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<rss version="2.0"><channel><title>Enn&#xE9;atype 9 Latest Topics</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/forum/10-enn%C3%A9atype-9/</link><description>Enn&#xE9;atype 9 Latest Topics</description><language>en</language><item><title>Oubli de soi dans la vie affective</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2145-oubli-de-soi-dans-la-vie-affective/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vais essayer d'analyser ici une partie de ma vie de couple en total oubli de moi.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il y a bien longtemps, j’étais mariée avec un ennéatype <strong>8</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Au début de notre relation, étant donné que j'ai une grande aile <strong>8</strong>, je trouvais ça bien agréable. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"> Puis peu à peu, je me suis aperçu que mes goûts avaient changé, que j'aimais des aliments, loisirs ou autres que mon ex-mari aimait bien avant moi et qu'à son contact, j'aimais ce qu'il aimait, plus que mes goûts d'avant. Et sans m'en rendre compte, je ne l'avais même pas remarqué à l'époque, donc oubli de moi et fusion afin d’éviter un possible conflit étant donné son ennéatype <strong>8</strong> qui, je dois le dire, était souvent en désintégration. <img alt=":angry:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_angry.gif" title=":angry:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le jour où je me suis mariée, je ne savais vraiment pas pourquoi je faisais ça <img alt=":confused:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_confused.gif" title=":confused:">, pour vous dire comment j’étais dans l'oubli total de mes besoins et ressentis. Je me rappelle d’être parti faire un tour avant d'aller à la mairie me marier en essayant de m'analyser (pas facile pour un <strong>9</strong>) en me disant : <em>"Mais pourquoi tu fais ça ? Tu n'en as pas vraiment envie…"</em> Ma belle aile <strong>8</strong> ne m'autorisait pas une si grande faiblesse, ce qui était décidé devait se faire, il fallait y penser avant…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai fini par aller à la mairie, car si je n'y allais pas, non seulement je risquais un conflit avec mon ex-mari, qui à l’époque n'était que mon futur mari ! En fait <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:">  (je vous ai perdu, non ?), sans compter les risques de mal être de mon entourage qui aurait pu aussi tourner en conflit.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me suis donc dit <em>"C'est pas grave, je verrais plus tard. Ça va sûrement aller"</em> (les grandes phrase de <strong>9</strong> quoi <img alt=":proud:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" title=":proud:"> ). Au pire des cas il me reste "la fuite", avec le divorce…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	À l’époque je ne connaissais pas l'Ennéagramme et n'avais pas pris conscience non plus, de me mentir à moi-même.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	8 ans plus tard…(et oui oubli de soi + paresse + narcotisation, ça peut mettre un certain temps), de retour d'un voyage, j'eus une grande révélation sur mon fonctionnement, je me suis rendu compte, comme ça du jour au lendemain, que ses goûts n’étaient pas les miens mais les siens. Ce fut la plus grande révélation de ma vie à l’époque, (merci de ne pas rire <img alt=":laugh:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" title=":laugh:">, je suis <strong>9</strong> ça explique tout, enfin presque <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" title=":wink:">).
</p>

<p>
	Toutes ces années à me mentir, comment j'ai pu passer à coté de ça.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai bien changé depuis et partage aujourd'hui ma vie avec mon compagnon <strong>6 mu</strong> et ai la chance de faire avec lui pour mon plus grand bonheur les stages d'Ennéagramme. À chaque stage, je découvre comment je fonctionne.
</p>

<p>
	Bon il y a encore beaucoup de travail mais ça avance. Merci à Fabien et Patricia de faire connaître ce bel outil.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bonne soirée à tous.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2145</guid><pubDate>Wed, 02 Jan 2019 19:30:20 +0000</pubDate></item><item><title>Mon fonctionnement de 9</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2126-mon-fonctionnement-de-9/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ceci est mon premier post sur ce forum.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je suis marié et j’ai 3 enfants. J’ai découvert l’ennéagramme avec mon épouse par l’intermédiaire d’un ami qui nous voyait, depuis quelques temps et particulièrement avec nos enfants, devenir de plus en plus durs et exigeants.<span> </span>Cela a été un choc et une vraie révélation pour moi. Je me suis découvert <strong>9</strong> (bien que l’un des formateurs m’ait cru <strong>3</strong>).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ma réaction a été très positive, comme une renaissance, un énorme fardeau est tombé de mes épaules. Depuis toujours, j’ai eu beaucoup de torticolis et des douleurs quasi permanentes dans le haut du dos (entre les omoplates) qui se sont depuis énormément atténuées.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Enfin j’avais des réponses à des questions restées depuis toujours sans réponse :
</p>

<ol><li>
		La première étant pourquoi suis-je très souvent habité par la colère, même si je l’exprime peu ?
	</li>
	<li>
		La seconde, pourquoi j'étais capable depuis toujours de narcotiser dans tous les domaines (sports, jeux, livres, internet, télé…) ?
	</li>
	<li>
		La troisième, j’ai enfin compris pourquoi j’étais un champion du monde  de la procastination. Et même si je suis très actif, il y a toujours une partie de moi qui aspire à ne rien faire… Je veux qu’on me laisse tranquille.Je me souviens d’avoir dit un jour à mon épouse que je suis un fainéant et un procastinateur de première. Elle me répondit étonnée : <em>"Mais tu ne procrastines pas."</em> Je lui ai répondu : <em>"Peut-être… Mais que malgré tout, cela faisait partie de mon ADN et cela est une lutte permanente avec moi-même."</em>
	</li>
	<li>
		La quatrième, j’ai enfin compris, moi qui adore faire du sport, bouger et être actif, pourquoi je suis capable en période de stress de cesser toute activité physique et me morfondre.
	</li>
</ol><p>
	Bref beaucoup de questions ont trouvé ce jour des réponses.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cela fait-il sens pour d’autres <strong>9</strong> ? Ou peut-être que tout n’est pas lié à l’ennéagramme…
</p>

<p>
	Guarib
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2126</guid><pubDate>Mon, 19 Nov 2018 10:53:34 +0000</pubDate></item><item><title>Paresse et oubli de soi</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2115-paresse-et-oubli-de-soi/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'aurais plusieurs questions très basiques au sujet du fonctionnement du type <strong>9</strong> parce que je suis en train de relire le chapitre le concernant dans <a href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel=""><em>Le Grand livre de l'Ennéagramme</em></a> et un truc me saute soudainement aux yeux. Je me dis qu'il y a quelque chose que je n'ai peut-être pas bien compris, mais peut-être est-ce seulement une histoire de "terminologie", ou bien mon ego qui chipote… <img alt=":confused:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_confused.gif" title=":confused:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bref, je préfère poser mes questions ici, histoire que ça profite à tout le monde au passage.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La passion du type <strong>9</strong> m'a toujours été présentée comme étant une paresse à se connaître, à savoir ce qu'on veut, à connaître ses besoins, une paresse psycho-spirituelle.
</p>

<p>
	Pourquoi, plutôt qu'être sa passion, ne serait-elle pas sa fixation (relevant du centre mental donc) ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Aussi, l'idée supérieure du <strong>9</strong> est l'amour. L'amour est la vertu théologale liée au centre émotionnel. Dans ce cas, pourquoi l'oubli de soi ne serait-il pas sa passion ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cela m'interpelle d'autant plus que, lorsque j'ai commencé à chercher sur le forum des réponses à ces interrogations, je suis notamment tombée sur cette remarque de Fabien dans <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/440-la-passion-de-paresse/" rel="">la conversation "La passion de paresse"</a> :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentcommentid="3975" data-ipsquote-contentid="440" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-timestamp="1038901630" data-ipsquote-userid="16" data-ipsquote-username="Fabien Chabreuil">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Le 03/12/2002 à 08:47, Fabien Chabreuil a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents">
		<p>
			Absolument. La passion du <strong>9</strong> est la paresse à se connaître et c'est un trait tellement caractéristique que le <strong>9</strong> est le seul type pour lequel la fixation, l'oubli de soi, exprime quasiment la même idée.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	 
</p>

<p>
	Plus loin dans cette même discussion, Isabelle P. dit ceci :
</p>
<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic" data-ipsquote-contentcommentid="12758" data-ipsquote-contentid="440" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-timestamp="1309381360" data-ipsquote-userid="1592" data-ipsquote-username="Isabelle P">
	<div class="ipsQuote_citation">
		Le 29/06/2011 à 23:02, Isabelle P a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			La fixation de paresse du <strong>9</strong> est peut-être liée à cette peur d'affronter le côté obscur de sa personnalité, il se réfugie dans la voie du milieu, le tiède, le fade parce qu'il a peur, plus que tout autre type, de ne pas savoir contrôler sa colère, il se déconnecte alors de lui même pour mieux s'oublier…
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	"La fixation de paresse" ?! Tu relèves bien sa phrase dans la réponse que tu lui fais Fabien, mais pas pour "corriger" ce lapsus.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ces deux concepts de paresse et d'oubli de soi sont-ils à ce point confusionnants ("flou" comme un <strong>9</strong> ?! <img alt=":mouais:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_mouais.gif" title=":mouais:">) ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bon, on en serait pas à la première exception-particularité-chose louche concernant le modèle… <img alt=":suspicieux:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_suspicieux.gif" title=":suspicieux:"> <img alt=":rofl:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" title=":rofl:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et s'il vaut mieux lâcher-prise parce qu'il n'y a pas vraiment de réponses à ces questions, j'ai les outils pour. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Merci beaucoup !
</p>

<p>
	Très amicalement,
</p>

<p>
	Pocahontas
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	PS : je n'ai pas encore pris le temps de parcourir plus avant tous les témoignages dispo sur le forum des <strong>9</strong>. Il y a sûrement un paquet de choses pour m'aider à mieux appréhender la distinction paresse/oubli de soi, mais si vous voulez témoigner ici du sujet les <strong>9</strong>, allez-y ! (Une nouvelle occasion pour toi de témoigner On dirait le Sud. <img alt=":bye:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" title=":bye:"> <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" title=":wink:">)
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2115</guid><pubDate>Wed, 03 Oct 2018 19:25:55 +0000</pubDate></item><item><title>Le&#xA0;9 et les relations intimes</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2136-le%C2%A09-et-les-relations-intimes/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	C'est mon premier post sur le forum après cinq stages. J'ai fini par réussir à m'observer assez distinctement pour comprendre des choses intéressantes.
</p>

<p>
	<br>
	J'ai mis du temps à comprendre et observer ma <strong>9</strong>-itude, tout simplement parce que je suis <strong>9</strong> et que je n'arrivais pas à observer ces caractéristiques dans mon vécu.
</p>

<p>
	Une autre difficulté est que la description "classique" des <strong>9</strong> comporte des éléments qui me semblent coller parfaitement à certaines personnes, et beaucoup moins à moi, de sorte que je comprends petit à petit "la façon dont je suis <strong>9</strong>".
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Sur le site, il est écrit que le <strong>9</strong> <em>"est alors très fusionnel, peu exigeant et connaît l'autre mieux qu'il ne se connaît"</em>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai eu beaucoup de mal à m'y reconnaître. J'ai déjà eu du mal à reconnaître la fusion chez moi car elle ne s'exprimait pas en général dans mes relations intimes. On m'avait suggéré en stage que cela pouvait venir du fait de ne pas avoir trouvé <em>"la bonne personne"</em>. J'avais également du mal à identifier cet oubli de soi dans mes relations car j'avais au contraire l'impression d'être individualiste et de privilégier mes activités sur la relation. Je ne me voyais donc pas comme capable de m'investir pleinement dans une relation de couple au sens du <strong>9</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et puis j'ai compris que toute cette dynamique découlait de la paresse et de l'oubli de soi.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le schéma est le suivant : lorsqu'un homme s'intéresse à moi, l'attention qu'il me porte comble mon manque d'attention et d'affection (et parle à mon instinct sexuel blessé).
</p>

<p>
	Je confonds alors les émotions positives que cela me procure avec une réelle attirance pour la personne =&gt; <u>paresse</u> à savoir ce que je ressens vraiment.
</p>

<p>
	Une fois dans la relation et une fois que le mécanisme de compensation n'agit plus, mon manque d'intérêt initial ressurgit : je ne m'investis pas outre mesure, je m'ennuie, au fond, j'ai envie de faire d'autres choses ailleurs plutôt que d'être avec la personne. Pour autant, je suis (ou avec un peu d'optimisme : j'étais) INCAPABLE de réaliser que la relation ne me convient pas, et que ce n'est pas viable =&gt; Fixation d'<u>oubli de soi</u> : l'information remonte d'une manière ou d'une autre, et je l'enterre.
</p>

<p>
	Je suis alors incapable de prendre la décision d'arrêter (pourquoi ? je n'ai rien contre lui, il est toujours aussi adorable, je n'ai rien à lui reprocher, pourquoi lui ferai-je du mal en arrêtant ? Autant attendre de voir, ça reviendra peut-être…). Cela s'accompagne au fond, inconsciemment, de la culpabilité de ne pas ressentir la même chose pour lui =&gt; <u>oubli de soi</u> toujours.
</p>

<p>
	Il faut alors beaucoup de temps et de lourdeur ambiante pour que la nécessité de prendre une décision prenne le dessus, et que la relation s'arrête.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Voilà pour cette illustration très éloignée de l'image du <strong>9</strong> pleinement dévoué à son couple. J'espère que ça pourra être utile aux lecteurs.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bonne journée,
</p>

<p>
	Miluna
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2136</guid><pubDate>Wed, 28 Nov 2018 10:27:24 +0000</pubDate></item><item><title>Transe de 9</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2000-transe-de-9/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Peut-être aurai-je dû faire une réponse à Lighyli (cf <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1964-transe-de-9/" rel="">conversation du 5 septembre</a>) : le thème est le même mais ce n'est pas en soi une réponse mais plutôt un autre "témoignage".
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Quelques personnes ont attiré mon attention sur le fait que je leur paraissais (j'ai failli écrire paresssais !) parfois étrange. Pour décrire cette étrangeté, on m'a dit l'autre jour que c'était comme si je n'habitais plus en moi. Les faits décrits sont des réalités et ce type de situations me laisse penser que c'est un comportement de transe hypnotique (je n'ai pas encore suivi de stage à ce sujet).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Par exemple, en fin de conseil d'administration, les membres présents sont invités à "partager un verre de l'amitié". Je suis le président de ce C.A. À ce titre, je me dois de partager avec chacun un petit instant. Or, au premier instant d'un échange banal de politesse qui m'est proposé ("Cela se passe bien ?", "Le temps tourne au froid", ou je ne sais quel lieu commun), je me saisis d'un mot, d'un prétexte pour capturer la parole, la monopoliser, la conserver, en développant un discours sans fin auquel l'interlocuteur peut difficilement se soustraire. C'est très embarrassant ! (Même si heureusement, il paraît que c'est parfois un petit peu intéressant.) Dans ces moments, je crois qu'il n'existe plus rien. Quand je sors de cet état, je réalise que :
</p>

<ul><li>
		J'ai parlé mais ne sais pas ce que j'ai dit, à peine puis-je réaliser de quel sujet il était question.
	</li>
	<li>
		Les autres, et mon interlocuteur lui même, n'existaient plus, l'environnement dans lequel j'étais avait été complètement occulté.
	</li>
	<li>
		J'étais moi-même complètement déconnecté de la réalité, inconscient de ma présence, de mon attitude, de ce que j'avais à faire… en bref, en dehors de la réalité de l'instant.
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Je dois toujours ma sortie de cet état à un phénomène extérieur ; il est rare que l'interlocuteur lui-même puisse désynchroniser (l'aurais-je hypnotisé lui-aussi ?). Le phénomène extérieur qui nous délivre, mon interlocuteur et moi-même, est en général l'intervention d'une autre personne (qui vient proposer un verre, un petit four), un bruit inattendu tel qu'un verre cassé, etc. Averti de cette possible attitude, je demande à mes collaborateurs-complices de veiller au grain. Ainsi, quand ils me voient "partir", ils m'interrompent, posent une main sur mon épaule ou sur mon bras ce qui me permet de me "réveiller".
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'identifie à peu près les contextes favorables au déclenchement de cet état :
</p>

<ul><li>
		Professionnellement, ce sont les contextes de mondanités (que j'appréhende, que je déteste, officiellement pour leur superficialité mais il est évident qu'il y a autre chose).
	</li>
	<li>
		Dans la vie privée, ce sont les contexte de mondanités (mariages, anniversaires…) que je redoute en l'expliquant de la même façon !
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Le "autre chose" auquel je fais référence pourrait être la peur de ne pas exister, ce que je fais, finalement, en sombrant dans cette transe. C'est ce qui me fait dire que c'est un phénomène égotique. S'agit-il bien d'une transe hypnotique ? Le phénomène est tellement "gros" qu'il m'est difficile d'en douter.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'explique mon appréhension de ces "mondanités" par la peur de ne pas être à ma place, d'être "indigne d'être présent" :
</p>

<ul><li>
		Pour des raisons sociales dans les situations professionnelles car j'estime ne pas connaître les codes de conduite du milieu, ou ne pas avoir la culture attendue, l'intellect adapté, etc. (cf blessure sociale ? mon histoire personnelle à coup sûr.)
	</li>
	<li>
		Pour des raisons "affectives" dans les situations privées ; je juge souvent mes émotions, mon attachement à l'autre ou aux autres comme trop peu élevés, trop fades, trop superficiels (cf. blessure de l'instinct sexuel ? émotionnel réprimé ? poids d'une aile <strong>1</strong> ?)
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Vos observations sur la justesse ou non de mon raisonnement, les pistes de réflexions que je pourrais suivre, tout ça m'intéresse vraiment ; mais m'autoriser à poster ce texte ici est déjà une grande victoire pour moi.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2000</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2017 06:39:19 +0000</pubDate></item><item><title>Aile 8 inexistante et aile 1 omnipr&#xE9;sente</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1984-aile-8-inexistante-et-aile-1-omnipr%C3%A9sente/</link><description><![CDATA[<p>
	Avoir deux ailes m'a toujours interpellée car je n'en vois depuis toujours fonctionner qu'une seule pour ma part…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Aile 8 inexistante ?</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Si je dois bien avoir une aile <strong>8</strong>, je ne la sens jamais vraiment agir en moi. Les explosions de colère chez moi sont extrêmement rares et elles sont plutôt douloureuses et intérieures. Autant que je m’en souvienne, je ne les ressens pas du tout comme « libératrices ». Elles se transforment très vite en tristesse qui est un sentiment que je connais, voire pratique, bien davantage.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Tiens, à ce propos, je parlais la semaine passée au restaurant à une amie comédienne (probablement <strong>8</strong>) qui, révoltée d’avoir vu à côté de la gare SNCF de Lyon Part-Dieu des dizaines et des dizaines de tentes de sans-abri la semaine qui précédait, fulminait en me montrant la photo sur son téléphone en me disant : « Ça me met dans une colère !!! Dans une COLÈRE ce spectacle, tu peux pas savoir !! Et de me dire que dans 4 mois, elle aurait créé un spectacle sur le sujet… Elle en était toute rouge.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dans les premiers mois qui ont suivi le début de la relation avec mon futur mari (<strong>8</strong>), il a perdu son frère d’un cancer foudroyant. Je me souviens, le jour du décès à l’hôpital, comment mon ami donnait des coups de pied violents dans le mur… Et moi, je ne comprenais pas tout cette violence qui m’effrayait, dans ce moment profondément triste pour moi.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Devant l’injustice, la pauvreté, la violence faite aux vulnérables, ce n’est pas du tout de la colère que je ressens, mais de la tristesse profonde. Par exemple, quand je vois dans quel état est la personne sans-papier autour de laquelle j’ai constitué un collectif de soutien, je ressens de la compassion et de la tristesse. Et c’est souvent son courage, sa volonté de continuer de se battre qui me remet en selle et dans l’action.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	C’est la même chose pour les nouvelles de l’extermination actuelle des Rohingya, ou les analyses qui sont faites sur l’individualisme en France, ou le choc d’un nouvel attentat terroriste. Elles me plongent régulièrement dans une tristesse profonde qui va jusqu’aux larmes.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ça c’est pour l’aile <strong>8</strong> que j’ai du mal à trouver…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Parfois je me dis que je devrais davantage aller la chercher… Mais que c’est difficile !!
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<strong>Aile 1 omniprésente ?</strong>
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors l’aile <strong>1</strong>…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<u>Perfectionnisme encore omniprésent</u>
</p>

<p>
	Plutôt ne rien faire, comme expliquait <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1954-tension-des-ailes/" rel="">Lighyli dans un post du 14 juin dernier</a> concernant le bazar dans son bureau, que de se mettre à mettre un peu d’ordre car il faudrait tout ranger parfaitement !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Alors, oui, j’ai fait une thèse de droit qui a duré 10 ans et où les 2568 notes de bas de pages (!) étaient parfaitement écrites et finalisées <i>avant</i> le corps du texte tout aussi parfait. Mais je pensais m’être un peu soignée…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ce matin, je reprends la trame (tout aussi peaufinée) d’une formation de 5 jours que je donne la semaine prochaine et que j’ai tout de même réalisée au moins 5 fois…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il a fallu que je cherche à nouveau dans mes notes jour après jour ce que j’aurais oublié… et pour satisfaire mon égo, heureusement que j’ai trouvé quelque chose à améliorer par rapport à la dernière fois où je l’ai tenue… ! J’ai tout passé en revue et suis presque déçue d’avoir décidé de ne pas tout reprendre et de décider que cette formation est enfin prête… !!
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<u>Difficulté à hiérarchiser les priorités</u>
</p>

<p>
	Dans mes listes (à rallonge) de choses à faire, par exemple : nettoyer la voiture, méditer, terminer la préparation d’une intervention ou envoyer un devis à un client, ces actions à entreprendre sont souvent mises au même niveau d’importance et de priorité dans leur réalisation, alors que je tâche sans cesse de chercher ce qui est le plus important pour moi. Il faut aussi vous dire qu’en tant que coach, je forme mes clients à la gestion du temps et des priorités (!)… On est toujours de meilleur conseil pour les autres que pour soi, c’est bien connu.
</p>

<p>
	Donc, cela reste, en tant que <strong>9</strong> une vraie difficulté pour moi de me poser la question le matin : QUE VAS-TU FAIRE EN PRIORITÉ POUR TOI AUJOURD'HUI (dans toute cette longue liste) – avant toute autre chose ??
</p>

<p>
	Il y a tellement de petites activités à entreprendre pour les autres…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ouf ! Cela fait au moins un mois que je dois écrire cet article. Ce fut douloureux d’en accoucher et je vous remercie d’avoir eu la patience de lire cette saga.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bonne journée à tous !
</p>

<p>
	Philomène.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1984</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2017 09:13:45 +0000</pubDate></item><item><title>9 et ordre des centres</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2097-9-et-ordre-des-centres/</link><description><![CDATA[<p>
	Je lis souvent à propos des <strong>9</strong> qu’ils ont besoin de routine, de rituel. Que c'est une façon d'être en paix…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je constate que ce n'est pas du tout mon cas. Je n'ai quasiment aucune routine quotidienne : heure de levé variable, petit déjeuner ou pas, douche matin ou soir, etc.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le désir de base se manifeste chez moi plutôt dans un certain désir de "liberté" : pas de stress, je fais ce que j'ai envie, là, à l'instant donné. Pourtant, la fixation d'oubli de soi est toujours là. J'ai bien mis le mot "liberté" entre guillemets. Ce n'est pas d'une liberté essentielle dont il s'agit. C'est plutôt me laisser aller à vivre mes émotions, dans l'instant et "faire des choses" (centre instinctif) "narcotisantes"…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le summum de cette façon de vivre est le matin. Si j'ai un rendez-vous ou des urgences pro, je m'active pour être (à peu près – "no stress") à l'heure. Si je n'ai rien de prévu et que je me sens fatigué, je ne met pas de réveil et je me laisse vivre "tranquillement" pour arriver tard au boulot (procrastination). Ce temps passé le matin me permet de me ressourcer, vivre mes émotions "paisiblement", me réveiller et récupérer.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Tout cela est bien égotique évidemment, mais je me pose la question de l'ordre des centres.
</p>

<p>
	J'ai l'impression que c'est l'expression de mon support Émotionnel.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	D'où ma question: Qu'en est-il de nos amis <strong>9 alpha</strong> ?
</p>

<p>
	Avez-vous plus besoin de rituel ? J'émets l'hypothèse que ces rituels pourrait rassurer votre centre mental support ?
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Au plaisir de lire vos observations et avis.
</p>

<p>
	Lighyli
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2097</guid><pubDate>Tue, 04 Sep 2018 07:55:40 +0000</pubDate></item><item><title>Oui</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2095-oui/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai réalisé pendant ces vacances que, à chaque fois que je décroche le téléphone, je répond en disant <em>"Oui, bonjour"</em> et je me présente.
</p>

<p>
	Je commence <strong>systématiquement</strong> la conversation par "OUI" !!!
</p>

<p>
	Clairement égotique… Je ne m'en était jamais rendu compte !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Depuis, j'essaye de l'observer et effectivement, le "OUI" commence très souvent mes réponses dans l'ensemble de mes conversations…
</p>

<p>
	Un bel exemple d'ego de <strong>9</strong> en action permanente…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lighyli
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2095</guid><pubDate>Mon, 03 Sep 2018 13:33:05 +0000</pubDate></item><item><title>Un&#xA0;9 en entreprise</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2090-un%C2%A09-en-entreprise/</link><description><![CDATA[<p>
	À la lecture du post "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2043-une-4-en-entreprise/&amp;tab=comments#comment-17999" rel="">Une <strong>4</strong> en entreprise</a>", j'ai fait mes tiroirs et j'ai retrouvé un bilan de compétence qui date d'une quinzaine d'années. Je cite une page qui m'a beaucoup fait rire (entre parenthèses mes commentaires d'aujourd'hui à la lumière de l'ennéagramme) :
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	<em>Points d'appui :</em>
</p>

<ul><li>
		<em>Aime les situations d'exception</em> (désintégration en <strong>3</strong> ?)
	</li>
	<li>
		<em>Prend aisément des initiatives</em> (un <strong>9</strong> qui va bien)
	</li>
	<li>
		<em>Recherche l'équilibre des tâches</em> (ahh l'équilibre…)
	</li>
	<li>
		<em>Est étranger à toute crispation</em> (surtout pas de conflits !)
	</li>
	<li>
		<em>Favorise des échanges pondérés</em> (médiateur…)
	</li>
	<li>
		<em>Montre une grande égalité d'humeur</em> (toujours pas de vagues…)
	</li>
	<li>
		<em>Relativise la gravité des choses</em> (tout va bien !)
	</li>
	<li>
		<em>S'adapte aux circonstances</em> (ça permet d'éviter les conflits… la fusion n'est jamais loin)
	</li>
	<li>
		<em>S'exprime avec calme</em> (le désir de base du <strong>9</strong> n'est pas loin)
	</li>
	<li>
		<em>Fait preuve d'assurance</em> (quand ça va bien)
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	<em>Points de vigilance :</em>
</p>

<ul><li>
		<em>Sous-estime certaines difficultés</em> (mental réprimé…)
	</li>
	<li>
		<em>Pourrait s'avérer intrépide</em> (encore mon mental réprimé)
	</li>
	<li>
		<em>N'aime pas les à-coups</em> (désir de base du <strong>9</strong>)
	</li>
	<li>
		<em>Tarde parfois à forcer l'allure</em> (un peu de paresse peut-être ?)
	</li>
	<li>
		<em>Ressent mal les différends</em> (les transes d'oubli sont là pour ça, non ?)
	</li>
	<li>
		<em>Pourrait être trop conciliant</em> (très drôle celle là, non ? <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" title=":wink:">)
	</li>
	<li>
		<em>Opère avec beaucoup de ménagement</em> (des fois qu'il y ait un conflit sous roche…)
	</li>
	<li>
		<em>Pourrait manquer de vivacité</em> (paresse, oubli…)
	</li>
	<li>
		<em>Comprend mal les gens agités</em> (<img alt=":bye:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_bye.gif" title=":bye:">)
	</li>
	<li>
		<em>N'est efficace que dans le calme</em> (toujours le désir de base du <strong>9</strong>)
	</li>
</ul><p>
	 
</p>

<p>
	Lighyli-définitivement-<strong>9 mu</strong>-depuis-longtemps.
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2090</guid><pubDate>Wed, 04 Jul 2018 21:19:00 +0000</pubDate></item><item><title>Vanit&#xE9; et r&#xE9;seaux sociaux</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2077-vanit%C3%A9-et-r%C3%A9seaux-sociaux/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J’ai un collègue s’étant reconnu dans le type <strong>9</strong> et dont je suspecte la variante mu de par le sujet que je voulais aborder ici.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cela fait maintenant quelques mois que je le vois très actif sur les réseaux sociaux (Twitter tout particulièrement) pour afficher son point de vue à tout bout de champ. En échangeant avec lui, il me partageait le fait que son contexte professionnel actuel avait fait monter une grande colère en lui : colère qui était devenue une grande source de créativité. C’est probablement cette dernière qu’il n’hésite pas à partager que ce soit dans ses coups de gueule ou ses inspirations.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cela ne m’aurait pas dérangé s’il n’avait pas commencé à dénigrer des personnes ou des groupes de notre communauté professionnelle. En effet, au-delà du fait que je sois personnellement mal à l'aise, je trouvais ce comportement plutôt étrange au vu de son énneatype car cela pourrait facilement générer des conflits, surtout lorsque c'est affiché sur des plateformes publiques.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je me suis dit que le fait que cela soit sur des réseaux sociaux était peut-être moins problématique dans le sens où j’avais cru comprendre que les <strong>9</strong> pouvaient avoir tendance à exprimer leur colère sur des objets inanimés (comme le panneau stop dont Fabien nous avait parlé il me semble) sans avoir la crainte de la représaille ou de l'inconfort.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cependant, une chose m’intrigue : le fait qu’il ait cette tendance actuelle à dénigrer les autres et à s’afficher fièrement avec les personnes connues qu'il rencontre, ne serait-ce pas un signe de désintégration ? Même si de son côté, il semble dire qu’il se reconnecte de plus en plus à lui, je me demande si cela est cohérent avec son comportement.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Qu’en pensez-vous ? (En espérant avoir pu être suffisamment clair dans mes explications.)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Merci par avance et bonne semaine à vous !
</p>

<p>
	Oyoshi
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2077</guid><pubDate>Mon, 18 Jun 2018 08:16:32 +0000</pubDate></item><item><title>T&#xE9;moignage d'un 9 &#xE0; la radio</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2071-t%C3%A9moignage-dun-9-%C3%A0-la-radio/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'écoute très régulièrement France Culture (surtout en podcast, j'aime beaucoup en voiture). Il y a des émissions extraordinaires. Une d'elle est "Les pieds sur terre" qui dure 30 minutes tous les jours entre 13h30 et 14h00. Ce sont des témoignages très "bruts".
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	L'émission du 29 mai 2018 avait pour titre "Un élève pour la vie". En l'écoutant, j'ai eu l'impression d'entendre un ego de <strong>9</strong> assez brut… Cela m'a paru tellement flagrant que je ne résiste pas au plaisir de vous le faire partager. Voilà la retranscription de certains passages du témoignage qui dure en tout 13 minutes.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	C'est l'histoire d'un prof de Français en lycée qui s'appelle André.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	[La journaliste arrive, elle ouvre son micro, on entend qu'elle entre dans la maison.]
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="André">
	<div class="ipsQuote_citation">
		André a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			J'ai commencé à ranger mes affaires mais… C'est loin d'être… Je suis un petit peu un maniaque. Je garde tout. J'ai gardé tous mes carnets de prof.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	J'entends qu'il garde beaucoup de bazar (peur de se séparer de vieux objets, peur d'un conflit intérieur ?), et qu'il a du mal à le ranger… même quand une journaliste vient le voir. À la lumière de la suite de l'entretien, pour moi, ça peut correspondre à l'approche structurelle des ailes du <strong>9</strong> (je voudrais concrétiser mes idéaux mais je ne sais pas m'imposer de limites, donc je m'immobilise)…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Cette analyse comportementale peut être biaisée car je me reconnais beaucoup dans cette façon de faire, mais la suite de l'entretien me parait aller plus dans le sens du <strong>9</strong>.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Puis, il raconte quel professeur il était :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="André">
	<div class="ipsQuote_citation">
		André a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			J'étais plutôt le prof gentil. J'avais un collègue qui disait : <em>"André, si on lui demandait, il trouverait des circonstances atténuantes à Hitler."</em>
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	<em>"Le prof gentil"</em>, ça veut tout dire. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"> J'y vois le côté médiateur du <strong>9</strong>…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il décrit qu'à 50 ans, il a commencé à avoir des classes plus difficiles dans une banlieue de Lyon. En 2007, il a une classe de seconde plutôt agréable mais avec un élève qui posait <em>"un peu"</em> problème car il était <em>"un peu"</em> instable. (Je note le <em>"un peu"</em> instable, alors qu'à l'entendre, il devait être vraiment infernal…)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Arrive le conseil de classe du deuxième trimestre, un vendredi soir. Ils préparent l'orientation des élèves, et le désir de l'élève qui est de passer en 1<sup>e</sup> ne paraît pas du tout raisonnable aux professeurs. Ils envisagent une formation concrète alternée, type BEP. Mais les professeurs savent que l'élève refuse cette option. André était le professeur principal, donc c'était à lui de l'annoncer à l'élève.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il poursuit :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="André">
	<div class="ipsQuote_citation">
		André a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			J'étais extrêmement angoissé, car un élève qui de notre point de vue est dans un déni de réalité, c'est une situation très pénible pour le prof principal.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	Situation très pénible… pour un <strong>9</strong>, devoir annoncer quelque chose de difficile à un élève difficile, c'est un pléonasme. (Cela étant dit, ici encore, d'autres ennéatypes pourraient aussi dire ça.)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Passe le week-end, et le lundi matin, il avait les élèves 2 heures. Il voit l'élève au fond de la classe qui <em>"fait une sale tête"</em>. Je reprends la transcription — André raconte tout cela de façon très calme et détachée (!!) :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="André">
	<div class="ipsQuote_citation">
		André a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			La classe se passe normalement jusqu'au moment où je distribue les photocopies que j'avais préparées d'un texte de Molière, et je m'avance dans le rang. Et je le vois qui se lève du fond de la classe.
		</p>

		<p>
			 
		</p>

		<p>
			Je continue de distribuer et d'un seul coup, boum. Je sens un grand coup de poing — j'ai pensé que c'était un grand coup de poing — dans le ventre. Donc je me plie en deux et en me pliant en deux, je vois le couteau par terre.
		</p>

		<p>
			La première chose que j'ai dans la tête quand je vois que je reçois le coup, et que je vois que c'est un coup de couteau, c'est soulagement infini ! Mon problème — c'est complètement idiot — mon problème d'orientation, mon angoisse, j'ai plus besoin de l'avoir puisque par ce coup de couteau, il s’exclut automatiquement de l'établissement. Terminé pour moi. Plus de problème. Content.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	Réaction égotique, automatique, la première chose qu'il pense est <em>"soulagement infini"</em> !!!
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je vois ici un immense oubli de soi et l'ego uniquement concentré sur l'évitement du conflit ! Du coup, l'ego est ravi de voir le conflit disparaître (avec évidemment transe de suppression de sensation…) !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Puis :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="André">
	<div class="ipsQuote_citation">
		André a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			Je ramasse le couteau, je retourne au bureau, je pose le couteau sur le bureau. Évidemment les élèves avaient vu ça, donc c'était un grand silence dans la classe, et j'ai dit : <em>"Bon, écoutez, il faut prévenir l'administration donc il y en a un qui va descendre et puis j'aimerais bien qu'il y en ait un autre qui suive l'élève pour voir où il va'</em> parce que l'établissement n'est pas loin du Rhône et j'avais peur qu'il fasse une bêtise. Les pompiers un moment après arrivent, ils m'ont mis dans l'ambulance et puis on est parti pour l’hôpital. Là, j'ai probablement manqué d'imagination. Je n'ai pas imaginé être en danger de mort. Je ne crois pas y avoir pensé du tout. C'est peut-être ce qui m'a joué des tours après parce qu'après j'ai bien pris conscience parce que s'il avait tapé un tout petit peu à côté, il aurait pu me percer le cœur et me tuer.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	Encore de l'oubli de soi…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Un peu après, il poursuit sont témoignage :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="André">
	<div class="ipsQuote_citation">
		André a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			L'élève a été mis dans un établissement pour jeunes et il a fait quand même, 8 mois de préventive. Il a fait savoir à la juge d'instruction qui l'interrogeait qu'il ne m'en voulait pas. Mais bon, c’était un petit peu typique de lui, ça voulait dire <em>"je ne vous voulais pas de mal"</em>, voilà ce que ça voulait dire.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	Fusion du prof avec son élève qui comprend et accepte tranquillement même l'incroyable projection de l'élève devant la juge !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je passe la suite du témoignage où le prof raconte combien il n'en veut pas au gamin, qu'il aimerait bien le revoir… (Sur le fond, avec un vrai pardon et beaucoup de travail sur soi, pourquoi pas…)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour finir :
</p>

<blockquote class="ipsQuote" data-ipsquote="" data-ipsquote-username="André">
	<div class="ipsQuote_citation">
		André a dit :
	</div>

	<div class="ipsQuote_contents ipsClearfix">
		<p>
			Je sors de l’hôpital au bout de 5 jours. C'était les vacances de printemps donc ça me fait une semaine de repos. J'ai repris le travail normalement après avec la classe. Je redeviens un prof tout à fait normal. Il y a des collègues qui m'ont dit : <em>"Mais tu n'as pas peur de rentrer dans la classe ?"</em> Ben non ? Pourquoi j'aurai peur ? (Il rigole !!) Par contre, les insomnies, oui, ça dure toujours… Ça n'a pas démarré tout de suite, ça a démarré 6 mois après, j'ai fait deux ou trois nuits blanches complètes sans dormir du tout, du tout. J'ai fait une espèce de déprime… qui était sans doute en rapport avec l'affaire. Parce que progressivement, je me suis rendu compte — mais je pense que c'est ce que chacun de nous en vieillissant prend conscience de ça, on s’aperçoit qu'on est mortel. Mais là, le coup de couteau, après coup, m'a fait prendre plus fortement conscience de ça, et donc la mort et toutes les angoisses qui peuvent accompagner l'idée de la mort, tout ça, c'est devenu beaucoup plus présent.
		</p>
	</div>
</blockquote>

<p>
	Encore de l'oubli de soi qui fini par remonter 6 mois (!!!) plus tard…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Le besoin affirmé d'être un prof <em>"normal"</em> même 15 jours après s'être fait poignardé par un élève !! Et aussi un instinctif qui fonctionne quand même : il retourne au boulot direct !
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Pour terminer, le ton de l'entretien est très calme et tranquille et va dans le sens de la fierté du <strong>9</strong> : "Je suis bien, calme, facile à vivre"…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lighyli
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2071</guid><pubDate>Wed, 30 May 2018 09:00:36 +0000</pubDate></item><item><title>Sous-type conservation chez le 9</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1989-sous-type-conservation-chez-le-9/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'ai modifié mon profil à C+…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En fait, j'ai détecté très clairement le sous-type appétit chez moi. J'ai toujours eu (très) bon appétit, mais jusqu'à maintenant j'avais mis ça sur le compte de mon éducation : culture familiale très portée sur les bons repas, et on a toujours exigé de moi de finir mon assiette…<br>
	Ça ne me semblait pas justifier un C+. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je viens de réaliser que ma réaction en cas de maladie est particulière.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Dès que je me "sens malade" (que ce soit un bête nez qui coule, un rhume, une bronchite ou la grippe), je me mets à manger comme quatre ! C'est hyper mécanique ! En mode "boulimie" ! (Heureusement que je ne suis pas malade souvent. <img alt=":wink:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" title=":wink:">) Jusque là, je pensais que c'était normal et naturel : le corps a besoin de "vitamines", donc il les cherche dans la nourriture…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	En fait, c'est très précisément l'instinct de conservation du <strong>9</strong> qui fait des siennes ! En mode : "Oula, ça va mal, on ne sait jamais, dans le doute, on va se gaver, comme ça, je trouverai bien ce dont j'ai besoin dans tout ça !"
</p>

<p>
	Un bon complément à mon sous-type social qui me semble quand même bien plus visible au quotidien…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Lighyli
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1989</guid><pubDate>Wed, 15 Nov 2017 20:39:31 +0000</pubDate></item><item><title>Exercice essence et blague de l'ego d'un&#xA0;9&#x2026;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2021-exercice-essence-et-blague-de-lego-dun%C2%A09%E2%80%A6/</link><description><![CDATA[<p>
	Depuis un peu plus d'un an que je "pratique" l'ennéagramme, je commence à connaître les différentes caractéristiques des différents types. Surtout le <strong>9</strong> évidemment… Même si cela demande pas mal d'effort à mon centre mental réprimé…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Il y a quelques jours, dans mon lit avant de m'endormir, je reprenais les supports et mes notes du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_essenc.htm" rel="">stage Essence</a>.<br>
	Objectif : reprendre tous les exercices pour les travailler (quelle richesse !!).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je tombe sur l'exercice "L'observateur intérieur". Je lis l'exercice en me disant que je pourrai le faire immédiatement celui-là. Il me faut donc réaliser quand le mécanisme d'attention propre à mon propre type prend le contrôle, puis récupérer cette énergie investie dans la passion et la fixation.
</p>

<p>
	Et là, je me dis : "Mais c'est quoi déjà la passion et la fixation du <strong>9</strong> ???"
</p>

<p>
	Je réfléchis rapidement (le mental ne démarre pas), et je retrouve le mécanisme de défense, mais impossible de retrouver la passion et la fixation… Gros trou de mémoire… (!!!)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	C'est l'hiver, il fait froid et je suis bien sous ma couette, mon centre mental n'a vraiment pas envie de démarrer mais mon centre instinctif va bien : je me lève et je vais chercher mon "aide mémoire Ennéagramme"… (Très classique chez moi : si je peux bouger pour trouver une réponse plutôt que rechercher dans ma mémoire, je préfère bouger…)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et je lis :<br>
	Fixation : oubli de soi<br>
	Passion : paresse psycho-spirituelle<br>
	CQFD…<br>
	Mon observateur intérieur a bien rigolé pour la peine… <img alt=":laugh:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" title=":laugh:"></p>

<p>
	Je pouvais reprendre l'exercice plus concrètement…
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">2021</guid><pubDate>Wed, 10 Jan 2018 17:25:46 +0000</pubDate></item><item><title>&#xC0; propos du non</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2054-%C3%A0-propos-du-non/</link><description><![CDATA[<p>
	Bonjour à tous,
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Depuis ce week-end me voici libérée dans la confirmation de mon <strong>9</strong>, retour case départ après <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2041-7%C2%A0mu%C2%A0-apr%C3%A8s-un-doute-avec-le-9-le-4-et-le-5/" rel="">un petit voyage entre différents types</a>. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je voulais parler de la capacité à dire non pour un <strong>9</strong>. Entre l'incapacité à dire non et capacité intégrée à le dire, il y a des étapes intermédiaires dans laquelle je suis maintenant.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Ça fait déjà plusieurs années que mes oui sont des vrais oui et que le non a pointé son nez dans ma vie. Cependant mes non ne sont pas comme un "NON !!!" de <strong>8</strong> par exemple. C'est un non de <strong>9</strong>. Ça donne "non parce que…", le tout sur un ton doux et sans jamais élever la voix. Alors ça marche parfaitement avec une personne moyenne ou intégrée, respectueuse de mon besoin. Mais ça ne marche pas avec les très désintégrés qui veulent me faire dire oui malgré mon non. J’ai eu trois cas dans ma vie.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	La première personne était une connaissance de boîte de nuit que je ramenais parfois chez elle il y a environ 15 ans. Notre relation s'arrêtait là. Nous sommes un jeudi à 23h30, je suis en pyjama à deux pas de mon lit et je vois qu'elle m'appelle : <em>"Je veux sortir ce soir, viens chez moi garder mes enfants."</em> Alerte rouge dans ma tête : non, je ne veux pas ! Je dis :
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Non parce que je vais dormir.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Oui mais pas de souci, tu peux dormir chez moi.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Non, je suis en pyjama.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Tu peux venir en pyjama.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>On est jeudi, je travaille demain.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Tu peux dormir chez moi toute la nuit et aller travailler demain.</em>
</p>

<p>
	Tous mes arguments étaient rejetés les uns après les autres. J'étais à bout d'arguments, et là, prise en plein défi d'évolution, je me disais : <em>"Il faut que je tienne, il faut que je tienne !!! Je ne veux pas y aller, je ne veux pas y aller, je t’interdit de flancher !"</em> Et j'ai réussi à maintenir le non et à raccrocher le téléphone. J'étais fière de moi. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Depuis 5 ans, j’ai un ami proche, un <strong>7</strong> désintégré. Avec lui je vis les bas et les hauts des montagnes russes. Les hauts, ce sont nos soirées folles, les bas, ses excès en tous genres parfois dangereux pour ma vie. Je le considère comme mon maître d’apprentissage, même si j’en ai vu de toutes les couleurs. Je n’ose pas raconter mes nombreuses faiblesses où maintenir mon non a toujours été un défi continu avec maints échecs.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	On est à l’autre bout de la ville, il a bu, je conduis, et il a un retrait de permis pour cause justement d’alcoolisme au volant.
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Laisse moi le volant, je veux conduire.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Non, tu as bu et tu n’as plus de permis.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Je veux conduire !!</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Non.</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Je veux conduire !!!</em>
</p>

<p style="margin-left: 40px;">
	— <em>Non, j’ai dit.</em>
</p>

<p>
	Et voilà qu’il ouvre ma portière et saute de ma voiture. Et là le dilemme intérieur-extérieur commence : je ne peux pas le laisser prendre le volant, c’est trop dangereux pour ma voiture et ma vie, et en même temps on est à l’autre bout de la ville, je ne peux pas l’abandonner là tout seul. Lutte intérieure sans fin… Je finis par craquer, je ne suis pas fière de moi. Je laisse l’autre gagner. Ce genre de circonstances, je l’ai vécu des tonnes de fois avec lui. C’était chaque fois un défi, je ne les compte pas. Je pense que seul un <strong>9</strong> peut comprendre mon abandon…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Un jour, c’est moi qui ai sauté de sa moto à un feu rouge : il avait roulé comme un fou à faire des zigzags et à augmenter sa vitesse sur le casse-vitesse. J’ai tenu bon longtemps : <em>"Je ne remonte sur la moto que si tu me jures de rouler normalement."</em> Un autre jour, j’ai fini par l’abandonner en boîte de nuit non sans m’assurer que quelqu’un d’autre allait le ramener.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Et l’année dernière, j’ai eu la folie de monter dans sa voiture avec sa femme enceinte pour aller dans un festival loin de Bruxelles. Je me suis dit : <em>"Il va être père, il est surement devenu responsable."</em> Que nenni, l’homme bourré refait surface, il VEUT prendre le volant. Énième déjà vu… Cette fois-ci, je tiens bon : <em>"Tu vas être père de famille, tu donnes le volant à ta femme."</em> NON !!! Je décide de ne pas monter, le besoin de sauver ma vie prend le dessus. Je suis dans une prairie au milieu de nulle part… Heureusement je trouve des filles qui vont à Bruxelles. J’étais fière de moi. Sa femme, une <strong>9</strong> aussi, qui n’arrive jamais à lui dire non a réussi à suivre mon pas et à ne pas monter dans sa voiture…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je pense que maintenant mes non sont devenus un peu plus affirmatifs. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>]]></description><guid isPermaLink="false">2054</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2018 12:34:20 +0000</pubDate></item><item><title>Un 9 mu au travail</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1935-un-9-mu-au-travail/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Ca fait un moment que j'ai un peu de matière pour témoigner, mais que je ne prend pas le temps de le faire.</p>
<p>Voilà donc pour un début.</p>
<p> </p>
<p>Attention : mode saga ON...</p>
<p> </p>
<p>Un de mes plus vieux souvenir flagrant de fonctionnement de mes trois centres date de mon stage de fin d'étude.</p>
<p>23 ans, fin de trois ans d'école d'ingénieur en informatique et mathématiques appliquées. (Coucou Fabien <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon="">)</p>
<p>6 mois de stage dans une grande entreprise.</p>
<p> </p>
<p>Je découvre le monde de l'entreprise…</p>
<p>Mon maître de stage (celui qui m'a recruté quelques mois auparavant) n'est finalement pas là à mon arrivée : il est parti entre temps en mission pendant un an à l'étranger…</p>
<p>On désigne un jeune embauché volontaire pour le remplacer…</p>
<p>Problème : il ne s'occupe pas du tout de moi…</p>
<p>Un mois, deux mois, trois mois passent, et je tourne un peu en rond autour de mon sujet de stage…</p>
<p>Je travaillote tranquille… J'avance un tout petit peu… Doucement… Faut dire que l'ambiance de cette grosse boîte n'est pas des plus stressantes…</p>
<p>Bref, je me laisse vivre… (Ça me va bien ce rythme paisible. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon="">)</p>
<p> </p>
<p>En bon <strong>9</strong>, je ne me rend pas trop compte précisément de ce qui m'arrive (passion de paresse ?), mais au fond de moi la pression monte et je narcotise (mécanisme de défense).</p>
<p>Nous sommes en 1996, je travaille sur du matériel informatique sympa (je suis plutôt geek et il y a du "gros matos" !), c'est le début d'Internet, pas mal d'amis avec qui partager les premiers mails, tout ce qu'il faut pour "perdre" du temps…</p>
<p> </p>
<p>Pendant ce temps, je sympathise avec un collègue qui est là depuis une quinzaine d'années et qui n'est pas du tout reconnu dans son travail.</p>
<p>Je ne saurai pas dire son ennéatype (<strong>6</strong> peut-être ?), mais c'était vraiment quelqu'un de bien. Trop droit, trop intègre et trop sympa pour une organisation comme cette grosse entreprise où il fallait jouer des coudes et ouvrir sa gueule pour avancer : il était un peu mis sur le banc du département… Un type attachant mais "à part" dans l'organisation…</p>
<p> </p>
<p>Il se rend compte que je tourne un peu en rond et il commence à s'occuper de moi (par sympathie).</p>
<p>Il me guide, me donne des idées, me pousse… et je commence à avancer vers un résultat sympa…</p>
<p>Il obtient de devenir officiellement mon maître de stage.</p>
<p> </p>
<p>Deux mois plus tard, il ne me reste qu'un mois pour boucler le projet, rédiger mon rapport, préparer ma soutenance, etc.</p>
<p>Et évidemment comme ça ne fait que deux mois que je travaille dans le bon sens (et encore, je gardais un rythme pépère), je n'ai pas réussi à faire un boulot qui aurait bien pris six mois normalement…</p>
<div> </div>
<div>Mon nouveau maître de stage vient me voir et me dit : "Bon, là, il va falloir s'y mettre, il faut que tu arrives au bout."</div>
<p>Moi qui avais prévu de terminer pépère et rendre un rapport moyen (ça aurait suffit pour avoir le diplôme).</p>
<p>Et là, il me met une grosse pression !</p>
<p> </p>
<p>Je me souviens rentrer le soir chez moi en panique.</p>
<p>Tétanisé, une boule d'émotion (bascule du centre instinctif, centre émotionnel prédominant…).</p>
<p>J'ai appelé des copains qui étaient en stage comme moi pour leur demander conseil.</p>
<p>J'étais à deux doigts d'appeler mon responsable à l'école pour lui dire que j'avais un problème avec mon maître de stage et qu'il me "traumatisait".</p>
<p>Je voulais fuir !! Abandonner mon stage !! Refuser l'obstacle… (Gros risque de conflit avec mon maitre de stage, tentation de la fuite : je ne voulais plus remettre les pieds au boulot !!)</p>
<p> </p>
<p>Je n'ai pas appelé l'école.</p>
<p>Le lendemain, je retourne au boulot hyper stressé…</p>
<p>Et là, mon maître de stage vient me voir et m'explique qu'il s'est "investi" auprès de moi, qu'il est déjà un critiqué par ses collègues, et que si mon stage n'arrive à rien, ça va (encore) être de sa faute…</p>
<p> </p>
<p>Ça a été une sorte de "révélation" : j'ai eu <strong>envie</strong> d'arriver au bout pour LUI "faire plaisir". Par respect pour lui. Par respect pour le fait qu'il se soit occupé de moi. Parce que c'était quelqu'un de bien.</p>
<p>Ce n'était pas un problème d'école, de diplôme ou même pour moi.</p>
<p>C'était vraiment vis-à-vis de lui, humainement.</p>
<p>J'ai beaucoup pleuré quand j'ai compris cela (centre émotionnel ?).</p>
<p> </p>
<p>Du jour au lendemain, je suis passé en mode "action". Ça a été impressionnant. Comme pendant mes années de classes prépa.</p>
<p>Je faisais 8h-23h tous les jours et complètement à fond. Pas une seconde de narcotisation pendant 1 mois !!</p>
<p>Et surtout, cela me rendait profondément heureux !! J'étais BIEN !!</p>
<p>J'ai un peu bâclé mon rapport de stage et ma soutenance (je m'en moquais : j'ai quand même eu mon diplôme <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""> et j'ai toujours eu horreur de la paperasse…).</p>
<p>Objectif "projet", "résultat" (pour moi, le résultat était : "terminer proprement le projet pour avoir un retour positif de la personne qui m'avait fait confiance") !</p>
<p>Je me souviens même être allé bosser une semaine après ma soutenance "gracieusement" pour terminer le projet "aux petits oignons" (je pense avoir une aile <strong>1</strong> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon=""> mais j'attends le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">stage Ailes</a> pour confirmer ça).</p>
<p> </p>
<p>Au final, j'ai un souvenir de ce dernier mois de stage absolument extraordinaire : une énorme patate et une immense fierté du résultat accompli !!</p>
<p>J'en ai les larmes aux yeux rien que d'y repenser !!!</p>
<p>J'ai produit un super-travail, vraiment, et j'en suis toujours aujourd'hui très fier !</p>
<p> </p>
<p>Ça a été une sorte de déclic dans ma vie avec deux constatations qui me guident depuis :</p>
<ul><li>Quand j'arrive à démarrer, j'ai une capacité de travail incroyable (centre instinctif non réprimé) !</li>
<li>Mon moteur, ce sont les relations humaines et les fidélités associées.</li>
</ul><div>Je n'ai pas encore fait le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">stage Centres</a>, mais j'interprète cela comme une intégration en <strong>6</strong> (fidélité à une personne pour qui j'ai du respect)…</div>
<p>Je me trompe ?</p>
<p> </p>
<p>Suite de la saga.…</p>
<p> </p>
<p>Quelques années plus tard, j'ai créé une entreprise avec un ami.</p>
<p>Certainement pas un hasard si je ne l'ai pas créée tout seul…</p>
<p> </p>
<p>J'ai de gros doutes sur l'ennéatype de cet ami… Peut-être <strong>8</strong> plutôt intégré : je n'ai que rarement eu affaire à sa colère… Je pourrais mettre ça sur le compte de l'immense confiance qui nous lie ? (Un <strong>8</strong> qui considère l'autre comme "fort" est très respectueux, non ?)</p>
<p> </p>
<p>Les deux premières années, nous nous sommes complètement planté.</p>
<p>La boîte ne fonctionnait pas du tout…</p>
<p>On a perdu pas mal d'argent… Bref, la cata…</p>
<p> </p>
<p>Difficile pour la confiance en moi, et j'oscillais entre des moments de très grande efficacité (porté par ma fidélité à mon ami, comme pendant mon stage de fin d'études), je travaillais beaucoup pour développer le programme que nous essayions de vendre) et de narcotisation (photographie, astronomie, collection de Spirou (!), généalogie, etc., en général jusqu'à la limite du "à quoi bon"… et je passais à autre chose).</p>
<p> </p>
<p>Le nerf de la guerre dans ces moments-là, c'est l'argent évidemment… Et cela peut être une source de tensions vives entre les associés…</p>
<p>Comme j'avais divorcé un peu avant (vendu ma maison, etc.), j'avais un peu d'argent de côté, et j'ai "financé" la boite (en compte courant): une façon de m'acheter la paix.</p>
<p>Aujourd'hui, je sais qu'au fond de moi, je me disais plus ou moins consciemment : "Si la boîte coule, c'est moi qui vais perdre le plus d'argent, donc on ne me le reprochera pas…" -&gt; fuite du risque de conflit… (Sans doute un peu de C-- pour le coup, mais avec 13 ans de recul, j'ai eu raison d'investir dans notre réussite).</p>
<p> </p>
<p>Petit à petit, nous avons grossi et "réussi" (aujourd'hui, 13 ans plus tard, nous avons 23 salariés). C'est une grande source de fierté et de confiance en moi. Et surtout, je mesure le parcours et l'énergie incroyable que j'ai déployé pendant toutes ces années.</p>
<p>Un <strong>9</strong> qui passe en mode "action" est d'une efficacité redoutable !!! À mon rythme, certes, mais dès qu'on me fait confiance, je suis à fond…</p>
<p> </p>
<p>Avec un peu de recul, je me rend compte que j'avance beaucoup par à-coups en 4 phases:</p>
<ol><li>Stress (je ne sais pas par quel bout prendre le problème) =&gt; flot d'émotions, narcotisation.</li>	<li>Avec le temps, le stress augmente comme le risque de tension/conflit si je ne m'y met pas maintenant.</li>	<li>Déconnexion de mon centre émotionnel (maintenant, plus le choix, concentration maximum et on s'y met).</li>	<li>Gros boulot pour rattraper le retard et fournir au final un super travail (aile <strong>1</strong>).</li>
</ol><p>Avec le temps et la compréhension de mon fonctionnement, ce cycle est de plus en plus court et efficace.</p>
<p> </p>
<p>Exemple : je reviens un peu en arrière vers 2010. Nous ne sommes que 3 ou 4 salariés. Nous gérons des serveurs internet H24, 7 jours sur 7. Les clients comptent donc sur nous pour que "ça marche" tout le temps ! À cette époque, je suis un peu tout seul à la "technique" (mon associé s'occupe du "commercial").</p>
<p> </p>
<p>Les clients nous font confiance et nous payent pour que ça marche.</p>
<p>Il peut m'arriver d'éprouver un peu de vanité masquée (je ne la montre pas) quand ça marche (désintégration en <strong>3</strong> sans doute ?)</p>
<p> </p>
<p>Le problème, c'est quand ça ne marche pas.</p>
<p>Exemple : le serveur d'un client ne fonctionne plus. Aka : son site web n'est plus joignable (imaginez que le forum ennéagramme ne soit plus joignable : l'horreur ! Vous allez en vouloir à celui qui le fait fonctionner. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon="">).</p>
<p>Le client nous appelle et il n'est pas content (c'est normal : il paye pour que ça marche tout le temps).</p>
<p> </p>
<p>Si c'est moi qui l'ai au bout du fil, je suis tétanisé, c'est vraiment très très dur… Je sens mon centre émotionnel qui prend le dessus…</p>
<p>Donc, c'est mon associé qui prenait ce genre d'appel (il faisait le "fusible" en gros).</p>
<p>Et moi, je me mettais au travail pour "réparer", en mode "mon associé et mon client me font confiance, il faut que je répare très vite".</p>
<p>Dans ces cas-là, si je ne prenais pas l'émotion du client en premier, j'arrivais à "déconnecter" l'émotionnel plus vite et me concentrer sur l'instinctif et le mental. Ce sont des états assez incroyables où je peux travailler pendant des heures avec une concentration exceptionnelle…</p>
<p>Je n'ai pas encore étudié tout ce qui est <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="external nofollow">transes hypnotiques</a> mais je me demande si il n'y a pas un peu de cela dans ces moments-là…</p>
<p> </p>
<p>Aujourd'hui, ça va bien car avec le nombre de salariés, la pression s'est beaucoup diluée.</p>
<p>J'ai l'impression d'être un chef d'orchestre en second (un peu caché derrière mon associé), et de "mettre de l'huile dans les rouages" à longueur de journée.</p>
<p>J'adore ça, vraiment !! (Ça vous étonne ? <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon="">)</p>
<p>Rassurer les collaborateurs, lancer des idées, aider les gens…</p>
<p>Bref, travailler sur l'ambiance au travail, sur la satisfaction des collègues et des clients, sur les idées à venir, etc.</p>
<p> </p>
<p>Concernant l'ennéagramme, il m'arrive parfois encore de me dire : "tu es sur que tu es <strong>9</strong> ?"</p>
<p>Et puis, je relis tout ce que j'ai écris, et je me dis : "Ah oui, quand même, pas de doute…"</p>
<p>Je pense que ce doute permanent est lié à la "paresse à se connaître" et à la fixation d'"oublie de soi"… Je me trompe ?</p>
<p>En gros sur tous ces sujets, j'oublie très très vite tout ce que je peux vivre <strong>vraiment</strong>.</p>
<p>Depuis 3 ans, j'écris beaucoup (une grosse saga personnelle) et j'apprends énormément en me relisant !!</p>
<p> </p>
<p>Bravo à ceux qui sont arrivés jusque là.</p>
<p>À suivre...</p>
<p>Lighyli</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1935</guid><pubDate>Tue, 14 Mar 2017 22:43:15 +0000</pubDate></item><item><title>Paresse de 9</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/2001-paresse-de-9/</link><description><![CDATA[<p>
	<strong><em>"Il faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n’arrive jamais."</em></strong>
</p>

<p>
	Cette pensée de Pierre Dac a retenu toute mon attention. <sup>*</sup><s>Si comme tout à chacun je peux m’amuser de ces jeux lexicaux associant « infinie - toujours - jamais » ou encore « patience – attendre – arrive », je ne peux m’empêcher de penser que</s> mon intérêt pour cette phrase est lié à ma structure de type <strong>9</strong>. En effet, elle exprime une neutralisation de l’action qui m’est familière.
</p>

<p>
	Pierre Dac choisit une présentation positive, <s>bienveillante,</s> de ce type de comportement :
</p>

<ul><li>
		C’est une vertu<s>, « une infinie patience »,</s> qui explique <s>voire justifie </s>une attitude stérile.
	</li>
	<li>
		Le présent (« arrive ») indique que ce qu’on attend se produit <s>; certes, à un instant T situé à + l’infini, instant nommé « jamais », mais il se produit</s>.
	</li>
</ul><p>
	Dans la réalité<s>, à mes yeux</s>, cette neutralisation de l’action n’est pas associée à de la patience mais à de la peur et en l’occurrence à la peur du conflit. Je peux aussi imaginer qu’elle soit liée à une forme de tristesse<s>, à un sentiment d’impuissance et de résignation</s>, ou encore à un déni de la réalité<s>, à l’entretien de l’illusion que ce qu’on attend va se produire</s>, mais l’identification de ces états émotionnels comme origine de l’inaction me semble<s> tout à fait</s> compatible avec le fonctionnement d’une structure <strong>9</strong>. <s>Bizarrement, ou plutôt</s> comme par hasard, il m’est plus difficile d’imaginer la révolte nécessaire contre soi-même et l’affirmation à l’autre de sa posture, de son besoin, pour sortir de cette passivité.
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Mon raisonnement vous semble-t-il une bonne illustration du fonctionnement de cet ennéatype ?
</p>

<p>
	 
</p>

<div>
	<hr align="left" size="1" width="33%"><div>
		<p>
			<sup>*</sup> J’ai rayé quelques formulations <strong>9</strong>, inutiles aux yeux du reste du monde. Observez la perverse finesse du <strong>9</strong> qui dit qu’il ne le dit pas tout en le disant !
		</p>
	</div>
</div>]]></description><guid isPermaLink="false">2001</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2017 06:43:33 +0000</pubDate></item><item><title>Peur du conflit</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1460-peur-du-conflit/</link><description><![CDATA[<p>D'abord, bonjour à tous et toutes et bonne année 2012.</p>
<p> </p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p> </p>
<p>Les débuts d'années nouvelles sont parfois l'occasion de tenter le bilan de l'année écoulée. Je l'ai tenté avec un double objectif : lucidité, et retour sur investissement !</p>
<p> </p>
<p>J'ai cherché une plus grande lucidité sur moi-même, en utilisant les clés de lecture de l'Ennéagramme pour décrypter des expériences significatives de l'an passé. Cette lucidité m'aide à me connaître, m'accepter comme je suis et m'aimer mieux. Rassurez-vous, je ne m'appelle pas Narcisse ! Ce premier objectif me paraît même une condition nécessaire pour prétendre aimer l'autre en tant qu'autre. Je rejoins ici une des grandes invitations de Jésus : aime ton prochain comme toi-même !</p>
<p> </p>
<p>Quant au retour sur investissement, il ne concerne pas l'argent mais le temps. Une valeur encore plus précieuse ! Après tout, il faut quand même bien tirer quelque profit du temps investi en sessions et études, lesquelles restent pour moi une expérience tout à fait hors du commun et exceptionnelle !</p>
<p> </p>
<p><strong>La peur du conflit</strong></p>
<p> </p>
<p>Étant un <strong>9 alpha</strong>, j'ai peur du conflit. Il m'a fallu longtemps pour le découvrir et l'accepter. Paradoxalement, c'est avec les personnes que je connais le mieux, que je côtoie le plus, que j'ai davantage peur d'entrer en conflit. C'est un peu comme si celui-ci pouvait détruire ma fierté, celle de quelqu'un de facile à vivre ! Si l'image qui me plaît le plus de moi-même disparait, qu'est-ce qu'il me reste ?</p>
<p> </p>
<p>Heureusement, je n'ai pas peur « d'y aller » quand il s'agit de m'opposer à un inconnu ! Je ne le reverrai probablement plus jamais. Je n'ai pas à craindre des conflits de longue durée ! Je pense à mes montées d'adrénaline quand un resquilleur slalome dans les files d'attente, à mes confrontations en cas de manques de civilité en ville, de fair-play sur la route !</p>
<p> </p>
<p>Par contre, j'ai observé souvent une attitude complètement différente inhibée quand je fais face à ce même genre de situation au travail, à la maison, avec des personnes beaucoup plus proches. Littéralement, je bats en retraite et laisse le champ libre à la personne qui interfère. Cela se passe de deux façons : ou bien, lorsque quelqu'un s'interpose et interrompt mon dialogue déjà entamé avec une autre personne, sans aucune attention, ou bien, ce qui m'a surpris encore davantage, quand moi-même j'interromps volontairement le dialogue pour laisser entrer le nouveau-venu dans le terrain et… m'effacer. Surtout quand il s'agit d'un supérieur hiérarchique !</p>
<p> </p>
<p><strong>Lueurs</strong></p>
<p> </p>
<p>Heureusement, la session <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_liber.htm" rel="external nofollow">Libération</a> et son exercice sur les mécanismes égotiques m'a aidé en me révélant quelque chose de surprenant. En fait, pas tellement, puisque corroborant la réalité décrite ci-dessus ! Ce qui m'a frappé, c'est que, lorsque j'ai travaillé la situation décrite au paragraphe précédent, je me suis vu littéralement m'enfoncer en terre et disparaître ! Comme si le prix à payer pour être accepté était, paradoxalement, de disparaître. Le même exercice, vécu jusqu'à la fin, m'a fait prendre la place qui est la mienne, ni plus ni moins. L'image des interlocuteurs a la même grandeur. C'est encore une libération toute virtuelle, une étape probablement nécessaire sur le chemin d'une meilleure intégration. </p>
<p> </p>
<p>Fredd</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1460</guid><pubDate>Mon, 16 Jan 2012 20:53:46 +0000</pubDate></item><item><title>Tension des ailes</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1954-tension-des-ailes/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br> <br>Un post suite au dernier week-end "<a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">Ailes</a>" bien rempli et bien dé-rangeant (très positivement) pour moi.<br>Difficile de témoigner en direct pendant le stage, je ressens profondément l'oubli du <strong>9</strong> dans ces moments-là…<br>Je n'ai accès à certains exemples que plus tard…<br> <br>J'en ai retrouvé un premier hier. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""><br> <br>Rappel de la tension du <strong>9</strong> : "Je voudrais concrétiser mes idéaux mais je ne sais pas m'imposer de limites donc je m'immobilise"<br> <br>Je me souviens dire (régulièrement) à mon ex-épouse il y a quelques années : <em>"Je ne range pas mon bureau car je n'ai pas le temps de le ranger comme il faut."</em><br>Bilan, je le rangeais très rarement, et il était souvent dans un état de bazar assez avancé où j'étais le seul à retrouver quelque chose (tension =&gt; immobilité).<br>Par contre, de temps en temps, je passais un week-end complet dedans pour trier, jeter, ranger, TOUT PARFAITEMENT.<br>Quand le bazar s'accumule comme cela, c'est un peu comme un élastique qui se tend : j'ai envie de ranger, mais je me sens "coincé" (pas le temps de "bien faire").<br>Puis un jour, l'élastique lâche, et je range tout parfaitement.<br>J'éprouve une immense satisfaction dans ces moments-là où le travail si longtemps attendu est terminé. Je crois que c'est presque un shoot de plaisir égotique !<br> <br>Mon ex-épouse se moquait beaucoup de moi quand je lui expliquais cela. Moi, cela me blessait profondément car c'est vraiment associé au fond de moi à un désir de perfection et me moquer sur ce sujet était très sensible (certainement lié à la susceptibilité du sur-investissement dans le domaine de mon aile <strong>1</strong> !)…<br> <br>Bonne journée à tous,<br>Lighyli</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1954</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2017 09:01:47 +0000</pubDate></item><item><title>Paresse &#xE0; se conna&#xEE;tre</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1976-paresse-%C3%A0-se-conna%C3%AEtre/</link><description><![CDATA[<p>
	J'ai hésité à répondre à un fil de discussion existant, mais je préfère en commencer un nouveau (au risque de subir la colère du modérateur ? <img alt=":rofl:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" title=":rofl:">).
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Je continue à m'observer et à chercher dans mes souvenirs…
</p>

<p>
	Un témoignage personnel sur la paresse à se connaître d'un <strong>9</strong>… (Et surtout pas de vagues…)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Quand j'étais jeune (je me souviens au moins du collège), impossible de savoir comment m'habiller.<br>
	Impossible de savoir ce que j'aimais.<br>
	Impossible de savoir ce que je voulais.<br>
	En fait, je voulais m'habiller tous les jours pareil.<br>
	Idem pour la coiffure. Chez le coiffeur, c'était toujours pareil : un supplice… Ma mère et la coiffeuse voulaient toujours me faire une coupe "qui allait bien m'aller". Un truc plus "jeune" quoi… Moi je voulais toujours la même coupe la plus standard possible…<br>
	Pas de vagues, me fondre dans la foule, surtout ne rien changer…
</p>

<p>
	<br>
	En 6<sup>e</sup>, je m'habillais en pantalon de velours. Ma mère avait toutes les peines du monde à me faire mettre autre chose.<br>
	Idem pour les chaussures, je me souviens avoir mis pendant des années des tennis Adidas "Nastase".<br>
	Impossible de me faire mettre autre chose.
</p>

<p>
	<br>
	Ma mère a dû me tanner pendant de longs mois avant que j'arrive à mettre un "jean"…<br>
	À partir du moment où je l'ai mis, j'ai passé une journée avec, je l'ai adopté : fini les pantalons de velours ! Du jour au lendemain ! Je ne voulais plus que des jeans, toujours identiques… Je continue à mettre toujours les mêmes : même marque, même modèle, même taille… (Bon, depuis, j'ai appris à mettre autre chose de temps en temps, mais très rarement ! — oui, oui, vous pourrez vérifier au prochain stage. <img alt=":blush:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" title=":blush:">)
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	Bref, pas de vague, et impossible de connaitre MON goût… MON envie…<br>
	Ma seule envie était d'être "normal", "passe partout", "quelconque", "comme les autres"…
</p>

<p>
	 
</p>

<p>
	J'arrive à faire mieux aujourd'hui, mais quel travail sur soi !
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1976</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2017 13:06:51 +0000</pubDate></item><item><title>R&#xE9;pression du mental</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1951-r%C3%A9pression-du-mental/</link><description><![CDATA[<p>Bonsoir à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je prend le temps d'écrire une petite auto-observation avant de m'y remettre (à m'observer en train de jouer sur mon iPhone <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon="">).</p>
<p> </p>
<p>Il m'arrive de temps en temps (même si c'est assez rare en ce moment) de narcotiser en jouant à des jeux sur le téléphone.</p>
<p> </p>
<p>Il y a quelques années, j'ai eu ma période Angry Birds par exemple… Puis Cut the Rope…</p>
<p> </p>
<p>Bref… en ce moment, je n'ai pas le temps… mais…</p>
<p> </p>
<p>La semaine dernière, ma fille m'a demandé de l'aider à un jeu qu'elle a découvert : Kami2. Pour faire simple, c'est un jeu qui allie géométrie et couleurs… Simple et efficace. Parfait pour narcotiser de longue heures !</p>
<p> </p>
<p>Ce soir, retour d'une grosse journée, il faut que je range l'appartement, mais je sens le conflit intérieur : je n'ai pas envie de le faire (en plus je suis fatigué), mais c'est vraiment le bazar…</p>
<p>Un petit jeu sur le téléphone s'impose, non ? <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Je me suis rendu compte tout de suite sur ce jeu que ça ressemblait à des problèmes géométriques classiques que j'avais traité en classe prépa. De la topologie bien sympathique !</p>
<p>Et j'ai eu tout de suite l'intuition qu'il devait y avoir moyen de trouver une "méthode" un peu "intellectuelle" pour y jouer. Et au fond de moi, je trouvais l'idée très sympa d'allier mes compétences "mentales" et les appliquer sur le jeu…</p>
<p> </p>
<p>C'était il y a environ une semaine…</p>
<p>Depuis j'ai dû y passer 2 ou 3 heures (j'ai dépassé ma fille – gnek gnek gnek <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon="">).</p>
<p>Et pas une seule seconde j'ai avancé dans la réflexion d'une méthodologie sur la méthode pour passer les niveaux.</p>
<p> </p>
<p>Je joue à l'instinct, au feeling, et plus j'y joue, plus je "sens" ce qu'il faut faire, et plus je trouve ça sympa…</p>
<p> </p>
<p>En surprenant mon ego très fier lors de la résolution d'un niveau plus coriace que les autres (le mental a bien eu un instant la tentation de la réflexion… mais…), je me suis dit que j'allais stopper tout ça en narcotisant d'une autre façon : vous faire partager ces instants de vie ordinaire…</p>
<p> </p>
<p>En attendant, c'est toujours le bazar…</p>
<p>Bon, allez, je m'y mets. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1951</guid><pubDate>Mon, 15 May 2017 20:42:17 +0000</pubDate></item><item><title>Transe de 9 ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1964-transe-de-9/</link><description><![CDATA[<p>
	Prit en flagrant délit de <strong>9</strong>…
</p>

<p>
	Je suis directeur de ma boîte avec un associé (probablement <strong>8</strong> "qui va bien" -&gt; ça se passe parfaitement bien entre nous, je suis dans son "cercle de confiance").<br>
	Comme il est en vacances en ce moment, c'est moi qui doit traiter les conflits au niveau ressources humaines (vous imaginez bien que cela m'enchante :happy:).
</p>

<p>
	Discussion "off" un peu tendue avec deux collègues manageurs ce week-end, et j'ai convenu de manger avec eux ce midi pour essayer de prendre la température et voir comment traiter les problèmes en cours…
</p>

<p>
	Je sens un peu de tension, mais je vais assez bien aujourd'hui dans ce type de situation. Je sais que dans le pire des cas, je peux faire patienter (ce n'est jamais le genre de truc à régler à la va-vite) et prendre les décisions dans un deuxième temps avec mon associé.
</p>

<p>
	Il est 12h30, je les retrouve et on se dirige vers le resto.<br>
	Nous commençons à papoter, et la discussion passe assez vite dans le vif du sujet (conflictuel !).<br>
	J'écoute ce qu'ils ont à me dire : ce n'est pas très agréable à entendre… Il y a bien de la tension !<br>
	À un moment, un petit blanc dans la conversation.<br>
	Rien de grave, il n'y avait rien à dire de particulier, nous arrivions au resto et nous aurions pu enchaîner sur une discussion plus informelle.<br>
	Mais je me suis surpris à lancer cette phrase absolument sans queue ni tête et complètement hors propos : <em>"Il faut trouver le juste milieu."</em>
</p>

<p>
	Ça m'a tellement surpris que ça m'a fait rire intérieurement !!<br>
	Ça n'avait vraiment aucun rapport avec la discussion de l'instant (outre le fait que nous parlions de problèmes et conflits).<br>
	J'analyse ça comme une phrase sortie de mon chapeau égotique pour essayer de rassurer et mettre de l'huile dans les rouages…<br>
	Elle m'est sortie de la bouche toute seule, automatiquement !
</p>

<p>
	Si j'ai bien compris ce qu'est une transe hypnotique à la lecture du <em><a href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel="external">Grand Livre de l'Ennéagramme</a></em>, ça me semble être un bon exemple que je souhaitais vous faire partager. <img alt=":happy:" data-emoticon="1" src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" title=":happy:"></p>

<p>
	Lighyli
</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1964</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2017 22:15:16 +0000</pubDate></item><item><title>Cultivons le conflit pour dialoguer ensemble !</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1940-cultivons-le-conflit-pour-dialoguer-ensemble/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br> <br>Avec la description de l'ennéatype <strong>9</strong>, l'ennéagramme nous dit qu'il ne peut y avoir d'amour de soi et des autres (son idée supérieure) dans l'évitement à tout prix du conflit (sa compulsion). Cela peut sembler paradoxal quand on découvre le modèle. Sans y faire référence, le psychothérapeute Charles Rojzman l'explique à sa manière :<br> </p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-username="Charles Rojzman" data-cite="Charles Rojzman"><div><p><strong>Pour vivre ensemble, nous devrions entrer en conflit, écrivez-vous. Qu'est-ce à dire ?</strong><br>Depuis trente ans que j'affine et transmets, à travers mon institut, en France ou ailleurs, ma méthode de thérapie sociale, je constate que nous vivons dans des sociétés de plus en plus violentes. Je n'entends pas par « violence » la seule agression physique mais également l'humiliation, l'indifférence, la victimisation, la culpabilisation. Cette violence est attisée par la crise que nous vivons, mais sa cause principale, à mon sens, vient de ce que nous n'avons pas appris à entrer en conflit. Le « vivre-ensemblisme » irénique que les démocraties promeuvent se traduit en vérité par un évitement permanent du conflit. Et donc par un repli de chacun sur son propre milieu. Or cette ignorance des uns par les autres crée de nouvelles violences. C'est un cercle vicieux.<br><br><strong>Le conflit serait-il une façon de rencontrer l'autre ?</strong><br>La violence naît quand je me forme une représentation de l'autre comme n'étant pas mon semblable — avec ses peines, ses souffrances, ses peurs. Que je conçois autrui comme un objet, un être inférieur ou un tyran cause de tous mes malheurs. Le conflit, lui, commence lorsque je reconnais l'humanité de l'autre.<br> <br>[…]<br><br>Je suis convaincu que l'initiation au conflit constitue l'éducation démocratique du XXIe siècle. Cela demande d'explorer sa propre violence, d'apprendre à traverser ses peurs et aussi de savoir reconnaître la violence de l'autre quand elle est réelle. Mais c'est la seule voie qui nous permette de travailler, de vivre et de transformer le monde ensemble.</p></div></blockquote>
<p> </p>
<p>Très amicalement,<br>Fabien<br> <br>Source : Charles Rojzman (propos recueillis par Philippe Nassif). « Cultivons le conflit pour dialoguer ensemble ! ». <em>Philosophie Magazine</em>. N° 108, Avril 2017, p. 33.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1940</guid><pubDate>Thu, 30 Mar 2017 16:06:17 +0000</pubDate></item><item><title>Exercice concret apr&#xE8;s le stage Centres</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1943-exercice-concret-apr%C3%A8s-le-stage-centres/</link><description><![CDATA[<p>Application du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">stage Centres</a> de ce week-end (presque) "en direct"…<br> <br>Hier soir, 17h30, départ du stage Centres, je prend la voiture direction retour à Toulouse…<br>Super week-end, plein de choses en tête, je profite du temps en voiture pour réfléchir à la hiérarchie des centres des gens autour de moi (faire travailler mon centre mental ?).<br> <br>J'avais prévu de faire le plein de gasoil à Limoges à mi-chemin.<br>La jauge d'essence n'est pas loin de 0, mais je ne suis plus qu'à 10km de la pompe : aucune inquiétude, d'habitude j'ai toujours du rab…<br>Mais là… Pof pof pof… Le moteur s'arrête… et je me retrouve arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence au milieu de la pampa et de la nuit…<br> <br>Précision du week-end : je suis bien <strong>9 mu</strong> donc centre Instinctif en premier (qui peut basculer), puis centre émotionnel en soutien et centre mental réprimé.<br> <br>Première constatation et question : ce genre d'évènement (problème mécanique en voiture) ne m'inquiète pas (plus ?!) du tout (ça me fait presque rire intérieurement — rationalisation ?).<br>J'ai une immense confiance dans ma capacité à m'en sortir sans souci. Le stress est très léger (mais présent sans m'en rendre compte sans doute).<br>Cette confiance est un peu en contradiction avec mon centre mental réprimé, non ??<br>Mon expérience de ce genre de "galère", c'est que ça fait des "bons souvenirs" et que ça fait quelque chose à "raconter" (je pense être de sous-type social). Et puis, je vis des émotions dans ces moments-là, donc mon centre de support émotionnel est satisfait.<br> <br>Je reprend la description de l'évènement.<br>Arrêté dans ma voiture, je ne sais pas quoi faire (centre instinctif qui bascule). Pas très inquiet, mais un gros flou dans la tête. Je ne sais <strong>vraiment</strong> pas quoi "faire" (et j'ai <strong>besoin</strong> de faire).<br>Je descend de la voiture (c'est dangereux). Je regarde si je peux quitter l'autoroute à pied chercher du gasoil mais c'est le fin fond de la campagne. Je me dis qu'il faut que j'appelle les secours. Mais j'appelle qui ? L'assistance VW ? L'assistance de l'assurance ? Où je peux trouver le numéro ? Je n'arrive pas à "penser" (centre mental réprimé). Je n'arrive même pas à chercher le numéro !!<br> <br>Je regarde sur le mobile, la première station service est à 6 km. Je suis marathonien, ça ne me fait pas peur : 30-40 minutes de course… 1 heure en prenant le temps. En 2 heures, je reviens avec du gasoil… Pourquoi pas…<br>Et là, passe par ma tête : si j'appelle l'assistance, je vais devoir <strong>ATTENDRE</strong> sur le bord de la route (c'est pas du tout "réfléchi", c'est un feeling que j'ai analysé <em>a postériori</em>). Je me suis rendu compte après que c'était une idée qui m'était difficile ! Il fallait que j'agisse !! (Mon centre instinctif est bien premier…)<br> <br>Bilan, au lieu de réfléchir, j'agis…<br>Je prends mon blouson et je pars à l'aventure: je descend le bord de l'autoroute, c'est raide, dans l'herbe humide. Je traverse un énorme buisson de ronce (mode Indiana Jones, ça me fait rire, j'aime bien ça (quelle émotion !)), j'escalade le grillage au milieu des ronces et je me retrouve sur un terrain en terre avant d'atteindre une petite route où il ne passe PERSONNE…<br>200 mètres plus loin un hôtel qui a l'air fermé, mais avec une lumière allumée. Je n'ose pas sonner (il n'y a pas de voiture dehors et pas de sonnette visible). Un peu de peur du conflit : "Houla, je ne vais pas sonner chez les gens à 22h…"<br>Donc, j'agis… Je marche… Je cours un peu…<br>Au bout de 20 minutes, j'ai fait 2 km et je sens que ça va être long (la journée n'a pas été de tout repos)…<br> <br>C'est là que mon centre mental se réveille enfin :</p>
<ol><li>T'es con, c'est long quand même!!</li>	<li>Et si les gendarmes viennent et font évacuer la voiture, tu vas avoir l'air con avec ton jerrican !! =&gt; j'aurai dû laisser une carte de visite sur le pare-brise pour qu'ils puissent m'appeler…</li>	<li>Jerrican ?? Mince, j'ai pas de jerrican !? J'aurai dû prendre ma bouteille d'eau au moins !! (Quel con !)</li>	<li>J'ai oublié la batterie supplémentaire pour mon mobile, il ne faudrait pas que je tombe en rade de batterie…</li>
</ol><p>Je finis par croiser une nouvelle maison allumée. Ce coup-ci, je me décide à sonner…<br>Un type super sympa me prête un jerrican et m'amène à la station service, puis me ramène à ma voiture !!! OUF, sauvé !??<br> <br>Épilogue : impossible de redémarrer la voiture après avoir refait le plein ! Une panne d'essence en diesel, c'est vraiment galère… J'ai fini par appeler l'assistance de l'assurance (pas le choix, j'ai trouvé le numéro en deux secondes sur le mobile), puis le 112… Trente minutes après la voiture était sur la dépanneuse, et trente minutes de plus et la voiture était redémarrée…<br> <br>Conclusions :</p>
<ol><li>Je me rends compte que mon ego sait assez facilement retrouver son centre instinctif après la bascule (mais que ce fonctionnement égotique n'est pas forcément une bonne solution =&gt; ces dernières années, ce mode de fonctionnement "action coute que coute" me satisfaisait bien)</li>	<li>Il faut <strong>vraiment</strong> que je travaille mon centre mental !!!</li>
</ol><p>Merci pour ce week-end, je vais commencer les exercices dès ce soir, j'en ai besoin. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1943</guid><pubDate>Mon, 03 Apr 2017 09:52:33 +0000</pubDate></item><item><title>Qu'est-ce que s'occuper de soi ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1939-quest-ce-que-soccuper-de-soi/</link><description><![CDATA[<p>Suite à ma lecture du fil de discussion <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=874" rel="">Variante, aile et témoignages</a>, il y avait plusieurs posts qui abordent la question : "Qu'est-ce que s'occuper de soi ?"</p>
<p> </p>
<p>J'ai l'impression que cette question n'est pas si importante pour moi.</p>
<p>Je me demande si c'est n'est pas dû à la différence d'ordre des centres : <strong>9 mu</strong> vs <strong>9 alpha</strong>.</p>
<p>En effet, quand mon centre instinctif bascule, je me retrouve assez proche de mes émotions et "m'occuper de moi" dans ces moments là me semble assez égotique.</p>
<p> </p>
<p>Exemple : je joue de la guitare (une des activités qui a résisté à mon aquoibonisme…). Quand je ne vais <strong>vraiment</strong> pas bien… je m'achète une guitare… une belle guitare… Mais attention, il ne faut pas qu'elle soit trop "pétard", c'est une belle guitare "discrète"… (J'ai quatre guitares… donc deux pour chacun de mes deux divorces) — je pense que c'est très <strong>9</strong> désintégré en <strong>3</strong> le coté "belle mais discrète"…</p>
<p>Globalement, dans mes activités de narcotisations égotiques, je me fais souvent "plaisir"…</p>
<p>On m'a parfois dit que je pouvais être égoïste ou que je savais m'occuper de moi... Bref, je ne suis pas le seul à me voir comme ça. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Question : ma réflexion est-elle cohérente sur la différence entre <strong>9 alpha</strong> et <strong>9 mu</strong> ??</p>
<p> </p>
<p>Autre piste : peut-être que c'est plus difficile pour une femme <strong>9</strong> de s'écouter ?? (Avec le poids sociologique traditionnel qui pousse les femmes à s'oublier ?)</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1939</guid><pubDate>Mon, 27 Mar 2017 20:48:40 +0000</pubDate></item><item><title>Tic de langage ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1928-tic-de-langage/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>Premier message sur ce forum…</p>
<p>En attendant d'écrire un témoignage plus complet, je me suis fait une remarque sur un tic de langage.</p>
<p> </p>
<p>J'avais noté dans le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" rel="external nofollow">stage Bases</a> certains verbes ou mots caractéristiques de certains types ("falloir, devoir" pour le <strong>1</strong>, "quel con" pour le <strong>7</strong>, etc.).</p>
<p> </p>
<p>J'utilise depuis tout petit le mot "hop" pour me lancer dans l'action.</p>
<p>On me l'a parfois fait remarquer dans le passé.</p>
<p>C'est très systématique chez moi, et même si ce n'est pas toujours verbalisé, je me le dis intérieurement quasiment à chaque fois…</p>
<p> </p>
<p>J'ai réalisé ce week-end que c'était très caractéristique de ma façon d'envisager l'action :</p>
<ul><li>"Allez, hop, on y va."</li>
<li>"Allez, hop, je me met au boulot."</li>
<li>Etc.</li>
</ul><p>C'est clairement pour moi une sorte de petit coup de pouce pour me mettre en route. Un "déclic". Et j'en ai besoin…</p>
<p>Et en même temps, c'est très affectif, doux, "gentil", "non agressif"…</p>
<p> </p>
<p>Bref, ça me semble assez caractéristique du type <strong>9</strong>…</p>
<p> </p>
<p>Je suis le seul à avoir ce tic de langage ? <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>++</p>
<p>Lighyli</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1928</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2017 09:19:17 +0000</pubDate></item><item><title>Je me d&#xE9;cide enfin &#xE0; t&#xE9;moigner&#x2026;</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1740-je-me-d%C3%A9cide-enfin-%C3%A0-t%C3%A9moigner%E2%80%A6/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous,<br><br>Voici quasi 2 ans que je parcours ce forum (le verbe dévorer étant même plus approprié pour les premiers jours, semaines voire mois de ma découverte). J'ai voulu écrire enfin mon premier message en février dernier (il y a quasi 9 mois) mais je l'ai fait "par hasard" à un moment où le forum était en mode lecture seule. Depuis, j'ai participé à quelques stages (<a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" rel="external nofollow">Bases</a>, <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">Centres</a>, <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="external nofollow">Éveil</a>, <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">Ailes</a>, <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">Sous-types</a> et <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_comm.htm" rel="external nofollow">Communication</a>) et décidé de contribuer plus activement à ce forum.<br><br>Lorsque j'ai découvert par les livres l'ennéagramme (il y a 8 à 10 ans), je me sentais attiré par l'ennéatype <strong>9</strong> sans avoir recherché à comprendre tous les mécanismes et concepts constitutifs du type. Encore moins avoir cherché à m'observer vraiment ou à mettre en pratique cette meilleure connaissance de moi. En 2012, j'ai décidé de quitter mon emploi, mon entreprise et toute la vie qui tournait autour (je suis informaticien de formation) pour me lancer enfin comme coach de vie et formateur en développement personnel. (Je pensais alors que j'avais besoin d'un grand coup de pied dans ce qui me sert à m'asseoir pour enfin passer à l'action et avancer dans ce projet.)  C'est durant cette année que je me suis replongé dans la lecture approfondie de livres sur l'ennéagramme (donc ceux de Fabien et Patricia) et que j'ai décidé de suivre des stages et formations (auprès de Fabien et Patricia).<br><br>Je me reconnais actuellement comme ennéatype <strong>9</strong> :</p>
<ul><li>La compulsion d'évitement des conflits était une évidence depuis l'ouverture du premier livre sur l'ennéagramme ;</li>
<li>L'orientation de soutien et d'acceptation, la recherche de la paix et de l'harmonie (en moi et autour de moi) étaient aussi une évidence même si, pensant longtemps, je ne pensais pas que cela était spécifique à un type de personnalité ;</li>
<li>La paresse (à me connaître) et la fixation d'oubli de soi furent plus difficiles à admettre jusqu'à ce que je comprenne que les <strong>9</strong> pouvaient narcotiser dans le développement personnel (je compris que j'intégrais peu mes découvertes et prises de conscience après la participation à un stage ou une formation, ou du moins que je manquais de l'auto-discipline et de l'engagement pour pratiquer dans la durée) ;</li>
<li>Le mécasnisme de défense de narcotisation fut plus facile à mettre en évidence tellement j'avais d'exemples dans ma vie</li>
</ul><p>Pendant quelques temps (même au début de mes stages avec Fabien et Patricia), j'hésitais entre les types <strong>6</strong> et <strong>9</strong>. En m'auto-observant, je finis par comprendre que j'étais bien de base du type <strong>9</strong> avec un centre instinstif préféré mais régulièrement (souvent ?) co-réprimé, de variante alpha et donc me désintégrant en <strong>6</strong> plutôt que de base <strong>6</strong> me désintégrant en <strong>9</strong>. Comprendre grâce aux premiers stages que mon ennéatype faisait partie du centre instinctif fut quand même une grande surprise (puisque, si un comportement m'a été reproché dans ma vie familiale, professionnelle et même dans mes relations sentimentales passées, c'est bien le manque de passage à l'action, voire une certaine forme d'inertie).<br><br>En septembre dernier, j'ai participé aux stages <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">Ailes</a> et <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">Sous-types</a>. J'y ai découvert mes ailes (<strong>1</strong> et <strong>8</strong>) et mon sous-type conservation (qui s'appelle "Appétit", tiens donc <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="">). La découverte de mon aile secondaire (<strong>8</strong>) fut un choc émotionnel (enfin, un choc façon ennéatype <strong>9</strong>, donc dans la modération) du même accabit que la découverte que l'énnéatype <strong>3</strong> était mon type d'intégration. Les deux ennéatypes avec lesquels j'avais le plus de difficulté "théorique" en découvrant l'ennéagramme étaient ou allaient devenir mes meilleures ressources pour m'intégrer et en même temps prendre ma place plus facilement dans ce monde. (Donc, amis et lecteurs <strong>3</strong> et <strong>8</strong>, <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sorry.gif" alt=":sorry:" data-emoticon="">)<br><br>Je pourrais pour conclure ce premier message donner un exemple de saga (le style de communication du <strong>9</strong>) puisque mon message de février non publié y ressemble étrangement après relecture… mais je vais plutôt l'utiliser pour témoigner concrètement de ce que j'ai observé dans ma vie en lien avec les mécanismes de mon ennéatype.<br><br>Voici quelques manifestations de mon ennéatype :<br><br>-&gt; Le besoin de prendre mon temps et l'évitement des conflits (en termes de décisions personnelles ou avec les autres)<br><br>1) Bien qu'ayant passé mon "permis de conduire" en juillet 2000 (après plusieurs reports de cette échéance et uniquement pour que ma famille "me foute la paix"), je ne suis réellement parvenu à conduire qu'à partir de juillet 2012 (un mois environ après avoir commandé ma première voiture). Pendant l'intervalle, j'ai vécu sans voiture à Bruxelles et je fréquentais une auto-école (ou m'entrainais avec un proche) tous les 2 ou 3 ans, pensant que "cette fois, c'est enfin la bonne !"<br><br>Durant ces années, et même depuis mes 18 ans où j'ai d'abord appris à conduire avec mon père (jusqu'à ce que je décide d'éviter les conflits avec lui en passant par une première auto-école), il m'était très difficile d'expliquer mes peurs (ou les raisons) qui me poussaient à ne pas passer à l'action (que ce soit pour apprendre, pour pratiquer, ou par nécessité pour être autonome dans mes déplacements). Et plus les personnes qui voulaient m'aider manifestaient une "pression" sur moi, plus je rentrais en résistance passive (manifestation du centre instinctif et de la répression de la colère façon <strong>9</strong>).<br><br>2) Quelques mois avant de quitter mon ancienne entreprise, je me souviens que mon dernier N+1 (le terme chef semble avoir été banni avant que je ne commence à travailler) m'avait partagé que c'était mon comportement, le fait que je fasse réllemment ou non les actions qu'il m'avait demandées, qui lui indiquait ma réelle réponse à ses demandes (puisque je ne disais pas non de face en réunion, surtout en réunion à plusieurs). Nouvel exemple de résistance passivo-agressive. Je me souviens très clairement que je pouvais alors passer des heures à traiter ma messagerie électronique ou une des messageries de mon équipe : je narcotisais tout en pensant être occupé, voire actif et efficace.<br><br>3) Une fois quitté mon ancienne entreprise début 2012, j'ai mis du temps à me rendre compte que je devais me faire davantage connaître, sortir de ma zone de confort, me "vendre" et développer mon réseau concrètement (et non uniquement pour être sympa et collectionner "les amis" sur Facebook). Pour mon besoin de sécurité financière (instinct de conservation), j'ai cherché et trouvé une mission de consultance en informatique à temps partiel qui n'a duré finalement que 2 mois mais qui m'a fait basculer du statut d'indépendant complémentaire au statut à titre principal, m'empêchant d'avoir droit aux allocations de chômage à la fin de mon indemnité de licenciement auxquelles je pensais avoir droit.<br><br>C'est à ce moment que j'ai, il me semble, basculé dans une période de désintégration externe (vers le type <strong>6</strong> donc), avec une blessure renforcée, je pense, de mon instinct de conservation. Début 2013, j'ai multiplié les recherches d'emploi dans mon ancien métier mais sans y croire, donc sans pouvoir réellement convaincre (et rassurer) mes interlocuteurs. J'ai fini par devoir retourner vivre chez mes parents pour ne retrouver un emploi temporaire (administratif de surcroit, ô joie) que début septembre (jusque fin janvier de cette année). Et c'est seulement en participant à une formation résidentielle en aôut dernier en partie comme co-formateur, en partie comme assistant, en partie comme participant, que j'ai pu me reconnecter à mes motivations profondes tout en acceptant mes zones d'ombre mises à jour à l'aide de l'ennéagramme.<br><br>Je vois dans cette période de grandes difficulités à choisir une orientation professionnelle, envie d'aller de l'avant tout en tentant de reprendre l'ancienne vie, envie de vivre mes idéaux (aile <strong>1</strong>) sans y parvenir réellement, donc immobilisme (co-répression du centre instinctif), narcotisation à outrance (la télé et l'ordinateur, avec accès internet, ont été deux immenses pièges), renforcement il me semble de la répression de mon centre émotionnel réprimé (<strong>9 alpha</strong>) par un grand isolement social et familial (je voulais éviter le jugement supposé des autres, le mien étant déjà assez culpabilisant, et les conflits, évidemment).<br><br>4) Pendant 8 ans, de juillet 2006 à la fin du mois d'octobre dernier, j'ai participé activement à un jeu de rôle et d'aventures virtuel sur Internet. Il était soi-disant possible d'y jouer 2 fois 5 minutes par jour, mais univers ludique imaginaire oblige, j'en ai fait mon instrument de narcotisation principal pendant toutes ces années. Je pouvais même y libérer ma "colère" en engueulant certains joueurs qui jouaient avec moi par moment puisque le filtre du jeu de rôle s'ajoutait à la distance inhérente à un jeu sur pc.<br><br>C'est en revenant de ma formation en août dernier que j'ai décidé d'arrêter d'y jouer une fois mes derniers engagements au sein du jeu tenus ou clarifiés.<br><br>Aujourd'hui, je me rends compte que ce jeu favorisait de nombreuses transes hypnotiques (cf. le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_eveil.htm" rel="external nofollow">stage Éveil</a>) en plus de consommer une bonne partie de mon énergie (en temps mais pas uniquement). Et il a fallu bien entendu que cette décision vienne de moi et non de mon entourage (qui faisait pression sporadiquement depuis déjà quelques années).<br><br>Je complèterai par d'autres témoignages ou préciserai mes auto-observations en fonction des réactions de Fabien ou de tous ceux qui accepteront de m'aider à pousser plus loin mon analyse et ma transformation.<br><br>Merci à tous de m'avoir lu,<br>Benoît</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1740</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2014 15:24:31 +0000</pubDate></item><item><title>Question&#xA0;: 9 se disputant avec son conjoint</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1432-question%C2%A0-9-se-disputant-avec-son-conjoint/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous et bonne rentrée (pour ceux qui ont quelque chose à reprendre…),</p>
<p> </p>
<p>J'ai une question pour nos participants de type <strong>9</strong>.</p>
<p> </p>
<p>J'ai l'impression que dans certaines circonstances, un <strong>9</strong> peut, malgré la compulsion d'évitement du conflit, se disputer plus au moins régulièrement (en dehors de la colère décennale) avec son conjoint et/ou une personne très proche (frère, ami intime…). Se disputer consistant typiquement à échanger des propos désagréables sur un ton plus vif que d'habitude (échanger impliquant que le <strong>9</strong> profère lui aussi des propos désagréables…).</p>
<p> </p>
<p>Questions aux <strong>9</strong> :</p>
<ul><li>Est-ce que cela vous arrive ? Avec quelle fréquence ?</li>
<li>Dans quelles conditions ? (Ex. : absence de possibilité de narcotisation.)</li>
<li>Considérez-vous que la dispute constitue un conflit ou présente un risque de conflit ?</li>
<li>(Éventuellement) qu'est-ce qui empêche votre capacité de désamorcer les conflits potentiels de s'appliquer ?</li>
<li>Si possible : le type de l'autre personne si vous le connaissez, votre aile et votre variante si vous les connaissez.</li>
</ul><p>Les proches de <strong>9</strong> peuvent donner un avis. Toutefois, je préviens d'avance les <strong>6</strong> qu'à cause du risque de projection, je relativiserai leur réponse. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="1"></p>
<p> </p>
<p>Merci,</p>
<p>Bénédicte</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1432</guid><pubDate>Wed, 07 Sep 2011 11:10:30 +0000</pubDate></item><item><title>R&#xE9;vision de mes instincts</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1796-r%C3%A9vision-de-mes-instincts/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,<br><br>Préparant la certification lors du prochain <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_connex.htm" rel="external nofollow">stage Connexions</a>, j'ai retravaillé la semaine dernière la question des instincts et des sous-types. Ce que je pensais être une simple révision s'est en fait transformé en une nouvelle introspection : peu à peu, j'ai pris conscience que je m'étais fourvoyé dans l'évaluation de mon profil instinctif. Mon ego en a été profondément mortifié ! J'avais honte d'être passé à ce point à côté de ma problématique, alors que je connais les sous-types depuis presque deux ans… Bref, je venais de me prendre en flagrant délit de paresse prolongée !!! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_angry.gif" alt=":angry:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sick.gif" alt=":sick:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_blush.gif" alt=":blush:" data-emoticon=""><br><br>Une fois acceptée l'idée que j'allais devoir me remettre à l'ouvrage, j'ai fait des observations qui ont été presque aussi marquantes que lors de la découverte de mon ennéatype ! J'étais loin de soupçonner à quel point l'instinct blessé avait un impact dans ma vie quotidienne, dans mes relations aux autres et surtout dans mes choix et mes décisions ! Je n'avais pas compris non plus que la manifestation des instincts était un sujet d'introspection à part entière, indépendamment de l'ennéatype, et qu'il y avait là une richesse exceptionnelle pour progresser dans la connaissance de soi. J'ai aussi pris conscience de plusieurs confusions que je faisais sur la définition des instincts, de simplifications qui m'ont conduit à des conclusions hâtives et erronées. En matière d'instincts comme d'ennéatypes, tout est subtil, et ce qui vient de m'arriver m'a rappelé avec une certaine brutalité qu'il me fallait faire preuve de prudence et de modestie dans mes déductions.<br><br>Autant dire que cette fois-ci, il m'en coûte un peu de venir témoigner sur le forum… Mais après tout, l'erreur est humaine, et c'est bien le lieu pour venir le reconnaître dans une ambiance bienveillante. J'aurai le sentiment d'avoir contribué utilement si ce témoignage peut aider d'autres lecteurs à mieux comprendre leur profil instinctif, et, pourquoi pas, à dédramatiser leurs propres erreurs sur le chemin de la connaissance de soi !<br><br><strong>Mon « ancienne » évaluation de mon profil instinctif</strong><br><br>Avant de vous faire part de mes récentes observations, il me semble important de résumer la vision que j'avais jusqu'ici de mon profil instinctif, ce qui peut expliquer et mettre en évidence certaines confusions que j'avais à ce propos.</p>
<ul><li>Instinct de conservation (C-/+)</li></ul><p>À l'issue du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_stypes.htm" rel="external nofollow">stage Sous-types</a> (septembre 2013), je me suis évalué en C-. Lors du panel, je ne me sentais pas concerné par les problématiques liées à l'instinct de conservation. Je constatais au contraire une tendance à n'être pas assez attentif à ma santé, d'où le C-. J'avais ainsi laissé traîner un problème dentaire pendant plusieurs années, surtout par peur d'avoir mal lors de l'opération. Le stage Sous-types m'a permis d'en prendre conscience, et j'ai pris rendez-vous dans la semaine qui a suivi. Ma dentiste a découvert une dent incluse, elle était totalement sidérée qu'on ne me la diagnostique qu'à 28 ans ! Dans les mois suivant le stage, j'ai fait évoluer ma signature vers le C-/+ en remarquant que j'avais une peur bleue dans certaines circonstances particulières, comme les montagnes russes (aujourd'hui, il me semble que c'est en fait davantage une manifestation de l'instinct sexuel). Cet instinct ne m'a jamais semblé très fort chez moi et, privilégiant la définition externe du sous-type, je me désignais plus volontiers comme de sous-type sexuel.</p>
<ul><li>Instinct social (S=/-)</li></ul><p>Lors du stage, je me suis senti complètement étranger aux personnes qui témoignaient de leur appartenance à un groupe, de cette sorte de transcendance qui en résultait. Je me suis même demandé à ce moment si j'avais une fois dans ma vie appartenu à un « groupe » au sens où ces personnes l'entendaient ! J'ai pensé que je ne pouvais pas être de sous-type social, puisque ces questions ne faisaient pas sens pour moi. Je me suis dit que je ne cherchais pas à faire partie de groupes, que cette espèce de dissolution de la personnalité dans la masse ne me convenait pas du tout (cela donne toute la place à celui qui a la plus grande gueule, et je supporte très mal cela). Patricia a expliqué à un moment dans le stage que sa signature était S=/- car elle pouvait aller dans les groupes, mais que sur la longueur (exemple : partir en voyage organisé pendant plusieurs jours), cela lui était pénible. Je me suis bien retrouvé dans cette affirmation et j'ai adopté la même signature. Emballé, c'est pesé !</p>
<ul><li>Instinct sexuel (X+)</li></ul><p>Sauf à être une personne exceptionnelle, il fallait bien que l'un de mes instincts soit blessé. Puisque je ne m'étais pas identifié dans les deux premiers panels, il fallait bien que je me retrouve dans le dernier ! C'était au fond celui dans lequel j'avais le moins envie de me retrouver (<em>« Des problèmes à l'instinct sexuel, moi ? Dites tout de suite que je suis obsédé ! »</em>) mais en même temps c'était une sorte de libération. Oui, le désir sexuel existe, le fait de se sentir attirant compte pour moi, et pour la première fois lors de ce stage, j'acceptais pleinement ce fait. L'ennéagramme m'a révélé que la présence de cet instinct est une chose naturelle chez l'être humain, et je me sentais enfin légitime à pouvoir l'exprimer. Dans ma famille, j'ai perçu l'expression de la sensualité comme quelque chose de tabou, et j'ai été longtemps très mal à l'aise avec cette question. À l'âge de l'adolescence, je me suis retrouvé dans des situations où des filles me faisaient une drague plus qu'explicite, et j'étais absolument paniqué, surtout si celles-ci m'intéressaient. À cette époque, j'aurais évalué mon profil en X--, et je sentais de plus une incompatibilité entre l'image que je voulais donner de moi-même, gentil et facile à vivre, et l'agressivité qui était sous-jacente aux situations de séduction. La rencontre avec ma compagne, vers 20 ans, m'a permis de faire évoluer notablement la situation : j'ai pu laisser libre cours à ma sensualité, apprécier l'intimité des relations à deux et dédramatiser ma relation aux femmes et au corps féminin. C'est à cette époque que j'ai commencé à prendre des cours de danse, une activité que je pratique toujours avec plaisir aujourd'hui. Au moment du stage, il m'a paru clair que je privilégiais les relations à deux, avec ma compagne bien sûr, mais aussi avec mes amis que je rencontre plus volontiers en tête à tête qu'en groupe. Ces éléments m'ont conduit à évaluer mon profil en X+ et à considérer que c'était mon instinct le plus marqué.<br><br><strong>Mon évaluation actuelle de mon profil instinctif</strong><br><br>Ce que je viens de décrire plus haut m'a quand même paru suffisamment convaincant pour que je m'en satisfasse pendant presque deux ans ! Le déclic qui m'a conduit à aller plus loin vient d'une tentative de préciser les définitions de chaque instinct. En consultant plusieurs sources, j'ai constaté que tous les auteurs ne disent pas la même chose sur le périmètre des instincts voire se contredisent ; cela m'a plongé dans une certaine confusion, qui s'est finalement révélée bénéfique pour dépasser mes certitudes. Aujourd'hui tout n'est pas encore clair pour moi, mais au moins cette confrontation m'a donné des pistes à explorer, et je vais essayer d'en faire la synthèse sans omettre les questions qui restent en suspens. À chaque fois, je distingue l'expression de l'instinct indépendamment de l'ennéatype (comme nous le faisons dans le panel) puis seulement ensuite, je cherche à approfondir les manifestations du sous-type associé.</p>
<ul><li>Instinct de conservation</li></ul><p><em>Manifestations de l'instinct de conservation</em><br><br>L'instinct de conservation est un instinct qui fonctionne bien chez moi. Même en cherchant, je ne sens pas ma survie menacée. Je n'ai pas de craintes au sujet de ma santé (je n'ai jamais eu non plus de réels problèmes de ce côté-là), je n'utilise pas de bougies parfumées et d'huiles essentielles <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon="">, et je m'accommode plutôt bien de mon environnement : mon chez-moi est fonctionnel, mais je ne ressens pas le besoin d'avoir des tapis, des coussins et des objets auxquels j'accorde de l'importance pour me sentir bien et en sécurité. J'ai plusieurs fois changé de lieu de vie au cours des dix dernières années et cela ne m'a jamais posé problème. Ce ne sont là que des exemples de ce que pourrait être un instinct de conservation C+ mais dans tous les domaines auxquels j'ai pu penser, je n'ai pas vu de sur-expression. Par comparaison, ma compagne, qui présente un fort instinct de conservation, m'a montré qu'elle se sentait nettement plus concernée que moi par tous ces sujets.<br><br>Se pourrait-il que cet instinct soit sous-exprimé, comme je le pensais lors du stage Sous-types ? J'ai déjà évoqué une certaine négligence au sujet de ma santé et du fait de prendre soin de moi, mais cela était exacerbé par la <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1659" rel="">situation professionnelle difficile</a> que je traversais alors. J'y suis désormais plus attentif même si certaines situations de stress fort peuvent encore me conduire dans ce travers. Par exemple, lorsque je sors d'une journée très éprouvante, il peut m'arriver d'aller me coucher sans dîner. Au demeurant, je ne prends pas non plus de risques inconsidérés : je conduis plutôt prudemment, je jette toujours un coup d'œil sur le relevé de comptes à la fin du mois histoire de vérifier qu'il n'y a pas d'anomalies, je fais du sport (mais je ne me pousse pas jusqu'au bout de mes forces), je pense à mettre un pull quand il commence à faire froid (mais je n'installe pas de chauffage d'appoint dans mon bureau)…<br><br>À l'issue de mon introspection, ce que je remarque avant tout, c'est l'absence de réelle préoccupation que je porte aux problématiques typiques de l'instinct de conservation. La seule véritable exception concerne les craintes que j'ai conçues à propos de mon devenir professionnel. J'étais tellement mal à l'aise dans mon travail que cela a fini par créer des peurs de survie : <em>« Je sais que je ne pourrai pas continuer dans cette voie pendant 40 ans mais je ne vois pas d'alternative : comment vais-je gagner de l'argent pour vivre et subvenir à mes besoins ? »</em> Depuis, j'ai construit un nouveau projet professionnel (je vais aller enseigner la physique en classes préparatoires) mais encore aujourd'hui, je ne suis pas totalement rassuré car j'attends que mon dossier soit validé par l'administration. J'ai beau savoir que tous les indicateurs sont au vert, j'imagine toujours le cas improbable qui pourrait faire que ça capote.<br><br><em>Lien avec le sous-type du <strong>9</strong> : Appétit</em><br><br>C'est le sous-type dans lequel je me reconnais le moins. Je pratique la narcotisation, par exemple en passant trop de temps sur Internet, mais il me semble que ce n'est pas lié à des sujets concernant ma sécurité physique. J'y vois plus classiquement un moyen d'évitement des conflits, une façon d'oublier les vicissitudes de la journée, bref, du <strong>9</strong> de base. Je ne me reconnais pas d'excès dans le domaine de la nourriture ou des médicaments, et comme je l'indiquais plus haut, mon confort physique n'est pas une préoccupation majeure. Quant à la paresse à faire, elle peut apparaître dans les situations de stress. Mais contrairement à ce que je comprends du sous-type Appétit, qui va consacrer toute son énergie à une activité secondaire (collection, bricolage, etc.) au lieu de se préoccuper de ce qui est vraiment important pour lui, ma paresse s'exerce dans tous les domaines : je l'associe plutôt à la co-répression du centre instinctif. Autrement dit, quand j'éprouve de la paresse à faire, je ne fais vraiment plus rien, je n'ai même plus la force d'être actif sur un objet secondaire.<br><br>Ce n'est pas toujours très facile de faire la distinction entre ce qui relève des mécanismes de base du <strong>9</strong> et de ce qui est réellement spécifique à ce sous-type, et je pense qu'un peu d'introspection supplémentaire est nécessaire de ma part, ainsi que davantage d'informations théoriques sur les motivations propres à ce sous-type. Cela dit, en me fondant sur mes observations, je m'évalue en C=/-, l'instinct étant équilibré dans les situations d'intégration moyenne, et légèrement sous-utilisé dans les situations de stress.</p>
<ul><li>Instinct social</li></ul><p>Par ici, c'est la révolution ! Moi qui croyais être bien équilibré du côté de cet instinct, je viens de prendre conscience que c'est sans doute celui qui me concerne le plus ! En fait j'étais bloqué sur l'idée que manifester l'instinct social, cela consiste à être bien dans des réunions, des fêtes, bref être super content avec une bande de potes. Autant le dire tout de suite : ce n'est pas du tout mon cas ! En revanche, voici quelques éléments que j'ai (re)découverts concernant l'instinct social et qui font totalement sens pour moi :</p>
<ul><li>Adapter (ou refuser d'adapter) son comportement à l'environnement pour correspondre aux règles sociales du lieu ou du moment</li>
<li>Avoir besoin de définir sa place dans une communauté, connaître le rôle qu'on joue par rapport aux autres</li>
<li>Éprouver un sentiment d'appartenance à une communauté</li>
<li>Se mettre au service d'un collectif pour donner un sens à sa propre action, transcender son identité au travers de cette action</li>
<li>Avoir besoin d'impliquer ses proches dans les activités sociales qui vous tiennent à cœur</li>
</ul><p>Je comprends maintenant qu'il y a une différence fondamentale entre manifester l'instinct social et avoir besoin de se retrouver avec plein de gens à un endroit donné (ce que je comprenais derrière l'expression « l'instinct social est l'inclination à appartenir à des groupes »). Cela sera peut-être une évidence pour certains lecteurs, ça ne l'était pas du tout pour moi ! Du coup, des manifestations de l'instinct social sont possibles, non seulement dans des relations à plusieurs, mais aussi dans des relations à deux, voire tout seul. Telle que je la conçois aujourd'hui, la notion de « groupe » peut être parfois plus un concept qu'une réalité organisée. Je partage avec d'autres personnes (que je ne connais pas forcément) des points communs, et cela me donne un sentiment d'appartenance avec ces personnes. Si je les rencontre un jour, je me sentirai lié à eux d'une façon plus forte qu'avec une personne quelconque.<br><br><em>Manifestations de l'instinct social</em><br><br>Rétrospectivement, je peux dire que l'instinct social a joué un rôle majeur dans mes choix de vie. C'est aussi celui qui m'a fait le plus souffrir. Je comprends quand certains auteurs disent que l'instinct « dominant » est celui dans lequel nous mettons le plus d'énergie, et que de ce fait, il est à la fois notre plus grande force et notre plus grande faiblesse. Je traduirais cela en disant que chez moi, ce qui est lié à l'instinct social ne me laisse jamais indifférent, je n'arrive pas à adopter une position neutre ou détachée vis-à-vis de ces questions. Cela fait écho à ce problème de sur- et sous-utilisation de l'instinct, je ne parviens pas à lâcher prise : en particulier lorsque je suis dans une situation de rejet par rapport à un groupe qui est susceptible de m'intéresser, cela me préoccupe, je n'arrive pas à me dire : «<em> Au fond cela n'a pas d'importance, ce groupe peut bien vivre sa vie sans moi et je peux très bien vivre sans appartenir à ce groupe ! »</em> En creux, cela m'aide à imaginer ce que pourrait être une position S= pour l'instinct social.<br><br>Voici quelques exemples qui illustrent le poids de l'instinct social dans les grandes étapes de ma vie :</p>
<ul><li>Lorsque j'avais 13 ans, mes parents ont déménagé de leur paisible banlieue parisienne vers un quartier chic et bourgeois de Paris. Je me suis retrouvé dans un collège où les codes n'avaient strictement rien à voir avec ceux que je connaissais. Il fallait manier le second degré, l'ironie, ne jamais être totalement honnête. Par ailleurs, mes camarades attachaient beaucoup d'importance aux vêtements portés, aux revenus et à la situation sociale de mes parents. J'ai dépensé une énergie fabuleuse à essayer de comprendre ce nouveau monde, à me faire accepter par les autres, tout en refusant de me plier à ces codes qui étaient si étrangers à mes valeurs. J'ai souffert toute l'année durant d'être rejeté par mes camarades, cela était devenu une angoisse chaque matin en me levant. J'ai donc cherché des appartenances dans le cadre de mes activités musicales ou sportives et j'ai aussi maintenu des relations avec mes anciens camarades de banlieue auprès de qui je pouvais me sentir plus proche et qui m'acceptaient comme j'étais. Je n'ai pas réussi à faire la part des choses avec ce problème, et ce fut incontestablement l'année la plus éprouvante de ma scolarité.</li>
<li>À la fin de mes études qui me destinaient à devenir enseignant ou chercheur, j'ai décidé de devenir ingénieur dans la fonction publique. Je dois reconnaître que le statut social apporté par cette fonction a été, sans que je me l'avoue, une motivation importante dans ce choix. Être membre de la haute fonction publique, ça en jette ! Par ailleurs, cela me permettait de changer plus fréquemment de poste, donc d'environnement social. Or, à tort ou à raison, une de mes fiertés est justement de savoir m'adapter aux personnes avec qui je me trouve. Je faisais ce choix au mépris d'autres considérations telles que la conciliation avec une vie de famille ou les difficultés réelles que présentaient les fonctions que je convoitais.</li>
<li>J'analyse les difficultés professionnelles que j'ai rencontrées à travers le prisme de l'instinct social. En arrivant chef de mon équipe, il m'importait de m'intégrer à celle-ci. Or le rôle de chef isole, je l'ai ressenti comme une exclusion. J'ai donc mobilisé une grande partie de mon énergie à essayer vainement de me faire accepter, à me faire aimer des autres. Faute d'avoir d'autres types d'appartenances à mobiliser dans cette nouvelle région où je ne connaissais personne, j'ai continué à dépenser toute mon énergie en pure perte dans ce groupe jusqu'à atteindre le burnout. Une des mesures les plus salutaires pour me reconstruire a consisté à reprendre pied dans des groupes où je pouvais réellement avoir ma place : la communauté de l'ennéagramme et ce forum en font partie. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_heart.gif" alt=":heart:" data-emoticon=""></li>
<li>J'ai décidé de changer de métier et de devenir enseignant. Parmi mes motivations, il y a l'adhésion à une cause qui me dépasse : celle de transmettre un savoir. Cela a une utilité sociale dans laquelle je me reconnais depuis toujours, et je sens que j'ai une place juste dans ce rôle. J'espère que cette fois-ci, je fais le bon choix !</li>
</ul><p>Face à un groupe pour lequel j'éprouve de l'intérêt, j'exprime l'instinct social en S- principalement dans deux situations. Lorsque je ne connais pas le groupe, je reste très observateur, j'essaye de comprendre ses règles et conventions. Cela me met souvent en retrait et je n'ose pas faire le premier pas vers les autres, de peur de ne pas être en phase avec les habitudes du groupe. De plus, j'ai souvent du mal à engager la conversation, cela me demande un effort de démarrer sur des sujets banals, je crains là encore d'être à côté de la plaque. Ainsi récemment, j'ai littéralement fui un cocktail qui se tenait à l'occasion d'un colloque où je ne connaissais personne, car je n'avais aucune envie d'être vu en train de faire le pied de grue tout seul au milieu de la salle. Je suis aussi en S- quand je ne parviens pas à trouver une place dans le groupe : définir cette « place » est très subjectif mais important pour moi. Il faut que j'aie instauré un minimum d'interactions stables avec certains membres du groupe, mieux encore que je sois connu du leader, et que ma présence soit reconnue comme légitime (souhaitée ou utile, c'est encore mieux, mais je n'en demande pas tant). Faute de place, je me sens très mal à l'aise et lorsque ma présence est obligatoire (par exemple élève d'une classe), je peux en souffrir très vivement.<br><br>Inversement, quand j'ai une place dans le groupe, je bascule facilement en S+. Je peux y consacrer beaucoup de temps, mettre mon énergie et mes compétences à son service. Je suis depuis plusieurs années examinateur pour les concours des grandes écoles : c'est pour moi un groupe d'appartenance, même si je suis loin d'en connaître tous les membres. Je bénéficie dans ce groupe de tous les critères de reconnaissance : connu et apprécié du coordonnateur, j'ai plaisir à retrouver chaque année certains collègues qui apprécient mon travail et mon engagement (et qui me le manifestent <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon="">). Lorsque le coordonnateur m'a demandé cette année de participer à la réalisation d'une vidéo destinée à former les examinateurs aux nouveaux critères d'évaluation, j'ai tout de suite accepté, même si cela allait me demander plusieurs dizaines d'heures de travail non rémunérées ! Je me sens totalement bien dans ce groupe, et je comprends à quel point il assure ma « survie psychologique ». Je comprends aussi qu'il s'agit bien de mon ego, car même si je ne doute pas que mon action soit utile, j'ai une dépendance par rapport à ce groupe et par rapport à la reconnaissance qu'il m'apporte : je serais en souffrance si j'en étais d'un coup exclu.<br><br>Un point que je pense important de souligner, c'est que l'instinct social peut se manifester dans les relations à deux (alors que je pensais que c'était strictement réservé à l'instinct sexuel). Je fais du soutien scolaire à un lycéen que je rencontre une fois tous les 15 jours. Ce qui me motive, ce n'est pas tant d'aider ce lycéen en particulier, c'est plutôt de contribuer à ce que le niveau de connaissance globale dans les matières scientifiques augmente. Je n'ai pas choisi ce lycéen, c'est une association de soutien scolaire qui me l'a confié, et même si je suis content de voir ses progrès, ce n'est pas réellement pour lui que je le fais. Cela paraît peut-être surprenant, mais c'est comme ça que je ressens les choses.<br><br>Quand je découvre une nouvelle communauté, il est rare que je ne sois pas tenté de faire du prosélytisme. La première « victime » en est ma compagne, que j'ai essayé d'entraîner successivement dans des stages ennéagramme, dans mon cours de Qi Gong, dans le jury de concours aux grandes écoles et j'en passe ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_laugh.gif" alt=":laugh:" data-emoticon=""> J'ai envie de partager ces activités avec les gens que j'aime et que j'estime. C'est une frustration que de ne pas les voir partager le même enthousiasme et le même engagement. Je remarque d'ailleurs que je ne parle pas de ces activités à n'importe qui : celles-ci constituent une partie de mon identité, et j'ai l'impression de dévoiler quelque chose d'intime. Tout le monde n'est pas éligible à la confidence !<br><br>Peut-être est-ce lié à ma variante <strong>9 mu</strong>, mais je peux éprouver des émotions fortes à être membre d'un groupe, à me dissoudre dans celui-ci. J'ai longtemps été membre d'un quatuor à cordes, et au moment de jouer devant un public, il y a quelque chose de magique et d'intense à produire un son qui n'est pas celui de chaque instrumentiste, mais celui du quatuor. Nos identités se fondent alors dans la musique et nous établissons une communion entre nous et avec le public. À une échelle plus large, je vais bientôt participer à une flashmob internationale de danse : des centaines de personnes, à plusieurs endroits du monde, danseront sur la même musique et la même chorégraphie, au même moment. Ça me donne le frisson…<br><br><em>Lien avec le sous-type du <strong>9</strong> : Participation périphérique</em><br><br>Le sous-type ne résume pas à lui seul les manifestations de mon instinct social, mais il existe quand même bien des circonstances où je me retrouve dans les traits de ce sous-type. L'appartenance à des groupes me permet de fusionner avec ses valeurs, ses croyances et ses règles, et d'exercer à l'envi ma passion de paresse. Plus il y a une cohésion forte dans le groupe, plus le risque de conflit est limité et mieux je m'y sens. Dans ces circonstances, je peux renforcer mon engagement dans le groupe et y prendre des responsabilités, tant que je sais pouvoir compter sur la caution du leader. Même dans certains groupes où j'ai pris le rôle de leader (notamment dans des associations étudiantes), je n'ai jamais revendiqué ce rôle, c'est toujours le leader précédent qui m'a demandé de lui succéder. Je prends plaisir à discuter de sujets d'intérêt commun qui présentent l'immense avantage que nous sommes la plupart du temps d'accord sur l'essentiel. Lorsque des divergences surgissent, je m'aligne sans mal sur la position majoritaire, mais je ne l'exprime pas trop ouvertement de peur de rentrer en conflit avec certains membres du groupe, même si ceux-ci sont minoritaires. En outre, être en conflit sur un sujet de préoccupation du groupe est nettement moins impliquant qu'un conflit qui me concerne à titre personnel. L'avantage du groupe est que sa préoccupation n'est pas centrée sur les individus : cela me permet de me consacrer à des sujets qui m'intéressent sans me concerner directement, et ainsi me tenir à l'écart de mes besoins et souhaits véritables. Je peux me sentir autant investi dans deux groupes qui, mis face à face, ne manqueraient pas de se quereller au bout de 5 minutes. Cela ne me pose pas de réel problème car j'adopte pour chaque groupe le schéma mental et les règles qu'il s'est fixé.<br><br>Je peux tomber dans le rejet du groupe à partir du moment où je ne m'y sens plus en sécurité ou que l'on remet en question la place que j'y occupe (pour moi c'est synonyme). À une époque, j'étais le chef d'orchestre d'un ensemble amateur et j'y consacrais une bonne partie de mon énergie. J'ai été un jour vivement critiqué par un des instrumentistes, sans signe avant-coureur. Je me suis alors rapidement désengagé au point de trouver des arguments pour ne pas terminer l'année, alors que personne ne me demandait de partir.<br><br>Quant à la fameuse participation périphérique, je peux la vivre dans des groupes où je m'implique peu (mais comme le montre le reste de mon témoignage, ce n'est pas systématique). Je fais ainsi partie de plusieurs associations d'anciens à qui j'envoie scrupuleusement ma cotisation annuelle sans jamais participer à la moindre réunion. L'important pour moi est de matérialiser mon appartenance à cette communauté, de maintenir le lien affectif avec un moment de mon passé. Je peux aussi adopter cette position lorsque ma compagne reçoit ses amies. Je m'occupe de faire la cuisine, de les conduire à un endroit ou l'autre, d'organiser la logistique, mais je m'engage rarement dans les conversations. J'ai totalement conscience de faire de la participation périphérique dans ces moments-là, et je suis fier que ma présence contribue discrètement au bon fonctionnement du groupe.<br><br>À l'issue de toute cette analyse, je ne peux pas nier que j'ai une vraie problématique à l'instinct social. Mais j'ai quelques doutes sur la façon de résumer cela dans la notation conventionnelle. Faut-il souligner d'abord ma difficulté à m'intégrer dans un nouveau groupe, tout en remarquant qu'une fois ma place établie, j'ai un fort besoin de m'y rattacher (S--/++) ? Ou au contraire remarquer que mon attirance pour les groupes est réelle et que des circonstances conflictuelles peuvent conduire à m'en éloigner (S++/--) ?</p>
<ul><li>L'instinct sexuel</li></ul><p>C'est l'instinct pour lequel les choses sont actuellement moins claires pour moi. J'ai un problème avec la définition de cet instinct. Certains auteurs l'assimilent de façon assez restrictive aux seules relations pouvant aboutir à une relation sexuelle, d'autres l'élargissent à tout ce qui a trait à la séduction dans les relations à deux, voire aux relations à deux dans leur ensemble, quelle qu'en soit leur nature. J'ai souvent noté le besoin d'intimité comme une composante essentielle de l'instinct sexuel, ainsi que le besoin d'excitation et de sensations fortes. Selon les définitions, une même observation peut se rapporter à l'instinct sexuel, ou non. Cela me conduit donc à nuancer toutes les observations que je m'apprête à décrire.<br><br><em>Manifestations de l'instinct sexuel</em><br><br>J'apprécie vraiment de vivre des relations à deux. Cela me permet d'avoir des discussions plus approfondies, plus vraies, où l'expression des sentiments devient possible. Ces relations ont le plus souvent lieu avec des femmes, mais je ne pense pas – du moins consciemment – qu'il y ait des sous-entendus sexuels. J'ai l'impression que c'est avant tout mon centre émotionnel qui est sollicité. Il peut y avoir de l'intimité dans certaines de ces relations : certaines amies m'ont révélé des histoires familiales et des déboires affectifs qui les avaient profondément marquées. D'autres relations, souvent des anciens camarades de classe, n'ont pas ce caractère intime. Nous nous voyons pour savoir ce que nous sommes devenus l'un et l'autre, sans pour autant échanger sur ce qui nous préoccupe vraiment. Nous avons des discussions sur des sujets plus généraux qui nous intéressent tous deux, comme la musique, les sciences… J'ai clairement du mal à faire le lien avec l'instinct sexuel quand je pense à ces relations.<br><br>Autre entrée possible pour observer l'instinct sexuel : la séduction. En général, je n'attache pas d'attention particulière à mon apparence dans le but de séduire. Mes choix vestimentaires relèvent plutôt de l'instinct social (correspondre aux habitudes du milieu où je me trouve), pas d'une volonté de me mettre en valeur. Par contre, je repère vite une femme qui me plait physiquement. Lorsque je prends une place dans le bus ou le métro, je scanne rapidement les personnes qui m'entourent et je peux essayer de trouver le meilleur emplacement pour observer une personne qui me plaît. Mais je ne rentre jamais dans un jeu de séduction avec cette personne (sourires, échanges de regards, etc.). Cependant, je dois reconnaître que dans la première impression que j'ai sur une personne, l'attirance ou la non-attirance que j'ai pour elle est quelque chose qui compte.<br><br>Dans les relations quotidiennes (professionnelles ou autres), cela ne me viendrait même pas à l'idée de chercher à introduire de la séduction. Les seules situations qui peuvent m'amener à rentrer dans la séduction, ce sont les occasions de danser. Il faut que je me sente vraiment en confiance avec la danseuse pour commencer à faire du charme ; la plupart du temps, j'observe. J'ai d'ailleurs remarqué que je suis attiré mais fort peu à l'aise avec les danseuses qui jouent sur leur sex-appeal (maquillage, vêtements courts, etc.), alors que je m'amuse et prends davantage de plaisir avec celles qui sont plus « sobres ». Tout cela m'invite à conclure qu'il m'arrive parfois d'avoir envie de séduire, mais cela reste dans le domaine de l'intention. Je « comprends » cette dimension de l'instinct sexuel bien plus que je ne la mets en pratique.<br><br>Ma relation privilégiée en termes d'instinct sexuel est évidemment avec ma compagne. Nous exprimons beaucoup de tendresse l'un pour l'autre (câlins, caresses, etc.) sans pour autant que nous en devenions dépendants. Je ne sais pas dire à quel niveau se situe notre degré d'intimité et la recherche de stimulation physique dans notre relation. Dans mon entourage, je vois des couples qui paraissent beaucoup plus distants que nous, d'autres qui semblent très fusionnels. Si j'analyse les choses avec un peu de recul, nous avons bien sûr besoin de l'autre pour la sécurité affective que nous nous apportons mutuellement, mais mon identité ne se résume pas à la relation que j'ai avec elle. Il me semble donc que, de ce point de vue au moins, je me situe en X=.<br><br><em>Lien avec le sous-type du <strong>9</strong> : Union</em><br><br>J'étais et je suis encore très fusionnel avec ma compagne. Mais depuis trois ans, en raison de contraintes professionnelles, nous ne nous voyons que trois jours par semaine. Cela présente un grand nombre d'inconvénients, mais je viens de prendre conscience que cela a contribué à modérer la fusion que je vivais avec elle. Le temps passé seul, (lorsque je ne le consacre pas à la narcotisation… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_sarcastic.gif" alt=":sarcastic:" data-emoticon="">) m'a permis de mieux me connaître, de méditer, de m'engager dans certaines activités sociales. L'expression du sous-type Union se traduit encore chez moi par ma tendance à adhérer inconditionnellement à ses envies, à oublier mes propres besoins : j'en prends néanmoins de plus en plus conscience, et il m'arrive même de dire que je ne suis pas d'accord ! <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_surprised.gif" alt=":surprised:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_proud.gif" alt=":proud:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""> En outre, je n'envisage pas d'avenir sans elle, dans mon esprit, il n'y a pas d'autre scénario qu'un projet de vie à deux.<br><br>Dans mes relations amicales, je passe beaucoup plus de temps à écouter l'autre qu'à exprimer mes propres préoccupations. Il me faut faire un effort conscient pour rééquilibrer le temps de parole car je vois bien ma tendance à me laisser hypnotiser par les histoires de l'autre et à me dissoudre dans ce qu'il me raconte. Un cas plus problématique se présente quand je me sens séduit par une personne que je connais depuis peu : tel le lapin fasciné par le cobra, je peux trop facilement accepter des choses qui desservent mes intérêts. Dans un contexte professionnel, gare aux mauvaises affaires !<br><br>Mon instinct sexuel est certainement celui qui a le plus fortement évolué depuis mon adolescence. Indépendamment des questions que j'évoquais quant à sa définition, j'ai là aussi quelques doutes sur la bonne notation à adopter. J'hésite entre X=/- si je considère que dans la plupart de mes relations, ce n'est pas une préoccupation majeure, mais que je reste mal à l'aise dans les situations de séduction, et X-/+ si je veux souligner mon rapport ambigu à la séduction et les manifestations du sous-type Union. Par contre, je suis certain que l'instinct sexuel est aujourd'hui une bien moins grande préoccupation que l'instinct social.<br><br>Bon… J'aurais voulu faire synthétique, et je viens d'écrire un roman. J'espère que vous me pardonnerez de m'être ainsi étalé sur le forum. J'accueille avec plaisir toutes vos remarques et questionnements, je ne demande qu'à affiner mes toutes récentes découvertes.<br><br>Bien amicalement,<br>Tristan (encore tout étonné de se découvrir de sous-type social)</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1796</guid><pubDate>Wed, 27 May 2015 00:43:16 +0000</pubDate></item><item><title>Identification d'une transe hypnotique</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1807-identification-dune-transe-hypnotique/</link><description><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, je me suis pris la tête avec ma copine. Rien de grave. Avant-hier, j'ai essayé de joindre ma copine au téléphone. Elle ne répondait pas. J'ai eu un stress très fort. Mon esprit a commencé à s'emballer et à partir loin. J'ai commencé à penser qu'elle ne voulait plus me parler et puis, pire encore, qu'elle avait décidé d'arrêter la relation. C'était très intense et très pénible. C'était tellement intense que j'avais du mal à identifier que ce que je vivais n'était autre qu'une transe hypnotique. Cette transe m'éblouissait l'esprit. Elle touche directement à ma compulsion d'évitement, celle du conflit et de la tension, et plus profondément encore, celle du conflit et la tension dans une relation de couple.<br><br>Mais plus que tout, en analysant les choses à froid, je me suis rendu compte que cette transe n'était pas simplement le fruit d'une simple transe égotique mais au contraire, tout un mécanisme se cachait derrière. Voici ce que j'ai découvert.</p>
<ul><li>Je commence par <strong>une hallucination positive</strong>. L'hallucination positive qui déclenche cette transe peut avoir deux sources. La première est basée sur un faux diagnostic ou une interprétation complètement déformée de la réalité. Exemple : Hallucination : elle ne veut plus répondre au téléphone. Réalité : elle était au cinéma, elle m'a ensuite appelé, et l'idée de ne pas répondre au téléphone ne lui a jamais traversé l'esprit. Il s'agit là d'une véritable hallucination dans le sens où il n'y avait pas vraiment de raisons objectives pour que j'appréhende une telle réaction. La seconde origine, est une hallucination positive qui prendrait pour point de départ une histoire plus réaliste. Exemple : nous nous sommes disputés la veille, qu'elle ne réponde pas au téléphone peut être une réaction qui serait une suite de notre mésentente. La transe est là due à une éventualité possible mais poussée à l'extrême.</li>
<li>En réalité l'hallucination positive est juste un leurre. Le véritable cœur de la transe est <strong>une progression en âge</strong> cachée derrière l'hallucination positive. J'imagine et je me projette qu'elle va « m'engueuler » parce que « je ne me suis pas bien comporté ». Alors, « j'imagine des dialogues » et des réponses à des « situations aussi improbables les unes que les autres ». Le cœur de la transe est donc un conflit qui ne s'est pas encore produit, qui est à venir, à cause d'un comportement ou d'une réaction qui ne serait pas appropriée de ma part. Cette seconde transe alimente la première et l'enrichit avec de nouveaux éléments.</li>
<li>À partir de là, <strong>une création de sensation</strong> commence à se produire : jambes lourdes, boule dans le ventre, coup de stress, montée d'adrénaline ou encore mal de tête ou tête lourde.</li>
<li>Enfin, le temps n'est plus le même. Je fais une <strong>distorsion du temps</strong> dans un sens ou l'autre : si j'attends quelque chose, la distorsion sera une expansion tandis que si le cœur de la transe est de réaliser une action, la distorsion va être une contraction du temps. Cette transe est très intense. Les conséquences de cette distorsion du temps me sont très pénibles, et je n'arrive plus à bien me concentrer. Malheureusement, cela finit par énergiser ma passion, la paresse, et ma fixation d'esprit, l'oubli de soi. Toute action devient lourde, c'est presque une paralysie sans en être une.</li>
</ul><p>Ce programme de transe hypnotique est très fort car il est au cœur de mon fonctionnement égotique. La transe avec ma copine est très intense car le sujet me tient à cœur, mais, curieusement je me suis rendu compte également qu'il était possible d'observer ce même programme sous forme de petites transes ponctuelles. Exemple : j'ai cru avoir reconnu une personne dans la rue. L'espace d'une seconde, elle m'avait renvoyé un stress parce que je devais prévenir la personne en question de quelque chose. Comme transe visible, cela s'arrête ici. En réalité, il n'y avait pas que cette hallucination positive (j'ai cru avoir reconnaître une personne ce qui était faux), mais derrière c'est tout le programme qui se déroule en une fraction de seconde : la progression en âge (elle va me blâmer) accompagnée d'une petite création de sensation (coup de stress) et d'une contraction du temps.<br><br>Face à ce programme, je pratique les quatre techniques spécifiques pour déconstruire chacune de ces quatre transes dans l'ordre. Si une je sens qu'une technique n'a pas bien fonctionné (et c'est souvent le cas) je répète jusqu'à ce que ça marche. Le résultat est surprenant : j'ai une sensation de relâchement et des fois de baisse de tension dans le cerveau. Cela peut durer jusqu'à 20 ou 30 secondes. J'ai l'impression que quelqu'un est en train de m'injecter un relaxant directement dans la tête. C'est très étrange et, en même temps, c'est dire l'intensité de cette transe.<br><br>Voilà, c'était mon témoignage. J'ai ouvert ce sujet afin que d'autres personnes fassent de même. J'invite donc celles et ceux qui identifient des programmes de transes puissants, qui sont au cœur de leur fonctionnement égotique de faire de même et de partager ce qu'ils font pour éviter le schéma.<br><br>Bien à vous,<br>Daly</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1807</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2015 13:27:48 +0000</pubDate></item><item><title>Un exemple de conflit (et des questions)</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1776-un-exemple-de-conflit-et-des-questions/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""><br><br>En tant que <strong>9 mu</strong>, Je voulais vous raconter une petite expérience de conflit qui me laisse songeuse et quelques questions/réflexions que j'aimerais beaucoup vous soumettre.<br><br>Bon, comment raconter cela sans vous faire une énorme saga ? (hum… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_confused.gif" alt=":confused:" data-emoticon=""><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon="">)<br><br>Il s'agit d'un conflit entre collègues. Dans l'établissement scolaire où je travaille, en dehors de nos heures de cours, nous avons une tâche administrative à un peu fastidieuse à accomplir (elle doit être accomplie sur place). Afin de la mener à bien, nous nous partageons le travail et nous fonctionnons notamment en binôme.<br><br>Il s'avère que l'un de mes collègues a du mal, de mon point de vue, à comprendre qu'il doit lui aussi s'acquitter de cette tâche pénible. Il s'y prend de trois manières :</p>
<ul><li>Il en fait beaucoup moins que son binôme (qui n'est pas moi).</li>
<li>Dès qu'il le peut, il fait faire sa part de travail à sa femme (qui est l'une de nos collègues) et prépare ses cours à lui pendant ce temps-là.</li>
<li>Si quelqu'un est absent ou a du retard (il peut arriver d'être débordé), il refuse catégoriquement de donner un coup de main (alors que les autres collègues prennent le relais naturellement).</li>
</ul><p>Je ne peux pas déterminer de manière évidente l'ennéatype de ce collègue… J'ai une petite option sur le <strong>6</strong> éventuellement… Il me semble assez suspicieux en général, doute beaucoup des infos données dans la presse (il pense par exemple que le copilote de l'avion allemand crashé en France n'était pas suicidaire mais que c'est la compagnie d'avion qui lui met tout sur le dos). Il me semble très attaché aux membres de sa communauté proche mais s'intéresse très peu à d'autres personnes (en tout cas au boulot). Il me parait aimer avoir des informations sur les gens (il écoute attentivement tout ce qui se dit autour de lui) mais ne s'en sert pas pour créer des liens ou participer à la conversation. Il pense qu'il faudrait mettre les homosexuels en prison (refus de la déviance ? mais cela est aussi culturel aussi je pense). Cependant, il parle très peu de lui et reste très laconique dans ses réponses, ce qui ne facilite pas les indices sur son ennéatype.<br><br>En ce qui me concerne, son attitude vis-à-vis du travail en commun me chauffait sérieusement depuis quelques temps. J'avais un fort sentiment d'injustice et d'impunité car il n'effectuait pas sa part de travail. Je ressentais aussi de l'impuissance car lorsque j'essayais (gentiment) de lui parler, ou de lui demander d'effectuer tel ou tel travail, il était très ferme et expéditif sur ses positions, il disait <em>« non »</em>, <em>« ce n'est pas à moi de le faire »</em> en donnant des arguments très courts qui ne tenaient pas la route (par exemple, je disais que telle collègue n'avait pu faire la tâche car elle était absente, et qu'il nous incombait de prendre en charge son travail, lui disait que non, qu'elle n'était pas absente et qu'elle n'avait pas fait son travail…). J'insistais parfois un peu (sans le regarder dans les yeux, évidemment, mais on fait ce qu'on peut <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_tongue.gif" alt=":tongue:" data-emoticon="">) mais il poussait des soupirs et disait <em>« non »</em>, sans me regarder et tenir compte de ce que j'exprimais. Je ne voyais pas comment l'y obliger. La manière dont il me parlait m'a vraiment aidé à déclencher la colère et à passer par-dessus l'évitement du conflit, car j'avais l'impression d'être invisible, d'être quantité négligeable, ce qui me faisait voir rouge rouge rouge. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_angry.gif" alt=":angry:" data-emoticon=""> :angry: <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_angry.gif" alt=":angry:" data-emoticon=""><br><br>En ce qui concerne le travail effectué par sa femme, nous sommes partagés car certains collègues considèrent que cela ne nous regarde pas à partir du moment où sa femme est d'accord. Personnellement, c'était douloureux, car il me semble que c'était cautionner une forme de discrimination dans un espace public et non privé… (Mais je suis perturbée cependant par l'opinion de mes collègues et m'interroge sur ce point.)<br><br>Son binôme a pété les plombs une première fois et en a parlé à un responsable. J'ai reparlé également par la suite à ce même responsable — un <strong>9</strong> comme moi — qui était bien d'accord mais qui a agi assez délicatement : il lui a parlé, a changé son binôme pour en mettre un plus fort en caractère, l'a séparé en partie de sa femme. Ça a un peu aidé mais ça n'a pas changé le fond des choses.<br><br>Breeeef ! Ça a fini quand même par jaillir de mon côté ! Le déclencheur qui m'a bien aidée a été qu'il me parle d'un ton un peu excédé. Le conflit a eu lieu en public. Je ne peux pas dire que j'ai choisi consciemment cela, mais avec le recul, j'ai le sentiment que ce n'était pas innocent :</p>
<ul><li>Je savais qu'il en serait bien davantage atteint que par moi toute seule car j'avais le sentiment diffus qu'il n'allait pas supporter « la honte » publique. Il allait être « obligé » de réagir et de « changer » si la chose était rendue « officielle ».</li>
<li>La présence de mes collègues était une « aide » car je savais qu'ils partageaient mon point de vue, je me sentais protégée, appuyée. C'était aussi une manière de les « obliger » à prendre parti <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_help.gif" alt=":help:" data-emoticon=""> (et hop, un petit coup de manipulation inconscient) .</li>
</ul><p>Or, le collègue a réagi d'une manière très vive (il a crié) et presque désespérée… Il a nié de toute force, il était au bord les larmes, il tremblait. Il me demandait des preuves. Il disait : <em>« Ça me fait mal, ça me fait mal. »</em> J'avais beau lui donner des faits « scientifiques » (selon moi), il niait en bloc. Il pensait que j'en avais après lui, il disait que je l'avais déjà accusé. Je lui disais : <em>« Mais je n'ai aucun envie de te faire du mal, je te parle d'une inégalité dans le travail que je perçois et que je veux résoudre. »</em> Mais il se frappait le cœur et se mettait à marmonner que je disais n'importe quoi. Comme il voyait qu'on pensait tous la même chose, alors il s'en est pris avec force à son binôme, une jeune collègue, il lui disait <em>« C'est toi, c'est toi qui t'es plainte, tu me provoques, tu me provoques !!! »</em> et il semblait enragé contre elle.<br><br>Il s'est passé en outre deux trucs hallucinants à mes yeux :</p>
<ul><li>Il a attrapé le paquet de vieilles feuilles (administratives) déjà traitées en disant : <em>« Je vais tout recompter, tout est là, je vais prouver que je fais toute ma part, et si ce n'est pas le cas, je veux bien faire toute la part de tout le monde jusqu'à la fin de l'année. »</em> (Bon, concrètement c'est inutile car on ne voit pas bien sur les feuilles qui fait quoi, mais on sentait bien que le cœur y était.)</li>
<li>Il est allé chercher son ancien binôme avec lequel il avait déjà eu une altercation à cause de ce même problème et lui a dit : <em>« Mais dis-leur, dis-leur, toi, que j'ai toujours fait toute ma part et qu'on n'a jamais eu de problème quand on travaillait ensemble. Tout est de la faute de celle-là </em>[en montrant la jeune collègue — binôme actuelle]<em>. »</em>
</li>
</ul><p>Moi j'hallucinais totalement devant une telle mauvaise foi… C'est incroyable. J'avais l'impression que ce gars faisait de l'amnésie et croyait totalement à ce qu'il disait !!! Son émotion, son indignation paraissait totalement réelle !<br><br>En ce qui me concerne, quelques sentiments sur le vif :</p>
<ul><li>Du plaisir de la colère exprimée… C'est vraiment très très étonnant comme sensation… Je ne sais pas si vous vivez ça parfois les <strong>9</strong>. C'est très physique : ça me prend au niveau du plexus solaire, c'est très bon et très puissant. Cela m'arrive dans les cas de grosses grosses colères. Après coup, je m'interroge toujours sur ce plaisir-là. Je ne sais pas si c'est le plaisir de se sentir vivant, de s'exprimer, enfin, ou si c'est un plaisir à la Dark Vador, de puissance et de domination.</li>
<li>De la pitié… Ouais, je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi ce truc-là ! Impossible de ne pas éprouver de la compassion pour ce collègue acculé ! Il était vraiment pris dans une vive émotion.</li>
<li>De la fascination totale devant sa mauvaise foi et des interrogations très vives (voire obsédantes après coup) : croit-il vraiment à ce qu'il dit ???? Défend-il son image ? Se croit-il honnête ? Veut-il convaincre les collègues ? Que pense-t-il vraiment ???? Est-ce que c'est un système de défense ?</li>
</ul><p>Avec le recul, je suis mitigée quand aux résultats de l'expression de ce conflit :</p>
<ul><li>Je pense, j'espère que cela va porter ses fruits sur le plan du travail car pour ne pas être pris en défaut, il a décidé de signer toutes ses feuilles, et son travail accompli. Nous lui avons dit que nous ferions de même. Je pense donc qu'il veillera dorénavant à faire l'exacte moitié de son travail. C'était mon but.</li>
<li>Cependant, je reste perturbée par son acharnement à nier absolument tout manquement, ou au moins à reconnaître qu'il y a eu des incompréhensions. Par la suite, il est allé parler personnellement à deux autres collègues pour exprimer son point de vue, se défendre, etc. (il « ment » indéniablement sur certaines situations mais avec une telle conviction qu'il semble vraiment y croire). Moi, il n'a pas du tout cherché à me parler. Il ne me semble pas qu'il y ait eu de réelle communication entre nous. Si la situation évolue dans le bon sens de l'égalité de travail, c'est uniquement par « contrainte », pas pour le goût de l'harmonie collective et du bien être de tous. J'ai l'impression que j'ai raté un truc. Mais comment aurais-je pu faire mieux ? Il ne m'entendait pas, il ne tenait pas compte de mon/notre inconfort. Comment se faire entendre de quelqu'un qui ne le souhaite pas ? J'ai l'impression d'avoir eu le choix entre la soumission et la surpuissance (dichotomie que je cherche justement à éviter)…</li>
<li>Y a-t-il un moyen de faire évoluer cette situation ? Ai-je le choix d'être autre chose que victime ou bourreau ? Est-ce que vivre un conflit, c'est autre chose que d'être victime ou bourreau ?</li>
</ul><p>Alors en résumé, j'ai quatre réflexions à vous soumettre :</p>
<ul><li>Que pensez-vous de la réaction de ce collègue ? Peut-il croire sincèrement à ce qu'il prétend alors que tout prouve le contraire ?</li>
<li>Est-ce qu'une personne est vraiment capable d'ouvrir son esprit à ce qu'on lui dit quand, en quelque sorte, « on l'attaque » ? Est-ce que ça ne déclenche pas systématiquement une réaction de défense qui n'en n'appelle pas à la raison ?</li>
<li>Comment aller, par la suite, au-delà des conflits pour plus de compréhension mutuelle ?</li>
<li>D'où vient ce plaisir ressenti quand je me mets en boule ? Est-ce que vous ressentez la même chose ?</li>
</ul><p>Bien à vous tous. <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""></p>]]></description><guid isPermaLink="false">1776</guid><pubDate>Mon, 13 Apr 2015 09:54:37 +0000</pubDate></item><item><title>Fiert&#xE9;s &#xE9;gotiques du 9</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1688-fiert%C3%A9s-%C3%A9gotiques-du-9/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>J'ai entendu plusieurs <strong>9</strong>, plus particulièrement deux <strong>9 mu</strong>, citer parmi leurs fiertés égotiques<sup>1</sup> "la fierté de ne pas avoir de fierté". Cela n'a pas de sens pour moi. En effet, autant "être neutre", "réagir de manière détachée avec recul et de façon impersonnelle", etc. fait sens, et j'y attache une réelle fierté égotique. Mais "ne pas avoir de fierté" reste à définir…<br><br>"La fierté de ne pas avoir de fierté" peut être vu comme un slogan intéressant. Je pense au mode de communication préféré du type <strong>3</strong> ! Désintégration de <strong>9 mu</strong> en <strong>3</strong> ?<br><br>Amicalement,<br>Thierry<br><br><sup>1</sup> notamment lors du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_liber.htm" rel="external nofollow">stage Libération</a>, mais lire aussi <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1684&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=14886" rel="">la remarque de Jérôme</a>, <strong>9 mu</strong>, sur le fil "<a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1684" rel="">Fiertés égotiques du <strong>4</strong></a>".</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1688</guid><pubDate>Thu, 06 Mar 2014 10:31:54 +0000</pubDate></item><item><title>La tristesse comme substitut &#xE0; l'expression de la col&#xE8;re ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1741-la-tristesse-comme-substitut-%C3%A0-lexpression-de-la-col%C3%A8re/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p> </p>
<p>
La colère est une problématique commune à tous les ennéatypes préférant le centre instinctif. Pour le <strong>9</strong>, celle-ci est le plus souvent inconsciente car réprimée. La présence de ma colère a été l'une des révélations les plus fortes lors de ma découverte de l'ennéagramme. Auparavant, j'aurais volontiers juré qu'une de mes plus grandes qualités était de garder mon calme en toutes circonstances, qualité dont j'éprouvais une grande fierté. Depuis, j'observe régulièrement la façon dont cette colère est présente en moi. Je sais que j'ai encore beaucoup de travail à faire pour donner sa juste place à ma colère ; néanmoins mon introspection sur la durée me permet de dresser un premier bilan :</p>
<ul><li>J'ai pris conscience de la colère en moi et j'accepte sa présence. Je peux me dire sans réticence à moi-même « je suis en colère ».</li>
<li>Cette colère se manifeste par un sentiment de frustration (ne pas avoir eu de contrôle sur l'environnement ou sur moi-même), des symptômes physiques de raideurs (en particulier au niveau du visage et dans les épaules) et des ruminations intérieures qui focalisent mon attention sur l'objet de ma colère. Bref, un beau cocktail de transes : suggestions hypnotiques, hallucinations visuelles et auditives (positives sur la situation générant la colère et négatives sur mon environnement présent), créations et suppressions de sensations…</li>
<li>Pour des colères de faible importance (par exemple parce que le boulanger à 50 mètres de chez moi est fermé et que je suis sorti pour rien…), j'arrive souvent à détecter cette colère en direct, et le simple fait d'avoir pris conscience de son origine suffit à l'apaiser. Ma compagne m'aide aussi en me signalant quand je suis en colère, et lorsque la raison est bénigne, je parviens de la même manière à la faire retomber.</li>
<li>Pour des colères plus importantes et plus durables, le plus souvent provoquées par la répétition d'une même situation qui me conduit à négliger mes propres besoins (l'oubli de soi et la paresse rentrent en action), je mets en œuvre mon aile <strong>1</strong> en utilisant l'humour acide ou les bougonneries, tout en évitant de provoquer le conflit. Mais ce n'est pas à proprement parler une expression directe de la colère car ces manifestations n'apaisent rien chez moi. Le pire, c'est que je fais tout pour que personne ne remarque que je suis en colère. Tout récemment, ma compagne me faisait remarquer : « <em>Quand tu dis </em>“ça me fait chier”<em>, tu as le sourire ! Comment veux-tu qu'on te prenne au sérieux ?</em> »</li>
</ul>Et j'en suis arrivé au constat amer mais bien réel que je ne sais pas du tout manifester ma colère. Et pourtant, elle est bien là, cette fichue colère ! Lorsqu'elle est trop intense, il faut bien qu'elle sorte d'une manière ou d'une autre ! Alors comment je me débrouille ?<p> </p>
<p>
Je ne suis pas un pratiquant de la colère annuelle, pas même de la colère décennale, je n'ai qu'un seul souvenir conscient de m'être mis en colère de cette manière — et encore c'était soft. Donc ça ne passe pas par ce canal chez moi.</p>
<p> </p>
<p>
La narcotisation ? Oui, à fond, pour oublier que la colère est présente. Mais ça ne me libère de rien, cela ne me permet que de l'enterrer au fond de moi et de me donner l'illusion qu'elle a disparu. En fait ce fond de colère mine mon moral et me met dans un état de colère permanent, apparemment sans raison. Donc pas d'issue du côté de la narcotisation, rien de surprenant puisqu'il s'agit d'une caractéristique de l'ego…</p>
<p> </p>
<p>
J'ai bien identifié encore quelques stratégies pour éviter de faire sauter le bouchon du volcan (si je reprends l'image du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_base.htm" rel="external nofollow">stage Bases</a>), mais rien qui me permette de vider vraiment ma colère. Ma question restait donc sans réponse satisfaisante depuis plusieurs mois. Puis j'ai eu un insight ce week-end qui m'a peut-être donné un début de solution.</p>
<p> </p>
<p>
J'ai pris quelques jours de congés la semaine dernière, qui m'ont permis de partir pour un court séjour dans le Cotentin avec ma compagne. Sachant que c'était ma première pause après deux mois de travail éprouvants et que la prochaine n'interviendrait pas avant Noël, j'avais à cœur que nous profitions au maximum de ce temps passé ensemble. Nous avons eu des conditions idéales, un temps radieux, des paysages magnifiques et d'excellentes tables. Malgré cela, ma compagne <strong>6 alpha</strong> était prise dans ses peurs vis-à-vis de l'avenir (nous avons des projets professionnels et personnels pour l'année prochaine, mais il reste aujourd'hui des incertitudes qui ne dépendent pas de nous). Cela s'est traduit chez elle par une certaine apathie et une impression, de mon point de vue, qu'elle n'était pas vraiment là. J'ai fait de mon mieux pour l'écouter et la rassurer, pour prendre en charge toute l'organisation des visites, tout en masquant ma frustration de ne pas passer ce moment avec elle comme je l'aurais voulu. J'avais donc le sentiment de donner de ma patience et de mon énergie alors que la colère montait peu à peu en moi — sans que je n'ose lui exprimer ni même me m'avouer, de peur de rompre les conditions d'un séjour « réussi » (certainement un mensonge de mon type <strong>3</strong> de désintégration). Puis sur le chemin du retour, ma compagne me fait un reproche, somme toute anodin, alors que je considère que c'est elle qui est en tort. Je trouve cela totalement injuste et je sens progressivement toute la colère accumulée en moi lors des jours précédents (et probablement même avant) remonter de manière irrépressible. Mes mains se crispent sur le volant, tout mon corps est raide, je ne parviens plus à prononcer le moindre mot alors même que ma compagne tente désespérément de me faire dire ce qui se passe. Je sens qu'à ce moment, je suis à deux doigts de vivre la colère explosive du <strong>9</strong>, d'atteindre ce moment où l'intensité du bouillonnement de la colère dépasse le contrôle que mon ego exerce sur elle. Puis en quelques instants, cette colère intérieure se transforme en une immense tristesse : je pense que je suis nié dans mon existence même, que mes sentiments n'ont pas le droit d'exister, que mes besoins n'ont pas le droit d'exister, que personne ne se rend compte des efforts que je fais pour créer l'harmonie : je suis transparent, je n'ai même pas le droit au respect dû à un être humain qui consiste à reconnaître qu'il est présent, qu'il existe. Je sors de la voie rapide, je m'arrête sur un parking et je fonds en larmes, je suis pris de sanglots irrépressibles, incontrôlables. Et je parviens à dire à ma compagne tout ce que je ressens, tout ce que je viens d'expliquer auparavant. Je lui dis sans modérer mes propos, sans avoir peur de la blesser. Et lorsque tout cela est sorti, que mes larmes se sont apaisées, je me sens encore bouleversé mais beaucoup plus libre. Quelque chose s'était vidé.</p>
<p> </p>
<p>
J'ai plusieurs souvenirs de situations similaires dans lesquelles j'ai été pris par d'irrépressibles crises de larmes s'accompagnant d'un sentiment intense de tristesse. Mais c'est la première fois que je suis parvenu à la vivre en activant mon observateur intérieur de cette manière. Et cette expérience me laisse penser que l'expression incontrôlée de la tristesse est pour moi un substitut à l'expression incontrôlée de la colère, avec les mêmes causes et les mêmes effets.</p>
<p> </p>
<p>
Si cette interprétation fait sens pour moi aujourd'hui, je ne voudrais pas pour autant en rester là. Est-ce que d'autres <strong>9</strong> ont vécu de telles expériences, ou avez-vous rencontré des <strong>9</strong> qui ont manifesté cela ? Que pensez-vous de cette possibilité de substituer l'expression de la colère par de la tristesse ?</p>
<p> </p>
<p>
Très amicalement,</p>
<p>
Tristan</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1741</guid><pubDate>Tue, 04 Nov 2014 00:51:23 +0000</pubDate></item><item><title>Les 9 et les rythmes</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1721-les-9-et-les-rythmes/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous et à toutes,<br><br>Il m'est déjà arrivé de conseiller, pour tenter d'activer un <strong>9</strong>, de lui proposer un rythme, en précisant bien que seule l'existence du rythme importe, pas sa rapidité. Un second conseil m'apparaît utile et complémentaire.<br><br><strong>En bref, avec un 9… faites du vélo…</strong><br><br>Un <strong>9</strong> a tendance à faire sien un rythme qui lui est proposé, et ce indépendamment de la rapidité dudit rythme. Cela peut faire un excellent point de départ, mais après ? Hé bien, c'est simple, c'est comme faire du vélo : en effet, lorsque l'on fait du vélo, on alterne des périodes avec un rythme de pédalage et des moments de roue libre, permettant de souffler un peu et de regrouper le peloton, fût-il réduit à deux personnes, la personne de type <strong>9</strong> et une autre personne généralement d'un autre type, qui essaie d'activer celle de type <strong>9</strong>.<br><br>L'idée d'insister sur l'utilité de ces moments, éventuellement très courts, de véritable roue libre, ce qui suppose que le <strong>9</strong> ne soit pas trop concentré sur l'écoute de l'autre à ce moment-là, m'est venue suite à une conversation <strong>9 alpha-</strong><strong>9 mu</strong>. La mobilisation du centre émotionnel en support de mon interlocutrice me poussait à plus de concentration, donc sans guère de possibilité de mise en roue libre.<br><br><strong>En voiture… mais pas en vélo…</strong><br><br>Devant la jeune femme au bar, un café et deux livres de psychologie côte à côte. J'engage la conversation. Elle pose le cadre sans que je ne lui demande rien : <em>"Je suis RH et coach."</em> Connait-elle l'Ennéagramme ? Oui, elle a lu elle ne sait plus quel livre [celui de Palmer ?], d'où il ressort qu'elle est <strong>9</strong> et dans certaines situations — de stress — comme un <strong>3</strong>. L'hypothèse d'une narcotisation au développement personnel me vient naturellement à l'esprit. Les livres, devant elle, ne sont ni épais ni, semble-t-il, prise de tête. Cela semble confirmer un centre mental réprimé. La hiérarchie des centres sera confirmée tout au long de la conversation. Sa tenue étant ni particulièrement confortable ni particulièrement expressive, en ce samedi-là, je formulais l'hypothèse du sous-type social.<br><br><strong>Et en voiture… il n'y a pas assez d'essence (et trop d'ego)…</strong><br><br>J'allais attaquer le plat chaud qui venait de m'être servi, quand je fus repris par le rythme de la conversation. En une phrase et un même élan, le changement d'expression de son visage a été vraiment impressionnant, passant de l'expression d'un sincère besoin de progresser en développement personnel, qui était touchant, à un volontarisme aux allures égotiques. Ma réaction a été d'y voir une volonté de m'associer plus à sa narcotisation qu'à ses futurs progrès. Hallucination positive de ma part ? Comme mon ego pris la main, oui. Par la suite ma seule émotion non réprimée, et même forte, a été le confort égotique du rythme de la conversation !<br><br>Je décidais que je ferais réchauffer mon plat à l'issue de la conversation, après m'être tourné une seconde fois de nouveau pour l'entamer et, dans la foulée, être repris par la conversation. Ce que je fis après son départ.<br><br>Très amicalement,<br>Thierry</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1721</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2014 09:11:21 +0000</pubDate></item><item><title>Burnout de 9</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1659-burnout-de-9/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Voilà quelques mois que j'ai découvert l'Ennéagramme et que je parcours régulièrement ce forum. Aujourd'hui je me jette à l'eau avec une première contribution !<br><br>Je souhaite témoigner ici du chemin qui, au cours de toute cette année, a conduit ma vie professionnelle à un burnout. Celui-ci a eu lieu début septembre 2013 ; je commence désormais à y voir plus clair, même si je n'en suis pas encore sorti. La connaissance de l'Ennéagramme m'a permis, un peu par l'auto-observation et beaucoup par la réflexion <em>a posteriori</em>, de mieux comprendre les mécanismes égotiques de <strong>9</strong> qui étaient à l'œuvre dans cette situation. Paradoxalement, le fait d'être allé jusqu'au burnout m'a aidé à voir fonctionner mon ego à outrance et m'a fait progresser dans la connaissance de moi-même.<br><br><strong>Le contexte</strong><br><br>Je travaille comme ingénieur dans la fonction publique. Ayant intégré un grand corps de l'État, j'ai été mis dès mon premier poste dans une position d'encadrement, responsable d'une équipe d'une douzaine de personnes. C'était en septembre 2012. Bien qu'inexpérimenté et très peu formé au management, je suis arrivé sur ce poste avec un enthousiasme véritable. Mon centre instinctif était très présent et j'avais envie de mettre en œuvre plein de projets. La relation aux équipes était importante pour moi et je voulais installer une atmosphère harmonieuse, qui mêle à la fois l'épanouissement de chacun et la compréhension mutuelle. J'exprimais à plein l'orientation du <strong>9</strong>. Je me souviens même avoir dit dans les jours qui ont suivi mon arrivée que le soutien était une valeur que je voulais faire vivre dans l'équipe, et qu'en particulier, j'estimais très important d'être disponible auprès des agents lorsqu'ils en auraient besoin. Je précise qu'à cette époque je n'avais absolument pas connaissance de l'Ennéagramme…<br><br><strong>Le lent chemin vers le burnout</strong><br><br>Dans les premiers mois d'exercice, j'ai fourni beaucoup d'efforts pour faire face aux obstacles que je rencontrais, ce qui me semblait assez normal puisque je découvrais un nouveau milieu professionnel tout en devant trouver mes marques au niveau du management. J'ai commencé à mettre en place quelques principes de gestion dans l'équipe, que je voulais souples et adaptables. Je voulais de cette manière laisser à chacun une marge de manœuvre pour travailler de la manière qui lui convenait le mieux et respecter les différentes personnalités. Certains agents, représentants du centre mental (des <strong>6</strong> et des <strong>7</strong> dans le cas présent), sont alors venus me voir pour obtenir des précisions : ils ne comprenaient pas très bien comment procéder. L'un d'eux a fini par me dire qu'il se demandait si ces règles trop souples n'étaient pas un moyen sournois de le contrôler : puisqu'il y avait une marge de manœuvre, je pouvais tout à fait l'utiliser contre lui. Je constatais que j'obtenais l'effet inverse de celui recherché : alors que j'essayais de préserver la liberté de chacun, certains y voyaient un message ambigu et potentiellement dangereux.<br><br>J'ai peu à peu compris que dans ma position de chef, je n'arriverais pas à éviter les conflits puisqu'en envoyant un message d'acceptation, celui-ci pouvait générer les conflits que je voulais justement ne pas provoquer. Mais l'ego a alors fait davantage d'ego. J'ai commencé à ne pas seulement éviter les situations de conflit, mais les situations de <em>risque</em> de conflit. Par exemple, lorsque je considérais qu'il fallait qu'un agent retravaille une de ses productions, je n'osais pas dire clairement ce que j'attendais de lui. J'avais peur d'être trop direct. Est-ce qu'il va se froisser ? Est-ce qu'il va m'en vouloir ? J'avais en fait peur de l'éventualité qu'il puisse mal réagir et je me censurais avant même d'avoir dit quoi que ce soit, alors que dans 99 % des cas, ma demande serait passée comme une lettre à la poste. Dans ces situations, je paralysais mon centre instinctif. Par ailleurs, lorsque mon adjoint me faisait remonter des difficultés dans l'équipe, je tardais à agir puisque je pouvais toujours faire croire que je n'étais pas au courant. Voire à ne pas agir du tout, en espérant que le temps ferait son œuvre, que l'équipe pourrait penser que j'avais oublié le problème — alors qu'il me trottait toujours dans la tête. Je ne me sentais pas honnête dans cette attitude si bien que de plus en plus fréquemment, j'avais de l'appréhension à l'idée de croiser certains collègues dans les couloirs, pensant qu'ils pouvaient me rappeler frontalement les problèmes que je n'avais pas résolus. J'avais pris pour habitude dès ma prise de poste de faire le tour des bureaux chaque matin, ce qui était un vrai plaisir puisqu'il activait mon centre émotionnel et me donnait de l'énergie pour la journée. Au fur et à mesure, cette coutume est devenue pesante car elle présentait le risque de me confronter dès le matin à des revendications individuelles que je ne pouvais pas satisfaire, et qui me minaient par la suite.<br><br>J'ai vite vu comment la paresse et l'oubli de soi se manifestaient dans le contexte professionnel. Prenez une situation de travail, <em>a priori</em> non conflictuelle, impliquant plusieurs personnes de l'équipe. Faites-les venir dans votre bureau pour discuter des futures actions à mener. Le premier exprime son point de vue, qui me paraît défendable. Le second réagit alors en disant qu'il pense différemment avec un raisonnement qui a aussi sa cohérence. Je tente alors de reformuler les deux points de vue en montrant qu'ils apportent tous les deux quelque chose et qu'ils peuvent converger (technique très éprouvée de <strong>9</strong> pour faire le grand écart). Le troisième intervient alors pour développer une idée qui n'a rien à voir avec ce qu'ont dit les deux premiers. Là, je commence à être en colère intérieurement : il ne pourraient pas davantage s'écouter pour se mettre d'accord entre eux ? Plus l'échange se poursuit, moins je sais ce que j'en pense et moins j'interviens. Puis vient le moment où ils se tournent tous vers moi : <em>"Alors Tristan, on décide quoi ?"</em> Panique dans ma tête : <em>"Ben… Je sais pas."</em><br><br>Ce qui a été le plus flagrant au cours des mois qui ont précédé le burnout, c'est le basculement de plus en plus fréquent du centre instinctif. Une spirale infernale se met en place. Des problèmes apparaissent, j'y réagis mais ma réaction provoque des conflits. La fois suivante, la paresse me conseille de ne pas avoir d'avis, je réagis plus tardivement et ma décision est moins étayée, ce qui provoque davantage de critiques et d'incompréhension. La fois d'après, je tombe dans la passivité, les problèmes grossissent et me semblent de plus en plus insurmontables. Cela a été particulièrement difficile à vivre pour deux raisons. D'une part, l'incapacité à agir a provoqué la crainte de ne plus être capable d'assumer ma charge de travail. La simple rédaction d'un mail pouvait devenir une épreuve. D'autre part, cette paralysie du centre instinctif me coupait de plus en plus des échanges avec mes collègues, qui ont toujours été, malgré tout, un motif de ressourcement. Alors que j'avais édicté comme principe de garder la porte de mon bureau ouverte quand je n'étais pas en réunion, j'ai fini dans les derniers temps par m'isoler pour ne pas être vu, désespéré, les yeux dans le vide. À cette époque, mon niveau de désintégration était tel que j'ai ajouté à la passion de paresse la passion de mensonge du <strong>3</strong> (je pense être de variante mu, même si j'attends le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">stage Centres</a> pour confirmer). Non seulement je ne faisais aucun effort pour comprendre ce qui m'arrivait, mais en plus je ne supportais pas de reconnaître que j'étais en train de me détruire : je ne voulais pas renoncer à l'image du jeune cadre sup promis à une belle carrière et à qui tout réussit. J'ai vraiment fait tout pour cacher aux autres mon malaise et mon angoisse de ne plus du tout y arriver.<br><br>Je crois que si je n'ai pas craqué plus tôt, c'est grâce à la narcotisation. Celle-ci se manifestait principalement en rentrant chez moi. Vivant seul pendant la semaine, rien ne m'empêchait de m'affaler devant l'ordinateur et de perdre mon temps sur Internet. C'était un soulagement de savoir que chaque soir, j'allais pouvoir décrocher de mes problèmes par ce moyen. Il m'arrivait même parfois d'oublier de manger, manifestation de mon trop faible instinct de conservation, caractéristique du <strong>9</strong> sous stress qui finit par s'oublier et se mettre en danger. Mais au moment de me coucher, je ne pouvais plus narcotiser, et le fait de me retrouver seul avec mes pensées a fini par me donner des insomnies ; évidemment, cela n'a fait qu'amplifier le problème. Au travail, il m'arrivait aussi de narcotiser en remplissant pendant de longues heures le tableau de suivi comptable de l'équipe. Cela me donnait l'impression d'avoir la paix et me permettait de m'isoler, même si je reconnais que je n'étais pas très efficace. J'avais choisi de recopier à la main tous les chiffres de la base centrale dans mon tableau et j'exerçais ma fixation secondaire de perfectionnisme en vérifiant que toutes les cellules du tableur avaient exactement le même format (centrage, police, taille de caractères, etc.). Mon mental était complètement réprimé puisqu'il y avait certainement un moyen d'automatiser tout ce travail, mais le chercher était clairement au-dessus de mes forces.<br><br><strong>Quand tout s'effondre</strong><br><br>Dès janvier, je vivais au niveau personnel l'oubli de soi. Je ne me soignais pas, ne m'alimentais que par intermittence, renonçais à de nombreuses activités qui me donnaient du plaisir. Parallèlement, je me réveillais chaque matin avec une boule dans le ventre et j'avais perdu toute envie de me lever. J'avais l'impression d'être entré dans un tunnel sans fin où chaque jour était un effort plus important. J'ai fini par me couper totalement de mes émotions et je devenais de plus en plus incapable d'éprouver de l'empathie pour mes collègues ou ma compagne. En découvrant l'Ennéagramme en mars, j'ai pris conscience de la colère intérieure et complètement réprimée qui était en moi : j'en voulais à tout le monde de ne plus pouvoir être présent, de ne plus avoir aucun impact, de m'effacer.<br><br>Les congés que j'ai pris en août ont précipité les choses. J'ai touché de nouveau à mon centre émotionnel en m'émerveillant devant la beauté des paysages. En rentrant fin août, j'ai ressenti de nouveau cette angoisse intense qui n'avait pas cessé de me tenailler au cours des mois précédents. Mais j'ai cette fois laissé libre cours à mes émotions, ce qui a produit les trois jours les plus douloureux qu'il m'ait été donné de vivre dans ma vie. J'ai écouté mon corps qui me criait d'arrêter, qui me tiraillait les tripes, qui ne me laissait plus aucun sommeil. Je voulais juste me suicider, juste pour que cela s'arrête, pour cesser ces angoisses et pouvoir dormir.<br><br>Deux jours après ma reprise, je vois que je n'ai plus le choix. Je me rends compte que je ne comprends plus du tout ce que je lis, le sens ne parvient plus jusqu'à mon cerveau. J'ai le courage d'aller chez le médecin. Et je parle bien ici de courage, car il m'a fallu d'un seul coup dépasser toutes les limitations de mon ennéatype. Un centre instinctif complètement annihilé, un instinct de conservation peu actif, et le renoncement à une image idéalisée de réussite. Je vis tout à la fois un immense sentiment de culpabilité (comment va faire l'équipe avec tous les sujets que je laisse en plan ?), un énorme soulagement (enfin ça s'arrête !!!) et une pointe de vengeance (c'est bien fait pour eux, ils m'ont fait tout ce mal, qu'ils se débrouillent). Je prends conscience que j'ai atteint un point de non-retour. Plus jamais ça. Il m'a fallu un énorme courage pour franchir la porte du médecin, il est hors de question que je revienne en arrière. L'avenir sera autrement. Je ne sais pas du tout ce qu'il sera, mais il sera autrement.<br><br><strong>Le retour progressif vers la sérénité</strong><br><br>Le burnout a été un tel bouleversement qu'il a offert à mon esprit un espace inédit de créativité. Du jour au lendemain, je me retrouvais sans activité et je devais organiser mon temps autrement. Tout était à construire, je repartais en quelque sorte d'une feuille blanche. Mon centre instinctif retrouvait un espace sur lequel agir sans conflit, même si sa remobilisation ne s'est faite que très progressivement. J'ai fait deux choses qui m'auraient paru impossibles auparavant : suivre un cours de Qi Gong et rencontrer un psy. Dans un cas comme dans l'autre, ces activités mettaient à nu deux choses qui me sont très intimes : d'un côté mon corps et son expression, son mouvement, de l'autre ma psyché et tout ce qui s'y cache. On dit souvent que le contrôle est une des préoccupations du centre instinctif : c'est vrai. Dans mon cas, ces deux activités me faisaient perdre le contrôle de moi-même puisqu'une personne extérieure pouvait mieux voir que moi ce qui se passait en moi. J'ai longtemps lutté contre cela en évitant de me retrouver dans ces situations. La rupture consécutive au burnout a été une libération vis-à-vis de cette réticence.<br><br>Dans les premières semaines qui ont suivi l'arrêt de travail, j'ai eu une très fine connaissance de mes émotions et j'ai vécu des amplitudes émotionnelles très grandes. Je crois avoir à ce moment touché du doigt ce que peut être le monde intérieur d'un <strong>4</strong>. J'ai aussi compris la problématique de l'identité propre au centre émotionnel : passant par tant d'états différents, je ne savais plus dire qui j'étais d'une minute à l'autre. Puis en l'espace de quelques jours, cela s'est arrêté. Je pense qu'à ce moment-là, le mécanisme de défense de narcotisation était redevenu fonctionnel. Je n'avais plus d'angoisses, je me sentais beaucoup plus serein et je passais mes journées à ne pas faire grand-chose : c'était redevenu confortable. Une petite séance de piscine, quelques courses, un peu de cuisine, beaucoup d'Internet et les journées s'enchaînaient sans ennui. Autant dans la phase précédente, je développais une vraie activité à me connaître, à m'interroger constamment sur mes ressentis, mes difficultés, autant dans celle-ci je retombais dans la paresse. Je comprends désormais que cette force d'inertie est immense et que je dois me mettre en tension pour sortir de cet état confortable. C'est ma préoccupation de tous les jours et ce n'est pas facile.</p>
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<p>Je me suis forcé pour venir témoigner sur ce forum, ce n'était pas spontané, mais le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_ailes.htm" rel="external nofollow">stage Ailes</a> que j'ai vécu ce week-end m'y a aidé en sollicitant mon centre émotionnel, que je sais être la clé d'activation de mon centre instinctif.<br><br>Bien amicalement,<br>Tristan</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1659</guid><pubDate>Tue, 19 Nov 2013 12:53:11 +0000</pubDate></item><item><title>La contrepassion comme alibi</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1666-la-contrepassion-comme-alibi/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à chacune et chacun,<br><br>Je me suis surpris, récemment, à me demander pourquoi je voulais toujours terminer le travail qui m'avait été confié <strong>avant</strong> la date limite convenue ? Pourquoi cet <strong>excès</strong> d'énergie déployé pour terminer un travail avant terme ? Pourquoi me mettre systématiquement sous pression inutilement, sans aucune obligation autre que la mienne ? Pourquoi cette frénésie incontrôlable du "faire" sans nécessité ?<br><br>J'ai pensé d'abord que cette habitude me protégeait, paradoxalement, du stress ! Que je devais me stresser moi-même pour ne pas faire face à un éventuel stress imposé par autrui. De fait, en tant que <strong>9, </strong>je n'aime pas travailler sous pression, aussi curieux que cela puisse paraître après ce que je viens d'écrire. Mais c'est surtout celle imposée par d'autres qui m'est pénible.<br><br>J'aime voir venir. Cette habitude me permettait de me prouver à moi-même que je tenais la situation sous contrôle. De quoi être fier. Et c'est cette fierté qui m'a mis sur une autre piste, à la lumière du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_neti.htm" rel="external nofollow">stage Néti Néti</a>.<br><br>La contrepassion d'hyperactivité du <strong>9, </strong>qui se nourrit au passage du mécanisme de défense de la narcotisation, me donne un alibi parfait pour me faire accepter que je ne peux pas consacrer de temps à la connaissance de moi-même et des autres, que je dois en tout cas réduire ses prétentions ! C'est la justification parfaite. Avec cette contrepassion, je reste immergé en permanence dans le faire plutôt que dans l'être, parce que l'hyperactivité en situation de manque se charge bien de trouver une autre urgence à laquelle faire face, tourjours au niveau du faire.<br><br>Comment désamorcer cette contrepassion pour donner davantage de temps aux qualités de l'essence ? Pour le moment, la stratégie que j'ai trouvée, qui n'a rien d'original mais qui m'aide, c'est le "listing" en début de journée. Il me rappelle, en cours de route, ce qui est important pour moi. Un peu comme le footballeur qui avance avec le ballon et qui, au lieu de s'hypnotiser sur celui-ci, lève le nez pour découvrir les équipiers qui lui permettront d'atteindre le but !<br><br>Si d'autres collègues <strong>9 </strong>ont trouvé d'autres pistes pour gérer cette hyperactivité, merci d'avance si vous les faites connaître.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1666</guid><pubDate>Mon, 02 Dec 2013 11:05:23 +0000</pubDate></item><item><title>Mon p&#xE8;re, cet inconnu</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1649-mon-p%C3%A8re-cet-inconnu/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Voilà longtemps que je veux témoigner sur l'ennéatype de mon père, mais c'est un sujet douloureux et auquel je ne comprends pas grand-chose. Tout d'abord, j'ai eu beaucoup de difficultés à typer mon père. J'ai mis plusieurs années à déterminer son ennéatype, aujourd'hui je n'ai plus de doute.<br><br>Ce qui m'était évident à première vue, c'est l'énergie de mon père. Il a un côté tout ou rien. Il pouvait passer des journées entière à bêcher le jardin, pour ensuite avoir super-mal au dos, mais comme ça, c'était fait.<br>Et il pouvait passer des journées entières devant la télé, en pleine inertie.<br><br>La compulsion aussi était visible. Je crois que je n'ai jamais vu mon père en réel conflit, hormis une fois contre moi, j'en parlerais plus bas. Par contre je l'ai vu râler, bouder, faire de la résistance. Bouder et le râler sont les armes redoutables de mon père.<br>De la même manière, ma mère et moi, comprenions tout de suite quand quelle chose n'allait pas, sans qu'une réelle opposition soit annoncée, sans même que des mots ne soient prononcés.<br>La narcotisation, je pouvais la trouver dans une consommation excessive d'alcool, et dans une passion pour le cyclisme et le foot.<br><br>Bref ce qui me manquait le plus était l'orientation d'acceptation et de soutien.</p>
<p> </p>
<p>Je ne me suis pas vraiment sentie soutenue par mon père : à 6 ans, j'ai eu des épisodes d'énurésie suite à un déménagement, mon père me menaçait de m'emmener à l'école avec ma culotte mouillée sur la tête si je continuais et de le dire à toute la famille aux repas de famille. Je ne voyais pas non plus l'acceptation au niveau des autres : il peut tenir des propos plus au moins racistes, plus au moins homophobes.<br><br>Ce qui m'a fait douter durant tout ce temps et qui génère de l'incompréhension à son égard, c'est cette double vision que j'avais de lui.</p>
<p> </p>
<p>Ces amis disent de lui : <em>"Rapha, c'est un bon gars"</em>, <em>"Il est gentil."</em> Enfant, tous les enfants m'enviaient mon père, tous le trouvaient rigolo et gentil (ce qui était vrai mais pas la seule réalité). Mon père était lui-même un grand enfant et un déconneur. Il avait un super-contact avec les PETITS enfants, je précise petits parce qu'avec les grands, ça ne marchait plus (certainement à cause de la peur du conflit et quelque chose lié à l'autorité aussi).</p>
<p> </p>
<p>Et moi j'avais une autre vision, je voyais le Mister Hyde du Docteur Jekyll. Petite, j'ai des souvenirs supers avec mon père, qui était quelque part mon héros et qui me trimballait partout. Et puis les choses ont littéralement basculé vers la fin de l'école primaire. J'ai eu le sentiment de vivre des années de persécution mentale, de dévalorisation. Il y avait une violence déguisée, une agressivité, une méchanceté gratuite (c'est le mot le plus adapté) très forte dans ses propos, sans jamais qu'il n'y ait confrontation ou conflit direct. Tout était insidieux, et je m'en rends compte, ô combien destructeur pour moi. J'aurais préféré quelque chose de franc, voire une violence physique. Il y avait des menaces, mais pas réellement de coups portés, quelques coups de martinet. C'est mon chien qui prenait pour moi la plupart du temps (j'y reviendrais plus bas).<br><br>Je pense l'avoir vue une seule fois dans la grosse colère explosive de <strong>9</strong>. J'ai eu extrêmement peur et je m'en souviens comme si c'était hier. Je devais avoir 13 ans, et il m'accusait de <em>"foutre la merde"</em> dans son couple. Il m'a soulevé du sol par les cheveux, j'ai vu de la folie dans ses yeux, j'ai été pour la première fois terrorisée par lui.<br><br>Sinon, il lui arrivait souvent de se venger sur notre chien en le tapant ou en lui gueulant dessus. C'est horrible, mais mon pauvre chien prenait pour plein de choses, pour moi, pour des contrariétés vécues par mon père. Le chien lui permettait d'exercer son autorité sans risque. Et pourtant mon père aimait ce chien aussi fou que cela puisse paraître, mais il était un de ses exutoires qui permettait de libérer la colère et d'éviter le conflit. (Me remémorer ces souvenirs de mon chien, me fait pleurer, illustration de mon aile <strong>2</strong>).</p>
<p> </p>
<p>Nous avions un chat également, mais depuis que mon père avait voulu faire passer le chat à un endroit précis et que le chat a refusé de s'exécuter, mon père ne pouvait plus piffer le chat, et vice versa. Du coup le chat n'était à la maison que lorsque mon père en était absent, et il lui arrivait de chier dans le lit de mes parents sur LA place de mon père. Je ne vous explique pas la haine que mon père avait après ce chat.<br><br>Mon père n'est pas bricoleur pour un sou, et râler et taper les objets ou se mettre en colère contre eux étaient aussi une de ses habitudes, un autre exutoire. Il n'a aucune patience pour les choses délicates et minutieuses, par contre il avait une capacité à abattre un travail de force.<br><br>Bien que mon père réprime le mental, il est aussi handicapé des émotions. Pas de bol. Il ne sait les dire, ni même les montrer par des gestes d'amour. J'ai compris il y a très peu de temps, que cette façon "bourrine" qu'il avait de chahuter avec moi enfant, était une manière de me montrer son affection.</p>
<p> </p>
<p>Par contre il a une grande facilité à blaguer, à échanger un mot avec des inconnus, à créer des relations à l'extérieur. Là encore je fais une distinction entre émotionnel et relationnel (comme chez moi).</p>
<p> </p>
<p>Il a perdu, lorsqu'il avait 3 ans, son père et son grand frère dans un accident de moto. Sa mère est restée hospitalisée pendant un an. C'est sa grand-mère qui s'est occupée de lui pendant ce temps-là. Ceci explique sans doute cela. Quand nous allions voir ma grand-mère, mon père allait toujours embrasser sa grand-mère en premier (mon arrière-grand-mère) avant sa propre mère (elles habitaient en face l'une de l'autre).<br><br>Il réprime le mental. À mon grand dam (OK, c'est un jugement), il ne s'intéresse presque à rien sauf au vélo, au foot, et maintenant qu'il vieillit à la rubrique des morts. La seule presse qu'il a quotidiennement lue dans sa vie s'appelle <em>L'Équipe</em>. Aujourd'hui il y a en plus <em>Ouest France</em> pour les faits divers et les morts. Les seuls livres qu'il a lus dans sa vie concernent les deux premiers sujets. Depuis plusieurs Noëls, comme il est à la retraite, je lui offre des livres, des romans, pour essayer de lui ouvrir l'esprit. Il ne les a jamais lus, il n'a même pas essayé de s'intéresser à un seul. C'est ma mère qui les lit.</p>
<p> </p>
<p>Ce qui me permet de rebondir sur son côté têtu comme un âne (et en plus il est breton…). S'il a décidé qu'il ferait ou ne ferait pas quelque chose, rien ne le fera changer d'avis. Et il ne faut pas lui donner d'ordre sous peine de le voir faire le contraire. Cet été, au cours d'un repas, un ami de mes parents est invité à dîner avec nous. Mon père donne des bouts de gras au chien. Ma mère râle, lui dit d'arrêter et que c'est mauvais pour sa santé. Qu'est ce que fait mon père ? Il donne des morceaux encore plus gros. Ma mère est verte de rage (ennéatype <strong>1</strong>), elle s'énerve vraiment, mon père continue avec un petit rictus sur les lèvres. Ma mère se lève et quitte la table exaspérée et blessée.<br><br>Mon père se désintègre en <strong>3</strong>. J'ai souvenir qu'il détestait perdre. Lorsqu'on jouait au foot quand j'avais 6 ou 8 ans, quand j'arrivais à attraper la balle, il n'hésitait à utiliser sa force d'adulte pour me pousser, m'attraper par le tee-shirt pour récupérer la balle. Bref, je n'arrivais jamais à mettre un but. Sur un vrai terrain de foot, je l'entendais motiver les troupes. Il avait un côté mauvais perdant.<br><br>Ce qui me dépasse totalement dans le comportement de mon père c'est son apparent désintérêt total pour sa seule fille (enfant unique). Je ne pense pas qu'il puisse dire quel bac j'ai passé, je ne pense pas qu'il puisse citer deux emplois que j'ai eus. Il a toujours semblé plus intéressé par mes petits amis que par moi-même. On ne partage rien, si ce n'est que des banalités sur la météo et sur les kilomètres entre les villes (échos à ses balades à vélo).</p>
<p> </p>
<p>Mon père est hypersociable. Il parle avec tout le monde dès qu'il est à l'extérieur. C'est un gai luron, sympathique, gentil et rigolo. Mais il n'a rien à dire en présence de sa famille. Il m'arrive de lui poser une question banale, telle que <em>"tu veux un café ?"</em>, il ne me répond pas (ça me fout en rage). C'était pareil au repas de famille avec mes petits amis. Je lui posais une question, il ne répondait pas, mais il parlait à fond avec mon compagnon. Je me sentais ignoré par mon propre père, invisible. Ça me mettait dans une colère et une tristesse incroyable.</p>
<p> </p>
<p>C'est difficile car je me dis qu'il ne m'aime pas. Ma mère se dit la même chose, je pense. Elle se dit aussi qu'il s'emmerde avec elle et qu'il n'est bien que dès qu'il y a d'autres gens. Au fond, quelque part au fond, je sais qu'il m'aime, mais je le sais mentalement, par ce que je réfléchis, mais c'est tout sauf visible.<br><br>Comme vous l'aurez compris je suis très triste de cette relation merdique ou plutôt de cette non-relation que j'ai avec mon père. Je suis passée d'une relation fusionnelle à une relation de guerre, puis une forme d'indifférence a fini par prendre le relais.</p>
<p> </p>
<p>J'ai eu au moins trois petits amis <strong>9</strong>, et leurs comportements étaient bien différents. Je suis atterrée de voir une relation aussi nulle avec un ennéatype <strong>9</strong>. Ça me paraît fou. Évidement la relation père-fille ainsi que le niveau d'intégration joue aussi.</p>
<p> </p>
<p>Mon père est un ennéatype <strong>9 mu</strong> avec une aile <strong>8</strong> et, comme vous l'aurez compris, pas super-intégré.<br><br>Amicalement,<br>Stéphanie</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1649</guid><pubDate>Mon, 04 Nov 2013 15:40:09 +0000</pubDate></item><item><title>"J'arrive !"</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1587-jarrive/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Suite à une petite altercation avec ma fille aînée (a priori <strong>9 mu</strong>), sur un sujet récurrent, je me décide, chers amis <strong>9</strong>, à vous demander votre avis. Cela se passe toujours plus ou moins de la même façon :</p>
<p>Moi : <em>"À table !"</em>  (ou  <em>"On y va ."</em>, ou encore <em>"Il est l’heure de partir…"</em>)</p>
<p>Elle : <em>"J’arrive."</em></p>
<p> </p>
<p>Cinq minutes après, les mêmes :</p>
<p>Moi : <em>"Bon, tu fais quoi ? il y a cinq minutes tu étais censée être en train d’arriver."</em></p>
<p>Elle : <em>"Oui, oui, j’arrive !"</em></p>
<p> </p>
<p>Dix minutes plus tard :</p>
<p>Moi, quelque peu énervée : <em>"Tu te moques de moi ou quoi ?! Ça fait un quart d’heure qu’on t’attend !!"</em></p>
<p>Elle : <em>"Quoi encore ?! Puisque je te dis que j’arrive…"</em></p>
<p> </p>
<p>Voilà, je devrais être habituée à la longue, mais cela m’agace toujours autant. Je ressens ça comme une évidente mauvaise foi, puisque pour moi <em>"J’arrive"</em> signifie <em>"je suis en train d’arriver, là maintenant tout de suite"</em> (et en bon <strong>6</strong>, j’ai horreur de la mauvaise foi !). Mais j’aimerais savoir si ce cas de figure évoque quelque chose chez les <strong>9</strong> présents sur le forum…</p>
<p> </p>
<p>Au plaisir de vous lire…</p>
<p> </p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Pascale</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1587</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2013 16:54:30 +0000</pubDate></item><item><title>Fuite des conflits ? Uniquement les conflits non ma&#xEE;tris&#xE9;s !</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1590-fuite-des-conflits-uniquement-les-conflits-non-ma%C3%AEtris%C3%A9s/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Un bar près de chez moi est dirigé essentiellement par trois personnes. Celle qui est de service assure généralement le bar et la responsabilité de la bonne marche du bistro. Deux d'entre elles sont salariées, et ne restent jamais plus que quelques années, car la troisième, le propriétaire de l'affaire, ne leur laisse pas d'initiative (et a même des fois des initiaves malheureuses… mais c'est une autre histoire…). L'un de ces responsables salariés, pendant des années, a été un <strong>9 mu</strong> bien baraqué que j'appréciais beaucoup.</p>
<p> </p>
<p>Pour donner le ton, je n'ai jamais vu ce  <strong>9 mu</strong> vraiment s'énerver, mais un jour, en ayant assez que les serveurs laissent trop en vrac la vaisselle sale sur le bar, il agit. Il encadra, faussement tranquillement, de ses deux bras la portion trop grande du bar occupé par la vaisselle sale, comme pour en apprécier la longueur. Puis il rapprocha les bras, jusqu'à atteindre une longueur raisonnable ! Inutile de dire que la vaisselle vola en éclats…</p>
<p> </p>
<p>J'en viens à la scène que je veux décrire. Je ne l'ai pas vue, mais on me l'a racontée plusieurs fois, dans les mêmes termes.</p>
<p> </p>
<p>Une cliente régulière, parmi les plus chiantes, avait fini par trop lui taper sur les nerfs. Un jour, il s'assis en face d'elle et lui demanda : <em>"Pourquoi venez-vous toujours nous faire chier ?"</em> Elle lui répondit : <em>"Parce que cela me fait du bien !"</em> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_rofl.gif" alt=":rofl:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Je n'ai pas la moindre idée du type de la cliente dans l'ennéagramme. Dommage que je n'ai pas assisté à cette scène <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_happy.gif" alt=":happy:" data-emoticon=""></p>
<p> </p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Thierry</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1590</guid><pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:26:55 +0000</pubDate></item><item><title>"C'est pas grave"</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1550-cest-pas-grave/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Il me semble avoir entendu que l'expression <em>"c'est pas grave"</em> était couramment employée par certains <strong>9</strong>. En tout cas, elle est employée souvent par mon ami qui est <strong>9</strong>.<br><br>Récemment, nous avons eu l'occasion de nous essayer à la Communication Non Violente, qqui consiste, pour ceux qui ne connaîtraient pas, à s'exprimer en respectant quatre étapes : observer sans évaluer, déterminer son ressenti, déterminer son besoin et faire une proposition.<br><br>Donc de temps en temps, nous nous amusons à nous poser mutuellement la question <em>"Comment tu te sens?"</em> pour se familiariser avec la deuxième étape : reconnaître son ressenti.<br><br>Voilà comment tout a démarré, mon ami me posant la fameuse question, et moi répondant sur une sensation corporelle :</p>
<p style="margin-left:40px;">— <em>Comment tu te sens ?</em><br>— <em>Heu… J'ai froid aux oreilles !</em><br>— <em>Ah d'accord. Mais c'est pas grave.</em><br>— <em>Non, c'est pas grave. Enfin c'est pas agréable quand même !</em><br>— <em>Oui, moi aussi il m'arrive d'avoir froid, mais je supporte et ça ne me dérange pas, je ne m'en rend pas compte.</em><br>— <em>Eh bien tant mieux pour toi ! Moi je trouve que c'est inconfortable ! Mais effectivement, ce n'est pas </em>"grave"<em>.</em></p>
<p>Bref, ça commençait bien : je voulais faire de la CNV, et je commençais à m'énerver !<br><br>Quelques temps plus tard, nous faisions un exercice dans un manuel, où il fallait recevoir avec empathie les propos d'une collègue. Et là, j'ai compris ce qui me gênait quand j'entendais <em>"ce n'est pas grave"</em> : je me sentais en colère et frustrée, car j'avais besoin d'écoute empathique ! J'ai donc pu exprimer cela à mon ami, en rajoutant une demande d'empathie, comme conseillé dans le livre : <em>"Pourrais-tu me dire ce que tu viens de m'entendre dire ?"</em> Et là, gros blanc, c'était impossible pour lui de répéter. Après une deuxième tentative, j'étais désespérée car ce n'était toujours pas ça, et en plus il était partie dans une grande saga, en m'expliquant qu'il entrait souvent en conflit avec son entourage — notamment avec son père — lorsqu'il disait <em>"c'est pas grave"</em>. Cela provoquait de grands débats, pour essayer de déterminer si une chose était grave ou pas !<br><br>Heureusement, dans mon livre de CNV, j'ai appris à interrompre un discours qui m'ennuie, à remercier pour les tentatives de reformulation, et j'ai refait une dernière tentative : <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_hautetfort.gif" alt=":hautetfort:" data-emoticon=""> <em>"Quand j'entends </em>"c'est pas grave"<em> après avoir exprimé un inconfort, je me sens <span><strong>très en colère</strong></span> et <span><strong>frustrée</strong></span> car j'ai besoin d'empathie. Pourrais-tu me dire ce que tu viens de m'entendre dire ?"</em> OUF, cette fois c'était la bonne !<br><br>À noter que cette démarche a eu un effet positif pour moi qui suis <strong>5</strong> d'avoir exprimé mes besoins et sentiments, et pour mon ami, puisqu'il a eu une sorte d'insight sur son habitude avec cette expression, et qu'il a souhaité utiliser l'auto-empathie dans son cadre professionnel qu'il ne vit pas toujours très bien.<br><br>Question pour les <strong>9</strong> : employez-vous cette expression ? Dans quel contexte ? Pour vous-même ou pour les autres ?<br>Question pour l'entourage de <strong>9</strong> : comment réagissez-vous quand vous entendez cette expression ?<br><br>Très amicalement,<br>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1550</guid><pubDate>Mon, 12 Nov 2012 09:40:42 +0000</pubDate></item><item><title>Portrait de 9 (alpha, social)</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1470-portrait-de-9-alpha-social/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p> </p>
<p>Voici un type <strong>9</strong> que j'ai totalement ignoré pendant trois ans. Je m'explique. Pendant trois ans, on était dans la même école, et c'était le meilleur ami de mes meilleurs amis. Mais bizarrement, nous deux, nous ne nous somme quasiment jamais parlé. Je me souviens une fois l'avoir croisé dans la rue, et avoir fait l'effort d'aller lui dire bonjour. On a parlé cinq minutes. Il a passé ce temps à éviter mon regard et il n'arrêtait pas de faire des gestes idéomoteurs dans tous les sens… Entre la confusion de ses propos et la fuite du contact oculaire, je pense que ça explique pourquoi il était transparent pour moi. (D'ailleurs au passage, je trouve ça particulièrement dérangeant ces <strong>9</strong> qui ne vous regarde jamais dans les yeux… Je me demande toujours si c'est parce qu'ils ne me portent aucun intérêt, ou bien si c'est juste leur compulsion, et ce que j'ai bien pu faire pour activer leur compulsion).</p>
<p> </p>
<p>Enfin bref, l'école a fini, et on se retrouve maintenant régulièrement avec nos amis communs. Donc j'ai appris à le connaître depuis. Ça ne fait pas de doute qu'il est de type <strong>9</strong>, surtout concernant la compulsion d'<strong>éviter les conflits</strong>. Quand on lui pose une question, la majorité de ces réponses commencent par <em>"Oui. Non. Heu… Enfin…"</em> L'autre jour à la gare, une amie lui demande si elle peut s'asseoir sur son sac. Réponse du <strong>9</strong> : <em>"Oui… Non… Heu… Il y a mon ordinate…"</em> Trop tard, la fille était assise. Il n'a rien dit. (Et moi au passage, j'étais très contente parce que j'ai vu une micro-expression de colère sur le visage du <strong>9</strong> et c'est très rare que j'en observe). C'est marrant de voir comment il se laisse faire à contrecur à chaque fois.</p>
<p> </p>
<p>Autre exemple. Chez lui, une amie lui demande si elle peut ouvrir le store de la fenêtre et s'empare de la manivelle. Réponse du <strong>9</strong> : <em>"Oui. NON. Enfin tu fais comme tu veux, mais c'est-à-dire que je suis au rez-de-chaussée et il ya du passage et j'habite à Évry et… NON. Mais comme tu veux."</em> Cette fois, je n'ai pas pu m'empêcher de faire la traductrice pour lui : <em>"Là, ça veut dire qu'il n'a pas du tout envie que tu ouvres ce store en fait !"</em> Il est clairement de sous-type social. Il cherche à éviter les conflits du groupe, sert de liant, et fait toujours des petites blagues pour détendre l'atmosphère quand c'est tendu. Cet été dans le train, on a commencé à faire un pique-nique avec du melon, du camembert, et des ufs durs. Ca l'a tout de suite gêné qu'on incommode les autres passagers avec les odeurs de camembert. Il a commencé à leur faire des blagues et à leur proposer du fromage. Et il voulait qu'on remballe tout ! (J'avoue que je pourrais apprendre de son sens de la diplomatie parce que moi c'était plutôt : <em>"Quoi ! mais j'ai faim moi. C'est bon, on a le droit de manger quand même !"</em>) Il prend toujours les petits soucis de la vie avec philosophie. Il a eu un gros dégât des eaux chez lui au début de l'année, alors qu'il était parti en formation une semaine. Une collègue de sa formation nous a dit qu'elle n'avait jamais vu un mec rester aussi zen et continuer à faire des petites blagues, alors qu'il était en train d'apprendre en direct par téléphone qu'il y avait trente centimètres d'eau dans son appartement, et que les pompiers avaient posé une plaque blindée sur sa porte !</p>
<p> </p>
<p>Autre petite anecdote. Cet ami <strong>9</strong> étant élève fonctionnaire, il allait être muté sur un poste après ces trois années de formation à l'école. Quand la liste des postes tant entendue est arrivée par mail, j'étais moi-même en compagnie d'une autre amie fonctionnaire. C'était la totale euphorie et la totale précipitation pour lire la fameuse liste de postes ! Et je pense que c'était un peu pareil pour tous les fonctionnaires… sauf pour notre ami <strong>9</strong>, qui quand on lui a téléphoné pour avoir sa réaction, nous appris qu'il avait bien reçu le mail mais qu'il ne l'avait pas encore ouvert, et que là il était en train de jouer à la pétanque avec ses potes, donc qu'il verrait ça plus tard (passion de <strong>paresse</strong> ou fixation d'<strong>oubli de soi</strong> face à une prise de décision importante ?).</p>
<p> </p>
<p>Pour lui, tout va <em>"toujours bien"</em>. En ce moment, il est débordé de travail, il finit tous les soirs à 20h30 (contrepassion d'<strong>hyperactivité </strong>ou mécanisme de défense de <strong>narcotisation</strong> ?), il a été muté dans une ville un peu horrible, et comme son appartement est encore inondé, il cohabite dans un logement de fonction dans une zone industrielle, entre IKEA et l'autoroute. Ces colocataires sont culturellement à l'opposé de lui, et personnellement je trouverais ça horrible de cohabiter avec eux tel qu'il me les a décrits. Mais lui continue à dire que ca va, et que c'est bien qu'il fréquente des gens différents de lui !</p>
<p> </p>
<p>Régulièrement, monsieur <em>"se dispute"</em> avec nous, ses amis, mais <em>"pour de faux"</em>. C'est-à-dire qu'il va se mettre systématiquement à contester nos idées dans une sorte de colère contenue. Ce qui a le don de nous agacer fortement ! On ne sait jamais s'il est sérieux ou pas. Une ou deux fois je me suis mise en colère contre lui face à ses propos. Et il s'est immédiatement excusé en précisant qu'il faisait de l'humour.</p>
<p> </p>
<p>Ah oui, je précise que même s'il ne s'intéresse pas à l'Ennéagramme, il valide totalement qu'il est de type <strong>9</strong>, sans qu'on ne l'ait orienté vers ce type.</p>
<p> </p>
<p>Voilà pour le portrait. Je dois dire que nos personnalités sont strictement à l'opposé l'une de l'autre. Une amie m'a déjà fait cette remarque : <em>"Sur l'axe de l'organisation, il est à une extrémité, et toi à une autre."</em> Je crois bien que j'aurais à apprendre de sa façon d'être, à être plus liante et moins catégorique.</p>
<p> </p>
<p>Bien amicalement,</p>
<p>Claire</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1470</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2012 13:07:33 +0000</pubDate></item><item><title>Et maintenant ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1497-et-maintenant/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tout.e.s,<br><br>Quatre ans après avoir découvert l'ennéagramme, et presque deux ans après avoir complété le cycle des stages, je viens poster quelques points sur ce que l'ennéagramme apporte aujourd'hui dans ma vie quotidienne, ce qui reste après cette période d'apprentissage et de pratique durant laquelle la flamme est régulièrement rallumé pendant les stages, lorsque c'est à moi de surveiller et entretenir cette flamme (comme le formulait Fabien dans ce <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=1392&amp;view=findpost&amp;p=12453" rel="">commentaire</a>) ?<br><br>J'essaie de classer les apports par ordre décroissant de fréquence, du plus fréquent au plus rare :</p>
<ul><li>Un ré-équilibrage des centres : le fait même de savoir qu'il y a trois centres et qu'il n'y en a pas un plus important que les autres m'incite souvent à faire attention au centre concerné lors de mes activités. Et d'essayer de diminuer le mental au profit de mes centres co-réprimés (instinctif et émotionnel).</li>
<li>Une analyse de mon vécu (comportement, ressenti ou pensées) : c'est de "l'après coup" donc pas de l'auto-observation directe. Comme outils, tous les indicateurs disponibles via le modèle : passion/fixation, compulsion, mécanisme de défense principal, présence ou non de mon orientation d'acceptation/soutien, fréquence et intensité du contrepoids égotique, automatismes quotidiens, etc.</li>
<li>Les interruptions de transes hypnotiques : plutôt lorsque je suis seul. Lorsque je suis en présence d'autres personnes, j'ai plus de mal à me rendre compte de mes transes.</li>
<li>L'auto-observation directe : j'arrive à me (sur)prendre "sur le fait" lors d'une narcotisation qui dure ou à me rendre compte que j'évite le contact visuel direct lorsque je vis ma compulsion, mais ce n'est pas fréquent.</li>
<li>Les exercices du stage Pardon et Libération : pour le premier, peut-être est-ce le côté émotionnel intense, pour le second, c'est l'un des derniers stages que j'ai fait, je n'en ai pas gardé un bon souvenir, peut-être parce que "la fin" approchait, la fin signifiant ne plus faire de stage, ne pas voir Fabien et Patricia aussi régulièrement, bref, une sorte de séparation. Pour les deux stages, j'ai du mal à faire les exercices seul et j'ai fini par ne plus en faire.</li>
</ul><p>De manière générale, l'ennéagramme m'empêche aussi de descendre trop bas dans mes moments de déprime. Sachant que les moments d'espérance et de manque d'espérance (utilisation ou répression du centre instinctif) sont liés à mon ennéatype, j'accepte plus facilement les moments difficiles, sans chercher à lutter contre ou à me reprocher de ne pas être bien.<br><br>Quelques méta-apports, c'est à dire des aspects non directement liés à l'ennéagramme, mais appris en stage tout de même et qui sont encore présent dans ma vie :</p>
<ul><li>L'importance de dire "je t'aime" à celles et ceux qu'on aime.</li>
<li>Un geste : lors du stage Essence, lorsqu'on essaie les filtres d'attention des ennéatypes, j'avais fondu en larmes en "essayant" le <strong>4</strong>. Patricia s'était alors approchée et m'avait tendrement caressé le dos, et j'avais continué à pleurer en l'enlaçant. Cette caresse affectueuse du dos, je l'ai intégrée d'une certaine manière et je l'ai reproduite naturellement, sans réfléchir, à maintes reprises dans ma famille, avec des amis et même au travail (si, si…).</li>
</ul><p>Pour terminer, j'ai aussi noté que l'ennéagramme permet une proximité non pas immédiate mais très rapide avec les personnes qui connaissent le modèle. Il permet de partager et d'avoir des discussions autour de sujets personnels voire intimes et les liens ainsi créés sont forts.<br><br>Je ne suis sûrement pas exhaustif, en même temps, j'ai réussi à mobiliser les centres adéquats pour écrire ce message ce soir alors que ça fait un certain temps que l'idée me trotte dans la tête ! Je compléterai, si d'autres aspects me viennent.<br><br>Très affectueusement,<br>Sevan</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1497</guid><pubDate>Wed, 02 May 2012 20:37:16 +0000</pubDate></item><item><title>Pourquoi il &#xE9;tait si confortable de me voir en 1 ?</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1427-pourquoi-il-%C3%A9tait-si-confortable-de-me-voir-en-1/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Suite aux émotions suscitées par le <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_connex.htm" rel="external nofollow">stage Connexions</a> qui m'a permis de réaliser que je n'étais pas <strong>1 alpha</strong> mais <strong>9 mu</strong> je souhaitais revenir sur les raisons de cette confusion. Le terme "confusion" n'est évidemment pas approprié puisqu'il s'agit de toute évidence d'un flagrant délit de ma fixation d'oubli de soi, sachant que la seule personne avec laquelle je pouvais entrer en conflit en faisant cela était moi même…<br><br>Je vais donc tenter d'expliquer ci-dessous en quoi il était particulièrement confortable pour moi de m'identifier en <strong>1</strong> :</p>
<ul><li>L'orientation du <strong>1</strong> est la rigueur personnelle que j'associe personnellement aux qualités de détermination et de persévérance, ce qui correspond parfaitement à mon driver de l'AT qui me clame : "Fais des efforts". Cette rigueur peut être également assimilée à une colonne vertébrale, une direction, un chemin de vie : savoir où l'on va et dans quel but. Que c'est bon de croire qu'il en va ainsi et que l'on ne se laisse pas porter par le courant…</li>
<li>La compulsion du <strong>1</strong> est d'éviter la colère, j'étais donc ravie de me conforter dans l'idée que j'avais vaincu ma compulsion car je ne cherche évidemment pas à éviter la colère puisque soit je ne la ressens pas (pratique pour éviter les conflits), soit je la ressens et alors elle explose et s'avère libératoire. Top chouette pour une <strong>1</strong> d'arriver à exploser de colère sans se sentir coupable…</li>
<li>Il était bien plus doux de me dire que le perfectionnisme était une fixation associée à l'évitement de la colère que d'admettre que si j'essayais d'être parfaite, c'était pour éviter d'être rejetée, perdue.</li>
<li>Enfin, on en arrive à l'essentiel : la peur de base associée au type <strong>1</strong> ne révélait rien de moi. "Peur d'être immoral, corrompu ou mauvais", certes tant qu'à faire il faut mieux éviter; mais au fond, n'ai-je pas l'intime conviction qu'en chacun de nous réside le bien ET le mal, que chacun est capable du pire comme du meilleur ?</li>
</ul><p>Être <strong>9</strong> pour moi me ramène à la métaphore de la Belle au Bois Dormant qui attend le baiser d'un Prince pour sortir de son sommeil, cela me renvoie à une image de dépendance qui me déplaît et me donne envie de hurler : "Mais réveilles toi, bordel ! Les princes charmants ça n'existe pas et les contes de fées non plus !!!!!"<br><br>Je n'arrivais pas à me voir en <strong>9</strong> car je me sentais en révolte, en révolte d'avoir été anesthésiée pendant des années, de ne pas avoir su fixer les limites de l'acceptable et du tolérable et d'avoir encaissé trop souvent et trop de choses de peur de blesser les autres et d'être rejetée. Le <strong>9</strong> me renvoyait au manque de courage, celui qui paralyse, qui empêche de ressentir les émotions, de s'exprimer et d'entrer en conflit avec soi même ou les autres , or c'est grâce au conflit que je suis sortie de ma zone de confort et que j'ai pu enfin avancer…<br><br>En achevant ce billet je ne sais plus très bien si cette analyse fait sens et j'aimerais savoir si d'autres <strong>9</strong> ont déjà ressenti cette révolte, cette rage ai-je envie de dire, en eux ?<br>Merci.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1427</guid><pubDate>Wed, 29 Jun 2011 14:29:56 +0000</pubDate></item><item><title>L'&#xE9;vasion mentale du 9</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1428-l%C3%A9vasion-mentale-du-9/</link><description><![CDATA[<p>Bonsoir à tous,</p>
<p> </p>
<p>Je souhaitais témoigner sur ce que j'appelle l'évasion mentale du <strong>9</strong> car je m'interroge si cela est ou non une forme de narcotisation ou une expression sournoise de la fixation d'oubli de soi.</p>
<p> </p>
<p>Je m'explique : je suis en permanence en train de penser à une multitude de choses, le linge à trier, le panier de pique-nique pour les enfants, je me repasse la scène d'une conversation que j'ai eue il y a 3 jours avec une amie, les coups de fils que je dois passer pour le boulot, je m'imagine ensuite dans une autre vie sous une autre identité, bref, je passe du coq à l'âne sans fil logique, et il me semble que le seul objectif plausible est de ne pas être dans l'instant présent.</p>
<p>Je suis partout sauf là, ici, maintenant. J'ai souvent remarqué que j'exécutais alors des tâches par automatisme sans être du tout présente dans l'action, si bien que je ne gardais aucun souvenir de ce que je venais de faire et que je devais ensuite vérifier que j'avais bien fait les choses en question…</p>
<p> </p>
<p>Cela me coupe aussi des autres, de mes proches, c'est un mécanisme d'isolement qui me permet d'éviter les conflits intérieurs et extérieurs, je m'évade dans mon monde.</p>
<p>Je réalise également à quel point cette évasion mentale me coupe de mes sensations et de mes émotions puisqu'elle s'arrange pour détourner en permanence mon attention.</p>
<p> </p>
<p>Est-ce un fonctionnement typique du <strong>9</strong> ou trouve-t-on cela chez les autres ennéatypes ?</p>
<p> </p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Isabelle</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1428</guid><pubDate>Wed, 29 Jun 2011 21:23:42 +0000</pubDate></item><item><title>Motivations d'un 9 mu pour &#xE9;crire sur ce forum</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1400-motivations-dun-9-mu-pour-%C3%A9crire-sur-ce-forum/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour, </p>
<p> </p>
<p>J'initie ce billet aujourd'hui suite à cet échange avec Sixtrouille dans le cadre de <a href="https://www.enneagramme.com/forum/index.php?showtopic=580&amp;pid=12523&amp;st=0&amp;&amp;do=findComment&amp;comment=12523" rel="">ce billet de la conversation Chanson-Ennéagramme</a> :</p>
<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentcommentid="12523" data-ipsquote-username="Jérôme" data-cite="Jérôme" data-ipsquote-timestamp="1299754630" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentid="1400" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic"><div>
<em>"Quelle production depuis ton arrivée sur ce forum, bravo !"</em><p>Ben, bravo, je ne sais pas… Cette production, comme tu dis, me pose bien des questions sur mes motivations profondes à ce sujet, et j'ai bien peur d'y voir de la narcotisation + hyperactivité de <strong>9</strong>, ou plus grave encore à mes yeux de l'identification de <strong>3</strong>. Mon instinct social doit aussi jouer un rôle. J'y réfléchis. Du coup, je ne sais pas si j'en fais un post… <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_peur.gif" alt=":peur:" data-emoticon="1"></p>
</div></blockquote>Je n'ai pas été très bien dans ma tête la semaine dernière après avoir constaté le temps que j'ai passé sur le forum, et j'ai eu besoin de clarifier ce qui se passait, notamment en cherchant mes motivations profondes à participer aussi intensément. Je vous livre ci après le résultat de mes recherches.<p> </p>
<p>J'ai deux objectifs conscients en participant à ce forum :</p>
<ul><li>
<strong>Progresser dans ma connaissance de moi</strong> : c'est à première lecture positif pour un <strong>9</strong> qui tend plutôt à mal se connaître et à s'oublier. Le forum va même au-delà puisqu'il me pousse à parler de moi.</li>
<li>
<strong>Progresser dans ma connaissance des modèles de l'Ennéagramme et de la Spirale Dynamique</strong> : le forum permet de compléter de manière beaucoup plus interactive les apports des livres, et de faire perdurer, certes, avec moins d'intensité, les échanges et le vécu des stages.</li>
</ul><p>Je pense réellement progresser sur ces deux objectifs.</p>
<p> </p>
<p>Je suis cependant conscient de risques collatéraux :</p>
<ul><li>
<strong>Narcotisation</strong> : le temps que je passe sur le forum, à lire ou a écrire, n'est pas toujours en cohérence avec les priorités de ma vie au quotidien. Je me réfugie parfois sur le forum pour remplacer les sujets délicats ou conflictuels du moment par des réflexions ou échanges plus agréables. Ma compulsion est alors active.</li>
<li>
<strong>Contrepassion d'hyperactivité à se connaitre</strong> : j'ai pris très au sérieux l'exemple donné dans le <a href="http://www.enneagramme.com/Livres/9_livre.htm#lsm3_1" rel="external nofollow">Grand livre de l'ennéagramme</a> qui évoque ce cas particulier d'hyperactivité du <strong>9</strong>. Je m'en sens tout à fait capable, et tente d'y être très attentif en me posant régulièrement la question de ce que j'ai réellement mis en œuvre dans la démarche de développement personnel.</li>
</ul><p></p>
<p>J'observe également que j'ai d'autres objectifs moins conscients, mais tout aussi puissants :</p>
<ul><li>
<strong>Être accepté par un groupe qui échange sur un sujet qui me passionne</strong> : j'ai activement parcouru les billets du forum pendant 18 mois avant de pouvoir moi-même contribuer après avoir suivi mon premier stage. De nombreux auteurs me sont devenus très familiers, mais ce n'était pas réciproque. J'avais hâte de pouvoir m'intégrer à ce groupe, probablement mu par la peur de base du <strong>9</strong> d'être perdu et séparé. Mon sous-type social a probablement aussi joué un rôle.</li>
<li>
<strong>Obtenir des feedbacks</strong> : j'ai besoin de montrer ce que j'ai compris et de le faire valider. Les feedbacks sont importants pour moi, même si je n'en suis pas forcément fier. J'ai toujours été soucieux de ce que l'on pense de moi. J'arrive à prendre de la distance depuis que je travaille avec l'Ennéagramme et que j'ai pris conscience de l'ampleur du phénomène, mais je n'en suis pas libéré. Je crois que l'émotionnel en support contribue à cela. Je redoute toujours que ce soit l'expression de la fixation de vanité et du mécanisme de défense d'identification de mon type de désintégration <strong>3 mu</strong>.<br>Il y a probablement là aussi le sous type social qui intervient, avec le besoin de popularité. Après avoir posté mon premier message, je suis allé voir régulièrement combien de personnes l'avaient lu… Ça me fait mal d'avouer cette dépendance, mais ça me rassure de constater que ça n'a duré que pour les deux premiers messages.<br>Je trouve cependant un intérêt positif à ces feedbacks dans la mesure où ils sont sincères, c'est le principal moyen de progresser en confrontant mon avis et ma compréhension. Je pense que j'arrêterais vite le forum s'il n'y avait jamais de suite ou de réponse à mes messages.</li>
</ul><p></p>
<p>Je me rends compte à l'usage d'un effet bénéfique supplémentaire :</p>
<ul><li>
<strong>Activation du centre mental réprimé</strong> : la rédaction des billets me demande un effort d'activation du centre mental réprimé, et je me rends compte à ces occasions de la différence qu'il y a entre avoir en tête l'idée du message et être capable de le rédiger. Je vis également cela au travail, où à la suite du <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_centres.htm" rel="external nofollow">stage Centres</a>, j'ai observé qu'il m'arrivait régulièrement de me lever et d'aller faire un tour au moment où je devais me concentrer pour faire une analyse ou une synthèse par écrit. L'instinctif se mettait en route à la place du mental. Aujourd'hui j'arrive à observer cela en temps réel, mais je ne l'empêche pas pour autant à tous les coups.<br>Pour en revenir au forum, cela me demande également un effort de me mettre à la rédaction. Ensuite quand le mental est lancé, l'émotionnel étant probablement favorable à cette participation au forum pour les raisons expliquées plus haut, ça va tout seul.</li></ul><p></p>
<p>Enfin, certaines caractéristiques de ce forum m'incitent à participer :</p>
<ul><li>
<strong>Le mode de communication</strong> : les échanges sur le forum sont plutôt bienveillants et non conflictuels. L'écoute est au rendez vous, ainsi que l'acceptation de l'autre dans toutes ses différences. Chacun peut donner son point de vue. Compte tenu de tout cela, je trouve que c'est un endroit adapté pour les <strong>9</strong>. En tout cas je m'y sens bien.</li>
<li>
<strong>Le (</strong><img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_angry.gif" alt=":angry:" data-emoticon="1"><strong> de) compteur de message individuel</strong> : c'est un redoutable testeur de mon ego, et je n'arrive pas encore à comprendre tous les ressorts que cela tend en moi, probablement une forme d'indicateur d'ancienneté, d'intégration au groupe. C'est très dur pour moi de me voir qualifier de « curieux » alors que je n'ai rien demandé et que j'ai besoin de légitimité. Là également, je redoute l'effet de la vanité et de l'identification de mon type de désintégration <strong>3 mu</strong>. Je pense qu'il doit également y avoir un zeste de ORANGE pressé. J'en tire une voie de progrès vers l'humilité (et puis à partir de ce soir, je m'en fiche, je suis « concerné » <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_cool.gif" alt=":cool:" data-emoticon="1">).</li>
<li>
<strong>L'alternance de périodes d'ouverture et de fermeture</strong> : cela rejoint une spécificité de mon mode de gestion du temps. J'ai tendance à reporter au lendemain depuis mon plus jeune âge, et je peux reporter ainsi parfois à l'infini, jour après jour, si je ne rencontre pas de butée. C'est encore très fort chez moi. Je vis également cela dans le cadre de mon travail, mais en cas de congés ou de déplacement de plusieurs jours, ne voulant pas reporter d'autant, je deviens très efficace pour tout boucler avant mon départ. Un forum ouvert en permanence me mettrait moins la pression que ce forum qui ferme tous les jeudis midis pour la moitié de la semaine, et qui m'empêche de reporter d'un jour par jour.</li>
</ul><p></p>
<p>Voilà, pas facile pour moi de me lancer à dire tout cela mais dans le fond j'en suis heureux, c'est un poids dont je me libère, et qui pesait trop lourd la semaine dernière.</p>
<p>J'espère que cela pourra vous éclairer sur le fonctionnement d'un <strong>9</strong>.</p>
<p>Je vous remercie pour votre écoute</p>
<p> </p>
<p>Bien amicalement,</p>
<p>Jérôme</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1400</guid><pubDate>Wed, 16 Mar 2011 21:36:19 +0000</pubDate></item><item><title>Positionnement d'un 9 mu aile 1 social sur la Spirale Dynamique</title><link>https://www.enneagramme.com/forum/index.php?/topic/1390-positionnement-dun-9-mu-aile-1-social-sur-la-spirale-dynamique/</link><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br><br>Je prends enfin le temps de vous proposer un billet qui me tourne dans la tête depuis longtemps, en tentant sous forme d'introspection de définir mon positionnement sur la <a href="http://www.enneagramme.com/Services/Stages/9_sd.htm" rel="external nofollow">Spirale Dynamique</a>, et en tentant de faire le lien avec mon ennéatype, aile, variante et profil instinctif.<br><br>C'est un premier jet dont le but est de faire un état zéro, à partir duquel je pourrai à l'avenir constater ou non des évolutions. Je le passerai aussi en revue après ma participation au stage SD auquel je compte bien participer un jour tant le modèle m'intéresse.<br><br>J'ai pour l'instant tenté de tirer le maximum DU <a href="http://www.spiraledynamique.com/Livres/" rel="external nofollow">livre</a> <img src="https://www.enneagramme.com/forum/uploads/emoticons/default_wink.gif" alt=":wink:" data-emoticon="1">, du <a href="https://www.chabreuil.com/Aurore/" rel="external nofollow">blog</a> et des nombreux commentaires qui sont souvent aussi instructifs que les sujets eux-mêmes.<br><br><strong>BEIGE</strong><br><br>Peu de choses à dire pour ce premier niveau, si ce n'est qu'il n'est probablement pas installé de façon suffisamment saine, dans la mesure où je peux facilement laisser traîner des problèmes de santé. Je retrouve là mon profil instinctif C=/-, et aussi probablement l'oubli de soi du <strong>9</strong>.<br><br><strong>VIOLET</strong><br><br>Je n'ai également pas beaucoup d'argumentaire pour ce niveau<br><br>Je ne me connais pas de superstitions, de rituels.<br><br>La tribu fait un peu sens pour moi, avec ma famille paternelle. Nous avons gardé avec mes cousins, oncles et tantes un lien particulier autour de la mémoire de mes grands parents. Leur maison, ou habite aujourd'hui un oncle, représente pour moi le lieu sacré s'il en est un, mon Baobab. Je sais que mes racines sont ici et pas ailleurs, et j'ai une appréhension importante du jour ou ce lieu ne sera peut être plus sous contrôle de la tribu. Il est très fréquent que mes rêves se déroulent en cet endroit, quels qu'en soient les personnages et le contexte, et ce depuis très longtemps.<br><br><strong>ROUGE</strong><br><br>Je pense que ce niveau est de loin le moins présent chez moi parmi ceux de la première boucle.<br><br>De nature réservée, et probablement déjà dans l'évitement des conflits, j'ai de très mauvais souvenirs de mes premières années d'école où je vivais la cour de récréation comme une jungle hostile, dans la crainte presque permanente de quelques caïds qui ne devaient pourtant pas être bien méchants. Je me souviens également avoir vécu cela en entrant au collège.<br><br>Je me souviens du creux gamma en ROUGE en 4<sup>ème</sup>, lors de la transition BLEU/ORANGE. Je me suis alors pendant quelque mois transformé en rebelle qui suivait, voir devançait les caïds habituels dans des actions ou il s'agissait de montrer sa bravoure. C'était toutefois assez superficiel.<br><br>J'ai également vécu un passage ROUGE pendant quelques années en tant que jeune conducteur. Je suis avec le recul effaré par l'attitude apparemment violente et non respectueuse des autres et des règles que je pouvais avoir au volant (de ma 2CV… rofl:). Je dis apparemment violente car la moindre réactivité d'un autre conducteur me faisant en général redescendre sur terre et adopter un profil bas. Pas téméraire le garçon.<br><br>Depuis ce temps révolu, je ne me suis pratiquement jamais positionné en ROUGE, et j'ai tendance à fuir ce niveau.<br><br>C'est probablement en cohérence avec mon profil instinctif X-.<br><br><strong>BLEU</strong><br><br>Ce niveau s'est installé assez tôt avec une éducation plutôt basée sur le respect de l'ordre établi et sur le respect d'autrui.<br><br>Je pense qu'il a contribué à me rassurer face à mes difficultés dans le niveau ROUGE.<br><br>J'étais assez réservé et timide, et j'ai très vite recherché l'autorité des parents, de la maîtresse et d'autres adultes pour me rassurer dans un monde d'enfants où l'agressivité et la domination de certains me faisaient peur.<br><br>Je suis croyant, peu pratiquant, plutôt attiré par le message de paix et de tolérance que par les rituels de l'office. Enfant, j'ai assez vite vu une incohérence dans le fait qu'il existait plusieurs religions qui avaient leur Dieu, mais que s'il devait y avoir une vérité ultime, elle ne pouvait s'appliquer qu'a toute l'humanité, pas à une partie seulement en fonction de sa confession.<br><br>Je pense que ce niveau est toujours bien présent chez moi, en bonne résonnance avec ma forte aile <strong>1</strong>. Je le vois surtout présent dans la recherche d'une hiérarchie et d'un ordre établi qui me rassurent, au-delà de ce qui me semble aujourd'hui raisonnable quand j'y réfléchis. Je parle également BLEU assez régulièrement : « il faut », « on doit », « tiens toi "comme il faut" ».<br><br>Je n'ai plus guère de conviction en termes de vérité ultime, mais certaines persistent toutefois, la plus flagrante étant je pense ma conception de la famille qui reste traditionnelle avec deux parents de sexe opposés qui restent unis pour la vie. J'ai aussi quelques convictions fortes en ce qui concerne les limites acceptables pour les manipulations sur le corps humain ou sur l'embryon, je pense que le corps, berceau de la vie, a pour moi un coté « sacré » qui impose certaines limites, mais je ne suis pas dans ce cas une vérité absolue émise par quelqu'un, c'est plutôt une position personnelle (est-ce à associé à BLEU dans ce cas ? ou un peu VIOLET ?).<br><br><strong>ORANGE</strong><br><br>Ce niveau a probablement germé avec un message éducatif latent qui me disait que je devais bien travailler dans la vie pour pouvoir choisir mon métier et avoir une situation me permettant de subvenir à mes besoins.<br><br>Une scolarité plutôt scientifique s'est vite profilée, basée sur une certaine facilité intellectuelle dans ce registre, et sur le fait que c'était à cette époque la voie la plus sûre pour avoir une situation correcte. C'était cependant à l'encontre de ma volonté profonde d'être paysan, orientation qui ne pouvait être convenablement envisagée. Cette contradiction entre le convenable et la passion de l'époque reste, je pense, une blessure quelque part, que je situe au niveau d'ORANGE.<br><br>J'ai donc déroulé ma scolarité jusqu'à la fin de mon école d'ingénieur, sans grosse difficulté ni passion.<br><br>J'ai toujours aimé et j'aime toujours le raisonnement scientifique et la rationalité, mais j'ai assez vite relativisé son usage (cf. VERT ci-dessous).<br><br>J'ai assez vite fixé l'image de la réussite au fait d'avoir une maison, et de pouvoir y vivre convenablement avec ma famille, si possible à la campagne (toujours le paysan…).<br><br>J'y suis arrivé et à partir de ce moment, je n'ai guère cherché développer plus que cela la réussite matérielle, même si quand je réfléchis à de futures orientations de vie, j'ai du mal à me dépêtrer du risque de perdre ce niveau de confort acquis.<br><br>Trois ans avant l'apparition des 35 heures, j'avais demandé à mon employeur une augmentation sous forme de temps libre supplémentaire plutôt que sous forme de salaire. Les RTT avant l'heure.<br><br>La compétition ne m'attire pas, et je ne suis guère habile en stratégie (centre mental réprimé).<br><br>Ce niveau est donc présent mais probablement pas dominant chez moi. J'ai l'impression d'alterner entre un niveau insuffisamment développé (manque de vision stratégique en ce qui me concerne, manque d'ambition), et un niveau où les mauvais côtés sont trop apparents (attachement contre nature à un minimum matériel), le lâcher prise n'a pas encore suffisamment eu lieu.<br><br><strong>VERT</strong><br><br>Je pense que ce niveau s'est petit à petit développé depuis une bonne dizaine d'années.<br><br>Déjà lors de mes études scientifiques, je trouvais notre culture française trop dépendante de la science, trop prétentieuse dans la mesure où (en caricaturant un peu) « ce qui ne s'explique pas scientifiquement n'existe pas ». C'était aussi l'époque du « prouvé par ordinateur », du « démontré scientifiquement ». Je me souviens en particulier d'un travail d'étudiant fait sur les différents types de médecines dans le monde et sur l'acceptation en France de ces différentes médecines. Je pense avec le recul que cela a été un des points déclencheurs de ma transition vers VERT, les limites d'ORANGE ayant pour moi à l'évidence été atteintes.<br><br>C'est également à cette époque que j'ai commencé à voir le monde comme une entité unique et non cloisonnée d'un point de vue humain et d'un point de vue ressources. Je me suis mis à trouver profondément insensé que les conditions de vie soient aussi différentes d'un continent à l'autre, et qu'à terme rien ne pourrait s'opposer à un équilibrage global. (Maintenant je pourrais dire rien = ni vérité ultime ni entreprise stratégique, même si le quotidien ne manque pas d'exemples pour nous en faire douter). J'étais aussi choqué par le comportement de personnes qui adoptaient une attitude bienveillante et communautaire dans leur famille, cercle d'amis, village, en fonction de règles dictée par une vérité ultime, souvent la religion chrétienne, mais qui changeaient radicalement d'attitude au delà de cette communauté.<br><br>La prise en compte de la dimension humaine, de mes émotions et de celles des autres guide en général mes décisions, en résonnance avec la recherche de paix et d'harmonie et l'orientation d'acceptation du <strong>9</strong>, renforcé par ma variante mu avec le centre émotionnel en support et le centre mental réprimé. Je recherche l'appartenance à des groupes dans le but de me sentir en harmonie avec mon environnement, plus que pour les contacts avec les personnes.<br><br>Le relativisme fait sens pour moi. Je ne suis pas sûr de bien cerner tout ce que ce terme implique, mais je me souviens m'être dit un jour, il y a plus de 10 ans, alors que j'étais seul chez moi : « dans le fond, <span>tout</span> est relatif. » Ce n'était pas une pensée anodine, je me la suis répétée plusieurs fois, peut-être même bien à voix haute, en me voyant tel Archimède dans sa baignoire. Le sens essentiel de cette phrase était alors que tout était question de référentiel, de point de vue, là aussi en résonnance avec le <strong>9</strong>.<br><br>Je suis plutôt égalitaire au quotidien, plutôt atypique sur ce point dans mon milieu professionnel en ayant un rôle de management.<br><br><strong>JAUNE</strong><br><br>Ce niveau est encore un peu mystérieux pour moi.<br><br>Certains éléments me font penser que j'y entre à tâtons, mais je me demande si dans le fond ce n'est pas plutôt le reflet d'une attitude ouverte. Par exemple</p>
<ul class="bbc"><li>Je comprends assez bien tous les <sup>v</sup>Mèmes du premier niveau et pense pouvoir les activer en fonction du contexte, avec cependant un bémol pour l'activation du ROUGE.</li>
<li>La découverte de la systémique, il y a quelques années, a été une révélation pour moi. C'est une approche qui me parle vraiment et me séduit, idem pour la <a href="http://www.sociocratie.net" rel="external nofollow">sociocratie</a> et la pensée complexe.</li>
<li>Je suis assez facilement ouvert à un pilotage des actions par celui qui est compétent, plutôt que par celui qui a le pouvoir pour une autre raison.</li>
<li>Je suis très convaincu de la nécessité de réconcilier la dimension humaine et la rationalité, la dimension individuelle et la dimension collective.</li>
</ul><p>Cependant je suis pour tout cela plus dans la découverte et la compréhension que dans l'action.<br><br><strong>En conclusion</strong><br><br>Pour synthétiser tout cela, je constate une plus grosse activation des niveaux collectifs.<br><br>C'est en soi une confirmation de découverte pour moi qui avant de connaître l'Ennéagramme et la Spirale Dynamique me voyait plutôt comme un solitaire.<br><br>D'un point de vue du positionnement sur la spirale, je pense être dans la transition orange/VERT.<br><br>Comme pour le descriptif des sous-types, ce résumé de description me semble assez réducteur, et en m'inspirant de la description du profil instinctif, je tente une description du profil des <sup>v</sup>Mèmes. Pour chaque niveau,</p>
<ul class="bbc"><li>= signifie que le niveau est installé de manière saine ou presque, que les bons côtés du niveau sont présents, que les mauvais côtés sont limités.</li>
<li>- ou -- signifie que le niveau est insuffisamment présent pour bénéficier des bons côtés du <sup>v</sup>Mème.</li>
<li>+ ou ++ signifie que les mauvais côtés du niveau sont trop présents relativement aux bons côtés.</li>
</ul><p>J'ajoute à la fin l'attitude (OAC). Je mets le niveau dominant en majuscule, les autres en minuscules.<br><br>Pour moi ça donnerait donc : b- v= r-- b+ o-/+ V= j-- ouvert.<br><br>Peut être existe-t-il d'autres manières « normalisées » pour décrire notre positionnement sur la Spirale ?<br><br>À très bientôt. Bien amicalement,<br>Jérôme</p>]]></description><guid isPermaLink="false">1390</guid><pubDate>Wed, 09 Feb 2011 15:59:54 +0000</pubDate></item></channel></rss>
