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l’ennéagramme

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  3. Portugal

    Bonjour à tous, Une de nos stagiaires, Béatrice Foenix-Riou, a fait une superbe et exhaustive étude de l'ennéatype du Portugal qu'elle a accepté de partager avec vous. Très amicalement, Fabien
  4. Allemagne

    Bonjour à tous, Imaginez une manifestation. Vu de loin, un policier allemand, cela ressemble à un policier français. Vu de loin. Hier soir, j'écoutais le journal du soir sur Arte et, suite aux multiples victimes lors des manifestations des Gilets jaunes, un des dossiers était consacré à une comparaison entre l'attitude des policiers allemands et français face à un groupe contestataire. Pour les spécialiste français comme allemands, il est "impensable" de voir en Allemagne les scènes que l'on a vues en France. Julian Müller, un commissaire de police de Fribourg — une ville où il y a en moyenne 350 manifestations par an — déclarait : "Nous n'avons ni flashball ni grenades. Notre outil le plus important, c'est la communication. Nous avons pour cela un véhicule équipé d'un haut-parleur et d'un mégaphone." Il poursuivait : "L'équipe anti-conflit va à la rencontre des manifestants et cherche activement le dialogue. Elle explique aussi les mesures policières qui sont prises pour éviter une escalade des tensions." La police allemande communique aussi avec les manifestants sur Twitter et Facebook. J'avoue que l'existence de l'équipe anti-conflit m'a bien amusé et que l'ensemble du reportage, dont je ne donne ici qu'un court extrait, m'a paru bien aller avec l'hypothèse 9 pour l'Allemagne. Très amicalement, Fabien Source et captures d'écran : « Journal du soir », Arte, 29 janvier 2019.
  5. Bonjour à tous, Un peu hors-sujet mais sur le thème du multitâche, j'ai découvert cette vidéo que j'ai trouvé fort intéressante. Elle est en anglais mais on peut, si nécessaire, activer des sous-titres en anglais pour faciliter le visionnage : Évidemment un ego de 7 peut trouver dans cet exposé une justification d'une partie de son fonctionnement. Très amicalement, Fabien
  6. Bonjour à tous, "Quand j'y pense, on pourrait dire que l'ego quand il est à son maximum est un pervers narcissique." Cette phrase, Pika, me gêne un peu : D'un point de vue logique : un pervers narcissique a besoin d'une victime qu'il séduit. Si l'ego est un pervers narcissique, qui séduit-il ? Cela ne peut pas être l'essence, ni l'observateur intérieur. Ni lui-même, un pervers narcissique ne pouvant pas être masochiste à ce point. Alors qui ? D'un point de vue ennégrammique : l'ego n'est pas un ennemi et n'a pas de mauvaise intention. Il est une tentative erronée de solution aux problèmes de l'existence. Très amicalement, Fabien
  7. Bonjour à tous, Eh bien, ça y est ! Je n'ajoute rien à ce que j'ai dit ici et là. Il est possible que je réponde dans les temps qui viennent à quelques messages qui ont été nombreux ces derniers jours. Il est aussi possible que je poste sur le blog Et à l'aurore. Possible seulement, cela dépendra en partie de facteurs qui ne sont pas sous mon contrôle direct. Les personnes intéressées peuvent visiter ces deux endroits ou s'abonner à leurs flux RSS. Je vous embrasse tous, Fabien
  8. Bonjour à tous, Fabien, je t'ai déjà dit par courriel tout mon soutien et tous mes remerciements. Je les renouvelle ici. J'ai souvent joué ici le rôle de poil à gratter qui dit tout haut ce que certains pensent peut-être tout bas, mais aujourd'hui je me retiens et vais me contenter de suggérer. Je dois dire que ce qui s'est passé entre l'annonce de la fermeture et aujourd'hui a été une expérience que j'ai trouvée étonnante. L'article "Empathie" du blog Et à l'aurore est peut-être une piste d'introspection intéressante pour quelques-uns. Très amicalement, Wallace
  9. Bonjour à tous, Je viens de tenter d'écrire au sujet du remerciement mais je n'avais pas inclus cette situation très particulière, en ce sens que les "merci" sont généralement ponctuels (même si on peut les répéter dans le temps), et que l'on passe à autre chose ensuite, alors que le "merci" que nous voulons exprimer à Fabien et Patricia porte des échos innombrables dans le temps. Et merci à tous pour les interactions bienveillantes et constructives dans ce forum. MERCI. Bien amicalement, Katz
  10. Bonjour à tous, J'ai découvert cette chanson et il faut reconnaître qu'à cette époque, les chansons étaient de vraies chansons à texte. La mélodie de la chanson, la voix du chanteur et les paroles me font ressentir beaucoup trop de tristesse et de malaise. Comme dit Fabien, "elle met trop en évidence le côté égotique de la liberté vue par le 7 et le piège qu'elle constitue". Ce qui me dérange dans cette chanson, c'est que le chanteur parle de "la liberté" comme une personne qui lui voulait du bien, qui a fait beaucoup pour lui : "C'est toi qui m'as aidé pour aller n'importe où pour aller jusqu'au bout des chemins de fortune", "Toi qui m'as fait aimer même la solitude", "Toi qui m'as fait sourire quand je voyais finir une belle aventure", "Toi qui m'as protégé quand j'allais me cacher pour soigner mes blessures". Quand j'entends ces phrases, j'entends un homme qui remercie la liberté pour avoir été celle qui lui a tendu la main alors qu'il souffrait à cause de situations difficiles. Et je vois, en réalité, un homme qui se fait berner par la liberté à qui il pense devoir tant. Pour moi, c'est la liberté qui l'a mis dans ces situations difficiles pour ensuite jouer le sauveur. J'ai regardé récemment un reportage sur les pervers narcissiques. Les victimes, uniquement des femmes dans ce reportage, parlaient de leur ex-petits-amis exactement comme cela au début. Puis, elles ont réalisés que si leurs ex étaient devenu le centre de leurs vies, c'est parce qu'ils avaient fait en sorte de les manipuler ainsi que leurs environnements. Elles voyaient en eux un sauveur, la seule personne qui pouvait prendre soin d'elles et les protéger. Puis, elles ont commencé à réaliser que ce n'était pas normal. Malgré cela, elles étaient tellement sous leur emprises qu'elles se sentaient incapables d'en sortir. Quand j'y pense, on pourrait dire que l'ego quand il est à son maximum est un "pervers narcissique". Voici les 5 étapes pour la prise de pouvoir d'un pervers narcissique et un parallèle avec des extraits de la chanson : La séduction ; Opération "love bombing" : "Longtemps je t'ai gardée comme une perle rare" ; Mensonges et manipulations : "Devant tes volontés mon âme était soumise" ; Culpabilisation : "Je t'avais tout donné, ma dernière chemise. Et combien j'ai souffert pour pouvoir satisfaire tes moindres exigences" ; Isolement : "J'ai perdu mes amis pour gagner ta confiance". Et en effet, je n'aime pas le dernier paragraphe, l'homme décrit la femme qu'il vient de rencontrer comme une manipulatrice qui l'aurait séduit et l'aurait mis dans une prison d'amour, en le forçant à trahir sa liberté. Il reste donc sous l'emprise de sa liberté. Il ne voit pas que c'est "cette" liberté qui lui ôte en réalité toute liberté. Je finirais par cette citation d'André Maurois qui explique mieux ce que je veux dire : "Les abus de la liberté tueront toujours la liberté."
  11. Bonjour à tous, Oh oui, c’est bien difficile de dire réellement merci, surtout quand on a tort… Voici mon analyse de mon point de vue de 4 : 1) Remercier réellement quelqu'un dans un cas où j’avais tort Quand j’ai tort, je me sens détruite, sans identité, sous l’influence d’une honte (mon sous-type) énorme. Avant de reconnaître mon tort et de dire merci à la personne, j’ai besoin de me mettre d’abord en accord avec moi-même, d’analyser, de comprendre (avec mon centre mental support) ce qui fait que j’ai abouti à cette situation douloureuse d’être en tort, et de reconsidérer la personne à qui je dois dire merci. Je résume ce processus en 3 étapes : Dans quelle mesure avais-je tort ? Quel enchaînement de situation m’a entraînée ? Quel manque puis-je percevoir ? Qui étais-je au moment où je me suis mise en tort ? En tant que 4, je reconsidère très souvent mon identité, aussi, il peut y avoir un écart entre le moment où je me suis mise en tort et l’instant présent, même si les deux sont très proches dans la même journée. Je tâche d’accumuler les arguments, mais dans une atmosphère de honte assez intense. Je compare ces éléments à qui je suis dans l’instant, ce qui m’amène à affirmer mes valeurs et à me reconstruire, dans le meilleur des cas. Sinon, je reste bloquée à l’étape précédente que je tourne en boucle, et le qui suis-je et qui étais-je peut rester béant. Cette étape est plus facile maintenant avec l’étude de l’ennéagramme : qui n’a jamais tort ? Ainsi, la personne à qui je m’adresse a connu des situations où elle était elle-même en tort, nous sommes humains. J’introjecte donc les moments où elle a pu avoir tort et dire merci. J’ajoute également de la progression en âge pour vérifier ma communication avec elle au moment où je lui dirai merci. Toutes ces étapes nécessitent de disposer d’un minimum de temps entre la situation de tort et le remerciement, sinon, le remerciement poli viendra peut-être (éducation) mais avec une énorme dose de honte que je mettrai beaucoup de temps à évacuer. 2) Remercier réellement quelqu'un que j’apprécie Selon l’objet du remerciement : Il représente comme un cadeau, c’est un lien chaleureux au travers duquel j’existe, il est vital que je l’entretienne. Mais en répondant ainsi, je vois bien que l’ego est là (pour la pérennité de mon identité), donc est-ce réellement un remerciement ? Je pense que plus la personne est appréciée, plus le remerciement est vrai, mais je ne peux assurer qu’il soit purement vrai (eh oui, j’ai besoin des mots justes, alors je prends le mot « réellement » dans le sens de l’essence pure sans mécanismes égotiques). Je perçois que la personne a voulu bien faire et que je me dois de la remercier : le merci vient par éducation, par besoin d’entretenir la relation, mais je tâcherai de le dire d’une part en accord avec moi-même (je ne vais pas déclarer par exemple que cela me plaît alors que cela ne me plaît pas), en tâchant de trouver un aspect particulier, original, de telle manière que la personne ne ressente pas cette honte que je connais si bien et qui fait si mal (j'introjecte par avance ce qu’elle pourrait ressentir). Mais comme je l’ai évoqué, je ne peux assurer dans aucun cas que le merci soit réel et profond, au sens de l’essence pure sans mécanisme égotique, et surtout dans le cas où j’ai tort car en somme, je tâche avant tout de « m’en tirer ». Merci pour ce sujet qui permet de « triturer » nos mécanismes. Bien amicalement Katz
  12. Comment peut-on concentrer ses efforts sur un sujet ?

    Bonsoir à tous, En partage avec vous un petit extrait d’un MOOC passionnant issu de la plate-forme Coursera, intitulé Apprendre à apprendre¹. Il s’agit de la retranscription d’une interview du Dr Robert Bilder qui dirige le Consortium for Neuropsychiatric Phenomics, à l'Université de Californie à Los Angeles (études des phénotypes neuropsychologiques) et le Tennenbaum Center for the Biology of Creativity, un des programmes les plus importants aux États-Unis sur l'étude de la créativité. (Bon, ça, c’était pour impressionner la galerie : dans un monde ORANGE, le message qui suit aura d’autant plus de poids ! ) Voici donc ce que cet éminent scientifique écrit à propos de la plasticité cérébrale : "You know, some people would say that it's only when you experience some discomfort that you're actually accomplishing some kind of change. So, to the extent that one wants to make progress, it's necessarily going to involve some degree of discomfort. That's the nature of change. Physical change in the brain has to involve some work and that work has to involve some, some discomfort.” "On peut dire que c'est uniquement lorsqu’on fait l’expérience d’un certain inconfort qu’on peut accomplir un certain changement. Ainsi, dans la mesure où on souhaite vraiment progresser, il nous faut forcément passer par une certaine dose d'inconfort. C'est la nature même du changement. La plasticité cérébrale nécessite du travail et des efforts, et ce travail implique forcément de l’inconfort." Les efforts et l’inconfort mentionnés, inhérents semble-t-il aux mécanismes de plasticité cérébrale, m’ont fait penser à tous les exercices souvent contraignants et pourtant nécessaires que nous ont enseignent Fabien et Patricia tout au long de nos stages (en particulier Essence, Éveil et Libération). J’ai eu beau chercher (et oui, je le confesse) : pas de stratégie d’évitement ou de contournement possible. Déjouer les pièges de l’ego, prendre conscience de nos mécanismes égotiques pour devenir un jour capables de s’en libérer de temps en temps, provoquent de l’inconfort et exigent des efforts, beaucoup d’efforts, toujours recommencés en plus. Dans cette quête de liberté que promeut l’Ennéagramme, je ressens que le chemin et l’objectif ne font qu’un. Cela me fait aussi penser à certaines idéologies qui ont sévi dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement à une époque : je me rappelle cet acharnement à bannir — de façon caricaturale parfois — toute idée d’effort, de contrainte, de frustration ou d’inconfort dans les pratiques éducatives et les apprentissages (je sais de quoi je parle, j’en étais une grande fan dans ma folle jeunesse). Cependant, il ne faudrait pas "jeter le bébé avec l’eau du bain" (ego de 7 oblige !) : les efforts et l’inconfort mentionnés précédemment, ne sont pas imposés autoritairement par une force ou volonté extérieures à l’individu, comme c’est si souvent le cas dans le système d’éducation traditionnel et beaucoup d’entreprises dominées par ORANGE — pas toujours bien sûr, je parle du système, pas des personnes. Les efforts qui nous sont bénéfiques, sont ceux que nous choisissons, décidons, acceptons et contrôlons nous-même en toute liberté : soit de façon autotélique (pour le plaisir en soi), soit au nom d’un gain projeté, supérieur à la souffrance passagèrement ressentie (une quête de liberté ou le désir de se développer, par exemple). Il a de plus été prouvé²⁻³ que la plasticité cérébrale liée à des apprentissages quels qu’ils soient, était favorisée par un environnement valorisant, convivial et bienveillant (à l’opposé des systèmes coercitifs). Plus l’apprentissage est difficile, plus la qualité de l’environnement est importante. Le stress étant pour la plupart des individus un fort inhibiteur de l’apprentissage. Pour finir, je vais vous confier à quel point cette interview résonne de façon singulière en moi : c’est en écoutant il y a quelques jours cette vidéo que j’ai réalisé à quel point j’avais évolué au fil de tous nos week-ends de stage avec Patricia et Fabien. Il y a encore quelques mois, j’aurais sans doute insulté (mentalement, je n’ai qu’une aile 8 ) "ce manipulateur sadique qui ose ainsi se planquer derrière des arguments scientifiques pour nous faire gober que la souffrance, c’est bon pour nous"… Croyant travailler, j’évitais systématiquement toutes les contraintes inhérentes à un véritable travail de fond : la dispersion, le bavardage intérieur et le vagabondage mental étaient devenus mes stratégies inconscientes favorites pour éviter toute sensation d’efforts et d’inconfort. Aujourd’hui, je perçois différemment cette thématique de l’effort et je crois que je commence seulement enfin à comprendre l’idée supérieure du 7, "travail, concentration". Je suis toujours capable de travailler avec plaisir, sur des sujets qui m’intéressent (et il y en a toujours beaucoup ). Mais je m'efforce en même temps de faire preuve de rigueur et d’exigence, pour un travail authentique, en profondeur, le vrai travail, celui que l’on incorpore au sens littéral, jusqu’à en modifier notre plasticité cérébrale. Peu à peu, notre regard sur nous-mêmes, les autres et le monde change alors, comme notre façon de vivre et d’aimer. Sources : Université McMaster & Université de Californie, San Diego. "Learning How To Learn : Powerful mental tools to help you master tough subjects", Coursera. Catherine Gueguen, Heureux d'apprendre à l'école. Paris (France), Les Arènes, 2018. [Version Kindle] Stanislas Dehaene. Cours de psychologie cognitive expérimentale donné au Collège de France en 2014.
  13. Bonjour à tous, Espérance en moi et courage m’ont manqué pour que l’idée me vienne de créer cette conversation. Aussi je remercie vivement Pika de l’avoir fait. Je me sens très touché par vos témoignages. J’ai le cœur gros. Je ne sais pas quoi dire d’autre… Je me sens confus. La pudeur. Ah, ça y est, mon centre préféré vient de revenir à lui, ouf… Il va reprendre les rênes... Bien que très introverti et solitaire, et ni de sous-type Social, ni d’ennéatype 6, je me suis très attaché à ce groupe. Et j'y ai trouvé des valeurs aujourd'hui essentielles pour moi, des valeurs que je n’ai trouvées ensemble dans aucun autre groupe : la curiosité, la compétence, le courage et l’honnêteté, l’humilité et aussi la sensibilité, la tolérance, la bienveillance et la parole juste. J’espère que la santé de Fabien s’améliorera. Je manque d’espérance en moi, mais manque moins d’espérance dans les autres : Patricia et d'autres personnes prendront soin de Fabien. Un grand merci à Fabien et au groupe. Amitié, Yves P.-S. : J’aime croire que son inconscient aurait souhaité dire : "Je crois aux forces de l'esprit en lien avec le cœur et je ne vous quitterai pas." … Ah la la, l’orientation de précision du 5.
  14. Bonjour à tous, La fermeture temporaire du forum… C'est une amie commune d'ennéagramme qui me l'a signalée en m'envoyant le message : "Le forum ferme, Fabien est malade." Étant C+, mon premier ressenti a été une totale panique pour notre administrateur préféré, un peu comme si une vague me noyait. Je me suis précipitée sur le forum pour voir précisément ce qui était écrit. J'ai été vite rassurée en lisant le complément d'information, puis j'ai ressenti de l'empathie par rapport aux désagréments que peut subir Fabien. Les premiers ressentis liés de mon sous-type conservation étant dépassés, il reste de la tristesse… Une immense tristesse : je ne témoignais plus souvent sur ce forum mais j'aimais l'idée de pouvoir le faire. C'est un peu comme si la fin d'une époque pointait le bout de son nez, en résonance aux événements du monde. Heureusement, il reste la gratitude : une profonde gratitude envers ce que ce forum a pu m'apporter. J'ai souvent dit/écrit qu'il m'avait sauvé la vie (non, non, ce n'est pas excessif ! ) à une époque où je vivais des changements fréquents et difficiles. MERCI à tous ceux que j'ai croisé ici et qui m'ont aidé à grandir à travers leurs contributions. Et un gros bisous à ceux que j'ai croisé ici et qui sont devenus des amis et que je vois parfois/souvent dans la vraie vie. Très amicalement, Aurore
  15. Bonjour à tous, "Une partie de moi aimerait être vraiment égoïste, et se faire plus plaisir, en sachant que cela sera au détriment des autres." Crois en un ancien expert, ce n'est pas une solution viable, ni même agréable, à long terme ! Il existe presque toujours des moyens de se faire plaisir tout en faisant plaisir à l'autre ; la concession n'est pas automatiquement le renoncement (cf. stage Négociation). Et quand bien même on renonce parfois, prendre soin des autres est aussi un plaisir, d'une autre nature. "C'est surtout (voir presque uniquement) avec mon mari 9 que je suis assez égoïste. Je peux me le permettre parce qu'il ne dit rien. Il sait que j'en ai besoin et il est vraiment indulgent et patient avec moi." Attention quand même de ne pas remplir le carnet de timbres. Très amicalement, Fabien
  16. Oups… Ça pique… En plus, je me prends un cours sur la frustration par un 7… Ça pique, car tu as visé pile poil sur mon principal problème personnel. Je ne sais pas si c'est dû à mon ego ou non. La frustration est un grand problème chez moi. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai longtemps pensé que j'étais 7. Je me décris souvent comme quelqu'un d'égoïste en stage, de manière assurée. Mais en réalité, c'est assez faux. C'est plutôt ce que j'aimerais être. J'ai l'impression de faire des tas de concessions, et de sacrifices. Une partie de moi aimerait être vraiment égoïste, et se faire plus plaisir, en sachant que cela sera au détriment des autres. Mais la majeure partie de moi-même étouffe ses envies pour rester loyale envers les personnes qui comptent. Quand j'y pense, c'est surtout (voir presque uniquement) avec mon mari 9 que je suis assez égoïste. Je peux me le permettre parce qu'il ne dit rien. Il sait que j'en ai besoin et il est vraiment indulgent et patient avec moi. Quand même, être avec un 9, c'est cool. J'ai toujours l'impression de jongler entre mes besoins et les fameux "il faut, je dois". Je ne me sens pas libre. Par exemple, j'ai reçu une offre d'emploi pour un poste à l'étranger dans un pays qui me fait rêver. Mais j'ai refusé, sans même en parler à mon mari, car ma famille est ici et elle a besoin de moi. Bref… Mon fils m'a fait remarqué, que je disais souvent "C'est la vie…" en soupirant. Et j'ai envie de conclure ce message par un "Bah oui, c'est la vie…"
  17. Bonjour tout le monde, "Je ne connais pas un seul couple qui dure, qui n'emploie pas le mot “concession”." Bien sûr, mais y a-t-il un domaine de l'existence où nous ne faisons pas de concession ? Donc si j'ai deux amours, est-ce que je fais deux fois plus de concessions ? Ou est-ce que dès qu'il y a une concession à faire avec l'un, je file vers l'autre, ce qui serait un refus assez infantile de la frustration ? Très amicalement, Fabien
  18. Bonjour à tous, En introduction, je tiens à mettre les points sur les i, je suis loyale et fidèle en amour. Cependant, au risque de surprendre, je trouve le concept de polyamour très intéressant. Comme dit Fabien, deux relations ne peuvent pas être égales. Je vais faire une métaphore au sujet de mes enfants. J'ai deux enfants que j'aime aussi fort l'un que l'autre. Je pourrais me sacrifier aussi bien pour l'un que pour l'autre. Par contre, si je pouvais n'en sauver qu'un, sincèrement, je serais incapable de choisir. Je ne fais pas les même chose avec l'un et l'autre. Je ne les aime pas pour les même raisons. Ils ne m'apportent pas la même chose. Leur amour ne nourrit pas les mêmes besoins chez moi. Il y en a un qui me nourrit plus intellectuellement par sa curiosité et son calme. L'autre me nourrit plus en me faisant rire, et aussi en me déstabilisant car il est plus rebelle et imprévisible. Quand il y en a un qui me fatigue, je vais prendre mes distances et je vais aller me ressourcer avec l'autre. Quand il m'en manque un, il me manque quelque chose. Les deux m'apportent des choses complémentaires dont j'ai besoin. Qui pourrait dire que son conjoint le satisfait totalement et nourrit intégralement tous ses besoins, surtout après plus de 10 ans de mariage ? Je ne connais pas un seul couple qui dure, qui n'emploie pas le mot "concession". Qui dit concession dit que certains besoins ne sont pas nourris, et je ne parle pas des besoins égotiques qui nous dirigent dans la désintégration. Je parle de besoins qui lorsqu'ils sont nourris nous mène vers l'intégration. Et si le secret était d'avoir deux conjoints complémentaires avec un mode de vie entre adultes, basés sur "la liberté sentimentale et sexuelle (le rejet de l'obligation d'exclusivité), l'égalité et l'honnêteté entre partenaires, et le respect de l'individualité et de l'autonomie de chacun". Sur le principe, moi, ça me fait un peu rêver… Par contre, je vais être honnête, je ne tenterai même pas ! Ça reste de l'ordre de la rêverie. Tout simplement, parce que je ne connais aucun couple qui fonctionne comme ça, où c'est "sain", et où les personnes sont heureuses, épanouies et dans l'essence. Ils sont plutôt dans leur ego… et c'est assez glauque. Rien que de penser aux risques… Non merci ! Et surtout, celui qui partage ma vie est 9. Ce genre d'idée lui donne envie de remplir son carnet de timbres d'un coup. Et je tiens à lui et à mon petit cocon familial. C'est parfois ennuyeux et il me manque des choses, mais au moins, on est bien, au chaud et en sécurité. C'est le genre de concession qui me convient. J'ai aussi l'instinct sexuel blessé. Ça doit jouer un peu…
  19. Bonjour à tous, Arrghhh, zut, ce n’était pas mon intention… Ce sont les circonstances dans lesquelles Tonton François a dit cette fameuse phrase qui m’ont fait déraper. De deuil, il est malgré tout question ici. Deuil de l'enné-agora et surtout deuil du Fabien, divinité tutélaire, qui répond à tous nos questionnements sur simple appui du bouton "Envoyer la réponse". Le Fabien continuera toutefois à diffuser ses sages paroles en d’autres lieux, tel que son blog et tant mieux pour nous ! Allez j'arrête de parler. Très amicalement, Alice et le lapin
  20. Bonjour Pika, Alice et le lapin et Fabien, Merci Pika pour ce poste. Il est l'occasion pour moi de poster un dernier message avant la fermeture imminente (temporaire, j'espère, avant la définitive de juillet prochain). Ton message m'a permis de mieux ressentir l'impact sur les profils sociaux. Il est vrai que ce forum est le lieu d'expression et de rencontre d'une communauté particulière. Merci Fabien pour ce boulot gigantesque tant au niveau modération que du point de vue de l'accompagnement des étudiants/stagiaires. Lors de la lecture de l'annonce de fermeture au 17 janvier, j'ai eu le réflexe d'envoyer (enfin) mon mail de bons vœux à Fabien et Patricia. Des bons vœux de santé notamment, naturellement. Je prends conscience aujourd'hui que j'ai ressenti beaucoup de pudeur et de retenue avant d'écrire mon mail (et aussi dans le choix d'envoyer un mail plutôt que de réagir sur le forum). Je suis donc touché par ton aparté, Pika. *-*-*-*-* Merci à chacun et chacune qui a contribué ici pour avoir fait de ce forum ce qu'il est aujourd'hui. Bon amusement pour préparer votre certification à ceux qui sont dans le cas cette année. Benoît
  21. Bonjour à tous, "De mon côté, j'espère que ton esprit restera attaché à ton corps pour encore looonngtemps !" Il vaut mieux parce que si ça continue, cette conversation va ressembler à une notice nécrologique. Très amicalement, Fabien
  22. Bonjour à tous, Merci Pika d'avoir ouvert ce sujet qui me permets de redire merci à Fabien pour… tellement de choses… La fermeture du forum était prévue depuis un moment déjà. Pourtant le savoir est une chose, l'intégrer en est une autre. Comme toi Pika, j'ai un instinct social bien blessé, et le forum et ses stagiaires ainsi que Fabien et Patricia font partie d'un de mes groupes principaux, c'est donc pour moi un sacré crève-cœur… Pourtant ce qui domine c'est un sentiment de reconnaissance. Reconnaissance pour tout ce temps que Fabien à consacré à la modération de ce forum mais surtout à travers lui à nous guider vers le chemin de l'essence. C'est finalement un bien bel exemple de service (au sens de l'ennéagramme des processus du stage Essence) que tu nous donnes là Fabien. Merci. De mon côté, j'espère que ton esprit restera attaché à ton corps pour encore looonngtemps ! Avec toute mon affection, une de tes nombreuses nièces et nombreux neveux, Alice et le lapin
  23. Bonjour à tous, "Ce petit paragraphe un peu maladroit, c'est tout ce que j'ai pu trouver pour partager un peu d'émotion tout en restant pudique." J'attache plus d'importance au fond qu'à la forme, donc merci Pika. "Mais mon centre émotionnel est en dernier, et on ne se refait pas." Un peu quand même ! C'est bien pour cela que nous faisons de l'ennéagramme. Ton centre émotionnel restera en dernier, c'est sûr, mais rien ne t'empêchera de le faire grandir si tu le désires. *-*-*-*-* Pour mon ego, la décision était évidente. Je suis en souffrance et cette souffrance perturbe la qualité du travail que je fais ici. Cela faisait deux raisons impératives de faire cette pause ou cet arrêt. Pour mon instinct social par contre, la décision a été difficile à prendre mais nécessité fait loi. Il suffit de songer à la phrase qui rend triste quand on est gai et gai quand on est triste : "Ça aussi, ça passera." Et puis comme disait François Mitterrand : "Je crois aux forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas." Très amicalement, Tonton Fabien
  24. Bonjour Pika, bonjour à tous, Sans en avoir la certitude, je ne le pense pas non plus. C'est implicite, les mécanismes de défense que j'évoque sont utilisés principalement par les types 3, 6 et 9 pour soulager respectivement chacune de leur compulsion. Néanmoins, la 6 que je suis utilise par exemple l'identification pour éviter la déviance vis-à-vis de mon groupe. J'en parle dans la discussion “Répression des centres et mécanismes de défense”. Visiblement, un mécanisme de défense propre à un type peut être utilisé par un autre, soit dans le contexte de sa propre compulsion, soit pour éviter au cas par cas les échecs (identification), la déviance (projection) et les conflits (narcotisation). C'est peut-être l'utilisation du terme "mécanisme de défense" qui est gênante dans ma façon de présenter la chose, justement à cause de leur place dans le modèle et de leur lien direct avec les compulsions des types concernés. C'est bien sur cette base que s'appuie l'objet de mon premier émoi. Toutefois, ce qui m'est apparu, c'est moins "l'état" (passions) que le process par lequel cet "état" se matérialise : "Nous nous mentons tous en nous identifiant à notre ego, nous avons tous peur d'entreprendre le travail de libération spirituelle (la projection est une bon moyen de se départir de cette peur tout en validant son ego) et nous sommes tous paresseux pour le faire (sous-entendu que notre ego nous trouve facilement "mieux à faire"). Dans ce cas, il s'agirait moins pour l'ego d'éviter l'échec, la déviance, le conflit, que de se maintenir fermement en place par ces biais, entre autres phénomènes hypnotiques vus en stage. Le "contenu" varie, mais la structure de l'ego est la même pour tous. Si nous vivons tous les passions de mensonge, peur et paresse, pourquoi n'en serait-il pas de même d'un "process égotique" afférant à chacune d'entre elle (à supposer qu'un mécanisme précis soit forcément relié à l'expression d'une passion et ce de manière générale) ? C'était l'idée. Elle est pas mal "dégonflée" par ceci : Mon ego revient régulièrement en focus sur les types du triangle, moins parce que j'en suis, que parce que leur fonctionnement me fascine d'une certaine manière, comme un bel objet intellectuel. Une manière pour lui d'éprouver le modèle. Et puis comme je n'avais pas validé à 100 % ma signature intuitive, je me suis un peu méfiée de moi-même sur le coup. Très amicalement, Pocahontas
  25. Utilisation des mécanismes de défense

    Bonjour à tous, Après quelque chose d'aussi précis et complet, je n'ai pas autre chose à dire que "Merci, Yves". Très amicalement, Fabien
  26. Bonjour à tous, À deux jours de la fermeture (temporaire ou définitive) du forum, je me lance enfin pour vous poser à tous cette question : "Ça vous fait quoi de savoir que le forum sera peut être définitivement fermé en écriture dans deux jours ?" Ma première réaction en lisant le message de Fabien a été très émotionnelle. Je me suis dit : "OH MERDE !". Et puis, j'ai senti une vague d'angoisse et de stress m'envahir… Je me souviens m'être dit : "Mais comment est-ce que je vais faire maintenant ? C'est pas juste !" C'était une réaction très égotique et uniquement centrée vers l'intérieur, vers moi même. Je n'en suis pas très fière. Je dirais même que j'en ai très honte… Mais bon, c'est un forum où on essaye d'être honnête… et j'ai confiance aux lecteurs pour ne pas me juger trop vite, et surtout à l'administrateur… Alors, j'ai relu le message une autre fois pour être sûre d'avoir bien tout compris et de ne pas avoir surréagi en lisant trop vite et en ayant peut-être mal interprété des choses. Le mental est donc revenu, et ça m'a fait du bien. En le lisant une troisième fois avec le mental bien opérationnel, c'était comme une autre personne qui découvrait l'information pour la première fois. J'ai compris la décision, j'ai pris l'information telle quelle et j'ai accepté naturellement. Je ne ressentais plus d'émotion tournée vers moi même. Début d'une aparté Pendant la troisième lecture, avec le mental opérationnel, j'ai ressenti, sans l'ego à côté, de l'émotion tournée vers l'extérieur, envers l'auteur qui a des soucis plus importants que mes pauvres petits bobos égotiques d'enfant gâté. J'ai voulu lui écrire un petit mot, mais je ne l'ai pas fait. Si j'avais su écrire un mot, j'aurais sûrement dit quelque chose de gentil et ça aurait été totalement sincère. Mais mon centre émotionnel est en dernier, et on ne se refait pas. Ce petit paragraphe un peu maladroit, c'est tout ce que j'ai pu trouver pour partager un peu d'émotion tout en restant pudique. Fin de l'aparté Pour revenir à nos moutons, après digestion de ces émotions, je pense avoir compris ma première réaction égotique. J'ai ressenti et je ressens toujours de la tristesse et aussi de la peur face à la perte à venir d'un groupe où je commençais enfin à me sentir en sécurité. Je parle de mes camarades de stage qui ont réussi à m'apprivoiser doucement. Je parle aussi de mes camarades de forum que je n'ai jamais rencontré, mais dont je sens la bienveillance, et avec qui j'arrive à me confier. C'est agréable de se dire qu'on est "tordue" et qu'on peut en rire avec d'autres personnes aussi "tordues" (vous pouvez remplacer le mot tordue par égotique.). Moi, qui porte plein de masques dans ma vie personnelle et professionnelle, cela me fait beaucoup de bien de laisser tomber le masque le temps d'un stage où en me connectant sur le forum, cachée derrière un avatar. Je suis 6 et en plus j'ai l'instinct social… Les stages et le forum ont nourrit un de mes besoins où j'avais de grandes carences : faire tomber le masque sans avoir peur et se sentir accueillie et acceptée telle que je suis avec bienveillance, empathie et sans jugement. L'histoire n'est pas terminée mais ça sent la fin. C'est la vie, alors ça ira. Mais je m'en serais voulu de ne pas vous dire à tous, maladroitement, l'affection que j'ai pour vous. Et c'est plus facile à l'écrit, caché derrière un écran. Alors voilà, "merci les amis".
  27. Bonjour à tous, Voici la suite et la fin. Je n’ai pas constaté d’emploi des mécanismes d’identification et de formation réactionnelle. Je ne sais pas si cette non-constatation est due à des inattentions ou des dénis ou des amnésies, ou à une non-utilisation de ces mécanismes. Comme d’habitude, mon ego se sent déçu et contrarié de ne pas savoir… Hmmmpfff. ********** Poursuivons avec le centre instinctif. À propos du mécanisme de déni, j’ajoute, par rapport à mon premier message, qu’il me permettait, lorsqu'il concernait mon centre préféré, de nier la honte de sa faiblesse. Il protégeait ainsi mes fiertés égotiques (cf. le stage Libération). Je l’ai utilisé rarement. Par contre, j’ai narcotisé beaucoup plus souvent que je ne l’avais supposé dans mon premier message. J’ai déjà évoqué mes narcotisations dans ce message-ci et les suivants de la conversation “Hiérarchie des centres et mécanisme de défense”. J’ajoute ici que chaque narcotisation s’accompagnait d’une procrastination. « Ô rigoureux combat d’un cœur irrésolu Qui fuit en même temps tout ce qu’il se propose […] » disait de lui-même Auguste, dans Cinna de Corneille. Tourmenté par des sentiments violemment antagonistes, je réactivais la scission entre mon idéal de moi-même et mon rebelle intérieur. Conflit intestin ne pouvant être résolu que par la mise en œuvre de mon centre réprimé. Celui-ci aurait pu me sauver. Mais non. Soudain mon manque d’espérance (lié à ma répression de mon centre instinctif) m’emportait dans une grosse vague. Vite, isoler mon centre préféré de ces vagues de sentiments violents. Vite, geler mes centres… Vite, éviter le vide… Plonger à mental perdu dans la recherche de n’importe quelle information. À mon réveil, à moins d’avoir fait une belle découverte, je vivais, mêlée aux sentiments de vacuité et de vanité vaseuses mentionnés dans mon premier message, une douloureuse honte mélancolique… Je me sentais encore plus tourmenté qu’avant ma narcotisation. J’enviais certaines personnes motivées et auto-disciplinées, de ma famille ou autres. Entre parenthèses, cette honte, je ne la ressens pas souvent lorsque je subis la passion d’avarice. À cause de ses fiertés, mon ego assume plus facilement mon retrait-avarice que d’autres traits de ma personnalité, pourtant moins prégnants. Le mécanisme de narcotisation s’enclenchait en renfort du mécanisme d’isolation pour à la fois éviter un conflit, ne pas activer mon centre réprimé et servir la compulsion d’évitement du 5. ********** Terminons avec le centre mental. Voici quelques ajouts par rapport à mon premier message. Mes rationalisations me permettaient d’éviter des sentiments douloureux et perturbants, induits par les limites de mon centre préféré. Aux exemples de projection déjà cités, j’ajoute la projection de mon besoin de me relier aux autres, et la projection de ma peur de base. Celle-ci, un jour, je l’ai même projetée sur un 1 très capable, qui avait accompli de très belles choses. Je l’envie un peu. Lors de mes projections, mon ego cherchait à éviter de dévier par rapport à son idéal de moi-même, idéal qu’il avait créé. Cet évitement le sécurisait. Il évitait la honte ou le sentiment de culpabilité et d’autres sentiments imprévisibles. Son idéal ressemblait davantage à un ordinateur qu’à un être vivant. Ces deux mécanismes, rationalisation et projection, participaient à la préservation de mes fiertés égotiques et, en m’évitant des émotions perturbatrices, à la compulsion d’évitement du 5. ********** En conclusion, pour se protéger et protéger le fonctionnement de sa compulsion d’évitement, mon ego a mis en place, outre son mécanisme de défense préféré, d’autres évitements et leurs mécanismes associés : La rationalisation pour éviter des sentiments douloureux et perturbants, induits par les limites de mon centre préféré ; L’introjection-sublimation pour éviter la fusion-indifférenciation — je ne parle pas ici des premières introjections que j’ai citées dans mon précédent message : celles-là n’agissaient pas comme un mécanisme de défense — ; La projection pour éviter de dévier par rapport à son idéal de moi-même et ainsi éviter des sentiments perturbants ; La répression pour éviter de reconnaître mes sentiments et besoins perturbant son fonctionnement ; La narcotisation pour éviter des conflits internes émotionnellement très chargés, perturbant son fonctionnement, et de plus ne pouvant être résolus que par la mise en œuvre de mon centre réprimé ; Le déni pour nier la honte de la faiblesse de mon centre préféré ; D’autres peut-être, je ne sais pas. Voici ma liste corrigée, du mécanisme qui m’a paru le plus utilisé, à celui qui m’a paru le moins employé : De très loin le plus utilisé : le mécanisme préféré de mon ennéatype (5) ; Dans un ordre indéterminé : ceux de mon type de désintégration (7), de mes ailes (4 et 6) — mais certaines introjections n’agissaient pas comme un mécanisme de défense —, de l’ennéatype associé à mon centre de support (2), et de l’ennéatype du triangle associé à mon centre réprimé (9), Celui de l’ennéatype de mon type d’intégration (8), parfois suivi par celui de mon type de désintégration (7). Ceux du 1 et du 3 = ? ********** Même tendance pour moi que pour Patrick. Les hypothèses posées par Fabien ne sont pas invalidées par mes auto-observations. Trop bien défendu… Très amicalement, Yves
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