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<rss version="2.0"><channel><title>&#x152;uvres litt&#xE9;raires, cin&#xE9;matographiques, musicales, etc. Latest Topics</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/forum/17-%C5%93uvres-litt%C3%A9raires-cin%C3%A9matographiques-musicales-etc/</link><description>&#x152;uvres litt&#xE9;raires, cin&#xE9;matographiques, musicales, etc. Latest Topics</description><language>en</language><item><title>The Greatest Showman &#x2013; 7 d&#xE9;sint&#xE9;gr&#xE9;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2119-the-greatest-showman-%E2%80%93-7-d%C3%A9sint%C3%A9gr%C3%A9/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
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<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai vu <em>The Greatest Showman</em>, en pensant voir un <em>feel-good movie</em>. Ça a marché sur mon ami <strong>5</strong>. Mais, en tant que <strong>7</strong>, j'ai été mal à l'aise pendant tout le film. J'ai souffert avec le personnage Barnum, qui est un <strong>7</strong> désintégré. C'était affreux, car on le voit aller de plus en plus mal et tout perdre en continuant à suivre son ego. Heureusement, 15 minutes avant la fin du film, il se réveille et il arrive à arranger tout cela. Heureusement que sa femme était là. Elle doit être <strong>2</strong> ou <strong>9</strong>, car elle est clairement dans la fusion avec lui, et elle le fait passer avant ses propres besoins qu'elle ne semble pas bien connaître.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Amis non <strong>7</strong>, je vous conseille le film. Vous allez surement trouver que c'est un très beau film, comme mon ami <strong>5</strong>.
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<p>
	Amis <strong>7</strong>, je vous le conseille en tant que "film pour se faire un peu mal en regardant un <strong>7</strong> se désintégrer et que cela nous serve de leçon".
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vais vous décrire les passages qui m'ont le plus dérangés (en tant que <strong>7</strong>). Ne lisez pas, si vous souhaitez voir le film.
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	**** DÉBUT SPOILER ****
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	1) Barnum est pauvre. Son père est tailleur pour une famille bourgeoise. Il est encore adolescent. Il est amoureux de la fille issue de cette famille bourgeoise. On le voit la regarder plein d'espérance. À un moment, gros plan sur ses chaussures trouées.
</p>

<p>
	=&gt; Ouch. Ça picote.
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	=&gt; Mon interprétation : Barnum rêve de belles choses, d'être quelqu'un, mais il vise bien trop haut, car c'est un "moins que rien" (ce n'est pas ce que je pense, c'est le message que fait passer le film).
</p>

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	2) Barnum essaye de se faire remarquer par la fille en la faisant rire. Elle finit par tacher sa belle robe. Le père de la fille la gronde. Barnum s'excuse auprès du père bourgeois, indiquant que c'est de sa faute et pensant ainsi protéger la fille. Le père de la fille lui met une grosse raclée, devant son propre père qui prend une position de soumission et s'excuse platement.
</p>

<p>
	=&gt; Ouch. Ça fait très mal.
</p>

<p>
	=&gt; Mon interprétation : Arrête de rêver petit, tu es un moins que rien et tu resteras un moins que rien. La gifle, c'est le retour à la réalité. Pour un <strong>7</strong>, l'imaginaire c'est notre bouée de sauvetage, cela nous permet d'échapper à la souffrance en imaginant un plan où on a du plaisir, où tout ce passe comme prévu, où il n'y a pas de désagrément. On se sent bien dans notre rêverie. Être réveillé ainsi par une gifle, avec l'humiliation qui suit, c'est vraiment violent pour nous. En plus de ce sentiment d'injustice (il est giflé pour avoir fait rire la fille, il y a pire comme crime), il y a l'humiliation. Il est giflé devant la fille qu'il aime (la gifle, c'est dévalorisant), et il voit son père qui travaille durement s'écraser devant le père bourgeois, renonçant à toute fierté, et <u>à cause de lui</u>.
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	3) Le père de Barnum meurt.
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	=&gt; Ouch. Ça fait mal… mais juste 10 secondes…
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	=&gt; Mon interprétation : Il se retrouve tout seul, sans argent, sans avenir, sans amour, sans rien. Il devrait être 6 pieds sous terre ? Mais pas du tout. Vive la rationalisation suivi du centre instinctif. Il est <strong>7 alpha</strong> avec une grande blessure de conservation (comme moi, en fait). Il est enfin libre de faire ce qu'il veut, sans prendre le risque de décevoir son père (et donc de souffrir), et de pouvoir prendre son destin en main, à coup de manipulation (merci, le centre mental du <strong>7</strong>).
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	4) Désintégration vers l'ego.
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<p>
	Il séduit et se marie avec la fille, mais ce n'est pas suffisant. Il a 2 enfants, mais ce n'est toujours pas suffisant. Il manipule les banquiers, les monstres de foire qu'il va recruter, sa femme… Il devient un grand manipulateur sans scrupule pour obtenir toujours plus (ah, cette passion d'intempérance du <strong>7</strong>). Il crée le premier "Freak Show" à succès. Il devient riche et célèbre. Il achète une maison plus grande que la maison du père de la fille, mais ce n'est toujours pas suffisant. Il séduit une chanteuse d’opéra, délaisse femme et enfants pour vivre dans un monde de paillette et montrer au monde entier qu'il a réussi, mais ce n'est toujours pas assez.
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</p>

<p>
	5) Alors qu'il est au summum de sa carrière, enfin reconnu par la haute bourgeoisie, le père de la fille vient à sa rencontre. La dernière fois qu'ils s'étaient parlés, Barnum était un jeune adulte pauvre et orphelin. Le voilà riche et célèbre. Le père de la fille a perdu de sa superbe. Il a vieilli, et semble vivre une vie moins luxueuse qu'avant. En le voyant, Barnum se sent obligé de faire "son show", de lui en mettre plein les yeux, pour prouver qu'il a réussi. Le père de la fille lui sort alors avec un sourire au coin une phrase de ce type (j'ai oublié la phrase exacte) : "Fils de tailleur un jour, fils de tailleur toujours".
</p>

<p>
	=&gt; Ouch. Ça fait très mal.
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<p>
	=&gt; Pour moi, cette scène est très dure. Malgré toute son intempérance, tous ses efforts pour fuir la souffrance, la souffrance le rattrape toujours. Tout ce qu'il a délaissé, les sacrifices qu'il a fait, n'ont servi à rien. C'est logique puisqu'il essaye de fuir la souffrance, en suivant son ego de manière excessive… Et c'est surtout ce qu'il ne faut pas faire.
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	6) À force d'en faire trop, en suivant son ego de manière excessif, il finit par tout perdre : son cirque, sa femme, ses enfants, son argent, sa notoriété, sa maison, etc.
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</p>

<p>
	7) Ça reste un film américain. À la fin, il réalise que le véritable bonheur, c'est d'être avec sa femme et ses enfants. Il renonce à tous ses excès, à la notoriété, laisse son bras droit gérer son business et briller devant tout un public, pour assister au spectacle de danse de sa fille.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	**** FIN SPOILER ****
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2119</guid><pubDate>Tue, 09 Oct 2018 15:42:20 +0000</pubDate></item><item><title>Orelsan, th&#xE9;matique 3, chanson 6</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2079-orelsan-th%C3%A9matique-3-chanson-6/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous et toutes,
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<p>
	 
</p>

<p>
	Aurélien, aka Orelsan, est un rappeur qui m'a toujours beaucoup parlé. Si ses angoisses sont potentiellement universelles, elles me semblent quand même résonner particulièrement pour l'histoire de vie d'un <strong>6</strong>, plutôt alpha. Je pense en particulier à la chanson "La peur de l’Échec" :
</p>

<p>
	 
</p>

<div class="ipsEmbeddedVideo ipsEmbeddedVideo_limited">
	<div>
		<iframe allowfullscreen="true" frameborder="0" height="270" src="https://www.youtube.com/embed/OmB5nXSm4y8?feature=oembed" width="480"></iframe>
	</div>
</div>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le titre évoque une thématique <strong>3</strong>, mais je fais l'hypothèse qu'il s'agit d'une désintégration externe et que la motivation <strong>3</strong> sert une motivation de base <strong>6</strong> : <em>"Au fond, j’m’en bats pas les couilles d’c’que disent les gens // J’me perds entre c’qu’ils attendent de moi et ce qu’j’suis vraiment"</em> est la motivation du comportement <em>"Tous les jours j’fais l’acteur, j’fais semblant."</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'hypothèse <strong>3</strong> peut aussi être écartée par une ambivalence vis-à-vis du succès caractéristique du <strong>6</strong>, sous l'effet de sa passion de peur : <em>"La célébrité m’fait peur // J’ai peur d’me griller les ailes à vouloir briller sous les projecteurs."</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On retrouve la détestable image de soi du <strong>6</strong>, <em>"J'trouve que j'fais pitié"</em>, sous l'effet tantôt de la fixation de doute de soi (<em>"C'que j'raconte dans mes chansons c'est des clichés c'est pas la vérité"</em>), tantôt de l'impression d'être inutile (<em>"J'crois qu'j'sers à rien"</em>). Le manque de confiance en soi déclenche automatiquement (on est en terre <strong>6</strong>) le manque de confiance en l'autre et la suspicion : <em>"J'ai peur de mes proches parce qu'ils connaissent mes faiblesses // Mes talons d'Achille, ils savent à quel point mes fondations sont fragiles </em>[…]<em> // Quand j'les décevrai ils seront près de moi, prêts à frapper les premiers."</em>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je crois déceler de la projection dans une phrase comme <em>"Depuis que j'ai treize ans j'régresse, j'les blesse, j'les stresse"</em>, à propos de ses parents.
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<p>
	 
</p>

<p>
	On retrouve aussi la problématique à l'image dans le problème de la déviance chez un <strong>6 alpha</strong> : <em>"Ils savent pas c'qu'il s'passe derrière le masque // Qui s'cache derrière l'image, parce qu'ils connaissent pas mon vrai visage."</em> On notera là la croyance qu'a le <strong>6</strong> que le monde est un jeu de masques (résultat de la suspicion qui tend à croire que tout le monde avance masqué, par machiavélisme ou par protection) et qu'il se doit de donner une apparence de force.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On relève aussi le poids de la passion et de la fixation dans le domaine de l'instinct sexuel (<em>"J'ai esquivé l'amour par peur de m'faire baiser // On dirait qu'plus j'mattachais moins ça marchait"</em>), et une forme de désespérance et de mélancolie caractéristique du <strong>6 alpha</strong>, celle qui est provoquée par l'anxiété existentielle (et donc pas des conditions externes, mais sur lesquelles le <strong>6</strong> aura pu poser tout son armada de projections, doutes et suspicions).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ainsi, la conception de l'échec d'Orelsan dans cette chanson pourrait relativement raisonnablement être reformulée simplement en déviance.
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</p>

<p>
	Très amicalement !
</p>

<p>
	Bookineur
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<p>
	 
</p>

<p>
	P.S. : on notera aussi qu'Orelsan a fait une autre chanson nommée "Si seul". C'est trop peu pour faire une hypothèse sérieuse et je manque de documentation dessus, mais, considérant en plus la notable anxiété d'Orelsan et sa thématisation constante de l'idée du "groupe de potes", je me demande si celui qui chante "La pluie" avec <a href="http://www.enneagramme.com/Articles/2016/IFE_1610_a2.htm" rel="">Stromae</a> ne partagerait pas avec lui un ennéatype…
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2079</guid><pubDate>Wed, 20 Jun 2018 08:31:40 +0000</pubDate></item><item><title>Le Dernier roi d'&#xC9;cosse</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2015-le-dernier-roi-d%C3%A9cosse/</link><description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
	<strong><a href="http://www.amazon.fr/dp/B000QUUQEO/" rel="external nofollow">Le Dernier roi d’Écosse</a></strong>
</p>

<p style="text-align: center;">
	Film de Kevin Mac Donald
</p>

<p>
	(Premier essai de typage, donc prudence et modestie.)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	1971 Jeune médecin écossais, Nicholas Garrigan part à l’aventure en Ouganda. Dans un pays en pleine guerre civile, il croise la route d’Idi Amin dada, le nouvel homme fort du pays qui lui propose de devenir son médecin personnel. Impressionné et fasciné par le général, Garrigan accepte et rejoint le cercle très fermé des proches du président. Mais rapidement, il prend conscience de la folie meurtrière de celui-ci, et sa seule issue est de fuir.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Le général Idi Amin Dada (Forest Whitaker) : type 8</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	De son enfance très pauvre, et de sa carrière dans l’armée, il a acquis la certitude absolue qu’il ne faut jamais montrer sa faiblesse. Montrer sa faiblesse conduit à se condamner à effectuer toutes sortes de corvées au service des autres.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il parle fort, il est tonitruant, vibrant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans l’existence, il y a pour lui deux types de personnes, ceux qui sont avec lui, et ceux qui sont contre lui. Il châtie sans faiblesse, ceux qui sont contre lui. Il récompense ceux qui sont avec lui.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très malade, un soir, il appelle en urgence son médecin personnel, en l’occurrence Nicholas Garrigan. Terrifié, à cette occasion, il montre sa terreur, il n’aura de cesse de regretter avec force cet épisode où il a montré sa faiblesse devant un tiers et fait promettre au médecin de ne jamais relater cet épisode où il a montré sa terreur de la mort, et sa faiblesse.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Nicolas Garrigan (James McAvoy) : type 7</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Jeune médecin écossais, il fuit un milieu rigoriste et codifié où il est promis à un avenir tout tracé, c'est-à-dire l’exercice de la médecine en association avec son père médecin. Il fuit l’univers étriqué et balisé de l’Écosse, en poussant un cri de rage et en mettant au hasard son doit sur un globe, il tombe sur l'Ouganda. Il est en recherche d’aventure, de sensations sans cesse renouvelées, donc il part en Ouganda.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il est, en permanence, ouvert à toute proposition plaisante. En cours de route, et dès les premiers jours de son périple, à l'occasion d'une étape, il a une aventure avec une jeune et jolie Ougandaise, auprès de laquelle il est assis dans le bus, avant de parvenir à sa destination. Il est attiré et séduit par la femme de son collègue médecin et lui fait des propositions en l’absence de son mari, parti pour une intervention en brousse. Il convoite et séduit une des jeunes femmes du général.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il vibre aux premiers discours d’Idi Amin Dada. Il participe pleinement aux transes de la foule, à cette occasion.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il n’écoute pas et n’entend pas les mises en garde qu’on lui communique sur la réalité du régime et de la personnalité brutale et sanguinaire d’Idi Amin Dada.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il oublie très vite un épisode dramatique et sanglant de répression, auquel il assiste en direct, suite à un attentat manqué sur le général Idi Amin Dada.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il accepte avec ravissement, contentement enfantin et fierté, tous les cadeaux que lui fait le général : un uniforme, une voiture.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il adore l’outrance, la verve, la vitalité, la spontanéité du général.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il est nommé chef de service d’un hôpital et croise dans le couloir son prédécesseur, qui de ce fait a été expressément renvoyé à la seule fin que ce poste puisse lui être proposé, sur ordre du général Idi Amin Dada. Il oublie très vite cette rencontre désagréable pour passer à autre chose.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il adopte très vite, et fait siennes, les réponses officielles du régime à toute question dérangeante, car, globalement et pour lui, l’aventure est trop amusante, trop plaisante avec tellement de surprises agréables.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lors de sa toute première rencontre avec le général, à l’occasion d’un accident de la route, qui lui donne l’occasion de soigner le général, une vache est mortellement blessée et agonise en beuglant au bord de la route. Personne ne s’en préoccupe. Il ne peut supporter cette souffrance, qui lui est intolérable et les beuglements qui en sont l'expression sonore lancinante et auxquels on ne peut échapper. Prenant tous les risques, il s’empare spontanément du pistolet du général, et va tuer la vache pour mettre un terme à ses souffrances intolérables.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2015</guid><pubDate>Tue, 02 Jan 2018 21:36:49 +0000</pubDate></item><item><title>Gaston&#x2026;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1949-gaston%E2%80%A6/</link><description><![CDATA[<p>Au détour de la visite de l'exposition consacrée à Gaston (celui de Franquin) au Centre Georges Pompidou, je me suis posé la question de son ennéatype — bien que ce soit un personnage de fiction. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Voyons voir :</p>
<ul><li>Centre instinctif : oula, au plus bas !! Difficile de le réveiller !</li>
<li>Centre mental : hummm, pas fameux non plus.</li>
<li>Centre émotionnel: bof, pas terrible, à part quand Mademoiselle Jeanne arrive à le réveiller un peu.</li>
</ul><p>Bref, il les réprime TOUS ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>J'ai pensé au <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">stage Centres</a> : "Le centre réprimé contrôle silencieusement la personnalité."</p>
<p> </p>
<p>Finalement je me suis dit qu'on aime tous Gaston car tout le monde retrouve son centre réprimé chez lui. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>PS : je crois que l'exposition se terminait aujourd'hui.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1949</guid><pubDate>Mon, 10 Apr 2017 20:16:04 +0000</pubDate></item><item><title>Chocolat (film de Roschdy Zem, 2016)</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1923-chocolat-film-de-roschdy-zem-2016/</link><description><![CDATA[<p><strong>Histoire [<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chocolat_(film,_2016)" rel="external nofollow">source Wikipédia</a>] :</strong><br><br>En 1897, un homme noir du nom de Kananga, ancien fils d'esclave de Cuba, joue un petit rôle de cannibale dans le modeste cirque Delvaux. Le clown blanc George Foottit, sommé de renouveler ses numéros par le directeur du cirque, a l'idée de s'associer avec Kananga dans un duo de clown blanc autoritaire et de clown noir souffre-douleur, qui prendra le nom de Chocolat. Le duo comique est très bien accueilli par le public, et Delvaux commence à faire des affaires. La rumeur du succès se répand en France au point que Joseph Oller, directeur du Nouveau Cirque, convainc Foottit et Chocolat de prendre du service dans son établissement parisien. Le succès dans la capitale est immédiat, et Chocolat devient le premier artiste noir de la scène française. Grisé par l'argent, il s'adonne au jeu et se laisse aller aux plaisirs des femmes.<br><br><strong>Le personnage de Chocolat (joué par Omar Sy) : 7</strong><br><br><u>Orientation : Joie et Optimisme</u></p>
<p> </p>
<p>Kananga ou Chocolat sont deux noms pour une même personne qui respire la joie de vivre.</p>
<p> </p>
<p>Dès le début du film, la rencontre avec Foottit est à l’image du personnage : il ne peut s’empêcher de faire une blague à Foottit pour lui faire peur en se cachant derrière le rôle du cannibale qu’il joue sur la piste du cirque. Lui seul rit.<br><br>Sous la tente du cirque Delvaux, Kananga est heureux de ce qu’il vit : heureux de faire rire, heureux d’être logé, chauffé, nourri surtout après les années d’esclavage qu’il a connues. Entouré des amis du cirque, avec lesquels il joue au poker… ou de Camille qu’il séduit.<br><br>Lorsque le directeur du cirque Delvaux accepte leur nouveau numéro de clown :</p>
<p style="margin-left:40px;">Chocolat : Ça veut dire qu’on est pris ?<br>Foottit : Ça veut dire que le plus dur commence !<br>Chocolat : [En sautant de joie] Je suis clown, je suis clown !</p>
<p>L’un pense au plaisir, l’autre au travail.<br><br>Moqueur, acide et content de lui, Chocolat se crée beaucoup d’inimitié : l’épouse Delvaux, les autres artistes de cirques. À des journalistes qui l’interrogent :</p>
<p style="margin-left:40px;">Journaliste 1 : Que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes incapable d’écrire un numéro ?<br>Chocolat : Il paraît que je suis aussi incapable de faire rire ! [Rires de l’auditoire] C’est ce que pensait mon ancien employeur. Le cirque Delvaux. Vous connaissez ?<br>Journaliste 1 : Non !<br>Chocolat : Madame ?<br>Journaliste 2 : Non !<br>Chocolat : Forcément ! Depuis que je suis parti, ils ont fait faillite !</p>
<p>Publiée, cette répartie n’a pas dû plaire à tout le monde !</p>
<p> </p>
<p>Chocolat paie cher ses arrogances : loge dévastée et surtout prison, qui lui ouvrira les yeux de la souffrance.<br><br><u>Compulsion : éviter la souffrance</u><br><br>Très bien montré dans le film, la compulsion apparait dès le premier échange avec Foottit. Quand celui-ci fait remarquer à Chocolat-Kananga que le rôle qu’il joue le dévalorise et le cantonne dans un rôle humiliant, celui-ci lui rétorque tout le bonheur qu’il a à vivre dans ce cirque : <em>« On vend plus de place, et moi, je mange à ma faim. »</em><br>Tout une logique de rationalisation qu’il utilisera encore longtemps.<br><br>Quand Foottit lui propose une association, après l’avoir rejetée, il fait un essai avec lui. Suit cet échange :</p>
<p style="margin-left:40px;">Foottit : On sera indissociable.<br>Chocolat : [Avec une voix angoissée] Indissociable ?<br>Foottit : Oui, quelque chose comme ça. [Foottit lie sa main et ces doigts à ceux de Chocolat.]</p>
<p>On sent à ce moment que Chocolat est angoissé par ce lien, cette perte de liberté potentielle. Il est alors dérangé par l’arrivée des gendarmes et part vite se cacher. Une manière opportune de fuir une souffrance potentielle.<br><br>Tout au long du film, la souffrance est là. Très cachée au début, elle prend pourtant la forme du souvenir qu’il a de son père, serviteur des Blancs en Afrique. Il se remémore pat petits bouts cette fois où son père sert le repas aux Blancs. Cette scène apparaît plusieurs fois dans le film, à chaque fois un peu plus longue : à ce que l’on imagine être la fin du repas, le maître fait jouer au père un « numéro de cirque ». Il a d’abord l’air de s’amuser dans ce rôle. Au fil des souvenirs de Chocolat, on comprend que cette scène n’est qu’humiliation. L’échange de regard entre Chocolat et son père est éloquent.</p>
<p> </p>
<p>Dans l’histoire, cette scène est fondamentale car elle montre le cheminement psychologique de Chocolat et la prise de conscience de sa souffrance.</p>
<p> </p>
<p>Son codétenu de prison jouera aussi un rôle important dans cette prise de conscience.<br><br><u>Passion : intempérance</u></p>
<p> </p>
<p>Rien ne semble manquer à son besoin de plaisir à l’excès : argent, femme, objets de luxe, apparence vestimentaire. Il charme les dames tout en jouant son numéro, et Foottit a toute les peines du monde à le ramener à son rôle. Camille fera les frais de son intempérance…<br><br>Très dispersé, le travail devient rapidement une étape pénible pour Chocolat. À la rigueur de Foottit, il préfère de loin passer ses nuits à jouer, boire, voire ou visiter les enfants dans les hôpitaux. Il ne manque pas d’échappatoires pour trouver du plaisir et de la joie. Le plus grand des plans B qu’il va se trouver est celui du théâtre.<br><br><strong>Le personnage de Foottit (joué par James Thierrée) : 6 (?)</strong><br><br>Autant Chocolat respire la joie de vivre, autant Foottit laisse transparaître sa peur. Ses regards (James Thierrée est clown avant d’être acteur) sont d’une densité qui se rapproche de celle de Charlie Chaplin.<br><br>Au début du film, Foottit passe une audition auprès du patron du cirque Delvaux. Quand celui-ci l’interrompt au milieu du numéro, pas convaincu, la première réplique de Foottit est alors : <em>« Je suis fini alors ? J’arrête ? »</em> Le ton est donné. Jusqu’à la fin du duo avec Chocolat, Foottit a peur d’<em>« être fini »</em>… et de ne pas pouvoir assurer sa survie, son avenir.<br><br><u>Orientation : loyauté</u></p>
<p>Dès qu’il voit Chocolat dans son numéro de cannibale, il comprend le potentiel de cet homme et tout le bénéfice d’une association. Aussitôt, et avant même que Chocolat ait accepté de devenir <em>« indissociable »</em> (il ne le dira d’ailleurs pas), il fait preuve d’une immense loyauté et de protection envers lui. Ainsi quand les gendarmes viennent contrôler les papiers des gens du cirque, Foottit immédiatement le rassure en lui disant : <em>« Bouge pas, je m’en occupe ! »</em> Effectivement, Chocolat n’est pas inquiété. Il le fera une seconde fois quand, à Paris, les gendarmes emmènent son ami.<br><br><u>Passion : peur</u></p>
<p> </p>
<p>Peur de ne pas être dans le ton, de ne pas plaire au directeur, de ne pas arriver à l’heure, de ne plus avoir de job, de ne pas pouvoir assurer son avenir, peur d’être sans soutien (de son partenaire ou du directeur de cirque).</p>
<p> </p>
<p>Ainsi quand ils découvrent la piste et les gradins du prestigieux cirque parisien :</p>
<p style="margin-left:40px;">Chocolat : [Les yeux pétillants de plaisir]C ’est magnifique ! C’est grand ici !</p>
<p style="margin-left:40px;">Foottit : [Visage angoissé] Le meilleur public, c’est celui qui applaudit à la fin ! Concentre-toi !</p>
<p> </p>
<p>La peur de perdre son emploi rayonne tout le long de l’épisode parisien, et Foottit est prêt à beaucoup de concessions pour ne pas risquer de se trouver à la rue. Ainsi quand ils retrouvent leur loge saccagée :</p>
<p style="margin-left:40px;">Chocolat : Je vais lui régler son compte !<br>Foottit : À qui ? X, Y, Z ? Après on aura tout perdu ! On est célèbre, on a du succès ! C’est normal… [qu’on crée des jalousies].</p>
<p>Pour être dans les meilleurs et assurer son présent et son avenir, Foottit travaille avec acharnement. Il met l’accent sur le travail dès le début de la collaboration. Quand Chocolat se réjouit d’être clown, la réponse de Foottit est : <em>« Le plus dur commence ! »</em><br><br>Lors de la négociation avec Joseph, leur futur directeur du cirque parisien, celui-ci demande à Foottit s’il a déjà d’autres numéros de prêts. À son regard angoissé, on sait que ça n’est pas (encore) le cas. C’est alors Chocolat qui sauve la situation en affirmant en éclatant de rire : <em>« Bien sûr, on a toujours des numéros d’avance ! »</em> On peut imaginer qu’à cet instant, Foottit se promet de travailler assez pour avoir suffisamment de numéros d’avance afin de se renouveler en permanence, ne pas risquer la lassitude de son public… et de son directeur.<br><br>Bien sûr, Chocolat n’entend pas ce discours. Lui fait la fête ! Foottit conçoit des numéros seul, les répète et rêve d’avoir le même niveau d’implication de son partenaire. À son grand dam ! Les passages dans le film sont nombreux où il se plaint auprès de son ami de son manque de travail et d’implication. Même la préparation des costumes de scène ne permet pas à Chocolat de se concentrer, lui qui profite de ce moment pour aller charmer les dames !<br><br>Un petit côté rabat-joie qui finira par agacer Chocolat. Ainsi quand Chocolat arrive au volant d’une rutilante voiture neuve :</p>
<p style="margin-left:40px;">Foottit : Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ?<br>Chocolat : Ça dérange qui ?<br>Foottit : Ne t’étonne pas qu’il y ait des réactions, c’est tout ! Bon allez ! Au boulot ! Tu dois travailler Guillaume Tell, tu dois travailler tes cascades !<br>Chocolat : Laisse tomber, j’ai pas envie de me casser les os !<br>Foottit : Si tu t’y mettais vraiment, ton public suivrait.<br>Chocolat : Mon public suit déjà ! Allez, viens ! Pourquoi tu ris jamais ?<br>Foottit : Je ris dans ma tête !<br>Chocolat : Mais t’en fais quoi de ton oseille ? Jouer aux cartes ? Lire ? Boire ? Manger : pas trop ! T’es toujours sapé pareil ! T’as une famille cachée ?</p>
<p> </p>
<p><u>Compulsion : éviter la déviance</u><br><br>Peur de dévier des codes et des règles du cirque, une dispute éclate entre Foottit et Chocolat :</p>
<p style="margin-left:40px;">Foottit : On a un contrat. Ce contrat nous impose d’être là à l’heure ! C’est quoi ton excuse aujourd’hui ?<br>Chocolat : …<br>Foottit : Oh ! Je te parle !<br>Chocolat : …<br>Foottit : On est deux ! Quand tu arrives en retard, quand tu te mets en danger, c’est MOI que tu mets en danger !<br>Chocolat : Et quand la paie arrive, c’est toi qui empoche le double !<br>Foottit : T’es fainéant ! Tu ne travailles pas tes numéros. Toi sans moi, tu es foutu ! C’est moi, le clown !</p>
<p>Déviance et projection : ce n’est pas tant Chocolat qui est foutu sans son partenaire, mais aussi bien le contraire. Bien plus tard, à la fin du film, Foottit l’avouera à Chocolat :</p>
<p style="margin-left:40px;">Chocolat : J’étais pas mauvais !<br>Foottit : Tu étais un prince ! C’est moi qui n’ai pas su aller plus loin ! Ensemble, on n’avait pas de limites !</p>
<p> </p>
<p><u>Foottit et l’argent</u></p>
<p> </p>
<p>Tout au long du film, on s’interroge sur l’équité des rémunérations, dont il est manifeste… qu’elles ne le sont pas. Je me demande si c’est afin de répondre aux codes de la société que Foottit prend une bonne part de la rémunération. Quand Joseph propose par écrit un montant à Foottit, c’est bien à Foottit qu’il montre le cahier, à l’abri des regards de Chocolat. Idem quand Foottit négocie un salaire avec les Delvaux : Chocolat reste présent mais en dehors.</p>
<p> </p>
<p>Si c’est par respect des règles, on peut quand même penser que ça arrange bien Foottit… afin de préparer son propre avenir ! Et peut-être aussi, mais le film ne le dit pas, celui de Chocolat. Il sera ainsi loyal toute sa vie vis-à-vis de Chocolat, à son insu : on apprendra plus tard qu’il a soutenu financièrement Chocolat et sa femme dans les périodes de vache maigre.<br><br>En tout cas, si cette question n’effleure pas Chocolat au début de leur association, il est clair qu’elle va miner leur relation. Le doute s’immisçant dans son esprit, Chocolat va se croire manipulé par Foottit qui prône le respect des codes de la société dans leurs numéros. Il va imaginer que Foottit se cache derrière ces codes pour mieux servir ses intérêts. Conscient du doute qui ronge son ami, Foottit est incapable de le rassurer : mauvaise conscience ? ou réaction phobique ?</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1923</guid><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 14:30:06 +0000</pubDate></item><item><title>La Chambre bleue</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1777-la-chambre-bleue/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>Je tenais à vous faire partager l'analyse de l'excellent film "la Chambre bleue" que je suis allée voir avec un ami connu de ce forum, Thierry.<br><br><em>La Chambre bleue</em> est un roman de Georges Simenon adapté au cinéma par Mathieu Amalric. Le film fut en sélection officielle du Festival de Cannes 2014 dans la catégorie « Un Certain regard ». Le film est l'exacte transposition du livre. Seuls les prénoms ont été changés et quelques autres détails (téléphones portables, commerce des Despierre).<br><br><em><u><strong>Sujet</strong></u></em></p>
<p> </p>
<p>Deux amants, Esther Despierre et Julien Gahyde se retrouvent dans la chambre bleue d'un hôtel d'un village de province pour y vivre leur passion. Ils sont mariés chacun de leur côté. Très vite, on est plongé dans les interrogatoires policiers et devant le juge d'instruction notamment du point de vue de Julien qui revit ses souvenirs. On apprend au cours du film que le mari d'Esther (Nicolas Despierre) qui avait une santé fragile est mort, puis que la femme de Julien a été empoisonnée. Le film se termine aux assises où les deux amants sont jugés et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.<br><br><u><strong>Esther Despierre : 4 alpha sous type sexuel</strong></u></p>
<p> </p>
<p>Chez ce personnage, le mental est bien présent et loin d'être réprimé, ce qui dans un premier temps m'a fait penser à la possibilité d'un ennéatype <strong>7</strong>. Elle semble en effet beaucoup planifier (c'est sans doute elle qui a prémédité les deux crimes). Mais Thierry a mis en lumière des éléments de l'ennéatype <strong>4</strong>.</p>
<p> </p>
<p>D'abord, lors de leur première rencontre, Esther Despierre interroge Julien sur le fait qu'à l'adolescence, ce dernier avait embrassé toutes les filles sauf elle. Elle se sentait ainsi le vilain petit canard (sous-type sexuel : compétition). Elle a cette phrase : « <em>Je l'ai haïe ! Pendant des mois, dans mon lit, je me demandais comment je pourrai la faire souffrir. </em>[…]<em> Je me suis contentée de prier pour qu'elle tombe malade ou qu'un accident la défigure</em>.<em> »</em> Elle voulait éliminer sa rivale. Si la planification est bien là, l'idée de souffrance exclut l'hypothèse d'une ennéatype <strong>7</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Par ailleurs, Esther Despierre semble clairement fuir la banalité : <em>« Qu'est-ce qu'on deviendrait avec l'habitude ? »</em> Puis interrogée chez le juge d'instruction sur la souffrance qu'aurait occasionné le divorce à Madame Gahyde si Julien l'avait demandé : <em>« Elle n'aurait pas pleuré longtemps. </em>[Question du juge : <em>Qu'en savez-vous ? Elle n'aimait pas son mari ?] <strong>Pas comme moi. Ces femmes-là ne sont pas capables d'un véritable amour</strong>. »</em> Cette phrase, lorsque j'ai vu le film pour la première fois, a eu une résonance particulière en moi qui suis <strong>4</strong> (je me suis alors dit que je comprenais parfaitement ce qu'elle voulait dire et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu lire le livre par la suite).</p>
<p> </p>
<p>On retrouve des marques de l'authenticité de ses émotions aux assises. À la question <em>« Avez-vous tué votre mari ? »</em>, elle crie sa vérité : «<em> Je n'ai pas tué Nicolas, mais je l'aurais fait s'il n'était pas mort. Nous nous aimons !</em> »</p>
<p> </p>
<p>Enfin, j'ai observé le côté artistique des lettres anonymes (sur des cartes colorées, les lettres découpées et arrangées avec soin).</p>
<p> </p>
<p>Esther Despierre anticipe également souvent sur ce que peut penser Julien. Elle lui envoie la première lettre croyant qu'il s'inquiète de ne plus la voir.</p>
<p> </p>
<p>Les lettres anonymes, bien que courtes, sont également signe du style de communication du <strong>4</strong> : la dramatisation. La dernière phrase du film est symptomatique du côté romantique et dramatique du personnage : à l'annonce du verdict, Esther se tourne vers Julien et lui dit : «<em> Tu vois Julien, ils ne nous ont pas séparés. »</em></p>
<p> </p>
<p>Esther Despierre nous semble être de sous-type sexuel. Dès le début du film, elle se met en compétition avec la femme (en mordant son amant à la lèvre). Lors de la première rencontre, elle lui parle également de sa femme. J'ajouterai que j'ai remarqué ses chaussures particulièrement féminines et originales lors du rendez-vous manqué dans la chambre bleue.<br><br><u><strong>Julien Gahyde : 5 mu sexuel</strong></u></p>
<p> </p>
<p>Plus difficile est le typage de Julien Gahyde à travers le prisme duquel le film est pourtant construit. Nous avons observé néanmoins que le mental est très présent chez ce personnage. Il a peur et ce, dès le début du film, notamment quand il voit à travers les volets de la chambre bleue, le mari d'Esther traverser la place. Au lit, Esther lui dit qu'il a peur comme une vérité assez générale. Or, la peur est une caractéristique du mental, une émanation de celui qui échafaude l'avenir. La peur est également présente quand il reçoit les lettres, et c'est encore la peur qui le pousse à vouloir vendre son affaire et quitter la région. Thierry le voit <strong>5</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Pour ma part, j'ai observé que bien qu'impliqué dans une affaire criminelle, il ne coopère pas avec son avocat qui lui apprend qu'il a été commis d'office et qu'il n'a pas eu accès à son dossier. Julien ne semble pas disposé à lui donner des informations et semble avoir besoin d'être mis en confiance d'abord. La même attitude est perceptible avec le psychiatre : « <em>Je suis pas fou ! Alors pourquoi vous me questionnez pour la cinquième ou sixième </em><em>fois ?</em> <em>Parce que les journaux parlent de moi comme d'un monstre ? </em>»</p>
<p> </p>
<p>Dans le livre, le personnage s'interroge beaucoup sur la définition des mots.</p>
<p> </p>
<p>Il est visiblement gêné que sa vie et tout soit décortiqué : «<em> La vie est différente quand on la vit et quand on l'épluche après-coup. </em>»</p>
<p> </p>
<p>Enfin, Julien réprime son centre émotionnel. Il n'a pas beaucoup d'émotions même au lit avec son amante. On le voit de sous-type sexuel (bien qu'il fasse peu de confidences à sa maîtresse et l'écoute surtout) mais lorsqu'ils évoquent près de la route dans le bois que Julien au lycée avait embrassé toutes les filles sauf Esther, c'est assez significatif.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1777</guid><pubDate>Mon, 13 Apr 2015 12:16:29 +0000</pubDate></item><item><title>Madame Bovary</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1480-madame-bovary/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br><em>Madame Bovary</em> est considérée dans le monde de l'Ennéagramme comme un superbe portrait d'ennéatype <strong>4</strong>. Je ne vais pas beaucoup faire avancer le sujet… mais ce matin j'ai découvert l'existence d'un artiste américain, Brian Joseph Davis, qui utilise un logiciel de la police américaine pour établir des portraits-robots à partir de témoignages. Quand un livre donne suffisamment de détails sur le physique de ses personnages — ce qui ne semble pas si fréquent —, il en obtient une représentation. Da daaammmm, voici donc Madame Bovary :<br> </p>
<p style="text-align:center;"><a class="ipsAttachLink ipsAttachLink_image" href="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/post-16-0-86717200-1330151187.jpg" data-fileid="70" rel=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/post-16-0-86717200-1330151187.jpg" data-fileid="70" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" alt="Emma_Bovary.jpg"></a></p>
<br><p>J'ai eu envie de partager cela avec vous.<br><br>Très amicalement,<br>Fabien<br><br>Source : <a data-ipb="nomediaparse" href="http://thecomposites.tumblr.com" rel="external nofollow">The Composites</a>.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1480</guid><pubDate>Sat, 25 Feb 2012 06:28:09 +0000</pubDate></item><item><title>Une s&#xE9;paration (film d'Asghar Farhadi, 2011)</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1736-une-s%C3%A9paration-film-dasghar-farhadi-2011/</link><description><![CDATA[<p>Le film <em>Une séparation</em> d'Asghar Farhadi a obtenu à la fois un succès professionnel et public (total de 969 475 entrées en France au 3 mars 2012). Il a été primé à Berlin : Ours d'or 2011, Ours d'argent du meilleur acteur pour l'ensemble des acteurs du film, et Ours d'argent de la meilleure actrice pour l'ensemble des actrices du film.<br><br>Primer l'ensemble des acteurs a du sens pour un film dont aucun rôle n'est secondaire. En effet, la séparation, en elle-même, n'est qu'un aspect de l'histoire, comme le confirme le réalisateur, Asghar Farhadi, lors d'un entretien qui figure en bonus du DVD du film : <em>« Je pense même qu'en collant la première scène à la dernière nous aurons un court métrage »</em>, <em>« En optant pour une mise en scène et une caméra documentaire, nous survolons les détails sans y prêter attention. Ces détails déclencheront plus tard des situations critiques </em>[…]<em> »</em>. Le réalisateur ajoute : <em>« En effet, </em>Une séparation<em> est un film policier ou un film à énigme. Sauf qu'on n'y voit jamais le détective. C'est le spectateur qui joue ce rôle. Grâce à une succession d'indices, il mène sa propre enquête. On peut dire que </em>Une séparation<em> est un film policier raconté sur un mode documentaire. »</em><br><br>Bonne lecture,<br>Amicalement,<br>Thierry<br><br><strong>Difficultés de typage des personnages</strong><br><br><em>« Un film policier raconté sur un mode documentaire » </em>dont le rythme est soutenu ne permet pas aux styles de communication préférés des différents personnages d'apparaître de manière indiscutable. Par exemple, des conseils liés à des péripéties dramatiques peuvent être plus attribués aux nécessités du moment qu'au style de communication conseil-éloge. Notons, au passage, que la communication par le regard est souvent utilisée, notamment pour les enfants (Le réalisateur précise : <em>« Par rapport à mes autres films, dans celui-ci, j'ai donné un rôle plus conséquent aux enfants pour la première fois. On a l'impression que ce sont eux les véritables juges du film. Leur jugement se rapproche le plus de celui du public »</em>).<br><br>L'expression du niveau de vie ROUGE dans la pratique de la dette d'honneur est à souligner. De plus, un des aspects palpables dans le film est une certaine tension entre classes sociales, confirmée par le réalisateur dans un autre entretien, figurant dans le livret joint au DVD (du moins à l'édition avec couverture cartonnée) : <em>« En Iran, il y a un conflit caché entre la classe moyenne et la classe plus défavorisée. Dans le futur, ce conflit pourrait éclater à la surface. »</em><br><br>Il y a suffisamment d'éléments pour typer Nader (Peyman Moadi), le mari, et Simin (Leila Hatami), la femme. En revanche, on en est réduit aux hypothèses concernant Termeh (Sarina Farhadi), la fille de Nader et Simin, ainsi que concernant la garde malade et femme de ménage Razieh (Sareh Bayat) et son mari, ancien cordonnier au chômage, Hodjat (Shahab Hosseyni). La vidéo de la remise des prix à Berlin, un des bonus du DVD, laisse penser que les types de Termeh et Razieh peuvent être ceux des actrices elle-mêmes. Quant au personnage d'Hodjat, il est d'autant plus difficile à typer qu'il manifeste un fort ROUGE. Le père de Nader, atteint d'Alzheimer, n'est pas typable. Le juge qui recueille les plaintes et instruit les affaires est dans un strict rôle dont on peut uniquement dire qu'il l'exerce avec une bienveillance quelque peu convenue. La fillette de Razieh n'est pas typable non plus.<br><br><strong>Le mari, Nader, 9 alpha sous-type social « participation périphérique »</strong><br><br><u>Orientation d'acceptation-soutien</u><br><br>Lorsque le juge, qui instruit la plainte suite à la fausse couche de Razieh, s'apprête à faire arrêter Hodjat sur le champ pour insubordination, Nader, bien qu'accusé par Hodjat d'avoir tué son enfant en frappant Razieh enceinte, essaie d'apaiser le juge :<em> « Je peux vous demander de le pardonner pour cette fois. »</em><br><br><u>Fuite des conflits</u><br><br>Lorsque Razieh doit s'absenter précipitamment, elle attache le père de Nader à son lit pour qu'il ne tombe pas et l'enferme. Nader, rentré plus tôt que d'habitude, trouve son père, seul, attaché et quand même tombé de son lit. Nader a-t-il frappé Razieh à son retour ? A-t-elle fait une fausse couche à cause de Nader ? En tout cas, on voit Nader la renvoyer sans ménagement. Il ne faut pas en conclure que Nader ne serait pas <strong>9</strong>, car la situation est exceptionnelle !<br><br>Lorsque Nader constate que sa femme fait sa valise pour le quitter, Nader est tendu mais garde ses distances, il ne peut pas réagir, et encore moins lui demander de rester. Il n'esquisse même pas un geste pour s'opposer à son départ.<br><br>Dans une autre scène, Termeh rappelle à son père qu'il lui a juré de demander à sa mère de revenir : <em>« Tu lui demanderas ? »</em> Nader reste silencieux. De retour, quelques minutes plus tard, il avoue :<br>– <em>Je n'ai pas pu.</em><br>– <em>Tu m'avais promis.</em><br>– <em>Je te demande pardon.</em><br><br>Simin, au volant de sa voiture, laisse son chagrin s'exprimer : <em>« Il ne m'a pas demandé une seule fois de rester. Il n'a même pas refusé le divorce. Après 14 ans de vie commune comme si de rien n'était… »</em><br><br><u>Passion de paresse (à se connaître)</u><br><br>Devant le juge chargé de traiter la demande de divorce de sa femme, comparant avec sa femme, Nader refuse à la fois de consentir au divorce et de s'y opposer : <em>« C'est toi qui me traînes ici. Tu veux divorcer. », « Je le dis et je le répète. Je ne vais pas te retenir de force. » </em>Il n'accepterait le divorce que si sa femme était déjà partie à l'étranger, tandis que sa femme veut divorcer parce qu'il ne veut pas partir à l'étranger. Simin a déjà obtenu qu'ils fassent ensemble une demande de visa, qui a fini par être acceptée, au bout de 18 mois.<br><br><u>Fixation d'oubli de soi</u><br><br>Simin a négocié le retrait de la plainte d'Hodjat contre de l'argent et est sur le point de revenir avec Nader. Mais Nader n'accepte pas la reconnaissance de culpabilité qu'implique un dédommagement. Une dispute s'en suit et Simin part pour de bon. Termeh tente de l'empêcher de partir, en vain. Nader ne fait, de nouveau, rien pour que sa femme ne parte pas. Après le départ de Simin, il essaie de minimiser la gravité de la situation auprès de Termeh en pleure. Selon Nader, Termeh peut aller chez ses grand-parents maternels avec sa mère, comme si de rien n'était : <em>« Ce n'est pas grave. Vas-y jusqu'à la fin de tes contrôles. Tu seras avec tes grand-parents. Ce sera mieux. »</em> Nader ne peut pas plus prendre en compte le besoin de sa fille de voir ses parents être de nouveau ensemble que son propre besoin (« parent actif »).<br><br><u>Mode de défense préféré, la narcotisation</u><br><br>Dans l'appartement familial, pendant que sa femme fait, pour la première fois, sa valise pour le quitter et retourner chez ses parents, Nader narcotise aux tâches ménagères :<br>– [À Termeh] <em>Ta mère lave avec quel programme ?</em><br>– <em>Je vais lui demander ?</em><br>– <em>Veux-tu déjà me ridiculiser ?</em><br>– <em>Je dirais le 4.</em><br>– <em>Pourquoi le 4 ?</em><br>– <em>Parce que le chiffre s'est effacé. C'est qu'elle a utilisé ce programme plus que les autres.</em><br>– <em>Va pour le 4.</em><br>Nader conclut de manière fantaisiste :<br>– <em>À partir de demain, on met tous les appareils sur 4.</em><br>Termeh le ramène à la réalité :<br>– <em>Elle s'en va maintenant.</em><br>– <em>Elle reviendra.</em><br>Elle reviendra effectivement, mais Nader ne la retiendra pas plus quand elle partira pour de bon.<br><br><u>Hiérarchie des centres, variante</u><br><br>Nader réprime son centre émotionnel et ne l'utilise qu'avec peu d'intensité. Il craque un moment, mais en faisant la toilette de son père, atteint d'Alzeimer, qui ne parle plus et ne réagit guère, donc c'est comme s'il était seul. La plupart du temps, Nader se contente de gérer la situation, reflétant son manque d'espoir, signe de la répression de son centre instinctif préféré. Il utilise régulièrement son centre mental en tenant toujours compte de la globalité de la situation. Cet ensemble d'attitudes récurrentes confirme l'ennéatype et donne la variante.<br><br><u>Sous-type social « participation périphérique »</u><br><br>Nader manifeste essentiellement son sous-type social. Seul le sous-type social du type <strong>9</strong> correspond à sa manière d'être.<br><br><strong>La femme, <strong>Simin, 2 mu sous-type social « ambition »</strong></strong><br><br><u>Orientation</u><br><br>Simin agit en fonction de ce qu'elle croît être le besoin des autres et pour leur bien. Ainsi, quand elle tente de négocier avec Hodjat le versement d'une indemnité, elle indique clairement que c'est sans l'accord de Nader et sans même l'avoir tenu au courant de sa démarche : <em>« On fixe un montant et je m'occupe de convaincre mon mari. »</em> Nader estime que verser une indemnité, c'est reconnaître sa culpabilité, il y est donc opposé tant que sa culpabilité n'est pas établie, tandis que Simin ne voit que le fait de pouvoir arranger tout le monde rapidement à un coût supportable (un petit calcul fixe les idées : le montant de l'indemnité négociée représente cinquante fois le montant d'une journée de travail de Razieh).<br><br><u>Fuite de ses propres besoins</u><br><br>Simin reconnait à plusieurs reprises qu'elle ne veut pas vraiment divorcer, néanmoins elle a fait une demande de divorce pour faire pression sur Nader qui n'accepte pas qu'elle parte au moins avec leur fille à l'étranger. En plus d'être au détriment de ses propres besoins et de compliquer inutilement la situation, cette demande ne peut qu'aviver la false core de son mari <strong>9</strong>.<br><br><u>Passion d'orgueil</u><br><br>Simin manifeste de l'orgueil, par exemple, lorsque Termeh refuse de la suivre :<br>– <em>J'ai du travail. Je ne viens pas.</em><br>– <em>Je vais te laisser toute seule…</em><br>– <em>D'accord.</em><br>– <em>Gare à toi si tu m'appelles pour me réclamer.</em><br><br><u>Fixation de flatterie-dédain</u> <strong>?</strong><br><br>Le ton réaliste des dialogues ne laisse pas de place à l'expression de la fixation.<br><br><u>Mode de défense préféré, la répression</u><br><br>Le juge des affaires familiales interroge Simin :<br>– <em>Alors, pourquoi divorcer ?</em><br>– <em>Il refuse de partir avec moi. S'il accepte, je retire tout de suite ma requête.</em><br>Simin ne veut pas vraiment divorcer, mais elle veut à tout prix partir à l'étranger pour assurer un meilleur avenir à sa fille :<br>– <em>Et ta fille et son avenir, tu t'en fiches ?</em><br>Le mode de défense de Simin est la répression, et elle demande au juge des affaires familiales de se joindre à elle pour réprimer Nader.<br><br><u>Mode de communication préféré, conseil-éloge</u><br><br>Le rythme dramatique et le ton réaliste du film laissent peu de place aux conseils non urgents et encore moins aux éloges. On peut toutefois noter que Simin fait l'éloge du versement d'une indemnité à Hodjat et Razieh de manière émotionnelle et même compationnelle, et ce, malgré les intimidations d'Hodjat : <em>« Ce sont des pauvres gens »</em>, argument, bien entendu, irrecevable par Nader, qui lui répond : <em>« Je n'y suis pour rien ! »</em><br><br><u>Hiérarchie des centres, variante</u><br><br>Simin ne comprend pas que Nader avait perçu d'instinct qu'elle n'était pas partie pour de bon. Elle cherche une explication mentale. Son centre émotionnel extérieur est visible à sa manière offensive d'interroger sa fille, qui finit par se taire :<br>– <em>Il se fichait que je parte.</em><br>– <em>Il savait que c'était pour de faux</em>.<br>– <em>C'est toi qui le lui as dit ?</em><br>– <em>Non, il l'a deviné.</em><br>– <em>Dis-moi la vérité, tu lui as dit ?</em><br>La scène se termine sur la manifestation d'orgueil citée plus haut.<br><br>L'émotion, tendue vers les autres, est toujours perceptible, chez Simin.<br><br><u>Sous-type social « ambition »</u><br><br>Simin ne cesse de montrer de l'ambition pour sa fille et pour ce qu'elle pense être une amélioration de la situation familiale.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1736</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2014 09:10:58 +0000</pubDate></item><item><title>Blue Jasmine</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1639-blue-jasmine/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Je suis allée voir ce week-end le dernier film de Woody Allen, <em>Blue Jasmine</em>, et j'ai eu envie de typer le personnage principal, magnifiquement incarné par Cate Blanchett.<br><br>Le film la représente, via un jeu de flash-back successifs, à plusieurs moments de sa vie, avant et après une crise majeure qui a bouleversé son existence. Ce qui est intéressant au plan de l'Ennéagramme car on l'observe à la fois dans une période où elle est très désintégrée, lorsqu'elle arrive à San Francisco, et également lors de sa vie d'avant, à New York.<br><br>J'ai vu en elle le portrait d'un type <strong>4</strong>, pour les raisons suivantes.<br><br><u>Centre émotionnel tourné vers l'intérieur</u><br>Ce qui m'a frappée d'abord dans le personnage, c'est qu'elle est très égocentrée. À plusieurs reprises on sent que la vie et les états d'âme des autres ne la touchent pas franchement. Exemple frappant : lorsqu'elle retrouve son beau-fils on s'attendrait à ce qu'elle lui demande des nouvelles de sa vie (qui a aussi été largement bouleversée) ; or elle a cette phrase édifiante : <em>"Tu n'étais pas là lorsque j'aurais eu besoin de toi."</em><br><br><u>Orientation : sens du beau</u><br>Elle aime donner l'image de quelqu'un qui a un goût sûr pour ce qui est vêtements ou décoration notamment : sa sœur se réjouit à l'idée d'aller faire du shopping avec elle car elle a toujours l'œil pour ce qui va bien. Lorsqu'il s'agit pour elle de trouver un emploi, elle se voit en décoratrice d'intérieur, convaincue d'avoir des prédispositions innées pour cela.<br><br><u>Compulsion : éviter la banalité</u><br>Déjà, elle a depuis longtemps changé son prénom de Jeannette à Jasmine, du nom d'une fleur qui s'épanouit à la tombée du jour.<br>Dans sa déchéance, elle a tout de même conservé ses bagages Vuitton (qui portent SES initiales !) et sa veste Chanel.<br>Elle n'a que mépris pour des emplois comme caissière ou assistante médicale.<br><br><u>Fixation : mélancolie</u><br>Elle a très souvent les larmes aux yeux et passe fréquemment d'un état d'excitation à un état de dépression manifeste.<br><br><u>Style de communication </u><br>Elle raconte sa vie de façon à tout le monde, de façon grandiloquente. Elle s'épanche d'ailleurs sans retenue sur ses problèmes devant des inconnus.<br><br><u>Sous-type </u><br>Je vois en elle un sous-type sexuel. Haine et esprit de revanche se manifestent, non lorsqu'elle comprend que son mari est un escroc, mais quand elle s'aperçoit qu'il la trompe.<br>L'instinct social honte se manifeste également lorsqu'elle doit travailler comme vendeuse et ressent une honte énorme devant ses anciennes relations : honte de sa position en décalage par rapport à son état passé, et non vis-à-vis de ce qu'a fait son mari.<br><br>Quant à la sœur, je la vois en <strong>2</strong> : elle nie ses besoins (notamment habiter avec son fiancé) pour aider sa sœur, alors même qu'on comprend que celle-ci l'a toujours méprisée et négligée.<br><br>Au plaisir de lire vos avis et propositions, si vous avez vu le film. Si vous ne l'avez pas vu, je vous le conseille.<br><br>Amicalement,<br>Pascale</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1639</guid><pubDate>Tue, 08 Oct 2013 06:47:07 +0000</pubDate></item><item><title>Intouchables</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1603-intouchables/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>J'ai revu il y a quelques jours <em>Intouchables</em>. Le personnage de Driss, joué par Omar Sy, m'est apparu comme un magnifique exemple de type <strong>7</strong>.</p>
<p> </p>
<p>L'orientation de joie et d'optimisme est présente tout au long du film. Même et surtout dans les situations qui inspirent aux autres protagonistes de la pitié ou de la tristesse, il est toujours en train de rire ou de plaisanter : voir notamment la fameuse réplique <em>"pas de bras, pas de chocolat !"</em> quand François Cluzet, alias Philippe, lui demande un M&amp;M.<br><br>J'ai essayé de passer en revue les différentes caractéristiques du type <strong>7</strong>, et tout me semble coller :</p>
<ul><li>La compulsion d'évitement de la souffrance : alors que la vie de Philippe, tétraplégique, est une souffrance et que son entourage — c'est le moins que l'on puisse dire — ne respire pas la joie de vivre, tout est pour Driss sujet à rire et à plaisanter. Il y a un problème ? il prend l'initiative d'une activité plaisante : virée sur les bords de seine au milieu de la nuit par exemple ; massages ; etc.</li>
<li>Son type de communication colle bien avec le <strong>7</strong> : humour, gaieté. Il est curieux et pose des questions, à la galerie d'arts par exemple. Il s'essaie sans prise de tête à des activités nouvelles pour lui, comme lorsqu'il se met à peindre.</li>
<li>Le centre mental est très présent aussi : il comprend et apprend très vite. Au fur et à mesure du film, l'image du jeune de banlieue plutôt rustre s'estompe au profit d'une personnalité qui fait preuve de beaucoup de subtilité. Lors de la scène finale, alors qu'il passe un entretien d'embauche dans une entreprise de coursiers, il emporte l'adhésion de la recruteuse en montrant qu'il a saisi le pourquoi du tableau de Dali, <em>Les montres molles</em>, qui est accroché au mur.</li>
<li>Enfin il colle bien avec le sous-type sexuel. Pendant tout le film il fantasme sur l'assistante jouée par Audrey Fleurot… avant de s'apercevoir qu'elle est homosexuelle !</li>
</ul><p>Par contre pour le personnage joué par François Cluzet et du fait de sa situation de grand handicap et de dépendance pour sa vie quotidienne, je trouve extrêmement difficile de déterminer son type. Par exemple, lors d'une conversation dans laquelle il raconte un peu de son passé, on comprend que l'instinctif était très présent, avant son accident : il pratiquait des sports extrêmes (<em>"Je voulais aller toujours plus vite, plus haut, et être le meilleur"</em>). Donc même si le mental et l'émotionnel sont très présents dans sa vie actuelle, je trouve très difficile de déterminer son centre préféré.<br>Des idées de votre côté ?<br><br>Au plaisir de vous lire et d'échanger !<br><br>Amicalement,<br>Pascale</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1603</guid><pubDate>Wed, 29 May 2013 15:36:27 +0000</pubDate></item><item><title>Alyah</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1594-alyah/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je viens de voir un peu par hasard <em>Alyah</em>, un film d'<span><span><span>Elie Wajeman</span></span></span> sorti en septembre 2012. L'histoire est celle d'Alex dont la vie est plutôt un fiasco, des amours compliquées, du deal de shit, et surtout Isaac un frère assez encombrant. Alex est juif, mais ni sioniste, ni même pratiquant. Pourtant quand son cousin lui annonce qu'il va ouvrir un restaurant à Tel Aviv, il lui demande de l'emmener avec lui.</p>
<p> </p>
<p>Même s'il est magnifiquement filmé et fort bien joué, je n'ai pas vraiment accroché à ce film du fait d'une réalisation un peu poussive et d'un scénario incapable de conclure. Je ne me livrerai donc pas à une analyse complète sur le <a href="http://www.enneagramme.com/Cinema/9_cine.htm" rel="external nofollow">Ciné-agramme</a>.</p>
<p> </p>
<p>Toutefois, Isaac, joué par Cédric Kahn, est un ennéatype <strong>2</strong> affichant un mélange de sous-type Privilège et de vMème ROUGE exacerbé qui peut valoir le détour !</p>
<p> </p>
<p>Très amicalement,</p>
<p>Fabien</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1594</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2013 07:25:32 +0000</pubDate></item><item><title>Am&#xE9;lie Poulain</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1583-am%C3%A9lie-poulain/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>J'ai revu la semaine dernière ce film à la télévision. Je l'avais déjà vu au moins deux fois, mais sans les lunettes énnéagrammiques. Cette fois, il m'a semblé voir une séduisante représentation d'énnéatype <strong>5</strong>, et j'essaie ci-après d'argumenter mon avis.<br><br><strong>Centre mental extérieur</strong><br><br>L'utilisation du centre mental est permanente. Amélie Poulain se questionne, analyse, et fait des stratagèmes qui l'obligent à se projeter dans le futur pour arriver à ses fins. M Dufayel, l'homme aux os de verre qui la connait bien, lui rappelle d'ailleurs qu'elle fait peut être trop de stratagèmes.<br><br>Le centre instinctif est en support, elle n'hésite pas à agir et dépenser de l'énergie pour accéder aux informations dont elle a besoin, et pour mener ses plans à bon terme.<br><br>Le centre émotionnel est réprimé. La brève description de ses parents au début peut facilement l'expliquer. Amélie cherche à comprendre les gens mais recherche rarement les interactions avec eux, sauf pour accéder aux précieuses informations. M Dufayel lui dit sur la cassette vidéo qui la pousse à aller rencontrer Nino : <em>"Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c'est votre cœur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette."</em><br><br>Son attention est tournée vers l'extérieur : elle observe le monde, et surtout les gens qui l'entourent. Elle cherche à les comprendre, et le fait qu'elle arrive à ses fins dans ses plans pour aider les autres la rassure probablement sur le fait qu'elle a compris la logique qui sous-tend leurs comportements.<br><br><strong>Orientation de connaissance et de précision</strong><br><br>Les connaissances sont précieuses. La mise en scène montre a quel point c'est une satisfaction pour elle d'être la première à comprendre le mystère de l'homme chauve dont des photos déchirées trainent autour de nombreux photomatons. Cette connaissance est d'ailleurs le cadeau qu'elle fait à Nino lorsqu'elle lui donne rendez-vous à la fin du film.<br><br>L'aide qu'elle apporte autour d'elle lui donne un prétexte pour accumuler les connaissances sur ses bénéficiaires. Elle visite en secret et en détail l'appartement de M Collignon, le méchant épicier qui tyrannise le gentil Lucien. Elle lit en secret tout le courrier intime de la concierge Mme Wallace qui ne se remet pas du départ de son mari 40 ans plus tôt. Elle cherche à comprendre l'histoire de la petite boîte retrouvée dans la plinthe en retrouvant le propriétaire.<br><br>Cette aide lui permet de comprendre les autres et leurs interactions. Elle écoute avec avidité le témoignage de l'homme qui a retrouvé la petite boîte, elle observe attentivement les ondes émises par la rencontre dans les toilettes de Georgette et Joseph, rencontre qu'elle a savamment orchestrée.<br><br>On retrouve là le domaine et la dichotomie du <strong>5</strong>.<br><br>Elle <em>"aime bien repérer le petit détail que personne ne verra jamais"</em>. Ses observations sont précises, jusqu'à savoir (du moins dit-elle) toutes les combien de secondes un couple a un orgasme à Paris.<br><br>Lorsqu'elle aide l'aveugle à traverser la rue, elle l'accompagne ensuite le long de la rue en lui décrivant ce qui se passe d'une manière sans équivoque sur sa capacité d'observation : <em>"Venez j'vais vous aider. On descend. Et hop c'est parti ! Là on croise la veuve du tambour de la fanfare. Elle porte l'apparence de son mari depuis qu'il est mort. Attention ! Hop ! Tiens l'enseigne de la boucherie chevaline a perdu une oreille. Ce rire, c'est celui du mari de la fleuriste, il a des petites rides de malice au coin des yeux. Oh dans la vitrine de la pâtisserie, y'a des sucettes Pierrot Gourmand ! Humm vous sentez ce parfum ? C'est Péponne qui fait goûter ses melons aux clients. Ah, chez Marion, ils font de la glace aux calissons. On passe devant la charcuterie : 79 le jambon à l'os, 45 le travers demi sec. On arrive chez le fromager : 12,90 les picotouls de l'Ardèche et 23,90 le capitoul du Poitou. Chez le boucher, il y a un bébé qui regarde un chien qui regarde les poulets rôtis. Voilà, maintenant on est devant le petit kiosque à journaux, juste devant l'entrée du métro. Et moi je vous laisse ici. Au revoir."</em><br><br>La taille de ses yeux sur l'affiche du film est un indice.<br><br><strong>Passion d'avarice</strong><br><br>Amélie Poulain parle peu, se tient en retrait dans la plupart des situations, et vit simplement dans un petit appartement.<br><br>L'aide qu'elle apporte est non engageante. Les personnes aidées ne savent pas qu'elle en est à l'origine, et l'aide apportée ne demande pas de nouvelle implication dans le temps. Dans le cas de l'aveugle, elle disparaît ensuite rapidement sans se présenter après l'avoir accompagné un bout de chemin.<br><br><strong>Fixation de détachement et mécanisme de défense d'isolation </strong><br><br>La mise en scène met plusieurs fois en œuvre Amélie qui se voit à la télé, en général dans des moments où elle se retrouve seule et accède à ses émotions grâce au mécanisme de défense d'isolation.<br><br>M Dufayel, en fin psychologue, utilise également cette fixation de détachement pour réussir à faire parler Amélie de ses propres sentiments, en passant par le biais de la petite fille au verre d'eau sur le tableau de Renoir qu'il reproduit : <em>"Après toutes ces années, le seul personnage que je n'arrive toujours pas à cerner, c'est la fille au verre d'eau. Elle est au centre et pourtant elle est en dehors."</em> Amélie exprime plus librement ses sentiments au nom de cette petite fille.<br><br>Amélie met en œuvre toutes les techniques du <strong>5</strong> pour voir sans être vu, pour trouver la place et l'attitude qui permettent d'observer le plus précisément possible sans se dévoiler, sans être vue.</p>
<ul class="bbc"><li>Elle observe derrière le rideau du photomaton, ou derrière celui de son appartement ;</li>
<li>Elle sort la longue vue pour observer M Dufayel (qui le lui rend bien) depuis sa cuisine ;</li>
<li>Elle met son masque de Zorro ou ses lunettes de soleil ;</li>
<li>Elle adopte un visage inexpressif et détaché qui ne reflète pas du tout l'intérêt qu'elle a pour la conversation, par exemple quand l'homme qui a retrouvé sa petite boîte témoigne au bar.</li>
</ul><p>Elle tente également de se réfugier derrière son regard fuyant et l'écriture du menu sur la vitre quand Nino la reconnait dans le bar. Elle nie mais ce dernier n'est pas dupe. Amélie comprend qu'elle est démasquée, et se liquéfie, mais seulement après que Nino a quitté le bar, mécanisme d'isolation oblige.<br><br><strong>Évitement du vide intérieur</strong><br><br>Cet évitement n'est pas facile à mettre en scène. J'y vois une allusion dans la réplique de M Dufayel : <em>"Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c'est votre cœur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette."</em><br><br>Amélie aborde probablement également le sujet lors d'une de ses transes hypnotiques ou suite à des remarques de M Dufayel. Elle voit à la télé son procès par Staline lui-même qui exprime avec force : <em>"Si Amélie préfère vivre dans le rêve et rester une jeune fille introvertie, c'est son droit. Car rater sa vie est un droit inaliénable."</em><br><br>Je vois enfin une allusion à ce vide intérieur dans la situation de l'écrivain raté Hippolito, écrite en rouge sur un mur (probablement par Amélie), devant lequel Amélie passe à la fin du film, en allant rejoindre Nino : <em>"Sans toi, les émotions d'aujourd'hui ne seraient que la peau morte des émotions d'autrefois."</em><br><br><strong>Style de communication</strong><br><br>Amélie poulain parle peu, et ne parle pas pour ne rien dire.<br><br>Ses discours intérieurs en voix off sont clairs et précis, logiques et quantifiés.<br><br>Elle ne donne des informations utiles qu'a ceux qui le méritent. Quand son père lui demande comment elle va sans l'écouter vraiment, elle répond : <em>"J'ai eu deux crises cardiaques, et j'ai dû me faire avorter parce que j'ai pris du crack pendant que j'étais enceinte. En dehors de ça tout va bien."</em> Elle ne lui parle pas de sa situation réelle.<br><br>Derrière un visage avenant, elle ne manifeste que très peu d'émotions en présence d'un tiers.<br><br>Lorsqu'elle ouvre la porte à Nino à la fin du film et qu'elle se retrouve face à lui, elle s'empresse de lui mettre un doigt sur la bouche pour ne pas qu'il parle, et toute la suite est non verbale.<br><br><strong>Sous-types</strong><br><br>Le sous-type conservation, Château fort, est visible avec la peur de base d'être sans ressource qui est fortement exprimée lors d'une autre transe hypnotique ou Amélie voit à la télé un reportage sur sa mort. Le commentateur parle d'une jeune fille dévouée mais exsangue, qui n'a pas survécu aux efforts qu'elle a faits pour aider les autres.<br><br>Pour l'encourager à agir, M Dufayel lui dit : <em>"Vous n'avez pas les os en verre, vous pouvez vous cogner à la vie."</em><br><br>On la voit tout au long du film se réfugier dans son appartement rose qui lui fait office de château fort, dans lequel elle peut enfin accéder à ses émotions, et dont il lui est si difficile d'ouvrir la porte.<br><br>Le sous type sexuel, Confidence, est aussi visible, dans l'intensité de son regard, dans le fait qu'elle parle très rarement à plus d'une personne à la fois, ou dans sa relation de confidence avec M Dufayel.<br><br><strong>Son chemin vers l'intégration</strong><br><br>Enfant, faute de pouvoir exercer sa capacité d'observation et de compréhension vers le monde réel, Amélie s'est enfermée dans un mode imaginaire : <em>"Privée du contact des autres enfants, ballottée enter la fébrilité de sa mère et la distance glaciale de son père, Amélie n'a de refuge que dans le monde qu'elle invente. Dans ce monde, les disques vinyles sont fabriqués comme des crêpes. Et la femme du voisin, dans le coma depuis des mois, a en réalité choisi d'effectuer d'une traite la totalité de ses heures de sommeil." </em>Cela correspond à un état assez désintégré de <strong>5</strong> de penseur déconnecté du monde.<br><br>En prise avec le monde réel, une fois partie de chez ses parents, elle s'intègre un peu et reprend contact avec la réalité, tout en restant très en retrait. Elle passe progressivement au stade d'observateur détaché, non interactif.<br><br>Suite au choc émotionnel de la mort de Lady Di, et de la découverte de la petite boîte, la voie de l'intégration s'ouvre encore un peu, pour passer au stade de personne impliquée dans le monde, pouvant faire bénéficier les autres de son expertise dans le domaine des relations humaines. Mais elle a encore du mal à passer à l'action en ce qui la concerne, orientation extérieure aidant.<br><br>M Dufayel, lucide, l'encourage à plusieurs reprises sur ce chemin :</p>
<ul class="bbc"><li>En parlant du la fille au verre d'eau sur le tableau : <em>"Ah, autrement dit, elle préfère s'imaginer une relation avec quelqu'un d'absent que de créer des liens avec ceux qui sont présents ?"</em>
</li>
<li><em><em>"Une fille normale prendrait le risque de l'appeler tout de suite. Elle lui donnerait rendez-vous à une terrasse pour lui rendre son album, et en quelques minutes, elle saurait si ça vaut le coup de continuer à rêver ou non. Ça s'appelle se confronter à la réalité. Mais ça justement, Amélie n'y tient pas du tout."</em></em></li>
<li><em><em><em>"Voilà ma petite Amélie. Vous n'avez pas des os en verre. Vous pouvez vous cogner à la vie. Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c'est votre cœur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette. Alors… Allez-y ! Nom d'un chien !"</em></em></em></li>
</ul><p>Voilà pour ma proposition. J'ai vu après avoir rédigé ce billet qu'une autre hypothèse a été évoquée sur ce forum il y a quelques années, sans être développée, mais pour l'instant je persiste.<br><br>Au plaisir de lire vos compléments ou contre-propositions argumentées bien sûr.<br><br>Bien amicalement,<br>Jérôme</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1583</guid><pubDate>Mon, 18 Mar 2013 19:51:11 +0000</pubDate></item><item><title>Cherchez Hortense</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1576-cherchez-hortense/</link><description><![CDATA[<p>J'ai vu <em>Cherchez Hortense</em> la semaine dernière. J'avais plus ou moins analysé le film en le regardant mais sans penser le typer sur le site et justifier mes choix. Je vous livre les ennéatypes qu'il m'a semblé reconnaître.<br><br>Le père de Bacri est joué merveilleusement par Claude Rich. Un beau salaud ! Il est centré sur lui et super méprisant, comme il le dit lui-même à la fin du film. Il semble avoir une très haute opinion de lui et de sa fonction.</p>
<p> </p>
<p>On le découvre épicurien et aimant toutes sortes de plaisirs dans la très géniale scène du restaurant. Dans cette scène il répond à son fils avoir des relations avec les hommes, mais se refuse à être étiqueté homosexuel. C'est d'ailleurs à peu près le seul moment où l'on perçoit son énergie, il explique avec ferveur qu'il se refuse à être homosexuel car il ne supporte pas le communautarisme. Il se déclare anti-communautarisme, car le communautarisme est synonyme de perte de liberté.<br></p>
<p>Beaucoup d'éléments pour un ennéatype <strong>7</strong>.<br><br>Quand à Isabelle Carré, qui joue le rôle d'une Croate (je crois) sans papier, dès les premières apparitions, j'y ai vu un ennéatype <strong>2</strong>. C'est une émotionnelle sans aucun doute, et son énergie est tournée vers l'extérieur. Elle est sympathique. Elle s'intéresse à Damien, le personnage que joue Bacri. Elle sait des choses sur lui, elle cherche à rentrer en contact avec lui, à assister à ses cours, tout ça en fait pour se rapprocher d'un de ses<br>amis, on peut voir là la manipulation émotionnel du <strong>2</strong>.<br></p>
<p>J'ai ressenti sur deux ou trois scènes cette sensation qu'elle avait l'air étouffante et dépendante. Elle est toujours très proche physiquement des personnes qui l'entourent. Elle semble très en demande d'amour. Je pense qu'elle est de sous-type sexuel. Elle regarde toujours dans les yeux, avec les yeux grands ouverts, comme si elle écoutait et tendait l'oreille pour mieux entendre et mieux comprendre (avec ses yeux).<br></p>
<p>J'ai retenu une phrase que lui dit Bacri désespérément à la fin, alors qu'elle lui annonce qu'elle va partir en Inde et faire un enfant avec son meilleur ami : <em>"Vous vous trompez, vous vous êtes toujours trompée, vous vous<br>trompez tout le temps !" </em>Cette phrase illustre la répression de ses besoins, que Bacri a bien compris.<br><br>Pour le rôle de la femme de Bacri, joué par Kristin Scott Thomas, je pense à une <strong>4</strong>. Je n'ai pas tellement d'éléments à donner, mais c'est un ressent global. Je repense à une des premières scènes dans la voiture avec l'acteur principal de la pièce qui la drague. Elle lui dit qu'il lui plaît mais qu'il ne se passera rien. Puis elle descend de la voiture au milieu de nul part. Comme si elle cherchait à susciter encore plus de désir chez l'autre. Elle se rend mystérieuse en quelque sorte.<br></p>
<p>J'ai vu aussi l'envie, lors de la scène du baiser. Elle bout et envie sans doute l'actrice qui reçoit les baisers de cet homme qui lui plaît. Pour se venger de lui, elle lui demande de se jeter aux pieds de l'actrice et de lui embrasser les pieds. Ce qui, a priori, n'a pas vraiment sa place dans la pièce. Dernier point, à la fin du film, au moment du deuxième au revoir avec son mari, elle dit <em>"Adieu"</em> avec un ton à la fois dramatique et plaintif. Elle a d'ailleurs essayé de revenir en jouant la tristesse, en essayant par une forme de ruse émotionnelle de se remettre avec son mari. Voyant que ça ne fonctionne pas, elle part simplement. Ce moment où elle essaye de renouer avec lui ne faisait pas très authentique et sonnait plus comme un jeu d'acteur.<br><br>Quand à Bacri, je ne l'ai jamais vu aussi triste dans un rôle. Triste, mou et désabusé. Et j'oubliais aussi peu râler. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_miam.gif" alt=":miam:" data-emoticon=""> Il s'occupe de tout, de son fils, de l'appartement, de son ami suicidaire. On peut compter sur lui, il accepte l'absence de sa femme jusqu'au moment où elle ne dort pas à la maison et où il comprend qu'elle a un amant. J'ai vu son orientation de loyauté et sa passion de peur face à son père. Vers la fin du film, il s'intègre. On voit la vertu du type le courage lorsqu'il décide de trouver son père pour lui demander enfin son aide, et lorsqu'il contacte et rencontre directement l'ami de son père qui pourrait l'aider. Enfin quand la police risque de demander ses papiers à Isabelle Carré, il la protège en se rebellant contre la figure d'autorité : <em>"Oui mais j'emmerde vos ordres, j'emmerde la loi, je vous emmerde, c'est niet.</em> […] <em>Vous êtes pas capables d'aller dire à votre hiérarchie d'aller se faire foutre ! Des flics ça ? Des bouffons !"</em></p>
<p> </p>
<p>Encore un rôle de <strong>6</strong>. J'avoue que là, ses antécédents de <strong>6</strong> m'ont aussi aidé à le typer. Je dirais un <strong>6</strong> de sous-type sexuel avec une répression de centre instinctif (alpha).</p>
<p><br>Si vous avez vu le film, amis de l'ennéagramme, votre avis m'intéresse.<br><br>Très amicalement,<br>Stef</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1576</guid><pubDate>Mon, 25 Feb 2013 08:40:38 +0000</pubDate></item><item><title>Cloclo</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1580-cloclo/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,<br><br>J'ai récemment vu le film <em>Cloclo</em> et pour m'entraîner, j'ai décidé de le typer. D'abord parce que son type me semblait évident et que donc il y avait peut-être piège. Ensuite parce qu'il me permettait de mettre en pratique également mon stage <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_sd.htm" rel="external nofollow">stage "Corrélations Ennégramme-Spirale Dynamique"</a>.</p>
<p> </p>
<p>Il s'agit ici de l'analyse de Claude François tel qu'il est présenté dans ce film. Les seules références et citations sont donc celles du film. Clin d'œil symbolique, ça fait trente-cinq ans aujourd'hui qu'il mort.</p>
<p> </p>
<p>Merci à Isa63 qui s'est amusé à le typer également, et grâce à qui j'ai poussé plus loin mon analyse pour justifier d'avantage mes hypothèses. Merci également à Odile.<br><br>Ce qui saute aux yeux d'abord, c'est évidemment cette course à la réussite, et on pourrait se dire "Bingo, c'est un <strong>3</strong>". Pourtant ce n'est pas la seule chose qui m'a semblé évidente, et donc de nombreux détails poussent à explorer d'autres ennéatypes et je suis revenue aux mécanismes fondamentaux.<br><br><strong>Passion</strong></p>
<p>La colère : explosions fréquentes et violentes, agacement, irritabilité. Quand son assistant ne donne pas assez de mou au fil du micro, quand le même écrase des fleurs sans les voir, quand il oublie les Petits Lus, quand le parterre de fleurs est planté au mauvais endroit. En fait il est tout le temps en colère, ou presque ! Avec ses musiciens : <em>"Quatre fois la même erreur, je vomis ça !"</em> Face à sa mère qui le trahit plusieurs fois en jouant au poker au casino. Face à un conducteur qui l'injurie. Avec ses compagnes qu'il accuse de le tromper, il a aussi de violentes colères. Quand il trouve une chemise mal repassée dans son dressing, il la jette avec colère. Quans sa sœur chiffonne sa première lettre de fan.<br>Le mensonge : son faux malaise à Marseille, il cache l'existence de son second fils pendant plusieurs années.<br>L'envie : il jalouse le succès de Jonnhy, de Gilbert Bécaud.<br>La peur : la peur de ne pas être à la hauteur, de devenir ringard.<br>L'intempérance : les filles, le travail, les sommes dépensées en réception, etc.<br>L'excès : idem.<br><br><strong>Fixation</strong><br>Perfectionnisme : tout le temps, tout au long du film. <em>"Chaque détail compte"</em> dit-il quand il fait refaire son nez, <em>"Dieu est dans les détails"</em> quand le parterre de fleurs est planté au mauvais endroit, <em>"On ne croit pas que, on vérifie que !"</em> Attention permanente aux détails. À un moment, il est chez lui avec sa compagne, Janet, et alors qu'il n'y a aucun public, il essuie une tâche invisible sur sa cravate. Quand il va se marier, il fait laver toute sa voiture pour une tâche alors qu'ils sont déjà en retard. À la parolière, il dira : <em>"Vos paroles peuvent être meilleures."</em> Il donne des ordres pour que dans son dressing, ses costumes soient rangés à la perfection, et avec les consignes qu'il a données. Consignes ultra précises à son nouvel assistant.</p>
<p> </p>
<p>On voit nettement que pour lui quand un détail cloche, tout cloche. Un exemple, quand sa mère, après le départ de France Gall, lui dit qu'il est beau et qu'il pourrait avoir toutes les filles qu'il veut, il répond : <em>"Arrête de dire que je suis beau, je suis petit, j'ai les jambes arquées, et j'ai une voix de canard."</em> Perfectionnisme également quand il essuie la table au restaurant juste avant que Janet s'assoie, ou quand il essuie le disque de <em>My Way</em> chanté par Sinatra. Quand il sort de chez lui en dictant les notes à sa secrétaire, <em>"des poupées à mon effigie à condition qu'elles soient extrêmement, extrêmement ressemblantes"</em>, il vérifie la poussière sur l'applique du couloir.</p>
<p> </p>
<p>Et puis, quand même, ce besoin compulsif de remettre immédiatement d’aplomb l'applique de la salle de bain alors qu'il a encore les pieds dans la baignoire ! C'est quand même son perfectionnisme qui l'aura tué !<br><br>Vanité : ses rêves de grandeurs qu'il mène à leurs termes, l'achat du moulin, la piscine. Quand on lui reproche son retard, <em>"Je te vois bien danser à ma place chez Drucker"</em>, se moque-t-il. Les serviettes de toilette, peignoirs, pantoufles avec ses initiales. La façon dont il s'admire dans le miroir vers la fin. Quand il veut la chanson de Lucky Blondo : <em>"Si moi je chante ça, je te fais un disque d'or."</em> Son attitude face à ses fans, face à ses producteurs. <em>"J'veux qu'on me traite en numéro 1."</em> Mais tout ceci, ce sont des comportements et il se dévalorise beaucoup tout au long du film. Alors doute ou perfection jamais atteinte ? De plus, on le voit modeste et plein d'humilité face à Sinatra : <em>"Sinatra, Bo, qu'est-ce que tu veux qu'un p'tit Français comme moi aille lui dire. J'suis qui moi ?"</em> Mais ce n'est pas une question identitaire, plutôt "je ne suis rien face à lui".<br>Il ne se vante pas plus que ça de ses succès. Au contraire il n'est jamais satisfait de lui la plupart du temps.<br><br>Flatterie/dédain : surtout vers la fin, avec ses fans, ses employés. Avec sa mère quand il lui demande de revenir au moulin. Avec le chauffeur de taxi qui lui demande pourquoi il court tout le temps pour rejoindre sa voiture : <em>"T'as tout compris"</em>, et juste après <em>"Bon allez, ça va, roule !"</em></p>
<p>La façon dont il parle de Roda-Gil et la façon dont il a obtenu qu'il lui écrive des textes.<br><br><strong>Compulsion</strong><br>Là, j'avoue qu'on le sent tellement en colère qu'il est difficile d'y voir un évitement. Pourtant, contre sa mère qui a trompé sa confiance une première fois en vendant l'appartement de Monaco, même s'il l'exprime un peu, il la refoule assez vite et l'invite à rester chez lui.<br>Cependant, comme il est très désintégré, le mécanisme de défense n'est plus suffisant pour l'empêcher de sombrer dans la passion. En effet, si on revient à la théorie : la compulsion sert à protéger l'ego de la false core. Si la souffrance est trop forte, le mécanisme de défense se met en place. Si la souffrance est encore trop forte, on exprime sa passion. Et si la désintégration est trop forte on y ajoute les mécanismes égotiques de son type de désintégration (mais pas tout le temps, seulement quand on va très mal).<br><br>On pourrait se dire que l'évitement de l'échec est plus visible, notamment dans son attitude avec France Gall au moment de l'Eurovision. On pourrait alors se dire qu'il est tellement furieux et jaloux de son succès que ça justifie sa réaction.<br>La façon dont il s'acharne à séduire Isabelle pourrait aussi être une volonté de réussir à tout prix, par tous les moyens.<br>Pourtant, il me semble qu'il prend trop de risques pour un <strong>3</strong> : choix de son pseudo, création de son propre label, choix de faire venir des danseuses noires. Des risques avec son image également : il est odieux avec France Gall alors même que sa parolière est là et réprouve.<br>Une phrase qui sonne très <strong>3</strong> : <em>"Pour réussir, chaque détail compte."</em> Mais est-ce une réussite structurelle de <strong>3</strong> ? Une réussite circonstancielle du monde dans lequel il vit ? Par rapport à un idéal élevé intérieur ? De plus, il ne dit pas que tout est bon pour réussir, il dit <em>"chaque détail"</em>, et il le répétera à plusieurs reprises.<br><br><strong>Mécanisme de défense</strong><br>La formation réactionnelle est toujours difficile à voir. On pourrait la voir dans le refoulement de sa colère face à sa mère. Dans l'attitude face à son père, quand il lui annonce qu'il est engagé comme batteur. On voit qu'il est déçu par la réaction de son père, mais il n'explose que dans un second temps. On la voit aussi quand il va voir la parolière et que celle-ci, vexée qu'il puisse penser son texte améliorable, lui dit : <em>"Vous avez diné, je suppose ?"</em> Il n'a pas mangé et il a faim, mais il sourit et se met au travail. Quand un audit lui annonce qu'il est proche de la banqueroute : <em>"Un milliard, c'est tout, j'ai été petit-bras sur ce coup-là"</em>, dit-il avec un sourire jaune. Puis après en portant un toast à son <em>"seuil d'incompétence maximum comme gestionnaire"</em>.<br><br>L'identification encore une fois semble probable. Il va voir Johnny en concert et apprend à danser comme lui. Il va voir Otis Redding et copie l'idée des danseuses. Au début aussi, il s'identifie à Frank Sinatra. Mais est-elle structurelle ou seulement le moyen pour lui de s'améliorer et de correspondre à l'idéal qu'il a de lui-même ? Quand il choisit son nom de scène, il pourrait par exemple s'identifier à Jonnhy, Eddy, et choisir un pseudo américanisé mais il préfère garder son vrai nom. <em>"Claude François, c'est mon nom, et j'y tiens beaucoup"</em> Vertu de vérité ou intégrité ? Rendre hommage à son père aux yeux de qui il voulait tant réussir ?<br><br><strong>Hiérarchie des centres</strong><br>Le <strong>3 alpha</strong> a une hiérarchie des centres EIM, et en cas de bascule IME. On remarque en effet de nombreux moments de répression de l'émotionnel.<br>Le <strong>1 mu</strong> a la même hiérarchie des centres IME.<br><br>Pour la répression de l'émotionnel, on remarque évidemment sa façon parfois violente de s'adresser à son entourage, il devient de plus en plus odieux, notamment avec sa sœur.  Répression de l'émotionnel aussi bien sûr avec France Gall quand il lui dit au téléphone <em>"T'as gagné, bravo, mais moi tu m'as perdu"</em>, ou quand elle est effondrée en larmes devant sa porte. Il me semble que non seulement il réprime son centre émotionnel mais qu'il est de plus bloqué sur le pôle "Insensibilité" de la dichotomie du <strong>1</strong>. Du moins jusquà ce qu'ils se retrouvent seuls. Tout comme, à l'inverse, il est sur le pôle hypersensiblité chaque fois que les femmes de sa vie le quittent.<br><br>Son centre instinctif est le plus utilisé, le plus visible. À son père il dit : <em>"Je n'ai pas honte d'être pauvre mais j'aurais honte de ne rien <u>faire</u> pour nous en sortir."</em> Quand il est en banqueroute, il demande : <em>"Qu'est-ce que je dois faire ?"</em><br><em>"Je suis à fond, tout le temps."</em><br>Et bien sûr, on peut voir tout au long du film son énergie, son travail acharné.<br><br><strong>Communication</strong><br>Communication "propagande" ? À certains moments : <em>"Avec moi, c'est mieux que gagner au casino."</em>, dit-il à sa mère<br><br>La communication "sermon" est plus évidente. Au début du film, il corrige à plusieurs reprises la prononciation de sa première femme : <em>"À l'<u>Olym</u>pia"</em>, <em>"<u>la</u> clinique"</em>. Ils sont en train de de se disputer mais plutôt que d'écouter la souffrance de sa femme, il corrige ses erreurs de prononciation.<br>Quand il fait visiter le moulin à sa mère et sa sœur, son assistant écrase quelques fleurs sauvages. Il s'empresse de le lui faire savoir avec colère. À Paul Lederman, il dit : <em>"Faut que t'arrêtes de fumer, j'te l'ai dit cent fois"</em>, <em>"T'as trop bu"</em>, <em>"On ne croit pas que, on vérifie que !"</em> À une fan qui essaie d'entrer : <em>"Les fans ne peuvent pas rentrer."</em> Beaucoup d'impératifs également. <em>"On n'en serait pas là si papa t'avait remise à ta place quand t'as claqué l'indemnité de la compagnie."</em>, dit-il à sa mère.<br>Et peut-être un reproche déguisé en réplique d'humour quand sa mère dit qu'aux enfants elle parle en italien pour les consoler : <em>" Ah bon, tu les fais pas jouer au poker ?"</em><br><br><strong>Sous-Types</strong><br>Les Sous-types Anxiété et Jalousie du <strong>1</strong> sont non seulement compatibles mais visibles tout au long du film : les scènes qu'il fait à ses compagnes, jusqu'à les enfermer à clef ou à faire un scandale en public. Le <strong>1</strong> n'est pas seulement jaloux des rivaux amoureux mais aussi du temps que ses compagnes passent en dehors de lui. (et là par exemple, sa réaction avec France Gall est aussi explicable). Le Sous-type Anxiété est bien sûr activé pendant la période où lui et sa famille ont faim et se contentent de pain-vinaigrette. Mais il reste marqué. Il passe de C++ à C--, jusqu'à la banqueroute.<br>Le sous-type social Inadaptabilité est moins évident dans le film, mais bien présent. La chanson <em>Le Mal-aimé</em> pourrait l'illustrer, et plus jeune la chanson <em>Moi aussi, j'ai eu 17 ans</em>.<br><br>Le Sous-type Accumulation du <strong>3</strong> peut aussi être défendu, mais j'ai l'impression qu'il accumule davantage pour se rassurer lui-même que pour impressionner les autres.<br>Les Sous-type Masculinité-Féminité et Prestige ne sont pas assez visibles dans le film.<br><br><strong>Le rapport à l'image</strong><br>Certes, le rapport à l'image est omniprésent. Mais justement, c'est le rapport à l'image qui est problématique, pas à l'identité ! Il ne cherche pas à correspondre à une image externe, mais à un idéal personnel, un idéal élevé, très, trop, inatteignable.<br>Par exemple, quand France Gall est en pleurs à la porte, il la traite de façon odieuse devant sa parolière. Quand, seul dans la cuisine, il nettoie sa cravate, il n'y a pas de public, pas d'image. Pendant la tragique scène finale, c'est pareil.<br>Quand il est dans la voiture, avec toutes ces fans qui lui touchent la main, lui caressent les cheveux, certes il est en plein dans le souci de l'image, mais il faut aussi le replacer dans le contexte de l'époque.<br>Une phrase qu'il dit à sa mère quand il la renvoie du moulin : <em>"Passe encore que tu ailles taper du pognon à mes invités mais là tu m'a trahi, t'as touché à mon métier, à mon image, tu m'as sali."</em> Mais son image, c'est sa face "publique" et qui accepterait de perdre la face en public ? De plus ainsi elle remet aussi en cause la réputation et l'intégrité de son fils.<br><br><strong>Intégration et désintégration</strong><br>Ce qui est pour moi incompatible avec un <strong>3</strong> se trouve justement là. Si c'est un <strong>3 alpha</strong>, il se désintègre donc en <strong>9</strong>. Or il n'y a aucun signe de désintégration en <strong>9</strong> ! On pourrait par contre y voir des signes de désintégration en <strong>6</strong> : doutes, peur, suspicion (notamment quand il est dénoncé au fisc ou vis-à-vis de ses compagnes qu'il accuse régulièrement de le tromper). Mais l'hypothèse d'un <strong>3 mu</strong> avec un instinctif réprimé est, il me semble, indéfendable.<br><br>Par contre, un <strong>1 mu</strong> désintégré en <strong>7</strong> est plausible : intempérance dans le travail, dans les dépenses, dans les domaines investis (chanson, presse, photo de charme, parfum, produits dérivés, il avait pour projet de s'investir dans la télé et la radio libre, etc.). Toujours plus de colère, toujours plus d'exigences, toujours plus de dépenses, toujours plus de contrôle : <em>"Tu contrôles tout, tout le monde, tout le temps, ça va s'arrêter quand ?"</em> lui dit Isabelle après la révélation dans la presse de l'existence de son fils cadet, Marc. Révélation qu'il a lui même orchestré pour ne pas se faire doubler par les journalistes. Encore une fois : tout contrôler.<br>Contrepoids égotique également compatible.</p>
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<p>Intégration en <strong>4</strong> également plausible, dans la création, dans l'ouverture à l'autre avec plus de compassion et d'authenticité. Par exemple à la naissance de son premier fils, on le voit heureux, prenant tendrement Isabelle dans ses bras. Un autre beau moment d'intégration et de sérénité est celui où il reçoit le disque de Sinatra, il est enfin fier de lui, et accède à ses émotions. Malheureusement il était la plupart du temps désintégré donc peu de moments d'intégration dans le film.<br><br>Quand il critique ses assistants, ce sont souvent des insultes liées au centre mental (<em>"Ras du bonnet"</em>, <em>"Abruti"</em>, <em>"Les plus nuls assistants au monde"</em>) ou au centre instinctif (<em>"Incapable"</em>), mais jamais d'insultes ou de reproches liés à un manque d'émotionnel.<br><br>Il me semble également plus un type tourné vers l'intérieur. Ses critères d'excellence et de réussite sont internes.<br><br><strong>Autres remarques</strong><br>Il semble bien plus correspondre au driver "Sois parfait (P)" qu'au driver "Dépêche-toi".<br><br>Le <strong>1</strong> cherche à être intègre et a peur d'être corrompu, immoral, mauvais. Quand il fait un faux malaise à Marseille, il culpabilise : <em>"Je ne le referai plus, je leur dois bien ça."</em> Quand la police débarque chez lui, il est outré : <em>"Ça ne se fait pas"</em>, <em>"On ne traite pas les gens comme ça."</em> Quand il choisit son nom de scène, il ne cède pas à la facilité de choisir un nom plus vendeur : <em>"Claude François, c'est mon nom, et j'y tiens."</em><br><br>Il suit les conseils qu'on lui donne, ceux de Paul Lederman notamment, ceux de son premier producteur.<br><br>Forte empreinte paternelle certes, mais je n'ai pas l'impression d'y voir un <strong>3</strong> s'étant identifié à ce point son père.<br><br>Quand il se fait engagé en tant que batteur alors qu'il n'en a jamais joué, on pourrait y voir la dichotomie Bluffeur/Compétent, mais ça me semble insuffisant pour l'affirmer parce que tout au long du film il travaille plus qu'il ne bluffe.<br><br>Quand son père meurt et et qu'il va jouer jusqu'à s'en faire saigner les mains, on reconnaît les <strong>1</strong> qui font souffrir leurs corps pour se punir et diriger la colère contre eux-mêmes.<br><br>Il a durant toute la première partie du film un air de "petit élève bien appliqué et travailleur" compatible avec un <strong>1</strong> qui cherche à progresser.<br><br>Quand il fait des reproches à sa mère, il lui dit à plusieurs reprises qu'elle n'a aucune parole, qu'elle l'a trahi. Même s'il lui permet de revenir vers lui chaque fois, il ne lui fera plus jamais confiance en donnant des ordres à son personnel pour que personne ne lui prête d'argent.<br><br>On parle parfois de rituels de décompression chez le <strong>1</strong>. C'est également le cas ici : il ne boit pas, sauf un Chivas-Coca avant de rentrer en scène. Ce rituel est mentionné deux fois. Une première fois dans la bouche de Lederman : <em>"Il carbure à quoi ?"</em> <em>"À l'eau, sauf un Chivas-Coca avant de rentrer en scène."</em> Et plus tard, juste après la réception du disque <em>My Way</em>, on le voit sur la bande-son se diriger vers la scène et boire le verre tendu par son assistant juste avant de rentrer en scène. Cette scène est très belle d'ailleurs, très forte en émotion.<br><br><strong>Corrélation Spirale Dynamique</strong><br>Il est opportuniste, il surfe sur ce qui marche, il a un souci de son image professionnelle, mais tout cela me semble relever du <sup>v</sup>Mème ORANGE dans lequel il culminait plutôt que d'être le reflet d'un ennéatype <strong>3</strong>. On pourrait même dire qu'on voit la transition du début du film où il est encore en BLEU, à la fin de sa vie où il était en plein ORANGE. On voit le <sup>v</sup>Mème prendre de plus en plus de place dans ses choix et son mode de vie. Dans ce qu'il accepte de faire également : il fait un faux malaise sur scène. Mais il culpabilise et se jure de ne plus le refaire, c'est contraire à son besoin d'intégrité.<br><br>D'ailleurs on pourrait voir dans ce film l'illustration d'un <strong>1</strong> centré en BLEU (le père) face à son fils, <strong>1</strong> lui aussi, mais centré en ORANGE.<br><br>Mêmes mécanismes mais systèmes de valeurs différents et en opposition ? Pas de sacrifice du soi en ORANGE, là où son père fait remarquer qu'il a tout fait pour que ses enfants aient une belle situation : <em>"J'ai sué sang et eau pour vous donner une situation."</em><br><br>On observe également la présence d'un VIOLET important chez lui : la pierre que lui a donné sa mère et qu'il embrasse à plusieurs reprises, le rapatriement du corps de son père au moulin, le lien fort à sa famille, sa tribu, qui est plus fort que les trahisons de sa mère.<br><br><strong>Mon hypothèse</strong><br><strong>1 mu</strong>, instincts Conservation et Sexuel, aile <strong>2</strong><br><br><strong>Autres personnages</strong><br>Son père : <strong>1 mu</strong><br>La scène du début où il rentre du travail est très forte : il essuie une trace sur la plaque, vérifie son apparence. Puis monte se parfumer, se maquiller. C'est seulement après qu'il va voir sa femme, puis ses enfants. Il jette très froidement les quelques jeux qui trainent pas terre, sans embrasser ses enfants. Ce pourrait être aussi un <strong>8</strong> centré en BLEU mais la façon dont il s'adresse au soldat me semble plus compatible avec un <strong>1</strong> : <em>"Capitaine, vous avez le devoir de protéger nos maisons, c'est intolérable. Regardez-moi ces sauvages. Qu'est-ce que vous attendez ? Allez-y."</em> De plus quand le capitaine le frappe et lui crache dessus, il reste à terre, humilié, brisé. Et il ne s'en remettra d'ailleurs pas. Un <strong>6 mu</strong> pourrait être compatible au niveau de la hiérarchie des centres : face à la trahison de la Compagnie, de la France, il est brisé, humilié et ne fait plus rien. Pourtant l'énergie qui se dégage du personnage me fait d'avantage penser à un instinctif et on ne voit pas de peur chez lui. Mais de la colère, oui.<br><br>Sa mère : hypothèse <strong>2 </strong>sous-type conservation</p>
<p>Tournée vers l'extérieur, aux petits soins pour son fils, manipulations émotionnelles fréquentes : <em>"Ah, c'est comme ça que tu me remercies."</em>, dit-elle avec colère, puis juste après <em>"Et où est-ce que je vais dormir ?"</em> en espérant l'apitoyer (ça a marché la première fois) ; <em>"Je trouverai bien un endroit pour dormir."</em>, dit-elle quand elle le trahit la première fois avec un air tellement larmoyant et pathétique qu'il refoule sa colère et lui permet de rester. Quand Claude va la rechercher, elle se fait prier alors qu'elle en meurt d'envie. Manipulation aussi quand elle convainc un des invités de Claude de lui donner de l'argent pour jouer au poker alors qu'elle lui dit que c'est pour ramener le corps de son mari pourtant déjà rapatrié.<br><br>Il existe d'autres hypothèses sur le web pour Claude, notamment en<strong> 3 alpha</strong>. Mais jusque là, je ne suis pas convaincue par les arguments.  Et vous, qu'en pensez-vous ?<br><br>Kayla</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1580</guid><pubDate>Tue, 12 Mar 2013 01:10:47 +0000</pubDate></item><item><title>Le Mentaliste</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1505-le-mentaliste/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour tout le monde,<br><br>Il a quelques temps un ami m'a demandé si je savais de quel type était le personnage de la série <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mentalist" rel="external nofollow"><em>Le Mentaliste</em></a>. Je connaissais déjà la série mais ne m'étais pas vraiment posé la question jusque-là. J'ai donc visionné les épisodes à nouveau et j'en arrive à la conclusion qu'il s'agit d'un <strong>7</strong>.<br><br>Passion : gloutonnerie, intempérance. Il est tout le temps dans la gloutonnerie, que ce soit dans la sa façon d'interroger les témoins ou dans la nourriture (on le voit très souvent en train de manger ou réclamer à manger, dire qu'il a faim). Quand il arrive chez des suspects ou des victimes, il se prépare presque toujours un thé ou se prépare un sandwich. Quand il désobéit aux règles, c'est aussi avec intempérance, et même excès (voir plus bas).<br><br>Fixation : planification. Il a toujours un plan de secours, une nouvelle piste à explorer, toujours un coup d'avance sur les criminels ou sur ses collègues.<br><br>Mécanisme de défense : quand il s'est trompé, il cherche à justifier ses erreurs par une explication rationnelle (je n'avais pas tous les éléments, si vous ne me dites pas tout, je ne peux pas découvrir la vérité, etc.). Quand il ne peut pas rationaliser, il devient sarcastique (avec la médium Krystina Frye notamment).<br><br>Compulsion : même quand il ne va pas bien, il refuse de l'admettre et continue de blaguer et de faire la dérision ou de l'autodérision. Dans plusieurs épisodes, on le voit se mettre à l'écart de gens qui souffrent, ou bien s'éclipser quand les familles de victimes viennent le remercier à la fin d'un enquête. Gérer ce genre d'émotions le met mal à l'aise. Il ne sait que trop ce qu'elles endurent et il refuse de se mettre face à cette souffrance. Quand vraiment il va trop mal, il s'isole pour que personne ne puisse le voir. On voit parfois sa tristesse mais c'est relativement fugace compte tenu de la tragédie qu'il a vécu.<br><br>Orientation : peu importe les circonstances, il affiche toujours un grand sourire, et c'est le clown de son équipe, toujours à faire des blagues, des tours de magie, même pendant des enquêtes criminelles. Quand il a dépassé les bornes en ne respectant pas des ordres ou des consignes, il s'en sort en faisant rire ses supérieurs.<br><br>Je remarque aussi la présence des deux ailes.<br><br>Aile <strong>6</strong> : son orientation de loyauté va vers sa femme et sa femme et sa fille, assassinées, mais aussi à son équipe. D'ailleurs quand il s'agit de protéger Teresa Lisbon, il n'hésite pas à se lancer dans l'action "physique" alors que sinon, il préfère rester en retrait et observer de loin. Il ment aussi pour la protéger. Il peut même décider de calmer son intempérance pour ne pas prendre le risque de la mettre en danger. Il peut faire preuve de courage et de confiance. Il ne doute pas beaucoup de lui-même, beaucoup plus des autres. Mais il est très suspicieux. On peut notamment remarquer des périodes de doute concernant la medium, Krystina Frye. Il ne peut pas expliquer certaines choses et passe son temps à rationaliser. Impossible pour lui de croire à l'irrationnel.<br><br>Aile <strong>8</strong> : la passion d'excès se manifeste conjointement avec son intempérance. Il est rarement dans la demi-mesure. La fixation est évidente tout au long de la série. Son objectif, c'est se venger de la mort de sa femme et de sa fille et d'assassiner leur meurtrier, John le Rouge, pas de simplement l'arrêter. Il est assez clair avec ça et le clame haut et fort. D'ailleurs, à la fin de la saison 3, il tire de sang-froid sur un homme qui prétend être John le Rouge et lui donne assez de détails pour l'en convaincre. Lors de plusieurs épisodes, il encourage d'autres victimes à se venger, voire les aide. On peut aussi observer le déni à certains moments, notamment avant qu'il admette qu'il n'a pas tué le bon meurtrier. Je n'ai noté aucun évitement de la faiblesse, mais on peut observer qu'il a tendance à protéger les plus faibles. On remarque aussi l'utilisation de la ruse quand il interroge des témoins. Il est fin stratège et met sa ruse au service de son mental puissant.<br><br>Hiérarchie des centres : elle est assez évidente tout au long de la série. Mental-Émotionnel-Instinctif. C'est évidemment un mental, toute l'information est d'abord passé au crible du mental. Quant au centre réprimé, il est lui aussi très visible. Quand il y a une intervention, il reste toujours en retrait. On le voit nettement s'écarter du lieu de l'action et même le verbaliser : <em>"Je vais attendre plus loin, c'est mieux je crois."</em> Quand il est au bureau, il passe le plus clair de son temps allongé dans son canapé. L’instinctif se met au service du mental et de l'émotionnel et n'intervient qu'en dernier lieu quand il n'a pas d'autre choix que de passer à l'action. Il agit dans l'urgence s'il sent que ses amis sont en danger, et seulement s'il n'a pas d'autres moyens de les aider. On remarque aussi l'émotionnel intérieur. Certaines choses le touchent et il est alors plus doux, plus conciliant, mais si ça ne le touche pas il peut être impitoyable et ne pas prendre les émotions des autres en considération, l'important étant pour lui que ça serve son raisonnement. Il est capable par exemple d'accuser des parents du meurtre de leur enfant juste pour provoquer une réaction, une émotion sur un visage qu'il saura décrypter.<br><br>Quand il ne va pas bien, on note bien la désintégration en <strong>5</strong> : isolement, détachement, avarice de son temps, de sa personne. Alors que dans ses meilleurs moments, on peut remarquer l'idée supérieure de son type, la concentration et le travail, mais aussi les vertu, orientation et idée supérieure de son type d'intégration, le <strong>1</strong> : la patience, la rigueur personnelle, la perfection.<br><br>Sous-type : on observe les sous-types Conservation (il veille sur son clan, il n'oublierait pas de manger même pendant une enquête, il ne supporte pas la frustration). Le Sous-type social est aussi à envisager. Il est idéaliste, porté par les grandes causes, capable de se sacrifier si c'est pour servir sa cause (ici sa vengeance ou bien le protection des membres de son équipe, qui sont aussi ses amis, son clan). Il a un sentiment d'appartenance au CBI même s'il brave leur autorité dés qu'il le juge nécessaire, c'est à dire presque à chaque fois. Quand on le menace de l'exclure du CBI, il se calme et devient un peu plus docile sur le moment. Dans la saison 4, quand l'équipe est dissoute, il fait tout pour discréditer la nouvelle équipe, jusqu'à la réhabilitation de son "clan".<br><br>Ce qui donne donc : <strong>7 mu</strong>, aile <strong>6</strong> et <strong>8</strong>, sous type Social et dans une moindre mesure Conservation.<br><br>Voilà, si vous avez déjà regardé la série, qu'en pensez-vous ? C'est la première fois que je m'essaie à ce genre d'exercice sans le support du <a href="http://www.enneagramme.com/Cinema/9_cine.htm" rel="external nofollow">Ciné-agramme</a>, donc je serai ravie d'avoir des compléments, suggestions, contre-argumentations, etc.<br><br>Kayla</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1505</guid><pubDate>Mon, 21 May 2012 12:07:19 +0000</pubDate></item><item><title>Le mec de Bref est-il un 9 ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1495-le-mec-de-bref-est-il-un-9/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
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	Je parle du "mec de Bref", parce qu'il a beau être le personnage principal et narrateur de la série qui passe sur Canal+, les spectateurs ne connaissent pas son prénom, même après 60 épisodes.
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	Il y a certains épisodes entiers qui illustrent des caractéristiques du type <strong>9</strong> : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=OmEx0mpHFG4" rel="external nofollow"><em>Bref. Je ne sais pas dire non</em></a> (qui peut être lié à l'orientation d'acceptation et soutien), <em>Bref. Je remets tout à demain</em> (paresse à faire). Et le sous-type conservation : <em>Bref, je suis hypocondriaque</em>.
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	Concernant la compulsion d'évitement des confits, les derniers épisodes sont assez révélateurs. En voulant éviter un conflit avec deux filles, en mentant à l'une et l'autre, il se retrouve dans un conflit encore plus gros lorsque ces deux filles se rencontrent (voir <em>Bref. J'étais dans la merde</em>). Dans <em>Bref. Je me suis fait agresser</em>, l'agresseur lui donne une claque, et il lui répond <em>"Bonne journée"</em>". Il fantasme ensuite de réponses violentes à son agresseur, mais quand il se retrouve de nouveau nez-à-nez avec lui, il ne peut pas s'empêcher encore d'être gentil. C'est tout juste s'il arrive à hausser le ton pour manifester sa colère.
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	Son mécanisme de défense de narcotisation pourrait s'exprimer dans la rêverie ou par Internet. Dans <em>Bref. J'arrive pas à dormir</em>, il regarde 8 épisodes de 52 minutes d'une série avant de se rendre compte qu'il ne l'aime pas trop. Dans <em>Bref. J'étais encore dans la merde</em>, alors qu'on lui demande de se justifier et qu'il est en plein milieu d'un conflit, il se met à repenser à plein d'épisodes anecdotiques de sa vie.
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	Dans <em>Bref. Je suis comme tout le monde</em>, une fille lui dit qu'il n'est vraiment pas comme tout le monde. Il pense alors à une foule d'exemples qui montrent qu'il est comme tout le monde, mais finit par donner raison à la fille, sans manifester son désaccord avec elle. Peut-être une illustration de la passion de paresse à se connaître.
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	Il reste parfaitement calme en toutes circonstances, même quand les autres sont désagréables avec lui ou l'énerve (voir <em>Bref. J'ai eu 47 minutes de retard</em> et <em>Bref. Il y a des gens qui m'énervent</em>). Manifestation de la fixation d'oubli de soi ? Même si sa colère n'est jamais manifestée, il peut parfois rêver de vengeance (face au serveur dans l'épisode <em>Bref. J'ai eu 47 minutes de retard</em>).
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	Concernant le style de communication, même si ces récits sont ponctués de <em>"Bref"</em> et que le rythme est rapide, je crois qu'on pourrait les assimiler à des mini-sagas sur les activités routinières de sa vie. Il parle de lui mais cela reste des détails et du non-essentiel.
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	Qu'en pensez-vous ?
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	Claire
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1495</guid><pubDate>Mon, 30 Apr 2012 08:14:02 +0000</pubDate></item><item><title>"De l'amour &#xE0; la haine" &#x2013; Le Klub des Loosers</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1448-de-lamour-%C3%A0-la-haine-%E2%80%93-le-klub-des-loosers/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
</p>

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</p>

<p>
	Au stage <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external">Sous-Types</a>, lorsque l'on a parlé de Léo Ferré pour illustrer le type <strong>4</strong> sexuel, j'ai pensé à la chanson <em>De l'amour à la haine</em> d'un groupe (enfin, d'un groupe de deux personnes) qui s'appelle le Klub des Loosers. Bon, ce ne sera sûrement pas du goût de tout le monde ici, mais il faut bien actualiser un peu les références, non ? <img alt=":sarcastic:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sarcastic.gif"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Amis <strong>7</strong>, passez votre chemin. L'album dont est tiré cette chanson, intitulé pourtant <em>Vive la Vie</em>, n'a rien de joyeux ni d'optimiste ! C'est plutôt l'illustration permanente de la desespérance, de la haine de soi et des autres, et de la mélancolie !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je trouve que les dernières phrases du texte (que j'ai mises en gras) pourraient être un peu une métaphore du mécanisme d'introjection qui se transforme en haine.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai un peu du mal à m'imaginer ce que peux donner la lecture du texte sans l'accompagnement musical qui va derrière. Aussi vous pouvez écoutez en même temps la chanson. Je crois que le ton de la voix est assez révélateur aussi.
</p>

<p>
	 
</p>

<div class="ipsEmbeddedVideo ipsEmbeddedVideo_limited" contenteditable="false">
	<div>
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	</div>
</div>

<p>
	 
	</p>
<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="">
		<div class="ipsQuote_citation">
			Citation
		</div>

		<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
			<div>
				<p>
					C'est triste, mais je sais que cette fois la pilule ne passera pas
				</p>

				<p>
					J'avais pourtant de l'entraînement entre le Tranxen et le Viagra
				</p>

				<p>
					"Je ne sais pas" est la seule réponse que j'ai trouvé à la question
				</p>

				<p>
					de savoir comment tous deux nous avons fait pour arriver à cette situation
				</p>

				<p>
					Je me souviens que nous marchions aperçevant le bonheur à l'horizon
				</p>

				<p>
					J'en déduis donc qu'à un moment nous nous sommes trompés de direction
				</p>

				<p>
					Je t'ai tout donné, apparament même l'envie de me quitter
				</p>

				<p>
					J'aimerais tant revenir en arrière pour ne jamais t'avoir rencontrée
				</p>

				<p>
					Tu me reproches de ne faire que des erreurs, c'est vrai, je t'inclus dedans
				</p>

				<p>
					Je suis sûr qu'à l'école des salopes tu étais assise au premier rang
				</p>

				<p>
					Je me lave, pourtant je demeure couvert de poussière
				</p>

				<p>
					Normal puisque pour toi cela fait déjà longtemps que je fais partie des meubles
				</p>

				<p>
					Sans doute le seul de la maison que tu aimerais d'ailleurs mettre à la rue
				</p>

				<p>
					Comme je considère que la place d'une fille comme toi ne peut qu'être sur le trottoir,
				</p>

				<p>
					je me dis "c'est bien", de la sorte nous resterons toujours près l'un de l'autre
				</p>

				<p>
					Comme nous nous le promettions à une époque enlacés dans un lit à demi-nus
				</p>

				<p>
					Je n'en ai pas l'air comme ça Mais sache que je ne t'en veux pas
				</p>

				<p>
					J'ai juste envie de te masser le cou afin que tu t'endormes d'un sommeil
				</p>

				<p>
					tellement profond et paisible que tu ne t'en réveilleras pas
				</p>

				<p>
					Tu vois : de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas.
				</p>

				<p>
					 
				</p>

				<p>
					Jamais je ne t'aurai offert ce piercing au nombril si j'avais su que tu passerais ton temps à le regarder
				</p>

				<p>
					ce qui ne t'empêchait pas cependant d'avoir des vues sur pleins d'autres gens
				</p>

				<p>
					À présent j'ai juste envie de te traiter de sale pute
				</p>

				<p>
					Mais tu risques de dire que je suis méchant
				</p>

				<p>
					Le savais-tu ? Pendant l'amour une femme n'est pas obligée de rester sur le dos
				</p>

				<p>
					Comme avec moi tu n'as jamais su retirer ta carapace,
				</p>

				<p>
					excuse-moi si j'en conclus que ton animal préféré est la tortue
				</p>

				<p>
					Ma pauvre, tu es tellement passive que si demain la maison brûle et que personne n'est là pour te dire d'en sortir
				</p>

				<p>
					j'ai peur que tu sois foutue
				</p>

				<p>
					Question : est-ce à force de m'appeler "mon ange" que tu en es venue par oublier que j'avais un sexe ?
				</p>

				<p>
					Chérie, tu es une magicienne : tu as pris ce que tu disais être l'homme de ta vie
				</p>

				<p>
					en l'espace de quelques paroles l'a soudainement transformé en ton ex
				</p>

				<p>
					Chaque jour, j'ai nourri notre couple avec les miettes de mon ex-personnalité
				</p>

				<p>
					sachant que lorsque ton tour viendrait notre couple serait vite affamé
				</p>

				<p>
					Tu peux pleurer
				</p>

				<p>
					Sache que je m'en tape de voir que ton visage est trempé
				</p>

				<p>
					En fait si, content de savoir que je parviens encore à te faire mouiller
				</p>

				<p>
					Je me rappelle de tes demandes en mariage, je doute que cela se fasse
				</p>

				<p>
					À moins qu'au temple le pasteur me demande: "Refusez-vous d'épouser cette pétasse ?"
				</p>

				<p>
					À présent, je cherche un briquet afin d'enflammer tes lettres et tes photos
				</p>

				<p>
					qui déchirées dans une coupelle ne forment qu'un petit tas
				</p>

				<p>
					Tu vois : de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas.
				</p>

				<p>
					 
				</p>

				<p>
					Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime
				</p>

				<p>
					Ok, je crois que je commence à savoir que ton amour est là
				</p>

				<p>
					Malheureusement pour me le prouver au jour le jour tu n'as pas vraiment d'idées
				</p>

				<p>
					J'en dissèque une, détache le "i" et le "d", viens les coller à ta phrase "Ton amour est là",
				</p>

				<p>
					donc à présent ton amour est laid
				</p>

				<p>
					J'ai pris les deux "e" et pour qu'ils ne soient pas jaloux de nous les ai brouillés
				</p>

				<p>
					Comme tout ce qui vient de toi, je sais que j'aurais du mal à les digérer
				</p>

				<p>
					Ne reste qu'un accent avec lequel j'ai envie de me crever les yeux
				</p>

				<p>
					afin de ne plus voir tout ce que tu essayes pathétiquement de me cacher
				</p>

				<p>
					L'amour ne m'a pas rendu aveugle, mais seulement très myope
				</p>

				<p>
					Toi, apparament très peu presbyte, mais surtout très casse-couilles
				</p>

				<p>
					<strong>À tout ce que je t'ai proposé tu disais toujours non, N.O.N.</strong>
				</p>

				<p>
					J'ai pris le N et le O et les ai inversés afin de les coller sur cet interrupteur supposé rallumer notre passion :
				</p>

				<p>
					il ne marche pas.
				</p>

				<p>
					Alors avec le N restant, je suis parti au Brésil, j'ai bronzé
				</p>

				<p>
					Le N voulait changer de sexe, je l'ai fait opérer, puis l'ai avalé
				</p>

				<p>
					Donc à mon retour ne t'étonne pas si je porte la haine en moi
				</p>

				<p>
					Tu vois : de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas.
				</p>
			</div>
		</div>
	</blockquote>


<p>
	Claire
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1448</guid><pubDate>Tue, 08 Nov 2011 19:11:27 +0000</pubDate></item><item><title>Ch&#xE8;re Martha</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1424-ch%C3%A8re-martha/</link><description><![CDATA[<p>Salut à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je vous propose un petit film sympa pour vous occuper cet été pendant la fermeture du forum. Il s'agit de <em>Chère Martha</em> de Sandra Nettelbeck qui a été repris et copié il y a peu avec Catherine Zeta-Jones dans <em>Le goût de la vie</em>.</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Résumé du film</span></p>
<p> </p>
<p>Martha est chef dans un restaurant raffiné de Hambourg. Passionnée, elle y consacre son existence, réservant ses moments libres à des séances d'analyse. Sa vie obsessionnelle est bouleversée quand elle doit recueillir sa petite nièce à la mort de sa sœur, et quand on lui adjoint un nouveau chef cuisine, l'Italien Mario.</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Martha – </span><span style="text-decoration:underline;"><strong>1</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Martha ne vit que pour son travail. Elle y dépense une énergie considérable et controle tout dans les moindres détails. La cuisine n'est pas une question d'art pour elle ; pour arriver à la perfection, il faut savoir conjuguer précision, timing et logistique. Elle maintient un rythme infernal dans un secteur exigeant, alors le stress se manifeste sous forme de crises d'angoisse qu'elle surmonte en s'isolant dans la chambre froide.</p>
<p> </p>
<p>Son énorme travail fait le prestige du restaurant, mais Martha manque de qualités relationnelles : pendant que les employés mangent, elle lit, elle ne prend pas part au bavardage entre collègues et elle ne s'occupe pas de chercher un remplaçant pour sa deuxième chef, enceinte et sur le point d'accoucher.</p>
<p> </p>
<p>De plus, Martha réagit violemment aux critiques des clients, montant de véritables scènes en plein restaurant au grand dépit de sa patronne. S'ils ne savent pas apprécier sa cuisine, ce n'est pas la peine qu'ils reviennent. La patronne ne supporte plus de telles pertes de contrôle et lui ordonne de faire une thérapie. Sinon ce sera la porte. Obéissante, Martha assite donc aux séances d'analyse sans chercher à comprendre vraiment pourquoi elle y va. Ces sessions surréalistes sont une sorte de continuation de son travail. Elle explique des recettes avec grande précision de détails et finallement fait de la cuisine mentalement.</p>
<p> </p>
<p>Si sa patronne ne l'a pas encore virée, c'est parce que Martha est la deuxième meilleure chef de la ville, au grand étonnement de celle-ci. Elle ne sait pas comment interpréter cette phrase et part dans une longue réflexion. Comment la deuxième ? Qui est le meilleur chef ? Est-ce vrai ou est-ce juste pour la déranger ? Il est intéressant d'observer comment cette critique la poursuivra durant le reste de la journée et puis pendant son jour de congé. Chez elle, elle se met à cuisiner et commence un dialogue intérieur où elle explique comment savoir si un chef est bon.</p>
<p> </p>
<p>Toute cette énergie dépensée contraste avec sa vie privée monotone et qui n'a pas vraiment de sens. Elle n'a pas de visite ; d'ailleurs, elle n'a même pas de table à manger (elle utilise un bureau sans nappe). Elle vie seule, et son unique connection au monde extérieur est sa sœur qui meurt dans un accident de circulation. Martha pleure sa mort et n'en parle qu'une fois sous forme de métaphore… culinaire.</p>
<p> </p>
<p>Pour ma part, il a été intéressant d'observer la formation réactionnelle chez Martha. Par exemple, lorsqu'elle s'apprête à manger, elle est dérangé par la musique de son voisin et descend aussitôt se plaindre. Quand celui-ci lui demande si la musique la dérange, elle répond que non et entame une conversation de courtoisie pour se présenter comme voisine (il vient d'emménager et c'est leur première rencontre). Elle finit par l'inviter à manger (enfin cuisiner et lui descendre à manger). Son voisin la trouvera osée et elle se sentira génée à chaque fois qu'elle le croisera.</p>
<p> </p>
<p>Quand elle recueille Lina, sa nièce, Martha s'efforce constamment afin de gagner la confiance et l'amour de la petite. Une fois qu'elle y parvient, tout tombe à l'eau quand elle oublie d'aller chercher Lina à la sortie de l'école… Oh, la grosse faute ! Faudra voir le film pour savoir comment ça s'arrange. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Mario – </span><span style="text-decoration:underline;"><strong>2</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Mario a été embauché durant un congé de Martha. Elle n'a pas été consulté et elle est furieuse de ce manque de considération. À peine voit-il Martha débarquer, Mario commence à la flatter en lui demandant le secret de sa célèbre sauce au safran, et en ajoutant que le monde serait bien triste sans sa recette de pigeonneau aux truffes. Martha n'apprécie pas ces commentaires. Elle en parlera à son psy ; c'est la première fois qu'elle parlera d'un problème personnel.</p>
<p> </p>
<p>Martha est toujours sur la défensive car elle pense que Mario veut lui piquer son poste. Alors ll s'explique : je n'ai pas besoin de ce travail, je peux travailler où je veux, mais je préfère travailler ici parce que je t'admire. Et j'aime aussi travailler là où l'on m'apprécie. Si tu veux que je parte, dis-le moi. Et comme Martha ne dit rien et ne le retient pas, il fait mime de partir. Devant l'étonnement de la patronne, Martha finit par dire qu'elle ne veut pas que Mario parte.</p>
<p> </p>
<p>Il est clair que Martha et Lina (avec qui il connectera rapidement) ont besoin d'aide. Mario donne des conseils à Martha sur Lina. Il l'aide sans poser de question (sauf s'il doit mentir) quand Martha lui demandera un service afin de retrouver le père de Lina (lui aussi Italien). À la fin du film, elle cherchera Mario pour qu'il l'aide à retrouver Lina, il ne demandera pas d'excuses (alors que Martha l'avait viré de chez elle en lui disant qu'elle ne voulait pas le voir).</p>
<p> </p>
<p>Au travail, les relations humaines sont primordiales. Il aime créer une bonne ambiance, sinon il est incapable de travailler. Petit à petit, il se rapprochera de Martha et le jour où celle-ci ne vient pas travailler (elle doit s'occuper de Lina et il n'a pas été informé), sa journée est horrible et interminable.</p>
<p> </p>
<p>En bon <strong>2</strong>, il sait aussi manipuler sans scrupule. Lorsqu'elle refuse le plat qu'il a preparé (elle ne mange jamais rien au travail), il réussit à la faire manger en lui racontant que sa mère lui a susurré cette recette sur son lit de mort (alors qu'elle est toujours en vie). Tout le monde ricanne alors que la susceptible Martha s'en va reprendre le travail.</p>
<p> </p>
<p>Voilà, pour ma part, j'ai aimé ce film qui joue sur la différence de caractère entre Martha et Mario (instinctif contre émotionnel), sans compter Lina (faudrait que je revois le film pour la typer). De plus, l'arrivée de Lina et Mario dans la vie de Martha la conduira sur le chemin de l'intégration en lui ouvrant le cœur. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""> Et je garde le meilleur pour la fin, à savoir le délice d'écouter la magnifique chanson de Paulo Conte, <em>Via con me</em> (It's wonderful), comme invitation au lâcher prise. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_thumb_up.gif" alt=":thumb_up:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Très amicalement,</p>
<p>Christine</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1424</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2011 22:04:42 +0000</pubDate></item><item><title>Shutter Island (livre de Dennis Lehane et film de Martin Scorsese)</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1430-shutter-island-livre-de-dennis-lehane-et-film-de-martin-scorsese/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Teddy Daniels est un policier chargé d'enquêter sur la disparition d'une patiente de l'hopital psychiatrique d'Aschcliff qui se trouve sur une île au large de Boston : Shutter Island.</p>
<p> </p>
<p>Teddy Daniels est un homme d'action, déterminé à tout faire pour élucider les mystères qui entourent cette île. Il est perçu comme un homme qui a <em>"l'air méchant"</em>. Et pour le Docteur Naehing, c'est <em>"un homme de violence"</em>. Son mental, au service de l'instinctif, est beaucoup utilisé. Son coéquipier lui demande même en plaisantant s'il n'est pas <em>"le jumeau d'Einstein"</em>. Sa hiérarchie des centres devrait être I/M/E, voire M/I/E.</p>
<p> </p>
<p>Teddy considère que beaucoup de choses ne sont pas comme elles devraient être. Il <em>"n'arrive pas à croire"</em> qu'on ait autorisé le Dr Sheehan à partir en vacances dans un moment pareil (<em>"Jamais encore il n'avait eu conscience d'un tel manquement au règlement d'un établissement carcéral, et pourtant tout le monde se comportait comme si c'était sans importance"</em>). </p>
<p> </p>
<p>Il était dans les services de renseignement de l'armée de terre pendant la Seconde Guerre mondiale, mais a été démobilisé, parce qu'il a <em>"merdé"</em> : il n'a pas réussi à déchiffrer un code, et un demi-bataillon est mort à cause de lui. Il a aussi tué beaucoup pendant cette guerre, et d'après lui, <em>"on ne devrait exiger ça de personne"</em>. Est-ce pour cela qu'il a commencé à boire à son retour ? Sa femme, qui lui reprochait alors de <em>"travailler et boire trop"</em> a commencé à aller mal : <em>"Il n'avait aucune idée de ce qu'elle était en train de devenir ou de ce que le monde était en train de devenir avec tout ces fléaux. […] Mais d'une certaine manière, tout était lié dans son esprit — sa femme, le monde, son alcoolisme, la guerre à laquelle il avait participé parce qu'il croyait sincèrement qu'elle mettrait un terme à tout cela…"</em></p>
<p> </p>
<p>Teddy est en colère contre le monde, contre lui-même, contre presque tout. Contre sa femme qui est vulgaire : <em>"Dolores, je ne plaisante pas. Je ne veux pas que tu utilises ce genre de vocabulaire chez nous."</em></p>
<p>Dolores : <em>"Comment pourrais-je parler de mon corps sans t'amener à serrer les poings ?"</em></p>
<p>Teddy : <em>"Je n'ai pas serré les poings."</em></p>
<p>Dolores : <em>"Oh si."</em></p>
<p>(Comme elle continue ses obscénités, il se coupe maladroitement avec son rasoir.,)</p>
<p> </p>
<p>La dernière phrase qu'il a dite à sa femme avant sa mort était moralisatrice : <em>"Bang sang, Dolores, t'as vraiment intérêt à te ressaisir. T'as des responsabilités. Tâche d'y penser un peu, OK, et de remettre tes putains d'idées en place."</em></p>
<p> </p>
<p>Mais Teddy s'en veut surtout à lui-même : <em>"C'est la dernière chance que j'aurai jamais de pouvoir enfin expier tous mes péchés — toutes ces fois où j'ai bu, toutes ces fois où je t'ai laissée seule trop longtemps, où je ne t'ai pas soutenue, où je t'ai brisé le cœur […] Je veux faire quelque chose de bien, ma chérie. Je veux racheter mes fautes."</em></p>
<p> </p>
<p>Teddy sait parfois parfaitement bien retenir sa colère, et il utilise une ironie agressives pour répondre aux attaques. En raison de son passé d'alcoolique, il refuse le wisky qu'on lui sert :</p>
<p>Docteur Naehing : <em>"Vous m'intriguez [...] J'essaie de comprendre la raison d'une telle abstinence. N'est-il pas courant de picoler, dans votre profession ?"</em></p>
<p>Teddy : <em>"Et dans la vôtre ? J'ai toujours entendu dire qu'elle grouillait de pochards."</em></p>
<p>Docteur : <em>"Excellent, Marshal. Vous possédez de remarquables mécanismes de défense."</em></p>
<p> </p>
<p><em>Shutter Island</em>, roman de Dennis Lehane, a été adapté au cinéma par Martin Scorsese en 2010. Le film reprend la pluspart des scènes du livre. On voit Teddy Daniels (interprété par Leonardo DiCaprio) se jeter sur un patient car il ne supporte pas d'entendre les horreurs qu'il a commis (juste avant je se ressaisir et de dire que <em>"ça va"</em>). On le voit utiliser des <em>"il nous faut les dossiers"</em>, <em>"il faut qu'on interroge les patients"</em>. Dans ses rêves, une petite fille vient lui parler : <em>"Tu aurais dû me sauver. Tu aurais dû nous sauver tous."</em></p>
<p> </p>
<p>Le film alterne des scènes où Teddy Daniels fait preuve d'une insensibilité totale (il laisse agoniser un soldat allemand et l'empêche d'abréger ses souffrances), avec des scènes où on le voit au contraire pleurer.</p>
<p> </p>
<p>La fin du livre et du film sont un peu différentes. Le film termine sur cette phrase de Teddy : <em>"Qu'est ce qu'il y a de pire pour vous ? Vivre en monstre ou mourir en homme de bien ?"</em> Il se résigne à la seconde solution.</p>
<p> </p>
<p>Pour moi, Teddy Daniels est un <strong>1 mu</strong> desous-type social (Inadaptation sociale).</p>
<p>Sur Internet, il y a un site qui affirme que c'est un type <strong>6</strong>, sans fournir aucune justification (no comment). En voyant le film, j'avais hésité une seconde avec ce type. Y-a-t-il ici des gens qui ont lu le livre et/ou vu le film, et qui auraient un avis sur la question ?</p>
<p> </p>
<p>Merci !</p>
<p>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1430</guid><pubDate>Wed, 07 Sep 2011 05:21:33 +0000</pubDate></item><item><title>Casino (film de Martin Scorsese)</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1434-casino-film-de-martin-scorsese/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><strong>Film : Casino (1995)</strong></p>Réalisateur : Martin Scorsese<br><br>
Sam "Ace" Rothstein : Robert de Niro<br>
Nicky Santoro : Joe Pesci<br>
Ginger McKenna : Sharon Stone<br><br><strong>Synopsis</strong><br><br>
Dans les années 1970, Las Vegas brille de tous ses feux. Le syndicat des camionneurs confie à Sam "Ace" Rothstein le casino Tangiers, qui va devenir le plus prospère de la ville. La mafia double ses gains et Ace devient l'un des hommes les plus puissants de la capitale du jeu. Impitoyable avec les tricheurs, il se laisse pourtant séduire par une virtuose de l'arnaque, Ginger McKenna. Un autre adversaire, plus inattendu, va menacer l'empire de Ace : son ami d'enfance, Nicky Santoro, un homme violent, avide de pouvoir et d'argent. En leur ouvrant les portes de son paradis, sa vie va devenir un enfer.<br><br><strong>Commentaires</strong><br><br>
Mise en scène virtuose, scénario brillant et dialogues cultes, Casino est un bijou cinématographique à toutefois déconseiller aux âmes sensibles. Nombreux sont ceux qui ne regardent plus les champs de maïs de la même manière après avoir vu ce film<br><br>
Portrait sans concession d'un univers corrompu et violent, les thèmes chers à Scorsese sont ici explorés avec brio : mafia, jeu, dualité des personnages, ascension et chute, enfer et paradis.<br><br><strong>Sam "Ace" Rothstein : 6 mu</strong><br><br>
La scène d'ouverture est une scène clef pour comprendre les motivations principales de Sam "Ace" Rothstein.<br><br>
Extérieur jour. Ace sort du Casino, en voix off : <em>"Quand on aime quelqu'un, il faut lui faire confiance. Y a pas d'autre façon de faire. Il faut lui donner la clé de tout ce qui est à toi. Sinon quel est l'intérêt ? Pendant un temps, j'ai cru que cet amour-là, je l'avais"</em> Sa voiture explose alors qu'il enclenche le contact, son corps s'élève alors dans les flammes sur la bande originale de la <em>Passion selon Saint Matthieu</em> de Jean-Sébastien Bach.<br><br>
Sam manifeste à de nombreuses reprises son orientation de loyauté vis-à-vis de sa femme et du syndicat qui lui a confié la charge du casino. Il n'hésitera pas à sacrifier son ami d'enfance Nicki Santorro dès lors que celui-ci deviendra trop compromettant pour l'avenir du Tangiers.<br><br>
S'il est loyal et respectueux vis-à-vis des règles de son groupe, il est impitoyable avec ceux qui les transgressent. Il peut alors faire preuve d'une implacable cruauté. Il commandite les représailles mais ne les exécute jamais lui-même :<br><strong>Sam</strong> : <em>"Simple curiosité, j't'ai vu tripoter tes jetons avec la main droite, tu peux faire ça des deux mains ?"</em><br><strong>Voleur</strong> : <em>"Non."</em><br><strong>Sam</strong>  <em>"Tu peux pas l'faire des deux mains ?"</em><br><strong>Voleur</strong> : <em>"Non m'sieur."</em><br><strong>Sam</strong> : <em>"De la gauche, tu sais l'faire ?"</em><br><strong>Voleur</strong> : <em>"J'ai jamais essayé."</em><br><strong>Sam</strong> : <em>"Donc t'es droitier ?"</em><br><strong>Voleur</strong> : <em>"Oui, oui."</em> [un garde lui fout trois bons coups de marteau sur la main.]<br><strong>Sam</strong> : <em>"Faut qu't'apprennes de la gauche maintenant"</em><br><br>
Sam dicte les règles à ses employés : <em>"l y a trois façons de faire les choses dans ce casino : la bonne façon, la mauvaise façon et Ma façon."</em><br><br>
Le centre mental préféré est manifeste, notamment par l'intermédiaire de la voix off qui nous accompagne tout au long du film. Ci-dessous analyse au scalpel du fonctionnement du Tangiers :<br><strong>Ace</strong> (off) : <em>"À Vegas, tout le monde doit surveiller tout le monde. Comme les joueurs cherchent à battre le casino, les croupiers surveillent les joueurs. Les chefs de table surveillent les croupiers. Les chefs de partie surveillent les chefs de table. Les directeurs de salle surveillent les chefs de partie. Les commissaires de jeu surveillent les directeurs de salle. Le gérant du casino surveille les commissaires de jeu. Je surveille le gérant du casino. Et l'il dans le ciel nous surveille tous."</em><br><br>
La fixation de doute et de suspicion est illustrée à de nombreuses reprises, et notamment dans le dialogue ci-dessous entre Sam et Ginger :<br><strong>Ginger</strong> : <em>"J'ai besoin d'argent, j'ai besoin de 25000 $."</em><br><strong>Sam</strong> : <em>"Pourquoi il te faut autant ?"</em><br><strong>Ginger</strong> : <em>"Qu'est-ce que ça peut te faire ? Il me les faut, c'est tout !"</em><br><strong>Sam</strong> : <em>"Tout de même, il faudrait que je sache, c'est un sacré paquet ! Pour quelle raison tu veux pas me le dire ?"</em><br><strong>Ginger</strong> : silence.<br><strong>Sam</strong> : <em>"Maintenant je voudrais que tu me le dises ! J'ai le droit de savoir !"</em><br><strong>Ginger</strong> : <em>"J'ai été indépendante toute ma vie, je n'ai jamais rien demandé à personne. Tu voudrais m'humilier que tu ne ferais pas autrement. Pourquoi tu m'obliges à me sentir mal ?"</em><br><strong>Sam</strong> : <em>"Je ne veux pas que tu te sentes mal, je veux pouvoir me fier à toi. Je veux pouvoir te faire confiance. C'est de confiance dont il s'agit. Je dois pouvoir te confier ma vie. Tu comprends ? Est-ce que je peux te faire confiance ? </em>(Répété quatre fois avec des intensités différentes)<em>"</em><br><strong>Ginger</strong> : <em>"Oui, tu peux."</em><br><strong>Sam</strong> : <em>"Alors, confie-moi pourquoi tu as besoin de ce pognon ?"</em><br><strong>Ginger</strong> : elle quitte la pièce, exaspérée. Sam la fera alors suivre par Nicky et fera tabasser son ex-petit ami à qui les 25000 $ étaient destinés.<br><br>
Enfin, contrephobie oblige, si la passion de peur n'est que rarement exprimée, elle est toutefois perceptible dans la relation ambiguë qu'il a avec son ami d'enfance Nicky :<br><strong>Sam</strong> (voix off) : <em>"En temps normal, mes chances de revenir vivant d'un rendez-vous avec Nicky étaient de 99 sur 100. Mais quand je l'ai entendu me dire « 100 mètres plus loin sur la route », je me suis donné 50/50."</em><br><br>
Vraisemblablement de sous-type sexuel, il cherche à manifester une force certaine, arrogante et intimidante.<br><br>
Son style vestimentaire est soigné, il accorde beaucoup d'attention à son apparence et à ses fréquentations.<br><br>
Identification avancée : <strong>6 mu</strong> de sous-type sexuel.<br><br><strong>Nicky Santoro : 8</strong><br><br>
Nicky est avide de pouvoir et d'argent, il transgresse les règles en permanence, il est excessif, impulsif et violent.<br><br>
Il vit la compulsion, la passion et la fixation du <strong>8</strong>.<br><br>
Il a un pacte de loyauté avec son ami d'enfance Sam qu'il défend corps et âme comme l'illustre la scène du bar ci-dessous :<br>
Sam demande à un client sur sa droite si le stylo laissé sur le bar lui appartient afin de le lui rendre. Le client lui rétorque d'aller se faire voir. Nicky, sans mise en garde, se jette sur lui et lui perfore la gorge avec le stylo, s'acharnant ensuite sur le corps agonisant.<br><br>
En voix off, Sam décrit son ami d'enfance ainsi : <em>"Pendant que je m'demandais pourquoi ce type avait dit ce qu'il venait de dire, Nicky l'a frappé. Un mec pouvait être dix fois plus costaud que lui, Nicky lui rentrait dans le lard. T'attaques Nicky à coups de poings, il sort une batte de baseball. Tu l'attaques au couteau, il sort un flingue. Et si tu l'attaques au flingue, t'as intérêt à le tuer parce qu'il va revenir à la charge jusqu'à ce qu'y en ai un des deux qui soit mort."</em><br><br>
Les extraits de dialogue ci-dessous illustrent le style de communication direct et fleuri de Nicky :<ul><li><em>"On est à Las Vegas, on est là pour les saigner à blanc, pas pour faire la charité, pauv' con."</em></li>
<li><em>"T'as enlevé tes bottes ? T'as foutu tes pieds sur la table ? Plouc de cul terreux nourri à la bouse de vache, espèce d'enfoiré de fils de pute, si jamais tu m'fais virer du casino, j'te fous au fond d'un trou dans l'désert !"</em></li>
<li><em>"Fous-toi bien ça dans la tronche, enflure de youpin de mes fesses. Si tu existes ici, c'est grâce à moi. C'est la seule raison. Si tu m'avais pas, toi, pour toi seul, le moindre affranchi à la noix à cinq cent kilomètres viendrait te la mettre profond dans ton cul de sale juif. Et à qui t'irais te plaindre ? T'es prévenu : ne me tire plus jamais dans les pattes, connard ! Espèce de fils de pute !"</em></li>
</ul>Nicky se présente lui même comme un protecteur, le protecteur de Sam, puis de Ginger qui deviendra sa maîtresse.<br><br>
Il est vraisemblablement de sous-type social (protection mutuelle).<br><br>
Identification avancée : <strong>8 alpha</strong> de sous-type social.<br><br><strong>Ginger : 3</strong><br><br>
Ginger est une brillante arnaqueuse . Elle se définit elle même comme une <em>"gagneuse"</em>. Son orientation vers la réussite est manifeste. Sa compulsion d'évitement de l'échec l'incite tout d'abord à décliner la proposition de mariage de Sam : <em>"T'en connais des couples mariés qui vivent heureux ? Moi j'en connais aucun."</em> Finalement, bien que ne n'éprouvant pas d'amour pour lui, elle accepte de l'épouser afin d'assurer sa sécurité financière et son avenir.<br><br>
Ginger est un personnage qui exprime ses émotions de manière intense. Elle est sensible au regard des autres et a besoin d'être admirée et appréciée.Un centre émotionnel préféré semble donc privilégié.<br><br>
Son personnage oscille en permanence entre dépendance et agressivité.<br><br>
Elle peut également avoir recours à la manipulation afin d'arriver à ses fins. En l'occurrence elle tente d'utiliser Nicky pour se débarrasser de Ace.<br><br>
Elle revendique son indépendance et sa liberté, elle est fière de sa réussite. <em>"J'ai été indépendante toute ma vie, je n'ai jamais rien demandé à personne"</em>dit-elle à Sam tout en lui réclamant 25000 $.<br><br>
Elle attache beaucoup d'importance à l'argent, la possession. Il y a une scène significative pendant laquelle Ginger se trouve dans son dressing. Le sol est jonché du million de dollars de bijoux que Ace lui a offert lors de leur mariage. Elle dit à sa fille alors âgée de 1 ou 2 ans : <em>"Regarde, Papa m'a donné tous ses bijoux car il m'aime beaucoup."</em> Elle se couvre alors de ses parures et semble littéralement grisée par l émotion que cela lui procure.<br><br>
Elle excelle en société et adore être en représentation. Sam dira d'elle : <em>"Mon plus grand plaisir était de regarder ma femme Ginger chauffer la salle. Tout le monde l'adorait. Comment lui résister ? Elle pouvait être la femme la plus charmante du monde, les gens se disputaient sa compagnie, on se sentait bien en sa présence."</em><br><br>
Identification avancée : <strong>3 alpha</strong>, aile <strong>4</strong>, de sous-type conservation.]]></description><guid isPermaLink="false">1434</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2011 09:00:49 +0000</pubDate></item><item><title>American History X</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1408-american-history-x/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
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<p>J'ai voulu typer les deux personnages principaux du film <em>American History X</em> (Tony Keye, 1998), très bon film pour ceux qui ne l'ont pas vu. C'est sûr, c'est moins bon que <a href="http://www.enneagramme.com/Cinema/9_cine.htm" rel="external nofollow">les analyses de Fabien</a>, mais j'ai fait de mon mieux. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""> J'ai essayé de ne pas faire de saga et de sélectionner le plus important, mais c'est un peu long quand même. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sarcastic.gif" alt=":sarcastic:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=12475.html" rel="external nofollow"><strong>Synopsis d'Allociné</strong></a></p>
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<p>À travers l'histoire d'une famille américaine, ce film tente d'expliquer l'origine du racisme et de l’extrémisme aux États-Unis. Il raconte l'histoire de Derek qui, voulant venger la mort de son père, abattu par un dealer noir, a épousé les thèses racistes d'un groupuscule de militants d'extrême droite et s'est mis au service de son leader, brutal théoricien prônant la suprématie de la race blanche. Ces théories le mèneront à commettre un double meurtre entrainant son jeune frère, Danny, dans la spirale de la haine.</p>
<p> </p>
<p><strong>Derek Vinyard : 8 alpha "Protection mutuelle"</strong></p>
<p> </p>
<p>Dans la première scène où il apparaît, Derek est prévenu par son frère qu'il se fait braquer sa voiture. Il enfile un caleçon et des chaussures, il prend son arme, ouvre la porte et tire sans une seconde d'hésitation sur les braqueurs. L'un est abattu, un autre réussi à s'enfuir, et il rattrape le troisième en lui disant que c'était bien essayé, mais pas de chance <em>"t'es juste tombé sur le mauvais cheval"</em>. Il le tue violemment en disant : <em>"Dis bonsoir."</em> La police arrive et l'arrête. Au début, il rigole d'un air provocateur, puis on le voit prendre une expression de colère. On voit dès cette scène qu'on a à faire à quelqu'un d'impulsif, qui montre sa force, et qui ne se laisse pas faire, quitte à faire preuve d'une extrême violence.</p>
<p> </p>
<p>Derek est devenu raciste après que son père pompier se soit fait tuer par un dealer noir. Il ressent beaucoup d'injustice et de colère. Il se fait embringuer par un homme, Cameron Alexander, qui le manipule pour recruter d'autres jeunes frustrés dans leur groupe néo-nazi "Les disciples du Christ". C'est un leader naturel, il sait s'imposer et se faire écouter. Derek a vite su se faire un nom : <em>"T'es un vrai dieu ici mec."</em> Les autres font tout ce qu'il leur dit de faire.</p>
<p> </p>
<p>Pour Derek, les blancs n'ont pas à baliser dans leur propre quartier. Il ne faut pas être faible : <em>"C'est plus notre quartier, c'est un champ de bataille. […] Est-ce qu'on va relever le défi et se décider à agir ? Alors en avant, c'est parti !"</em> Et ils partent se venger en attaquant une boutique rachetée par des asiatiques. Il y a une nette préférence pour le centre instinctif et l'action, il a un vocabulaire guerrier, et on voit également la fixation de vengeance.</p>
<p> </p>
<p>Depuis la mort de son père, c'est le mâle dominant de la famille. Lors d'un déjeuner en famille avec entre autre le nouveau copain de sa mère, Murray, un professeur juif, il se dispute avec ce dernier sur des sujets d'actualité. Le ton monte. La copine de Derek, Stacey, s'en mêle et Davina, sa sœur, préfère sortir de table. Derek réagit alors violemment. Il veut qu'elle reste et écoute sa copine. Il la saisit par les cheveux pour qu'elle ne parte pas : <em>"Assied-toi, ferme ta gueule et montre un peu de respect à ma copine ! […] Je vais t'apprendre les bonnes manières moi ! […] Tu vas t'excuser, oui ?"</em> À la fin de la scène, il enlève son tee-shirt pour montrer ses tatouages nazis et dit à Murray : <em>"Tu fous le camp de chez moi, sale feuj ! Tu vois ça ? Ça veut dire que t'es pas le bienvenu."</em> Derek fait sa loi dans sa famille, mais il finit par leur faire du mal alors qu'il voulait les protéger. Il finira par s'en rendre compte en prison : <em>"Je veux plus que ma famille soit détruite à cause de moi."</em> Il pleure, et c'est un des ses seuls moments de faiblesse dans le film.</p>
<p> </p>
<p>En sortant de prison, il a totalement abandonné son idéologie raciste. Il est heureux de revoir sa famille, qu'il n'avait pas vu depuis 3 ans car il leur avait interdit de venir lui rendre visite, sûrement pour éviter la faiblesse. Il reprend vite les choses en main, sa position d'homme de la maison, et essaie de remettre son frère dans le droit chemin. Il promet à sa famille qu'il va faire en sorte qu'ils déménagent, qu'ils partent de leur taudis. Il protège les siens, réellement cette fois.</p>
<p> </p>
<p>En prison, on voit bien son évitement de la faiblesse et son orientation de courage. Au début, il s'allie avec un groupe de nazis, mais il se rend compte qu'ils dealent avec les Mexicains, qu'ils n'ont pas les mêmes idéaux que lui. Alors il quitte le groupe, malgré le fait qu'ils assuraient sa protection : <em>"Ah ouais, bah j'en ai rien à foutre moi, je m'occupe très bien de moi-même."</em> Ils se vengent en le violant dans les douches, mais ça ne le fait pas changer d'avis. Il les snobe en public à la cantine : <em>"J'ai pas peur de cette bande de petites chattes en chaleur."</em> Il sait maintenant qu'il risque de se faire tuer par les noirs : <em>"S'ils veulent me planter, ils viendront me planter, qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?"</em>, <em>"Je pensais que ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne se décident, j'espérais que ce serait rapide… Mais ça n'est jamais arrivé, je ne comprends pas pourquoi."</em> En fait, c'est grâce à son collègue, un Noir, qui bosse avec lui à la lingerie, avec lequel il a fini par se lier d'amitié. C'est ce collègue, ainsi que Sweeney, son ancien directeur d'école qui lui rend visite en prison, un Noir également, qu'il va commencer à douter de son idéologie et changer d'avis : <em>"Ça s'embrouille dans ma tête, il y a plein de choses qui collent pas."</em> À la fin, il dit à Danny : <em>"Comment j'ai pu avaler toutes ces conneries… C'est seulement parce que j'avais la haine. […] J'en ai marre de traîner cette haine, j'en peux plus."</em> On le voit lors d'un flashback, alors qu'il n'est pas encore raciste, parler de Sweeney : <em>"Ce Sweeney quand il parle, il est tellement fort que je suis totalement fasciné par ce qu'il dit."</em> Il admire les gens forts, et c'est sûrement pour la même raison qu'il s'est laissé embobiner par Cameron.</p>
<p> </p>
<p>Il ne veut plus rien avoir à faire avec les nazis : <em>"J'ai pas peur, je veux plus en entendre parler… Ça pue toutes ces conneries."</em> Mais en réalité on voit qu'il a peur, car quand Sweeney veut qu'il aille parler à ses anciens amis qui savent qu'il ne fait plus parti des leurs, il commence par refuser. Sweeney : <em>"Si tu laisses tomber, tu ne seras jamais en paix. Pour être en paix il faut que tu t'y colles."</em>, Derek, d'un air anxieux : <em>"Vous vous rendez compte de ce que vous me demandez de faire ? […] Ce qui va arriver c'est que je vais me faire planter par une bande de skinheads. […] On va bien rigoler, c'est moi qui vous le dit."</em></p>
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<p><strong>Danny Vinyard : 9 mu</strong></p>
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<p>Danny est en admiration totale pour son frère. Il le prend pour exemple et fait tout comme lui : il se rase la tête, se fait un tatouage nazi, fait même un devoir à son école sur <em>Mein Kampf</em>. Quand Derek, tout juste sorti de prison, apprend pour le devoir par Sweeney, Danny lui dit : <em>"J'ai fait ça parce que je croyais que ça te ferait plaisir."</em> Il fusionne avec son frère : <em>"Les gens me regardent et voient mon frère."</em></p>
<p> </p>
<p>C'est quelqu'un de très calme, qui parle peu, et qui semble narcotiser en fumant beaucoup. Il est attentionné et gentil avec sa mère et ses sœurs. On voit qu'il est sensible.</p>
<p> </p>
<p>Il exprime son agressivité de façon plus passive que son frère. Par exemple, un jour dans les toilettes de son école, un Blanc se fait maltraiter par un groupe de Noirs. Danny sort des toilettes et souffle sa fumée de cigarette sur le visage d'un des mecs, sans rien dire, calmement. Plus tard, il retrouve ce même mec sur un terrain de basket, il le regarde de loin, avec insistance, et un petit sourire.</p>
<p> </p>
<p>Lors de la scène du déjeuner dont je parlais tout à l'heure, Danny est le seul à ne pas intervenir. Il évite le conflit. Une fois Murray parti, Davina revient avec une batte pour taper Derek, qui la stoppe et lui dit : <em>"J'ai pété les plombs, c'est pas de toi qu'il s'agit, je suis désolé, jamais je vous ferais de mal."</em>, Davina : <em>"J'en crois pas un mot."</em>, et Danny, soutenant son frère : <em>"Je te crois Derek."</em> Il a toujours soutenu Derek, il raconte : <em>"Ça aurait été la prison avec perpétuité si j'avais témoigné."</em></p>
<p> </p>
<p>On ne le voit s'énerver qu'une seule fois, quand il rejoint son frère après une fête qui a mal tournée. Il crie à Derek en le poussant contre un mur : <em>"Salaud, pour qui est-ce que tu te prends ? Tu m'as filé la haine, putain, je te hais !"</em> Il y a une autre fois où il se rebelle un peu contre son frère qui lui dit d'aller à l'école : <em>"J'ai plus 14 ans, je fais ce que je veux, alors tu me lâches."</em></p>
<p> </p>
<p>Danny est devenu nazi pour faire comme son frère, mais on se doute qu'il n'adhère pas vraiment en fait. À un moment, un mec, Seth, lui dit de dire ce qu'il a appris à la caméra et il répond ironiquement : <em>"Je crois en la mort, la destruction, le chaos et la cupidité."</em> Puis l'autre s'énerve et Danny finit par dire, comme s'il récitait une leçon, qu'il hait tous ceux qui ne sont pas blancs et protestants, bla bla bla… mais à la fin, il ajoute quand même : <em>"Il y en a parmi eux qui doivent être bien, je suppose."</em> Il n'a pas une vision binaire. On voit son orientation d'acceptation à plusieurs reprises. Par exemple, quand Derek dit de Seth qu'il a toujours été un abruti, Danny répond : <em>"Qu'est-ce que tu veux, il y peut rien."</em> Il est empathique. Quand il apprend que Seth est à l'hôpital, alors qu'il a essayé de tirer sur Derek pendant la fête, Danny dit à son frère : <em>"Ça me fait mal quand même tu sais pour Seth."</em></p>
<p> </p>
<p>Finalement, il ne lui faudra qu'une seule discussion avec son frère pour qu'il lâche le racisme. Il change d'avis en une soirée, alors qu'il aura fallu 3 ans de prison pour Derek. Il conclut le devoir que Sweeney lui a donné à faire sur l'histoire de son frère en disant : <em>"Ma conclusion, c'est que la haine est une saloperie. La vie est trop courte pour passer son temps à avoir la haine."</em> Il finit par une citation : <em>"Nous ne sommes pas ennemis mais amis. Nous ne devons pas être ennemis. Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser l'affection qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront dès qu'on les touchera, elles résonneront au contact de ce qu'il y a de meilleur en nous."</em> En gros, il préfère la paix, l'union, l'harmonie et l'amour entre les gens.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1408</guid><pubDate>Wed, 06 Apr 2011 12:28:23 +0000</pubDate></item></channel></rss>
