizarre, que j'étais en décalage, et que le comprendre était la bonne approche pour pouvoir y “être” sans trop me faire remarquer. Je ne sais pas exactement quand s'est développé ce qui suit, mais je sais que cela fait assez longtemps, cela remonte à au moins 16 ou 17 ans en arrière.<br><br>Une façon que j'ai intuitivement développée pour pouvoir sembler être fonctionnel c'est de “copier” le comportement de l'autre. J'ai développé des automatismes comme montrer de l'enthousiasme face à un <strong>7</strong> lorsqu'il est présent, montrer de l'intérêt pour telle ou telle chose lorsqu'une autre personne présente en manifeste, rire sur une mauvaise blague que je ne comprenais pas alors que cela faisait rire l'autre, etc. Il s'agit de jouer le jeu de l'autre personne afin de passer comme normal. Cela peut aussi être de l'ordre émotionnel (par copie “non authentique”), mais cela a rarement été de l'ordre instinctif (trop difficile d'accepter d'aller courir avec quelqu'un, ou quelque chose dans ce genre).<br><br>En ennéagramme, on dit que le type <strong>3</strong> est le transformiste ou caméléon. Si je ne me trompe pas, cela lui permet de s'ajuster à la hauteur de son interlocuteur et vivre un succès plutôt qu'un échec, la passion de mensonge lui faisant “croire” en son personnage sur l'instant, le tout étant basé sur une problématique d'image de soi.<br><br>Ce n'est pas cela que je constate. Bien avant de découvrir l'ennéagramme, j'avais constaté cet effet (celui décrit deux paragraphes ci-dessus et non celui décrit dans le paragraphe ci-dessus), et j'avais comparé ça à un effet “caméléon” (le même mot utilisé pour l'ennéatype <strong>3</strong>). Il s'agit d'un petit ajustement, et non d'une transformation, je ne deviens clairement pas quelqu'un d'autre et je ne “crois” pas en ce jeu-là sur l'instant. Il s'agit plus d'une sorte d'approbation et qui n'est pas de l'ordre de la politesse (bien que cela arrive parfois).</p>
<p> </p>
<p>Bien qu'il soit automatique, il n'y a pas identification, mais une forme de <u>peur de fond</u> d'être dysfonctionnel, à cause du fait de ne pas comprendre la situation : lorsque la copie apparaît, il y a bien la peur en dessous. Et quoi de mieux que, faute de comprendre, faire comme l'autre afin de sonner à peu près juste ? Et ce d'autant plus que l'avarice contribuant à stopper l'émission de ma propre opinion, cela semble du coup plus naturel d'émettre en miroir l'opinion ou le comportement de l'autre. La répression de l'Instinctif doit aider à entrer dans ce jeu-là en évitant des conflits potentiels d'une part, et en ayant la certitude de ne pas pouvoir avoir d'impact sur le monde d'autre part.<br>Même si cela peut sembler paradoxal, je l'ai observé récemment en action, et d'une part il s'agit bien d'un automatisme, et d'autre part il n'y a pas mensonge (je ne crois pas sur l'instant à ce que je vis) mais peur de ne pas comprendre comment je suis censé être. C'est difficile à décrire, mais il y a bien un “<u>automatisme de comprendre</u>”.<br><br>Conséquence directe : j'ai souvent eu une sorte d'inquiétude à ce que je ne puisse pas “ajuster” en présence de plusieurs personnes ou en présence de personnes provenant de différents “groupes” : j'y vois là une forme de compartimentalisation qui permet d'être fonctionnel en proposant l'ajustement de comportement adapté à telle ou telle personne, et ce d'autant plus que ce découpage de personnes en compartiments me semble aussi naturel même lorsque je n'ai pas à m'adapter. Quoi de plus anti-naturel chez moi que de faire rencontrer deux personnes que je connais et provenant d'horizons différents !<br><br>J'ai mis quelque temps avant d'écrire ce message, je voulais être sûr de ce que je raconte, mais je pense qu'il y a bel et bien un comportement de type “caméléon” sur la manifestation de cet ennéatype <strong>5</strong>, mais il n'est pas lié à une transformation en laquelle je crois, mais à une peur d'être dysfonctionnel dans un monde non compréhensible sur l'instant.<br><br>Je ne sais pas s'il s'agit d'un insight sur ce que signifie “connaissance” dans l'orientation du type. Mais si tel est le cas, alors il s'agit d'une orientation très automatisée et pas forcément corrélée à la connaissance comme on l'entend habituellement : l'automatisme fait aborder une situation banale sous l'effet très inconscient de “il faut comprendre” plutôt que sous un quelconque autre angle (vivre, être, ressentir, impacter).<br><br>Je ne sais pas si cela fait sens ou pas, peut-être que cela parle à d'autres ennéatypes aussi via d'autres motivations, mais je suis preneur de feed-back. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="1"> Et ce d'autant plus si je fais fausse route dans la compréhension de l'orientation du type.<br><br>Amicalement,<br>Patrick</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1670</guid><pubDate>Mon, 09 Dec 2013 20:48:49 +0000</pubDate></item><item><title>Un 5 alpha, le football et la Spirale Dynamique</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1671-un-5-alpha-le-football-et-la-spirale-dynamique/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Fabien, je me suis senti peiné par <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1663&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=14716" rel="">le témoignage de ton vécu du sport scolaire</a>. Il me donne envie d'étudier comment mon ego s'est servi de mes vMèmes dysfonctionnels et de ceux de mon environnement. Mais comme pour toi, ça va réveiller des souvenirs pénibles et aujourd'hui, pour éviter une intrusion <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon=""> (d'émotions), je préfère remettre cette étude à plus tard. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_idea.gif" alt=":idea:" data-emoticon=""> À la place, voici un bilan de <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1663&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=14711" rel="">mon expérience footballistique</a> du point de vue, non pas balistique (quoique… ce serait réjouissant !), mais de la Spirale Dynamique. C'est plus réconfortant. Avant de commencer, je pose le décor : ça se passait il y a trente-sept ans, dans un milieu profondément rural, centré en BLEU et culminant vaguement en ORANGE.<br><br><strong>BEIGE</strong><br><br>Pré-adolescent, j'étais souvent dispensé de cours d'éducation physique. Alors j'observais mes camarades. Je n'étais même pas arbitre. À la fixation du <strong>5</strong> se greffaient la passion et la fixation de mon aile <strong>4</strong>. J'étais dispensé de sport pour des raisons de santé. Je vivais sous cloche. Une cloche qui aggravait ma fixation et qui confirmait probablement, dans mon inconscient, ma <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_neti.htm" rel="external nofollow">false core</a> et celle de mon aile <strong>4</strong>. Or, paradoxe, c'est justement le sport qui m'a guéri ! L'enfer (ici, l'utilisation par mon ego du C++ maternel étouffant projeté sur moi) est pavé de bonnes intentions. Je pense très souvent à l'amour anémiant et à l'amour génératif définis dans l'introduction du <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/859-Esperanza.html" rel="external nofollow">billet "Esperanza"</a>. Le sport m'a obligé à bouger. À respirer. À m'incarner. La clé de ma guérison, c'était donc mon centre réprimé qui l'avait. Oui, Kathy Hurley et Theodorre Donson ont peut-être raison d'affirmer que <em>« le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité. »</em><br><br>J'ai commencé par des sports individuels. D'abord la natation. Puis le vélo. Quelle libération ! Puis le foot. Pendant mes quatre années de foot, je n'ai jamais été blessé et j'ai rarement été malade. Mes coéquipiers me montraient l'exemple en se protégeant des coups et du froid, sans excès. Donc transition C++ -&gt; C+. C+ et non C=, à cause de mon évitement systématique des tacles, compulsion oblige (tacler = s'emparer par surprise du ballon qui se trouve dans les pieds de l'adversaire).<br><br><strong>VIOLET</strong><br><br>Nous n'avions pas d'entraîneur. Mais nous avions un ballon. Et des fidèles supporters : un cultivateur, un retraité et un vacher. Ils nous conseillaient et nous encourageaient. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_thumb_up.gif" alt=":thumb_up:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""> Nous les écoutions. Ils nous transportaient dans leurs véhicules. Pendant les pauses, ils nous apportaient des oranges VIOLET(tes). Ils nous consacraient leurs dimanches après-midi. Se sentaient bien avec nous. Leurs femmes lavaient et repassaient nos maillots. J'aimais beaucoup François, le vacher. Nos trois anciens étaient considérés par tous comme les piliers de notre équipe. Je leur fais une passe.<br><br>Revoici le ballon. Je le lance sur notre terrain. Notre terrain avait été aménagé dans le parc magnifique d'un château, bordé d'arbres centenaires. Enfant, pendant mes escapades, j'avais longé ce parc mystérieux sans jamais oser y pénétrer. L'atmosphère de ce château de mon enfance me rappelait celle du Grand Meaulnes. J'étais enchanté d'y jouer. Ce parc nous avait été prêté avec une certaine noblesse par une comtesse octogénaire, veuve, qui y vivait seule avec son chien, les portraits de ses ancêtres et ses souvenirs. Elle avait pour ancêtre un écrivain du XVIIe siècle. Cet écrivain appartenait lui-même à une famille descendant de Jean Pic de la Mirandole et portait le même prénom que notre vacher. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""> Mais où donc est passé le ballon ? Ah, le revoici qui revient du XVIIe siècle. Je l'attrape. Tiens, qu'y a-t-il écrit dessus ? Je le saisis. Je lis : <em>"Les passions en engendrent souvent qui leur sont contraires. L'avarice produit quelquefois la prodigalité, et la prodigalité l'avarice ; on est souvent ferme par faiblesse, et audacieux par timidité."</em> Superbe passe, cher ancêtre ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_miam.gif" alt=":miam:" data-emoticon=""> Mais revenons à VIOLET : aujourd'hui, dans ma tête, notre comtesse et son ancêtre font partie de notre équipe. À eux aussi, je fais une passe outre-tombe.<br><br>Tiens, revoici le ballon ! Un de mes coéquipiers vient de me le passer. Quels que fussent mes comportements sur le terrain ou dans le vestiaire (comportements souvent régis par ma fixation), j'étais accepté par mes coéquipiers. Mon intention positive, même si elle était parfois inefficace, était reconnue, et mon estime de moi se renforçait (cf. <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/632-Plus-present-quon-naime-a-le-croire.html" rel="external nofollow">ce billet-ci</a>). Ainsi, personne ne m'en a voulu de notre défaite 4-6, la seule fois où je fus gardien de but. Et quand je me morfondais sur le banc des remplaçants, sans jamais rien demander à personne, une bonne âme me faisait entrer sur le terrain. Malgré ma forte compétence en invisibilité, je n'ai jamais vécu la troisième phase du processus d'ostracisation très bien décrit dans <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/743-Ostracisme.html" rel="external nofollow">ce billet-ci</a>, alors que je l'ai vécue douloureusement dans un milieu centré en ORANGE, et je n'étais pas le seul — cf. aussi le troisième commentaire du même billet. Pareil pour notre gardien de but DP : à sa sortie de prison (il y avait été envoyé à cause de l'inadaptation de ses capacités P à ses conditions de vie D), il fut réintégré à notre équipe et accepté comme auparavant. Ouf ! Si le VIOLET de notre équipe n'avait pas été assez fort, aurait-il été réintégré ? Quelle différence entre notre équipe s'appuyant sur son VIOLET et un milieu centré en ORANGE malsain, focalisé sur <em>l'efficacité</em> des <em>ressources</em> humaines ! J'ai pu comparer les deux. Il n'y a pas photo. Je repense avec tendresse à <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/304-Match-VIOLET-ORANGE.html" rel="external nofollow">ce billet-ci</a>.<br><br>J'éprouvais un très fort sentiment de sécurité. Grâce au VIOLET de notre équipe, j'accédais à des ressources nouvelles (cf. le désir de base du <strong>5</strong>). Au passage, transition S-- -&gt; S=.<br><br><strong>ROUGE</strong><br><br>Le ROUGE ambiant ne m'effrayait pas, car il était modéré. Je ne percevais pas beaucoup de honte dans notre équipe quand nous subissions une défaite. Moins en tout cas que dans les romans et pièces de théâtre que je lisais, adolescent. D'aucuns mettaient notre défaite sur le dos de la malchance. Je rejetais cet aspect-là de VIOLET et ressentais un peu de honte.<br><br>Lors de certains matchs contre des équipes coriaces, quand nous jouions sans baisser les bras (ou plutôt les jambes), à dix ou neuf, au lieu de onze, soudés par les difficultés, notre équipe manifestait un sens de l'honneur ROUGE-BLEU. Dans ce contexte, j'ai créé en moi un peu de ce ROUGE qui me faisait cruellement défaut. Mais c'était encore insuffisant. Cette difficulté avec le vMème ROUGE se conjugue-t-elle à mon centre réprimé pour contrôler ma personnalité ? Qu'en est-il pour vous, amis <strong>5 alpha</strong> ?<br><br>Je corrèle à ce renforcement, une transition X-- -&gt; X-.<br><br><strong>BLEU</strong><br><br>Malgré ma répulsion pour BLEU, j'acceptais les règles de ce jeu (celles que je connaissais) et les arbitres, garde-fou contre les excès de ROUGE. J'acceptais également ma place sur le terrain (qui n'a quasiment jamais changé en quatre ans). Mes coéquipiers respectaient aussi les règles et leurs places.<br><br><strong>ORANGE</strong><br><br>Mes coéquipiers ne cherchaient pas à obtenir un statut par eux-mêmes. Ceux qui cherchaient du succès ou de l'influence s'exilaient pour jouer dans une autre équipe. Ni prospérité ni gloriole ici.<br><br><strong>VERT</strong><br><br>Aucune trace.<br><br><em>Score final</em> : <strong>VIOLET</strong>-<strong>ROUGE</strong>-<strong>BLEU</strong> <strong>3</strong> – <strong>ORANGE</strong> <strong>0</strong>. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_thumb_up.gif" alt=":thumb_up:" data-emoticon=""><br><br><em>Conclusion</em> : notre équipe s'appuyait sur quatre solides vMèmes, surtout VIOLET. Elle culminait en BLEU. Elle était adaptée à ses conditions de vie D. Ce serait intéressant de revivre la même expérience aujourd'hui, pour voir les différences, en particulier le rôle des anciens. Quant à moi, cette expérience m'a permis de renforcer mes trois premiers vMèmes, et de vivre une transition C++ S-- X-- à C+ S= X-. Un bon terrain pour développer un ORANGE sain et m'adapter ainsi à mes futures conditions de vie professionnelle de l'époque, c'est-à-dire E. Il était temps !<br><br>Solidarité VIOLETTE,<br>Yves<br><br>P.S. : j'ai évoqué dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1546&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=13739" rel="">ce message-ci</a> une de mes expériences (récente, celle-là) d'une autre couleur froide : VERT.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1671</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2013 04:57:37 +0000</pubDate></item><item><title>Sport + 5 = Mental</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1663-sport-5-mental/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>J'écris ce message sur un sujet auquel je pense un peu depuis quelque temps, et qui pourrait contribuer à illustrer des mécanismes de <strong>5</strong> (du moins les miens) en ce qui concerne le sport. D'une part les motivations vis-à-vis du sport concernant l'instinctif, et d'autre part l'appropriation du sport par le mental.<br><br><strong>1. Motivations vis-à-vis du sport</strong><br><br>Depuis aussi loin que je me souvienne, faire du sport a toujours été la pire corvée. Durant l'école primaire (et possible maternelle), chaque sortie dans la cour pendant les cours dans le but de faire un tour de course était une épreuve assez atroce, alors que les copains étaient ravis de sortir de classe pour bouger (mais comment diable est-ce possible ?? On n'est pas mieux en classe assis devant un cahier ??). L'idée de bouger, de transpirer, puis d'être encrassé toute la journée à cause de “ça” était juste insupportable et même déprimante. Ceci est toujours resté : collège, lycée.<br><br>Une anecdote particulière dont je me souviens très bien : au lycée, alors qu'on est en cours de sport, une partie de la classe joue au foot, donc en deux équipes qui s'affrontent. En début de partie, quelques personnes d'une autre classe nous rejoignent. Je fais partie de l'une des équipes. L'instinctif est tellement à l'arrêt que je passe la plupart de la partie sur le terrain, sans trop bouger, voire en marchant un peu. De temps en temps, je simule un (petit) pas de course, mais j'arrête assez vite&lt;: à quoi bon, de toute façon, je suis largué, ça n'en vaut pas la peine, même si j'essaie.<br><br>À un moment donné, un élève qui joue aussi (l'un de ceux d'une autre classe), s'arrête devant moi et me dit très sincèrement : <em>“Tu veux jouer aussi ?”</em> J'ai vaguement répondu que je jouais déjà (!), mais je ne sais pas trop ce qui s'est passé ensuite car je suis parti dans le mental : comment peut-il oser me demander si je veux jouer ? Ça ne se voit pas que je joue depuis le début ? Je suis transparent ? En fait, je jouais (un peu) dans ma tête, j'ai réalisé que je voyais les autres jouer, et que je m'imaginer faire une vague interception ou deux du ballon, mais de là à le faire en vrai… Heu, non !<br><br>À la maison, la relation au foot est très particulière. Le foot a toujours été une sorte de religion chez mes proches. Chaque soir de foot, c'est sérieux à la maison ! Étant jeune, j'ai toujours dénigré le foot. À chaque fois que mon père <strong>1</strong> me proposait de regarder un match, je sais que j'ai souvent répondu fièrement : <em>“Mais à quoi ça sert de mettre un bout de plastique dans un filet ?”</em> Colère de <strong>1</strong> en réponse, satisfaction de <strong>5</strong> de ma part (probablement une forme de supériorité intellectuelle inconsciente des <strong>5</strong> que Fabien a énoncé en stage ?).<br><br><strong>2. Appropriation du sport par le mental</strong><br><br>Puis est venue l'adolescence. Je pense que j'ai vécu quelques années une légère désintégration en <strong>7</strong>, mais ce point reste à approfondir, cela reste une hypothèse pour l'instant. Quoi qu'il en soit, le jeu a toujours été quelque chose qui m'a intéressé (jeux vidéos très jeune, approche mentale, mais avec plus d'intempérance vers 15-18 ans). Et un jour, vers 15-16 ans (1993), alors que je suis isolé fièrement devant l'ordinateur du salon (fierté : sur quelque chose que les autres ne comprennent pas !) pendant que les autres perdent leur temps devant la télé, j'entends toute la famille crier de joie à mesure que l'équipe empile but sur but. Là, j'ai un insight : peut-être que le foot à la télé peut être vu comme un jeu finalement, et non comme quelque chose de stupide, une souffrance sportive et une perte de temps ? Je serais en train de rater quelque chose ?<br><br>Le match suivant, je me suis assis sur le canapé, simulant une lecture, mais en réalité regardant le match avec curiosité, pour valider mon hypothèse, très discrètement (avarice) : les autres ne devaient absolument pas savoir que je regardais le match (quand j'y repense, c'est un comble de chercher à valider ainsi dans le secret ce qui pourrait être un “jeu”, et donc censé procurer du plaisir et de l'enthousiasme !). Vers la fin, je constatais que je regardais ouvertement le match et sans trop le cacher. Ce “sans me cacher” a été très dur à accepter (avarice), mais il se trouve que c'est ce que j'ai fait depuis ce jour. Là, j'ai aussi suivi l'équipe, et j'ai vraiment (ouvertement) apprécié le foot… mais l'approche était totalement mentale et a basculé dans un piège de <strong>5</strong> : lire des livres d'histoire sur le foot, des statistiques, apprendre les vainqueurs de chaque coupe internationale, pouvoir les restituer de mémoire, regarder les matches sur satellite des compétitions étrangères, surtout si ce sont des championnats ou des divisions peu connues, etc. J'ai même écrit un programme sur ordinateur pour calculer automatiquement toutes les statistiques de la saison sur saisie régulière des résultats du soir, c'était mon occupation pour mes 16 ans. Voilà que le foot pouvait être intéressant, ils avaient raison finalement !!<br><br>Je regardais les matches avec un regard détaché, peu impliqué (cela pouvait perturber mes statistiques et mes analyses), avec donc une dose régulière de fixation de détachement.<br><br>Mes amis d'école ne comprenaient pas que je pouvais m'intéresser au foot alors que jusque-là, on le dénigrait ensemble.<br><br>Et donc, l'un dans l'autre, même l'approche du sport a été faite selon la compulsion du <strong>5</strong> et non dans la pratique concrète et physique.<br><br>Puis, cela été le tour des J.O. : je me suis renseigné sur tout ce que je pouvais sur cette compétition, et j'ai suivi les J.O. d'Atlanta de 1996 avec passion (l'émotionnel a dû fonctionner à cette époque) et afin d'accumuler le maximum, de la cérémonie d'ouverture jusqu'au dernier jour. Je me souviens d'une réaction de ma mère <strong>9</strong> : <em>“Jamais j'aurais cru qu'un jour tu t'intéresserais au sport à ce point.”</em> C'était réussi, maintenant j'aimais le sport… sauf que c'était complètement mental, ça elle ne le savait pas, et moi non plus d'ailleurs. Le pratiquer en vrai ? Quelle horreur, même pas en rêve ! Le sport, c'était fait pour savoir (dur d'écrire ça d'une certaine façon) !<br><br>Depuis pas mal d'années, j'ai tempéré la compulsion d'absorption de l'information sur le foot (mais remplacé par la même chose dans d'autres domaines, faut pas rêver !). Je le suis toujours de près, mais impossible de pratiquer. Impossible d'appréhender le sport de façon non mentale.<br><br>Voilà, j'ai essayé de retranscrire quelques souvenirs, surtout parmi ceux qui sont précis et dont je suis le plus certain possible que cela s'est passé ainsi.<br><br>L'analyse par l'Ennéagramme me semble en tout cas cohérente avec ce vécu, du point de vue de l'ennéatype <strong>5</strong>, avec un instinctif réprimé.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1663</guid><pubDate>Mon, 25 Nov 2013 08:57:48 +0000</pubDate></item><item><title>Le sommeil de la raison....</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1612-le-sommeil-de-la-raison/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je ne me souviens jamais de mes rêves, et pourtant tout le monde rêve.</p>
<p> </p>
<p>Et puis je suis tombé hier sur une émission sur Arte où il était question d'une gravure de Goya intitulé <em>Le sommeil de la raison engendre des monstres</em>. On y voit un homme vraissemblablement endormi et tourmenté.               </p>
<p> </p>
<p>Les rêves peuplent le sommeil, ils n'ont rien de forcément logiques (sauf pour les psychanalystes…). Ce qui effraie peut être le <strong>5</strong> que je suis, qui préfére alors les occulter.</p>
<p> </p>
<p>Goya commenta sa gravure en précisant que "la fantaisie, sans la raison, produit des monstruosités ; unies, elles enfantent les vrais artistes et créent des merveilles". Je trouve cette phrase pleine de perspectives intéressantes… pour un <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Amitiés.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1612</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2013 08:02:14 +0000</pubDate></item><item><title>Le 5 est-il influen&#xE7;able&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1513-le-5-est-il-influen%C3%A7able%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1291&amp;st=20&amp;do=findComment&amp;comment=13450" rel="">une conversation consacrée à l'avarice</a>, j'expliquais que j'avais du mal à exprimer mon désaccord avec les personnes que j'appréciais. Je me demandais si cela pouvais être lié à un manque d'affirmation ROUGE ou à mon ennéatype <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Dans "<a href="http://www.enneagramme.com/Articles/2010/EM_1006_a1.htm" rel="external nofollow">L'Ennéagramme dynamique : type <strong>5</strong></a>" (merci au passage pour la traduction et la publication), Tom Condon explique :</p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentid="1513" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic"><div>Le <strong>5</strong> peut se sentir vulnérable à votre influence, être parfaitement conscient de vos éventuelles attentes ou besoins, et prévoir d'être impuissant à y résister.<p> </p>
<p>En gardant ses distances et en se montrant autosuffisant, le <strong>5</strong> émet un « non » total. Un excès de frontière compense une frontière trop fragile. Un romancier de type <strong>5</strong> explique : <em>"Je me protège de ma tendance à être trop affecté par l'opinion des autres. Je ne discute par exemple jamais de l'avancement de mon travail avec les personnes de ma vie, même mes meilleurs amis car je sais à quel point je suis influençable. J'ai peur d'être détourné de mes propres instincts. Donc je vais trop loin pour les protéger."</em></p>
</div></blockquote>
<p>Ce passage m'avait frappé à la parution de l'article, d'une part parce que ce n'est pas quelque chose que j'ai fréquemment lu à propos du type <strong>5</strong>, et d'autre part, parce que ça me parlait pas mal.</p>
<p> </p>
<p>Cela me fait penser à un anecdote que j'ai vécu ce weekend. Ça peut paraître peut-être insignifiant comme ça, mais je crois que c'est lié. L'été arrivant, j'avais besoin de m'acheter des tongs de plage, car celles que j'utilisais les années précédentes étaient cassées. En temps normal, je me serais rendu dans un magasin, j'aurais comparé les modèles, les prix, les couleurs, etc., et j'aurais rapidement fait un choix. Le hasard a voulu que ce week-end, je me retrouve devant un rayon entier de tongs -&gt; c'était l'occasion d'en acheter. Sauf que je n'étais pas seule, j'étais accompagnée. Et là, du coup, impossible de faire un choix. C'est comme si la simple présence de l'autre m'empêchait de réfléchir normalement et d'accéder à mes préférences. Du coup j'ai décidé que je retournerai plus tard dans le magasin, <span style="text-decoration:underline;">seule</span>, pour faire mon choix.</p>
<p> </p>
<p>Autre exemple de difficulté à donner mon avis : l'autre jour, une de mes connaissances se met à s'intéresser à l'Ennéagramme, et m'apprend qu'elle a consulté une liste d'ennéatypes célèbres sur l'Internet, et que donc elle est du même ennéatype que machin. Elle trouve ça rigolo, alors moi aussi. Sauf qu'en réalité, j'ai oublié de lui dire, mais les listing de ce genre, non justifiés, je trouve ça débile et je suis complètement contre !</p>
<p> </p>
<p>Bref. Mon hypothèse serait que ces comportements sont dû à un excès d'utilisation <span style="text-decoration:underline;">extérieure</span> du centre mental, qui me fait comprendre en priorité l'avis des autres avant d'accéder à mon propre avis.</p>
<p> </p>
<p>Cela expliquerait aussi un truc que je n'ai jamais trop compris, à savoir que l'intuition du type <strong>5</strong> s'exerce à propos de ses impressions et sentiments. Parce qu'a priori, avant cette réflexion, c'est quelque chose auquel je pensais accéder plutôt facilement.</p>
<p> </p>
<p>Questions aux types <strong>5</strong> qui fréquente ce panneau (ou à ceux qui connaissent bien des types <strong>5</strong>) :</p>
<ol style="list-style-type:decimal;"><li>Avez vous l'impression d'être facilement influençable ?</li>
<li>Arrivez-vous à faire des choix de préférence (par exemple pour vous acheter des vêtements) en présence d'autrui ?</li>
</ol><p></p>
<p>Très cordialement,</p>
<p>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1513</guid><pubDate>Mon, 18 Jun 2012 14:19:54 +0000</pubDate></item><item><title>Type 5, tentative d'auto-analyse</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1604-type-5-tentative-dauto-analyse/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>
Ceci est mon premier message sur ce forum.  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="1"> J'ai passé le <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" rel="external nofollow">stage "Bases"</a> avec Fabien et Patricia la semaine précédente, et je me suis typé <strong>5</strong>, probablement <strong>alpha</strong> à aile <strong>6</strong>. Je suis débutant en Ennéagramme, j'ai encore du chemin à parcourir ! J'ai quand même pu lire le livre gratuit que Fabien met sur le site ainsi que <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel="external nofollow"><em>Le Grand Livre de l'Ennéagramme</em></a>, et j'ai pu commencer <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm2_1" rel="external nofollow"><em>Comprendre et gérer les types de personnalités</em></a>. J'ai aussi même décidé d'écrire ce message alors que je voulais finir cette lecture d'abord, mais je me suis dit : peut-être la peur des <strong>5</strong> de ne jamais en savoir assez avant de se lancer ? Alors voilà, je me fais un peu violence.</p>
<p> </p>
<p>
De ce que je lis depuis quelques jours, il semble assez courant de se typer à tort dans un autre type que le sien, tout particulièrement si on est sur le triangle et qu'on se type à tort hors du triangle. Malgré tout, je suis quand même confiant du typage <strong>5</strong>, et j'écris ce message pour présenter ce que je trouve au quotidien qui me semble bien faire <strong>5</strong> chez moi, et aussi ce qui me semble faire moins <strong>5</strong>. C'est une sorte de challenge pour vérifier le type, et je suis bien sûr preneur de tout commentaire.</p>
<p> </p>
<p>
Ce qui coïncide bien avec le <strong>5</strong>, et que je développerai peut-être dans de futurs messages :</p>
<ul class="bbc"><li>La prise de conscience du <strong>détachement</strong>. J'ai toujours eu un décalage (plus ou moins fort) lorsqu'il faut réagir émotionnellement, mais aussi lorsqu'il s'agit de "vivre" un instant, avec d'autres personnes, comme une impression de ne pas être complètement là, mais juste "un peu derrière" afin de ne pas être touché. Par contre, quand je rentre chez moi, seul, j'ai l'impression d'avoir de nouveau toute mon énergie et de revivre, et je peux même ressentir des choses parfois. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_tongue.gif" alt=":tongue:" data-emoticon="1"> C'est pas toujours aussi extrême que cet écrit, mais c'est toujours là, avec des forces différentes selon les périodes.</li>
<li>L'<strong>isolation</strong> : un besoin récurrent au moins dix fois par jour, mais non assommant puisque j'arrive à m'isoler chaque soir physiquement. Donc j'ai au quotidien ma dose physique d'isolation. Du coup, j'arrive à me contenter bien souvent de la seule isolation mentale, sans que le besoin physique ne se fasse vital, c'est peut-être (ou pas ?) ce qui me permet de fréquenter assez facilement des connaissances (famille, amis, collègues). Il y a aussi le fait d'avoir souvent eu des conversations avec des personnes où je racontais que c'est très bien de pouvoir manger seul le midi (même si en vrai je le fais peu souvent puisqu'en général je vais avec le premier qui propose : ça évite d'avoir à faire un choix), et là, personne ne peut comprendre.</li>
<li>L'<strong>avarice</strong> : j'ai toujours cru que je donnais facilement et volontiers de l'information lorsqu'il s'agit du concret et utile, mais j'ai constaté que j'étais toujours en train de retenir tout le reste, ou alors de souvent le dire d'une façon que les autres ne comprennent pas vraiment tout. Autre exemple, mentaliser des plans compliqués pour ne pas avoir à dire que je vais au cinéma (seul bien sûr !), et sans raison apparente : l'avarice, c'est peut-être plus ça, plutôt que de simplement retenir de l'information au sens habituel du terme, donc vraiment complètement décontextualisé en terme de "information". Est-ce que c'est courant pour un <strong>5</strong> de ne communiquer quasiment que pour donner de l'information de type "connaissance", mais quasiment rien de tout le reste, de tout ce qui serait plus "humain" ?</li>
<li>L'<strong>évitement du vide intérieur</strong> : ça, c'est plus problématique parce que j'essaie toujours de comprendre ce que cela signifie ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="1"> J'ai essayé de m'en faire une idée en m'observant, et j'aimerais avoir un feed-back sur ce que vous en pensez. Voici ce que je constate régulièrement, et désolé pour l'utilisation d'une image (j'en ai fait mon avatar sur ce forum), mais ce n'est pas évident de mettre par écrit ce genre de choses ! Mon interprétation du vide intérieur, post-connaissance de l'Ennéagramme :<p>
Lorsqu'il y a des gens autour de moi (cela peut être familial, amis, collègues au bureau, ou gens dans le métro : donc non contextuel), j'ai l'impression que le simple fait qu'ils soient là, qu'ils font acte de présence, présente un risque à ce qu'ils "tombent" dans un trou noir que je conserve, et le mettent en évidence (vide intérieur ? ou rien à voir ?), et une sorte de "vampirisation" a lieu, un peu comme si leur présence m'affaiblit un peu. Pour éviter ça, je m'isole mentalement (jamais pensé en ces termes avant l'Ennéagramme), je pense que simultanément je me détache, et je ne parle pas ou très peu (avarice ?).</p>
<p>
Alors bien sûr, ceci est plus ou moins fort selon le moment, l'environnement et les personnes (j'arrive quand même à "être à peu près normal" <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="1">), mais ce phénomène est quand même toujours "un peu là", toujours.</p>
<p>
Ce qui me fait en déduire une règle : <u>la compulsion d'évitement du vide intérieur s'active lorsque des personnes sont présentes autour de moi.</u></p>
<p>
Est-ce que ça vous parle, et est-ce que c'est fréquent de l'analyser ainsi ?</p>
</li>
<li>Un autre point que je peux dire qui me caractérise fortement et dont je suis conscient depuis bien avant d'avoir découvert l'Ennéagramme, c'est que je suis souvent en train de penser lorsqu'une émotion est impliquée : "Mais comment est-ce que je suis censé réagir dans une situation pareille pour paraître normal ?" Exemple : "Est-ce que là je suis censé mal le prendre ? Me mettre en colère ? Est-ce que là je suis censé rire ou répondre ? Etc." Ça, c'est clairement caractéristique, et depuis toujours même si ce n'était pas forcément conscientisé étant plus jeune.</li>
<li>Un peu plus en vrac :<ul class="bbc"><li>Réflexions d'autres personnes que j'ai tendance à me déplacer et bouger un peu maladroitement (quelquefois entendu “comme un robot”), probablement parce que je vis plus dans ma tête que ce que je devrais.</li>
<li>Toujours besoin de me préparer dans ma tête avant de pouvoir agir ou, pire, faire une activité physique (besoin de me préparer plusieurs jours à l'avance dans ce cas-là).</li>
<li>En général à une fête ou anniversaire, je suis dans un coin, je ne dis pas un mot, sauf si un sujet intéressant débarque, et là, je “contre-avarice” <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_miam.gif" alt=":miam:" data-emoticon="1"> (déjà entendu en plein anniversaire : <em>“Mais pourquoi tu es malheureux ?”</em> Je ne m'y attendais vraiment pas, et ça a été surprenant de voir que je pouvais être perçu comme ça alors qu'en réalité, j'étais au contraire très bien ! Et ça rejoint ce que Fabien a dit en stage et qui peut être une autre règle : “<u>Le fait de faire acte de présence, c'est signe que je vous apprécie.</u>” Ça, c'est très caractéristique de ce que je constate.</li>
</ul></li>
</ul>Ensuite, ce qui ne concorde pas avec ce qu'on constate en général des <strong>5</strong> (je suis conscient que ce qui suit sont des comportements) :<ul class="bbc"><li>Souvent le sourire ! Afin d'avoir l'air de montrer quelque chose par défaut plutôt que rien. Sinon, ça pourrait attirer l'attention sur moi ou me faire paraître inhumain. C'est même mon comportement par défaut, y compris lorsque je devrais réagir avec colère ou énervement.</li>
<li>Quelques reconnaissances avec le <strong>6</strong> et le <strong>9</strong> :<ul class="bbc"><li>
<strong>6</strong> (identifié comme mon aile) : exemple, je suis dans des conférences mensuelles dans un groupe informatique donné. Quand la conférence à venir ne m'intéresse pas, j'y vais quand même, un peu comme si j'en faisais partie (évitement de la déviance ?). Et sur place, je fais ce que j'ai à faire dans mon coin au lieu de perdre du temps avec un sujet pas intéressant pour moi (le <strong>5</strong> qui revient au galop ? <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_perplexe.gif" alt=":perplexe:" data-emoticon="1">), mais j'ai quand même pu passer du temps avec le groupe que j'apprécie (évitement de la déviance ?). Ceci me rend d'apparence assez sociable, ce qui est surprenant en voyant les descriptions de <strong>5</strong> (et même par rapport à d'autres <strong>5</strong> de mon entourage que j'ai peut-être identifiés et à côté desquels je parais vraiment sociable). Ce processus <strong>6</strong> est assez régulier, mais je pense qu'il n'est pas aussi profondément ancré que celui du <strong>5</strong> (est-ce que l'aile fonctionne ainsi ou bien je suis à côté de la plaque ?). D'autant plus que si j'essaie de me souvenir de comment j'étais tout jeune, je vois mal le <strong>6</strong>, mais le <strong>5</strong> est omniprésent.</li>
<li>
<strong>9</strong> : l'évitement du conflit est très fort chez moi. Le <strong>9</strong> est même le premier type auquel je me suis tout de suite identifié la première fois que j'ai lu la description rapide des types sur le site (avant le stage). Je préfère dire consciemment le contraire de ce que je pense si je pense d'avance que l'autre ne saura pas être convaincu (comme si ce n'était pas négociable), et en plus, ce sera tant pis pour lui, parce qu'au final, c'est lui qui ne saura pas. Mais je sais aussi facilement dire non. Et si j'entends une énormité où je sais que l'autre a tort et que je sais que je peux argumenter, là il est mort. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/ife_aie.gif" alt=":aie:" data-emoticon="1"> Par contre, j'ai une bonne faculté de voir venir (ou imaginer ? projeter ?) tout type de conflits potentiels dans une discussion ou une situation, et intervenir avec le mot juste (mais souvent maladroitement) afin de tenter de disperser l'attention ou éviter que le conflit ne se concrétise : pas de ça autour de moi ! Lors du stage, je me suis bien reconnu dans les comportements du <strong>9</strong> (à part la colère qui, elle, semble assez absente chez moi, alors que je suis souvent intérieurement tendu et vif), mais pas dans les motivations (à moins de pouvoir facilement confondre narcotisation/accumulation de connaissances, avarice/paresse, ce qui me semble quand même peu probable).</li>
</ul></li>
</ul>D'après ce que je viens de raconter, est-ce que vous voyez des raisons à ce que j'envisage de repenser le typage ou pensez-vous que je suis sur la bonne voie ?<p> </p>
<p>
Merci de m'avoir lu, je sais que ça a été long, j'essaierai d'être plus concis les prochaines fois ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="1"></p>
<p> </p>
<p>
Amicalement,</p>
<p>
Patrick</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1604</guid><pubDate>Mon, 03 Jun 2013 19:18:53 +0000</pubDate></item><item><title>T&#xE9;moignage de parent 5</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1472-t%C3%A9moignage-de-parent-5/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Mon fils a maintenant un peu plus d'un an, et être papa est à la fois merveilleux et difficile. Merveilleux pour toutes les raisons évidentes, difficile car je suis un <strong>5</strong> et que les points noirs suivants me jettent à la figure l'image d'un père indigne :</p>
<ul><li>Avarice de soi : je m'en occupe à plein temps et même si j'adore jouer avec lui (et même changer ses couches, mais un peu moins que jouer), je constate que je me sens vidé de mon énergie ; souvent je me surprends à lire un livre en le surveillant du coin de l'œil (il gardera l'image d'un père ayant toujours un livre à la main).</li>
<li>J'ai un énorme besoin de m'isoler, augmenté par le manque de sommeil ; et comme je continue à étudier, c'est le soir lorsqu'il dort, donc sur mon temps de sommeil, donc je suis de plus en plus fatigué (et irascible et impatient), et donc de plus en plus avare, et j'ai de plus en plus envie/besoin de m'isoler.</li>
<li>Je parle peu avec lui, mais en revanche, j'ai énormément de contacts physiques avec lui (jouer, câlins) ; ce n'est pas catastrophique en soi, mais habitant à l'étranger, je trouve important qu'il entende parler français le plus possible ; mais tout va bien, il semble comprendre le français (et dit même quelques mots dans cette langue <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""> comme nan nan nan. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sour.gif" alt=":sour:" data-emoticon=""> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon="">).</li>
</ul><p></p>
<p>Mais c'est aussi une formidable aide pour s'intégrer : je dois exprimer mes sentiments, m'ouvrir et m'occuper de quelqu'un d'autre que moi, voire socialiser avec d'autres parents (à venir) !</p>
<p> </p>
<p>J'aimerais avoir d'autres témoignages de parents <strong>5</strong>, pour savoir comment vous vivez votre type en tant que parents.</p>
<p>D'avance merci,</p>
<p>Nicolas</p>
<p> </p>
<p>PS : les autres types sont bien entendu les bienvenus pour témoigner, et les non-parents pour donner leur avis.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1472</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2012 14:15:22 +0000</pubDate></item><item><title>Projet professionnel d'un petit 5</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1557-projet-professionnel-dun-petit-5/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>Ma fille de 6 ans me demande : <em>"Papa, à 6 ans, qu'est-ce que tu voulais faire comme métier ?"</em></p>
<p> </p>
<p>Ah oui, tiens, au fait… Et ça me revient : je voulais être grutier !</p>
<p> </p>
<p>Je trouvais fascinant de pouvoir travailler en hauteur, de pouvoir tout observer du haut de la cabine, tout en étant seul et isolé avec peu de risque que quelqu'un vienne vous envahir !</p>
<p> </p>
<p>Et puis il y a eu un accident sur un chantier voisin : un coup de vent violent et une grue qui s'effondre… Fin d'une vocation.</p>
<p> </p>
<p>Comme quoi, à la lumière de l'Ennéagramme, les pensées et les choix prennent un nouveau sens !</p>
<p> </p>
<p>Amitiés.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1557</guid><pubDate>Mon, 26 Nov 2012 08:42:51 +0000</pubDate></item><item><title>Positionnement d'une 5 alpha sur la Spirale Dynamique</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1391-positionnement-dune-5-alpha-sur-la-spirale-dynamique/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>J'ai lu le message de Jérôme, "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1390" rel="">Positionnement d'un 9 mu aile 1 social sur la Spirale Dynamique</a>" que j'ai trouvé hyper-intéressant. J'ai eu envie d'écrire le mien.<br><br>Je tiens à préciser que je trouve le modèle de la Spirale Dynamique beaucoup plus difficile à maîtriser que celui de l'Ennéagramme. Je m'excuse par avance pour les éventuelles erreurs d'interprétation du modèle !<br><br><strong>AN-Beige</strong><br><br>Rien de particulier à dire sur ce niveau. Je pense qu'il est correctement installé. Je n'ai jamais eu de souci de santé particulier et je tombe rarement malade. À part une opération du genou après une chute à ski, qui s'était très bien passée. J'avais même pu remarcher bien plus vite que prévu.<br><br><strong>BO-Violet</strong><br><br>Je pense que ce niveau a un peu été mis à mal durant ma jeunesse. Tout allait bien jusqu'à l'âge de 6 ans. Il y avait toute une tribu pour s'occuper de moi : ma grand-mère, la nounou, ma mère, mon oncle, les cousines, etc. Puis il y a eu un premier déménagement. Changement complet d'environnement : quitter les amis, la famille, les repères, etc. Et de nouveau à 9 ans et 12 ans. J'associe à ces périodes un fort sentiment d'insécurité, beaucoup de souffrance et une période de désintégration.<br><br>Je n'ai pourtant pas développé de superstitions ni de rituels. Je suis souvent agacée lorsque j'ai des amis qui regarde leur horoscope. Aujourd'hui encore, je suis souvent en train de déménager pour mes études et des stages. Effectivement je comprends maintenant l'insécurité que cela provoque. Lorsque l'on me demande d'où je viens, j'ai un peu du mal à répondre à la question puisque je ne suis rattachée à aucune région particulière. J'ai cependant gardé des amis très proches que j'aime beaucoup revoir, et j'apporte une attention particulière à entretenir et développer des amitiés et des liens de réciprocité.<br><br><strong>CP-Rouge</strong><br><br>Le niveau CP est assez ambivalent chez moi. Je crois qu'il ne s'adapte pas bien avec mon ennéatype <strong>5</strong>, et en plus ma variante alpha. Je suis plutôt réservée et calme dans une majorité de contextes, et je me garde d'exprimer mes désirs (passion d'avarice) et de suivre mes impulsions (hiérarchie des centres M-E-I).<br><br>Mais on m'a aussi déjà reproché d'être agressive. Même si je suis de centre réprimé instinctif, je suis assez intolérante et agacée par les gens que je trouve « mous » et qui ne savent pas ce qu'il veulent. Au contraire, j'apprécie les gens qui savent s'affirmer, et beaucoup de personnes d'ennéatype <strong>8</strong> que j'idéalise un peu.<br><br>Je ne peux pas attendre quand j'ai faim. Trois minutes avant la fin des cours de midi, mes affaires étaient déjà rangées et j'étais prête à partir. Je pressais tout le monde pour aller manger et surtout pour arriver avant la foule au resto-universitaire car j'ai horreur d'attendre et de faire la queue (surtout quand j'ai faim). Je n'attendais pas que tout le monde soit arrivé à table pour commencer à manger. Et je mange à une vitesse incroyable (qui peut faire penser à la fixation de gloutonnerie de mon type de désintégration, le <strong>7</strong>).<br><br>Un indice qui me fait penser que ce vMème est au fond bien présent chez moi est le sentiment de honte que je ressent souvent et qui est associé à CP.<br><br>Je m'interdit de boire des alcools forts car il est impossible sinon que je trouve et respecte une limite.<br><br><strong>DQ-Bleu</strong><br><br>Ce niveau est clairement celui pour lequel j'attribue une plus forte note de rejet.<br><br>Je crois que j'ai quand même eu une période où ce vMème a été très présent. Entre le lycée et la prépa, j'étais une intégriste de l'écologie. Et là, ça s'accordait parfaitement avec mon ego de <strong>5</strong>, ma passion d'avarice et ma fixation de détachement. Je n'avais pas de télé, pas d'ordi, aucun appareil électroménager. Je visais dans le plus total minimalisme et je prêchais la décroissance. J'étais capable d'incroyables sacrifices au nom de la sauvegarde de la planète.<br><br>Je crois que la responsabilité écologique est la rare forme que prend ce vMème chez moi. Il a déterminé mon orientation professionnelle puisque qu'après ma prépa, j'ai choisi une école qui me permettait de travailler sur des problématiques liées à l'environnement.<br><br><strong>ER-Orange</strong><br><br>Depuis la fin de mes tendances écologiques extrémistes, ce vMème est bien présent et assumé sans trop de complexes chez moi. Je me débrouille toujours pour avoir les stages les mieux rémunérés de ma promo (et le faire savoir). Récemment, j'ai trouvé un moyen de revenus supplémentaires facile : on loue le canapé de notre salon pour la nuit sur le site BedyCasa. On va même augmenter le prix parce que ça marche trop bien. Je dépense toujours la totalité de mes ressources.<br><br>L'entreprise dans laquelle je travaille actuellement dans le domaine de l'environnement a été rachetée par un gros groupe avec une politique ORANGE malsaine. Beaucoup de personnes ont quitté la boite à cause de ça, par désaccord avec cette politique. Moi j'aimerais bien y rester. Car je fais un travail qui me plait, que je considère utile pour la société et je profite des salaires élevés du gros groupe, même si la branche environnement n'est pas celle qui leur rapporte vraiment. Je profite du système, et tant pis si je travaille pour un groupe dont les dirigeants sont immoraux.<br><br><strong>FS-Vert</strong><br><br>Je suis incapable de dire si j'ai accédé à ce vMème ou pas. Tout ce que je sais, c'est que je suis convaincu que le travail d'introspection et la recherche d'équilibre intérieur que je fais avec l'ennéagramme est bénéfique pour tout mon entourage et contribue à une équilibre plus général. Les modèles de l'ennéagramme et de la SD m'amènent à être plus tolérante envers les autres et à réfléchir à agir pour contribuer au bien commun sans chercher à réformer les autres et en acceptant ce qu'ils sont.<br><br><strong>Conclusion</strong><br><br>Prédominance des couleurs chaudes et de « l'expression du soi ». L'assainissement de BO et CP est amorcé. Le vMème A'N' Jaune me paraissait assez obscur au début, mais après quelques lectures sur la systémique et la pensée complexe, il devient de plus en plus compréhensible.<br><br>Complément : face aux articles du blog <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore" rel="external nofollow">Et à l'aurore</a>, je réagis souvent avec ma fixation de détachement. Par exemple, l'article "<a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/705-Cyborgs.html" rel="external nofollow">Cyborgs</a>" ne m'inquiète pas du tout. Mais je ne suis absolument pas scandalisée non plus par l'<a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/562-Peau-dORANGE.html#c1614" rel="external nofollow">utilisation de produits cosmétiques chez les très jeunes enfants</a>. Souvent, je ne peux pas avoir un avis politique tranché sans étudier la question à fond (par exemple, en ce moment, sur l'exploitation des gaz de schiste). Et comme souvent dans les médias, je ne trouve pas de dossiers techniques et explicatifs de fond, je laisse tomber (ce qui me désole quand même).</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1391</guid><pubDate>Mon, 28 Feb 2011 12:15:58 +0000</pubDate></item><item><title>Retour sur le stage Sous-types</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1439-retour-sur-le-stage-sous-types/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>J'ai suivi le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">stage Sous-types</a> le week-end dernier et j'aimerais vous faire part de mon bilan. Je précise que je ne voulais <strong>PAS</strong> faire ce stage. Et que je trouve ça scandaleux que les Chabreuil nous forcent à le faire pour pouvoir accéder aux connaissances du stage <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_connex.htm" rel="external nofollow">Connexions</a> ! [ <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon=""> 2<sup>nd</sup> degré]<br><br>Si je plaisante, c'est parce qu'en réalité ce stage m'a beaucoup touchée. À tel point qu'à la sortie, il avait changé la perception que je me faisais de moi-même : je me voyais comme une grande blessée. Je pouvais même voir, en quelque sorte, cette gigantesque blessure (enfin en imagination).<br><br>Cela a commencé samedi soir, après le premier jour du stage. J'avais rendez-vous au resto avec de la famille. Si les Conservations scannent en permanence le monde qui les entoure à la recherche d'un danger physique, j'ai réalisé que j'utilisais une toute autre sorte de scanner : je scanne en permanence les gens pour savoir si je suis en train de capter leur attention. Malheureusement, ce n'est pas le cas très souvent. Et c'est là que j'ai réalisé une chose terrible : il est impossible de capter l'attention de tout le monde, tout le temps.  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_cry.gif" alt=":cry:" data-emoticon=""> (Je précise que je me rends bien compte à quel point c'est égocentrique d'estimer qu'on devrait capter l'attention de <em>"tout le monde, tout le temps"</em>).<br><br>La journée du lendemain m'a confirmé ce que je redoutais. À savoir que j'ai bien une problématique à l'instinct sexuel. J'ai bien essayé cinq minutes de me faire passer pour une Sociale, mais sans succès !<br><br>Instinct Social :<br><br>Diagnostiqué en S+. En fait ma conception du groupe n'est pas du tout la même que celle des vrais sous-types sociaux. Pour moi ce n'est pas une entité "à part". J'imagine bien ce que donne la métaphore du banc de poisson, mais pour moi, un groupe, c'est plutôt une cercle, fermé et stable. Qui après réflexion se rapproche peut-être plus du <strong>clan</strong> "de secours" des types <strong>7</strong> conservation (mon type de désintégration). C'est-à-dire que quand je me retrouve très stressée, en désintégration, j'ai un besoin compulsif de planifier des rencontres avec mon petit clan, dont j'essaye de bien m'occuper.<br>Je mets quand même un S+ pour mon intérêt pour les groupes où l'on échange un savoir pointu et jargonnesque (comme en stage Ennéagramme).<br><br>Instinct Conservation :<br><br>Je me retrouve dans ce sous-type du <strong>5</strong> (Château fort) et dans une moindre mesure dans celui du <strong>4</strong> (Intrépidité) et du <strong>7</strong> (clan). J'ai plutôt tendance à négliger cet instinct par rapport au deux autres, mais il finit toujours par se manifester, pour réclamer des heures de sommeil ou du temps de solitude. En journée, je porte des vêtements qui ne sont pas du tout confortables. Mais par contre, dès que je rentre chez moi :</p>
<ul><li>Je me mets en pyjama direct ;</li>
<li>J'attache mes cheveux d'une manière plus pratique mais non esthétique ;</li>
<li>J'enlève mes lentilles de contact qui me piquent les yeux ;</li>
<li>J'enlève des chaussures parfois très jolies mais qui font très mal au pied.</li>
</ul><p>(Mamie rentre à la maison).<br><br>Il m'est arrivé de devenir extrêmement agressive lorsque l'on touchait à mes affaires ou qu'on m'empêchait de dormir. J'ai déjà foutu une tarte à quelqu'un qui s'était amusé à me réveiller. Je suis déjà allée arracher la prise électrique qui alimentait la musique beaucoup trop forte des voisins ! Accessoirement, j'ai déjà démoli psychologiquement mon père qui avait fouillé dans mes affaires et ouvert mon courrier.<br><br>Je note donc C-/= et j'ai bien compris maintenant que je devais faire attention à cet instinct en priorité. Je vais prendre soin de moi !<br><br>Instinct Sexuel :<br><br>Voici mon instinct qui est complètement détruit. Je le note en X--/++. Par quoi commencer ? Bizarrement, contrairement aux deux premiers paragraphes, je ne sais plus quoi écrire… Hier, après avoir pleuré pendant au moins une heure au constat des dégâts sur cet instinct sexuel, je me persuadais de nouveau que je n'avais aucune problématique à cet instinct. Est-ce que je souffrirais du syndrome d'oubli de soi des <strong>9</strong> ? L'avantage à ignorer que cet instinct est blessé, c'est que je pourrais croire que je suis bien intégrée. D'ailleurs, avant de venir en stage, j'étais presque contente de moi en mesurant <em>les progrès</em> que j'avais fait depuis le temps. Une sympathique <strong>2</strong> a dit : <em>"On en rajoute une couche avec ce stage !"</em> C'est pire que ça. Moi, j'ai l'impression de repartir à zéro. Et puis quand on découvre qu'il n'y a rien, 90 % du temps, pas d'attention de l'autre, pas de regard-relation-contact-désir, comment faire autrement que de cacher tout ça sous une couche de détachement-isolation-dissociation, tout ce que vous voulez ?<br><br>*Je suis ma relation avec l'autre.<br><br>Je m'identifie clairement à mes relations. Plus il y en a, mieux c'est, plus j'existe. Surprise, en relisant mes notes de stage, j'ai écrit que le <strong>5</strong> sexuel était le plus relationnel des <strong>5</strong>. Et moi qui prenait mon relationnel pour du social ! L'idéal reste une relation où l'on partage des connaissances jargonesques. Cet été par exemple, j'ai rencontré Aurolaf à Montpellier, et on a discuté Ennéagramme en <em>one-to-one</em>. J'étais tellement contente que j'ai raconté ça à au moins 10 personnes (même à des gens qui ne savent pas qui est Aurore).<br><br>*Le regard<br><br>J'ai du mal à concevoir que l'on puisse m'écouter-m'entendre si on ne me regarde pas. Parfois je peux m'arrêter net dans mon discours si je vois que c'est le cas.<br><br>Une anecdote : en prépa, j'étais intéressée par un garçon dont je suis à peu près sûre qu'il était aussi un <strong>5</strong> sexuel. C'était incroyable parce qu'on arrivait à capter nos regards, alors qu'on se trouvait chacun à une extrémité du bâtiment. C'est-à-dire que si j'étais dans la cour au rez-de-chaussée, et lui sur un balcon extérieur au premier étage, qu'il y avait à peu près 30 mètres qui nous séparaient et 50 personnes entre nous, nos regards se croisaient quand même. J'avais dit à l'époque que j'avais <em>"un radar"</em>, et c'était hallucinant !<br><br>*Je manque des CODES amoureux<br><br>Moi, la <strong>5</strong> si intelligente, je deviens une véritable handicapée mentale lorsqu'il s'agit de comprendre les jeux de séduction. Vous vous moquez de la manière dont John Nash aborde les femmes dans le film <a href="http://www.enneagramme.com/Cinema/9_F055_d.htm" rel="external nofollow"><em>Un homme d'exception </em></a>. N'empêche que si tout le monde pouvait faire pareil, ce serait beaucoup plus simple ! On serait fixé direct !<br><br>Mais en attendant, comme ça ne marche pas comme ça, moi je suis obligé de consulter toutes mes copines pour qu'elles m'aident à y voir clair : <em>"Ah bon ? Je plais à machin ? Mais comment tu le sais ?"</em> Si elles pouvaient m'apporter un rapport détaillé avec des preuves, ça m'arrangerait. Mais comme elles ne sont pas disposées à le faire, je préfère mettre en doute leurs idées sorties de nulle part. À la question qui me préoccupe <em>"Suis-je attirante ?"</em>, je suis sans ressources et incapable de répondre avec confiance.<br><br>*Compétition/Haine<br><br>J'ai plusieurs anecdotes où j'ai fait preuve de compétition. Voici la plus significative. En classe de première, j'étais devenue nulle en mathématiques. Je haïssais mon prof et je voulais lui montrer qu'à cause de lui, j'étais nulle uniquement dans sa matière. Arrivée en terminale, j'avais accumulé de grosses lacunes, et je ne décrochais pas la moyenne aux deux premiers examens. Mon copain de l'époque m'avait alors dit un truc qui ne m'avait pas du tout plu : <em>"C'est fou que tu sois aussi nulle en maths !"</em> (lui, il était très fort). J'ai alors pensé <em>"OK !Tu vas voir !!"</em>, et je me suis investie à fond dans cette matière. Mes notes ont progressivement augmenté, et au baccalauréat, j'ai eu 19/20 alors que mon copain a eu 18. Je l'ai battu d'un point !! C'était ma grande vengeance.<br><br>C'est à cause de ce même copain que je suis rentrée en classe prépa (alors que je ne voulais pas DU TOUT être ingénieur). En deuxième année, je suis passé en classe étoile ; il a abandonné la prépa. Je l'ai largué…<br><br>Et maintenant je suis ingénieur.<br><br>…<br><br>Ce stage m'a complétement déboussolé. C'est comme si depuis, j'étais capable d'accéder à la blessure sous-jacente que mon ego a essayé de cacher. Lundi soir, j'étais complètement perdue, incapable de savoir ce que je pouvais faire avec ça, consciente qu'il fallait que je fasse quelque chose, mais sans savoir exactement comment m'y prendre. J'oscille avec une deuxième envie : replonger dans l'ignorance et le déni (Fabien, le choc n'a pas été assez violent : faites encore plus hard la prochaine fois [<img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon=""> 2<sup>nd</sup> degré]).<br><br>Bien amicalement à tous,<br>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1439</guid><pubDate>Thu, 29 Sep 2011 04:35:19 +0000</pubDate></item><item><title>Question : serviabilit&#xE9; et menus propos</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1440-question-serviabilit%C3%A9-et-menus-propos/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tou(te)s,</p>
<p> </p>
<p>J'ai cette fois-ci une question pour les <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration:underline">Le contexte</span> est de nouveau littéraire. J'ai identifié de manière quasi-certaine un personnage comme un <strong>5 alpha</strong>. Tout est cohérent avec le type en termes de motivations, mais un point de comportement m'a fait un peu hausser les sourcils : dans un contexte familial favorable, le personnage manifeste une grande serviabilité et une tendance à tenir de menus propos.</p>
<p> </p>
<p>Outre l'hypothèse d'une projection de la part de l'auteur (ennéatype <strong>6</strong> envisagé), je peux aussi formuler les hypothèses suivantes :</p>
<ul><li>Le personnage me semble de niveau d'intégration "moyen +", et se trouve dans un contexte familial favorable. De plus, les moments de convivialité familiale sont assez bien circonscrits dans le temps, et il a la possibilité de s'en dispenser. Donc, pas de pression excessive et un contexte plutôt favorable. Il est possible qu'il prenne alors de la distance par rapport à ses mécanismes égotiques.</li>
<li>Il peut aussi y avoir une part de calcul stratégique : en effet,<ul><li>Être en bons termes avec sa famille lui permet de bénéficier d'un local au calme pour travailler, et que l'on respecte aussi son besoin d'indépendance. S'il était en termes plus tendus, il inviterait peut-être une curiosité malvenue, ou remettrait en question des arrangements satisfaisants pour son ego.</li>
<li>Tenir des menus propos peut-être aussi (et, dans le roman, ça marche), un moyen pour que la conversation ne porte PAS sur des sujets dont il ne souhaite pas parler (donner des détails sur son travail <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon="1"> ou parler de sa vie privée <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_beurk.gif" alt=":beurk:" data-emoticon="1">).</li>
</ul><p></p>
</li>
</ul><p><span style="text-decoration:underline">Ma question</span> : amis <strong>5</strong>, par rapport à votre expérience, ces hypothèses sont-elles cohérentes ?</p>
<p> </p>
<p>Merci d'avance,</p>
<p>Amitiés,</p>
<p>Bénédicte</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1440</guid><pubDate>Thu, 29 Sep 2011 09:32:56 +0000</pubDate></item><item><title>Exemples de communication entre une 5 alpha et d'autres enn&#xE9;atypes</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1396-exemples-de-communication-entre-une-5-alpha-et-dautres-enn%C3%A9atypes/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Suite au stage <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_comm.htm" rel="external nofollow">Communication</a>, je vous fais part de quelques anecdotes qui me sont revenus sur la manière dont je communique difficilement avec d'autres types. (J'essaye de ne pas faire un traité trop chiant, promis <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="">).</p>
<p> </p>
<p><strong>Type 1 :</strong> un petit exemple concret, avec ma mère <strong>1 alpha</strong> conservation. En sortant du stage dimanche dernier, je reçois un message vocal de ma mère : <em>"Claire, c'est la fête des grand-mères aujourd'hui. Ce serait bien que tu lui téléphones."</em> Le genre de message qui me mettait hors de moi il y a quelques années <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_angry.gif" alt=":angry:" data-emoticon=""> (et qui m'agace encore un peu aujourd'hui) parce que :</p>
<ul><li>Je déteste qu'on me donne des ordres ;</li>
<li>Je déteste encore plus qu'on me donne des ordres <strong>débiles</strong> ;</li>
<li>J'ai mes manières à moi de faire plaisir à ma grand-mère, et lui téléphoner pour lui dire <em>"bonjour-bonne fête-au revoir"</em>", ça n'en fait pas partie. Je préfère passer la voir à l'occasion et discuter vraiment.</li>
</ul><p>Ma mère a passé des années à nous donner des ordres à mon frère (<strong>7 mu</strong>) et à moi, et nous à lui demander de les justifier, ce qui la mettait en colère et encore moins capable d'accéder à son centre mental réprimé. La pauvre quand j'y repense, deux enfants instinctifs réprimé. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon=""> Chacun parlait un langage extraterrestre pour l'autre.</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Conseil aux mamans </span><span style="text-decoration:underline;"><strong>1</strong></span> qui ont à faire à des enfants mentaux : penser vraiment à justifier vos ordres. Chez mes grands parents, elle voulait me forcer à aller à la messe. Je lui disais : <em>"Mais maman, ça sert à rien. Je ne crois pas en Dieu. C'est chiant, la messe. Tu crois en Dieu, toi ? Est-ce que tu pries ? Pourquoi tu veux qu'on aille à la messe ? Pourquoi tu t'énerves, explique-moi."</em> Un jour elle a réussi à me faire taire et obéir, simplement en répondant : <em>"Parce que ça fait plaisir à ta grand-mère."</em></p>
<p> </p>
<p><strong>Type 7 :</strong> j'ai eu des gros gros problèmes de communication avec ce type, que je repère tout de suite, surtout la variante alpha. Pour moi <strong>7</strong>, c'était "gros lourd qui se la ramène tout le temps et qui fait des blagues pourries". Un jour dans mon école, un <strong>7</strong> avait lancé un concours de blagues. Tous les jours, nos boîtes mail étaient inondées. Et moi, je passais du temps à supprimer tous ces messages pour retrouver les informations utiles. Un jour je suis allé le voir pour lui dire : <em>"T'en a pas marre de pourrir nos boites mail ? Tu ne te rends pas compte que ça n'amuse que toi et ta bande de potes, et que ça fait chier tout le reste de l'école ? J'te préviens, moi aussi je vais pourrir ta boîte, je vais t'inscrire à toutes les listes de diffusions que je trouve, je vais mettre ton adresse partout sur Internet…</em>" Il a dû me prendre pour une folle. Et moi j'étais juste un type <strong>5</strong> qui se sentait envahi. Bon, voilà pour l'instant (ça fait déjà beaucoup) ; je reposterai peut-être d'autres exemples plus tard.</p>
<p> </p>
<p>En tout cas, merci l'Ennéagramme pour nous aider à comprendre le langage des autres ! Et merci aux participants du stage Communication.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1396</guid><pubDate>Wed, 09 Mar 2011 10:59:30 +0000</pubDate></item></channel></rss>
