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<rss version="2.0"><channel><title>Enn&#xE9;atype 4 Latest Topics</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/forum/5-enn%C3%A9atype-4/</link><description>Enn&#xE9;atype 4 Latest Topics</description><language>en</language><item><title>Tourner un centre int&#xE9;rieur vers l'ext&#xE9;rieur</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2134-tourner-un-centre-int%C3%A9rieur-vers-lext%C3%A9rieur/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2114-logorrh%C3%A9e-de-4/&amp;do=findComment&amp;comment=18251" rel="">un post récent</a> de la conversation “<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2114-logorrh%C3%A9e-de-4/" rel="">Logorrhée de <strong>4</strong></a>”, Fabien me suggérait de travailler, en plus de différentes pistes que je listais, sur mon rapport aux autres et le fait de tourner davantage vers l'extérieur mon centre émotionnel (et les autres).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Intéressant de constater que mes premières réactions à la lecture de la suggestion de Fabien ont été :
</p>

<ul><li>
		La solution ne peut pas être aussi simple ;
	</li>
	<li>
		Je perdrais mon authenticité et je serais bien hypocrite à me travestir ainsi en quelqu’un de soucieux des autres si je ne le suis pas réellement à ce moment-là ;
	</li>
	<li>
		Je le paierai tôt ou tard puisque je me serais oublié donc j'aurai oublié mes vrais besoins qui se rappelleront à moi tôt ou tard car je n'aurais pas pris soin d’eux. Et mes malheurs à moi, qui va s’en occuper si ce n’est pas moi ?
	</li>
</ul><p>
	No comment… Mon ego n’est pas à une fourberie près, le traître…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Puis l'idée a fait son chemin.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me suis observé en interaction avec d’autres et j’ai noté les automatismes qui m'empêchent de rester centré sur eux et me cantonnent dans mon ego — toute la panoplie semble là hélas :
</p>

<ul><li>
		Le besoin fréquent de parler de moi avec deux motivations sous-jacentes : montrer que je suis adapté à la situation et obtenir la reconnaissance de ce que je vis.
	</li>
	<li>
		Les introjections fréquentes : que pense-t-on de moi ? qu’est-ce que je vais répondre ? ne va-t-on pas me juger négativement si je réagis de telle ou telle façon ? etc.
	</li>
	<li>
		La croyance — que j’associe au questionnement identitaire et à mon mental réprimé — que je dois parfaitement comprendre ce que l’autre me dit et qui génère du stress et me désintègre.
	</li>
	<li>
		La compulsion d'évitement de la banalité dès lors que le sujet de la conversation ne répond pas à mon besoin d'intensité émotionnelle.
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Quelques pistes de travail que j’expérimente et qui génèrent des résultats positifs :
</p>

<ul><li>
		Arrêter les introjections le plus tôt possible pour éviter qu’elles ne s’installent et prennent leurs aises et utiliser les techniques du stage Éveil (généralement je me contente sur le moment de la dernière phrase pour ne pas perdre le fil de la conversation).
	</li>
	<li>
		Parler si c'est opportun de mes émotions en rapport avec la situation (je me sens triste, joyeux, en colère, etc.) ; ça a l’avantage de me permettre de reconnaître ce qui se passe en moi tout en restant ancré dans l'instant présent (et souvent de contribuer plus efficacement que le mental à la conversation).
	</li>
	<li>
		Faire jaillir l’amour (en me connectant notamment à tout ce qui est beau chez la personne qui est en face de moi).
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Important pour moi de faire l'effort d'observer et de noter. Parfois, je me sens découragé face à la difficulté de la tâche. Mais j'observe que la prise de conscience (et l'acceptation) de tous ces automatismes précède et favorise la réaction appropriée (ou la non-réaction justement) en situation.
</p>

<p>
	J'essaie aussi de me donner un peu d'empathie et de courage en reconnaissant que ce chemin est sans doute compliqué pour moi (<strong>4</strong> + aile 5 + S-).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À suivre… <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Amitiés à tous.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2134</guid><pubDate>Tue, 27 Nov 2018 12:11:03 +0000</pubDate></item><item><title>Faire ou ne pas faire</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2135-faire-ou-ne-pas-faire/</link><description><![CDATA[<p>
	Ce matin j’ai découvert par surprise un biais de pensée lié à ma répression du centre instinctif. Une façon de penser qui a toujours été mienne, mais dont j’ai soudain perçu le côté fallacieux (et comment il contribuait à rendre plus coûteux l’effort que j’hésitais déjà à produire).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je pliais du linge. Il y a toujours un paquet de linge qui croît chaque jour dans ma panière à plier : effet probable de ma quatritude, je « sens » rarement de porter un vêtement deux jours de suite… mais comme je n’ai pas d’énergie à revendre ni l’obsession du propre, je me refuse à laver un truc qui n’est pas encore sale. Or, cet envahissement des fringues non rangées (mais encore mettables quand je le sentirais à nouveau), me pèse esthétiquement. La solution consiste en les plier et les ranger dans l’intervalle, ce que j’ai mis à mon menu de musculation du centre instinctif, à coup de 10 pièces abattues régulièrement.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Donc, je vois sur ma table à repasser ce T-shirt d’hier qu’il n’est pas impossible que je remette dans l’après-midi s’il fait chaud. Et là, la restriction de l’action se fait sentir, et je pense « à quoi bon le plier, si je le remets tout à l’heure ? »
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cet « à quoi bon ? » qui fleure bon le manque d’espérance, je l’ai en fait pensé, chaque fois, au sujet de toutes les tâches qui devront être refaites : tout ce qui a trait au ménage et au rangement. Eh oui, à un moment, ce geste si coûteux devra être refait, je ne pourrais pas m’en débarrasser à jamais par cet effort ponctuel. Et là, me frappe dans un éclair de génie que si je range ce Tshirt mettable à court terme, j’obtiendrais autant d’amélioration concernant le rangement (et donc autant de satisfaction feng shuique) que si j’en range un autre, moins méritant. Eurêka, <em>è pur si muove</em>, le but de cette action est d’accroître l’organisation, de décroître l’entropie, et si je le fais, ce résultat sera atteint.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je réalise donc que ma pensée a la capacité d’accroître sournoisement la sensation pénible associée à la mobilisation du centre instinctif (et donc de me pourrir la vie). Le concept à la base, c’est une échelle de valeur concernant les choses à faire : il y a d’une part celles qui ont du sens, d’autre part celles qui sont vaines. Et dans ces dernières, il y a celles qui sont « compensées » par du plaisir (nombre d’activités de narcotisation) et celles qui ne le sont pas, mais plus ou moins obligatoires. Ces dernières deviennent aversives soit parce qu’elles m’angoissent (les contraintes administratives, ou liées au travail), soit parce que je les « pollue » avec la fameuse pensée biaisée du tragique consistant à faire un effort « pour rien ». Non seulement le « pour rien » est fallacieux, mais l’effort cesse d’être désagréable quand cesse la lutte contre cette pensée !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En fait, mobiliser n’importe quel centre est en soi agréable, pourvu que notre force (pensée et action) aille dans une seule direction…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il me semble aussi que ce côté agréable est dilué quand un centre est « braqué » par l’intervention non judicieuse (non congruente) d’un autre centre : ce qui se passe quand le centre préféré exerce sa tyrannie.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2135</guid><pubDate>Wed, 28 Nov 2018 09:51:22 +0000</pubDate></item><item><title>Auto-observation sur la conduite automobile</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2123-auto-observation-sur-la-conduite-automobile/</link><description><![CDATA[<p>
	Lorsque nous avons échangé en stage parmi les personnes réprimant le centre instinctif, une caractéristique commune a été évoquée : c’est principalement « le démarrage » de l’action qui est ressenti comme pénible. A côté de l’inhibition pour des mouvements très peu coûteux en énergie, (comme mettre ses lunettes), il s’agit d’un autre argument pour pointer qu’il s’agit bien de réprimer une fonction à un niveau psychique et pas d’une déficience physique comme une moindre résistance à l’effort.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voici une observation qui porte sur cette difficulté à « enclencher » que j’ai repérée quant à moi dans la conduite automobile.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Toutes les semaines, après un rendez-vous en ville, je conduis pour aller prendre un cours de chant à proximité de l’agglomération lyonnaise. Deux trajets y mènent. L’un passe par le centre-ville, il est beaucoup plus court en kilomètres mais pas forcément en temps, selon l’heure. L’autre, beaucoup plus long, implique de prendre le périphérique ; selon l’heure, il peut être très roulant ou avec un passage ralenti, et en ce cas, il est également plus long en temps. À part deux expériences embouteillées avec le chemin du centre, j’ai toujours pris le trajet le plus long sans me poser de questions sur les raisons de mon choix…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai été amenée à me questionner sur mes motifs suite à un trajet avec ma mère qui, quand elle y va par elle-même, part quasi du même endroit que moi et prend la voie du centre-ville : elle a manifesté son incompréhension puis sa stupeur scandalisée en me voyant emprunter le périphérique. J’ai alors réalisé que j’avais une vraie réticence à prendre le trajet du centre-ville ; je me suis demandé ce qui me dérangeait puisque, apparemment, il n’y a pas d’atout logique en faveur du périph. J’ai retesté.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me suis rendu compte que ce qui me gênait, c’était le grand nombre d’arrêt/redémarrages dus aux feux rouges et à la circulation, alors que je pouvais rouler en 4e/5e quasi tout du long par le périph. Ce qui m’agace assez fortement dans ces bouchons, ce n’est pas la perte de temps : dans le cas que j’ai donné, le temps passé est au pire équivalent, souvent moindre. Ni la pollution : le périphérique est une horreur et passe à côté de la zone industrielle de Feyzin qui pue significativement. C’est l’effort que ça me coûte de freiner et de redémarrer au moins 50 fois plus dans ce trajet.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai d’ailleurs adopté un style de conduite où je limite au maximum le freinage au pied : je m’amuse à utiliser le frein moteur quasi si possible jusqu’à l’arrêt (je maudits les conducteurs qui m’obligent à freiner à la pédale). J’en ai tellement l’habitude que je peux par ce biais ralentir à la vitesse indiquée pile au niveau des panneaux signalant la diminution sur l’autoroute. Je fais très souvent un trajet d’autoroute où j’utilise le frein pédale uniquement au péage. Je crois que j’ai toujours un soupir intérieur au moment où je dois embrayer pour passer du point mort aux petites vitesses.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Précédemment je pensais que cette manie tenait essentiellement à une dimension esthétique (c’est plus fluide, plus élégant, plus contemplatif <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" title=":wink:">), mais avec l’histoire des deux trajets, j’ai perçu l’inconfort provoqué par les actions soudaines, en lien avec ma répression assez carabinée du centre instinctif.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cela peut sembler paradoxal car le frein moteur demande plus de mouvements, l’embrayage étant impliqué ; mais l’intérêt de la conduite fluide, c’est qu’elle évite la contraction musculaire pour résister aux accélérations/décélérations nettement plus brusques du frein pédale. C’est là que le centre instinctif doit le plus se mobiliser : l’accélération/ décélération correspond au moment où l’on sent le mouvement s’enclencher, et le freinage brusque une sensation qui me dérange aussi quand je suis passagère…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour conclure sur mon intuition relative à la conduite dans la situation des deux trajets, j’ai décidé de travailler à mobiliser mon centre instinctif en prenant la route la plus chiante pour moi, en essayant d’observer la frustration créée par les arrêts, et en me concentrant sur les sensations physiques au lieu de tenter de maintenir ma conversation ou ma rêverie intérieure.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai d’ailleurs constaté que, même si c’était moins plaisant que de barboter dans les fantasmes et la réflexion existentielle y afférant, mettre volontairement mon attention sur l’instinctif était moins frustrant que de tenter de résister au « parasitage » : de manière similaire à ce qui se passe avec un bruit parasite, par exemple le vrombissement aléatoire d’une mouche alors qu’on essaie de bouquiner, c’est quand on essaie de ne pas faire attention, de ne pas investir la sensation – et qu’on n’y parvient pas justement parce qu’on essaie : du coup on ressent un double manque, une double frustration.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2123</guid><pubDate>Mon, 29 Oct 2018 08:08:17 +0000</pubDate></item><item><title>Logorrh&#xE9;e de 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2114-logorrh%C3%A9e-de-4/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous
</p>

<p>
	 
</p>

<div>
	J’aurais pu appeler ce message : de l’utilité de réétudier les fondamentaux de l’Ennéagramme à intervalles réguliers
</div>

<div>
	 
</div>

<div>
	J'ai récemment mieux pris conscience des ressorts et des conséquences de mon style de communication.
</div>

<div>
	 
</div>

<div>
	Je savais bien pour l'avoir appris en stage que les <strong>4</strong> cherchent à exprimer précisément un ressenti qui évolue sans cesse et que leur communication s’en trouve dilatée. Dans l’arrière-cour de ma conscience, je savais bien que je faisais ça moi aussi — tant pis pour l’originalité. Seulement voilà, je n’avais pas spécialement envie d’aller plus loin. C’était un fait, qui ne méritait pas que j’y prête plus d’attention. Où était le problème après tout ?
</div>

<div>
	 
</div>

<div>
	Le problème, dont je me rends compte aujourd’hui, c’est que je n’étais pas prêt à lâcher prise :
</div>

<ul><li>
		Avec la fierté car c’en est une de faire de jolies digressions de langage et de vouloir montrer l’étendue du vocabulaire que je maîtrise ;
	</li>
	<li>
		Avec l’angoisse de ne pas être pleinement compris et reconnu dans ma spécificité si originale, si je devais m'exprimer de façon trop synthétique ;
	</li>
	<li>
		Avec la réticence à reconnaître que cette façon de parler peut être pénible pour les autres et donc me confronter éventuellement au jugement ou au rejet, avec la double peine d'en être moi-même la cause ;
	</li>
	<li>
		Avec la tristesse de reconnaître que je ne sais pas toujours faire autrement pour l’instant et que j’ai besoin d’apprendre à avoir une parole concise.
	</li>
</ul><div>
	 
</div>

<div>
	Deux événements ont été des déclencheurs dans ma décision d'en prendre conscience :
</div>

<ul><li>
		Avoir récemment passé du temps avec un <strong>4</strong> en état de désintégration et avoir observé l'effet miroir de ses digressions sur moi : difficulté à garder mon attention, sentiment d’être pris au piège de son besoin de reconnaissance ;
	</li>
	<li>
		Avoir participé à des groupes (d'inspiration JAUNE en Spirale Dynamique) où la parole brève est recommandée, et où j’ai senti (intuition ou introjection?) que la mienne gagnait à l’être davantage.
	</li>
</ul><div>
	La prise de conscience est donc là. Maintenant il me reste à m'observer, m'entraîner à une parole brève, tout en étant attentif à éviter l’auto-flagellation et bienveillant par rapport à mes limites (je fais ce que je peux).
</div>

<div>
	 
</div>

<div>
	Ce qui va m'aider à le faire :
</div>

<ul><li>
		C'est plus efficace pour me faire comprendre ;
	</li>
	<li>
		Ça me permet d’observer mon besoin de reconnaissance et de m'en distancier ;
	</li>
	<li>
		Ça cultive ma capacité à faire confiance à mes interlocuteurs pour comprendre ce que je dis ;
	</li>
	<li>
		Ça me permet d'éviter la honte de me sentir à côté de la plaque, même si je me dis que cette motivation là est peut-être de nature égotique ?
	</li>
</ul><div>
	 
</div>

<div>
	L'écrit a précédé l'oral : depuis un certain temps, j’ai pris l’habitude de me relire et de supprimer ce qui me paraît inutile au sens de mes propos.
</div>

<div>
	 
</div>

<div>
	Belle journée à tous.
</div>

<div>
	Ça, c'est quand même utile…
</div>

<div>
	Euh, ça, ça l'était moins…
</div>

<div>
	Bref… <img alt=":laugh:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" title=":laugh:"></div>

<div>
	Gri
</div>]]></description><guid isPermaLink="false">2114</guid><pubDate>Wed, 03 Oct 2018 09:54:20 +0000</pubDate></item><item><title>Travail sur mon centre instinctif r&#xE9;prim&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2102-travail-sur-mon-centre-instinctif-r%C3%A9prim%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>
	Je voudrais faire le point sur mes rapports avec le centre instinctif, et en particulier récapituler mes tentatives pour améliorer sa mobilisation.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lorsqu’on nous a proposé en stage Bases de réfléchir sur les centres qui lâchent le plus facilement en cas de fatigue ou de stress, le centre instinctif était évident pour moi. Il n’est pas seulement inhibé quand je suis fragilisée, mais tout le temps : il m’est nécessaire de prendre une décision consciente et faire un effort pour refermer un tiroir, ramasser quelque chose que j’ai fait tomber, mettre une veste, fermer un bouton. Mon centre mental a beaucoup trimé pour calculer comment optimiser mes mouvements pour en faire le moins possible.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai aussi identifié des éléments de mon histoire très précoce pouvant avoir contribué à la blessure du centre instinctif (et au profil instinctif Conservation --/++) : deux incidents violents, menaçant ma survie <em>in utero</em>, et un lié à ma naissance (j’y reviendrai plus tard, je trouve que c’est toujours intéressant en stage quand j’entends des exemples des autres stagiaires et que je peux m’y référer quand un concept reste abstrait pour moi…).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’étais toutefois un peu perplexe vis-à-vis du concept selon lequel la répression d’un centre est initiée dans la toute petite enfance, puisque j’ai des souvenirs (et nombre d’anecdotes de ma famille) pour avoir été dès 1 an une enfant très active, très en avance sur le plan psychomoteur (marche à 9 mois) toujours en train de grimper et de construire des cabanes jusqu’à l’entrée dans l’adolescence. A cet âge, et par la suite, j’ai toujours valorisé les activités sportives aventureuses, et pratiqué les arts martiaux, l’escalade, la voile et l’équitation. Une explication que je me suis donnée pour maintenir la cohérence avec le modèle théorique d’une blessure précoce, c’est que d’une part, ces activités étaient fortement soutenues par mon centre émotionnel, dans le cadre de l’identité audacieuse et garçon manqué que je valorisais, et d’autre part que l’intelligence dans la petite enfance est en premier lieu sensori-motrice, et à moins que l’enfant soit fortement dissocié ou anormalement immergé dans sa vie mentale, cette intelligence sensori-motrice vient stimuler le centre instinctif.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Quand on nous a parlé de l’importance de mobiliser son centre réprimé pour favoriser l’intégration, j’ai été tout de suite interpelée : j’en avais eu l’intuition auparavant et commencé à mettre certaines choses en place dans mon quotidien qui allaient dans cette direction. Dès le stage Bases, j’ai cherché ce qui s’y rapportait sur le forum, et tenté de mettre en place des choses systématiques.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Avec un an et demi de recul sur ces pratiques que je vais essayer de décrire, je suis puissamment convaincue de l’efficacité et de l’importance du travail sur le centre réprimé. Je dirais qu’au quotidien, mobiliser le centre instinctif est devenu un moyen immédiat de contrebalancer la prépondérance des ruminations, l’absorption dans la vie fantasmatique, les transes diverses issues des centres émotionnel et mental marchant main dans la main ! C’est aussi un anxiolytique/antidépresseur léger sans effets secondaires et un moyen de court-circuiter la narcotisation, bref, un étayage épatant de changement intérieur.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pourquoi ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Si je reviens sur le point de vue de Hurley et Dobson exposé dans les livres <strong><em>What’s my type ?</em></strong> et <strong><em>My Best Self</em></strong> que j’ai mis à mon programme de lecture de l’été, cela tient à deux dimensions :
</p>

<p>
	 
</p>

<ol><li>
		<strong><em>« Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité »</em></strong> : selon eux, le mésusage du centre préféré et du centre de support aurait moins d’impact que la répression du troisième centre. <em>(Je ne résiste pas à partager la phrase originale des auteurs, que je trouve très poétique : « The Repressed Center is the silent shadow in control of personality » : "</em>[…]<em> l’ombre silencieuse qui contrôle la personnalité")</em><br><br>
		En réalité, ce sont des influences qui peuvent se renforcer mutuellement. C’est en tout cas le ce qui se passe avec mon type et ma variante….<br><br>
		Avant l’initiative de Hurley &amp; Dobson (qui admettaient deux hiérarchies des centres pour les types du triangle), et surtout son extension à tous les types par les Chabreuil, on ne considérait que la version alpha de la hiérarchie des centres ; dans cette version, seuls trois types étaient affligés d’un centre instinctif « réprimé » (le terme est introduit par H &amp; D) : le <strong>4</strong>, le <strong>5</strong> et le <strong>9</strong>. Il me semble que pour tous les trois, la répression du centre instinctif majore ou corrobore une caractéristique égotique essentielle de l’ennéatype : pour le <strong>4</strong> et le <strong>5</strong>, il encourage le décrochage de l’investissement du monde réel et le refuge dans une vie fantasmée ou modélisée, vécue dans le for intérieur ; pour le <strong>9</strong>, la répression de l’instinctif (ou « déconnexion » pour Riso et Hudson) contribue à réprimer l’affirmation de soi (avec la possibilité de fonctionner soit en « mode rêverie » soit dans des activités routinières déconnectées des émotions et de la réflexion).<br><br>
		Chez moi, l’influence s’effectue de manière concrète (qu’est-ce qu’on peut faire d’autre que rêver ou fantasmer quand on est cloué au lit ou au fauteuil par une inhibition ou procrastination constante de la mise en mouvement ?), ou plus fondamentale : si on se coupe du centre instinctif, on renonce à « avoir un impact sur le monde », et la tentation de se rabattre sur le monde intérieur où l’impact est absolu et garanti est grande<br><br>
		Pendant 30 ans de ma vie, j’ai consacré plusieurs heures par jour à nourrir des fantaisies dignes des mystères de Paris de par leur volume et leur continuité, où mon alter ego, complétement fabriqué et doté des vertus et pouvoirs les plus extraordinaires, ressuscitait les morts et marchait sur l’eau (entendre par là leurs équivalents narcissiques dans les domaines que je valorise)…<br>
		 
	</li>
	<li>
		Hurley &amp; Dobson (encore eux !) sont ceux qui ont relié les vertus théologales de l’espérance, de la confiance et de l’amour aux trois centres - respectivement l’instinctif, le mental et l’émotionnel. Le manque d’espérance mène, logiquement, au désespoir et à l’inertie ; le manque de confiance, à la peur ; le manque d’amour, à la défaillance du lien avec soi et les autres.<br><br>
		J’ai eu du mal initialement à comprendre la distinction sémantique entre confiance et espérance, l’attribution de H&amp;D me paraissait un peu arbitraire. Sans doute parce que dans le langage courant on ne dit pas « je manque d’espérance en moi », pour désigner le sentiment d’impuissance à avoir un impact sur le monde, à changer son sort. Le terme n’est pas non plus relié au fait d’anticiper, en toutes situations, que les autres n’agiront pas, ne vous aideront pas, vous laisseront tomber. Mais les exercices proposés dans le stage Centres m’ont permis de prendre conscience du fait que, clairement, je n'ai pas tendance à mettre en doute la parole des autres, leur compétence, leur fiabilité – ni même la mienne (c’est <em>en dépit</em> de mes compétences, qualités, certitudes, par pure malédiction, que mes entreprises sont vouées à l’échec !)<br><br>
		J’ai réfléchi à ce problème de terminologie, parce que je trouve plus facile de saisir le sens quand les mots me parlent (et parce que je me positionne clairement sur le pôle ratiocineur de la dichotomie du <strong>4</strong> !). Ça ne fonctionne pas en anglais (espérance et confiance sont respectivement <em>hope</em> et <em>faith</em>), mais le but est de me parler à moi !<br><br>
		J’ai donc regardé l’étymologie « d’espérer » et de « se fier » (même racine que confiance, liée à <em>fides</em> qui donne également « foi », le terme retenu dans les traductions bibliques de l’épitre aux Corinthiens).<br><br>
		« Espérer » vient de <em>sperare</em>, qui signifie « attendre », « s’attendre à » ; il y a donc une tension, une pré « mise en mouvement » vers un évènement qui va se produire. Il s’agit donc bien d’une disposition psychologique favorable tournée vers un accomplissement dans le monde, le terrain du centre instinctif.<br><br>
		« Se fier à » vient de <em>fidere</em>, qui signifie « avoir confiance, se confier ». Avoir confiance, c’est se confier à quelqu’un, se reposer sur une personne <em>fiable</em>. Il y a bien la dimension de sécurité et d’absence de doute envers autrui, et envers soi, la dimension de guidance intérieure du centre mental.<br><br>
		Sur le plan psychologique, le manque d’espérance entraîne un dégonflement, un abattement, une impuissance, alors que le manque de confiance entraîne de l’anxiété, de l’instabilité….<br><br>
		J’ai constaté effectivement que mobiliser volontairement mon centre instinctif pour des petites choses du quotidien, en veillant à équilibrer le trop-plein des autres centres, avait un effet psychologique subtil positif sur mon humeur. Mieux, au fil du temps, comme ces micro-activités sont devenues quasi-naturelles, que l’effort est bien moindre du fait de l’habitude et de la sensation plutôt plaisante associée, il y a eu un effet positif sur des entreprises plus vastes. L’espérance entraîne l’espérance, en quelque sorte : je considère moins (en fait je ressens moins) comme de l’ordre de l’irréel la mise en œuvre de projets ayant un enjeu plus important que de vider le lave-vaisselle ou brosser mon chien…
	</li>
</ol><p>
	 
</p>

<p>
	Il y a un deuxième volet à ma réflexion, mais je le posterai ultérieurement car je suis bien consciente que la lecture de ces pavés pèse considérablement sur le travail de modération de Fabien ! (J’ai moi-même passé plus d’une semaine durant mes vacances sur ce sujet, écrivant un peu chaque jour…)
</p>

<p>
	Et donc merci encore Fabien de ton travail pour mettre cet espace d'échange et d'expression à notre disposition ! <img alt=":heart:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" title=":heart:"></p>]]></description><guid isPermaLink="false">2102</guid><pubDate>Thu, 06 Sep 2018 09:32:02 +0000</pubDate></item><item><title>Paroles de 4&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2116-paroles-de-4%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai entendu il y a quelques temps un fragment d'interview d'une actrice qui parlait des difficultés de son métier. Retranscrit ci-dessous, son mode de communication m'a évoqué celui de certains <strong>4</strong> (le côté passionné, les phrases inachevées) et sa mécanique égotique (en particulier, la fierté, le mécanisme de défense d'introjection-sublimation, le yoyo émotionnel) :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-cite="Judith Davis" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="Judith Davis">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Judith Davis a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<div>
			<p>
				Je  fais un métier pour m'exprimer parce que je… Je ne peux pas faire autrement par ce que j'ai un rapport à l'existence, violent, sensible, parce, parce que je, je, j'ai besoin que cette parole-là s'exprime comme ça, qui est quelque de très fort, de souvent douloureux, de nécessaire. La manière dont ça se concrétise, c'est désiré sans cesse, c'est être désiré sans cesse. C'est absolument paradoxal. Je pense que cela rend… Il y a un malheur en fait qui est, qui est…  C'est qu'en fait, on ne peut pas…
			</p>

			<p>
				 
			</p>

			<p>
				Quand on est jeune acteur, qu'on lit Racine, qu'on lit des auteurs contemporains, ou qu'on… je sais pas quoi, ou qu'on regarde un  film, en fait on pleure, on rit, on est dans une humanité totale, on est dans un partage, on est dans des émotions qui sont très grandes, qui sont très… heu qui sont pures. En fait, quand on doit pratiquer ça, on doit être dans le désir du désir de l'autre, et donc ça nous ramène à la compétition, ça nous ramène à l'ego dans ce qu'il a de plus douloureux. C'est à dire pourquoi mon être est moins intéressant, ma manière de parler, de bouger, que celle de l'autre, donc ça nous rapetisse, c'est ce paradoxe, c'est celui-là, on aspire à quelque chose de plus grand et on est dans la pratique, on est ramené à quelque chose de petit, extrêmement petit, voire mesquine. […] Voilà, c'est comment ne pas perdre la grandeur du départ.
			</p>
		</div>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bien cordialement,
</p>

<p>
	Rosso
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Source : Comédien le plus beau métier du monde. « <a href="https://www.rtbf.be/auvio/detail_les-carnets-francophones?id=2374248" rel="external nofollow">Quand jouer ne va plus de soi</a> », Les Carnets francophones, <em>La 1ère RTBF</em>, 12 juillet 2018 (extrait ci-dessus à partir de la 41<sup>e</sup> minute).
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2116</guid><pubDate>Wed, 03 Oct 2018 19:26:28 +0000</pubDate></item><item><title>Une 4 en entreprise</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2043-une-4-en-entreprise/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En faisant du rangement, je suis tombée sur un bilan de compétences fait en 1995, au siècle dernier, quoi, période où je ne connaissais pas l'ennéagramme.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'avais un peu fait le tour du travail à l'antenne, j'avais envie d'évoluer, et un poste que j'espérais m'avait été refusé trois fois. Mon chef m'avait proposé de faire ce bilan pour y voir plus clair…
</p>

<p>
	J'ai eu dans ce cadre toute une recherche à faire sur le thème : "Vous n'êtes pas bien dans votre poste car vous n'êtes pas bien avec vous même. Essayez de définir les causes de ce sentiment de mal être à travers des situations vécues dans la vie de tous les jours." 
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voici trois de mes réponses :
</p>

<ul><li>
		Je suis insatisfaite lorsque je fais un travail de peu d'intérêt, je m'ennuie et j'ai l'impression de gaspiller mes compétences.
	</li>
	<li>
		Lorsque je suis contrariée par une situation ou par quelqu'un, je rumine mes griefs pendant des jours, et je me plains sans arrêt.
	</li>
	<li>
		Je passe mon temps à regretter ce qui me manque et j'ai du mal à profiter de ce que j'ai. J'envie les autres qui, me semble-t-il, sont plus heureux que moi.
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	J'ai bien ri en relisant ce bilan, pour compléter le tableau, cinq autres de mes réponses montraient une désintégration en <strong>2</strong>, et une signait une aile <strong>3</strong> !!!
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je dois ajouter que la formatrice qui m'a accompagnée m'a fait travailler sur le contentement de ce que j'avais et qui était déjà là, ce qui m'a à l'époque aidée à changer de regard (et de comportement) sur mon travail et ma vie, à la suite de quoi un nouveau poste auquel je n'avais pas pensé s'est ouvert à moi comme par magie…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Amitiés à tous,
</p>

<p>
	Marie Do, décidément <strong>4</strong> <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>]]></description><guid isPermaLink="false">2043</guid><pubDate>Tue, 06 Feb 2018 17:41:28 +0000</pubDate></item><item><title>Enn&#xE9;agramme urbain</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2106-enn%C3%A9agramme-urbain/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cet été au coin de ma rue, j’ai vu cette affichette collée à un poteau, qui m’a fait penser qu’un frère ou une sœur d’ego (4) avait sans doute traîné sa mélancolie dans les parages.
</p>

<p>
	 
</p>

<div style="text-align: center;">
	<img alt="Affiche4.png" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" data-fileid="265" data-unique="77kqhiynu" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/monthly_2018_09/Affiche4.png.f8215bb2fead0d25edfff08cae9b3ee5.png"></div>

<p>
	 
</p>

<p>
	Tout me semble y être :
</p>

<ul><li>
		<p>
			la mélancolie,
		</p>
	</li>
	<li>
		<p>
			la recherche esthétique dans la forme, notamment le jeu des majuscules et minuscules,
		</p>
	</li>
	<li>
		<p>
			le symbolisme des T en forme de croix (on n’est pas loin de la pierre tombale…),
		</p>
	</li>
	<li>
		<p>
			l’aspiration au manque : l'auteur de l'affiche n'est pas dans un simple manque lié à l'absence d'un autre (ce serait sans doute bien banal), mais dans l'espoir de ce manque. La personne aimée est donc bien là, mais un ego de <strong>4</strong> ne peut se satisfaire de sa présence et se languit de pouvoir enfin souffrir de son absence quand elle sera partie…
		</p>
	</li>
</ul><p>
	Et vous, est-ce que vous avez identifié la trace d'ennéatypes dans vos ballades ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Amicalement
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2106</guid><pubDate>Mon, 17 Sep 2018 08:56:25 +0000</pubDate></item><item><title>Travailler sur mon centre mental de support</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2092-travailler-sur-mon-centre-mental-de-support/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Même si ce n’est pas le premier post que j’écris sur le forum, il s’agit d’un post « inaugural » en quelque sorte : au mois d’août, j’ai décidé de rédiger mes réflexions de manière régulière, comme une discipline d’évolution personnelle. J’attendais la réouverture du forum pour les poster ! En effet, j’ai réalisé qu’indépendamment de l’intérêt de mes réflexions, le processus même de rédaction pouvait être très fécond pour évoluer dans une problématique sans doute propre au <strong>4</strong>, en tous cas à moi, que je vais tenter d’expliquer.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lors de ma rencontre avec l’ennéagramme, j’avais eu très rapidement l’intuition que le travail sur l’instinctif, mon centre réprimé, était essentiel ; je m’y suis attelée, et ça s’est avéré (je pense que mon post suivant sera un récapitulatif de ma démarche sur cet aspect.) !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai fait le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="">stage Centres</a> assez tardivement ; dans les notes de cours donnant des pistes pour travailler à son intégration interne, j’ai constaté qu’y figuraient des conseils (que j’avais mis en œuvre déjà) pour développer le centre réprimé, mais aussi le centre de support. Autant je comprenais l’intérêt de travailler sur mon centre instinctif, autant j’avais du mal à voir comment mettre l’accent sur mon centre mental pourrait être une priorité. Je l’ai mis de côté, mais j’ai continué à y songer et peu à peu commencé à saisir en quoi cela pouvait être important.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Tout d’abord, j’ai perçu cela : ma croyance dans le bon fonctionnement de mon centre mental avait beau être soutenue par des éléments extérieurs objectifs (j’ai toujours été une élève brillante ; quand je fais partie d’un groupe d’apprentissage, ma maîtrise théorique est rapidement pointée, mon QI a été évalué comme supérieur à la norme…), elle n’en est pas moins irrationnelle, car ses enjeux sont profondément subjectifs et biaisés. Cette croyance fait en réalité partie de mes fiertés égotiques les plus centrales. Je l’ai d’ailleurs repérée et traitée dans le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_liber.htm" rel="">stage Libération</a>, je vois pourtant bien que je n’en suis pas débarrassée et qu’elle me gêne encore aux entournures (mais je l’aurais !)…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Une première étape du travail est donc d’observer cette fierté : elle est liée à ma relation avec mes parents, et donc à mon identité, à image. Pour mon père comme pour ma mère, ma précocité intellectuelle constituait une fierté considérable, ils en faisaient une promotion éhontée à leurs amis en ma présence ; j’avais compris très tôt que c’était leur propre narcissisme (et ses failles) qui était en jeu dans la promotion de cette qualité, ce qui me faisait douter de sa validité. Même si les retours que j’avais sur ce mental « tout-puissant » manquaient de fiabilité et d’authenticité, j’étais dépendante de cette croyance pour mon estime de soi : des problèmes importants d’intégration sociale qui se sont maintenus tout au long de mon enfance et mon adolescence ne me permettaient pas d’étayer cette estime de soi sur autre chose que cette qualité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vivais avec ambivalence l’activation de cette fierté (c’est encore le cas): je me sentais obligée d’endosser cet habit de lumière, mais je ressentais en même temps que je n’étais pas à la hauteur du fantasme parental (renforcé par mon investissement d’être hors-norme, propre au <strong>4</strong> ; j’étais donc une imposture… Certes, les louanges de mes parents, tout comme mon succès scolaire, ont construit une forme de confiance ou d’assertivité (parfois trop grande) sur le plan intellectuel. Mais c’est aussi une source d’angoisse, de préoccupation, de comparaison anxieuse, au fond de mésestime de moi. Mon apparente assertivité constitue une réassurance bien insuffisante face à ce sentiment. C’est donc une fierté tout-à-fait égotique, une dépendance obsolète, plus source d’insécurité que de confiance, au fond.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En outre, le « parasitage égotique » atteint nettement la qualité de mon fonctionnement mental. En bonne <strong>4</strong>, j’ai tendance à orienter 99 % de mes réflexions vers l’intérieur, et à souffrir mille maux et inhibitions quand je m’essaye à communiquer ce flux à autrui : « je m’exprime mal, c’est incompréhensible, c’est insuffisant, c’est interminable, il manque l’essentiel, qui voudrait lire ça, de toutes façons personne ne fera l’effort de comprendre, même quand quelqu’un me fait bon retour, c’est fallacieux, etc. »  C’est comme si à chaque pas, je me mettais moi-même un bâton dans l’essieu, trébuchement épuisant très fréquemment abandonné avant de franchir le seuil de l’adresse à autrui. Retrouver l’équilibre du message est parasité par mille contorsions pour compenser l’incommunicabilité que je perçois dans ma pensée, des justifications, des précisions, des retours, je croule sous le poids de ces digressions. Ma pensée boîte !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Autre caractéristique : en mon for intérieur, toute réflexion théorique est subordonnée à la dimension relationnelle : je ne pense qu’en adressant ma réflexion à des personnes « réelles » (en vrai, des interlocuteurs dans ma tête) ; mon interlocuteur imaginaire pose des questions, émet des objections qui m’amènent à développer ma pensée, nous débattons longuement sur une scène où je maîtrise tout, bien différente des aléas d’une vraie conversation…
</p>

<p>
	La communication réelle a donc bien souvent des antécédents de « préparation », qui la minent : j’ai un besoin d’être « comprise » intellectuellement similaire à celui d’être « saisie » dans ce que je ressens. Cette attente en fait un enjeu trop important, un stress qui me pousse à être toujours plus précise, plus nuancée, plus complète, que je compare toujours défavorablement à la pensée « spontanée », totale et instantanée. Cela sape mon élan au fur et à mesure que je m’emploie à la déployer. Le sentiment d’effort vain est constant, et m’amène à lâcher prise, laisser tomber, me censurer… Arrière-goût de dévalorisation, de manque d’accès à moi-même.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon projet d’écrire un peu chaque jour, de façon durable, sur des sujets auxquels j’ai songé, et de me confronter à des réponses, ou des absences de réponses réelles sur le forum est donc ma tentative pour travailler sur ce problème.
</p>

<p>
	Patricia
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2092</guid><pubDate>Mon, 03 Sep 2018 07:49:55 +0000</pubDate></item><item><title>Flagrant d&#xE9;lit d'ergotage ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1431-flagrant-d%C3%A9lit-dergotage/</link><description><![CDATA[<p>Voici donc mon tout premier message sur le forum, depuis le temps que je vous lis ! Je ne savais pas par quoi commencer en fait et je me posais sans doute trop de questions !</p>
<p>Peut-être aussi que j'attendais "le" sujet qui me donnerait l'impression de ne pas écrire pour ne rien écrire d'intéressant.</p>
<p>Et donc, j'en viens à ce qui me préoccupe ici.</p>
<p> </p>
<p>Ce week-end fut la découverte du stage <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">Ailes</a> enrichissant en tous points, certes, mais de plus l'occasion d'une mise en pratique "immédiate" du contenu…</p>
<p> </p>
<p>Pendant que Patricia et Fabien nous expliquaient la notion de dichotomie, en étant venus à l'ennéatype <strong>2</strong>, je suis restée bloquée sur le terme <em>Libertin</em> qui ne me semblait (semble) pas du tout adéquat. J'aurais pu me le dire et puis hop passer à autre chose, mais non ! Mon mental est resté braqué là-dessus pendant tout un temps (5 ? 10 minutes ? Je n'arrive pas à évaluer mais c'est déjà bien trop !). Je vous livre ici à peu près les élucubrations qui me sont passées par la tête : "Mais comment peut-on utiliser des termes aussi approximatifs ? Et qui a donc traduit ce terme le premier ? Et pourquoi n'a-t-on pas essayé d'en trouver un meilleur plutôt que d'attendre que l'usage en fasse LE terme usuel, etc." Je n'en voulais pas (enfin pas trop) à Fabien et Patricia de l'utiliser (oui, je sais, je suis trop gentille <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon="">), mais je me disais que la première utilisation aurait dû tout de suite faire "tiquer". Etais-je donc la seule que ce terme irrite, voire agace très clairement ? Etait-ce la connotation qui me gênait ? Et pourquoi me gênait-elle moi et pas les autres ? Etc. Je vous épargne la suite, ça n'a pas grand intérêt, et ça tournait en rond de toute façon !</p>
<p>Et, c'est ainsi qu'au bout d'un moment, je me suis aperçue que j'avais bien perdu 5-10 minutes de la suite de la formation... Moi qui ne supporte pas de perdre le moindre bout d'information concernant le sujet, c'était "ben malin" ! Tout ça pour être restée braquée sur un mot et je vous avoue que… je le suis encore… braquée sur ce mot… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""></p>
<p>Je me rends compte que vraiment les mots revêtent une (trop ?) grande importance pour moi, et que le fait de rester braquée dessus me fait sans doute perdre bien plus de choses que je ne l'aurais jamais pensé… (Fabien, Patricia, je vous vois sourire d'ici…)</p>
<p> </p>
<p>Bref… Est-ce bien cela l'ergotage du <strong>4</strong> ? Hum… J'avoue que pourtant je suis assez fière de mon sens aigu du mot juste, et qu'en plus ça fait souvent partie des qualités que l'on m'accorde. Du coup, c'est cette situation que j'ai prise en exemple pour l'exercice sur la dichotomie. Et grâce à l'exercice, je me suis rendue compte que j'aurais pu, j'aurais dû même, mettre de côté ce mot "chatouilleux" — de toute façon je l'avais noté en gras sur mes notes — et y revenir plus tard, faire des recherches, etc. Plutôt que de perdre bêtement des minutes importantes de la formation.</p>
<p> </p>
<p>De plus, j'ai depuis repensé à cette notion d'ergotage, je me suis remise en question et j'ai ainsi d'autres exemples.</p>
<p>Je suis passionnée de jeux de société, je joue bien sûr (d'ailleurs, jouez, jouez, c'est bon pour le cerveau et les relations humaines ! Et en plus c'est un excellent terrain de jeux pour étudier les motivations et les comportements, j'en ferais d'ailleurs un sujet d'étude en parallèle avec l'Ennéagramme, j'y réfléchis depuis un bout de temps mais ne sais pas encore trop comment "rédiger" tout cela et puis j'attends d'avoir complété encore un peu — beaucoup — ma formation avant de commencer à rédiger vraiment) mais aussi je les collectionne depuis des années. J'en ai environ 450, j'adore prendre du temps pour lire les livrets de règles aussi. Et certains livrets ont parfois une dizaine de pages, voire plus encore, selon la complexité du jeu ! Et bien je râle… beaucoup ! Devant l'imprécision des termes qui rend le jeu injouable ou très difficile dans l'application et la mise en œuvre des règles, devant les fautes d'orthographe et de grammaire aussi parfois. Et puis devant les soucis de traductions n'en parlons pas ! Pourtant je dois bien me rendre à l'évidence que la plupart des gens s'en moquent, eux… Ils lisent les règles et jouent, point. Au pire, ils se disent que les règles sont mal fichues et jouent ! Alors que moi je me dis : "Mais enfin, c'est bête, certains vont passer à côté de ce jeu génial pour une mauvaise interprétation de telle action qui aurait pu être évitée si facilement." Je suis alors agacée, et irritée, voire carrément offusquée de ce manque de "sérieux" et de "travail". Moi, qui réprime l'instinctif et pour qui le moindre effort physique est une négociation, que dis-je un marchandage acharné avec mon émotionnel et mon mental !</p>
<p>Et donc, oui, j'avoue que je peux rester braquée sur des détails… Je rapprochais cela du perfectionnisme de l'ennéatype <strong>1</strong> parce que ça peut me parasiter jusqu'à ne plus pouvoir penser à autre chose pendant un temps donné — plus ou moins long, il faudra que je m'observe davantage pour savoir combien de temps exactement et savoir ce sur quoi je me braque le plus ! Mais comme je m'intègre en <strong>1</strong>, ce n'était pas "explicable" : rigueur oui, perfectionnisme, non… C'est sans doute pour cela que j'appelais ça de la rigueur, et que donc je le voyais comme positif, impression renforcée par ce que me renvoient mes proches. Mais ce qui était déjà certain avant le stage <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">Centres</a> en avril et l'est encore plus depuis, c'est bien ma répression de l'instinctif… contre laquelle je me bats au quotidien (enfin quand j'en ai l'énergie… ou le courage !) Donc je suis bien <strong>4 alpha</strong>, intégration en <strong>1</strong>, désintégration en <strong>2</strong> !</p>
<p> </p>
<p>Des exemples ainsi, je pourrais en trouver plein, je suppose… Toujours à la recherche du mot juste, pour exprimer au plus près l'émotion et la pensée, au plus près parce que ce n'est jamais parfait malheureusement, ou en tout cas jamais assez parfait pour moi… au risque de sacrifier alors toute spontanéité à l'autel de la justesse inaccessible !</p>
<p> </p>
<p>Bon, c'est pas joli, joli, tout ça… Mais la prise de conscience est déjà une avancée en soi, n'est-ce pas ?</p>
<p> </p>
<p>En espérant que ce partage "à chaud ou presque" soit un bon éclairage de ce que peut être l'ergotage pour un <strong>4</strong>, et si je n'ai rien compris, et que ce n'est pas du tout ça, je veux bien des explications M. Fabien. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1431</guid><pubDate>Wed, 07 Sep 2011 08:25:01 +0000</pubDate></item><item><title>Mes freins &#xE0; poster sur le forum&#x2026;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2081-mes-freins-%C3%A0-poster-sur-le-forum%E2%80%A6/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonsoir à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Merci Chrismon d’avoir ouvert le <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2074-pourquoi-je-nirai-pas-me-raconter-sur-le-forum%E2%80%A6/" rel="">sujet sur le forum des <strong>2</strong></a>, ravie de te rejoindre dans ce plongeon !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon texte mijote en manuscrit depuis lundi 11 juin au soir, je l’ai posté jeudi 14 très tôt (0h30) pour aboutir à un gros bug qui m’a même ensuite empêchée l’ouverture du site… Ce n’est pas un drame, ce sont des faits, mais c’est la deuxième fois que cela m’arrive, je retape tout… Pour mon instinctif en dernier, c’est très dur… Alors là je tape d’abord dans Word, puis je tente un copier/coller.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bref, ce sont les freins de mon point de vue de <strong>4</strong> qu’il y a plutôt lieu de développer ici.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Après le récit de ma démarche habituelle lorsque je pense écrire sur le forum, je vais tâcher d’analyser les 3 étapes principales qui m’ont jusqu’ici freinée :
</p>

<ul><li>
		Nécessité de vérifier l’ensemble de ce qui a déjà été écrit afin de se situer et faire du lien ;
	</li>
	<li>
		Intérêt, valeur de mon sujet ;
	</li>
	<li>
		Autocensure.
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Plusieurs idées et interrogations me sont déjà venues, et même des phrases, des paragraphes, c’était écrit dans ma tête, sans possibilité immédiate de les écrire car survenues au cours d’un trajet. Je me dis qu’avant d’écrire sur le forum, il faut que je vérifie si quelqu’un n’a pas déjà écrit la même chose, que je repère les éléments du sujet s’il a déjà été traité, afin que je me situe et que je fasse des liens (c’est la démarche scientifique qu’on utilise au travail pour écrire un article de recherche). Je parcours alors le forum, très vaste, et papillonne d’une rubrique à l’autre, en accrochant ma lecture sur d’autres sujets qui m’intéressent, avec parfois des analyses de haut vol. Puis au final, c’est tard dans la nuit, j’ai du mal à lire sur l’écran, et je n’ai pas vérifié l’intégralité du forum… Donc j’écrirai un autre jour. Et puis les jours passent avec leurs occupations, les phrases sont moins nettes dans ma tête mais le sujet demeure. Le doute s’installe : est-ce que, réellement, ce que je pourrais écrire présente un intérêt ? Oui, vraiment, tout comme il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche, il vaut mieux encore attendre avant d’écrire. Et puis le temps passe, il ne me reste qu’un embryon de ce que je voulais dire, alors là, c’est sûr, mieux vaut ne rien dire : autocensure. Le sujet s’efface rapidement de ma tête, je sais juste que je voulais dire quelque chose.
</p>

<p>
	 
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	Je passe à l’analyse en termes d’ego du <strong>4</strong>, et on voit dans l’ordre le désir d’être différent, la comparaison et l’envie (face aux belles analyses sur d’autres sujets), avec la honte qui pointe à l’avance et empêche la poursuite de la lecture du forum pour trouver juste le sujet afin de s’y rattacher simplement. Là-dessus, le phénomène hypnotique de suggestion aboutit à l’autocensure, puis celui d’amnésie achève le tout.
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	Le bon côté de cette attente due au bug informatique (sur le moment, vraie souffrance, véritable gifle : j’étais rejetée !), c’est que j’ai un peu plus développé ma réflexion.
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	Je reviens juste sur le fait que de se dévoiler : oui, c’est une difficulté, avec la honte activée. Mais faire quelque chose qui sort de l’ordinaire est attirant, et c’est finalement plaisant de se décentrer, cela finit par apporter un peu de sérénité. Je l’ai expérimenté dans les exercices de développement du centre intuitif (lorsqu’il s’agit de changer ses habitudes), et de démarche d’intégration propre au <strong>4</strong> (« faire quelque chose même en n’étant pas dans l’état d’âme approprié »).
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	Je m’arrête là, mais chaque fois que je me relis, je me pose d’autres questions, j’éprouve le besoin de préciser car je trouve que c'est incomplet…
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	À très bientôt, merci pour vos bienveillants encouragements.
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	Bien amicalement
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	Katz
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2081</guid><pubDate>Tue, 19 Jun 2018 21:49:22 +0000</pubDate></item><item><title>Sublimation&#xA0;: m&#xE9;canisme de d&#xE9;fense ou chemin vers l'int&#xE9;gration&#xA0;?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2038-sublimation%C2%A0-m%C3%A9canisme-de-d%C3%A9fense-ou-chemin-vers-lint%C3%A9gration%C2%A0/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous !
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</p>

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	Je suis allée voir il y a une dizaine de jours avec une amie une exposition à la Philharmonie sur la chanteuse Barbara. Expo très intéressante, qui vient de se terminer.
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	Barbara était de toute évidence une <strong>4</strong> ! (cf. <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1556-barbara/" rel="">cette discussion</a> dans la section du forum sur les célébrités). Je suis revenue de l'expo partagée entre admiration pour l'artiste, ses chansons sublimes, personnelles et universelles à la fois (j'avais eu de plus la chance de la voir en récital dans les années 70…) et malaise parce que quand même, ses chansons nous font rentrer dans son monde émotionnel, et que bizarrement je suis gênée de tous ces ressentis forts et intimes exposés au grand jour.
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	Alors ça fait 10 jours que le sujet tourne dans ma tête.
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	Je suis persuadée que si Barbara n'avait pas pu devenir chanteuse, elle se serait tuée, ou serait devenue folle… Pour elle, c'était une nécessité absolue, une obligation…
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<p>
	Je relis mes notes du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" rel="">stage Bases</a> : "Mécanisme de défense du <strong>4</strong> : introjection (vivre émotionnellement ce qui se passe dans son environnement pour comprendre) et sublimation (sortir des émotions par des créations artistiques). Les émotions rentrées doivent ressortir. Introjection + sublimation pour évacuer le trop plein émotionnel."  Effectivement, j'ai ressenti très fort, en voyant les interviews ou en ré-écoutant les chansons de Barbara, cette "pesanteur" du <strong>4</strong> nostalgique, blessé, écorché vif, pesanteur que je trouve si difficile à vivre. 
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</p>

<p>
	En même temps, cette chanteuse a apporté au monde son sens du beau, des chansons poétiques et splendides. Elle a atteint une dimension universelle, beaucoup de gens se sont reconnus dans ses émotions, se sont senti mieux, se sont retrouvés, en l'écoutant. Elle a contribué à faire un monde meilleur, c'est incontestable. Et il me semble que tout ça, c'est ce que peut apporter un <strong>4</strong> intégré, non !!!??
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<p>
	Je lis dans <a href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel=""><em>Le Grand livre de l'ennéagramme</em></a> : "Le mécanisme de défense est un obstacle majeur sur notre chemin d'évolution de l'ego à l'essence." Pourtant, il me semble que la sublimation du <strong>4</strong>, qui au départ vient bien de l'ego, peut mener à l'orientation du <strong>4</strong> "sens du beau" et à l'intégration en rendant cette beauté universelle. Alors, est ce que l'intégration commence quand la création artistique, tournée d'abord vers soi, se tourne vers les autres et le monde ?
</p>

<p>
	Ou est-ce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas compris ? <img alt=":confused:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_confused.gif" title=":confused:"></p>

<p>
	Ou alors les <strong>4</strong> sont-ils différents des autres types de l'ennéagramme ? <img alt=":laugh:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" title=":laugh:"></p>

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</p>

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	Toutes ces réflexions juste parce que je suis allée voir une expo !!!!
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	Amitiés à tous,
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	Marie Do
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2038</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2018 20:13:45 +0000</pubDate></item><item><title>Exemple de sublimation</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2045-exemple-de-sublimation/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour a tous,
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</p>

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	Il m'arrive de donner des cours de philosophie à des Terminales. Aujourd'hui, cet extrait du Nietzsche de <a href="http://www.amazon.fr/dp/2253067156/" rel="external nofollow"><em>Humain, trop humain</em></a> [<a href="http://www.amazon.fr/dp/B075QMQK6X/" rel="external nofollow">Version Kindle</a>] m'a paru très beau, et révélateur de l'ennéatype <strong>4</strong> :
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<em>"L’art doit avant tout embellir la vie, donc nous rendre nous-mêmes tolérables aux autres et agréables si possible : ayant cette tâche en vue, il modère et nous tient en brides, crée des formes de civilité, lie ceux dont l’éducation n’est pas faite à des lois de convenance, de propreté, de politesse, leur apprend à parler et à se taire au bon moment."</em>
</p>

<p>
	Ici est soulevé le rôle du mécanisme de défense du <strong>4 </strong>pour évacuer la souffrance de la mise en échec de l'orientation à cause de la compulsion (il faut embellir la vie, puisqu'elle est, en soi, trop banale pour être belle telle qu'elle est — manque de connexion à la vertu du <strong>4</strong>). Par la sublimation, l'introjection est contrôlée et le désir compulsif d'éviter la banalité par des comportements coupant aux autres et au monde (comportements de haine de soi et/ou de haine des autres, cf. <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="">stage Sous-Types</a>) est remplacé par la civilité, la capacité à se tenir en brides… Dans mon observation, cette tendance aux comportements inciviques sous l'effet de la compulsion est peut-être plus ou moins marquée selon la variante (plus chez le mu que chez l'alpha), le positionnement sur la Spirale (gros ROUGE ?) ou l'aile principale (plus chez l'aile <strong>5 </strong>que chez l'aile <strong>3</strong>).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<em>"De plus, l’art doit dissimuler ou réinterpréter tout ce qui est laid, ces choses pénibles, épouvantables et dégoûtantes qui, malgré tout les efforts, à cause des origines de la nature humaine, viendront toujours de nouveau à la surface : il doit agir ainsi surtout pour ce qui en est des passions, des douleurs de l’âme et des craintes, et faire transparaître, dans la laideur inévitable ou insurmontable, son côté significatif."</em>
</p>

<p>
	Ainsi, la sublimation sert à faire sortir les fortes émotions négatives retenues par l'introjection. En les esthétisant, le <strong>4</strong>, mais aussi toute personne usant égotiquement de son centre émotionnel vers l'intérieur (cela m'est beaucoup arrive en tant que <strong>6 alpha</strong> pendant la période de mon lycée, et m'arrive encore parfois aujourd'hui, mais c'est rare, car ma hiérarchie des centres de mental peut se suffire d'une œuvre artistique déjà prête a la "consommation"), les apprivoise et les dépasse, à l'image par exemple de ce qu'en fait <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2038-sublimation%C2%A0-m%C3%A9canisme-de-d%C3%A9fense-ou-chemin-vers-lint%C3%A9gration%C2%A0/" rel="">Barbara</a>. On retrouve aussi le sentiment inhérent du <strong>4</strong> qu'il lui manque quelque chose et qu'il a une laideur originelle : c'est le sentiment d'être un vilain petit canard, circonstanciel chez d'autres types (notamment le <strong>6</strong>), structurel chez lui.
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<p>
	 
</p>

<p>
	Je ne crois pas que Nietzsche soit lui-même <strong>4</strong>, mais il me semble qu'il décrit ici de manière étonnamment proche de la théorie de l'Ennéagramme la manière dont l'orientation de sens du beau s'exprime sous forme égotique à travers la sublimation sous l'effet d'un centre émotionnel préféré intérieur.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Sa conception de l'art m'a l'air par ailleurs intéressante, mais j'y vois trop l'influence d'un romantisme français <strong>4</strong>, et pense qu'on pourrait envisager d'autres visions de l'art, à partir d'autres mécanismes de défense. Par exemple, en tant que <strong>6</strong>, j'ai tendance à projeter certaines facettes de moi sur les personnages de fiction que j'écris pour les faire expérimenter à ma place une déviance quelconque. Cela ferait peut-être l'objet d'une autre conversation.
</p>

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</p>

<p>
	Bien à vous,
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<p>
	Bookineur
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2045</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2018 23:59:58 +0000</pubDate></item><item><title>&#xC9;viter la banalit&#xE9; dans les techniques de Quantum Psychology</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1946-%C3%A9viter-la-banalit%C3%A9-dans-les-techniques-de-quantum-psychology/</link><description><![CDATA[<p>Le titre initial était "éviter la banalité jusque dans les cuvettes des chiottes", mais je n'ai pas osé (c'est une citation de Poutine, il parlait lui de "buter les terroristes jusque…").<br> <br>Je serais étonnée que d'autres co-ennéatypes <strong>4</strong> n'aient pas été titillés par le problème posé à leur ego d'avoir recours de manière répétitive à des procédures simples et standardisées…<br> <br>De mon côté, la sale manie a épargné les techniques proprement dites, qu'à l'usage, tout comme au stage, je trouve toujours très satisfaisantes sur le plan de la créativité.<br>En revanche, ma lutte avec la phrase qui conclut la messe fut épique : "Je suis la créatrice et l'observatrice de cette transe", depuis le début je ne peux pas te blairer. Ouais, à la réflexion je te hais carrément, horrible marmonnement béni oui-ouiste, google-mal traduite, rugueuse en bouche, objet linguistique repoussant en tous points, Quasimmondice, condensé d'odieuseté panurgique. <br> <br>Ce n'est pas alors que je le formulais, mais c'est bien comme ça que l'indispensable ingrédient me prenait à rebrousse-poil. Et l'amnésie, la confusion venaient à mon secours durant tout le week-end pour m'éviter de la prononcer une seule fois d'un tenant (ce qui ne m'épargnait pourtant pas les poussées d'urticaire).<br> <br>À noter le radicalisme dans la résistance de l'ego bien soulignée par Fabien et Patricia, quoi de mieux que de prendre en grippe la clé du voûte du processus d'interruption ?<br> <br>Je sentais néanmoins l'importance de son énoncé pour clôturer la technique, j'en comprenais et j'en approuvais le sens… Il m'en fallait le sens, mais mon ego était intraitable, une chirurgie esthétique fesse-seins-nez était incontournable pour qu'il me fiche la paix et que je puisse le désherber en paix en quotidien. Voici le compte rendu opératoire de la traduction :<br> <br> "C'est moi qui…" au lieu de "Je" ; l'anglais n'utilise pas cette tournure d'insistance (qui se traduit simplement à l'oral par un appui de la voix, à l'écrit par une mise en gras ou un soulignement). Tout à fait pertinent, car il s'agit de souligner que ce n'est pas la réalité, les autres, l'évidence, etc, qui est aux manettes.<br> <br>"C'est moi qui créé..." au lieu de la nominalisation, mauvaise habitude qui passe souvent moins bien dans la langue de réception que dans l'original. En plus, la verbalisation permet d'utiliser le présent, et d'augmenter la consciente d'un acte en pleine actualisation.<br> <br>"cette transe" : argh, c'est vrai, c'est pratique un nom de code, et dans la conversation il ne me gêne pas d'y recourir, mais pour un mantra qui doit pénétrer mon intimité sur une base illimitée, nous voulons du Dior, ma chère ! ("Transe", j'associe possiblement à la danse en boîte sous poppers, où à du yoga avec barbe négligée et chemise en lin… je ne veux pas risquer que mon ego joue avec ça). Là, je place selon les circonstances (et la réflexion pour le choix me permet de rester vigilante et active durant la formulation, évitant le Charybde de la machinalité) "C'est moi qui créé cet état d'âme", ou "C'est moi qui créé cet état d'esprit" (le second plutôt pour la confusion et l'amnésie).<br> <br>Pour la deuxième partie, je switche : plus de "c'est moi qui", car le "moi" en question est l'ego, ce n'est pas le cas de l'observateur intérieur.... <br>Au choix : "…et je peux l'observer", "…et je l'observe", "point (.) Je l'observe." Évitons bien sûr la nominalisation, et laissons de la latitude à l'interprète. <br> <br>Voilà ! Le relooking est terminé !<br> <br>Un dernier mot pour les bienheureux qui peuvent s'épargner le tour de passe-passe et obtiennent le même effet dans la formulation d'origine : je les envie, bien sûr ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_kiss.gif" alt=":kiss:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1946</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 13:00:20 +0000</pubDate></item><item><title>Nostalgie</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1941-nostalgie/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br> <br>J'adore Rosa Montero, un écrivain espagnol. Parmi mes lectures actuelles, il y a <em>La Chair</em>, son dernier roman. Ce n'est pas son meilleur livre mais un Montero moyen, c'est déjà du bonheur. Le premier paragraphe devrait, il me semble, parler aux ennéatypes <strong>4 alpha</strong>, et j'ai donc envie de le partager ici :<br> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-username="Rosa Montero" data-cite="Rosa Montero"><div><p>La vie est un petit espace de lumière entre deux nostalgies : celle de ce que vous n’avez pas encore vécu et celle de ce que vous n’allez plus pouvoir vivre. Et l’instant précis de l’action est si confus, si fuyant et si éphémère que vous le gaspillez à regarder autour de vous avec hébétude.</p></div></blockquote>
<br><p>Qu'en pensez-vous ?<br> <br>Très amicalement,<br>Fabien<br> <br>Source : Rosa Montero, <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/B01J2U0134/" rel="external nofollow"><em>La Chair</em></a>. Paris (France), Métailié, 2017. [<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/B01MZ70R1M/" rel="external nofollow">Version Kindle</a>]</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1941</guid><pubDate>Sat, 01 Apr 2017 06:17:53 +0000</pubDate></item><item><title>Le sentiment d'envie en "qualit&#xE9; exp&#xE9;rimentale"</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1945-le-sentiment-denvie-en-qualit%C3%A9-exp%C3%A9rimentale/</link><description><![CDATA[<p>Après avoir longuement butiné dans le forum, et commencé par des contributions en réaction à des sujets, je voulais partager une situation vécue il y a de nombreuses années qui me paraît exemplaire de la passion d'envie du <strong>4</strong>. J'en aurais des tripotées, surtout depuis le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="external nofollow">stage Éveil</a> où la prise de conscience des transes égotiques m'en fournit des brassées, mais ici, le hasard avait mis en place un dispositif quasi "de laboratoire" pour révéler à leur état pur les filtres de l'ego.</p>
<p> </p>
<p>Durant mes études à Bruxelles, je me rendais chaque semaine dans une Académie des Beaux-Arts pour un cours de "modèle vivant", c'est à dire de dessin avec des modèles nus. Depuis l'enfance, je dessinais des BD et remplissais le rôle traditionnel de "la personne qui sait bien dessiner" dans la classe (il faut dire que je passais mes cours à dessiner au lieu de prendre mes notes). Et de fait, j'avais bien vite retrouvé cette place dans notre petit groupe d'adultes composé de 7 ou 8 personnes : mes réalisations étaient toujours saluées par des oh et des ah de mes condisciples (et plus discrètement par les compliments des deux professeurs). Cette situation ne créait pas de contentement chez moi, même si j'étais très sensible à ces compliments : en fait ils avivaient le sentiment du manque.</p>
<p> </p>
<p>Nous travaillions sur plusieurs séances, et les travaux restaient en place sur les chevalets toute la semaine pour que nous puissions les continuer sans changer l'angle de vue, et permettre le séchage. En cours d'année, un nouvel élève fit son apparition, et un coup d'œil inquiet sur ses productions m'avait indiqué que sa maîtrise technique dépassait d'assez loin celle de mes condisciples dont l'admiration me paraissait liée à leur propre noviciat. Au cours suivant, un tableau monumental saisit ma vue quand j'entrais dans la salle, je pris une claque et sentis une éponge glacée se tordre dans mon estomac, avec des bribes de pensées de type "sic transit gloria mundi", "il est venu, le calife à la place du calife" flottant parmi les débris du Titanic : accablée, mortifiée par la supériorité évidente, la force tellement patente de son travail comparé à mes pathétiques œuvrettes, je tournais autour le regard fuyant comme un malandrin, craignant qu'on me surprenne en pleine déconfiture.</p>
<p> </p>
<p>Sonnée, je tentais de surmonter le choc et me mis à tituber à la recherche de ma propre production (pour aller me ratatiner piteusement derrière jusqu'à la fin de la séance, sans doute). Je parcourais les chevalets, et il me fallut assez peu de temps, mais la seconde de la réalisation fut une trèèèèèèès longue chute pour me rendre à l'évidence et vivre un changement de paradigme assommant : c'était <strong>mon</strong> propre dessin que j'avais pris pour objet d'envie.</p>
<p> </p>
<p>Le plus drôle (et le plus consternant simultanément), fut que le voile redescendit immédiatement sur mes yeux soi-disant décillés : dès lors que je me l'attribuais, le tableau se dépouilla de ses charmes tantôt si formidables à la vitesse où le carrosse de Cendrillon redevient Citrouille, en dix secondes à peine il était à nouveau terne et décevant.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1945</guid><pubDate>Wed, 05 Apr 2017 17:55:18 +0000</pubDate></item><item><title>&#xC9;tat de procrastination avanc&#xE9;e</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1703-%C3%A9tat-de-procrastination-avanc%C3%A9e/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour ami(e)s <strong>4</strong> ! Et les autres aussi. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""><br><br>Ce matin, alors que j'étais quasiment sur le point de presque me mettre à travailler, j'ai reçu un message déloyal de Fabien m'incitant à me détourner de ma tâche en parlant de citations "croquignolettes". (<img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_kiss.gif" alt=":kiss:" data-emoticon="">) Il savait pourtant le bougre que j'avais l'intention de m'y mettre incessamment bientôt ! Il va sans dire que je n'ai pas résisté à cet appel à repousser le début de la mise au travail.<br><br>Puis, message lu, je me suis dit qu'une bonne douche me permettrait d'être plus concentrée après, mieux même, un bain ! Puis quelques alphacartes pour remettre le tout en place dans ma tête et mon corps !<br>D'ailleurs, la table n'est pas débarrassée, la cuisine doit être rangée… Oulà, moi avoir envie de ranger ? Signal d'alarme !<br>Et, là, je me suis rendue compte ! Mais qu'a fait mon ego à votre avis ? Eh bien, il m'a soufflé l'idée d'écrire sur le champ ce sujet sur la procrastination ! Trop fort cet ego ! Mais je l'ai eu !<br><br>Et je ne publie finalement cette conversation que ce soir. Entre temps, j'ai finalement commencé à travailler ! J'ai même fini ce que je voulais faire, si, si ! Après avoir relu toutes mes notes et supports de cours du stage de ce week-end. Notes qu'il a fallu bien sûr tout bien recopier au propre avant, avec force couleurs et temps passé pour que ce soit bien, vrai, et beau !<br><br>Comme dit la pub, <em>"je l'aurai un jour, je l'aurai !"</em><br><br>Heureusement :</p>
<ol><li>Mon instinctif va beaucoup mieux, et ces moments sont devenus moins fréquents, ce qui me permet de les repérer plus facilement.</li>	<li>J'aime travailler sous la pression du temps limité.</li>
</ol><p>C'était Kayla, en direct de Radio Procrastination.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1703</guid><pubDate>Wed, 02 Apr 2014 16:40:44 +0000</pubDate></item><item><title>Mental de 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1904-mental-de-4/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je partage avec vous un témoignage sur un sujet qui m’a pas mal (pré)occupé : celui du mental.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans ma découverte de mon type, j’ai mis du temps à me reconnaître du type <strong>4</strong>, cherchant d’abord du côté du centre mental alors que le centre mental est réprimé chez moi.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Beaucoup de choses me poussaient (égotiquement) à le faire : ma fascination pour des sujets de compréhension globale, ma capacité à m’identifier à des esprits brillants auxquels j’ai envie de ressembler, un parcours scolaire et professionnel qui est longtemps resté sans aucune anicroche. Je sentais bien que je n’avais pas envie de lâcher l'image d’intellectuel que je m’étais fabriquée et qui me protégeait/flattait.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Puis est venue l’explication des domaines de préoccupation. Je ne l’ai pas comprise : cette idée de rajouter à chaque type ce qui semblait être son exact contraire était la meilleure façon qu’on finisse par pouvoir se reconnaître dans tous les types, une ‘banalisation’ où aucun type ne garderait <em>in fine</em> ses spécificités ! Non non non, je ne me ferai pas avoir par ce genre de grosses ficelles. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le doute est resté, et tout en travaillant sur l’hypothèse du <strong>4</strong>, j’ai continué à fureter du côté du centre mental…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En réfléchissant aujourd’hui à ce sujet comme possible sujet pour le forum, j’ai eu une petite révélation comique : qu’étais-je donc en train de faire à ce moment-là sinon très précisément… me préoccuper du sujet de l'intellect !? Et n’est-ce pas justement cela qu’on appelle un 'domaine de préoccupation’ ? Cela devait sans doute être évident à d’autres depuis le début, mais ce n’était pas le cas pour moi : le nez dans mon guidon de <strong>4</strong>, je n’avais pas encore compris que je faisais de la prose sans le savoir…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il doit y avoir peu de réalité dans la représentation subjective que je me fais de moi-même et assez peu dans l’évaluation que je peux faire de mes réussites passées (l’instinct de conservation y est sans doute pour beaucoup), mais il y a certainement une réalité intéressante à exploiter dans le fait que je me préoccupe sans cesse de mental et d'intellect, thèmes qui envahissent ma pensée et influencent l’image que je me fais de moi-même, mes objectifs et mes actions… ce que j'étais justement en train de faire !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En espérant que ce sera la dernière fois ! <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Au plaisir de vous lire,
</p>

<p>
	Gri
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1904</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2016 18:19:27 +0000</pubDate></item><item><title>V&#xEA;tements, image de soi, introjection et crash de 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1894-v%C3%AAtements-image-de-soi-introjection-et-crash-de-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,</p>
<p> </p>
<p>Ce week-end j'ai réussi à me percevoir en plein dans mon ego de <strong>4</strong>… et je me suis dis que je pouvais oser partager cette expérience pour tenter de faire comprendre (sans doute en partie) la problématique de l'image de soi chez un <strong>4</strong>.<br><br>En intro, il faut vous préciser que j'avais prévu mon samedi matin pour aller me chercher des jeans parce que les miens venaient de rendre l'âme à quelques jours d'intervalle… et aussi que je vis en pleine campagne, donc les choix vestimentaires ne sont pas toujours à la hauteur de mes espérances… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sour.gif" alt=":sour:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon=""><br> <br>J'ai commencé par un bon petit déjeuner où j'ai pu prendre mon temps pour profiter d'amis et du beau temps… Là je crois que mon centre émotionnel d'une certaine manière se mettait en condition pour affronter la dure réalité et banalité de la vie : aller faire des courses pour quelque chose d'aussi trivial qu'un pantalon ne me plaisait pas trop mais je ne pouvais décemment pas aller au boulot en tite culotte… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon=""> Bref… Après une recharge émotionnelle et esthétique (le jardin est magnifique le matin avec le petit soleil rasant d'automne…) et avec peut-être un peu de difficulté à cause de mon centre instinctif réprimé (ben oui, il fallait en plus que je prenne ma voiture pendant 20 minutes pour trouver le magasin le plus proche et là, ça mérite réflexion quand même) j'avais rassemblé toutes les conditions pour pouvoir y aller.<br> <br>Me sentant hyper sûre de moi, je vais d'un pas conquérant au rayon Pantalons et là, explosion d'émotions intérieures (c'est le début de la fin <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon="">) : d'abord mon regard est attiré par des vêtements genre Desigual avec plein de couleurs et de formes qui ressortent trop bien sur le noir… Je perds donc du temps à farfouiller dans tout ça sachant que je n'avais aucun besoin pas non plus un budget extensible au point de dévaliser le magasin. Rebref, mon petit monde intérieur s'emballe et je m'imagine déjà dans ces vêtements ainsi que les commentaires des autres (positifs évidemment) et tout ce que j'oserais faire si j'avais tout ça. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""> C'était trop bien dans ma tête… mais évidemment la réalité a repris le dessus allègrement : il n'y avait pas ma taille dans les fringues qui me plaisaient... parce qu'il faut aussi dire que j'ai un profil à la Rubens qui n'est pas toujours évident à vêtir… surtout quand c'est la mode de l'allumette… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""><br> <br>Je me rabats donc à regret sur les pantalons dans lesquels je peux rentrer… sans formes, sans couleurs… sans vie… Sur le moment, j'étais dégoutée d'avoir à les prendre mais il faut savoir être pragmatique, et ma problématique devait être résolue au plus vite, et face à ce yoyo émotionnel, je n'étais plus capable de trop réfléchir et d'aller plus loin. Je me suis donc débarrassée de ce que je vivais maintenant comme une corvée et j'ai quand même acheté deux jeans (toujours sans formes, sans couleurs et sans vie) sans chercher à aller dans un autre magasin (il fallait reprendre la voiture sans être sûre de trouver ce que je cherchais…) <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_beurk.gif" alt=":beurk:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sour.gif" alt=":sour:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon=""><br> <br>Je suis rentrée à la maison où, hyper contents, les parents mon demandé si j'avais trouvé mon bonheur… Aïe aïe aïe… Mon Calimero s'est mis en route : de toutes les manières, c'est moche, on n'est pas bien dedans, et puis c'est mal coupé, et puis je n'aime pas la couleur, et puis je suis grosse, et puis je suis laide, et puis de toutes les manières quoi que je fasse, ça ne changera rien, et puis personne ne peut m'aimer comme ça… Etc. Bref, un grand moment !!! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_pt1cable.gif" alt=":pt1cable:" data-emoticon=""> Toute cette tirade n'a malheureusement été verbalisée qu'en partie parce que je sais que ça peut saouler ceux qui m'écoutent de m'entendre râler… Alors je contrôle ce que je voudrais vraiment dire… Oui je sais, c'est moche. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" alt=":surprised:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Me voilà donc dans une magnifique introjection qui m'a bouffée de l'intérieur et qui comme de bien entendu m'a rendu malade quelques heures plus tard parce que je n'ai pas trouvé le moyen de sortir tout ça de moi… Et je suis allée fuir dans le sommeil comme je sais si bien faire.</p>
<p> </p>
<p>Maintenant je suis avec ces jeans sur les bretelles et je crois que je vais les reprendre en couture pour les améliorer un peu et tenter d'en faire des fripes que je pourrais avoir plaisir à porter… mais faut encore que j'arrive à m'y mettre…<br> <br>Donc je sais que ça a été long mais j'ai trouvé que le processus donnait bien l'idée de ce que pouvait vivre un <strong>4</strong> par rapport à quelque chose de parfaitement anodin aux yeux de certains.<br> <br>J'ai effectivement pu trouver mon orientation pour le beau la problématique émotionnelle de l'estime de soi et du rapport à l'autre.<br>J'ai pu aussi voir mon instinctif réprimé à plusieurs reprises qui me servait de fuite ou d'une manière de me débarrasser de ce qui ne me plaisait pas.<br>Il y a aussi de l'envie lorsque j'envisage des vêtements qui ne me vont pas et qui me donnerait quelque chose que je n'ai pas qui me manque.<br>Et le fameux et superbe petit Calimero qui est un point d'orgue à toute cette histoire.</p>
<p> </p>
<p>Il y aurait encore sûrement plein de choses à en dire mais je vais tenter (sans doute est-ce déjà un échec <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon="">) d'être concise.<br>Je pourrais revenir dessus de manière plus précise plus tard…</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1894</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2016 18:03:22 +0000</pubDate></item><item><title>Diff&#xE9;rents &#xE9;tats de 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1884-diff%C3%A9rents-%C3%A9tats-de-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour Fabien, bonjour à tous !<br> <br>Alors que bizarrement il me semblait que dans ma vie je ne croisais à peu près jamais d'autres <strong>4</strong> (sauf aux stages d'ennéagramme !!!), cette année où j'ai travaillé fort et plus en profondeur sur la passion, fixation, compulsion, etc. liées à ma "quadritude", j'ai fait connaissance de deux femmes dont je suis quasi sûre qu'elles sont elles aussi de type <strong>4</strong>. Deux femmes à peu près de mon âge (allez, je peux le dire, c'est la soixantaine), dont l'une est très désintégrée, c'est le moins qu'on puisse dire, et l'autre plutôt intégrée.<br> <br>Sur deux points, intégration ou pas, elles se ressemblent beaucoup : l'habillement et l'hypersensibilité. Ce qui n'est pas très étonnant ! <br>Ce qui est intéressant, c'est le pourquoi : l'une est excentrique dans ses tenues parce qu'elle veut désespérément être le centre de l'attention. Tout fait l'affaire, pour peu que ça se remarque de loin, même si le décalage "âge pour porter la tenue en question" et "âge réel de l'intéressée" ne va ni dans le sens du bon goût, ni dans celui de la beauté. Et la personne se vexe si on ne lui donne aucun retour sur la robe bariolée, le manteau en fausse fourrure rose (arghhh), le maquillage tapageur… L'autre est aussi très excentrique, juste parce qu'elle aime les tenues très colorées et ne se voit pas habillée en petit tailleur C… L'effet n'est pas forcément très heureux non plus, mais il y a beaucoup de naturel joyeux là-dedans, et, à vrai dire, elle se fiche un peu de ce qu'en pensent les autres. Elle, elle se sent bien et en accord avec qui elle est !<br> <br>Pour la sensibilité, pareil, toutes deux très très émotionnelles. Mais là aussi, une vraie différence dans la manifestation des émotions. Avec l'une, elle prend tout pour (ou plutôt contre) elle, il faut être prudentissime quand on lui dit quelque chose, sans quoi au mieux elle se vexe et fait une crise, avec avalanche de reproches et le "on me rejette encore, je suis Calimero" que comme <strong>4</strong> je connais bien moi aussi, au pire nous avons une grande scène dramatique qui finit en crise de larmes de la pauvre victime incomprise… Avec l'autre, on sent très bien la vulnérabilité émotionnelle, mais on sent bien aussi qu'elle a travaillé pour faire quelque chose qui a du sens à partir de ça. Elle partage, est attentive aux autres, est créative et disciplinée…<br> <br>Je me suis demandé qu'est-ce que je peux apprendre de ces deux <strong>4</strong> si semblables et si différentes, que je rencontre assez régulièrement dans mes activités diverses. Il me semble qu'en situation de désintégration, l'énergie est centrée à 100 % sur soi-même (pas étonnant, puisque les <strong>4</strong> sont des émotionnels tournés vers l'intérieur), mais qu'en plus c'est une énergie qui vampirise l'entourage. C'est une énergie qui est "en demande". Demande d'être le centre d'attention, demande de reconnaissance, demande d'exister aux yeux des autres. Ce qui me fait comprendre pourquoi on reproche aux <strong>4</strong> d'être "épuisants"… Et il me semble qu'en situation d'intégration, la personne est consciente d'elle-même, mais moins préoccupée exclusivement de sa vie émotionnelle, plus tournée vers les autres et le monde. Il y a une volonté de partage, un désir de rendre le monde un meilleur endroit pour être, d'embellir le monde. <br> <br>Comme <strong>4</strong> qui se situe à un niveau assez moyen, même si je crois que j'ai progressé, la première personne me donne envie de garder beaucoup de distances — l'effet miroir n'arrange pas les choses —, alors que la deuxième me donne envie de partager et de participer au monde ! J'ajouterai que ces deux femmes ne se connaissent pas, évoluant dans des milieux différents, mais je trouve intéressante la coïncidence m'ayant fait rencontrer au même moment deux <strong>4</strong> à des niveaux d'intégration si éloignés !<br> <br>Amitié à tous,<br>Marie Do</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1884</guid><pubDate>Wed, 29 Jun 2016 19:19:09 +0000</pubDate></item><item><title>Joie de 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1862-joie-de-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour Fabien, bonjour à tous !</p>
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<p>Suite à une expérience que j'ai vécue samedi dernier, je voudrais partager quelques réflexions sur la joie.</p>
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<p>En tant que <strong>4</strong> je me suis beaucoup concentrée sur mes émotions négatives, en particulier la colère et la tristesse, et j'ai énormément travaillé dessus. Par ailleurs j'ai toujours considéré que les émotions heureuses et la joie étant plutôt les bienvenues quand par bonheur je les ressens, je n'avais pas spécialement à convoquer mon observateur intérieur à ce sujet.</p>
<p> </p>
<p>Pourtant, à y réfléchir, centre émotionnel préféré oblige, même le bonheur peut poser des problèmes !!!</p>
<p> </p>
<p>Samedi après-midi, je jouais à la première répétition d'une série de douze, en vue d'un concert symphonique qui aura lieu fin mai. Ce programme se déroule à la Maison de la Radio, encadré par des musiciens de l'Orchestre National. Nous sommes environ 120 musiciens amateurs de tous âges, sélectionnés sur CV et lettre de motivation, qui joueront un concert de musique américaine (entre autres du Gershwin, du Copland, des musiques de film…). </p>
<p>Pour l'altiste amateur et passionnée que je suis, c'est une chance d'avoir été choisie pour ce programme ! Et où c'est encore mieux, c'est que j'ai fait toute ma carrière professionnelle — beaucoup de bons moments — à Radio France, j'ai passé presque 42 ans de ma vie dans la Maison Ronde (que j'ai quittée il y a 3 ans pour cause de "sénioritude" !!!).</p>
<p> </p>
<p>Inutile de dire que j'attendais ce samedi 12 mars avec allégresse et impatience !</p>
<p> </p>
<p>D'habitude, dans ce genre de situation, je suis au comble de l'exaltation, je vis 100 fois la journée en imagination, je suis dans les extrêmes, j'explique à la terre entière à quel point je suis heureuse, plus heureuse que n'importe qui d'autre, puisque, évidemment, je suis DIFFÉRENTE ! Ce que je ressens, personne ne le ressent avec autant d'intensité, blabla blabla…</p>
<p>Et puis le jour arrive, et j'en attends tellement que pour finir je suis déçue. Oui, c'était bien et je suis contente, MAIS si ceci ou cela n'avait pas manqué ça aurait été encore mieux… Heureuse oui, mais avec une pointe de frustration, et en arrière plan, ne serait-ce pas de l'envie qui pointe le bout de son nez ????</p>
<p> </p>
<p>Ce samedi, j'étais donc contente, impatiente, et surtout émue.</p>
<p>En prenant mon petit déjeuner, j'ai décidé de ne pas me laisser embarquer dans un tourbillon d'émotions fortes, mais de simplement les laisser venir et les vivre ! Au lieu de les amplifier, je me suis contentée d'observer le fait que j'étais émue et joyeuse, et j'ai savouré chaque instant jusqu'au moment où je suis arrivée à la porte D de la maison de la radio. Au fond, tout ça était à moi, les retrouvailles avec un lieu qui a beaucoup compté dans ma vie, mes bons souvenirs professionnels, la fierté d'avoir été sélectionnée, le contentement de jouer un programme que les amateurs sont loin de jouer tous les jours, le partage avec les autres musiciens pendant les deux prochains mois...</p>
<p>Pas d'attente, pas de déception. Des retrouvailles heureuses avec moi-même, des retrouvailles où j'ai ressenti que je pouvais m'aimer, en prime. Un sentiment de justesse, de paix, d'harmonie.</p>
<p> </p>
<p>Une fois la porte D franchie, je suis rentrée dans l'action ! (Pas trop compliqué d'utiliser le centre instinctif dans ces circonstances.) Donc, les deux pieds bien sur terre et dans le monde.</p>
<p> </p>
<p>Mais… cette impression indéfinissable reste ! Comme une lumière qui luit, paisiblement. </p>
<p>Je ne sais pas si ça se reproduira de cette manière — probablement différemment, et sûrement pas sur commande — mais dans des moments plus difficiles, ceux où l'ego s'agite, je pourrai m'appuyer sur ce qui s'est produit ce samedi-là.</p>
<p> </p>
<p>Amitiés à tous,</p>
<p>Marie Do </p>]]></description><guid isPermaLink="false">1862</guid><pubDate>Wed, 16 Mar 2016 18:45:40 +0000</pubDate></item><item><title>Sensations du corps et ego</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1840-sensations-du-corps-et-ego/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour Fabien, bonjour à tous !</p>
<p> </p>
<p>Il y a pas mal de temps que je voulais clarifier la question de savoir si mes impressions, ressentis et intuitions étaient le reflet de mes introjections ou étaient une vision correcte de la réalité. En effet, je doute assez souvent de mon appréciation des situations. Question typique de la <strong>4</strong> que je suis : "Est-ce que c'est moi qui vois le verre vide alors qu'il est plein, ou est-ce qu'il est réellement vide ?" Le réponse est : il suffit de regarder. Certes, mais comment déterminer si le regard est avec ou sans mes lunettes de <strong>4</strong> ? J'ai abordé ces questions avec Patricia.</p>
<p> </p>
<p>Première étape : l'intuition.</p>
<p> </p>
<p>Exercice : à propos de plusieurs impressions, intuitions, ressentis, observer mes sensations physiques. Première découverte, elles sont de deux sortes : dans l'une je suis dans le flou avec un poids sur la gorge et les poumons ; dans l'autre ma tête est légère, ma vue nette et colorée, mon audition fine et précise. Je dois observer quand et comment se produisent ces sensations. Et parallèlement, pratiquer le rappel de soi et la synchronisation avec les autres — les intuitions ne pouvant se produire que lorsque l'ego ne cache pas tout le paysage.</p>
<p> </p>
<p>Assez rapidement, je discerne qu'une des catégories de sensations survient plutôt quand je suis empêtrée dans mon ego, et l'autre catégorie quand je suis plus détachée. Dans le premier cas, au lieu de "faire du <strong>4</strong>", j'observe et je reste avec la sensation avant de la laisser partir.</p>
<p>Je fais beaucoup de rappel de soi. J'ai plus de mal avec la synchronisation.</p>
<p>Ma peur de n'être importante pour personne est forte.</p>
<p> </p>
<p>Au bout d'une dizaine de jours, il me semble que j'ai une vision et une audition plus nettes plus souvent, et moins cette impression de poids. Je me sens mieux dans le monde. Je me demande si mon ressenti d'être rejetée, de ne pas compter, serait une impression de mon ego, et non la réalité objective.</p>
<p> </p>
<p>À ma surprise, l'ai une première intuition, pour laquelle je n'ai aucun doute : je me sens clairvoyante (champs de vision et d'audition élargis), et neutre émotionnellement et mentalement. Je sais, c'est tout.</p>
<p> </p>
<p>Tout continue à être plus vaste, plus coloré, plus net. Je me demande de plus en plus sérieusement si le rejet ou l'indifférence des autres ne sont pas le fruit de mon introjection. Je me laisse moins embarquer dans mes crises émotionnelles et mes ruminations, ou au minimum j'en sors plus vite. Bizarrement, je me sens moins laissée de côté et les autres se rapprochent de moi.</p>
<p>Il devient évident que quand ma gorge est serrée et que j'ai un poids sur les poumons, c'est que mes filtres de <strong>4</strong> sont à l'œuvre.</p>
<p>Est-ce que mon ressenti à propos du rejet des autres se produit juste avant ou juste après la sensation de manque ?</p>
<p> </p>
<p>Je continue à observer, et plus de doute : la vision floue et l'impression de poids ne sont pas une réaction aux comportements des autres qui me renverraient dans mon ego et me feraient ressentir le manque. Je suis dans mon ego AVANT.</p>
<p>De plus, je vois l'effet que produit ma tendance aux crises émotionnelles et au retrait, combien je suis piégée dedans, et ce que ça fait aux autres et à moi-même.</p>
<p> </p>
<p>Deuxième étape : j'observe comment je me vois quand j'ai honte de moi. Plus petite (pas à la hauteur), recroquevillée, presque transparente, alors que mes interlocuteurs se tiennent droit et sont nets. Exercice : me visualiser à hauteur, droite et nette, à l'aide de mon observateur intérieur bienveillant.</p>
<p>Je fais l'exercice en différé ou en temps réel. Je me sens mieux. Mais je commence à tourner aussi autour d'une peur de ne pas être "Ok"…</p>
<p> </p>
<p>Peut-être que quand je me vois transparente, c'est le signe que je suis dans mon ego ? Et que mon ego me souffle que je n'ai ni identité ni importance ?</p>
<p> </p>
<p>J'ai trouvé !!!!!!!! Je croyais qu'être dans mon ego était une défense contre un monde extérieur indifférent. Et si je le voyais indifférent PARCE QUE je suis dans mon ego ?????</p>
<p> </p>
<p>De la même façon que mon travail de rééquilibrage des centres — je planifie des actes sur des délais assez courts (et j'agis), et j'oriente mes pensées vers des projets objectifs plutôt que vers la rumination de mes émotions —, entrepris à la suite du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">stage Centres</a>, a mis en évidence ma peur d'être défectueuse, ces exercices font apparaître une autre peur : si tout est ok, est-ce que l'insuffisance de qui je suis, de ma présence, ne va pas éclater au grand jour ? Autrement dit, est-ce que je ne crée pas les difficultés (ou suis attirée par les situations difficiles) pour me protéger ? Tant que je lutte contre les forces extérieures, je me protège d'être connue réellement, qui est pourtant ce que je veux le plus !</p>
<p> </p>
<p>LE MANQUE ET LES FILTRES sont en moi. Ils ne sont pas les conséquences de ce qui se produit dans ma vie. Ils font partie de moi. Ils sont là, mais JE PEUX CHOISIR CE QUE J'EN FAIS.</p>
<p>L'observation des sensations du corps est un indicateur ultra fiable. J'en déduis l'état d'emprise de l'ego où je me trouve, et je peux me dire : "Prudence ! Attends un peu avant de réagir ! Laisse retomber tes émotions et vérifie ce qui se passe vraiment."</p>
<p>J'attends le lendemain pour voir comment je me sens, ce qui se passe, ce que je peux faire, et je traverse des moments inconfortables, mais</p>
<p>J'ai le choix : ou je continue d'agir en automatique en suivant ma compulsion, ou je peux dire "stop" !</p>
<p>Je peux être plus libre !</p>
<p> </p>
<p>Pour finir, Patricia m'a fait découvrir ma <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_neti.htm" rel="external nofollow"><em>false core</em></a> et m'a expliqué les rapports entre la <em>false core</em> et l'ego, ce que j'ai trouvé très éclairant, et qui surtout m'aide à mieux m'accepter moi-même, avec toutes mes contradictions.</p>
<p> </p>
<p>Avant ce travail, je persistais à chercher à atteindre mon essence et je m'en voulais énormément de ne pas y arriver. J'étais en fait à la recherche d'une version de moi idéalisée (typique du <strong>4</strong>).</p>
<p>Maintenant, je me dis juste que je remets mon ego à sa juste place.</p>
<p>L'essence se manifestera en temps et en heure.</p>
<p> </p>
<p>Amitiés à tous,</p>
<p>Marie Do</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1840</guid><pubDate>Mon, 07 Dec 2015 10:50:43 +0000</pubDate></item><item><title>La femme 4 en relation</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1815-la-femme-4-en-relation/</link><description><![CDATA[<p>Récemment, plusieurs de mes proches en relation avec une femme <strong>4</strong>, des ennéatypes divers, ont arrêté leur relation. À chaque fois l'histoire s'est mal terminée. Ce sont mes observations et mes analyses que je souhaiterai partager avec vous ci-après sur les défis d'une relation avec une femme <strong>4</strong>.<br><br>Mon analyse peut paraître un peu à charge mais il ne s'agit nullement d'accuser ou d'incriminer. Les femmes <strong>4</strong> ont beaucoup de qualités qui font d'elles des êtres merveilleux. Mais je le dis de suite, le point de mon post n'est pas de traiter cet aspect lié aux bienfaits d'être dans une relation avec une femme <strong>4</strong>. Je cherche ici à attirer l'attention sur les points qui m'ont paru problématiques dans les relations que j'ai observées dans mon entourage ou que j'ai moi-même vécues avec des femmes <strong>4</strong> (amoureuses ou amicales).<br><br>J'ai également souhaité mettre l'accent sur les problèmes car j'adhère profondément à une idée centrale de l'ennéagramme qui est celle du travail d'intégration. C'est en arpentant ce chemin qu'on arrive à mieux communiquer avec l'autre. Toute cette analyse est bien entendue conditionnée par ma vision des choses, et en premier lieu, déterminée par mon prisme d'ennéatype, à savoir le <strong>9</strong>.<br><br>Dans ce petit essai d'analyse, j'ai essayé de repérer toutes les régularités que j'ai pu observer dans les relations avec des <strong>4</strong>. J'ai écarté ce qui ne m'a pas paru suffisamment systémique. Tout au long du texte, j'ai mis entre guillemets des citations phrases qui illustrent les idées. Ce sont des citations réelles. Les anecdotes racontées sont également vraies.<br><br><strong>Les écueils</strong><br><br>Le premier écueil pour une relation en couple avec une <strong>4</strong>, c'est l'amnésie du drame. Le <strong>4</strong> est le roi du drame, c'est sa manière d'être. Cette expression du drame n'est pas en soi un problème si tant soit peu les drames étaient solubles. En effet, un <strong>4</strong> peut passer des heures à raconter son drame, le lendemain il aura tout oublié. C'est comme si rien ne s'était produit pour lui. Amnésie totale : <em>« – Mais tu étais en pleurs hier et nous avons failli rompre ? — Oui, mais aujourd'hui ça va mieux… »</em> Une proche a passé plus de 5 ans à écouter sa sœur <strong>4</strong> se lamenter sur son probable divorce. Tous les samedis, elle venait se lamenter à elle et vider son sac. Un jour, elle lui a dit droit dans les yeux : <em>« Tu n'as jamais été là pour moi. »</em> En fait, ce qui est intéressant à comprendre, c'est que le <strong>4</strong> ne cherche pas des conseils, encore moins à résoudre ces drames. Le <strong>4</strong> voudrait seulement qu'on l'écoute s'étaler émotionnellement. Plus sa détresse est grande, plus il exige qu'on lui accorde de l'écoute et moins il est réceptif à l'extérieur. C'est même plus qu'exiger : il trouve cela normal qu'on soit là, disponible à tout moment, prêts à l'accueillir pour l'écouter raconter son histoire. Le malentendu nait du fait que ses proches cherchent à l'aider et à lui trouver une solution parce qu'ils voient qu'il va mal (et le <strong>4</strong> va souvent mal), alors que le <strong>4</strong> n'en cherche pas vraiment une. Il veut juste s'étaler, se vider. Des heures et des journées entières peuvent être passées avec un <strong>4</strong> en train de résoudre le même drame, c'est peine perdue. À l'instar de Sisyphe, le lendemain il faut tout recommencer. Pour le partenaire homme, cette situation est très épuisante et constitue souvent un motif de rupture.<br><br>Le deuxième écueil, est l'écoute très ambiguë du <strong>4</strong>. Le <strong>4</strong> est un être très sensible, probablement le plus sensible de tous les ennéatypes. Il est capable de détecter la moindre variation d'humeur de son interlocuteur. Mais en même temps, le <strong>4</strong> possède, en réalité, une très faible capacité de s'intéresser réellement au monde de l'autre. Sa curiosité s'arrête seulement à ce qu'il aime lui. S'il s'intéresse soudainement à l'autre c'est qu'il a une motivation ou un intérêt particulier. Contrairement au <strong>2</strong> ou au <strong>3</strong> pour rester dans le monde des émotionnels, il n'y a pas véritablement d'échange avec le <strong>4</strong> dans une discussion. Il est là soit pour qu'on adule sa capacité à créer de la tension et son sens de la beauté, et plus généralement à écouter ce qu'il a à dire, soit pour que l'on compatisse à son étalement émotionnel. C'est très auto-centré : tout doit graviter autour de lui. Si ce n'est pas le cas, alors la situation n'a plus aucune valeur pour le <strong>4</strong>. C'est peut-être pour cette raison que le <strong>4</strong> a très peu de véritables amis. En effet, même s'il affirme le contraire et que les apparences laissent à deviner qu'il est très sociable, le <strong>4</strong> a peu de véritables proches. En fait, ses amis sont souvent la continuité des proches de son partenaire qu'il finit par se les approprier. Mais très rarement de véritables amis de longues dates. Le manque d'écoute et de curiosité pour le monde de l'autre jouent certainement un rôle dans la détérioration de ses relations avec les individus qui finissent par s'en apercevoir.<br><br>Cette forme d'écoute à la fois très sensible et complètement auto-centrée est déroutante pour le partenaire. D'une part, il n'est pas aisé de s'en rendre compte et de la comprendre à cause de son caractère contradictoire. D'autre part, le partenaire a l'impression de vivre au près d'un être tantôt totalement à l'écoute, tantôt complètement égocentrique. Ceci engendre la désagréable impression que le <strong>4</strong> fait exprès de ne pas l'écouter et d'ignorer ses envies ou ses demandes.<br><br>Le troisième écueil est l'insatisfaction perpétuelle du <strong>4</strong>. Quoique le partenaire fasse, le <strong>4</strong> ne se sera jamais content. Il ne se focalise ou ne garde en mémoire que ce qui ne lui plaît pas. <em>« Elle a reçu un collier à 5000 € de Gucci ? Non, c'est de Dior qu'elle le voulait »</em>, <em>« Son fils a réussi son bac mieux que prévu ? Oui, mais non, il n'a pas eu la mention »</em>, <em>« Le plat est bon et tout le monde adore ? Non, elle le voulait sans viande »</em>. Je pense qu'il s'agit là d'un des principaux axes sur lequel le <strong>4</strong> doit travailler dans une relation de couple. Il est attiré par ce qui est négatif de manière impulsive. Il ne sait pas se contenter de ce qu'il a et être heureux avec ce qu'il possède. Pour bien comprendre les exemples cités plus haut, la femme <strong>4</strong> est en réalité heureuse d'avoir reçu un collier, mais sa réaction sera focalisée uniquement sur la marque, elle a adoré le plat, mais il faut absolument qu'elle fasse savoir qu'il y avait quelque chose qui ne lui plaisait pas, à savoir ça aurait été bien de recuisiner le tout sans la viande. J'insiste sur cet aspect impulsif d'insatisfaction car le problème n'est vraiment pas dans la marque ni dans la mention de son fils ou la viande. Le mari peut bien offrir un autre collier Dior, le copain recuisiner le plat sans viande. Le fond du problème sera toujours le même ; ça sera un bracelet à la place du collier qu'elle aurait souhaité avoir ou un gâteau à la place du plat sans viande. Et pour terminer sur la question de l'insatisfaction, cette dernière est souvent associée à une grande impatience (nous sommes chez les émotionnels). Le mélange des deux complique encore plus les choses. Le <strong>4</strong> est-il frustré ? C'est maintenant tout de suite qu'il faut résoudre son problème. Il ne peut souffrir aucun retard. Cet ensemble de scènes se répète tous les jours (bien sûr à des degrés différents) et finissent par fatiguer et user le partenaire.<br><br>Pour le partenaire homme, cette situation de drame à répétition sans issues, cette écoute particulière à la fois très sensible à l'autre mais complètement auto-centrée, créent un fort sentiment d'étouffement. Le partenaire a de plus en plus l'impression de vivre uniquement pour la femme <strong>4</strong>. Tout ce qui importe dans la relation de couple, c'est le bien être du <strong>4</strong> et sachant que quoiqu'il fasse le <strong>4</strong> est toujours insatisfait.<br><br>Le dernier écueil dans la relation avec un <strong>4</strong>, est qu'étrangement, ce dernier garde souvent dans son entourage une personne qui lui est très nuisible à elle ou à sa relation de couple. De temps en temps, sans raison apparente, parfois de manière impulsive, et bien qu'elle sait pertinemment que la personne lui fait du mal, le <strong>4</strong> va faire rentrer dans sa vie cette personne nuisible. Le <strong>4</strong> est incapable de se séparer de cette personne même si le problème dure depuis des années. Mais pire que cela, au fond de lui, le <strong>4</strong> n'est pas réellement motivé par le faire. Et c'est cela le plus grave. Le partenaire a beau lui expliquer que cette personne lui fait du mal, tout son entourage a beau lui montrer par toutes les preuves du monde que la personne lui fait du mal, le <strong>4</strong> persistera. Et le moment où il sait que cela fera le plus de mal, il fera appel à cette personne.<br><br>Deux autres observations se rajoutent à ses écueils. Je ne les considère pas comme étant des écueils, car certains individus peuvent apprécier, alors que d'autres peuvent au contraire ne pas aimer.<br><br>Le premier point est que dans la vie du couple le partenaire du <strong>4</strong> est peu à peu « chosifié ». Comme la vie est perçue sous l'angle de j'aime/ j'aime pas, le <strong>4</strong> transforme petit à petit son partenaire en un objet à optimiser en fonction de ses goûts et de ses envies du moment, en particulier du point de vue esthétique. Exemple : <em>« Je voudrais que tu portes la barbe. Je ne voudrais plus que tu portes la barbe. J'aime que ta barbe soit courte. Je souhaiterai que tu mettes une couleur pour ta barbe, etc. »</em> Le partenaire se trouve ainsi baladé au gré des envies du <strong>4</strong>. Certains peuvent apprécier, parce que par exemple ils n'ont justement pas envie de s'occuper de ces questions et sont heureux qu'ils trouvent enfin une personne qui les prend en charge, d'autres se sentent au contraire encore plus étouffés. C'est là un aspect dont il faut être pleinement conscient.<br><br>Le deuxième point, est que le <strong>4</strong> est un émotionnel. Or, les émotions, par définition, sont mouvantes : elles sont là à l'instant t mais disparaissent à t+1 pour être remplacées par un nouvel état. Des trois ennéatypes émotionnels, le <strong>4</strong> est celui qui vit le plus ces ascenseurs émotionnels. La réalité peut passer d'une situation à son opposée. Au fond de lui, le <strong>4</strong> est conscient de cette instabilité. Pour cette raison, il cherche un partenaire auquel il peut s'accrocher et qui lui procure cette stabilité qui lui fait défaut. Le <strong>4</strong> étant un caractère très dépendant, la relation avec le partenaire est alors fusionnelle quand elle est « équilibrée » mais devient vite étouffante lorsque la relation ne l'est pas. C'est également là un autre aspect dont il faut être conscient.<br><br>Un dernier point concerne la sexualité avec un <strong>4</strong>. Cette dernière est à l'image de la relation amoureuse : intense mais également très capricieuse. Je ne souhaite pas rentrer ici dans les détails.<br><br><strong>La réaction du partenaire</strong><br><br>Face à tout ce que je viens de décrire, la réaction du partenaire homme en vient toujours à la même question : comment cadrer tout cela ? Comment gérer ces montagnes russes émotionnelles auto-centrés et qui accordent peu d'attention à l'extérieur ? La réponse est souvent la même pour les hommes : l'autorité. Pour le <strong>8</strong>, cette réponse est naturelle puisqu'il aime le faire et cherche à dominer spontanément. Peut être pour cette raison qu'on parle de l'axe sado-maso entre le <strong>8</strong> et le <strong>4</strong>. Pour le reste des ennéatypes, on assiste à une transformation de la personnalité du partenaire. L'entourage le remarque et questionne l'homme sur son changement d'attitude et sa nouvelle agressivité. <em>« Jamais tu ne m'avais parlé sur ce ton avant ! »</em> Beaucoup d'hommes m'ont avoué qu'ils sont arrivés à faire des choses que jamais un jour ils ne penseraient être capables de dire ou de faire. Y en a même ceux qui sont devenus violents ! D'autres au contraire, n'arrivent pas à assumer cet appel à la domination et à l'autorité. Ils finissent par perdre complètement confiance en eux même et à ruminer des pensées très noires.<br><br>Bien entendu, cette transformation prend du temps avant qu'elle ne se produise. La bonne question est pourquoi la relation ne s'est-elle pas arrêtée avant ou n'a t elle pas pu évoluer autrement ? La raison est que les deux partenaires sont pris dans un piège. Plus l'homme se débat, cad plus il essaie de chercher une solution à sa relation de couple, plus paradoxalement il s'enfonce. Plus précisément, en se débattant, l'homme rentre dans le jeu émotionnel du <strong>4</strong> et c'est à partir de là que les problèmes commencent. Car le <strong>4</strong> cherche à attirer mais n'aime pas qu'on rentre dans son jeu. L'homme perd alors progressivement sa lucidité et distingue de moins en moins ce qui est important pour le couple de ce qui est de l'ordre du détail.<br><br>Si l'homme est pris dans un piège de sable mouvant, le <strong>4</strong> est lui bloqué par sa nature très dépendent. Il a du mal à s'extirper de la relation car tout comme l'oxygène pour l'humain, l'intensité émotionnelle c'est sa nourriture. Résultat, les deux s'enfoncent ensemble, d'où le caractère encore plus passionnel et dramatique de l'histoire.<br><br><strong>Mot de la fin</strong><br><br>Je terminerai ce post par un témoignage plus personnel : la relation d'un <strong>9</strong> avec un <strong>4</strong>. La relation <strong>9</strong> et <strong>4</strong> réunit deux opposés : alors que le <strong>9</strong> déteste la tension et le conflit et cherche par tous les moyens à l'éviter, le <strong>4</strong> vit en permanence l'intensité. Ce que l'un cherche et aspire de tout son être, l'autre le fuit et l'évite comme la peste. C'est dire combien cette relation est paradoxale. J'ai un avis assez tranché sur cette question : la relation entre un <strong>9</strong> <u>peu intégré</u> et un <strong>4</strong> est très destructrice pour l'identité du <strong>9</strong>. D'une façon générale, être en relation avec une <strong>4</strong>, comme je l'ai expliqué plus haut, c'est accepter de rentrer dans un monde extrêmement usant. Ceci est vrai pour n'importe quel ennéatype, mais c'est particulièrement valable pour un <strong>9</strong> peu conscient de lui-même et peu intégré. La relation <strong>9</strong>–<strong>4</strong> peut s'avérer être dangereuse pour la santé et l'identité du <strong>9</strong> car ce dernier risque de se perdre très vite. Déjà que le <strong>9</strong> est peu conscient de lui-même, la formidable capacité du <strong>4</strong> à faire entrer n'importe quel individu dans son monde, finit par totalement effacer le <strong>9</strong>. J'ai moi-même vécu une relation très difficile avec une <strong>4</strong> et je sais ce que c'est que le mot se perdre dans une relation veut dire.<br><br>Ceci étant, une telle relation pour un <strong>9</strong> peut constituer un mal pour un bien. Elle peut constituer le choc qui le réveillera de sa torpeur. Pour ma part, je n'oublierai jamais que ma rupture a été aussi le point de départ d'une nouvelle vie et que grâce à cela, j'ai pu entamer une démarche de développement personnel et qu'aujourd'hui, j'ai parcouru un long chemin avec entre autres cette exploration de l'ennéagramme.<br><br>À un niveau plus intégré du <strong>9</strong>, la relation <strong>9</strong>–<strong>4</strong> peut être merveilleuse. Le <strong>9</strong> apporte sa quiétude dont le <strong>4</strong> a tant besoin, et le <strong>4</strong> son intensité à un <strong>9</strong> en manque de stimulation. L'expression « les opposés s'attirent » trouvera alors tout sens.<br><br>Voilà, j'espère avoir apporté quelques éléments d'éclairage sur les relations avec une femme <strong>4</strong>.<br><br>Bien à vous,<br>Daly</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1815</guid><pubDate>Wed, 26 Aug 2015 18:13:37 +0000</pubDate></item><item><title>Regret et r&#xEA;verie</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1813-regret-et-r%C3%AAverie/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Parmi mes lectures en cours, il y a le <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/2259197051/" rel="external nofollow"><em>Dictionnaire amoureux de l'Espagne</em></a> [<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/B00FN6QZUA/" rel="external nofollow">Version Kindle</a>], de Michel del Castillo (Plon, 2005), sur lequel je reviendrais peut-être dans <a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=419" rel="">la discussion consacrée à ce pays</a>. Dans l'entrée consacrée à l'Alcazar, l'auteur parle des différences entre Séville et Grenade : <em>"Aimant Séville, l'une des villes les plus gaies, les plus enjouées, les plus dansantes, les plus musicales de l’Andalousie, je ne voudrais pas avoir l’air de me moquer. Du temps du califat, un auteur arabe disait : « Qui veut acheter une guitare ou une partition de musique se rend au marché de Séville, qui souhaite trouver un livre doit aller à Cordoue. » Les siècles ont passé : Séville continue de chanter et de danser, alors que Cordoue, plongée dans une mélancolie austère, poursuit sa méditation énigmatique. Rédigeant un dictionnaire amoureux, pourquoi cacherais-je ma prédilection pour l’ancienne capitale califale, malgré ses airs provinciaux ? J’aime séjourner à Séville, je ne voudrais pas y vivre, peut-être à cause de sa gaieté bruyante, de ses séductions trop évidentes."</em></p>
<p> </p>
<p>Puis dans l'entrée dédiée à l'Alhambra, il évoque les conversations entre Federico García Lorca et Manuel de Falla qu'il commente d'une manière que je trouve délicieusement <strong>4</strong> : <em>"Je ne regrette rien, que devrais-je regretter ? De n'avoir pas connu ces heures de détente dans un patio rempli de fleurs ? Je vis dans mes songes ce que la vie m'a retiré."</em></p>
<p> </p>
<p>Très amicalement,</p>
<p>Fabien</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1813</guid><pubDate>Mon, 13 Jul 2015 05:52:22 +0000</pubDate></item><item><title>N&#xE9;cessit&#xE9; de sur&#xE9;valuer la r&#xE9;alit&#xE9; et transes hypnotiques</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1793-n%C3%A9cessit%C3%A9-de-sur%C3%A9valuer-la-r%C3%A9alit%C3%A9-et-transes-hypnotiques/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Je sors du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="external nofollow">stage Éveil</a> dans lequel on fait le tour des transes hypnotiques existantes.<br>Notre journée est en fait une succession de transes pratiquement en continu, et l'état de conscience semble être très rare, ce que je subodorais déjà. Mais à ce point, j'avoue avoir été stupéfaite.<br><br>Depuis ce matin, je repense à la transe d’identification que le <strong>4</strong> en général utilise beaucoup, notamment sur des personnages héroïques aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Mon ego trouve que cela m'aide à intégrer des qualités dont une partie de moi croit être dépourvue. La qualité que je recherche le plus dans les héros et héroïne, je m'en rends compte, c'est la force dans le sens du courage pour affronter la vie (responsabilités) et la beauté, car dans un sens pour moi et peut-être pour les <strong>4</strong> en général, ce qui incarne la vertu du courage est forcément liée à la beauté. Mais je reconnais aisément que le lien ne soit pas évident pour les autres ennéatypes. Pour prendre un exemple, pour une femme <strong>4</strong> qui reçoit des invités à manger, une table bien dressée avec des plats joliment présentés est le signe d'une cuisine délicate et goûteuse (le bon va avec le beau).<br><br>Bref, je me rends compte que les qualités que je recherche dans des héros sur lesquels je fais des transes d'identification correspondent aux caractéristiques de l'ennéatype <strong>6</strong> de sous-type sexuel, dont le nom est “Force-beauté”. Je sais pour autant que le courage de cet ennéatype est à un niveau moyen, surjoué et non pas réellement le fruit d'une sécurité intérieure. J'attache simplement de l'importance à une surévaluation du réel, et ce stage m'en a fait bien prendre conscience, de sorte que je me dis qu'en fait, pour aimer, un <strong>4</strong> a besoin de surévaluer l'objet de son amour, et s'il ne peut pas le faire, aimer lui semble quasiment impossible. Je détecte là la transe d'hallucination positive dont les <strong>4</strong> sont friands lors d'une rencontre amoureuse, et qui fait qu'ils placent l'être aimé sur un piédestal, avant que cela retombe brutalement selon les propos de Patricia. Ce qui me pose question et me semble faire le lien pour moi entre ces deux transes, l'identification et l'hallucination positive, c'est cette surévaluation du réel. J'essaye de comprendre cette nécessité et me dis qu'elle sert à mon ego de <strong>4</strong> à garder l'objet d'amour à distance. Ce serait l'idée de connexion du <strong>4</strong>, qui joue à surévaluer le réel pour avoir davantage conscience du lien, dans le sens de connexion, qui le relie avec l'objet ou l'être aimé. Et l'ego du <strong>4</strong> met son identité sur la conscience d'être connecté ou déconnecté de l'être aimé, des autres et de la vie en général. Cela dit, en tant que <strong>4</strong>, j'ai bien conscience que le travail à effectuer est de progressivement transférer l'identité de la personnalité non pas sur la conscience d'être ou non connecté (lié à son authenticité d'ailleurs) mais sur la compréhension profonde que de toute évidence,<strong> il ne peut pas ne pas être connecté à la vie.</strong><br><br>Bien à vous,<br>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1793</guid><pubDate>Tue, 26 May 2015 07:42:35 +0000</pubDate></item><item><title>"Nuit de la d&#xE9;prime"</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1755-nuit-de-la-d%C3%A9prime/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Hier soir je suis tombée, avec surprise, voire stupéfaction, sur cette affiche dans le métro :</p>
<p> </p>
<p style="text-align:center;"><a class="ipsAttachLink ipsAttachLink_image" href="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/post-16-0-88127200-1421310374.jpg" data-fileid="166" rel=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/post-16-0-88127200-1421310374_thumb.jpg" data-fileid="166" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" alt="post-16-0-88127200-1421310374_thumb.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><strong>La 3ème nuit de la déprime : Tous vos chanteurs préférés viendront chanter leurs chansons les plus tristes</strong></p>
<p> </p>
<p>C'est vrai qu'en ce moment, on a bien besoin de ça. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""><br><br>Et je me suis dit que cela avait dû être imaginé par des <strong>4</strong>. J'ai plusieurs fois entendu des <strong>4</strong> raconter, lors de stages, qu'ils aimaient de temps en temps se faire une petite soirée mélancolie. Qu'en pensez-vous, amis <strong>4</strong> ?<br><br>Amicalement,<br>Pascale</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1755</guid><pubDate>Thu, 15 Jan 2015 07:35:09 +0000</pubDate></item><item><title>Effet miroir des 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1745-effet-miroir-des-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour Fabien, bonjour à tous,<br><br>Je me lance également dans le partage de mes observations en tant que représentante de l'ennéatype <strong>4</strong>.<br><br>Depuis le mois de septembre, j'ai fait quelques stages qui ont largement confirmé mon fort intérêt pour l'ennéagramme, à tel point qu'il en devient ma grille de référence pour me comprendre, comprendre les personnes qui m'entourent et la vie en général. Pour une <strong>4</strong> à aile <strong>5</strong>, c'est de l'or que l'on me donne à manger avec l'ennéagramme, surtout que cela vient me confirmer dans l'idée que je me fais que chacun vit dans ce monde avec un filtre différent de celui de son voisin, que l'on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac en imposant une vision stéréotypée. J'aime l'ennéagramme pour la tolérance qu'il nous invite à manifester les uns envers les autres, comprenant que nous sommes tous différents, et riche de cela. Si ce n'est pas du pur <strong>4</strong> ces propos !?<br><br>Je souhaiterais débuter ma contribution à ce forum en posant une question qui me turlupine un peu…<br><br>Si on part du principe que les <strong>4</strong> sont extrêment précis et profond dans l'exploration de leurs névroses (parce qu'ils y trouvent un intérêt égotique, à savoir se connaître davantage), je me demandais si énergétiquement ils n'ont pas tendance à faire ressortir chez leur proches les blessures qui eux-même les animent et qu'ils ne souhaitent pas reconnaître en eux. Un peu comme si les <strong>4</strong> diffusaient tellement d'un point de vue énergétique leurs intérêts pour la connaissance d'eux-mêmes et des névroses, que d'emblée les blessures des autres sortaient de dessous les tapis et venaient nous faire des petits coucou malicieux. Manifester leurs présences, là où nos proches font tous leur maximum pour tenter de se convaincre qu'il sont aussi propre que la neige, et donc ne pas reconnaître les leurs. Comme des révélateurs ou catalyseurs. C'est juste une supposition qui attend avec beaucoup d'intérêt vos commentaires sur le sujet !<br><br>Exemple : quand j'étais petite, avec un père d'ennéatype <strong>8</strong>, j'avais l'impression que ma seule présence dans la pièce le perturbait et le mettait dans un inconfort par rapport à lui et qui venait déclencher sa colère. Alors que je n'avais strictement rien fait, ni rien dit. Comme si c'était énergétique.<br><br>Au plaisir de vous lire,<br>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1745</guid><pubDate>Tue, 18 Nov 2014 13:16:09 +0000</pubDate></item><item><title>Compulsion + avarice de l'aile 5</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1735-compulsion-avarice-de-laile-5/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>Récemment j'ai pu faire une auto-observation de ma compulsion à laquelle s'ajoute la passion de mon aile <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p>J'ai eu l'occasion le mois dernier de suivre un stage passionnant. J'y ai appris de nouvelles techniques, de nouvelles informations, de nouveaux exercices à pratiquer, etc. J'étais dans mon entourage, la seule à détenir ces nouvelles informations et ces nouveaux savoir-faire. Je sens que je suis fière de ça, d'être la seule à savoir, ou du moins de faire partir des "initiés".</p>
<p> </p>
<p>En général j'ai envie de partager avec mes ami(e)s proches, je le fais spontanément très vite. Si on me le demande, je résiste déjà d'avantage. Du coup je ne partage pas toujours, ou seulement avec ceux que j'en estime digne   le taux d'exigence de satisfaction aux différents critères étant inversement proportionnel à mon taux d'intégration du moment. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Certaines personnes remplissent ces critères d'office, d'autres presque jamais. Et comme un <strong>5</strong>, je peux donner soit trop peu d'infos soit trop d'infos que la personne qui les exige ne comprendra de toute façon pas (de façon à ce qu'elle ne puisse pas les utiliser, na ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif" alt=":sick:" data-emoticon="">). C'est dans ces cas-là un problème de confiance. (Et puis on peut même rajouter une louche d'orgueil par dessus !) Que va faire l'autre des informations qu'il me demande ?</p>
<p> </p>
<p>Bon, je vais quand même partager une info <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_tongue.gif" alt=":tongue:" data-emoticon=""> : c'était un stage sur les contes et métaphores thérapeutiques avec David Gordon.</p>
<p> </p>
<p>Bonne journée,</p>
<p>Kayla</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1735</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2014 08:52:37 +0000</pubDate></item><item><title>Observateur int&#xE9;rieur et introspection d'une 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1717-observateur-int%C3%A9rieur-et-introspection-dune-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde !<br><br>Je veux parler d'un écueil sur lequel je bute dans mon cheminement avec l'Ennéagramme… Il me semble que cette difficulté intéresse particulièrement les <strong>4</strong>, qui ont déjà une grosse tendance à être tournés vers eux-mêmes.<br><br>Je vais bientôt atteindre ma 1<sup>e</sup> année depuis le stage Bases, et il ressort de mon cursus un peu désordonné l'importance pour avancer d'activer son observateur intérieur.<br>Tenir un journal, plus les exercices recommandés lors du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="external nofollow">stage Essence</a> et du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="external nofollow">stage Libération</a> m'aident à faire beaucoup de découvertes sur mon fonctionnement, et à voir hélas l'étendue des dégâts ! Avant cette prise de conscience, j'étais à un niveau plus que moyen, avec des moments de désintégration très pénibles à vivre, mais je ne savais pas trop pourquoi ni comment. Maintenant je vois mieux, mais il me semble que du coup mes fonctionnements égotiques ont encore pris plus d'importance…<br><br>Je sais que pour apporter un correctif à des comportements ou fonctionnements (surtout quand ils sont pour la plupart tellement automatiques qu'on ne les discerne pas), il faut déjà avoir l'état des lieux.<br>L'ennui, c'est que comme <strong>4</strong> j'ai déjà une forte tendance à analyser indéfiniment mes émotions. Observer ce qui se passe et analyser ses émotions n'est certes pas la même chose, mais c'est vite fait de s'égarer et de s'apercevoir (ou pas) qu'on croit bien faire, et qu'on est en plein dans "l'Ego roi" !!! Le risque me semble être de se regarder encore plus, et déjà on est trop tourné vers soi.<br>Est-ce que les autres types ont ce souci ?<br><br>J'essaie de prendre quelques distances, de me dire que c'est une partie de moi mais pas tout moi, que ça ne me définit pas, pour remettre à une plus juste place cet ego envahissant.<br><br>Il y a du manque, de l'envie et de la colère, mais les prendre de front ne règle pas du tout le problème. Une de mes réactions naturelles est trop souvent de me dire : <em>"Je me retire quelque temps, j'analyse mes émotions, je me tournerai de nouveau vers le monde quand j'aurai trouvé la solution et serai une meilleure personne."</em> Et alors c'est pire !<br><br>Jour après jour, j'essaie de dire maintenant : <em>"C'est là, mais peut-être ce n'est que ma vision déformée de la réalité, peut-être c'est ce qui se passe vraiment"</em>, bref je mets en doute (j'ai lu un exercice là-dessus dans <a href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel="external nofollow"><em>Le Grand livre de l'ennéagramme</em></a>). Je reste impliquée et active au lieu de me retirer et de ressasser. Et je me dis que ma certitude d'être défectueuse n'a peut-être pas de vraie réalité non plus. J'affronte aussi ma peur de ne pas exister si je ne me démarque pas des autres, en arrêtant autant que possible tout comportement ayant pour seul but que les autres voient bien ma présence !<br><br>Suis-je dans la bonne démarche ?<br><br>Toute mon amitié,<br>Mdo</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1717</guid><pubDate>Tue, 27 May 2014 15:35:31 +0000</pubDate></item><item><title>Les (toutes) petites phrases des 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1715-les-toutes-petites-phrases-des-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Je m'interroge depuis peu sur un certain mode de communication des ennéatypes <strong>4</strong>, qui consiste à envoyer des messages très courts, un peu énigmatiques, et que j'ai pour ma part bien du mal à interpréter. Cela fait suite à deux situations vécues auprès de <strong>4</strong> de notre entourage, à ma compagne et moi.<br><br>Le premier cas remonte à quelques mois. Une amie <strong>4</strong> envoie un SMS à ma compagne <strong>6</strong> <strong>alpha</strong> : <em>"Salut C. </em>[prénom de ma compagne]<em>, ça va ?"</em> Sachant que ni ma compagne ni moi n'avions eu de nouvelles d'elle depuis deux mois, nous sommes un peu perplexes… Je propose à ma compagne de lui répondre, toujours par SMS, de la façon suivante : <em>"Salut M. </em>[prénom de l'amie <strong>4</strong>]<em>, moi ça va bien. Si tu veux, on peut s'appeler au téléphone pour discuter."</em> Silence radio de la part de l'amie <strong>4</strong>. Quelques semaines plus tard, la même amie <strong>4</strong> envoie cette fois-ci un mail ayant comme objet <em>"Salut C., comment ça va ?"</em> et rien dans le corps du message. Consciente que la première réponse n'avait visiblement pas convenu, ma compagne décide de l'appeler directement. Il s'ensuit une assez longue conversation, M. semblant ravie que ma compagne l'ait appelée.<br><br>Le deuxième cas date de cette semaine. Je reçois un mail de ma sœur <strong>4</strong>, que je vois lors de mes passages à Paris et que j'ai par ailleurs fréquemment au téléphone. L'objet du message s'intitule <em>"Frérot !!!!!!!!!"</em> et dans le corps du texte se trouve, sans aucun commentaire, une photo d'elle et moi prise l'été dernier. Je pense que je vais l'appeler mais je ne peux pas m'empêcher d'être un peu surpris de recevoir un tel message…<br><br>J'ai l'impression que cela se rapproche d'une certaine forme de communication symbolique qu'on associe au <strong>4</strong>. En tant que <strong>9 mu</strong>, ce que je comprends dans ces différents messages est quelque chose comme "Je pense à toi", mêlé à "L'émotion que cela provoque est trop fragile et évanescente pour que je puisse t'en dire plus". Cela dit, je souhaiterais avoir l'avis des <strong>4</strong> de ce forum, pour savoir si vous aussi, vous pourriez envoyer ce type de messages, ce qui vous pousse à la faire, et surtout ce que vous attendez comme réaction de la part de l'autre.<br><br>Bien amicalement,<br>Tristan</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1715</guid><pubDate>Tue, 20 May 2014 18:41:35 +0000</pubDate></item><item><title>Exemple d'introjection</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1713-exemple-dintrojection/</link><description><![CDATA[<p>Hello les ami(e)s,</p>
<p> </p>
<p>Samedi, j'ai eu une toute petite conversation avec Marie-Noëlle qui a seulement duré 5 heures… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_tongue.gif" alt=":tongue:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Il y était question d'apprendre à différencier les messages de l'intuition des introjections. Je vous donne donc ici l'exemple qui a permis de faire la différence.</p>
<p> </p>
<p>Il y a quelques semaines, ma grande et ma benjamine faisaient un trajet en voiture de plusieurs heures, avec le papa de la petite. À un moment, plongée abyssale dans l'introjection : je les ai vus avoir un accident de voiture. Je l'ai vu mort. Je les ai vues indemnes, affolées. Je me suis vue demandé de l'aide depuis la Belgique pour aller les rejoindre et ne trouver personne de disponible. Puis aller sur place. Je me suis vue bouleversée à l'idée de devoir annoncer la nouvelle à la petite. Je cherchais mes mots. À ce moment-là, pour moi, c'était réel ! J'avais les larmes aux yeux, j'étais bouleversée. Je regardais la petite, en vrai devant moi, comme si elle avait véritablement perdu son père. Heureusement, un détail m'a permis d'en sortir. Ce détail, c'est que la seule victime de cet accident, c'était lui. Alors que je voyais la voiture dans un état de destruction tel que les filles ne pouvaient pas être totalement indemnes. Ça m'a ramené dans la réalité. Mais pendant plusieurs heures, c'est resté très prégnant, comme quand on sort d'un rêve et qu'on a du mal à revenir dans la réalité. Ça c'est une introjection.</p>
<p> </p>
<p>Il m'est arrivé aussi d'avoir une intuition concernant un accident de la route. Ça n'a rien à voir. C'est fugace, un ressenti corporel intense et localisé. Pas de film à sensations, pas de dramatisation, juste un ressenti, et je sais. J'en ai témoigné dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showforum=34" rel="">le forum intuition</a>.</p>
<p> </p>
<p>Voilà… J'espère que ça pourra vous aider aussi !</p>
<p> </p>
<p>À bientôt. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" alt=":bye:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1713</guid><pubDate>Mon, 12 May 2014 08:19:48 +0000</pubDate></item><item><title>Manque d'estime de soi, cause ou cons&#xE9;quence ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1714-manque-destime-de-soi-cause-ou-cons%C3%A9quence/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous !</p>
<p> </p>
<p>Je réfléchis beaucoup au manque d'estime de soi, qui, semble-t-il, est récurrent chez le <strong>4</strong>, même quand il se donne de grands airs flamboyants pour être remarqué dans le paysage !</p>
<p> </p>
<p>La phrase que j'ai dû penser ou dire le plus souvent dans toute ma vie : <em>"Les autres sont mieux que moi."</em></p>
<p> </p>
<p>Il y a un jour, je m'en souviens parfaitement alors que ça remonte à mon enfance, où j'ai décidé une fois pour toutes que j'étais défectueuse, et qu'il me manquait quelque chose que les autres avaient, qui m'aurait permis d'être aimable. C'était à cette époque et à mes yeux, la seule explication plausible de ce que je vivais.</p>
<p>De plus, pour éviter critiques et/ou moqueries, j'ai le plus possible évité d'agir, sauf pour ce qui avait de l'importance à mes yeux, où encore maintenant je suis capable de me démener considérablement. Ce qui ne contribue pas à s'estimer beaucoup.</p>
<p> </p>
<p>Alors, une vie avec le manque, la colère, l'envie, compensés tant bien que mal par des efforts pour être remarquée, aimée, principalement en marquant ma différence, bien sûr…</p>
<p> </p>
<p>Beaucoup d'années plus tard (!), mon observateur intérieur que j'active régulièrement (enfin, j'espère) me fait prendre conscience du nombre de fois par jour où apparaissent le manque, l'envie, la compétition et la honte, aussi, et où automatiquement je m'agite pour paraître extraordinaire et remarquable.</p>
<p> </p>
<p>Je me dis : <em>"Attaquons de face, et affrontons la peur de n'exister pour personne, de ne pas avoir d'importance."</em> Quand je me surprends à avoir besoin d'attirer l'attention, je me recentre sur mes valeurs et essaie d'agir en conséquence, au lieu de faire n'importe quoi pour être vue. Je ne sais pas si ça change quelque chose dans le regard des autres, mais j'ai quelques moments où je me sens plus sereine, plus joyeuse, plus centrée, un peu plus libre, au moins de temps en temps…</p>
<p> </p>
<p>Bien sûr, du coup le manque et l'envie me semblent plus présents (vouloir être différente devait faire masque). J'essaie de traverser ces émotions sans réagir, ou au moins en retardant la réaction, et j'essaie de mettre en doute la réalité de ce qui cause le manque ou l'envie (est-ce que le manque est réel, ou est-ce que je l'imagine à travers mes filtres de <strong>4</strong> ?).</p>
<p> </p>
<p>J'essaie aussi d'agir, qui me demande beaucoup d'efforts, sauf quand je suis très intéressée. Je dois lutter contre la certitude tenace que mes actes ne changent rien et n'ont aucun effet. Cette certitude me plombe et alimente ma honte de moi…</p>
<p> </p>
<p>Et revoilà sous tous ces niveaux la question du manque d'estime de soi qui revient. Oui, je me surprends toujours et encore à penser que je suis défectueuse, que les autres sont mieux que moi…</p>
<p>Je me dis que peut-être, c'est aussi une question de filtre ? Ou alors une définition de mon identité, une manière d'exister, même négative (être encore différente !) ? Ou encore une croyance de base qui fait vraiment partie de moi ? Ou pour finir, l'ultime défense de l'ego (laisse tomber, de toute façon tu n'es pas capable !), quand il commence à se sentir (très légèrement) menacé dans sa première place ????</p>
<p> </p>
<p>Amitiés à tous,</p>
<p>Mdo</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1714</guid><pubDate>Tue, 20 May 2014 15:51:20 +0000</pubDate></item><item><title>Moment d'int&#xE9;gration</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1698-moment-dint%C3%A9gration/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde !<br><br>J'ai envie de partager avec vous un beau moment que je viens de vivre !<br><br>Le contexte : J'ai une ado(rable) qui est assez difficile depuis plus d'un an et qui bénéficie d'un service d'aide à la jeunesse.<br><br>Je me suis toujours sentie mal pendant ces rendez-vous. Je me sens jugée (et parfois ce n'est pas qu'une impression !), je me sens nulle, incapable, bref <em>false core</em> activée en plein ! D'où accentuation du mal-être et donc manque de confiance et donc "validation" de la <em>false core</em>, et le cercle vicieux est enclenché !<br><br>Mais depuis les stages, les exercices et l'auto-observation, ça commençait à aller mieux.<br>Ce matin j'ai eu l'un de ces rendez-vous, et j'ai clairement senti au niveau des trois centres que je me sentais en congruence. Assez d'assurance pour partager mon ressenti, ma perception et mon analyse de la situation. Mais pas d'agressivité pour compenser un manque de confiance en moi et mes capacités de maman. Juste l'énergie suffisante. Juste l'émotion, sans amplification ni refoulement. Pas d'intellectualisation non plus mais une juste analyse.<br><br>Bref, un moment de "justesse". À aucun moment je n'ai perçu de jugement ou en tout cas, ils ne m'ont pas atteinte ! Au contraire, j'ai été soutenue dans mes démarches et mes décisions. Je me sentais à ma place : tranquille, posée, ferme mais pas fermée.<br><br>Sans doute à mettre en parallèle avec une autre situation que je vis pour le moment. J'ai pris la décision de ne plus répondre à mon amie <strong>1 mu</strong> quand elle s'adresse à moi avec agressivité (euphémisme !!). Essentiellement par écrit depuis un mois. Comme je ne réponds pas, elle monte en agressivité mais je tiens bon.<br><br>Cette fermeté et cette intuition d'être dans le juste pour me protéger tout en la respectant m'ont permis de vivre ce beau moment pendant le rendez-vous de ce matin.<br><br>À bientôt !</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1698</guid><pubDate>Mon, 24 Mar 2014 11:51:29 +0000</pubDate></item><item><title>&#xC9;motionnel int&#xE9;rieur</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1699-%C3%A9motionnel-int%C3%A9rieur/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour Fabien, bonjour à tous !</p>
<p> </p>
<p>J'ai lu ce week-end la longue conversation débutée par Christian en juin 2005 "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=853" rel="">Problème de 4 alpha ?</a>", en faisant une escapade par les discussions "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=324" rel="">Les types et le lâcher prise</a>" et "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=414" rel="">Respect de 4 ?</a>" qui sont citées.</p>
<p> </p>
<p>Pour commencer, je dois dire : "touchée", "touchée" et "touchée"…</p>
<p> </p>
<p>J'ai repris dans la figure mon mode de relation ! Je dois bien reconnaître que oui, ce que je prenais pour ma force (la fierté du <strong>4</strong>, "je suis sensible, je comprends les émotions des autres, je m'implique émotionnellement", déjà bien remise en cause au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_liber.htm" rel="external nofollow">stage Libération</a>) masque la recherche, toujours en bruit de fond, d'être reconnue par les autres. Moi d'abord…</p>
<p> </p>
<p>Je me reconnais aussi très bien dans l'apparence du lâcher prise… pour avoir un retour ! Du marchandage, quoi.</p>
<p> </p>
<p>Et enfin le respect, oui et oui, primordial et incessant, je veux qu'on me respecte et je pique des crises quand je crois voir que ce n'est pas le cas. Hum, évidemment, respecter les autres, heu… Je suis moins forte, même si je me pose en championne du respect de l'unicité de chacun… (Surtout s'ils m'aiment !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)</p>
<p>À ce sujet, j'ai bien noté les questions de Fabien, sur lesquelles je vais travailler.</p>
<p> </p>
<p>Ce qui est très encourageant, après la désagréable sensation de ne plus avoir mes protections percées à jour… c'est que les témoignages montrent de belles évolutions et avancées. Je dis merci à tous ceux qui se sont montrés, pas facile, et ça donne envie (dans le bon sens du mot) de suivre leur exemple dans le travail, la lucidité…</p>
<p>Il n'y a plus qu'à agir (ouh la la, arghhhhh !!!!).</p>
<p> </p>
<p>Bon, avec tout ça je me pose plein de questions.</p>
<p> </p>
<p>Il est dit que le <strong>4</strong> est un émotionnel intérieur, donc qu'il prête d'abord attention à SES émotions. Le <strong>2</strong>, lui, prête attention aux émotions des autres et ignore ses besoins. Faut-il, comme correctif pour progresser, essayer de trouver un meilleur équilibre entre intérieur et extérieur, comme pour l'équilibrage des centres ? Est-ce que les <strong>5</strong> et les <strong>7</strong> pour le mental, et les <strong>1</strong> et les <strong>8</strong> pour l'instinctif ont le même problème ?</p>
<p> </p>
<p>Est-ce que la tendance s'accentue quand on est plutôt dans l'ego, et se réduit quand on va vers l'essence ? J'ai constaté que dans les relations qui durent depuis longtemps, et où je me sens en confiance, j'ai une meilleure écoute, moins centrée sur moi et plus sur l'autre, que quand j'ai peur d'être ignorée ou rejetée.</p>
<p> </p>
<p>En plus, comme il est écrit dans le sujet cité ci-dessus, il y a un dilemme introjection-indifférence. Le fait de s'approprier le monde et de le comprendre à travers son ressenti est-il un obstacle venant de l'ego, ou cette perception peut-elle être en quelque sorte purifiée et sublimée pour arriver à rejoindre les autres ?</p>
<p> </p>
<p>Pour finir, il me semble avoir vu dans les tableaux du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" rel="external nofollow">stage Bases</a> que le <strong>4</strong> intégré <em>"est conscient de soi"</em>. Comment ne pas trop <em>"s'intérioriser"</em> ? Et alors, un équilibre difficile entre intérieur et extérieur, pour y arriver au moins de temps à autre, non ???</p>
<p> </p>
<p>Amitié à tous,</p>
<p>Mdo</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1699</guid><pubDate>Mon, 24 Mar 2014 18:26:17 +0000</pubDate></item><item><title>Fiert&#xE9;s &#xE9;gotiques du 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1684-fiert%C3%A9s-%C3%A9gotiques-du-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour Fabien, bonjour à tous !</p>
<p> </p>
<p>J'ai suivi le dernier stage Libération, et je fais un appel vers les <strong>4</strong> qui ont fait cette formation auparavant ! </p>
<p>J'étais la seule représentante de ce type, et j'ai regretté de ne pas pouvoir partager mon ressenti avec d'autres <strong>4</strong>…</p>
<p> </p>
<p>J'ai trouvé les exercices relativement aisés (en particulier c'est facile pour un <strong>4</strong> d'imaginer des scènes, et de visualiser des symboles !). De plus je suis déterminée à dépasser compulsion et automatismes, tout en sachant que la route sera longue.</p>
<p> </p>
<p>Par contre, le début du stage où le groupe donne ses réactions à ce dont on est fier a été difficile. À y réfléchir après coup, je me suis rendue compte que j'avais déjà mis sérieusement en doute certaines de ces fiertés. Pour ce qui restait, j'ai été étonnée et même choquée du décalage entre les intentions et les efforts, et ce qui revenait de la part des autres.</p>
<p> </p>
<p>J'ai eu comme un coup de blues, genre : "À quoi bon continuer ? Tout ce que je fais est minable, malgré que je travaille dur à progresser. Si c'est ce que les autres pensent vraiment, c'est perdu d'avance. C'est trop. Je n'y arriverai jamais. Etc."</p>
<p>Peut-être une stratégie de l'ego qui se sent un peu chahuté tous ces derniers mois ????</p>
<p>Peut-être le fait que j'ai souvent honte, que je me compare en quasi permanence (jamais à mon avantage), et que toutes ces critiques faisaient mal ?</p>
<p> </p>
<p>Je serais très intéressée de savoir ce qu'en ont ressenti et fait d'autres <strong>4</strong> ?</p>
<p> </p>
<p>Toute mon amitié,</p>
<p>Mdo</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1684</guid><pubDate>Mon, 03 Mar 2014 20:06:47 +0000</pubDate></item><item><title>Se r&#xE9;concilier avec soi</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1652-se-r%C3%A9concilier-avec-soi/</link><description><![CDATA[<p>Entre lutte et lâcher prise, le chemin est ardu !</p>
<p> </p>
<p>Plutôt contente, après tout, d'être une <strong>4</strong>, je commence à travailler après le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" rel="external nofollow">stage Bases</a>, au début de l'été, en me disant que quand mes qualités essentielles — harmonie, équilibre, originalité — seront atteintes, on verra quelle personne unique et différente je suis !</p>
<p>Après un mois de tenue d'un journal et d'observation, je suis un peu moins fringante, mais pas découragée. Certes, je vis dans ma compulsion en quasi-permanence, mais j'ai quelques réussites pour la dépasser, au moins de temps à autre…</p>
<p> </p>
<p>Puis vient le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="external nofollow">stage Essence</a>. Pas de doute, je fonctionne à 500 % dans le centre émotionnel, le centre mental accourt à la rescousse pour ruminer indéfiniment, et le centre instinctif est très loin derrière. Qu'à cela ne tienne, je fais tous les jours les exercices préconisés par Fabien et Patricia ! Toujours quelques victoires par ci par là sur mon ego, mais je commence à piaffer sérieusement !</p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_resilience.htm" rel="external nofollow">Stage Résilience</a>. Un grand moment, je conseille fortement à tous de le faire. Deux jours extraordinaires.</p>
<p>Je prends conscience de ma colère, refoulée depuis si longtemps, et de mon chagrin, que je refusais de traverser. C'est très fort.</p>
<p> </p>
<p>Les jours suivants, début de la lutte contre moi-même.</p>
<p>Pourquoi je suis tellement dans ma compulsion que je ne m'en rends compte que bien après ?</p>
<p>Pourquoi, malgré tous mes efforts, mes émotions restent aussi fortes et envahissantes ?</p>
<p>Pourquoi je suis tellement en colère, et tellement triste ?</p>
<p>Je suis de plus en plus furieuse ! Je me bats contre ma compulsion, contre mes émotions, contre mon ego. Plus je me bats, plus ça va mal ! Et plus je m'en veux, plus je me trouve indigne d'être aimée, plus j'ai honte.</p>
<p> </p>
<p>Et puis un matin (avant-hier)… Je ressens… et je comprends !</p>
<p>Je comprends que tout ça fait partie de moi. Mais ce n'est qu'une partie, ce n'est pas la totalité de qui je suis. Je ne me résume pas à mon ego ! Il est là, quelquefois il est même bien utile. Il n'a pas à prendre toute la place, ni à monopoliser toute mon attention et toute mon énergie.</p>
<p> </p>
<p>Oui, il y a de la colère, du chagrin, de la honte. Le manque et l'envie seront sans doute toujours là.</p>
<p>Mais je peux agir autrement qu'en réagissant. J'ai le choix. </p>
<p>Je peux vivre avec. </p>
<p>Peut-être même je peux commencer à me réconcilier avec moi !</p>
<p> </p>
<p>Mdo</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1652</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2013 20:10:53 +0000</pubDate></item><item><title>Compulsion et unicit&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1625-compulsion-et-unicit%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>Amis de l'Ennéagramme, bonjour ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""><br><br>J'aimerais partager avec vous une prise de conscience récente concernant la compulsion d'évitement de la banalité. Je me souviens qu'au départ j'avais eu du mal avec ce mot, car il ne me parlait pas du tout. J'avais bien vite compris que c'était de l'ergotage et une simple question de vocabulaire, j'avais pour ma part plutôt l'impression d'éviter la médiocrité.<br><br>Mais ces derniers jours, je me suis rendue compte combien en fait, c'est dans le fait d'être la première à vivre telle ou telle chose, ou d'être la première à partager avec quelqu'un une émotion forte que je vis le plus souvent ma compulsion !<br><br>Deux exemples :</p>
<ul><li>Une très bonne amie met en place un projet que j'ai à cœur depuis deux ans. Elle a la possibilité de le faire maintenant, moi pas. Évidemment, je me réjouis pour elle mais je me sens surtout très mal parce que même si je le mets en place après, je ne pourrais plus être la première à l'avoir fait, au moins un temps. Du coup, le projet revêt soudainement moins d'attrait. J'en ai toujours envie mais je ne pourrais plus jamais être la première à le réaliser. Bien sûr, un petit coup de mensonge de l'aile <strong>3</strong> et hop : "<em>Mais si, tu seras toujours la première puisque tu le feras ailleurs, toi !</em> " Mais l'observateur intérieur étant bien en place, je m'en suis rendue compte tout de suite. Et de ce que je vivais, et de cette tentative du mensonge à moi-même, et de tout le reste ! Et j'ai donc pu, après coup, féliciter cette amie, mais sur le moment… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""><br>Je suis heureuse pour cette amie, donc je culpabilise de ressentir cela, mais la souffrance de l'ego est là et bien là. Et depuis, je travaille sur les transes associées et tente de prendre de la distance avec ce ressenti. J'ai besoin de faire un double travail de pardon, sur moi-même et sur cette amie. Et aussi les exercices du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_liber.htm" rel="external nofollow">stage Libération</a>, notamment un travail de deuil de la partie "première fois" du projet.</li>
<li>Une autre amie, très proche, vient d'apprendre une nouvelle qu'elle espérait depuis longtemps. Elle me dit aussitôt qu'elle a hâte de la partager avec moi, qu'elle déborde d'émotion de joie ! (Elle, qui, en plus réprime l'émotionnel.) Mais nous ne pouvons nous retrouver que cet après-midi. Entre temps elle travaille et doit voir un ami. Eh bien, ce matin, j'ai fait le crochet par chez elle pour être la première, ne serait-ce que deux minutes, à partager cette émotion avec elle. Je me suis aussi rendue compte sur le moment, hier soir, de ce besoin d'être la première à partager son émotion. Et c'est donc en toute conscience que j'ai décidé ce matin de faire le détour, je lui ai d'ailleurs dit que j'avais trop envie d'être la première à partager cette nouvelle avec elle ! Nous en avons souri l'une et l'autre. Nous retrouverons ce soir et aurons alors tout le temps, vraiment le temps, pour savourer cette nouvelle pleine d'émotions, mais j'aurai été la première !</li>
</ul><p>Je me rends donc compte que l'expression de ma compulsion ne se manifeste pas tant dans le besoin d'être la seule, l'unique, que dans le besoin d'être la première, même si ce n'est que pendant un temps. Surtout quand il s'agit d'émotions. Évidemment, mon centre préféré s'accapare encore le gros du vécu et du besoin de vécu !</p>
<p> </p>
<p>Si je repasse le film d'évènements ou de périodes dont je peux me souvenir : je ne souffre pas tant que mes proches vivent des choses avec d'autres personnes, mais j'ai besoin que la première fois, ce soit avec moi. Or, c'est bien là l'expression du centre émotionnel tournée vers l'intérieur, de quel droit puis-je demander ça à l'autre ? <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_idontthinkso.gif" alt=":idontthinkso:" data-emoticon=""> Après tout, elle pourrait bien avoir envie de vivre cette première fois avec quelqu'un d'autre ou de partager une nouvelle avec quelqu'un d'autre que moi, etc. ! (Par exemple, une première pratique de sport extrême, une première visite dans un pays étranger où elle rêve d'aller, l'obtention d'un diplôme, etc.) C'est encore pire quand nous aurions dû partager cette première fois et que les circonstances font que la personne le vive avec quelqu'un d'autre ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_cry.gif" alt=":cry:" data-emoticon=""> Je sens bien là que ce genre de situation (ré)active en moi mon instinct sexuel (Compétition pour le <strong>4</strong>) ! L'activation de cet instinct a d'ailleurs comme pouvoir associé d'activer mon centre instinctif : par exemple me préparer, sortir, marcher, et même faire un long détour, si c'est nécessaire pour satisfaire la compulsion. En cas de désintégration externe (en <strong>2</strong> donc, pour moi), ça peut être un besoin d'être la première à soutenir l'autre dans un deuil, une perte, une mauvaise nouvelle, à passer un mauvais cap… Il y a une réelle empathie, un réel désir d'accompagner l'autre, mais aussi, quelque part, bien caché, un orgueil quand je suis la première à le faire…</p>
<p> </p>
<p>En gros, puisque de toute façon la réalité fait que je ne peux pas être la seule et l'unique, alors je dois être la première. C'est nul comme attitude ! (<em>"Est-ce que c'est nul ? Est-ce que ce n'est pas nul ?"</em>…)<br><br>Je viens de mettre le doigt sur quelque chose d'essentiel dans mon fonctionnement, et je me suis dit que cette prise de conscience pourrait aider d'autres <strong>4</strong>, ou d'autres personnes qui sont proches de <strong>4</strong>. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""><br><br>À bientôt. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" alt=":bye:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1625</guid><pubDate>Tue, 10 Sep 2013 09:20:32 +0000</pubDate></item><item><title>Illustrations de l'id&#xE9;e sup&#xE9;rieure du 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1624-illustrations-de-lid%C3%A9e-sup%C3%A9rieure-du-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Sviatoslav Richter était un pianiste russe du XX<sup>e</sup> siècle, de l'école de Heinrich Neuhaus, à Moscou. Il respectait rigoureusement les indications des compositeurs. (Source : Bruno Monsaingeon, <u><a href="http://www.amazon.fr/dp/B00004CXNY/" rel="external nofollow">Richter l'insoumis</a></u>, 2012.) Par exemple, quand il n'était plus certain de se souvenir de toutes les nuances d'une œuvre, il jouait en lisant la partition, en concert. Aucun effet, ni surcharge, ni intention dans ses interprétations. Il a dit : <em>«L'interprète est vraiment un exécutant, devant reproduire les intentions du compositeur à la lettre, il ne doit rien ajouter qui ne soit pas déjà dans l'œuvre. S'il est talentueux, il nous permet d'entrevoir la vérité de l'œuvre, ce qui est en soi un élément du génie qui se reflète en lui ; il ne doit pas dominer la musique, mais devrait se dissoudre en elle."</em> (Source : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sviatoslav_Richter" rel="external nofollow">Wikipédia</a>.)<br><br>En concert, il donnait des interprétations sensibles et idiosyncrasiques. Je me souviens avec émotion <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""> de son travail sur le son dans certaines interprétations de Moussorgsky (<em>Tableaux d'une exposition</em>), Chopin (la quatrième ballade), et surtout Schubert.<br><br>Il a essayé de composer, mais a abandonné. Il a expliqué sa décision ainsi : <em>"La meilleure façon que j'ai de m'exprimer est la mienne, je ne vois pas pourquoi j'ajouterais de la mauvaise musique dans ce monde."</em> (Source : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sviatoslav_Richter" rel="external nofollow">Wikipédia</a>.)<br><br>Amis <strong>4</strong>, les choix de Sviatoslav pourraient-ils illustrer l'idée supérieure de votre ennéatype ?<br><br>Cordialement,<br>Yves</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1624</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2013 18:03:38 +0000</pubDate></item><item><title>Musique et type 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1592-musique-et-type-4/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Après avoir réalisé un certain nombre de choses en relation avec mon type <strong>4</strong>, je viens d'être à nouveau éclairée cet après-midi par la relation entre mes choix musicaux et mon type. Je vous fais donc partager ma petite trouvaille et m'interroge généralement sur le fait qu'on puisse typer les personnes en fonction de leurs goûts musicaux.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai depuis toute petite, une attirance très forte pour les musiques dramatiques, celles qui me font pleurer, sortir mes tripes et qui font mal (du mal qui fait du bien enfin… pour un <strong>4</strong>) (à pouvoir les écouter en boucle jusqu'à être 10 pieds sous terre).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vous mets un petit exemple ci-dessous de quelques musiques qui ont résonnées en moi très fortement ces dernières années (vous trouverez les paroles sur le net, je ne vous mets qu'un extrait) :
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>- Aaron U-Turn (Lili) - (BO du film "Je vais bien ne t'en fais pas") - Traduction</strong>
</p>

<p>
	<br><em>Lili fais un autre pas en dehors de ton monde illusoire</em><br><em>Je t'en prie pose tous les drogues que tu as dans les mains</em><br><em>Tu verras que tu peux respirer par toi-même</em><br><em>Tant de choses que tu dois comprendre</em>
</p>

<p>
	<em>À chaque pas dans chacune de tes marches</em><br><em>Dans chaque ville de chacun de tes rêves</em><br><em>Je serai ton guide</em>
</p>

<p>
	<em>… Lili tu sais qu'il reste une place pour les gens comme nous</em><br><em>Tu vois que ce ne sont pas les ailes qui font l'ange</em><br><em>Tu dois seulement faire sortir les démons de ta tête</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<em>-<strong> Tété (À la faveur de l'automne)</strong></em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<em>Posté devant la fenêtre<br>
	Je guette Les âmes esseulées<br>
	À la faveur de l'automne<br>
	… Je regrette De n'y avoir songé<br>
	Maintenant que tu m'abandonnes<br><br>
	À la faveur de l'automne<br>
	Revient cette douce mélancolie<br>
	… Rompiez un peu la monotonie<br>
	De mes journée de mes nuits<br><br>
	À la faveur de l'automne<br>
	Tu redonnes à ma mélancolie<br>
	Ses couleurs de super-scopitone<br><br><strong>- Obispo - Zazie (les meilleurs ennemis)</strong></em>
</p>

<p>
	<br><em>Les meilleurs ennemis du monde<br>
	Voilà ce que nous sommes<br>
	Amorce de sourires et de bombes<br>
	Et du mal qu'on s'donne<br><br>
	C'est toi contre moi<br>
	On s'y retrouve<br>
	On s'y perd<br>
	C'est toi contre moi<br>
	On se révolte<br>
	On se soumet<br>
	Mets-toi contre moi<br>
	La guerre encore<br>
	On s'y fait<br>
	Mets-toi contre moi<br>
	Pourvu qu'on reste<br><br>
	Les meilleurs ennemis du monde<br>
	Et tant pis si on l'est<br>
	Le mariage du ciel et de l'ombre<br>
	Je te hais comme tu es<br>
	Les meilleurs ennemis du monde, Voilà ce que nous sommes<br>
	Amorce de sourires et de bombes Et du mal qu'on s'donne<br><br>
	C'est toi contre moi, On s'y retrouve, On s'y perd<br>
	C'est toi contre moi, On se révolte, On se soumet<br>
	Mets-toi contre moi, La guerre encore, On s'y fait<br>
	Mets-toi contre moi, Pourvu qu'on reste<br><br>
	Les meilleurs ennemis du monde, Et tant pis si on l'est<br>
	Le mariage du ciel et de l'ombre, Je te hais comme tu es</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On retrouve dans ces trois chansons une mélancolie, une idée de souffrance profonde, de différence, une sensation de vivre des choses exceptionnelles et chargées d'émotions, d'attirance et de répulsion, l'idée d'abandon, un évitement de la banalité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bref, la claque… enfin l'évidence. Vous ne trouvez pas ?
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1592</guid><pubDate>Wed, 03 Apr 2013 15:33:31 +0000</pubDate></item><item><title>M&#xE9;canismes crois&#xE9;s de deux 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1600-m%C3%A9canismes-crois%C3%A9s-de-deux-4/</link><description><![CDATA[<div>Émotions croisées de deux <strong>4</strong>
</div>
<br><div> </div>
<br><div>La semaine passée, je suis allée à l'opéra pour la première fois.J'y étais invitée par un ami, <strong>4</strong> lui aussi.</div>
<br><div> </div>
<br><div>J'étais partagée face à cette soirée. D'un côté, j'avais envie de découvrir l'opéra mais d'un autre côté, c'était en pleine semaine, je devais laisser la petite à ses soeurs de 17h15 à minuit, et, surtout, je n'avais vraiment pas envie de sortir. Mais je me rendais bien compte que ces arguments ne tenaient pas.</div>
<br><div> </div>
<br><div>Déjà, je n'avais pas envie de sortir parce que mon instinctif est très réprimé pour le moment. Y mettre des mots a suffi à me rendre cet argument complètement caduque. Ensuite, cette histoire d'opéra c'était une question d'ego. D'habitude il y va avec une autre amie, et il y a quelques temps il me l'a proposé. Et il faut bien avouer que j'ai accepté plus par envie, au sens de l'Ennéagramme, que par réelle envie d'aller à l'opéra. J'ai d'ailleurs failli annuler au dernier moment mais j'ai décidé de le prendre comme un exercice d'intégration :</div>
<br><ul><li>activer mon centre instinctif (sortir, prendre le train) ;<br></li>
<li>utiliser mon instinct social (y'a plein de monde dans le train et à l'opéra, pff… trop plein de gens) ;<br></li>
<li>assumer d'avoir accepté cette sortie pour des raisons égotiques et ne pas blesser cet ami.<br></li>
</ul><div>Pour m'aider, j'ai quand même dû me trouver des motivations, me dire que :</div>
<br><ul><li>c'était un plus pour ma culture générale ;<br></li>
<li>ça faisait plaisir à l'ami qui m'avait invité ;<br></li>
<li>une de meilleures amies, décédée, adorait l'opéra et c'était comme partager un moment avec elle.<br></li>
</ul><div>Je me rends compte en rédigeant ce message de quelque chose que j'ai mis de côté, alors que pourtant j'en avais pris conscience sur le moment. Il y a une dizaine de jours ce même ami m'avait invitée aux demi-finales d'un célèbre concours de piano, déjà une invitation acceptée pour les mêmes raisons égotiques, mais entre-temps j'avais oublié l'information, ce qui fait que j'ai de nouveau "plongé dedans" comme on dit !</div>
<br><div> </div>
<br><div>Et lui, en fait, m'y invitait pour m'offrir ces moments d'émotion, mais aussi pour se nourrir lui-même de mes émotions de ce soir-là. Il s'est vanté à plusieurs reprises pendant cette soirée d'être celui qui me faisait découvrir des choses aussi magnifiques et raffinées.</div>
<br><div> </div>
<br><div>Or, ça m'a plu c'est vrai, mais je n'ai pas non plus été transportée de joie et mon manque d'enthousiasme le frustrait. Il me demandait sans cesse de lui confirmer combien c'était beau, grandiose, bien chanté, bien joué, et drôle… J'étais triste de le frustrer en n'exprimant pas plus d'enthousiasme mais ne désirais pas non plus lui mentir en faisant semblant. Donc j'ai exprimé le plus et le mieux que je pouvais ce que je trouvais de beau et de plaisant : le décor, l'Opéra de la Monnaie, la mise en scène. Mais je voyais bien que je n'étais pas assez enthousiaste pour lui !</div>
<br><div> </div>
<br><div>Manque de chance, la dame assise juste devant nous portait un parfum qui me donne nausées et migraines et que j'ai reconnu à la seconde où elle s'est assise. À chaque mouvement ou brassement d'air, le parfum arrivait jusqu'à mes narines et me rendait littéralement malade. Et l'opéra a duré trois heures entières ! Donc, ça a quand même beaucoup joué sur ma faculté à m'enthousiasmer !</div>
<br><div> </div>
<br><div>J'y retournerai sans doute, mais pas avec quelqu'un à l'affût de la moindre émotion de ma part. Je me rends compte combien ça a contribué à l'effet inverse !  Et puis avec un pince-nez. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon=""></div>
<br><div> </div>
<br><div>Au bout d'un moment, il a compris que je ne serais pas plus transportée que ça et a exprimé son enthousiasme tout seul, sollicitant des <em>"oui, c'était merveilleux"</em> à chacun de ses <em>"hein, que c'était merveilleux ?"</em>. Alors que moi, après, j'aurais eu d'avantage besoin de revivre plus intérieurement le moment vécu. Mais il était tellement frustré de mon peu d'enthousiasme, je me sentais coupable… Bon, au moins, je ne me sens pas coupable d'avoir privée son autre amie de cette soirée : elle n'aime pas du tout l'opéra et y allant pour lui faire plaisir, elle était ravie que je lui évite ce qui pour elle est une corvée !</div>
<br><div> </div>
<br><div>Bref, j'ai découvert l'opéra. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""></div>
<br>]]></description><guid isPermaLink="false">1600</guid><pubDate>Tue, 28 May 2013 10:39:27 +0000</pubDate></item><item><title>Bonjour&#x2026; aval&#xE9; par l'introjection&#x2026;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1451-bonjour%E2%80%A6-aval%C3%A9-par-lintrojection%E2%80%A6/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,</p>
<p> </p>
<p>Je viens de m'apercevoir honteusement que je commence rarement mes messages ici par "Bonjour". Enfin, ça m'arrive mais… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" alt=":surprised:" data-emoticon=""></p>
<p>De même je les finis parfois abruptement. En fait comme s'il s'agissait d'une conversation "en cours", d'un échange sans interruption.</p>
<p>Je sais que dans la vie de tous les jours, quand je dois quitter quelqu'un qui m'est cher, j'ai tendance à zapper les "au revoir", trop d'émotion, trop de difficulté à partir, donc je pars vite, vite pour ne pas être tentée de revenir.</p>
<p>Mon amie me l'ayant fait remarquer il y a quelques temps, je lui avais expliqué pourquoi, mais j'y fais désormais attention.</p>
<p>Pour les "bonjour" il m'est normalement très difficile de faire la bise donc je dis des bonjours à la cantonade. En stage ça m'est plus facile par contre, je me sens en sécurité. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_perplexe.gif" alt=":perplexe:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Or là, ça m'a frappée dans la conversation "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1339" rel="">L'attrait pour l'ennéagramme et l'évolution spirituelle ?</a>".</p>
<p> </p>
<p>Je pense que c'est lié à l'introjection… Je vis cette conversation dans ma tête, je vous dis donc bonjour et tout et tout, et au moment d'écrire… ben je crois l'avoir déjà écrit, mais non… L'introjection a donc avalé mes petits "bonjour", "au revoir", etc.</p>
<p> </p>
<p>Suis vraiment désolée… et donc vous présente toutes mes excuses…</p>
<p> </p>
<p>Heu… À bientôt, donc. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1451</guid><pubDate>Tue, 29 Nov 2011 14:19:18 +0000</pubDate></item><item><title>N&#xE9;cessit&#xE9; de la sublimation pour un 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1523-n%C3%A9cessit%C3%A9-de-la-sublimation-pour-un-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>J'ai été ravie de suivre le stage de bases il y a 10 jours. J'y ai appris beaucoup de choses, bien que je connaissais déjà l'Ennéagramme depuis de nombreuses années.<br><br>J'ai pu me conforter dans mon choix pour mon type <strong>4</strong>.<br><br>J'ai passé des années à chercher mon type, en passant par le <strong>3</strong> (éviter les échecs ou du moins en souffrir terriblement, goût de la compétition, de la réussite professionnelle et personnelle, de l'image de réussite que je pouvais donner, même si elle n'était que partiellement vraie), puis par le <strong>9</strong> (inaction répétée, paresse, peur du conflit et de dire ce que l'on pense).<br>Et enfin, une amie, à qui j'ai fait découvrir l'Ennéagramme, m'a ouvert les yeux sur un type que j'avais écarté d'office (tiens, c'est bizarre !  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_perplexe.gif" alt=":perplexe:" data-emoticon="">) le <strong>4</strong>.<br><br>Cela fait donc un peu plus d'un an que je m'observe dans un rôle de <strong>4</strong>, et ça me va assez bien finalement.<br><br>Bon tout ça pour dire que depuis le stage, j'ai compris le mécanisme de défense du <strong>4</strong> (introjection et sublimation).<br>J'ai pu m'observer depuis dans des cas d'introjection (c'est fou !).<br>Mais mon problème est que depuis des années, je n'ai plus aucune activité me permettant de sublimer !<br>(Il me semble dans ces cas-là que le moyen est de fantasmer, rêvasser ???)<br><br>Entre 14 et 18 ans, j'ai fait des arts plastiques. À 18 ans, je me suis offert un superbe appareil photo Canon, avec un agrandisseur et tout le nécessaire pour le développement photo N/B. Cela m'a occupé jusqu'à mes 23 ans. Puis j'ai fait de la mosaïque, de 23 à 27 ans.<br><br>À 27 ans, je suis devenue mère (et pour une <strong>4</strong>, ça a été bouleversant…). Et là je n'ai plus eu le temps (et l'envie ?) de faire aucune autre activité que m'occuper de ma fille et de ma maison, m'enfermant ainsi dans mon cercle familial (mon mari, mes filles et moi).<br>D'autant plus que j'ai découvert des thèmes d'éducation qui ont occupé mon centre mental durant de longues années…  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""><br><br>De retour de stage il y a une semaine, j'ai pris conscience de mon désir (et mon besoin) de reprendre une activité artistique.<br>Alors, ni une ni deux, vendredi, j'ai ressorti toiles, pinceaux, peintures, collage et paillettes…<br>Et nous avons fait des arts plastiques en famille avec mes deux filles de 3 et 6 ans !!! Elles ont adoré ! Et moi aussi, même si ça m'a demandé beaucoup de travail et d'efforts pour surveiller leur création et nettoyer leurs pinceaux !<br><br>Mais quand même, je me demande si c'est la bonne solution. N'est ce pas s'enfermer dans son ego que de renforcer la sublimation ?<br>Ne vaut-il pas mieux éviter l'introjection ? Afin d'éviter d'avoir besoin de la sublimation ?<br><br>Merci à tous pour vos réponses.<br>Carole</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1523</guid><pubDate>Tue, 10 Jul 2012 13:38:52 +0000</pubDate></item><item><title>Envie, introjection et fusion</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1525-envie-introjection-et-fusion/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,</p>
<p> </p>
<p>Ces jours-ci, je dois commencer à préparer mes cartons de déménagement et du coup je m'aperçois de tout ce que j'ai à transporter, de tout ce que j'ai conservé et ça amène des réflexions sur pourquoi j'ai acheté ceci, ou cela, etc.</p>
<p>C'est ainsi que je me suis rendue compte d'un des mécanismes du <strong>2</strong>, mon type de désintégration, la fusion, combinée à la passion d'envie et à l'introjection.</p>
<p> </p>
<p>L'une de mes passions depuis mon adolescence, ce sont les jeux de société et la photo. Donc depuis toutes ces années, j'ai collectionné des jeux, je me suis offert plusieurs appareils photos (pas tant que ça, j'aime garder le même mais le numérique malgré ses avantages n'est pas aussi solide que l'argentique <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sour.gif" alt=":sour:" data-emoticon="">).</p>
<p> </p>
<p>Mais en rangeant, je m'aperçois aussi que quand j'ai envie de me rapprocher d'une personne, je me mets à aimer aussi ce que la personne aime. Par exemple j'ai à présent une cinquantaine de petites boîtes à thé illustrées, je les trouve vraiment jolies et j'aime beaucoup le thé, mais j'ai commencé cette collection quand je me suis liée d'amitié avec ma voisine qui en avait plein. Elle m'en a offert quelques-unes, et c'était parti ! J'ai fini par oublier que ce n'était pas une de MES passions au départ, j'en ai fait la mienne ! Preuve en est que depuis que je me suis éloignée de cette voisine, je n'en achète plus, je n'en ai même pas envie en fait !</p>
<p>Donc ici, la passion d'envie s'ajoute au mécanisme de fusion du <strong>2</strong> dans le but bien sûr d'être appréciée de la personne.</p>
<p> </p>
<p>Ce que je trouve vraiment intéressant à observer, c'est que cette voisine est <strong>1 alpha</strong>, aile <strong>2</strong>, elle se désintègre donc en <strong>4</strong>, et j'ai pu observer chez elle exactement les mêmes mécanismes : par envie, elle a repris pour elle ma passion des jeux de sociétés, en a maintenant un nombre important, et cherche même, comme elle ne peut pas en avoir plus que moi (j'en ai beaucoup trop pour qu'elle me "rattrape" en quelques mois) à acheter ceux que je n'ai pas encore. Et je pouvais nettement voir les signes de colère rentrée sur son visage quand j'en recevais un qu'elle ne pouvait avoir (je rédige des avis-critiques sur les jeux et donc parfois, j'en reçois qui ne sont pas encore disponibles). Elle devient alors critique sur ce jeu et peut même se fermer et devenir agressive avec moi.</p>
<p> </p>
<p>Autre des passions que j'ai "adoptées", le scrapbooking digital : au départ, je m'y suis mise parce que mon amie en a fait une passion, donc pour partager cela avec elle, mais c'est allé bien plus loin qu'un simple partage puisque c'est devenu pendant plusieurs années un de mes moyens de sublimation, et pour le coup, c'était bien, parce que j'en avais besoin ! Je prenais des photos et je les insérais dans mes montages. J'ai tellement introjecté cette nouvelle passion que pendant une longue période de rupture, je suis devenue créatrice, et même une créatrice connue dans le monde du scrap digital, un peu partout dans le monde : un moyen de communiquer encore avec elle, à travers mes créations qu'elle pouvait voir sur mon blog ou dans la boutique dont elle est une fidèle cliente.</p>
<p>C'est devenue une passion commune certes, mais au départ, elle est née chez moi d'un désir de fusion avec elle, puis de maintenir le lien. D'ailleurs elle continue à collectionner les kits de scrap, à visiter des blogs, des boutiques, alors que moi j'ai même arrêté de créer depuis plusieurs mois et je viens de quitter la boutique faute de pouvoir créer suffisamment. (Pourtant je devrais, je sens vraiment que j'ai besoin de sublimation pour le moment !)</p>
<p> </p>
<p>Bref, en temps normal, j'ai mes passions à moi, que je connais bien, mais quand je cherche l'attention de quelqu'un, j'introjecte cette personne, et ses passions "compatibles" avec mes valeurs et mon sens du beau deviennent aussi les miennes, le temps de la relation. J'aime vraiment ces choses, sinon la passion d'envie est impossible (du moins je parle de mon cas), mais du coup, je me mets à les aimer avec "trop" d'émotions.</p>
<p>Par exemple, la voisine dont je parle plus haut adore les vêtements, fait du shopping tout le temps à la recherche du look  parfait, écume tous les coiffeurs à la recherche de la couleur et de la coupe parfaites : je n'ai pas du tout introjecté ni fusionné avec cette partie d'elle-même, je n'ai jamais été intéressée par la mode ou l'habillement, je n'ai pas fusionné non plus avec ses pensées et ses opinions politiques qui sont tout à fait contraires à mes valeurs.</p>
<p> </p>
<p>Si je regarde en arrière, je peux trouver des exemples de fusion avec les passions des autres tout au long des relations que j'ai eues. Un moyen inconscient d'être acceptée par l'autre, que je viens de percer à jour.</p>
<p> </p>
<p>N'empêche qu'avec tout ça, j'ai bien plus de trucs à déménager. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_pt1cable.gif" alt=":pt1cable:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1525</guid><pubDate>Wed, 11 Jul 2012 09:00:58 +0000</pubDate></item><item><title>Comment j'ai v&#xE9;cu le stage "D&#xE9;termination"</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1508-comment-jai-v%C3%A9cu-le-stage-d%C3%A9termination/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,</p>
<p> </p>
<p>Ce stage a été particulièrement éprouvant, a remis en cause tous mes acquis, je ne savais plus du tout où j'en étais, ni même qui j'étais, je me sentais nulle et incompétente (l'horreur, je ne supporte pas l'incompétence ! Une des rares choses à déclencher de la colère violente chez moi). Heureusement, je n'étais pas seule à me tromper, je ne l'aurais pas supporté, en tout cas il m'aurait fallu beaucoup beaucoup plus de temps pour m'en remettre ! Je veux bien être unique, mais dans la réussite, surtout pas le contraire ! (Hum… une aile <strong>3</strong>, oui, je sais…).</p>
<p> </p>
<p>À un moment, j'en aurais pleuré, j'avais les yeux tout embués de larmes, mais pas question de pleurer, hein.… Émotionnelle oui, mais je ne supporte pas de montrer ce genre d'émotions en public, et là même en stage avec des gens en qui j'ai confiance, je n'ai pas pu : honte, peur, colère contre moi-même, envie quand quelqu'un avait trouvé et pas moi, et désespoir carrément à un moment. Désintégration totale au fur et à mesure des deux films, surtout que pas possible de sublimer et pas le temps d'introjecter. Et j'ai bien senti mes deux ailes et mon type de désintégration, ça c'est sûr : tentatives de transformer mes erreurs en non-échec, vanité, identification, envie terrible de m'enfuir, de ne plus rien partager, de me dissocier pour fuir au moins mentalement de cette salle, orgueil piétiné, aïe ça fait mal. Et puis une succession de transes hypnotiques mais que je n'ai vu qu'après, notamment de suppressions de sensation (en fait ça aurait pu être sacrément grave puisque je ne l'ai remarqué que très tard, mais je n'en parlerai pas plus ici), hallucinations négatives, positives, bref <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon=""> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif" alt=":sick:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Puis un peu avant la fin, quand Fabien et Patricia nous ont remis la fiche récapitulative, je me suis reconnectée d'un coup d'un seul à l'espérance, tellement fort que je l'ai senti dans mon corps, rarissime chez moi : mon corps ne ressent rien ou presque, la douleur seulement, et encore seulement les douleurs ultraviolentes alors que je suis sensée être sous Valtran en permanence et que je ne le prends pas (pour sentir un minimum de sensations dans mon corps, justement).</p>
<p>Cette reconnection à l'espérance, je l'ai senti au niveau des épaules, un poids qui s'est soudain envolé, mon corps qui s'est soudain redressé de lui-même, et puis surtout une grande respiration, comme si j'avais arrêté de respirer depuis la veille. Et tout simplement la conscience d'être rattachée à un corps physique, qui pour le coup avait très mal, mais j'étais presque heureuse de m'en rendre compte.</p>
<p>Et puis une image aussi : avant j'avais l'impression d'être dans un tunnel, un angle de vision étroit et sombre, et d'un coup, mon angle de vision s'est élargi et est devenu plus lumineux. C'est ce qui m'a fait prendre conscience du tunnel sombre avant, je n'en étais pas du tout consciente.</p>
<p> </p>
<p>Et puis je me suis connectée à l'humilité aussi je crois, j'ai accepté le fait d'être faillible…</p>
<p>Ce qui fait que quand j'ai raconté le stage à mon amie, j'ai su (ou "pu" en français de France <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_talker.gif" alt=":talker:" data-emoticon="">) lui dire que je m'étais trompée sur tous les personnages ou presque. Je n'aurais jamais osé le faire si je n'avais pas vécu ce moment à la fin du stage : j'aurais eu trop honte, trop peur de la décevoir. Surtout qu'avant notre travail avec l'Ennéagramme, une erreur pour elle était signe de déception, et je suis encore "conditionnée" par cette peur de la décevoir et donc la perdre. Je n'arrivais pas vraiment à prendre de la distance avec cette croyance, je le croyais mais en fait pas tant que ça, puis là je sens vraiment la différence ! Je suis vraiment heureuse d'avoir réussi à être sincère et vraie avec elle en lui disant ce que j'ai vécu ce week-end : la souffrance, la peur, le doute, et puis le soulagement et l'espoir. Je n'aurais pas pu partager "pour de vrai" avec elle les émotions positives si je n'avais pas expliqué combien celles qui les ont précédées ont été douloureuses. Et je me suis sentie libre, libre d'être moi, et d'être aimée quand même. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Je vais vraiment bien ce soir ! Et ça me fait même pas drôle, je sens ces moments de bonheurs comme naturels, authentiques…</p>
<p> </p>
<p>Merci à Fabien, Patricia, et puis à tous les participants à ce stage d'avoir permis cela ! Et puis un merci tout particulier à ma chérie parce que sans sa part de travail sur elle-même, son acceptation et sa patience, j'aurais bien plus de mal à reprendre confiance et espérance…</p>
<p> </p>
<p>Kayla</p>
<p> </p>
<p>P.S. pour ceux qui étaient là : je suis bien <strong>4</strong>, ouf ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1508</guid><pubDate>Tue, 29 May 2012 21:13:54 +0000</pubDate></item><item><title>Communication &#xE9;crite</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1503-communication-%C3%A9crite/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,</p>
<p> </p>
<p>Hier, en relisant quelques mails, je me suis penchée sur ma façon de communiquer à l'écrit et je me suis dit que ce serait peut-être intéressant de poster le résultat de ces observations ici.</p>
<p> </p>
<p>J'observe donc, en relisant mails, SMS (je ne coupe aucun mot, je n'y arrive pas, c'est plus fort que moi, sans doute confortée par la possibilité des sms illimités) ou messageries instantanées, que j'utilise beaucoup les points de suspension :</p>
<ul><li>Parfois ils font allusion à des souvenirs communs, surtout avec mon amie, la complicité permet bien des ellipses qui lors d'une vraie conversation pourraient être traduites par un regard, l'esquisse d'un sourire, et dans mes écrits le sont par des points de suspension.</li>
<li>Parfois ils disent des émotions ou des sentiments que je n'ose exprimer, ou du moins mettre par mettre par écrit.</li>
<li>Et parfois, encore, ils sont les "silences" des conversations de vive-voix.</li>
</ul><p></p>
<p>Là où à l'oral, je coupe parfois mes mots, les laissant en suspens si je sens qu'ils peuvent être trop chargés émotionnellement pour l'autre, à l'écrit je mets des points de suspension. Ou quand après avoir écrit quelque chose, l'émotion est si forte que j'ai besoin d'une respiration…</p>
<p> </p>
<p>Deuxième observation : je remarque aussi que j'ai du mal à mettre un point à la fin d'une phrase. Ça me semble "dur", "cassant", une "fermeture" qui me fait peur sans doute. Donc avec elle, c'est d'autant plus flagrant ! Presque impossible de mettre un point final à une conversation, et donc je finis par des points de suspension, ou alors, mais je ne le fais régulièrement que depuis quelques temps, je les remplace par une émoticône, une façon de dire "le lien n'est pas coupé". J'ai la même difficulté quand je dois quitter mon amie, je dois le faire vite, partir non sur une coupure de lien mais sur une continuité. Ça va bien mieux depuis que j'ai compris, et surtout pu vérifier dans les faits que séparation physique et spatiale ne signifie pas rupture du lien. Et puis elle m'a expliqué que pour elle si je pars vite, justement c'est une rupture trop violente du lien, donc j'y fais attention à présent.</p>
<p> </p>
<p>Troisième observation, les guillemets. Là je les utilise :</p>
<ol style="list-style-type:decimal;"><li>Parce que je n'arrive pas à trouver le mot juste, ou qu'il n'existe tout simplement pas, et que je souhaite m'approcher le plus possible de ce que je veux exprimer (ergotage puissance 1000 même parfois !).</li>
<li>Je pressens (mais c'est parfois de la projection) que ce que je veux exprimer est trop chargé émotionnellement, ils servent non pas à préciser mais à atténuer.</li>
<li>Je sais, ou je pense, que ce que j'exprime pourrait porter à confusion, pire créer un "malentendu", ce qui entre elle et moi est à éviter le plus possible, car un malentendu peut quand elle ne va pas bien peut être un sujet de rupture de la relation : elle est <strong>1 mu</strong>, si un détail cloche, c'est toute la relation qui est remise en cause. Et selon son degré de désintégration du moment, l'éclaircissement du dit malentendu peut n'avoir lieu que longtemps après, et encore en faisant très attention, car l'évoquer la remet dans le même état de colère. Et elle risque de rationnaliser au maximum sa réaction.</li>
</ol><p></p>
<p> </p>
<p>Quatrième observation : elle est la personne pour laquelle je prête le plus d'attention à ce que j'écris (à part ce forum, bien spécifique). Paradoxalement, elle est pourtant la personne avec laquelle je commets le plus de lapsus (voire la seule d'ailleurs), et c'est dans ce que je lui écris que je retrouve le plus de fautes d'inattention.</p>
<p> </p>
<p>Cinquième observation :</p>
<ul><li>Parfois je manque de précision, souvent dans un élan de spontanéité ou quand je suis persuadée, à tort évidemment, que l'autre sait ce que je veux dire, ce qui crée confusions et malentendus.</li>
<li>Parfois je donne trop de précisions alors qu'elles sont inutiles (souvent parce que je vise à éviter le cas précédent).</li>
<li>Parfois aussi, je porte tellement d'attention à ne pas heurter mon amie (quand je la sens "limite", que la formation réactionnelle est très forte, et la colère prête à exploser) que mon discours en devient flou et irritant pour elle. Ce que je cherchais à éviter, donc…</li>
</ul><p></p>
<p> </p>
<p>Je me suis fixé pour objectif dans les jours à venir de reprendre mes divers écrits et de les passer au crible du <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1486&amp;view=findpost&amp;p=13260" rel="">métamodèle</a>, mais je voulais d'abord vous faire part de ces premières observations. Je reviendrai donc faire des ajouts une fois que j'aurai avancé,</p>
<p> </p>
<p>A bientôt. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" alt=":bye:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1503</guid><pubDate>Thu, 10 May 2012 07:16:47 +0000</pubDate></item><item><title>Le 4 et l'urgence</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1459-le-4-et-lurgence/</link><description><![CDATA[<p>J'ai fait découvrir l'Ennéagramme à une amie. Elle m'a immédiatement supposé <strong>9</strong> et se voyait elle-même <strong>9</strong>. Rapidement, elle a été d'accord avec moi : elle est <strong>4 mu</strong>. Elle était déjà beaucoup dans la contre-passion de suffisance du <strong>4</strong> qui pouvait la porter, en terme d'inertie, à se voir <strong>9</strong>. Peut-être aussi le phénomène d'introjection jouait-il aussi ?</p>
<p> </p>
<p>Elle n'a utilisé l'Ennéagramme que pour son fils, et, plus généralement, pour typer telle ou telle personne. J'ose à peine dire qu'elle a suivi mes conseils, car son fils, <strong>9 mu</strong> aile <strong>1</strong>, ne lui a guère laissé le choix. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Elle s'isole de plus en plus dans sa contre-passion. Elle a eu recours dernièrement à une médication sur ordonnance, limitée en force et dans le temps, pour limiter ses souffrances psychologiques. Depuis, j'ai dû lui conseiller de revoir son thérapeute car elle souffre de nouveau fortement, et sa perception distordue des souffrances (focalisation extrême sur les siennes, assourdissement de celles des autres) distord sa perception (à la base excellente) de la réalité.</p>
<p> </p>
<p>En dehors du fait qu'elle préfère ne pas se faire aider, la difficulté majeure est qu'elle fuit toute planification (le fait de vivre avec un <strong>7</strong>, d'ailleurs lui-même fortement désintégré, l'aidant peut-être à cela). Il est pourtant évident que trop peu de planification conduit aussi sûrement à des formes de banalité que trop de planification, mais elle a un blocage total sur ce point. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_crazy.gif" alt=":crazy:" data-emoticon=""> Elle ne supporte d'agir que dans l'urgence, et tend à créer des urgences s'il n'y en a pas. Qu'en pensent les <strong>4</strong> (et les autres) ? <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sad.gif" alt=":sad:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1459</guid><pubDate>Wed, 11 Jan 2012 10:04:03 +0000</pubDate></item><item><title>La 4 qui r&#xEA;vait d'autosuffisance</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1462-la-4-qui-r%C3%AAvait-dautosuffisance/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Trouvant que depuis quelque temps, je perds un peu la main en "typage", j'ai choisi de vous dresser le portrait d'une de mes nouvelles amies. Afin de personnaliser ce portrait sans dévoiler l'identité de la personne, j'ai choisi un nom d'emprunt : Gina.<br><br><span><em>Le portrait</em></span><br><br>La première fois que je l'ai vue, elle était devant l'école. Elle attendait. Entre 45 et 50 ans, avec sa coupe de cheveux indescriptible, ses rangers de combat et son manteau de l'armée russe, elle semblait d'un autre temps. Elle était criante de différence dans un monde très conventionnel d'expatriés. Un brin provoc… Elle n'avait pas parlé, j'ai perçu son énergie et une pensée m'a traversé l'esprit : "Ça pourrait être une <strong>4</strong> ou une <strong>8</strong>."<br><br>Je l'ai revu quelques jours plus tard parce qu'une "ancienne expat" m'avait gentiment proposé de m'amener chez un fournisseur en passementerie pour acheter les accessoires pour faire mes rideaux. J'avais accepté, et Gina était de l'expédition. Au début, elle s'est mise en retrait, a voulu s'assoir à l'arrière de la voiture. À un moment, je ne sais plus pourquoi, j'ai dit que je détestais notre société actuelle avec sa surconsommation, ses pollutions, ses excès, etc. Et j'ai expliqué que je fabriquais plein de trucs moi-même. Alors Gina est rentré dans la conversation avec passion ! Elle ne supportait pas que je ne la regarde pas lorsque je lui parlais : alors elle posait sa main sur mon épaule pour m'obliger à tourner la tête (alors que j'étais à l'avant de la voiture) lorsque je lui répondais.<br>C'est le premier trait de sa personnalité que j'ai remarqué : un <strong>sous-type sexuel</strong> très marqué !<br><br>Les rencontres suivantes ont confirmé qu'elle n'aimait pas les groupes et se sentait très à l'aise dans une relation 1-1. Elle continue à poser sa main sur mon avant-bras si j'ai le malheur de décrocher quelques secondes mes yeux des siens lorsque je lui parle.<br><br>Je l'ai revu ensuite dans un groupe de femmes qui cherchaient du travail. Tour de table. Chacune décrit son parcours, sa situation actuelle, ses attentes. Classique. Arrive le tour de Gina : dans un français parfait mais avec son accent chantant italien, elle se lance dans une série de phrases inachevées. On peut presque entendre les points de suspension. Pendant dix minutes, personne ne comprend pourquoi elle est là, ce qu'elle veut. Tout ce qu'on sait c'est qu'elle est différente, elle n'est pas comme tout le monde ! Elle a eu plusieurs vies professionnelles, dans des environnements improbables. Elle dit ses émotions du moment… Le facilitateur de groupe a dû l'interrompre pour passer à la personne suivante.<br><br>Plus tard, lorsque nous nous sommes mieux connues, Gina m'a dit :<em>"As-tu remarqué que la facilitatrice n'a pris aucune note me concernant. Je ne l'intéresse pas ! Je suis trop différente."</em> La facilitatrice (<strong>6</strong> probable), que je connais également assez bien, m'a dit : <em>"Gina me terrifie ! Je ne comprends pas ce qu'elle fait là !"</em><br><br>Bref, vous l'aurez compris, Gina veut être différente ! L'expression de sa <strong>compulsion de</strong> <strong>4</strong> est visible dans son quotidien !<br><br>Le <strong>sens du beau</strong> est omniprésent.<br><br>Elle me le manifeste en permanence au fil de nos rencontres : <em>"Tu sais, depuis que je suis toute petite, la seule chose qui m'intéresse, c'est ce qui est beau, l'esthétisme."</em><br><br>Parfois, au détour d'un marché, elle s'arrête et s'extasie : <em>"Tu as vu comme ces poireaux sont beaux ?"</em> (Euh… Ben non… Perso, je n'avais rien remarqué !  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" alt=":surprised:" data-emoticon="">) Et elle parle avec le vendeur, choisit et achète les beaux légumes qu'elle vient de trouver !<br><br>Je l'ai vu travailler à tous les détails de son appartement jusqu'à ce qu'il soit parfait. Je l'ai vu briefer des ouvriers pour obtenir des stores amovibles qu'elle pouvait déplacer afin de créer une décoration vivante qui change aux grés de ses humeurs. Elle avait inventé une nouvelle sorte de stores occultants ! Ça a été pour moi une scène fabuleuse : les ouvriers tentaient de lui fourguer des stores classiques <em>"comme chez tout le monde"</em>… Et elle n'a jamais lâché le morceau en disant qu'elle voulait des stores <em>"différents et beaux"</em> ! Elle a expliqué les contraintes techniques. Et elle a eu ses stores fabriqués sur-mesure !<br><br>Parfois, elle arrive chez moi avec des légumes ou des herbes séchées qui sont toujours entourés d'un ruban qu'elle a chiné dans une brocante… parce que <em>"tu comprends, les objets des brocantes sont <strong>authentiques</strong>. Ils sont <strong>uniques</strong> ! Tu ne les trouves plus dans les magasins. Leur énergie est différente."</em><br><br>Elle fabrique des mosaïques, des peintures, des bijoux. Elle m'a d'ailleurs dit qu'on lui avait souvent demandé de vendre les bijoux qu'elle fabriquait, mais a-t-elle ajouté avec son délicieux accent : <em>"Je ne peux pas les vendre ! Ils sont uniques. Je veux être la seule à pouvoir les porter. Si quelqu'un d'autre a le même collier que moi, alors il ne me plaît plus ! Il n'est plus unique, tu comprends ?"</em><br><br>Le <strong>désir de base du 4 "être différent"</strong> est visible en permanence.<br><br>Dans sa vie, elle a eu un travail différent, elle cuisine différemment des autres, elle s'habille différemment… Bref, elle ne fait rien comme les autres. D'ailleurs, elle ne voit pas non plus les gens normalement : elle les voit en termes énergétiques, elle voit les circulations d'énergies. Elle m'a dit percevoir le monde de cette manière. D'ailleurs ce qu'elle aime bien chez moi, c'est mon énergie (et le fait que je suis différente des autres expats !). Au début, elle a même fait le tour de ma maison pour voir s'il n'y avait pas de nœuds d'énergies négatives. Ca m'a un peu flippé, au début, ces histoires d'énergies mais maintenant, je me suis habituée ! En fait ce n'est pas dangereux !<br><br>Lorsque j'ai commencé à réfléchir sérieusement à son type, j'étais embêtée car je ne voyais pas la <strong>passion du 4</strong> : <strong>l'envie</strong>. Et puis, la semaine dernière, elle rentrait de vacances et m'a raconté son rêve qu'elle cherchait à réaliser : elle était partie en vacances dans le Sud de l'Europe car elle voulait acheter un terrain pour construire une propriété pour devenir <strong>autosuffisante</strong>. Là, j'ai compris pourquoi je ne voyais pas la passion… Parce qu'elle est à dominante <strong>contrepassion</strong>.<br><br>Effectivement, son objectif pour la retraite, c'est de vivre en autosuffisance au soleil, en retrait du monde, en faisant pousser elle-même ses matières premières alimentaires, en vivant du troc, et en organisant des séminaires, uniquement avec des gens qu'elle aime, sur son lieu de vie qui sera beau, paysagé et différent de tout ce qui a été conçu jusqu'à présent ! On peut dire qu'elle se donne les moyens de l'accomplir : elle a prospecté sur place, étudie le sujet de l'agriculture depuis plusieurs années, a potassé l'agronomie, le paysagisme, veut maintenant faire une formation médicale pour se passer des médecins, etc.<br><br>La <strong>mélancolie</strong> est peu visible. Mais je sais qu'elle est là. Un jour, alors qu'elle traversait un mini-drame, elle m'a demandé en arrivant chez moi :<em>"N'as-tu pas un livre sur comment être heureux ? Je souffre à cause de cette histoire."</em> Je sais aussi qu'elle se trouve des occupations pour ne pas rester toute seule chez elle… Car c'est mauvais pour elle (selon ses dires) : elle pense trop et sombre alors dans une tristesse qu'elle combat (ou qu'elle dit combattre) !<br><br>Bref, elle <strong>sublime</strong> dans des activités pour ne pas se laisser submerger pas ses émotions, activant ainsi son mécanisme de défense. Par exemple, j'ai trouvé une école de yoga à cinq minutes de chez elle et moi… et elle a décidé d'y aller <span>tous les jours</span> juste pour sortir de chez elle et ne pas trop se laisser dériver dans ses pensées.<br><br>Son mode de communication passe par des points de suspension, des phrases inachevées… et parfois, le <strong>drame</strong> ! Comme la fois où son déménagement a été bloqué car elle y avait mis des produits illégaux (on notera au passage le contrepoids égotique). Elle me racontait cela comme un roman, me disant sa souffrance, sa colère, sa peine… À un moment, j'ai même été inquiète car il a été question qu'elle fasse de la prison. Elle me disait alors : <em>"C'est une expérience que je n'ai jamais tentée ! Ça pourrait être intéressant !"</em> Finalement, elle s'en est sortie avec une amende monstrueuse.<br><br>Et à propos de contrepoids égotique, je n'ai pris la voiture qu'une fois avec elle et j'ai été impressionnée par le nombre de feux qu'elle avait grillé (parce que c'est un truc que je n'ose pas faire : griller les feux de signalisation ! À cause de la sécurité !).<br><br>Elle est également très sensible et perçoit bien les émotions des gens. Elle me dit souvent : <em>"Tu as vu, unetelle va mal aujourd'hui."</em> Elle perçoit d'ailleurs toutes mes baisses de forme et me le dit ! Elle a croisé une fois mon fils <strong>4</strong> ; j'étais en retard pour rentrer à la maison, nous avions rendez-vous et mon fils lui avait ouvert. Elle m'a ensuite dit : <em>"Ton fils est très sensible. Il est différent ! Il ne se sent pas comme un extraterrestre à l'école ?"</em><br><br>J'ai évoqué en début de texte le <strong>sous-type</strong> sexuel qui est très marqué mais le sous-type conservation l'est également : elle a étudié pendant 15 ans comment manger et cuisiner différemment afin de se maintenir en bonne santé. La santé est un souci constant chez elle. Elle passe un temps conséquent à rechercher les bons fournisseurs de produits alimentaires afin de rester en bonne santé.<br><br><strong>INTRÉPIDITÉ</strong> et <strong>COMPÉTITION</strong> sont visibles. Elle m'a parlé plusieurs fois de son sens de la compétition : <em>"Moi, lorsque je fais quelque chose, je suis la meilleure !"</em> Le souci d'être unique dans la vie des gens est bien là lorsqu'elle raconte sa relation à son mari, à son fils, ou à certaines de ses amies.<br><br>Un jour, alors que je venais d'envoyer un e-mail professionnel à un groupe de dames en recherche d'emploi (je proposais juste une méthode pour réfléchir sur un projet professionnel, mon mail n'avait rien de transcendant), elle m'a répondu : <em>"Tu es plus unique que rare."</em> Je ne sais toujours pas ce que ça voulait dire… Mais je crois que venant d'une <strong>4</strong>, c'était un joli compliment.<br><br>Dernièrement, elle cherchait un travail… Elle a trouvé en deux semaines : elle a rencontré un producteur de cinéma qui cherchait une directrice artistique pour trouver des lieux de tournages authentiques et cohérents avec la psychologie de ses personnages ! Je crois que le réalisateur a trouvé la bonne candidate !  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""><br><br>Je reste sur ce portrait aujourd'hui et reviendrais plus tard vous parler des ailes.<br><br>Je n'ai pas parlé de la variante mais je penche plus pour une <strong>4 mu</strong> (E/I/M) parce qu'elle est très active physiquement et qu'elle met beaucoup en œuvre ses idées… et cela ne l'empêche pas d'avoir un mental qui fonctionne très bien (parle couramment plus de cinq langues et percute très vite…). Mais je confirmerai quand même la variante plus tard… parce que j'ai un petit doute !<br><br>Ce n'est pas la première fois que j'ai une grande amie <strong>4</strong>. Elle me rappelle beaucoup <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1011&amp;view=findpost&amp;p=9900" rel="">cette <strong>4</strong></a> qui est devenue, au fil des ans, l'une de mes meilleures amies. Je l'apprécie pour sa différence et son ouverture d'esprit ! Avec elle, je peux parler de tous les sujets qui m'intéressent : yoga, ennéagramme, SD, sociocratie, cosmétique bio, cartes mentales, éducation des enfants, etc. Car elle a lu ou fait des stages sur la plupart de ces sujets (et bien d'autres encore !).<br><br>Je vis aujourd'hui dans un monde très conventionnel, très BLEU : avoir une amie comme elle, c'est une bouffée d'oxygène pour moi. J'ai le sentiment de ne plus être la seule extraterrestre dans le monde où j'évolue !<br><br><em><span>Question sur la dichotomie</span></em><br><br>Il y a un aspect du <strong>4</strong> que je ne suis pas certaine d'avoir bien compris, c'est la dichotomie, abordée en stage <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">Ailes</a>). Je n'avais pas réussi à bien intégrer les exemples en stage.<br><br>Par exemple, Gina s'est intéressée à des tas de sujets sans jamais creuser (je n'ai pas encore vu un sujet sur lequel elle n'ait pas lu un livre ou fait des stages). Mais elle n'est jamais allée vraiment au fond de la plupart des sujets. Par contre, sur l'alimentation et la macrobiotique, elle est terrible. J'ai fait des courses alimentaires avec elle dernièrement, et elle observe, touche tous les aliments, vérifie toutes les dates, pose des questions, demande au commerçant de lui montrer ses stocks pour choisir la meilleure date ou le plus beau produit… Elle chipote, elle tourne les légumes ou les parquets dans tous les sens, vérifie le lieu de fabrication, etc. Elle rediscute avec le commerçant… et rechipote… et requestionne… et me demande si je trouve que le brocoli est beau et est-ce que celui-là est mieux ? Et elle re-requestionne le commercant. Etc. Bref, 20 minutes pour choisir le plus beau brocoli, 15 minutes pour choisir le meilleur paquet de fruits séchés, j'aime autant vous dire que ça m'a gavé (moi je suis du genre à faire mes courses en courant pour ne pas perdre de temps inutile ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""><br><br>Je me suis demandé si ces attitudes pouvaient illustrer la <strong>dichotomie du 4</strong> ? Auquel cas je crois avoir compris ce qu'était notamment le côté "<strong>ergoteur</strong>".<br><br>À suivre…<br><br>Bien amicalement,<br>Aurore</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1462</guid><pubDate>Tue, 17 Jan 2012 12:01:44 +0000</pubDate></item><item><title>4 C+ ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1453-4-c/</link><description><![CDATA[<p>Hello !</p>
<p> </p>
<p>J'ai pris le temps d'observer mes instincts les plus blessés depuis que j'ai fait le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">stage Sous-types</a>.</p>
<p> </p>
<p>Je crois être C= S-/+ X+.</p>
<p> </p>
<p>Voici la problématique que j'ai relevée. En m'appuyant sur l'article de Katherine Chernick-Fauvre "<a href="http://www.enneagramme.com/Articles/2005/EM_0501_a2.htm" rel="external nofollow">Une étude des sous-types instinctifs</a>", je pars de la théorie que mon instinct sexuel domine l'instinct social, voire de conservation. Mais restons d'abord sur ce qui est le plus flagrant, ce que je résume grossièrement par X &gt; S.</p>
<p> </p>
<p>Quand je suis en groupe, j'ai une tendance générale à être "disponible et ouvert" (contre-passionnel et/ou sincère ?) uniquement si pour mon X, il y a un intérêt potentiel, c'est-à-dire si dans le groupe, il y a un quelqu'un qui me plaît et avec qui je suis susceptible de commencer une relation ou de passer un agréable moment (mais ce dernier est de plus en plus rare, car le court terme me tue émotionnellement).</p>
<p>L'autre dérive de ce phénomène est lorsque dans le groupe je vois en une personne de la sagesse, une sorte de père, grand frère spirituel je crois.</p>
<p>Une fille ou un "père" (ce dernier étant vraiment plus rare), dans tous les cas, je pars de la séduction du groupe dans son intégralité pour pouvoir ensuite diriger mon intention davantage vers the personne en question.</p>
<p>Lorsque je ne trouve pas d'"intérêt" (fille/père) au sein d'un groupe, alors je me fais souvent discret, j'écoute d'une oreille, et j'entends des choses qui n'existent pas d'une autre (rêveries). Je suis la conversation par "politesse" (fausse compassion lorsqu'il en faut), parfois je préférerais retourner à des activités qui me paraissent plus importantes.</p>
<p> </p>
<p>Et si le problème était encore plus "profond" que cela ? L'instinct de conservation ?</p>
<p>Si j'ai une envie forte d'avoir une superbe relation avec LA fille, d'être hyper-présent dans un groupe lorsque LA fille est peut-être celle-ci, n'est-ce pas finalement pour pouvoir (enfin !) me poser avec quelqu'un et ne plus avoir à me préoccuper de toute cette procédure bien trop fatiguante pour entrer dans une relation, de ne plus souffrir de cette solitude, de pouvoir construire quelque chose, de partager, bref, d'être "bien au chaud", de me poser ?</p>
<p>Alors, peut-être, suis-je un 4 C+ ? Le sous-type conservation se déplace vers le sous-type sexuel qui lui-même se déplace vers le sous-type social ?</p>
<p> </p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Yoann</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1453</guid><pubDate>Mon, 05 Dec 2011 17:37:57 +0000</pubDate></item><item><title>Petit pas vers un peu moins de m&#xE9;lancolie</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1450-petit-pas-vers-un-peu-moins-de-m%C3%A9lancolie/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à vous,</p>
<p> </p>
<p>Aujourd'hui, j'ai fait quelque chose qui m'est très difficile, ça me paraissait même impossible en fait : me séparer de lettres échangées avec une des personnes qui compte le plus pour moi.</p>
<p> </p>
<p>Ces lettres avaient été écrites au plus fort d'une dispute et même si elles faisaient très mal, même si elles se rattachaient à des mots très violents échangés, je n'arrivais pas à m'en séparer. Je me disais qu'elles faisaient partie de notre relation, de notre histoire. Mais bon, il faut bien dire aussi que les relire de temps à autre me replongeait dans un puits sans fond de mélancolie, je revivais à nouveau toutes les émotions vécues alors — furent-elles violentes — et je trouvais que c'était mieux que le néant émotionnel. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""> (Je les relisais quand cette personne était fâchée…)</p>
<p> </p>
<p>Depuis quelques mois, le travail fait avec l'Ennéagramme ou en thérapie fait son chemin en moi… J'arrive à me dire que nul besoin de gouffres de souffrance pour exister, que des bonheurs tout simples me disent chaque fois que j'existe, que cette personne existe aussi, au-delà de ses élans de tendresse ou de rejet. Qu'elle est une personne entière et que donc aimer quelqu'un ce n'est pas seulement l'aimer pour les émotions fortes qu'elle nous fait vivre ou partager. Mais aussi pour les bonheurs tout simples, tout petits que nous partageons ensemble.</p>
<p> </p>
<p>Alors voilà, j'ai pris ce paquet de lettres, nous avons parlé de mon besoin de les brûler, pour ne plus revenir sur ces souvenirs douloureux et plutôt nous donner une chance d'un avenir meilleur. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""> Et cet après-midi nous avons fait un joli feu de bois dans le jardin avec ! C'était étrange de voir tous ces mots disparaitre peu à peu, mais plus ils s'envolaient en fumée plus je me sentais légère ! En fait c'était vraiment très beau ce tas de cendres où pourtant on pouvait encore distinguer des mots, des bouts de phrases. Nous avons fini en piétinant tout ceci pour éparpiller les cendres.</p>
<p> </p>
<p>Donc ce soir, je ne l'aurais jamais cru mais je me sens toute légère, vraiment soulagée d'un poids ! Je n'aurais jamais cru réussir à me séparer de ces lettres et pourtant je l'ai fait !</p>
<p>Mais mon ego de <strong>4</strong> n'est pas en reste, parce que c'est quand même très symbolique de les avoir brûlées et détruites à deux, non ?</p>
<p> </p>
<p>Voilà… J'avais envie de partager avec vous ce petit pas vers un peu moins de mélancolie…</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1450</guid><pubDate>Tue, 15 Nov 2011 20:05:00 +0000</pubDate></item><item><title>Partage d'autod&#xE9;rision de 4</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1443-partage-dautod%C3%A9rision-de-4/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde, </p>
<p> </p>
<p>Un petit clin d'œil sourire sous forme d'auto-dérision, donc… pour bien commencer la semaine.</p>
<p> </p>
<p>Je dis souvent que c'est quand je commence à aller bien qu'il faut s'inquiéter pour moi, ayant une forte tendance à l'autosabotage. Comme à présent, après quelques années de thérapie et un travail en Ennéagramme déjà bien en route, je me connais assez bien et que petit à petit, j'apprends à accepter ces mécanismes et automatismes freinants, j'ai décidé de reprendre une thérapie, en parallèle à ma formation, parce que justement, ça va mieux ! Le "ça va mieux", c'est toujours le palier le plus délicat et le plus douloureux chez moi, celui qui me fait le plus peur et qui invariablement m'a toujours rejetée en arrière avec force. Cette fois-ci, j'ai décidé de ne pas me faire avoir ! Et donc de me faire accompagner pour tenter d'aller un peu plus loin et, pourquoi pas, le franchir enfin !</p>
<p> </p>
<p>Et j'ai tout de suite repensé à ce texte d'Anne Sylvestre, auteure que j'affectionne particulièrement depuis bien des années !</p>
<p>Bon, évidemment c'est bien mieux avec le son et encore mieux avec l'image, mais tout est dit ici, déjà :</p>
<p> </p>
<p><strong>Ça va m'faire drôle</strong></p>
<p> </p>
<p>Je suis pas bien, je suis morose</p>
<p>J'ai plus le cœur à me bouger</p>
<p>Je suis brouillée avec les choses</p>
<p>Déjà deux verres de cassés</p>
<p>Je ne sais plus où tout s'en va</p>
<p>De partout, ça me gratte</p>
<p>Et jusqu'au chat qui n'est plus là</p>
<p>Pour me tenir la patte</p>
<p>J'ai bien des amis, des amours</p>
<p>Mais s'ils étaient dans un bon jour</p>
<p>J'leur mettrais le moral en bas</p>
<p>J'peux pas leur faire ça</p>
<p> </p>
<p>Quand j' serai bien, ça va m' faire drôle</p>
<p>Ça va toute me désorienter</p>
<p>De temps en temps l'idée me frôle</p>
<p>Que j'pourrai pas le supporter</p>
<p>Plus de soucis, plus de désastres</p>
<p>Le temps va me paraître long</p>
<p>Heureusement que dans les astres</p>
<p>Je trouverai consternation</p>
<p>Petit malheur deviendra grand</p>
<p>Pourvu qu'on en ait bien envie</p>
<p> </p>
<p>Quand je dis "blanc", ça devient "rouge"</p>
<p>On me comprend tout de travers</p>
<p>Et quand ce n'est pas moi qui bouge</p>
<p>Tout se déglingue et c'est l'enfer</p>
<p>Je ne sais plus où me cacher</p>
<p>Je veux pas qu'on me touche</p>
<p>Quand on fait mine d'approcher</p>
<p>Sitôt je m'effarouche</p>
<p>Je pourrais me traîner au sol</p>
<p>Ou me répandre dans l'alcool</p>
<p>Mais ça serait l'extrémité</p>
<p>C'est pas distingué</p>
<p> </p>
<p>Quand j'serai bien, ça va m'faire drôle</p>
<p>Ça va toute me désorienter</p>
<p>De temps en temps l'idée me frôle</p>
<p>Que j'pourrai pas le supporter</p>
<p>Plus de sanglots, plus de menaces</p>
<p>Plus de remises en question</p>
<p>Il faudra bien que je me fasse</p>
<p>Ce jour-là, une déraison</p>
<p>Petit chagrin dure longtemps</p>
<p>Pourvu qu'on en ait bien envie</p>
<p> </p>
<p>J'ai des vapeurs, j'ai des vertiges</p>
<p>Voire des étourdissements</p>
<p>J'ai froid jusqu'au bout des rémiges</p>
<p>Et j'emploie des mots étonnants !</p>
<p>Je ne sais plus d'où vient le vent</p>
<p>Je sais pourtant qu'il souffle</p>
<p>Et j'ai le désir obsédant</p>
<p>De jeter mes pantoufles</p>
<p>Je pourrais voir un médecin</p>
<p>Astrologue ou cartomancien</p>
<p>Mais il pourrait me rassurer</p>
<p>C'est bien trop risqué !</p>
<p> </p>
<p>Mais je suis bien et ça m'fait drôle</p>
<p>Je suis toute désorientée</p>
<p>J'n'ai plus de poids sur les épaules</p>
<p>Et la boule s'est dissipée</p>
<p>Plus de migraines et plus d'angoisse</p>
<p>Qu'est-ce qui a bien pu se passer ?</p>
<p>J'ai beau chercher, plus une trace</p>
<p>De c'qui a pu me tracasser</p>
<p>Petit bonheur bien dérangeant</p>
<p>Je ne sais si j'en ai envie</p>
<p> </p>
<p>Mais je suis bien et ça m'fait drôle</p>
<p>Ça m'fait tout drôle</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1443</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2011 11:53:52 +0000</pubDate></item></channel></rss>
