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<rss version="2.0"><channel><title>Peuples, pays, villes et cultures Latest Topics</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/forum/14-peuples-pays-villes-et-cultures/</link><description>Peuples, pays, villes et cultures Latest Topics</description><language>en</language><item><title>Portugal</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2159-portugal/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
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	Une de nos stagiaires, Béatrice Foenix-Riou, a fait une superbe et exhaustive étude de l'<a href="http://www.enneagramme.com/Articles/2019/IFE_1902_a1.pdf" rel="">ennéatype du Portugal</a> qu'elle a accepté de partager avec vous.
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</p>

<p>
	Très amicalement,
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<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2159</guid><pubDate>Mon, 11 Feb 2019 04:55:40 +0000</pubDate></item><item><title>Allemagne</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1725-allemagne/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Dans la communauté de l'Ennéagramme, l'Allemagne est systématiquement placée en ennéatype <strong>6</strong>. Roger, l'un de nos stagiaires, a même témoigné à ce sujet dans une autre discussion :</p>
<p> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentcommentid="1851" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentid="1725" data-ipsquote-username="Papyzen" data-cite="Papyzen" data-ipsquote-timestamp="994854604"><div>
<p>J'ai vécu plusieurs années en Allemagne et au Japon. Quand je m'interroge sur le choix de ces deux pays pour mes séjours à l'étranger, je me dis que c'est la complexité de la mentalité de ces deux peuples, si semblables (cf. le livre de Jean Cau, <em>La revanche des deux vaincus</em>), qui a fait que je les ai découverts avec passion. Voir fonctionner un peuple <strong>6</strong> est fascinant :</p>
<ul class="bbc"><li>recherche de la sécurité dans l'obéissance à la loi extérieure, dictée par l'autorité ou par le groupe,</li>
<li>difficulté à surmonter la méfiance envers l'étranger (<em>ausländer</em> = celui qui vient de l'extérieur du pays/groupe),</li>
<li>passion pour l'organisation qui élimine tout imprévu, tout ce qui est incertain et vague,</li>
<li>goût du travail bien fait qui flatte le sens des responsabilités,</li>
<li>sérieux que l'on met jusque dans les actions les plus quotidiennes, ce qui amène à perdre facilement le sens de l'humour,</li>
<li>radicalisme qui se caractérise par tantôt une attitude soumise, tantôt une agressivité extrême (phobie et contre-phobie),</li>
<li>tendance à penser que les étrangers ne les aiment pas (projection),</li>
<li>auto-dénigrement,</li>
<li>besoin de se référer aux règles,</li>
<li>pression sociale qui s'exerce sur tous du fait du conformisme aux règles que l'on impose à soi et à autrui,</li>
<li>grande énergie déployée pour faire aboutir un projet commun,</li>
<li>projection de son pouvoir sur un leader,</li>
<li>rapport craintif au temps : besoin de prévoir et d'anticiper pour se sentir en sécurité.</li>
</ul>La liste serait longue des caractéristiques du <strong>6</strong> qui se retrouvent dans les motivations et les comportements des Allemands et des Japonais.<p> </p>
</div></blockquote>
<p>J'ai eu une amie allemande qui était tout aussi persuadée de la justesse de cette hypothèse, mais elle était elle-même de cet ennéatype, et on sait la tendance des <strong>6</strong> à la projection. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_tongue.gif" alt=":tongue:" data-emoticon="1"><br><br>Déjà, à l'époque de Roger-Papyzen, Wolfram, un de nos participants de nationalité allemande, avait des doutes :</p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentcommentid="3400" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentid="1725" data-ipsquote-username="Wolfram" data-cite="Wolfram" data-ipsquote-timestamp="1024694865"><div><p>C'est très intéressant ce que Roger écrit sur l'Allemagne. Comme je suis allemand (et je vis en Allemagne), je lui donne raison pour une grande part de sa description, quoiqu'aujourd'hui une grande part de la jeunesse allemande ne porte pas les traits du type <strong>6</strong>, mais plutôt ceux du <strong>7</strong> : les jeunes veulent plus s'amuser que travailler sérieusement Ce n'est pas seulement mon opinion personnelle.</p></div></blockquote>
<p>Si ça change, bien sûr ce peut être de nouveaux comportements au service du même ennéatype, mais ce peut être aussi de la Spirale Dynamique — que j'apprenais mais n'enseignait pas à l'époque — que l'on prend pour un ennéatype. Pourrait-il s'agir du niveau d'existence BLEU que l'on peut si facilement prendre superficiellement pour du <strong>6</strong> ?<br> <br>Je viens de lire un petit livre sur la culture allemande qui a été à l'origine de pas mal d'interrogations :</p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentcommentid="15239" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentid="1725" data-ipsquote-username="Administrateur" data-cite="Administrateur" data-ipsquote-timestamp="1404534158"><div><p>Il se pourrait qu'il y ait une confusion motivation-comportement interne à l'Ennéagramme et en plus une confusion ennéatype-positionnement sur la Spirale Dynamique.</p></div></blockquote>
<p> <br>L'auteur principal est Christophe Bourdoiseau, un journaliste français basé à Berlin. Son texte est complété par des entretiens avec Étienne François, un historien français co-fondateur et ancien directeur du centre Marc Bloch à Berlin et considéré comme l'un des plus grands connaisseurs de l'Allemagne et de ses relations avec la France, Gesine Schwan, une femme politique qui préside l'École supérieure de science et de management politique de l'université berlinoise Humboldt, et Wolf Lepenies, le fondateur de <em>Wissenschaftskolleg</em>, un institut de recherche pluridisciplinaire et international situé à Berlin.<br><br>Voici quelques extraits dans l'ordre où ils apparaissent dans le livre avec une indication des différentes parties de l'ouvrage — malgré leur taille, ils ne dispensent pas les personnes intéressées par la culture allemande de la lecture de l'ouvrage :<br> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote"><div>
<p> </p>
<p style="text-align:center;"><strong>Christophe Bourdoiseau</strong></p>
<br>Y a-t-il une âme allemande ? Cette question fait souvent sourire les Allemands car ils se considèrent tellement différents les uns des autres. Aimer l'Allemagne, c'est justement savoir apprécier cette multitude d'âmes qui la composent. L'Allemagne est une nation tardive qui a compté jusqu'à 350 États différents ! Quand on voyage, on vole de pays en pays. Deux heures de train suffisent pour changer de monde. Si la France peut être fière de Paris, l'Allemagne peut l'être de ses seize capitales et de ses seize Länder. […]<br><br>Dans tous ces pays de penseurs, la pensée unique n'a pas sa place. Chacun peut s'exprimer librement sans craindre une quelconque censure. On discute dans les brasseries, qu'on appelle ici Kneipe, lieux de la vie sociale allemande. La société est peu hiérarchisée et les classes sociales ne sont pas hermétiques. Les Français qui arrivent en Allemagne sont toujours étonnés par l'absence de barrières sociales dans l'espace public. Il suffit de se rendre dans un <em>Biergarten</em>, ces jardins où l'on partage facilement sa table avec des étrangers. Un couple bobo ne verra pas de problème à s'attabler auprès d'artisans en bleu de travail.<br><br>L'Allemagne est un pays de tolérance. Personne ne cherche ici à imposer ses valeurs aux autres. Les Berlinois n'iront pas interdire aux Bavarois, au nom de la laïcité, les crucifix qu'ils accrochent dans leurs salles de classe. L'absence de conformisme facilite le mélange des genres et des styles vestimentaires: un cadre en complet-cravate ou un écolo en Birkenstock seront accueillis dans une boîte techno sans être regardés de travers. Le « diktat » est un mot allemand. Mais on l'utilise rarement en Allemagne.<br><br>[…]<br><br>Dans les années 1990, l'Allemagne n'avait pas retrouvé sa normalité. Elle était encore en quête d'elle-même. Enfin réunifiée, mais peu sûre d'elle. Elle cherchait encore des références culturelles pour se définir par rapport aux autres nations. Une quête existentielle difficile, au vu de son passé récent. Tout ce qui précédait le national-socialisme en Allemagne appartenait en effet à un autre monde, au monde d'hier, comme l'écrivit dans ses mémoires Stefan Zweig. Cette rupture de civilisation, unique dans l'histoire, est un élément essentiel pour comprendre l'Allemagne d'aujourd'hui. Au même titre que la Révolution de 1789 en France.<br><br>[…]<br><br>« Il y a deux portes d'entrées pour comprendre l'Allemagne : la Porte de Brandebourg et celle d'Auschwitz » résume Joschka Fischer, l'ancien leader écologiste.<br><br>[…]<br><br>Nulle part il n'existe autant de lieux de souvenir sur les horreurs de la guerre et sur la culpabilité d'un peuple.<br><br>[…]<br><br>La fierté a remplacé la culpabilité. « Les jeunes veulent parler de l'Allemagne d'aujourd'hui d'une manière positive. »<br><br>[…]<br><br>L'âme de l'Allemagne contemporaine a été enfantée dans cette douleur. Elle en porte les marques. Toutes les institutions de la République fédérale ont été mises en place, peu ou prou, en réaction au national-socialisme. Les Allemands ont développé une foi dans leur Loi fondamentale que le philosophe Jürgen Habermas appelle « patriotisme constitutionnel ».<br><br>[…]<br><br>Primauté du droit d'une part, prise de distance vis-à-vis de la capitale d'autre part. Tels sont deux des principaux axiomes de l'Allemagne contemporaine. Ici, chacun voit midi à sa porte. Les Allemands s'identifient d'abord à leur région, voire à leur ville, et beaucoup de gens se sentent étrangers à Berlin, une ville gigantesque perdue dans la grande plaine du Brandebourg. Les Hambourgeois sont tournés vers la mer, forts d'une élégance toute britannique et d'un esprit ouvert sur le monde. Leur port est l'un des endroits les plus vivants d'Allemagne avec le quartier rouge légendaire de St-Pauli, autour de la Reeperbahn. Au sud, les Bavarois sont tournés vers les Alpes, avec une mentalité plus conservatrice et provinciale. À Cologne, les rires et les chansons pas seulement pendant les carnavals font partie de la vie quotidienne. À l'est, les Saxons vivent sur leur prestige d'antan. Ils ont su conserver leur accent ancestral qui fait sourire les Allemands.<br><br>[…]<br><br>Éviter toute concentration du pouvoir dans quelques mains est le but recherché. […]<br><br>L'économie allemande illustre à sa manière ce goût de l'équilibre. Nulle part ailleurs dans le monde le personnel et les syndicats n'ont acquis autant de pouvoir au sein des entreprises. Au conseil de surveillance des grands groupes, ils disposent du même nombre de sièges que les actionnaires. La cogestion (<em>Mitbestimmung</em>) symbolise aujourd'hui cette économie sociale de marché qui fascine ou enrage tant d'Européens. La classe politique souhaite unanimement conserver ce modèle. […] Le SPD social-démocrate, comme les conservateurs de la CDU, y voient une garantie de démocratie dans le monde du travail et de paix sociale. À juste titre : le pays enregistre le moins de jours de grève au monde derrière les Japonais, les Slovaques et les Polonais.<br><br>[…]<br><br>Si l'on vous demande quels sont les autres facteurs clés de l'identité allemande, le football viendra à coup sûr en tête des réponses. Moins d'une décennie après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Coupe du Monde de football de 1954, en Suisse, fut un événement historique, que d'aucuns comparent à l'agenouillement du chancelier Willy Brandt devant le mémorial du ghetto de Varsovie.<br><br>[…]<br><br>L'Allemagne, confrontée à sa démographie en chute libre, a pris conscience de la nécessité d'une politique volontariste d'immigration choisie et d'intégration. D'autant plus que l'Allemagne a la chance de ne pas avoir de ghettos comme en France. […]<br><br>« En Allemagne, nous n'avons pas de ghettos » confirme Kenan Kolat, le président de la communauté turque en Allemagne. « Dans les années 1960, nous avons arrêté la construction des banlieues lorsque nous nous sommes aperçus que ces quartiers excluaient. Par ailleurs, les Turcs ont toujours eu un très bon rapport avec l'Allemagne. Nous n'avons pas le passé colonial de la France » explique Barbara John, qui fut chargée des questions d'immigration à la mairie de Berlin pendant vingt ans. « Si les jeunes Turcs ne s'identifient pas à l'Allemagne, ils se sentent néanmoins intégrés dans la ville. Ils sont fiers de leur quartier » ajoute Kenan Kolat.<br><br>[…]<br><br>J'ai pu apprécier pour ma part la manière avec laquelle les Allemands apprécient de discuter des sujets de société, dans le respect de l'opposition et de la contradiction. Ce goût du débat de qualité se retrouve dans les pages consacrées à la culture dans les quotidiens (pages nommées Feuilleton). Dans les discussions privées, on apprend à se taire lorsque quelqu'un prend la parole, et à parler pour dire quelque chose. Une forme de discipline au service des idées. À la différence des Français, les Allemands respectent davantage l'avis d'autrui et privilégient la substance à l'éloquence. Il est rare qu'un Allemand vous coupe la parole. Et si vous l'interrompez, il vous demandera en retour, sur un ton sec, de le laisser s'exprimer jusqu'au bout de sa pensée (<em>ausreden</em>).<br><br>On retrouve dans les entreprises ce besoin de discuter et de prendre en compte les opinions différentes. Les patrons et les syndicats allemands ont su établir des procédures de dialogue de nature à désamorcer les conflits en amont. Il est extrêmement rare d'assister à des débrayages dans les usines. Le droit de grève est réglementé: les arrêts de travail ne sont autorisés qu'à l'issue d'une période obligatoire de négociations. Les grèves des métallos d'IG Metall, l'un des plus puissants syndicats au monde, sont toujours extrêmement bien organisées. Après leurs manifs, qui se déroulent toujours sans incident, les grévistes replient en général sagement leurs banderoles. Ils enlèvent les affiches des murs et remettent leurs sifflets plastiques en poche. Les grèves illégales sont impopulaires. […]<br><br>Les partenaires sociaux font de toute façon rarement appel au gouvernement pour régler un conflit au sein d'une entreprise ou d'une branche industrielle. Les élus, de leur coté, ne se mêlent pas des négociations entre patrons et salariés. Ils donnent éventuellement leur avis si un dossier économique est médiatisé. Mais gare aux interférences : les Allemands n'aiment pas, en général, que l'État mette le nez dans leurs affaires.<br><br>[…]<br><br>On l'aura compris : le pouvoir, en Allemagne, est beaucoup moins vertical, et cela commence dès l'école. Placée sous la tutelle des Länder, celle-ci n'est pas une institution autoritaire. Les enseignants encouragent beaucoup la prise de parole des élèves. Les Allemands ne sont pas attachés au modèle de l'éducation républicaine centralisée et uniforme, comme en France. Le contenu de l'enseignement est très différent selon que l'on grandit à Hambourg, à Cologne ou à Munich. En outre, de nombreux modèles alternatifs d'éducation cohabitent.<br><br>[…]<br><br>L'enfance, pour les Allemands, est un monde qu'il faut préserver. Le plus important pour les parents est que leurs garnements prennent l'air. Qu'ils aillent au moins une fois par jour sur une aire de jeu. « Quand tu entreras en classe, tu sais, ce sera la vraie vie qui commence » disent-ils à leurs enfants de six ans avant le jour de la première rentrée. Ce rendez-vous sacré fait l'objet de photos que toutes les familles allemandes chérissent. Une journée d'anthologie, couronnée par la remise du cornet de l'écolier (<em>Schultüte</em>) qu'on nomme aussi cornet de sucre (<em>Zuckertüte</em>) dans certaines régions.<br><br>[…]<br><br>Très attentifs à l'égard de leur progéniture, volontiers anti-autoritaires, les parents souffrent néanmoins d'une certaine hostilité de la société allemande envers leurs enfants. Les gamins sont souvent traités comme des éléments perturbateurs ou comme une nuisance sonore.<br><br>[…]<br><br><strong>Des Allemands fainéants ?</strong><br><br>[…] Mais attention aux clichés: si le système a des vertus sociales, les Allemands ne sont pas aussi obsédés par le travail qu'on le croit. Selon le chancelier Kohl, ils sont même fainéants. « Une nation industrielle ne peut se bâtir dans un centre collectif de loisirs » avait-il un jour lancé dans un accès de colère. Les faits parlent pourtant d'eux-mêmes. Nulle part ailleurs en Europe le temps de travail réel n'est si court et les jours fériés si nombreux. Difficile de joindre un interlocuteur l'après-midi dans une administration. Le vendredi après 14 heures, un journaliste atteint difficilement le service de presse d'un ministère.<br><br>Autre sacro-sainte règle non écrite: on ne mélange pas, en Allemagne, le bureau et la vie privée. J'ai eu l'occasion de comparer pendant plusieurs années les méthodes de travail dans une entreprise employant des salariés allemands et français. Les Allemands s'autorisent rarement des pauses pour discuter de sujets privés. « Pendant le service, pas de schnaps » dit le proverbe. Dans l'entreprise en question, ces derniers étaient fort agacés par leurs collègues français qui se détendaient en parlant de choses futiles, et en riant fort. À l'inverse, les Allemands sont injoignables quand ils ont fini leur travail ! Le <em>Feierabend</em>, impossible à traduire en français, signifie que lorsque le service est terminé, il est vraiment fini. En temps normal, pas question pour un employé d'emporter un dossier à la maison. La tête est ailleurs.<br><br>L'Allemagne est un pays de droit et le monde du travail est extrêmement réglementé. On peut refuser de travailler quand ce n'est plus l'heure, et les clients retardataires en savent quelque chose ! […] « Plus de 90 % des Allemands s'ennuient au travail » me confiait un voisin pour tenter de m'expliquer la signification profonde du <em>Feierabend</em>. « Ils n'ont qu'une seule chose en tête : organiser leurs loisirs et leurs vacances » ajoutait-il.<br><br>La voilà donc, la raison : s'ils en avaient les moyens, les Allemands passeraient leurs congés à buller sur les plages ou sur les bateaux de croisière, dont ils raffolent ! Selon les sondages, deux tiers des Allemands estiment que le farniente, la plage et le soleil sont les meilleures vacances possibles.<br><br>[…]<br><br><strong>Une discipline de façade</strong><br><br>[…] Cette discipline est néanmoins à géométrie variable. Les Allemands sont réputés à juste titre pour respecter les feux piétons. Ils ne sont pas pour autant honnêtes ! […]<br><br>Le respect de l'État, aussi efficace soit-il, n'est contrairement aux apparences pas une religion.<br><br>[…]<br><br>D'un symbole à l'autre : la voiture, outre-Rhin, est presque plus choyée que les enfants. Ici, personne n'a jamais perdu une élection pour avoir négligé l'école. Alors que les électeurs ne pardonneraient pas à un élu de prendre fait et cause contre leur industrie automobile. Dans le privé, les Allemands sont capables de porter plainte contre vous si vous touchez le parechoc de leur véhicule dans une manuvre de stationnement (un constat à l'amiable s'avère toujours nécessaire). Voiture au-dessus des lois et des règles de bienséance : « Si tu ne veux pas avoir de problèmes, il ne faut pas même poser une main sur la carrosserie » m'avait prévenu, en souriant, un Brésilien… parfaitement intégré.<br><br>[…]<br><br><strong>Un ordre trop rigide</strong><br><br>Pas difficile à constater et pas faux au-delà des clichés : la discipline allemande confine à la rigidité. Les trains, que l'on dit ponctuels, arrivent souvent en retard. Les services à bord peuvent être très médiocres. Il faut attendre plusieurs semaines pour obtenir une ligne de téléphone, voire plusieurs mois ! Les administrations allemandes sont des labyrinthes et les déclarations de revenus impossibles à remplir sans un conseiller fiscal. Trois quarts des ouvrages consacrés à la fiscalité dans le monde sont écrits en allemand !<br><br>Résultat : les Allemands pèchent par excès d'ordre. « L'ordre, c'est essentiel » dit le proverbe. Le respect de la loi, en théorie du moins, est érigé en règle suprême. […] Les Allemands aiment vous faire remarquer que le feu est rouge si vous vous apprêtez à traverser, ou qu'il est interdit de fumer même si vous êtes tout seul au bout d'un quai désert. L'écrivain autrichien Stefan Zweig parlait d'ordre rigide pour qualifier ce comportement, et on ne peut que lui donner raison. Un automobiliste m'a suivi un jour sur un kilomètre le long de la chaussée pour me dire qu'il était interdit de rouler en vélo sur le trottoir ! L'Allemagne est le seul pays que je connaisse où les automobilistes sont capables de foncer sur un piéton pour lui donner une leçon de civilité.<br><br>[…]<br><br>Ne nous y trompons pas. L'Allemagne n'est ni une république bananière, ni un semblant de démocratie. Ses institutions fonctionnent bien. La vigilance et la qualité des médias permettent à ce pays de vivre dans une grande transparence. Les Allemands ont une hygiène politique exemplaire. Lorsqu'ils commettent une faute, les élites ne survivent pas longtemps au scandale.<br><br>[…]<br><br>Les Allemands ont rebâti leur identité sur le rejet du nazisme et sur la défaite de 1945. Leur objectif ne peut donc pas être de dominer l'Europe, mais de s'y intégrer pour éviter une nouvelle catastrophe.<br><br><p style="text-align:center;"><strong>Entretien avec Étienne François</strong></p>
<br><strong>Dès lors, comment définir l'identité allemande ?</strong><br>La langue joue selon moi un rôle déterminant. Allemand signifie d'abord « tous ceux qui parlent la langue du peuple ». Cette notion apparaît aux neuvième et dixième siècles.<br><br>[…]<br><br><strong>Quel élément a fédéré l'identité allemande ? La guerre de Trente Ans ? Le protestantisme ?</strong><br>Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les protestants représentaient les deux tiers de la population allemande. Leur influence sur la littérature et la philosophie a été et reste considérable. Mais d'un autre côté, l'Allemagne n'a jamais été totalement protestante. Mieux : elle est au contraire, depuis la Réforme, une terre de pluralisme confessionnel et religieux.<br><br>[…]<br><br>S'il y a bien une continuité en Allemagne, c'est le fédéralisme.<br><br>[…]<br><br><strong>Peut-on parler de « nation tardive », selon l'expression d'un sociologue allemand ?</strong><br>L'unification politique comme « État-nation », en 1871, est en effet tardive. Mais on ne peut pas dire qu'il n’y avait rien avant. Le Saint-Empire est déjà de « nation allemande », proclamée depuis le quinzième, et les voisins ont toujours considéré cet empire comme étant l’Allemagne.<br><br>[…]<br><br>Après la fondation du second Reich en 1871, un sentiment d'unité nationale naît par « en bas » avec les premières formes de protection sociale inventées par Bismarck. Créé à la fin du dix-neuvième siècle, l'État social allemand a ensuite traversé les régimes politiques. Il représente un élément fondamental de l'identité allemande contemporaine.<br><br>[…]<br><br><strong>Les Länder allemands conservent une farouche autonomie. Existe-t-il des mouvements séparatistes ?</strong><br>Non, il n'y a pas de séparatisme ! Même la Bavière, qui se définit comme un État libre, joue le jeu du fédéralisme. Si les Allemands proposaient aux Bavarois de quitter la fédération, ces derniers n'auraient qu'un vœu : celui de rester. On est loin des revendications séparatistes de la Padanie au nord de l'Italie ou de la Catalogue en Espagne. On ne peut pas imaginer la Bavière sans l’Allemagne. Et inversement. […]<br><br><strong>Pourquoi ?</strong><br>Peut-être, justement, parce qu'en Allemagne, ces diversités régionales sont revendiquées et assumées. Elles sont considérées comme un atout à préserver.<br><br><strong>Est-ce pour cela que les Allemands ont développé après la guerre un « patriotisme constitutionnel », selon l'expression de Jürgen Habermas ?</strong><br>Pour les Allemands, l'État de droit a une valeur centrale dès le dix-huitième siècle. Depuis le Moyen Âge, dans une Allemagne morcelée et foncièrement fédérale, le droit est en quelque sorte la langue et la référence commune qui maintient l'unité.<br><br>[…]<br><br><strong>Quel rôle ont joué les Juifs dans la construction de l'identité allemande ?</strong><br>L'influence des Juifs dans la culture allemande des dix-neuvième et vingtième siècles a été énorme. Je ne connais pas de pays où l'intégration culturelle et économique de la population juive ait si bien fonctionné. L'Allemagne était un pays dans lequel les Juifs avaient trouvé leur place, où ils étaient reconnus. Grâce au morcellement territorial et à la protection qui a été accordée aux communautés juives dès le Moyen Âge par de nombreux princes, il n'y a pas eu en Allemagne d’expulsion généralisée des Juifs. À la différence par exemple de ce qui s'est passé en France… […] La symbiose judéo-allemande a été une des plus grandes réussites du dix-neuvième et du début du vingtième siècle.<br><br><strong>Il ne reste plus rien de cette symbiose ?</strong><br>Tout a disparu à cause des massacres du nazisme.<br><br><p style="text-align:center;"><strong>Entretien avec Gesine Schwan</strong></p>
<br><strong>Vous avez déclaré un jour que l'Allemagne devait avoir plus « confiance en elle-même » ? Que vouliez-vous dire ?</strong><br>La confiance en soi permet d'avoir un esprit plus ouvert sur les autres. Cela permet les rapprochements, la lucidité sur ses propres problèmes. Or pour moi, l'Allemagne n'a pas encore retrouvé toute cette confiance. Je fais là une différence entre la confiance en soi, que j’appelle de mes vœux, et d'autres traits de caractère : la certitude, la fierté et la prétention. Être trop sûr de soi empêche de se remettre en cause.<br><br><strong>L'Allemagne serait selon vous trop sûre d'elle en Europe ?</strong><br>Les autorités allemandes ont, ces dernières années, tendance à se comporter en Europe comme si notre pays avait tout bien fait, comme s'il avait en tous cas mieux fait que les autres. Vous connaissez le refrain : nous avons su faire des réformes et des économies budgétaires avant les autres, nous avons su limiter la hausse des salaires afin de gagner en compétitivité, nous avons, surtout, fait nos fameuses réformes structurelles… […] Encore une fois, ceux qui parlent sur ce ton démontrent à mes yeux que l'Allemagne n'a pas encore retrouvé sa confiance en soi. Répéter ces certitudes ne permet pas de comprendre la complexité de la situation. C'est manquer de « bon sens ». Peindre tout en noir et blanc, c'est ignorer la réalité.<br><br>[…]<br><br>La reprise de la croissance en Allemagne ne s'explique pas, selon moi, par la modération salariale et par les coupes dans les allocations sociales. Lesquelles ont d'ailleurs augmenté. Elle est à mettre sur le compte du dialogue entre les partenaires sociaux. Or, ceci est une particularité allemande, au-delà des majorités politiques. Nos entreprises ont réussi, en recourant au chômage partiel avec l'accord des employés, à traverser la crise en conservant leur personnel. Cette capacité du système allemand à se serrer les coudes, toutes catégories confondues, à trouver un compromis dans les moments difficiles, est un de nos atouts majeurs. C'est d'ailleurs pour cette raison que les recettes de l’économie allemande sont difficilement exportables.<br><br>[…]<br><br><strong>Les Allemands sont donc en partie responsables des reproches qui leur sont faits par leurs partenaires européens ?</strong><br>Je crois d'abord qu'on ne peut pas parler « des Allemands ». Je ne crois pas à une « âme allemande ». Je viens de vous citer l'exemple des entrepreneurs : les Allemands sont très divers et différents et cette diversité s'accroît avec notre ouverture sur le monde. Nous avons une très forte immigration avec notamment 5 millions de citoyens turcs ou d’origine turque. C'est une autre constellation qu'en 1945 ! Je n'ai jamais cru à l'existence d'un « peuple allemand ». […]<br><br><strong>Vous voulez parler de cette tendance des Allemands à vouloir privilégier l'ordre dans la société ?</strong><br>Vous avez raison de mentionner ce point. Dans toutes les classes sociales en Allemagne, on retrouve cette tendance à privilégier la solution d'un problème par le respect de l'ordre plutôt que par un arrangement à l'amiable entre les parties. Mais cette tendance des citoyens à se prendre pour des gendarmes n'est pas inscrite dans les gènes.<br><br>[…]<br><br><strong>Les Allemands n'aspirent-ils pas finalement à vivre dans une sorte de « grande Suisse » ?</strong><br>Oui, d'une certaine manière, puisque le gouvernement court derrière les succès économiques, en évitant de prendre trop de responsabilités politiques. Cela s'inscrit dans la lignée d'une certaine « tradition allemande ». Mais je crois que les nouvelles générations sont différentes. Les jeunes du SPD et des <em>Grünen</em> (écologistes) sont très politisés. Ils veulent changer les choses. Ils n'aspirent pas à une « grande Suisse ». Sur ce point, ils ne ressemblent pas du tout à leurs aïeux.<br><br><br><br><p style="text-align:center;"><strong>Entretien avec Wolf Lepenies</strong></p>
<br><strong>Ont-ils enfin trouvé une identité ?</strong><br>La recherche d'identité n'est jamais achevée. Comme disait le philosophe français Ernest Renan, une nation, c'est un « plébiscite de tous les jours ». Le peuple ne cessera jamais de redéfinir la nation dans laquelle il vit. Mais après la réunification, les possibilités d'évolution sont devenues limitées : l'Allemagne ne peut plus être très différente de ce qu'elle est aujourd'hui.<br><br>[…]<br><br>L'Allemagne se retrouve aujourd’hui dans une situation qui n'a jamais été voulue, conséquence du développement de son économie. Les Allemands n'ont pas fait de réformes pour gagner du pouvoir sur les autres mais pour s'adapter aux exigences de la mondialisation. Je ne vois pas la volonté d'imposer un modèle.<br><br>[…]<br><br>L'Allemagne joue de nouveau un rôle politique important. Il faut faire avec. D'autant que les Allemands se voient, non comme perturbateurs, mais comme un élément stabilisateur.<br><br>[…]<br><br>L'Allemagne se sent bien dans sa personnalité institutionnelle actuelle : son fédéralisme, sa constitution… Et c'est très important ! S'il existe une chose à laquelle les Allemands aiment se référer, c’est la Loi fondamentale (<em>Grundgesetz</em>). […]<br><br>Chez les Allemands, la modération, le raisonnement l'emportent aujourd'hui sur la passion. L'une des preuves éclatantes de ce faible nationalisme allemand est la distance que la population a toujours gardée avec le pape Benoît XVI, successeur de Jean-Paul II. S’il existait un véritable nationalisme chez nous, les Allemands auraient adulé leur pape. Or tel n'était pas le cas…<br><br>[…]<br><br>De nos jours, cette propension pour la technologie est disséminée par la structure de notre économie. Laquelle repose sur une multitude de petites et moyennes entreprises, qui regorgent d'inventeurs. Prenez Daimler-Benz, le géant de l'automobile : en réalité, cette entreprise ne saurait rien faire sans le tissu de sous-traitants qui l'accompagnent. Une autre raison du succès de nos entreprises est le système d’apprentissage en alternance (<em>Dualsystem</em>) qui procure une main-d'œuvre qualifiée. Par ailleurs, les mentalités y contribuent : les Allemands aiment le travail bien fait. Ils ont toujours à cœur de mener leur projet à bout.<br><br><strong>Comment expliquez-vous ce trait de caractère ?</strong><br>En partie à cause de notre culte de la discipline. Dans le Bade-Wurtemberg, on est obligé de balayer une fois par semaine devant sa porte. C'est très allemand. C’est l'ordre ! Les Souabes ne laisseraient jamais une régie communale faire ce travail. Mais attention, n'oubliez pas que les Allemands restent très différents d'une région à l'autre. Dans beaucoup d’endroits, on se moquerait de vous si vous demandiez aux riverains de nettoyer sur les trottoirs. Les Allemands respectent l'autorité, c'est vrai. En général, ils se considèrent comme des gens ordonnés et sont perçus comme tels.<br><br><strong>Continuons avec un autre cliché qui a la vie dure : vos compatriotes donnent l'impression que la cuisine ne les intéresse pas. On dit aussi qu'ils n’ont guère d'humour. Vrai ?</strong><br>Je ne vois pas beaucoup de différence avec la France pour la nourriture de tous les jours. Il n'existe pour ainsi dire pas de « cuisine allemande ». À Berlin, la cuisine est pratiquement réduite au <em>Currywurst</em>. Mais si vous mangez un <em>Leberkäse</em> à Munich, vous trouverez encore de la bonne qualité. Quand à l'humour, je n'aime pas les généralités. Si vous demandez aux Rhénans de Cologne si les Allemands ont de l'humour, ils vont vous rire au nez ! Ils vous répondront qu'ils ont de l'humour à chaque instant. Les Rhénans rigolent tout le temps. C'est aussi le pays des carnavals. En revanche, à Hanovre vous pourriez avoir raison. Encore une fois, tout dépend de la région.<p> </p>
</div></blockquote>
<br><p>Je précise que je n'ai hélas personnellement aucune expérience pratique de l'Allemagne, à l'exception d'un week-end prolongé à Berlin, néanmoins <a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/740-To-check-or-not-to-check,-that-is-the-question.html" rel="external nofollow">suffisant pour apprécier un certain savoir-vivre ensemble</a>. Je ne peux donc bien évidemment pas affirmer un ennéatype pour le pays.<br><br>Si vous avez eu le courage de lire cet interminable message, il est évident que de nombreux éléments peuvent être interprétés comme appartenant au type <strong>6</strong>. Ce qui me gêne, c'est que la passion et la fixation de l'ennéatype ne sont pas réellement visibles, alors qu'ils le sont nettement quand on analyse d'autre pays comme la France. Or j'ai du mal à imaginer que l'Allemagne soit intégrée à ce point… Dès lors, je me demande si on n'est pas en présence de manifestations du niveau d'existence BLEU et/ou si le souci d'ordre et de discipline ne recouvre pas des comportements qu'on peut certes mettre au service de la compulsion d'évitement de la déviance, mais aussi à celui d'autres compulsions, par exemple l'évitement des conflits.<br><br>Je remarque aussi que tous les coauteurs du livre insistent sur l'hétérogénéité de l'Allemagne et sur la non-existence d'une « âme allemande ». Faire vivre ensemble des peuples très divers pointe assez souvent vers un autre ennéatype que le <strong>6</strong> : je ne peux m'empêcher de penser à la discussion qui a suivi cet <a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/576-LIndonesie-en-couleurs-et-plus-12.html" rel="external nofollow">article sur l'Indonésie</a>.<br><br>Une autre possibilité — amis <strong>9</strong>, vous allez aimer  <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon="1"> — est de considérer que la parenthèse hitlérienne a été tellement terrible qu'elle a provoqué une désintégration. On pourrait alors avoir une culture <strong>6</strong> se désintégrant temporairement dans un autre ennéatype, ou une culture d'un autre ennéatype se désintégrant temporairement en <strong>6</strong>. Ce temporaire pouvant durer de la période hitlérienne au « miracle de Berne » ou même à la réunification.<br><br>Le débat est maintenant lancé.<br><br>Très amicalement,<br>Fabien<br><br>Source : Christophe Bourdoiseau. <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/2875230492/" rel="external nofollow"><em>Allemagne : La mémoire libérée</em></a>. Bruxelles (Belgique), Nevicata, 2013. [<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/B00GF57Z34/" rel="external nofollow"><em>Version Kindle</em></a>]</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1725</guid><pubDate>Mon, 28 Jul 2014 14:40:12 +0000</pubDate></item><item><title>Kenya</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2137-kenya/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,<br><br>
	J'ai commencé, sur le blog “Et à l'aurore”, une réflexion sur l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/972-Le-Kenya-en-couleurs-et-plus-ebauche.html" rel="external">ennéatype du Kenya</a> et son positionnement sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.<br><br>
	Très amicalement,<br>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2137</guid><pubDate>Thu, 29 Nov 2018 10:11:56 +0000</pubDate></item><item><title>Tunisie</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2093-tunisie/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour Fabien,
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	J’espère que Patricia et toi allez bien, et que vous avez passé de bonnes vacances.
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	Je me lance avec ce message, dans une tentative de typage et d’analyse en spirale dynamique de la Tunisie, à la lumière des connaissances qui sont les miennes sur ce pays.
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	S’agissant de l’ennéagramme, à mon sens, la Tunisie est de type <strong>4</strong>. Mais je dois avouer d’emblée que je ne suis pas absolument certain de cette tentative d’analyse, tant ce pays, que je connais pourtant un peu, me semble moins aisé à typer que la France ou les États-Unis, par exemple.
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	Avant de m'expliquer, il me semble utile de rappeler (très rapidement), quelques points historiques, afin de « planter le décor ». La Tunisie est une terre habitée depuis près de 3000 ans, initialement par les Berbères, puis les Phéniciens (et Hannibal Barca) qui construisirent, en se fondant aux Berbères, la civilisation carthaginoise. A ensuite suivi l'arrivée des Arabes (qui amenèrent la conversion à l'Islam), des Ottomans, puis celle de la France, durant la période moderne. Toutes ces influences, rajoutées aux innombrables influences réciproques des cultures méditerranéennes, font de la Tunisie un pays complexe, aux tendances culturelles souvent contradictoires, qui se superposent les unes aux autres.
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	Le premier élément qui saute aux yeux lorsque l’on passe du temps sur place, est cette tendance forte qu’ont les Tunisiens à se dévaloriser eux-mêmes, se considérant souvent inférieurs aux autres pays, dans de nombreux domaines. Cette attitude culturelle coïncidait, logiquement, avec une admiration pour les autres pays : France, Italie, Allemagne, etc.
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	Depuis la révolution de 2011 toutefois, un sursaut de fierté est apparu, et parfois, ponctuellement, on peut entendre des Tunisiens parler avec fierté de leur pays. C’est surprenant par rapport au discours traditionnel des Tunisiens, mais encore très ponctuel. Car l’auto-dévalorisation est encore très présente dans le discours des Tunisiens, dans de nombreux domaines, parfois de manière flagrante, s’agissant par exemple du fait que la Tunisie fasse partie des pays dits « pauvres », que le pays vive principalement d’aides internationales, ou que ses résultats sportifs soient quasi-inexistants au niveau mondial (les Tunisiens en effet, comme la majorité des hommes dans le monde, parlent principalement d’argent et de sport, et également d’un troisième sujet, que je n’évoquerai pas ici par pudeur…)
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	D’autres fois, cette auto-dévalorisation est plus subtile. À titre d’exemple, les Tunisiens, pays plusieurs fois millénaire, ne considèrent même pas leur langue nationale comme une langue véritable, mais comme un simple dialecte, indigne d’être élevé au rang de langue à part entière. Certes, les dialectes existent dans de nombreux pays dans le monde, à l’échelle d’une région ou d’une province, mais lorsqu’un « dialecte » unique est celui d’un pays tout entier, cela devrait légitimement s’appeler une langue. À titre de comparaison, les dialectes régionaux en France et en Union Européenne, à l’instar du Breton, du Catalan, du Basque ou du Corse, sont tout de même juridiquement et administrativement appelés « langues régionales », alors qu’ils ne sont parlés qu’à l’échelle d’une région, et que par un nombre très réduits de personnes. Là où donc la Tunisie appelle sa langue nationale, et la laisse appeler par d’autres, « dialecte ».
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	Dans le même ordre d’idée, et plus généralement, il suffit de prendre le temps de parler sur place, avec des Tunisiens, pour constater qu’il est majoritairement dit des choses péjoratives sur eux-mêmes, le pays, la culture, le comportement des gens, etc. On est loin de la fierté qui anime certains pays. On est même à l’extrême inverse.
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	De plus, en passant régulièrement du temps sur place, j'ai souvent remarqué quelque chose qui, semble-t-il relève de la fixation et de la passion du type <strong>4</strong>. Les Tunisiens sont en effet nostalgiques de tout, ou à fantasmer sur ce qu'ils n'ont pas et qu'ils idéalisent. À titre d’exemple, sous la dernière dictature (1987-2011), qui ne leur laissait absolument aucune liberté, les Tunisiens ne rêvaient que de droits, de liberté, et de démocratie (ce que l'on peut aisément comprendre). Mais depuis la révolution de 2011, aussi incroyable que cela puisse paraitre, de très nombreux Tunisiens dans la rue, dans les cafés ou ailleurs, affirment désormais regretter le temps de la dictature, car selon eux, tout allait mieux à l'époque, car le pays était pris en main, et que finalement, ça n’était pas si mal. Une manifestation, il me semble, d’envie, de mélancolie, et une tendance à ne percevoir que le manque.
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	D’ailleurs, et sur un plan plus culturel, lorsqu’on se penche sur la littérature tunisienne francophone, on peut lire, sur la page Wikipédia correspondante, ceci : <em>« Aujourd'hui, </em>[la littérature tunisienne]<em> se caractérise par son sens critique. Contrairement au pessimisme d’Albert Memmi (célèbre auteur tunisien), qui prédisait que la littérature tunisienne était condamnée à mourir jeune, des écrivains tunisiens percent à l’étranger. </em>[…]<em> Les thèmes de l’errance, de l’exil et du déchirement constituent l’axe principal de cette création littéraire. De jeunes voix semblent cependant prendre la relève</em> […]<em> qui, tout en menant une recherche formelle en explorant les possibles de la poésie et de la prose, revendique en français une identité nationale tunisienne, laquelle doit être harmonieuse, polyvalente et universelle. »</em>
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	Ici, plusieurs points me semble compatibles avec le type <strong>4</strong> : le pessimisme d’une littérature supposée condamnée à mourir jeune, les thèmes récurrents de l’errance, l’exil, et le déchirement. En somme, de la tristesse et de la mélancolie, et l’intensité dramatique. Et pour ce qui est de la nouvelle génération d’auteurs, le thème de l’harmonie correspond à l’idée supérieure du type <strong>4</strong>. Le tout, s’inscrivant dans une quête d’identité, cohérente avec la peur de base du type <strong>4</strong>.
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	Par ailleurs, Eliane Tabone, agrégée de lettres classiques et universitaire française, écrit dans son analyse des auteurs littéraires tunisiens du XX<sup>e</sup> siècle, à propos de Mustapha Tlili, grand écrivain tunisien, qu'il <em>« renouvelle le thème de l'exil et du déchirement identitaire, omniprésent dans ses récits</em> [...]<em>. »</em>
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	Quant à Leila Pani, docteure en littérature, elle a nommé sa thèse de doctorat sur Tahar Bekri, autre grand auteur tunisien : <em>L'exil et la nostalgie dans l'œuvre poétique de Tahar Bekri.</em>
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	Tous ces éléments me semblent indiquer la passion, la fixation, et la peur de base du type <strong>4</strong>.
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	Également, la page Wikipédia consacrée à la culture de la Tunisie mentionne la culture traditionnelle du jasmin, « fleur nationale » omniprésente dans le pays, et précise : <em>« Par ailleurs, le jasmin fait l’objet d’un langage spécifique. Ainsi, un homme qui en porte à l’oreille gauche indique qu’il est célibataire. Par ailleurs, offrir du jasmin blanc est une preuve d’amour alors qu’offrir du jasmin d'hiver, sans odeur, est signe d’insolence. »</em> Un langage symbolique, pour un élément culturel, pouvant correspondre avec le mode de communication du type <strong>4</strong>.
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	Sur un autre plan, sur le site d’information <a href="https://www.realites.com.tn" rel="external nofollow">Réalités.com.tn</a>, se trouve un article pas si ancien (2013), et qui est, il me semble, très révélateur. Il s’intitule « <a href="https://www.realites.com.tn/2013/12/sante-mentale-la-tunisie-en-mode-souffrance/" rel="external nofollow">Santé mentale : la Tunisie en mode souffrance</a> », et commence ainsi :  <em>« D’après la carte mondiale de la santé mentale, il semblerait qu’il ne fasse plus bon vivre dans le pays. </em>[…]<em> La mélancolie caractérise l’ambiance générale qui règne dans un pays en mode souffrance où plus de 50 % des habitants sont dépressifs. En Tunisie, la dépression s’exprime par la violence, l’agressivité, la toxicomanie, la délinquance, le suicide. Le contexte social tunisien, est caractérisé par une recrudescence de la violence, toutes formes confondues et la toxicomanie </em>[…]<em>. </em>[…]<em> La violence et la toxicomanie sont l’expression de la dépression chez les jeunes, soutient le Dr Ghachem. Le rapport sur la santé mentale en Tunisie explique que les violences en milieu scolaire et familial constituent un phénomène alarmant. Leurs origines sont variées et souvent superposées à celles de la détresse psychologique. Il peut s’agir de l’interaction des facteurs personnels, familiaux, socioculturels, économiques et/ou environnementaux. </em>[…]<em> Pour leur part, les chiffres de la toxicomanie en Tunisie sont également inquiétants. Le ministre de la Santé a annoncé en 2013 qu’on compte près de 350 000 toxicomanes selon les estimations concordantes de diverses sources médicales et d’ONG spécialisées, dont plus de 100 000 cas d’addiction au cannabis, plus de 100 000 au Subutex (médicament qui contient une substance proche de la morphine) et plus de 11 000 à la seringue. Parmi eux, 70 % sont âgés de moins de 35 ans. </em>[…]<em> Les chiffres officiels concernant le suicide restent parcellaires et rares ainsi que les articles et autres études scientifiques. Le Pr S. Ammar signalait dès les années 70 que le suicide en Tunisie était plus fréquent que dans bon nombre de pays occidentaux. »</em>
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	Ici, plusieurs point semblent confirmer un type <strong>4</strong> : la mélancolie, la dépression, la violence, la toxicomanie.
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	À cet égard, et dans la continuité, un autre point conforterait encore l’observation du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_connex.htm" rel="">contrepoids égotique</a> du type <strong>4</strong>. La Tunisie est traditionnellement montrée en exemple parmi les pays du continent africain pour son fort taux d'alphabétisation (77,7 %, source Wikipedia) et pour le nombre élevé de personnes diplômées de l'Université, pour un pays du Maghreb. Et pourtant, selon une étude américaine datant de 2015, la Tunisie est le 1<sup>er</sup> pays au monde fournisseur de « soldats » pour Daesh/Al qaïda. Ces nombreux soldats tunisiens sont d'ailleurs recrutés par les organisations terroristes, en raison même de leurs compétences universitaires (informatiques, économiques, techniques, etc), et se retrouvent ainsi souvent haut placés dans la hiérarchie du groupe terroriste. Ainsi, sur les 8 000 « soldats » que le Maghreb entier fournit à Daech, 6 000, soit 75 %, sont Tunisiens (alors même que c’est le plus petit pays du Maghreb). Et à titre de comparaison, le Moyen-Orient fournit lui aussi environ 8 000 « soldats » pour Daech, soit à peine ¼ de plus que la Tunisie à elle seule. Cette dernière, avec ses 8 000 recrues, est donc le premier pays fournisseurs de combattants, alors que, toujours selon cette étude, le 2<sup>ème</sup> pays fournisseurs de recrues est l’Arabie Saoudite, avec « seulement » 2 500 combattants.
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	Il est difficile, pour beaucoup d'observateurs, d'expliquer comment le pays de la région, dont la législation est la plus occidentalisée, qui amène le plus grand nombre de jeunes à l'Université, et qui, de plus, est le seul pays à avoir obtenu la démocratie et à vivre librement, sans dictateur, depuis plus de 7 ans, soit le pays où les gens soient suffisamment désespérés pour partir en Syrie intégrer les rangs d’une organisation terroriste. Mais il me semble que l’explication peut être donnée, là encore, à la lumière de la forte crise économique que traverse actuellement la Tunisie, par le contre-poids égotique du type <strong>4</strong>. Car avec une économie au ralenti, et un taux de chômage qui a explosé ces dernières années, des milliers de jeunes tunisiens tombent dans cette forme dramatique et extrême de criminalité, alors même que d'autres pays de la région connaissent également de fortes difficultés économiques (Maroc, Égypte) mais ne sont pas, semble-t-il, de type <strong>4</strong>.
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	Enfin, la « violence » des Tunisiens se manifeste également de manière plus courante, mais heureusement plus symbolique et subtile, par la langue tunisienne elle-même. En effet, pour quelqu’un qui comprend un tant soit peu la langue, ce qui saute aux yeux est la grossièreté particulièrement marquée des habitants, où, pour un oui ou non, que l’interlocuteur soit énervé ou pas, le langage tourne très souvent autour de termes franchement grossiers, évoquant souvent l’organe masculin. C’est d’ailleurs assez connu parmi les autres habitants du Maghreb, qui rient souvent, à juste titre d’ailleurs, de la grossièreté des Tunisiens.
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	Le plus surprenant est, qu’en parallèle, l’accent tunisien est décrit comme doux, chantant, et que la langue tunisienne est décrite comme très proche de la langue arabe, langue réputée pour sa poésie et sa métaphore. À tel point que j’entends très souvent dire « Vous les Tunisiens, votre langue, c’est de l’arabe ! ». C’est ainsi que la langue parlée des Tunisiens, est une langue très proche de la langue arabe, mais qu’en parallèle, l’usage quotidien de la langue est grossier, outrancier, et agressif. 
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	Ces traits me semblent être compatibles avec une culture de type <strong>4</strong>, désintégrée.
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	*-*-*-*-*
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	Enfin, en ce qui concerne la Spirale Dynamique, la Tunisie me semble être centrée en DQ, avec un fort CP et avec un ER culminant.
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	ER-ORANGE
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	S’agissant de la place d’ER au sein du pays, l’impulsion du « père de l’indépendance », obtenue en 1956, Habib Bourguiba, a fait entrer le pays dans la modernité, avec dès 1957, la création d’une procédure de divorce, l’abolition de la polygamie (punissable d’une peine d’emprisonnement), et l’interdiction du mariage forcé.
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	Plus récemment, et concernant la dernière Constitution, votée le 26 janvier 2014, la page Wikipédia relative à la condition féminine en Tunisie mentionne : <em>« </em>[La Constitution de 2014]<em> conforte la Tunisie dans sa place de pays progressiste en matière de droits des femmes dans le monde arabo-musulman. Ainsi </em>[elle]<em> proclame l'égalité entre les citoyens et citoyennes devant la loi sans aucune discrimination, </em>[…]<em> garantit la représentativité des femmes dans les assemblées élues </em>[…]<em>, accorde le droit à un travail exercé dans des conditions décentes et à un salaire équitable. Par ailleurs, l'article 46, consacré spécifiquement aux droits des femmes, engage l'État </em>[…]<em> à instaurer un principe de parité et à éradiquer les violences faites aux femmes. »</em>
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	Enfin, et pour terminer ce point, les femmes représentent par ailleurs, 72 % des pharmaciens du pays, 42 % des médecins, et 40 % des professeurs d’Université (source : Wikipédia).
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	Également, toujours en 1957, il est décidé de fermer les tribunaux islamiques et les tribunaux rabbiniques, pour créer des juridictions séculières. Et à la même période, Bourguiba fait annuler une loi française de 1920 interdisant toute méthode contraceptive, et incite les Tunisiennes à utiliser la pilule, qui est rendue gratuite dans tout le pays. Tous les imams prononçant des sermons critiquant ces mesures favorables aux droits des femmes sont par ailleurs arrêtés.
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	Enfin, à la fin des années 60, contre les tendances communistes de l’étatisation des moyens de production (le communisme a le vent en poupe à l’époque, dans de nombreux pays du tiers-monde), Bourguiba fait le choix d’une économie de marché et du développement de la propriété privée.
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	Toutes ces mesures, parmi de nombreuses autres, ont fortement réduit le poids de BO et de l’Islam (DQ) au sein de la société tunisienne, et ont par ailleurs, fait naître un individualisme, une conception nucléaire de la famille, et un début de société de consommation, caractéristiques de ER.
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	À ce titre, une citation extraite d’un discours de Bourguiba, prononcé à Tunis le 8 février 1961, semble résumer à elle-seule, sa volonté de faire évoluer la société tunisienne de DQ vers ER : <em>« Il est encore des gens qui ne conçoivent pas que la raison doit s’appliquer à toutes choses en ce monde et commander toute activité humaine ; pour ceux-là, certains domaines — celui de la religion en particulier — doivent échapper à l’emprise de l’intelligence </em>[…]<em> Comment admettre cet ostracisme contre la raison ? Comment s’abaisser à ce comportement d’animal intelligent ? La religion ne peut pas le commander. »</em>
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	CP-ROUGE
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	S’agissant de la place de CP dans la société tunisienne, il suffit d’atterrir à Tunis et de sortir de l’aéroport pour voir les conditions de circulation dans le pays. Chacun pour soi, aucun respect des règles, une conduite impulsive, égoïste et inconséquente, caractéristiques de CP. En conséquence — logique — la Tunisie compte 10 000 morts par an sur les routes, soit le double du nombre de morts sur les routes françaises chaque année, et ce, alors même que le pays ne compte que 10 millions d’habitants environ. Et sans compter les blessés. Mais ces chiffres récurrents n’ont jamais rien changé aux comportements routiers des Tunisiens, CP n’ayant que faire des conséquences de ses pulsions. La circulation automobile est ainsi l’aspect sociétal où CP apparait de manière la plus évidente en Tunisie, (<a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/483-Votre-voiture-a-t-elle-bon-caractere.html#c467" rel="external">comme dans d’autres pays d’ailleurs…</a>).
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	Par ailleurs, l’égoïsme très fort de la société tunisienne, dont les habitants eux-mêmes se plaignent sans arrêts, peut parfois déconcerter. Dans un pays qui se revendique de l’Islam comme religion d’État (religion dont la générosité envers les nécessiteux constitue l’un des cinq piliers), l’on réalise vite que cette religion n’a souvent été qu’une valeur de surface.
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	Le fossé important qui existe entre une élite (sur le plan de la richesse), et le reste de la population, fait qu’il n’est pas rare de voir dans une même zone, des villas, des voitures de luxe allemandes, alors que les nombreuses autres personnes de ces mêmes quartiers vivent à la limite de la pauvreté. Cet état de fait que l’on retrouve dans certains pays d’Asie, comme l’Inde, et qui sur place, tente de s’expliquer par la notion de karma (selon laquelle, la pauvreté ou la richesse dans cette vie est la conséquence des actions bonnes ou mauvaises, durant les vies antérieures, et que donc, il n’est pas souhaitable de lutter contre ça, car cela reviendrait à lutter contre l’ordre cosmique des choses), ne peut s’expliquer en Tunisie par une raison transcendante et métaphysique. Au contraire, l’Islam, religion de près de 99 % de la population, impose fermement d’aider les pauvres. Ce qui n’est bien sûr pas le cas en Tunisie, où se côtoient dans les mêmes rues, indigents et millionnaires, et où il est systématique (et quasi-compulsif) d’étaler sa fortune par des signes ostentatoires de richesse (bijoux, voiture, vêtements, maison…), quand bien même l’on n’est pas réellement « riche ».
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	Par ailleurs, il est courant qu’au sein même des trop rares associations ayant en charge l’aide aux nécessiteux et aux orphelins, les dirigeants détournent des fonds à leurs profits. Au même titre que les dirigeants politiques, dont le train de vie — ne serait-ce que le train de vie « officiel » — scandalise la population.
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	Mais en CP, dans une société culminant en ER, le mieux placé, le plus fort dans sa position sociale, n’a aucun scrupule à prendre ce qu’il veut et faire ce qui l’arrange. Les autres prendront leur mal en patience, ils n’avaient qu’à être en position de force.
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	Par ailleurs, l’existence de deux « niveaux » de soins et d’éducation, avec d’un côté les cliniques et écoles privées, hors de prix, mais offrant des soins aux standards qui se rapprochent presque des standards européens, et de l’autre, des hôpitaux et des écoles publics, qui accueillent la majorité de la population, et dont l’état de délabrement catastrophique rappelle des images de zones de guerres, me semble confirmer une société à deux vitesses, où seuls les meilleurs (économiquement) ou les mieux placés dans la société, tirent leur épingle du jeux, sans scrupules, ni culpabilité. Au contraire même, avec une ostentation et une fierté certaines.
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	DQ-BLEU
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	Enfin, un dernier point me semble devoir être évoqué. Jusqu’en 2011, le pays n’avait jamais vécu que sous la dictature : plutôt « éclairée » sous Bourguiba (afin de faire passer progressivement la société en ER) de 1956 à 1987, et nettement moins « éclairée » sous la suivante, renversée en 2011. Toutes deux relevaient de DQ, et ont de fait, remplacé l’Islam dans ce vMème.
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	En conséquence de la révolution de 2011, le pays s’est retrouvé du jour au lendemain, totalement libre, passant d’une dictature brutale et étouffante au quotidien, à une liberté totale et garantie pour tous, et ce pour la première fois de son histoire. D’un coup, chacun a pu jouir de la même liberté qu’en Occident. Ce passage soudain, a provoqué une réaction d’une partie de la population, qui voulant rester en DQ, se bat pour placer la religion au centre et à la tête du pays. À cet égard, le parti dit islamiste réalise de bons scores lors des différentes élections, et est en concurrence avec le principal parti, de tendance progressiste. Ces deux partis se battent à chaque élection, pour savoir qui dirigera le pays.
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	Il se passe ainsi en Tunisie, semble-t-il, la même chose qu’en Europe de l’Est, après l’effondrement du Mur de Berlin. La population, passant brutalement d’une dictature DQ à ER, a vécu une frénésie de libertés, sociales et économiques. Certains sont très rapidement devenus millionnaires ou milliardaires (les futurs oligarques) par des pratiques commerciales et financières très agressives (la législation de l’époque ne prévoyant rien pour encadrer l’économie de marché), et le peuple, resté majoritairement pauvres, entrait tout de même dans une frénésie de consommation.
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	En Tunisie, la situation actuelle est très similaire, et l’endettement des ménages est incroyable, et réellement catastrophique. Chaque famille s’endette à outrance pour s’acheter écrans plats, voitures, ou dernier smartphone. À tel point que des lois ont dû être votées pour tenter de stopper ces comportements frénétiques, et des peines de prisons fermes sont très régulièrement prononcées, contre des personnes s’étant endettées à outrance, par pulsions consuméristes.
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	Par ailleurs, il est flagrant d’observer dans les rues, deux tendances qu’on ne voyait pas à l’époque de la dictature. Des femmes, cigarettes à la main, vêtues à l’occidentale, et d’autres, plus rares certes, mais tout de même présentes, vêtues du voile intégral. Pour rappel, le voile intégral était strictement interdit du temps de la dictature, par crainte d’un coup d’État islamiste.
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	La Tunisie se retrouve donc aujourd’hui scindée en deux, socialement et politiquement, entre une frange de la population refusant le glissement vers ER, et se battant pour un maintien en DQ, et l’autre, plongeant totalement et brutalement en ER grâce à la révolution démocratique, avec les conséquences néfastes des excès de ER : frénésie de consommation, individualisme exacerbé, destruction de l’environnement (les rues de Tunisie sont de plus en plus sales, et les rares endroits restés sauvages sont systématiquement rachetés par des promoteurs immobiliers et bétonnés afin de construire hôtels et autres centres commerciaux).
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<p style="text-align: center;">
	*-*-*-*-*
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	Au final, tous ces éléments caractérisent, sauf erreur de ma part, une société de type <strong>4</strong>, centrée sur DQ, et culminant en ER, avec un fort CP.
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<p>
	Les éléments caractérisant le type <strong>4</strong> et le niveau ER peuvent par ailleurs, s’articuler ensemble : la modernisation en ER, dès les années 50, de la société tunisienne — unique dans le monde musulman —, pouvant être interprétée comme une manifestation de la compulsion du type <strong>4</strong>.
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	Qu’en penses-tu ?
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	Amicalement,
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	Abdel
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2093</guid><pubDate>Mon, 03 Sep 2018 11:25:36 +0000</pubDate></item><item><title>Albanie</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2091-albanie/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Début avril dernier, j'ai lu un petit livre sur l'Albanie et j'ai trouvé cette culture si fascinante que j'ai fait quelques recherches bibliographiques et que Patricia et moi avons improvisé un petit voyage sur place. Bref, sur le blog “Et à l'aurore”, vous trouverez une analyse de l'<a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/968-LAlbanie-en-couleurs-et-plus.html" rel="external">ennéatype de l'Albanie</a>, en plus du positionnement du pays sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.
</p>

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<p>
	Très amicalement,
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<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2091</guid><pubDate>Thu, 26 Jul 2018 07:15:28 +0000</pubDate></item><item><title>Sicile</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2080-sicile/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai analysé l'<a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/967-La-Sicile-en-couleurs-et-plus.html" rel="external">ennéatype de la Sicile</a> sur le blog “Et à l'aurore”, en plus du positionnement du pays sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2080</guid><pubDate>Wed, 20 Jun 2018 08:57:21 +0000</pubDate></item><item><title>Br&#xE9;sil</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1814-br%C3%A9sil/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Dans la communauté de l'ennéagramme, la culture du Brésil est généralement positionnée en <strong>7</strong>, comme d'habitude sans réel justificatif. Je suis allé deux fois au Brésil dans des régions bien distinctes du pays : l'Amazonie de Manaus à Bélem en passant par Santarém, Brasilia, Rio de Janeiro, Salvador de Bahia, Iguaçu. Même si cela peut sembler beaucoup, cela reste peu face à l'immensité du cinquième plus grand pays du monde. Même si j'ai pu observer de nettes différences entre les cultures de ces endroits — les habitants de Foz do Iguaçu se considèrent comme bien sérieux par rapport à ceux de Rio de Janeiro —, l'hypothèse <strong>7</strong> (variante <strong>mu</strong>) fait bien sens. Je me souviens de villages abandonnés pendant les crues en Amazonie et dont on ne voyait que les trois bâtiments construits en dur : l'école, l'église et la salle des fêtes. Le plus gros des trois était invariablement le dernier !<br><br>Dans la préface de son Dictionnaire amoureux du Brésil, Gilles Lapouge dresse un beau portrait de <strong>7</strong> :<br></p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-username="Gilles Lapouge" data-cite="Gilles Lapouge"><div>
<p>Quand je suis tombé dans ce continent, en 1951, j'arrivais d'une Europe grise, fourbue, avec des aigreurs d'anciens combattants, de soldats en déroute et de fours crématoires. L'Europe avait reçu beaucoup de gnons. Elle était pleine de bleus, de rancunes et de cendres. Hargneuse, prétentieuse et repliée sur ses propriétés, elle se laissait manger par sa mémoire. Ses villes et presque ses paysages étaient couverts de brumes et de pluies un peu sales.</p>
<p> </p>
<p>Le Brésil était en couleurs, au contraire. Dans les rues allaient des peaux noires, blanches, rouges ou dorées, et elles s'amusaient ensemble. Le pays portait un nom de couleur en hommage à cet arbre de braise (pau-brasil ou « bois brésil ») dont la pulpe a barbouillé de carmin, de pourpre et d'écarlate les fêtes des condottieres, des princes et des papes de la Renaissance, à Florence, à Chambord, en Flandres et au Louvre. La terre du Brésil est violette, noire, jaune ou blanche. Le bleu de ses ciels est celui de ses mers. Et dans le vert violent de ses forêts passent des compagnies d'oiseaux bariolés.</p>
<p> </p>
<p>Je me souviens de mon premier matin à Copacabana. J'étais impatient. Après une nuit sans sommeil, levé à cinq heures, j'avais regardé la plage, le soleil et la mer, l'or et le bleu, et je m'étais dit que j'étais arrivé dans la beauté des choses.<br><br>Plus tard, je me suis aperçu que ce pays était rusé et même un peu menteur. Il faisait du bruit car il avait peur du silence, et toutes ces couleurs déployées formaient des « barricades mystérieuses » élevées contre sa nuit. Il se cachait derrière ses joies. S'il tenait boutique d'amours, de chansons et de passions, c'est qu'il masquait ses peurs. Il faisait illusion à force de gambades et de feintes, mais il était comme tous les autres pays : du fond de ses caves, montaient les litanies du malheur. Il faisait des cauchemars et peut-être il aimait leurs noirceurs. Il multipliait les fêtes et les carnavals car il ressentait une « difficulté d'être », et toujours le néant venait battre ses rêves. Il s'était maquillé en franc luron et habillé de fanfreluches pour se convaincre que la vie est un délice. Il disait qu'il était le paradis mais c'était un drôle de paradis, bricolé avec des injustices, de la misère et des ombres. Depuis le temps qu'il se prenait pour le ciel, il se demandait où il avait bien pu le mettre, ce ciel, et si ce n'était pas une blague. Ses chanteurs disaient d'une voix désespérée qu'il n'y a pas de bout au malheur. « Tristeza não tem fim, felicidade, sim ! » (« La tristesse n'a pas de fin. Le bonheur, oui »).<br><br>[…]<br><br>J’ignore si le Brésil a trouvé le bonheur. Je sais qu'il donne à ses habitants l'envie d’être heureux.</p>
</div></blockquote>
<p> <br>Voici aussi quelques extraits de l'entrée <em>Cordialité</em> :</p>
<p> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-username="Gilles Lapouge" data-cite="Gilles Lapouge"><div>
<p>Le Brésil est un pays gentil. Du moins, il se donne pour tel. Il ne rechigne pas à publier ses vertus et ses grâces. Il ne supporte pas que sa bonté passe inaperçue et il aime qu'on l'aime. Si quelqu'un émet des doutes sur sa cordialité, il fait une colère, il insulte et il entreprend une échauffourée. Il se vexe également si l'on confond sa gentillesse avec de la politesse car les deux postures lui paraissent contraires.</p>
<p> </p>
<p>La politesse, c'est bon pour les autres peuplades, pour les Japonais, qui sont des protocoles miniatures, pour les Castillans, qui sont vaniteux comme des poux, pour les Argentins, qui ne devraient même pas exister, ou pour les Français et les Anglais, bref, pour tous ceux qui n'ont pas pris la précaution de naître bons.</p>
<p> </p>
<p>Faute de trouver un petit assortiment d'amabilités dans leur berceau, toutes ces sociétés ont été obligées de s'équiper en prothèses et en suppléments. La politesse est une de ces prothèses. Elle a fait de la courtoisie un devoir et un règlement, un artefact, un dogme. Elles l'enseignent dans leurs temples ou dans leurs facultés. Elles en confient les secrets à leurs enfants. C'est de la bonté congelée. De la bonté « sur ordonnance » et qui respecte des programmes. Elle est sous surveillance. Des contrôleurs, des conseillers, des coaches, des matons, des duègnes et des juges la tiennent à l'œil. Des réparateurs et des urgentistes sont prêts à intervenir. Pour toute circonstance de la vie, l'homme poli peut recourir au service après-vente, faire changer une vis, un ressort, ou bien relire le mode d'emploi pour savoir comment il doit s'y prendre pour être bon.</p>
<p> </p>
<p>Le Brésilien, lui, n'a pas besoin de sortir son pense-bête pour se rappeler qu'il aime ses semblables, ses frères, qu'il est tolérant, doux, amical, généreux, modeste et ouvert. Il est bon comme l'herbe est verte. Par ruse, et pour bien manifester que sa gentillesse n'est pas l'effet d'un code, d'une loi, d'un catéchisme ou d'une philosophie, le Brésilien fait parfois semblant d'avoir des mauvaises manières. Il crie, il vous bouscule, il ne vous tient pas la porte, il crache, il urine contre un mur, il dit des gros mots, il vous ignore et il vous bat un peu. Il ne faut pas s'offusquer de ces débordements. C'est une comédie et elle s'emploie à démontrer qu'on est un homme spontané. Le Brésilien est vrai. Il suit les inclinations de son cœur, non les préceptes d'un code d'honneur. Il obéit à sa vérité, non à un catéchisme ou à un code civil. S'il vous caresse, vous devez croire à sa caresse. Son sourire vient du fond de l'âme. Ce n'est pas le sourire mort de l'homme poli. Son amabilité est sans calcul. Elle n'est pas le fruit d'un apprentissage. Dans la rue, vous assistez rarement à des disputes. On se sourit. On aime les voix tendres.</p>
<p> </p>
<p>[…]</p>
<p> </p>
<p>Sérgio Buarque de Holanda illustre la cordialité de l'homme brésilien par des anecdotes. Il s'interroge sur le goût effréné du Brésilien pour le diminutif. « La terminaison en <em>inho</em>, accolée aux mots, sert à nous rendre plus familiers les personnes ou des objets en même temps qu'à nous mettre en valeur. C'est une manière de les rendre plus accessibles aux sens en même temps que de les rapprocher du cœur. Nous savons combien les Portugais ont l'habitude de se moquer des abus où nous entraîne ce goût, abus aussi ridicule à leurs yeux que l'est souvent pour nous la sensiblerie lusitanienne, larmoyante et amère. »</p>
<p> </p>
<p>Le Brésil préfère parler d'un <em>rapazinho</em> que d'un <em>rapaz</em>, et tant pis si le <em>rapazinho</em> a cinquante ans et s'il a deux mètres de long. Si votre voiture tombe en panne, c'est une « petite » panne. Cela ne la remettra pas en route, mais vous êtes content d'apprendre, par le moyen d'un diminutif, que votre voiture est juste un peu complètement cassée. Il faut « dédramatiser ». Tout finit par s'arranger. Pas de problème ! Si une femme, plutôt que d'être <em>chata</em> (désagréable ou même chiante), est à peine <em>chatinha</em>, la voici de nouveau fréquentable. Le diminutif est une vaste « circonstance atténuante ». Quand on vous parle non pas d'un <em>ladrão</em> mais d'un <em>ladrãozinho</em>, la moitié du chemin du pardon est déjà couvert. Le diminutif est une remise de peine.</p>
<p> </p>
<p>J'ai trouvé à Rio de Janeiro, cité rêveuse, rusée, voluptueuse et lettrée, un diminutif paradoxal : <em>devagarzinho</em>, qui peut se traduire par « petitement lentement ». Le psychanalyste Jorge Forbes propose cet exemple : « Si j'arrive un tout petit peu en retard, tu peux prendre une petite bière, avec un petit apéritif ou sinon tu me passes un petit coup de fil. » Et il commente : « C'est la manière de rendre tout plus accessible, plus petit, plus proche ; une vie qui se prendrait dans la paume de la main ; une petite vie. »</p>
<p> </p>
<p>[…]</p>
<p> </p>
<p>On se croise, on se sourit, on se parle, on plaisante. Un employé, dès qu'il trouve moyen de s'exonérer du protocole, s'enhardit et s'adresse à son chef avec désinvolture. Le chef ne boude pas son plaisir. Il est même ravi car la vanité est une des friandises préférées du Brésilien. Ces familiarités ne sont-elles pas la preuve que la position élevée du patron ne procède pas de ses diplômes, de sa fortune ou de son grade, mais de son éclatante et humble supériorité ? On peut parler à un ministre comme s'il était un homme ordinaire. Le Brésil est de l'avis de Montaigne : « Au plus élevé trône du monde, si ne sommes assis sur notre cul. »</p>
</div></blockquote>
<p> </p>
<p>Pour éviter tout angélisme, je précise que l'entrée Cordialité est suivie de l'entrée Cruauté, indice d'une probable aile <strong>8</strong> : <em>« Et la “cordialité” dans tout ça ? Mais enfin, quel rapport ? Pourquoi les assassins ne seraient-ils pas cordiaux ? Oui. Le pays le plus caressant de la planète se débrouille pour être aussi brutal qu’un autre, et mêmement sordide. »</em></p>
<p> </p>
<p>Très amicalement,<br>Fabien<br><br>Source : Gilles Lapouge, <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/2259209254/" rel="external nofollow"><em>Dictionnaire amoureux du Brésil</em></a>, Paris (France), Plon, 2011. [<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/B005QWC3WK/" rel="external nofollow">Version Kindle</a>]</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1814</guid><pubDate>Thu, 20 Aug 2015 12:00:20 +0000</pubDate></item><item><title>Liban</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2075-liban/</link><description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
	<strong><span style="color:#429510;">Cette discussion sur la détermination de l'ennéatype de la culture libanaise n’a pas aboutie et est close.<br>
	Le sujet a été repris et <a href="https://chabreuil.com/Aurore/archives/1072-Le-Liban-en-couleurs-et-plus.html" rel="external">traité sur le blog « Et à l’aurore »</a> où les échanges peuvent continuer. </span></strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En réfléchissant à l’ennéatype du Liban, je reconnais beaucoup de caractères <strong>3</strong>, notamment l'importance de l’image et de la réussite, la vanité, la propagande, l'identification. De façon un peu moins nette, j’ai aussi vu des caractères <strong>2</strong>, dont l’orientation d’amour et d’aide et l’orgueil.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voici mes points : 
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Réussite économique :</strong>
</p>

<p>
	Le Liban est un patchwork d’une quinzaine de communautés, à base religieuse, réunies plutôt qu’unies au sein d'un État aux pouvoirs limités. 
</p>

<p>
	Après l’accession du pays à l’indépendance en 1943, le pays connaît un très fort développement économique jusqu’à la guerre civile de 1975. Au sortir de la guerre en 1991, c’est un ancien entrepreneur, Fouad Hariri, qui dirige le gouvernement et lance un très vaste programme d’investissements économiques, dont un gigantesque projet de reconstruction du centre-ville de Beyrouth détruit par la guerre. Les dimensions sociales, éducatives et culturelles sont gérées par les communautés ou dans la sphère privée, souvent de façon très dynamique.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Importance de l’identité :</strong>
</p>

<p>
	Les Libanais ont une relation particulière à leur identité, nationale, religieuse ou locale. Ils sont souvent très attachés à leur village d’origine, même s’ils n’y ont plus mis les pieds depuis longtemps. Le Libanais est souvent en compétition pour faire valoir son identité locale spécifique (les subtilités de sa gastronomie, de son dialecte ou de ses accents régionaux, etc.).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Vanité, identification :</strong>
</p>

<p>
	Les Libanais sont très fiers de leur pays, dont ils promeuvent beaucoup les accomplissements, réels ou pas.
</p>

<p>
	Les Phéniciens, peuple sémitique ayant prospéré sur le littoral oriental de la Méditerranée il y a 2 500 ans environ, sont considérés par les Libanais comme leurs ancêtres. Les Libanais aiment à croire que les Phéniciens sont à l’origine de toute civilisation, en étant notamment les inventeurs de l’alphabet (c’est faux dans l’état actuel des connaissances puisque les plus anciens alphabets connus ont été découverts sur le site d’Ugarit sur le littoral syrien), voire les découvreurs de l’Amérique (des <em>fake news</em> de découverte de traces du passage des Phéniciens sur la côte du Brésil resurgissent de temps en temps…). L’intention que je perçois est de rattacher le Liban au pôle de civilisation dominant (connaissant le succès) qui est l’Occident et d’en faire un contributeur clé, voire un précurseur.
</p>

<p>
	Pendant la guerre, un courant politique de droite identitaire Libanais promouvait un lien "racial" entre Phéniciens et Libanais, avec l’intention de se démarquer de l’image d’échec et de déclin de la culture arabe.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Orientation de réussite :</strong>
</p>

<p>
	La culture populaire villageoise libanaise est très marquée par l'idéal de réussite. Le jeune fils de famille a vocation à émigrer vers un pays lointain (souvent en Afrique ou en Amériques) et à y faire fortune avant de rentrer dans son village où il est accueilli en héros. Les contes populaires regorgent de ce genre d'histoires. <em>"La richesse est une patrie pour l’exilé"</em>, selon un proverbe libanais.
</p>

<p>
	Au contraire, la pauvreté est vécue comme honteuse. Des systèmes de solidarité se sont mis en place après la guerre civile, mais beaucoup de Libanais hésitent à y faire appel. Mais ça peut aussi être un signe de répression de besoins…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Propagande :</strong>
</p>

<p>
	Au Liban on est souvent très fier de ses réussites et on en fait facilement la promotion : les biens immobiliers que l’on possède, les diplômes de ses enfants, la promotion de son conjoint, la qualité et la richesse de ses relations sociales, etc. 
</p>

<p>
	Un exemple que j’ai tendance à considérer comme de la vanité mais qui pourrait être un caractère <strong>2</strong> : lorsque vous êtes en train de dîner au restaurant avec un Libanais et qu’il se lève vers la fin du repas en déclarant aller aux toilettes, il est peut être en train de se précipiter pour être le premier à payer la note et vous inviter.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	S’agissant de mon pays natal, il est possible que ma perception soit tronquée. Certains d’entre vous connaissent-ils suffisamment ce pays pour contribuer à cette tentative de typage ?
</p>

<p>
	Gri
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">2075</guid><pubDate>Wed, 13 Jun 2018 13:22:05 +0000</pubDate></item><item><title>Bretagne</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1545-bretagne/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonsoir Fabien et tous,<br><br>
	En relisant l'<a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/576-LIndonesie-en-couleurs-et-plus-12.html" rel="external">analyse de l'Indonésie</a> sur le <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/" rel="external">blog <em>Et à l’aurore</em></a>, je tombe sur cette phrase : <em>"</em>[…]<em> de la même manière que l'ennéatype <strong>4</strong> baigne toute la culture française sans empêcher Bretons et Provençaux d'être fort différents."</em> Ce billet a réveillé un peu de VIOLET en moi. Je ne m'étais jamais posée la question de l'ennéatype de ma région, la Bretagne.<br><br>
	Je n'arrive pas à penser que ce soit un type émotionnel. Les Bretons sont des gens charmants, mais pas forcément à première vue. Le sourire est rarement arboré dès la première rencontre. Nous avons la réputation par contre, une fois que le lien est établi, d'être extrêmement solidaire, à la vie à la mort. Je me souviens de vielles photos de grands aïeux qui ne donnaient pas du tout envie de les contredire. Certes <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/744-Faites-la-gueule!.html" rel="external">les photos d'antan n'avaient pour objectif de montrer nos dents</a> comme dans nos sociétés ORANGE, mais ils étaient particulièrement effrayants. Et pas seulement sur les photos. J'ai entendu parlé de traits de caractères très forts, ce qui est une des caractéristiques et des revendications des Bretons. Beaucoup de femmes se retrouvaient seules à élever les nombreux enfants, et à tout gérer pendant que les hommes étaient partis plusieurs mois en mer. Elles étaient fortes et courageuses, et n'avaient le temps d'être douces, ni d'avoir des états d'âmes. Les conditions de vie étaient très difficiles il y a encore quelques années.<br><br>
	Le Breton est très fier de sa culture, de son caractère bien trempé, ainsi que de sa capacité de travail, qui lui est aujourd'hui encore reconnue.<br><br>
	Je pourrais parler de l'excès de l'alcool en tout genre, eau de vie et compagnie, il faut dire que les hivers sont froids.  <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif"><br><br>
	Je ne suis pas sûre que mon explication soit réellement bien justifiée, mais je pense à un ennéatype <strong>8</strong>.<br>
	Qu'en pensez vous, amis Bretons et autres participants ?<br><br>
	Très amicalement,<br>
	Stéphanie
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1545</guid><pubDate>Wed, 10 Oct 2012 04:11:27 +0000</pubDate></item><item><title>Pays-Bas</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1769-pays-bas/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>J'ai analysé l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/923-Les-Pays-Bas-en-couleurs-et-plus.html" rel="external nofollow">ennéatype des Pays-Bas</a> sur le blog “Et à l'aurore”, en plus du positionnement du pays sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.<br><br>Très amicalement,<br>Fabien</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1769</guid><pubDate>Tue, 24 Mar 2015 04:26:34 +0000</pubDate></item><item><title>Cor&#xE9;e</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1879-cor%C3%A9e/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Sur le blog “Et à l'aurore”, j'ai commencé — enfin, un peu plus que commencé — une réflexion sur l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/957-La-Coree-du-Sud-en-couleurs-et-plus.html" rel="external">ennéatype de la Corée du Sud</a> et son positionnement sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1879</guid><pubDate>Wed, 01 Jun 2016 05:45:50 +0000</pubDate></item><item><title>Costa Rica</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1548-costa-rica/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je suis très heureuse de faire (enfin !) mon apparition sur le forum. <img alt=":bye:" data-emoticon="" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif"> Et je démarre avec un petit article qui ne me concerne pas directement… C'est plus facile pour mon ego de <strong>5</strong>. <img alt=":sick:" data-emoticon="" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif"> Pour le chambouler un peu, mes prochaines interventions traiteront de sujets plus personnels, je vous le promets.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je rentre d'un stage de trois mois et demi au Costa Rica et souhaite vous faire part de quelques-unes de mes expériences, qui m'ont conduites à émettre une hypothèse concernant l'ennéatype de ce pays d'Amérique Centrale.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lors de mon arrivée, j'ai remarqué qu'il faisait bon vivre au Costa Rica. Les gens là-bas se disent eux-mêmes très chaleureux, et je les ai trouvés en effet très souriants et joviaux dès le premier contact. Mes erreurs de langage des débuts généraient souvent des fous rires collectifs. <img alt=":laugh:" data-emoticon="" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif">
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Une expression typique du Costa Rica est « ¡Pura vida! », qui signifie « pure vie » en traduction littérale, mais qui plus généralement est utilisée pour dire que c'est sympa, que c'est agréable, ou que la vie est belle. Une personne, une activité, presque tout peut être « pura vida », et cette expression est aussi employée pour dire que tout va bien ou pour exprimer son goût de la vie.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Autre habitude de langage significative : lorsque vous dite « merci » à un Costaricien, il vous répond systématiquement « con mucho gusto », ce qui veux dire « avec grand plaisir ». On n'utilise donc pas le « de rien », comme en France ou au Nicaragua, le pays voisin du nord.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Au Costa Rica, on aime faire la fête. En semaine, des soirées karaoké sont organisées, et l'intérêt principal de ces soirées est de rire des gens qui chantent faux ! <img alt=":rofl:" data-emoticon="" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif"> On boit beaucoup, de la bière nationale ou de l'alcool de canne à sucre, à toute heure ou presque, pour profiter des émotions positives que procure l'alcool. Le matin, on vous demande « comment t'es-tu réveillé ? » pour savoir si tu as bien dormi, ce qui, à mon sens, montre l'importance pour les Costariciens de bien dormir.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'espagnol du Costa Rica fait également l'objet de modifications rigolotes. Ainsi, le patchuco, notamment utilisé par les jeunes, est un langage parallèle à l'espagnol, qui résulte de l'invention de nouveaux mots et permet de jouer avec eux. On peut, grâce au patchuco, désigner la même chose grâce à quatre mots différents, c'est bien plus sympa ! Un exemple de patchuco : pour dire « 1000 colones » (la monnaie nationale), on peut aussi dire « 1000 pesos », ou bien « 1 rojo » (le billet de 1000 colones étant rouge), ou encore « 5 tejas » (nom d'une feuille de chou locale valant 200 colones). Les Costariciens utilisent également beaucoup de diminutifs : « café » devient « cafecito », « perro » (chien, en français) devient « perrito », ce qui rend l'espagnol plus doux et agréable à entendre et à parler.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ces différents exemples prouvent, selon moi, l'orientation de l'ennéatype <strong>7</strong> : joie, optimisme.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ensuite, pour éviter les conflits (source de souffrance, ce que veut à tout prix éviter le <strong>7</strong>), on rassure la personne contrariée en lui disant « ¡tranquilo! », ce qui veux dire « ce n'est pas grave ! », puis on lui donne des explications lui montrant notre bonne volonté pour arranger la situation.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Concernant l'alimentation, l'intempérance (passion de l'ennéatype <strong>7</strong>) s'exprime car on mange beaucoup, même si la cuisine n'est pas très élaborée. Les plats sont copieux (le contenu de l'assiette fait au moins trois fois la taille d'un estomac d'adulte) et lourds : le matin, le plat national est un <em>gallo pinto</em> (mélange de riz et de haricots noirs), accompagné d'œuf, de viande et/ou de fromage frit, de crème fraîche, le tout arrosé d'un café au lait. Le midi, on mange un <em>casado</em>, c'est une assiette composée de riz, de haricots rouges, de bananes plantains frites, de viande ou de poisson, de salades à la mayonnaise, d'avocat et d'un peu de salade verte (pour la fraîcheur). Plus tard dans la journée, on boit le café (noir, très sucré) que l'on accompagne de galettes de maïs au fromage ou de pâtisseries. Le soir, au dîner, on mange une assiette de riz au poulet ou aux crevettes.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En matière de sexe aussi, l'intempérance est de mise, et les Costariciens et Costariciennes se disent infidèles.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Enfin, partout on peut acheter des billets de loterie, car presque tous les Costariciens (même ceux qui se serrent la ceinture à la fin du mois) jouent à ce jeu de hasard (un moyen si facile de gagner beaucoup d'argent, sans rien faire !). Les Costariciens se disent peu travailleurs, et semblent en effet très relax, même si ce n'est pas une généralité. Il me semble que ce dernier exemple relève de la planification, fixation de l'ennéatype <strong>7</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ce voyage au Costa Rica fut pour moi une grande cure de soleil, tant intérieure qu'extérieure.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Si certains d'entre vous sont partis au Costa Rica, partagez-vous mon hypothèse concernant l'ennéatype <strong>7</strong> ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Aline
</p>
]]></description><guid isPermaLink="false">1548</guid><pubDate>Tue, 23 Oct 2012 16:50:58 +0000</pubDate></item><item><title>Nice</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2008-nice/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai analysé l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/963-Nissa-la-bella.html" rel="external">ennéatype de la ville de Nice (Alpes-Maritimes, France)</a> sur le blog “Et à l'aurore”. La discussion éventuelle continue là-bas.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2008</guid><pubDate>Mon, 01 Jan 2018 05:39:33 +0000</pubDate></item><item><title>French touch</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1874-french-touch/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>Comme expliqué notamment dans <a href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel="external nofollow"><em>Le Grand livre de l'ennéagramme</em></a>, la culture française a les caractéristiques de l'ennéatype <strong>4</strong>. Ainsi, Fabien et Patricia y écrivent : <em>"Un des termes favoris de la France, quand elle doit négocier, est l'exception française, mieux : l'exception culturelle française. Les Français se veulent différents, plus cultivés, plus élégants, et avec des valeurs humaines supérieures."</em><br> <br>Mon mari — qui est Français — s'est acheté ce joli t-shirt dans une chaîne de prêt-à-porter française :<br> <br> </p>
<p style="text-align:center;"><a class="ipsAttachLink ipsAttachLink_image" href="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/post-16-0-44975500-1462356260.jpg" data-fileid="184" rel=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/post-16-0-44975500-1462356260_thumb.jpg" data-fileid="184" class="ipsImage ipsImage_thumbnailed" alt="post-16-0-44975500-1462356260_thumb.jpg"></a></p>
<p> <br> <br>Ah! la <em>French touch</em>… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""><br><br>Belle journée,<br>Rosso</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1874</guid><pubDate>Wed, 04 May 2016 09:53:51 +0000</pubDate></item><item><title>Azerba&#xEF;djan</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1959-azerba%C3%AFdjan/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br> <br>Je viens de recevoir le dernier exemplaire de la lettre d'information d'Ichak Adizes, un consultant américain dont nous utilisons une partie des travaux dans les stages "<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_comm.htm" rel="external nofollow">Communication</a>", "<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.spiraledynamique.com/Services/Stages/SD_transitions.php" rel="external nofollow">Spirale dynamique : Transitions</a>" et "<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.spiraledynamique.com/Services/Stages/SD_cycle.php" rel="external nofollow">Cycle des organisations</a>". En voici quelques extraits :<br> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-username="Ichak Adizes" data-cite="Ichak Adizes"><div>
<p>Travailler en tant que consultant dans de nombreux pays (58 jusqu'à présent) m'a donné l'occasion de voir sur le terrain l'impact de la culture sur le comportement managérial.</p>
<p> </p>
<p>[…]<br> <br>L'Azerbaïdjan est au bord de la mer Caspienne, à côté de la Turquie et de l'Arménie. Faisant autrefois partie de l'Union Soviétique, l'Azerbaïdjan a gagné son indépendance en 1991 après une révolution sanglante. Comme la plupart des anciens États soviétiques, c'est une démocratie, mais avec une présidence très forte et pas beaucoup d'opposition. Apparemment, il n'est pas facile de se libérer d'une histoire dictatoriale. L'Azerbaïdjan est principalement un pays musulman, sans aucun élément hostile, agressif et radical. Dans l'ensemble, c'est une culture tolérante, sauf en ce qui concerne l'Arménie, avec laquelle il a un différend territorial.<br> <br>La culture organisationnelle de l'Azerbaïdjan est caractérisée par l'absence de conflit, ou du moins de conflit ouvert. Dans tous les pays où j'ai travaillé, je n'ai jamais rencontré une culture aussi agréable. Pendant les réunions, les gens sont rarement en désaccord. Vous n'entendrez pas les gens élever la voix, ou même prononcer le mot "non". Lorsque vous demandez aux gens "Comment allez-vous ?", ils vont toujours bien et sont prêts à travailler. Je n'ai pas entendu une seule fois une personne se plaindre ou dire quelque chose de négatif. Au premier abord, le pays ressemble à un lieu paradisiaque pour travailler, avec une atmosphère toujours plaisante.</p>
<p> </p>
<p>[…]<br> <br>On pourrait croire que l'Azerbaïdjan, avec son calme, sa tranquillité et son atmosphère de soutien, est un paradis pour un consultant, n'est-ce pas  ?<br> <br>Faux.<br> <br>Dans ce type d'atmosphère, vous ne savez jamais exactement ce qui se passe. Vous ne savez pas s'il y a des problèmes. Vous ne savez pas si une décision sera mise en œuvre ou si elle sera bloquée quelque part, car tous les obstacles potentiels à l'implémentation n'ont pas été divulgués pendant la prise de décision.</p>
<p> </p>
<p>[…]<br> <br>La culture pacifique de l'Azerbaïdjan et son évitement de la confrontation rendent la qualité de vie des gens exceptionnelle, mais les résultats organisationnels sont douteux.</p>
</div></blockquote>
<br><p>L'Azerbaïdjan, un autre pays <strong>9</strong> ?<br><br>Très amicalement,<br>Fabien<br> <br>Source : Ichak Adizes, "Too Good, Can Be Not So Good", 28 juin 2017.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1959</guid><pubDate>Sun, 02 Jul 2017 03:46:21 +0000</pubDate></item><item><title>Hongrie</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1910-hongrie/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai analysé l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/961-La-Hongrie-en-couleurs-et-plus.html" rel="external">ennéatype de la Hongrie</a> sur le blog “Et à l'aurore”, en plus du positionnement du pays sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1910</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2016 04:08:37 +0000</pubDate></item><item><title>Madagascar</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1888-madagascar/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai analysé l'<a class="bbc_url" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/959-Madagascar-en-couleurs-et-plus.html" rel="external" title="Lien externe">ennéatype de Madagascar</a> sur le blog “Et à l'aurore”, en plus du positionnement du pays sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Fabien
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1888</guid><pubDate>Wed, 31 Aug 2016 12:45:30 +0000</pubDate></item><item><title>Cuba</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1876-cuba/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>J'ai commencé, sur le blog “Et à l'aurore”, une réflexion sur l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/956-Cuba-en-couleurs-et-plus.html" rel="external nofollow">ennéatype de Cuba</a> et son positionnement sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.<br><br>Très amicalement,<br>Fabien</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1876</guid><pubDate>Tue, 10 May 2016 13:37:09 +0000</pubDate></item><item><title>Japon</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1872-japon/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>J'ai commencé, sur le blog “Et à l'aurore”, une réflexion sur l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/955-Le-Japon-en-couleurs-et-plus.html" rel="external nofollow">ennéatype du Japon</a> et son positionnement sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.<br><br>Très amicalement,<br>Fabien</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1872</guid><pubDate>Thu, 14 Apr 2016 08:29:50 +0000</pubDate></item><item><title>T'as voulu voir Bruxelles, et on a vu Bruxelles</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1822-tas-voulu-voir-bruxelles-et-on-a-vu-bruxelles/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À une certaine époque de notre vie, Patricia et moi avons eu le plaisir de nous rendre régulièrement en Belgique et avons l'impression de ne pas trop mal la connaître.
</p>

<p>
	Cependant, nous n'avons pu déterminer son ennéatype et avons écrit à ce sujet dans <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel=""><em>Le Grand Livre de L'Ennéagramme</em></a> :
</p>

<p>
	 
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-cite="Fabien &amp; Patricia Chabreuil" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="Fabien &amp; Patricia Chabreuil">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Fabien &amp; Patricia Chabreuil a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<div>
			<p>
				Il semble que parfois l'ennéatype d’un pays soit indéfinissable. Cela est souvent un indice intéressant sur la cohésion de cette nation. Par exemple, les auteurs de ce livre sont souvent allés en Belgique, et nombre de leurs étudiants viennent de ce pays. Malgré tous leurs efforts, et malgré de nombreuses discussions avec leurs stagiaires, ils n'ont jamais réussi à affecter un profil unique à ce pays. Les énormes difficultés que connaît la Belgique à faire vivre ensemble les communautés wallonne et flamande trouvent peut-être une partie de leur explication dans cette impossibilité : « La peinture belge subit également la loi des problèmes communautaires. Exposer un artiste flamand en Wallonie est un événement, et inversement. L'art créé sur le territoire belge, vu la différence des systèmes culturels, n'y circule pas. Chez nous, il n'y a pas d’art national et donc, de mon point de vue, pas de nation », confirme par exemple le peintre wallon Daniel Seret*. Quant au chanteur belge Arno, il a déclaré avec humour : « La Belgique n'existe pas ? Je sais : j'y habite** ! » Cela ne signifie bien évidemment pas que le problème belge est insoluble. Des personnes d'ennéatypes différents peuvent parfaitement vivre ensemble. C'est toutefois le résultat d’une volonté et d’un effort.
			</p>

			<p>
				 
			</p>

			<p>
				* Hajon, Léo. « Rencontre avec Daniel Seret », <em>Arts magazine</em>, n° 27, septembre 2008, p. 5.
			</p>

			<p>
				** Fralon, José-Alain. « La Flandre à mille temps », <em>Libération</em>, 12 juin 2010.
			</p>
		</div>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 <br>
	Comme sans doute beaucoup de Français, nous imaginions la Belgique formée de deux communautés, les Wallons et les Flamands. Une de mes nombreuses lectures estivales m'a fait prendre conscience qu'il fallait en considérer une troisième, Bruxelles, certains imaginant même que si la Wallonie et la Flandre se séparaient, Bruxelles pourrait constituer une entité indépendante qui pourrait jouer vis-à-vis de l'Europe le même rôle que Washington et le District of Columbia aux États-Unis.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'agglomération de Bruxelles est composée 19 communes, <em>"d'où cette impression de fragmentation. Bruxelles compte, par exemple, six zones de police. Et autant de règlements. Chaque commune dispose de son réseau d’enseignement et de son service de nettoyage urbain. Certaines limitent les magasins de nuit, d'autres pas. Et la politique régionale de stationnement vient seulement d’être harmonisée."</em> Tout ceci fonctionne pourtant bien ensemble, même si il y a peu de mobilité sociale entre ces quartiers <em>"très différenciés"</em>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ville historiquement flamande au cœur d'un pays majoritairement flamand, Bruxelles compte 85 % de citoyens inscrits comme francophones, mais ce chiffre regroupe les Wallons et la majeure partie de la population étrangère — 33,1 % en 2013, chiffre en constante augmentation — que l'on devrait plutôt qualifier de non néerlandophone ! Les Bruxellois flamands ne seraient que 7 %.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La majorité des Bruxellois estiment que leur ville a une identité propre et que la Belgique doit rester unie. Ils se sentent avant tout habitants de l'agglomération : <em>"Réputé plus unitariste et royaliste que la moyenne des Belges, le Bruxellois lambda, lui, ne se sent ni Wallon ni Flamand. De nombreux francophones affirment qu'ils se sentent plus proches d'un Bruxellois flamand que d'un Wallon. </em>[…]<em> Deux tiers </em>[des Bruxellois flamands]<em> refusent de se qualifier de Flamands, mais plutôt de Belges, Bruxellois, Brabançons. Plus il y a de la surenchère communautaire en Belgique, plus cela se profile. Moins les Flamands et les Wallons s’entendent, plus les francophones et les néerlandophones de la capitale ont tendance à s’accorder. Ils s’identifient de moins en moins à la langue qu’ils parlent et de plus en plus aux problèmes quotidiens auxquels ils sont confrontés, comme le logement, la mobilité ou l’emploi."</em>
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</p>

<p>
	Je voudrais terminer par un point de langage : <em>"</em>Zinneke<em> est un de ces mots qui fonctionnent comme un sésame pour comprendre la réalité bruxelloise. Mais que signifie-t-il ? D'après la brochure de la parade, « </em>Zinneke<em> désigne en bruxellois à la fois la petite Senne, la rivière qui contournait Bruxelles pour éviter des inondations, et un chien bâtard qui parfois terminait son existence dans la Senne elle-même. Par extension, le </em>Zinneke<em> est celui qui a des origines multiples, symbole du caractère cosmopolite et multiculturel de Bruxelles. » Ce chien bâtard, qui aime grogner mais ne mord jamais, est aussi le symbole du compromis à la belge, tel qu'on a pu le voir dans un savoureux reportage diffusé sur Arte, intitulé « Oui mais non, le compromis à la belge ». Le « oui mais non » étant une expression typiquement bruxelloise, au même titre que les expressions cultes « non peut-être ?! » (qui signifie oui sûrement) et « oui sans doute ?! » (sûrement pas)."</em>
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<p>
	 
</p>

<p>
	En espérant ne pas entrer dans le groupe des <em>dikkenek</em>, je me demande si on ne pourrait pas envisager pour Bruxelles un ennéatype <strong>9</strong>, sans doute alpha, une des caractéristiques de l'esprit bruxellois étant la gouaille et l'auto-dérision. Qu'en pensent nos contributeurs belges ou connaissant bien la ville ? Avez-vous une autre hypothèse ?
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	Très amicalement,
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	Fabien
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	Source : François Janne d'Othée. <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/2875230727/" rel="external nofollow"><em>Bruxelles : Ceci n'est pas une ville</em></a>. Bruxelles (Belgique), Nevicata, 2015. [<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/B00WA00J4A/" rel="external nofollow">Version Kindle</a>]
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1822</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2015 13:19:04 +0000</pubDate></item><item><title>Gr&#xE8;ce</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1722-gr%C3%A8ce/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Je ne connais pas vraiment la Grèce. Nous avons eu un stagiaire de ce pays qui estimait que la culture de la Grèce était d'ennéatype <strong>7</strong>. Comme c'était aussi son profil, une identification était possible.<br><br>Pourtant Patricia avait, dans sa vie professionnelle antérieure, travaillé dans une entreprise semi-publique qui était en contact avec son homologue grec. Les personnes chagées de travailler avec les Grecs se plaignaient que ces derniers n'étaient disponibles que s'il n'y avait pas quelque chose de plus intéressant à faire comme boire un coup, draguer une jolie fille, etc. Bref l'hypothèse <strong>7</strong> ne déplaisait pas à Patricia.<br><br>Je viens de lire un petit livre sur la culture grecque qui n'infirme pas cette l'hypohèse.<br><br>Les auteurs principaux sont Adéa Guillot, l'actuelle correspondante en Grèce du <em>Monde</em>, <em>Arte TV</em>, <em>Le Soir</em> et autres, et Françoise Arvanitis, un écrivain qui fut correspondante en Grèce de <em>La Croix</em>, <em>L'Express</em>, <em>La Repubblica</em>, <em>Le Soir</em> et <em>France Culture</em>. Leur texte est complété par des entretiens avec Nikos Alivizatos, un avocat spécialiste en droit constitutionnel qui enseigne à l'Université d’Athènes, Nikofouros Diamandouros, un sociologue qui est professeur de Sciences politiques et d'administration publique de la faculté d'Athènes, et Takis Théodoropoulos, un écrivain et éditorialiste au grand quotidien grec <em>Kathimerini</em>.<br><br>Voici quelques extraits dans l'ordre où ils apparaissent dans le livre avec une indication des différentes parties de l'ouvrage :<br></p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote"><div>
<p> </p>
<p style="text-align:center;"><strong>Adéa Guillot &amp; Françoise Arvanitis</strong></p>
<br>Il me semble avoir déjà emprunté aux Grecs cette lumineuse capacité à l'émotion, à voir du beau, à mettre de la poésie dans un quotidien pourtant particulièrement mouvementé.<br><br>[…]<br><br>Vous ne trouverez pas un Grec qui ne vous dira à quel point son pays est beau et bon.<br><br>[…]<br><br><br>Les Grecs — et c'est une qualité — savent prendre ce temps-là. Le temps du plaisir.<br><br>[…]<br><br>L'orgueil du peuple grec est de se croire « différent ». En proie aux pires avatars de son histoire, sans carte ni territoire sur lesquels apposer le mot même de Grèce, il n'a jamais perdu cette conscience de soi.<br><br>[…]<br><br>La culture du tout ou rien, l'affrontement comme mode dominant de traitement des conflits sont profondément ancrés dans les comportements nationaux.<br><br>[…]<br><br>Dans ce pays de 11 millions d'habitants, la débrouille individuelle est la règle de vie de la majorité.<br><br>[…]<br><br>L'aspect quelque peu chaotique de la capitale exprime bien ce tropisme individualiste du peuple grec. À Athènes, chacun aménage son propre espace sans tenir compte de l'ensemble. Des règles existent. Elles prévoient des autorisations précises pour toute construction ajoutée au bâtiment d'origine, particulièrement aux façades. Mais les Athéniens les violent allègrement, tant le désir de se mettre à son aise et à son goût propre s'imposent comme l'absolue priorité.<br><br>[…]<br><br>La convivialité est dans la nature du peuple grec, toute provenance géographique confondue.<br><br>[…]<br><br>« La liberté ou la mort » fut le mot d'ordre de toute une époque. Il reste un des marqueurs de la culture grecque.<br><br>[…]<br><br>Lorsqu'ils se trouvent, comme c'est le cas, au cœur des ténèbres, les Grecs témoignent d'une remarquable aptitude à rebondir. C'est qu'ils possèdent une force cachée, une pulsion de vie qui laisse peu de place à la morosité. À cela s'ajoute un don reçu en héritage, l'amour de la musique. […] Mais ce n'est pas seulement le fait de bien chanter, composer, jouer qui caractérise les Grecs, c'est leur façon de partager le plaisir ou l'émotion qu'ils ressentent ensemble.<br><br><p style="text-align:center;"><strong>Entretien avec Nikos Alivizatos</strong></p>
<br>Notre poète national Solomos a eu ce mot: les Grecs sont <em>panda efkolo pisteftos</em>, que l'on pourrait traduire par « naïf » ou « crédule ». Le Grec est très sentimental. Et les valeurs familiales sont importantes.<br><br>[…]<br><br><strong>Pour vous quelle serait l'âme des Grecs ?</strong><br>Une âme en contradiction. Un peuple en pleine contradiction qui souhaite combiner des éléments tout à fait contraires. Ici la raison est souvent secondaire. Les Grecs se laissent guider par l'émotion et c'est certainement la raison pour laquelle la Grèce reste aimée en Europe. […] Notre joie de vivre nous sauvera sans doute de cette crise.<br><br><p style="text-align:center;"><strong>Entretien avec Nikiforos Diamandouros</strong></p>
<br><strong>C'est quoi cette façon de vivre orthodoxe pour les Grecs ?</strong><br>Cela implique une vision de la vie et de l'histoire assez traumatisée. L'orthodoxie se vit comme une communauté qui a subi plusieurs traumatismes à travers les siècles. Avec le schisme d'abord puis avec la quatrième Croisade, les peuples orthodoxes ont eu tendance à vivre historiquement comme à la frontière de la chrétienté. L'orthodoxie confère aussi une dimension défensive. Littéralement conservatrice. Dans le sens où le dogme doit être préservé, conservé. On observe une réticence à la mutation. Cela explique en partie cette propension du peuple grec à la résistance. Contre l'Empire ottoman. Contre les puissances étrangères. Contre l'occupant allemand. Contre les diktats extérieurs. Les Grecs ont le sentiment d'avoir toujours dû subir, d'avoir été des victimes.<br><br>[…]<br><br>Mais il y a aussi une mentalité grecque troublante pour moi : « Mon rôle c'est de jouir, celui de l'État de me restreindre. »<br><br>[…]<br><br>Dans la tradition orthodoxe, le mystère, le mysticisme même, prime. La responsabilité individuelle est basée sur la raison. Or chez les orthodoxes, l'on commet un péché si on se base sur la raison, parce que l'on cherche à remplacer Dieu ! Quel impact sur les comportements contemporains ? Cela peut au moins expliquer une tendance à la jouissance, et une certaine inconséquence par rapport aux lendemains.<br><br><p style="text-align:center;"><strong>Entretien avec Takis Théodoropoulos</strong></p>
<br><strong>Finalement vous décrivez un peuple plutôt superficiel. C'est un constat très dur…</strong><br>Tout à fait superficiel !<p> </p>
</div></blockquote>
<br><p>Très amicalement,<br>Fabien<br><br>Source : Adéa Guillot &amp; Françoise Arvanitis. <a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/2875230506/" rel="external nofollow"><em>Grèce : La nouvelle odyssée</em></a>. Bruxelles (Belgique), Nevicata, 2013. [<a data-ipb="nomediaparse" href="http://www.amazon.fr/dp/B00GF57Z2A/" rel="external nofollow"><em>Version Kindle</em></a>]</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1722</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2014 06:24:58 +0000</pubDate></item><item><title>&#xC9;tats-Unis</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1489-%C3%A9tats-unis/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Je me suis récemment reposé des questions concernant l'ennéatype des États-Unis, qui est typée <strong>3</strong> dans la discussion "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1184" rel="">Une <strong>6</strong> aux USA</a>", et également dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=986&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=12578" rel="">ce billet sur l'ennéatype de l'Europe</a>.<br><br>Dans le contexte de mon travail, j'ai régulièrement l'occasion de travailler avec des start-up américaines qui tentent de mettre sur le marché de nouveaux équipements ou produits, et je me suis fait la réflexion qu'il était beaucoup plus courant aux États-Unis qu'en France de créer une entreprise, de tenter de la faire croître, même si le risque d'échec est grand, et d'ailleurs nombreuses sont les start-up qui ne passent pas le cap des deux ou trois premières années. On retrouve ensuite les mêmes personnes dans d'autres start-up, d'autres projets, cela ne semble pas un problème. La crainte de l'échec ne semble pas peser dans cette dynamique, en tout cas beaucoup moins qu'en France.<br><br>Du coup je me questionne sur la façon dont la compulsion du <strong>3</strong> s'exprime dans ce pays. Certains d'entre vous auraient-ils des exemples à ce sujet ?<br><br>À très bientôt,<br>Jérôme</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1489</guid><pubDate>Wed, 21 Mar 2012 20:26:42 +0000</pubDate></item><item><title>Pologne</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1718-pologne/</link><description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
	<strong><span style="color:#429510;">Cette discussion sur la détermination de l'ennéatype de la culture polonaise n’a pas aboutie et est close.<br>
	Le sujet a été repris et <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/1039-La-Pologne-en-couleurs-et-plus.html" rel="external">traité sur le blog « Et à l’aurore »</a> où les échanges peuvent continuer. </span></strong>
</p>

<p>
	 
</p>

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	Bonjour à tous,
</p>

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</p>

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	Ce 4 juin 2014 est un jour historique. Pour la première fois de son histoire, la Pologne, pays qui pourrait être d'ennéatype <strong>6</strong>, a reçu un engagement fort. Dans un <a href="http://www.c-span.org/video/?319743-2/president-obama-polish-freedom-day-speech" rel="external nofollow">discours au style oratoire exceptionnel</a>, Barack Obama (à la 43e minute) a exprimé son engagement inconditionnel à défendre la sécurité de la Pologne et a affirmé que "<em>Poland will never stand alone</em>" (44mn14).
</p>

<p>
	Les Polonais que je connais vivent terrifiés depuis des mois, suite aux événements ukrainiens. Ils pensent qu'ils sont les prochains sur la liste à être envahis. C'est dire à quel point le discours d'Obama les a émus et rassurés.
</p>

<p>
	Et si la Pologne est de type <strong>6</strong>, alors Barack a su trouver les mots juste pour lui parler (sécurité, courage, solidarité, sens du groupe, etc.).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voilà des mois que je réfléchis à créer cette conversation. Après avoir écouté le discours d'Obama, je me lance. En préambule, il me paraît important de rappeler que la Pologne est le pays le plus catholique d'Europe (du monde ?) et a vécu des années sous le joug de l'URSS communiste. Le vMème BLEU est donc encore extrêmement fort, présent et visible.
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	Pourquoi mon hypothèse préférée concernant la Pologne est l'ennéatype <strong>6</strong> ?
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<ul><li>
		Il y a une froideur apparente (au-delà du climat, hein !, je parle des gens) qui me renvoie à la froideur des mentaux que je côtoie.
		<p>
			C'est un pays au premier abord hermétique et fermé. Cela se voit dans leur langue. Parler convenablement le polonais relève de l'exploit. C'est extraordinairement difficile : 3 cas, 7 déclinaisons, verbes perfectifs et imperfectifs et 50 % d'exceptions aux règles (donc même quand on a appris la règle par cœur, on n'est jamais sur de bien conjuguer ou décliner le mot).
		</p>

		<p>
			 
		</p>
	</li>
	<li>
		C'est aussi un pays qui a peur et qui présente même un côté complètement paranoïaque ! Évidemment, étant donné son histoire, on comprend que la Pologne soit parano : envahie maintes fois, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, épurée ethniquement pour finir dominée par les Russes ; on serait parano à moins !
		<p>
			Si vous avez une coupure de gaz chez vous, vos amis Polonais vont imaginer le pire : <em>"Oh, ce sont les Russes qui nous ont coupé le gaz. Ça y est, c'est guerre !"</em>
		</p>

		<p>
			Que Poutine décide d'annexer un territoire ukrainien : <em>"C'est la fin, il va vouloir aussi annexer la Pologne. C'est la guerre !"</em>
		</p>

		<p>
			Le pire est toujours là. Une amie polonaise à qui je demandais pourquoi les gens ne sourient jamais et pourquoi les commerçants sont aimables comme des portes de prison m'a répondu : <em>"Si tu souris dans la rue, c'est louche. La vie est trop dure pour qu'on ait le temps de sourire. Si tu souris, c'est que tu es étranger ou très riche."</em> [Au passage, je voudrais quand même dire que mes commerçants polonais sont charmants… une fois que j'ai pris le temps de les apprivoiser et de gagner leur confiance.]
		</p>

		<p>
			Même lorsqu'il s'agit de dire comment on va, il faut rester prudent. Ma prof de polonais m'a dit un jour, agacée, lorsque j'apprenais les formules de politesse et les salutations, qu'il fallait que j'arrête de répondre <em>"ça va super bien… en plus, y'a du soleil"</em> (en plus en rigolant) lorsque me demandait <em>"Co słychać ?"</em> [comment ça va] parce que <em>"ça ne se faisait pas d'aller bien"</em> et qu'il fallait répondre <em>"bof, il fait mauvais"</em> ou <em>"bof, il pleut"</em>. Bref, un truc triste et pessimiste parce que c'est louche d'aller trop bien.
		</p>

		<p>
			 
		</p>
	</li>
	<li>
		Les Polonais sont viscéralement méfiants vis à vis de ceux qui sont différents (bref, on pourrait y voir là un méfiance vis à vis de ce qui est à l'extérieur du groupe).
		<p>
			 
		</p>
	</li>
	<li>
		Les Polonais sont de très bons analyseurs de risques.
		<p>
			Mon mari, qui vient juste de passer en production un gros projet informatique sur lequel ses équipes ont travaillé pendant presque deux ans, m'a dit qu'il n'avait jamais livré un travail aussi impeccable. Hier soir, en rigolant, il me racontait : <em>"Ils (les Polonais) m'ont cassé mes pieds pendant deux ans à me poser plein de questions, à imaginer tous les cas possibles et imaginables ! Même le truc qui n'arrive que tous les dix ans, ils l'ont envisagé et testé ! Ils ont reculé plein de fois avant le <em>go live</em>. Ils veulent toujours zéro risque… mais alors on a livré le projet le plus abouti et le plus qualitatif que j'ai jamais livré en 25 ans de projets informatiques."</em> À noter que mon mari est de type <strong>6</strong> et que c'est le meilleur analyseur de risque que j'ai jamais rencontré ! S'il est impressionné par la performance globale en analyse de risque des Polonais, c'est qu'ils ont vraiment une compétence hors du commun. À noter aussi qu'au moment du premier passage en production, toutes les équipes se sont cabrées car elles avaient peur de ne pas avoir vu un risque… Du coup, le <em>go live</em> a été reculé de 15 jours.
		</p>

		<p>
			D'autres managers, dans d'autres sociétés m'ont raconté des anecdotes similaires.
		</p>

		<p>
			 
		</p>
	</li>
	<li>
		Une recruteuse me racontait que les fiches de fonction japonaises avaient beaucoup de succès en Pologne car le poste était souvent décrit sur 4 pages avec précision et minutie. Dans ces cas-là, les Polonais se précipitent car celui qui prend le poste ne court alors aucun risque : il connaît parfaitement son périmètre d'action ! (Bon ça pourrait être du BLEU, tout simplement).
		<p>
			 
		</p>
	</li>
	<li>
		Tous les managers avec qui j'ai discuté m'ont dit que les Polonais avaient un respect absolu de la hiérarchie et qu'ils ne contredisaient jamais le chef et étaient tout le temps de son avis… Ce qui fatigue beaucoup les managers issus de culture anglo-saxonne qui s'attendent à de le proactivité ! Ça pourrait aussi être du BLEU ou du <strong>6</strong>…
		<p>
			 
		</p>
	</li>
	<li>
		Les Polonais sont très respectueux de l'étiquette, des bonnes manières et sont très polis. J'ai d'ailleurs rarement vu des gens être aussi respectueux (sans pour autant être souriants).
		<p>
			Grosse exception au volant qui semble être le défouloir national : je n'ai jamais vu un pays aussi ROUGE lorsqu'il s'agit de conduite (même les Émiratis de Dubaï sont des enfants de cœur en comparaison des incivilités que je vois en Pologne.)
		</p>

		<p>
			 
		</p>
	</li>
	<li>
		Une fois que l'on a gagné leur amitié, les Polonais sont d'une fidélité et d'une loyauté à toute épreuve.
	</li>
</ul><p>
	C'est un peu léger pour typer mais j'avais particulièrement envie, aujourd'hui, de partager avec vous cette hypothèse.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans l'attente de vos commentaires et réactions.
</p>

<p>
	Bien amicalement
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1718</guid><pubDate>Wed, 04 Jun 2014 17:05:13 +0000</pubDate></item><item><title>Birmanie/Myanmar</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1487-birmaniemyanmar/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>J'ai analysé l'<a data-ipb="nomediaparse" href="https://www.chabreuil.com/Aurore/archives/792-Le-Myanmar-en-couleurs-et-plus-14.html" rel="external nofollow">ennéatype de la Birmanie</a> sur le blog <em>Et à l'aurore</em>, en plus du positionnement du pays sur la Spirale Dynamique. La discussion éventuelle continue là-bas.<br><br>Très amicalement,<br>Fabien</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1487</guid><pubDate>Sun, 11 Mar 2012 07:13:27 +0000</pubDate></item></channel></rss>
