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Christine

Observations et doutes

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Christine

Bonjour Fabien,

Au niveau social, je m'appuie énormément sur mon aile 9, type qui me parait plus acceptable que mon propre type. Si je réfléchis bien, je ne sais pas même pas pourquoi je dis que mon type 1 me paraît peu acceptable, mais c'est ce que je ressens. Cela me fait penser à la conversation sur la détermination de mon type où j'ai longtemps hésité avec le type 9. Je focalise mon attention pendant l'auto-observation sur les mécanismes de mon aile et peu sur mon propre type. Alors j'ai l'impression de tourner en rond. Le type 1, c'est le type de ma mère. Je suppose que m'observer depuis l'aile 9 permet de me différencier de ma mère, mais je ne suis pas vraiment sûre. :confused:
Qu'en penses-tu ? Merci d'avance.

Très cordialement,
Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

L'acceptabilité sociale vient plus du niveau d'intégration que du type. Or évidemment, notre aile est au même niveau d'intégration que nous. Alors, même si parfois notre aile tempère les aspects gênants de notre type, la meilleure solution est encore au sein de celui-ci.

 

Il y a plusieurs centaines de millions de 1 dans le monde… tous différents. Le fait que tu sois 1 ne te fait pas plus ressembler à ta mère qu'à tous les autres 1.

 

Ceci dit, il est important que tu règles ce problème. Entre l'aile 9 et le mécanisme de défense de formation réactionnelle du 1, tu as peut-être du mal à l'admettre, mais il y a forcément un problème de colère vis-à-vis de ta mère qui doit être réglé. Le passé doit rester à sa place dans le passé et le pardon nous libère.

 

On ne s'intègre pas en auto-observant son aile principale et en travaillant sur ses mécanismes, mais en concentrant son activité sur le type de base. La focalisation sur ton aile peut aussi être un moyen par lequel l'ego assure sa pérennité.

 

Bien sûr, les deux hypothèses peuvent être vraies simultanément, mais je te conseillerai quand même de travailler en priorité sur la première.

 

Très cordialement,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

Je vais garder l'hypothèse du mécanisme de défense de l'ego. Même si j'ai du mal à focaliser sur mon type de base, au moins j'ai un petit indicateur qu'il y a quelque chose qui me dérange-stresse, et c'est une piste pour approfondir ce que je ressens. Quand quelque chose "cloche", je me retrouve non seulement dans mon aile 9, mais aussi dans mon type de désintégration 4. Je pense que je focalise mon attention dans l'auto-observation sur les choses qui ne vont pas au lieu de me concentrer sur ce qui se passe réellement. De toute façon, l'étape d'observation me parait difficile pour un 1 : soit la perception est suivie d'un jugement ; soit il y a une comparaison entre ce que j'observe et comment les choses devraient être.

 

Pour le problème de colère vis-à-vis de ma mère, j'ai commencé à lui écrire des lettres (sans les envoyer, comme tu as déjà suggéré dans d'autres conversations) ; rien que le fait d'exprimer ma colère me permet de relativiser les choses et de me rendre compte que parfois j'exagère dans ma critique. Et puis, il a aussi une forte colère contre ma grand-mère. Ça me chagrine que les deux ne se parlent plus. J'aimerais faire quelque chose, mais je me sens tellement impuissante.

 

Très cordialement,

Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

"Je pense que je focalise mon attention dans l'auto-observation sur les choses qui ne vont pas au lieu de me concentrer sur ce qui se passe réellement."

Ceci n'est pas de la vraie auto-observation puisque c'est fait depuis l'ego qui automatiquement juge. Nous parlons souvent d'auto-observation ici, mais l'auto-observation n'est pas juste un mot. C'est une technique qui s'apprend, avec une méthode destinée à éviter l'observation égotique, avec des indicateurs permettant d'évaluer le résultat de l'auto-observation, etc. Cette technique ne peut s'apprendre qu'en stage, Essence en l'occurence, car la supervision d'une personne qui y est experte est nécessaire.

 

"De toute façon, l'étape d'observation me parait difficile pour un 1."

Non, la vraie auto-observation est difficile pour tous les ennéatypes. Crois-tu qu'il y a des ego qui ne se défendent pas ?

 

"Rien que le fait d'exprimer ma colère me permet de relativiser les choses et de me rendre compte que parfois j'exagère dans ma critique."

Pas d'accord non plus. Je parie que c'est là immédiatement de la formation réactionnelle, et donc une expression totalement insuffisante de la colère. Là aussi, c'est difficile de ne pas se mentir à soi-même quand on essaye de travailler seul. Il faut un oeil extérieur à l'ego pour travailler sur l'ego.

 

Très cordialement,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien,

 

Je parie que c'est là immédiatement de la formation réactionnelle, et donc une expression totalement insuffisante de la colère.
C'est possible et d'ailleurs, c'est un mécanisme que j'ai du mal à reconnaitre. Tu écris dans ton livre : "La formation réactionnelle consiste à exprimer des sentiments ou à avoir des comportements contraires à ce qu'il vit inconsciemment." Il s'agirait de découvrir ce que l'on vit intérieurement, ce que l'on ressent vraiment, et donc agir en accord avec ce que l'on ressent. En réfléchissant bien, oui, ce n'est pas évident d'agir de manière spontanée. Au fond de moi, j'ai un peu peur que l'on se moque de moi.

En ce sens, j'ai remarqué que j'ai du mal à donner mon opinion en général. Je laisse parler les autres, si je suis d'accord avec quelqu'un, j'acquiesce, mais je n'arrive pas à me former ma propre opinion. Pour me consoler, je me dis que mon opinion n'a pas beaucoup d'importance. C'est aussi de la formation réactionnelle ?

 

Très cordialement,

Christine

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Christine

Si je comprends bien, il faut mieux exprimer la passion de la colère que la compulsion d'évitement de la colère.

 

Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

"En réfléchissant bien, oui, ce n'est pas évident d'agir de manière spontanée. Au fond de moi, j'ai un peu peur que l'on se moque de moi."

Je suis désolé, mais je n'ai pas réussi à comprendre le lien entre cette phrase et la définition de la formation réactionnelle. Peux-tu me l'expliquer ?

 

"Pour me consoler, je me dis que mon opinion n'a pas beaucoup d'importance. C'est aussi de la formation réactionnelle ?"

Oui, mâtinée d'aile 9.

 

"Si je comprends bien, il faut mieux exprimer la passion de la colère que la compulsion d'évitement de la colère."

Pourquoi choisir entre la peste et le choléra ? Il s'agit de deux mécanismes égotiques et automatiques qui doivent disparaître conjointement. Le jour où le 1 a éliminé en lui les colères égotiques, la formation réactionnelle devient inutile.

 

Attention, je ne dis pas que toutes les colères sont illégitimes. Et je distingue aussi le ressenti des émotions et leur expression.

 

Très cordialement,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien,

 

"Je suis désolé, mais je n'ai pas réussi à comprendre le lien entre cette phrase et la définition de la formation réactionnelle. Peux-tu me l'expliquer ?"

Parfois, j'ai envie de faire quelque chose, et puis sans savoir pourquoi je me bloque.

Je donne l'impression d'être quelqu'un de timide, et on me dit souvent que j'ai envie de dire quelque chose mais que je n'ose pas.

Je me demandais ce qui peut se passer si je mets en oeuvre ce que j'ai dans la tête (= agir spontanément). J'ai envie de faire une chose, et je ne le fais pas (par peur) ; je pensais que c'était de la formation réactionnelle.

 

"Si je comprends bien, il faut mieux exprimer la passion de la colère que la compulsion d'évitement de la colère."

Je rectifie. Il faut exprimer son ressenti (la colère inclus). Dans le cas de ma mère et quand j'écris une lettre, j'exprime mon ressenti jusqu'au bout. Ça me permet d'analyser la situation en laissant de côté mes sentiments et de relativiser.

 

J'espère être plus clair aujourd'hui. :laugh:

Très cordialement,

Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

"J'ai envie de faire une chose, et je ne le fais pas (par peur) ; je pensais que c'était de la formation réactionnelle."

C'en est très vraisemblablement.

 

"Il faut exprimer son ressenti (la colère inclus)."

Il faut vivre son ressenti, et choisir librement quand il est approprié de l'exprimer.

"Dans le cas de ma mère et quand j'écris une lettre, j'exprime mon ressenti jusqu'au bout."

Dans ce cas précis de lettres non envoyées, oui, il faut l'exprimer totalement, jusqu'au bout dans toute son intensité. Je redis ce que j'ai déjà dit dans d'autres conversations, une vraie colère est intense. Ce n'est pas, par exemple, "Ma chère maman, tu ne m'as pas donné toute l'attention que j'aurais pu désirer" ; c'est, par exemple toujours, "Sale garce, tu préferais t'occuper de ton boulot de merde plutôt que de moi, et moi je crevais de solitude, de trouille et de manque d'amour. Salope !" C'est la différence entre formation réactionnelle et colère.

"Ça me permet d'analyser la situation en laissant de côté mes sentiments et de relativiser."

Cette phrase me gêne beaucoup, car elle dit clairement que les émotions ne sont pas OK. Une situation s'analyse avec le centre mental et avec le centre émotionnel. Relativiser en l'occurence veut dire nier ma colère et ma souffrance. Cela ne peut pas marcher.

 

Très cordialement,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien,

 

Je commence à mieux repérer la formation réactionnelle. :rofl:

 

"Il faut vivre son ressenti, et choisir librement quand il est approprié de l'exprimer."

Je vis mon ressenti et je l'exprime sans regarder si le moment ou la personne est approprié ou non. Si je ressens une connexion affective, c'est plus fort que moi et il faut que j'exprime mon ressenti.

S'il n'y a pas de connexion affective, j'ai du mal à savoir ce que je vis intérieurement. Je garde tout au fond de moi.

Avec le temps, le premier cas est de moins en moins fréquent ; il est remplacé par de la formation réactionnelle (ex. : j'envie de faire quelque chose ou dire quelque chose, et puis je me bloque).

 

"Relativiser en l'occurence veut dire nier ma colère et ma souffrance. Cela ne peut pas marcher."

Je relativise mes demandes (à ma mère). Elle me répond souvent "oui, je comprends", alors que j'attends une réponse affective. Alors, c'est frustrant et c'est vrai que je garde pour moi une partie de ma souffrance.

 

"Les émotions ne sont pas OK."

Je ne sais pas, mais en tout cas elles me débordent. Je ne veux pas nier ma souffrance, mais il est fort probable que ma mère réprime le centre émotionnel ; relativiser veut dire ne pas attendre ce qu'elle est incapable de donner. Dis autrement : reconnaitre et accepter ce qu'elle me donne (sachant que j'en voudrais plus). :laugh:

 

Très cordialement,

Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

Tu as totalement raison sur le fait qu'il est inutile d'attendre de quelqu'un qu'il vous donne ce qu'il ne peut pas donner. C'est de la sagesse.

 

Bien évidemment, quand il s'agit de sa mère dont il est légitime d'attendre une écoute et un soutien émotionnels, c'est vraiment très douloureux.

 

Pour avoir vécu un manque du même type, je crois que la solution est de tourner son attention vers d'autres relations dans lesquelles nous obtenons la "réponse affective" désirée. Bien évidemment, c'est différent et il ne s'agit pas de se faire materner par d'autres. Pour éviter cela, il vaut mieux traiter la souffrance et faire l'indispensable pardon.

 

L'adulte en nous trouve parfaitement son compte dans ces autres relations. Notre enfant intérieur souffre parfois toujours du manque, mais l'adulte en nous peut jouer le rôle parental substitutif. En gros, remplacer "Mère -> Enfant" par "Autre(s) -> Nous-adulte -> Nous-enfant intérieur"

 

Très cordialement,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien,

 

J'ai effectivement tourné mon attention vers les autres pour combler mon manque affectif. Cela expliquerait donc mes difficultés relationnelles, car je maintenais des relations OK-non OK. Quand tu parles de materner, c'est le bon mot, je cherchais à me faire materner par un peu n'importe qui. Et je ne savais pas du tout choisir les bonnes personnes. Je pense qu'il faut que je commence par là, apprendre à choisir les bonnes personnes.

 

Très cordialement,

Christine

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Harper

Bonjour Christine,

Je pense qu'apprendre à te "materner toi-même" est une autre priorité. Dans mon expérience personnelle, avoir appris à me donner à moi-même une "ration d'urgence" de maternage permet de ne pas chercher à tout prix à me faire materner par la personne qui est là, appropriée ou pas.
Quelque part, si je suis en mesure de me materner moi-même en cas de besoin, alors je sais qu'il y a au moins une personne qui est toujours là pour moi…

:calin:
Bénédicte

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Christine

Bonjour à tous,

Bénédicte, merci pour ton témoignage et ton conseil. Je suis tellement "obsédée" par les autres que je ne pense même pas penser à m'occuper de moi-même. Oups… va falloir que je mette en pratique la citation de ma signature. :wink:
Ca parait compliqué. :confused: C'est sûrement le manque d'habitude.
Je suis heureuse d'avoir fait le point sur le manque affectif de mon enfant intérieur. Pour une fois, je ne cherche pas à nier ma souffrance ou à excuser ma mère comme je faisais habituellement.
Je suis émue car je fais un grand pas dans mon développement personnel. :heart::calin:

Christine

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Harper

Bonjour Christine,

Bien entendu, si c'est difficile au début de te materner toi-même, ou si plus tard même en en étant capable, tu te sens trop fatiguée-déprimée-déroutée, il est tout à fait approprié de rechercher du réconfort auprès d'autres personnes…

:kiss2:
Bénédicte

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine et Bénédicte,

Je suis pinailleur comme d'habitude ! :sorry:

Je ferai une distinction entre materner son enfant intérieur et se materner soi-même. L'enfant intérieur (c'est de lui dont j'avais parlé dans mon message du 24) est une partie de nous-même qui a gardé les traces positives et négatives de notre enfance. Il est OK de le chérir et de le consoler quand il en a besoin. Il n'est pas nous pour autant. Les parties adultes en nous méritent notre attention et qu'on s'occupe d'elles. Je ne suis pas sûr que les materner soit sain.

Je suis sensible à ce sujet, parce que c'est généralement une problématique du 7. Quand on étudie, dans le stage Connexions, la manière dont chaque type se positionne par rapport à ses parents, on voit que le 7 a une tendance à se materner lui-même globalement. C'est cela qui en fait bien souvent à l'âge adulte un enfant gâté narcissique. Étant, bien sûr, tombé dans aussi dans ce piège-là, je suis sensible à la distinction.

Très amicalement,
Fabien

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Christine

Bonjour à tous,

 

Fabien, je parle bien de materner mon enfant intérieur.

 

Je me sens bien car j'ai parlé librement de mon ressenti et je me sens comprise. :heart:

 

Je me recentre maintenant sur les mécanismes de mon type.

 

J'observe à présent la fixation du perfectionnisme. Je crois qu'elle est assez forte car j'ai du mal à la reconnaitre (admettre), mais je ne peux plus la nier. J'avais connu la même résistance pendant la détermination de mon ennéatype. Bénédicte, tu avais beaucoup insisté à l'époque sur le perfectionnisme, et j'avais alors envie de me reconnaître dans n'importe quel type pourvu que ce ne soit pas le type 1.

J'ai un radar qui me dit quand quelque chose ne va pas. Je passe alors à l'action pour arranger la situation. Et je me sens satisfaite de faire progresser les choses.

Quand il ne fonctionne pas, je me sens un peu perdue. Je crois que la fixation donne un sens à mes actions. Améliorer quelque chose qui ne va pas m'apporte une très grande satisfaction, je me sens comblée. C'est beaucoup plus simple de me laisser guider par ma fixation, que d'essayer de déterminer et d'envisager de faire quelque chose qui me ferait plaisir et qui me permettrait de me sentir réellement épanouie.

Pourquoi cette remise en question maintenant ? Avec le temps, la satisfaction dure de moins en moins, mon vide intérieur n'est plus comblé. Et le sentiment d'insatisfaction personnelle s'agrandit, provoquant une immense souffrance.

 

:bye::kiss2:

Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

"Fabien, je parle bien de materner mon enfant intérieur."

Je sais, mais je suis un fervent adepte de la précision du langage. Il nous arrive de faire une distinction claire à un moment donné, et puis de ne plus bien la saisir à un autre, simplement parce que les circonstances de notre vie ont changé. Et puis telle distinction qui nous semble évidente et peut donc être passée sous silence ne l'est pas forcément pour les lecteurs de cette conversation.

 

"Pourquoi cette remise en question maintenant ? Avec le temps, la satisfaction dure de moins en moins, mon vide intérieur n'est plus comblé. Et le sentiment d'insatisfaction personnelle s'agrandit, provoquant une immense souffrance."

Il y a un lien entre l'ego et le mythe de Sisyphe. Les objectifs de notre sont inatteignables parce que déconnectés du monde réel. Et il y a un jour où Sisyphe est insatisfait, épuisé et découragé. Et il n'y a pas d'autre solution que le lâcher prise.

 

Très amicalement,

Fabien

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Harper

Bonjour Christine,

J'ai un radar qui me dit quand quelque chose ne va pas. Je passe alors à l'action pour arranger la situation. Et je me sens satisfaite de faire progresser les choses.

Eh oui, c'est bien là le cœur du type 1. Le problème étant que parfois le radar se déclenche pour des choses qui n'en valent pas la peine… et le 1 se met à voir comme incorrectes et à vouloir corriger des choses qui peuvent tout à fait rester en l'état… ou qui finiraient par évoluer positivement en leur temps… Seulement le 1 veut passer à l'action pour améliorer les choses, et tout de suite si possible…

Remarque : remplace le radar qui dit que les choses ne vont pas par un radar qui repère ce qui est suceptible de mal tourner… et tu as un 6 ! Sauf que je réprime l'instinctif et qu'au lieu de passer à l'action, je mentalise sur comment et pourquoi ça va aller de travers, et comment je vais (peut-être) pouvoir éviter ça…

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Christine

Bonjour Fabien et Bénédicte,

Lâcher prise, j'avais déjà lu ce mot dans plusieurs conversations mais je viens seulement de comprendre… Je pense acheter le livre de Hugh Prather que tu recommandes dans une autre discussion. Je ne vais pas dire que j'arrive à lâcher prise, mais j'y arrive de temps en temps ces derniers temps grâce au soutien de mon compagnon. :heart:

Bénédicte, j'ai tiqué en te lisant : "Le radar se déclenche pour des choses qui n'en valent pas la peine…" :sour:
:idontthinkso: Tout vaut la peine… (d'être corrigé). Je me fais encore berner par mon ego, n'est-ce-pas ? :blush:
Aujourd'hui, après relecture, ce que tu écris est tout à fait correct.

Merci à tous les deux pour votre soutien. :kiss2:
À bientôt,
Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

"Tout vaut la peine… (d'être corrigé). Je me fais encore berner par mon ego, n'est-ce-pas ?"
Oui. C'est la différence entre la fixation de perfectionnisme et l'idée supérieure de perfection : le discernement à propos de ce qui mérite d'être fait ou corrigé.

[Quelle horrible expression que "vaut la peine" ! Ou "vaut le coup" ! Pourquoi présupposer que l'action ou la correction sera douloureuse ? Elle le sera peut-être, et peut-être ne le sera-t-elle pas. Même hors d'un ego de 7, la peine n'est pas très motivante… Pourquoi ne pas dire, comme je l'ai fait ci-dessus "mérite d'être fait", ou autres expressions équivalentes à trouver (et à proposer). Après tout, un 1 alpha doit s'intégrer dans la joie et l'optimisme du 7, non ?]

Très cordialement,
Fabien

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Christine

Bonjour Fabien,

"Quelle horrible expression que 'vaut la peine' !"
Heu… J'ai repris l'expression de Bénédicte. :tongue: Moi, j'aurais dit "vaut le coup" ! :blush::rofl: :rofl: :rofl:

"Pourquoi présupposer que l'action ou la correction sera douleureuse ?"
Non, l'action doit être douloureuse. Combien de fois j'ai entendu ma mère, après avoir pris le sirop qui irrite encore plus la gorge au lieu de la soulager, dire : "Si tu as mal, c'est que le médicament marche." À l'inverse, on pourrait dire que s'il n'y a pas douleur, ça ne fonctionne pas bien.

 

Effectivement, la peine n'est pas motivante du tout, et c'est triste d'admettre que l'action et la douleur doivent aller de pair. Cela me rappelle un livre de Osho sur la joie, où il explique comment nous nous afférons à la souffrance (elle nous apporte l'attention des autres, avec le temps elle devient familière, et il est difficile de s'en détacher).

Très cordialement,
Christine

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Harper

Bonjour Christine et Fabien,

"Quelle horrible expression que 'vaut la peine' !"
Heu… J'ai repris l'expression de Bénédicte. :tongue: Moi, j'aurais dit "vaut le coup" ! :blush::rofl: :rofl: :rofl:

Pour moi, il n'était pas particulièrement question de souffrance dans cette expression, mais d'effort inutile.
Ben oui, quoi… utiliser mon centre instinctif réprimé pour un résultat insuffisant… ou dans des conditions où il suffirait d'attendre pour avoir le même résultat… :laugh:

Une autre explication glanée dans un bouquin (de Shakti Gawain) était que la souffrance était causée par la résistance à quelque chose. Cette explication-là est plus proche de mon propre vécu, mais les choses peuvent être différentes d'un type à l'autre. Ou peut-être est-ce que je ne me rappelle que ces souffrances-là et pas les autres ?

Très cordialement,
Bénédicte

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Christine

Bonjour Bénédicte et Fabien,

 

Suite à vos derniers messages, ça carbure fort dans ma tête. :cry:

 

Mon centre mental (réprimé) se met en marche. J'analyse un peu mieux les situations et les gens, ma rigidité s'estompe. C'est positif, je m'adapte à mon environnement et je pense trouver ma place. :happy:

Et puis, d'un coup, une sorte de déprime s'empare de moi ; incapable de réagir, je me laisse bercer dans un état mélancolique (glissement en 4 ?).

Ensuite, je tombe dans un nouveau état (aile 9), je ressens une fatigue générale où tout m'est plus ou moins égal.

 

J'avais déjà remarqué ce schéma chez moi, mais il était trop rapide pour que je puisse l'observer. Le cycle terminait par un regain d'énergie, je retombais dans mon marathon d'action. Avec le temps, les étapes se sont ralenties, provoquant un véritable malaise, et puis un désespoir devant mon incapacité d'adaptation.

 

Le moment de connexion à mon centre mental m'apporte réconfort et confiance, mais en forçant la machine pour faire durer la sensation de confort, je cale.

 

Tout ce schéma n'est qu'une illusion de mon ego, n'est-ce-pas ? :blush:

 

Très cordialement,

Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

"Et puis, d'un coup, une sorte de déprime s'empare de moi."

C'est une réaction normale. Nous sommes tous désemparés quand nous cessons d'utiliser notre centre préféré. Que faire d'autre ?

 

"En forçant la machine pour faire durer la sensation de confort, je cale."

Parce qu'il est inutile, voire dangereux, de forcer la machine : tu peux lire à ce sujet un message que j'ai posté ce matin dans une autre conversation.

 

Il suffit de vivre ces moments pour ce qu'ils sont et pour le temps qu'ils durent. Alors, peu à peu, ils prendront plus de place dans ta vie, phénomème que tu as déjà commencé à constater, je crois : "J'avais déjà remarqué ce schéma chez moi, mais il était trop rapide pour que je puisse l'observer." Il s'est maintenant suffisamment allongé pour que tu puisses l'observer, et plus tu l'observeras, plus il s'étendra. Il n'y a rien d'autre à faire (je sais, c'est dur pour un 1 :happy:).

 

Très cordialement,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien,

 

"Il n'y a rien d'autre à faire."

Oui, c'est du lâcher prise. Je tenais à rajouter (maladroitement car les idées se bousculent dans ma tête) avant la pause Noël que comprendre tout ceci était très important pour moi. J'ai l'impression que l'auto-critique cesse. Je fais la différence entre moi et mes gestes (actes) ; si je fais quelque chose de mal, cela ne veut pas dire que je suis mauvaise. :happy: C'est un grand soulagement. :heart:

 

Joyeux Noël et grosses bises à tous, en particulier à Fabien et Bénédicte. :wink:

 

:calin:

Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Chrsitine,

 

"Je fais la différence entre moi et mes gestes (actes) ; si je fais quelque chose de mal, cela ne veut pas dire que je suis mauvaise."

Ah oui ! C'ette distinction est importante pour tous les ennéatypes dans leur communication avec eux-mêmes et avec les autres. Il me semble qu'elle est vitale pour certains d'entre eux, dont le 1, qui ont tendance à considérer que quelque chose ne va pas au niveau de leur identité. Intégrer cette idée est donc un pas fondamental dans l'intégration, sans lequel le 1 ne peut passer à la patience et la perfection, les qualités de son essence.

 

Très bonnes fêtes de fin d'année à toi aussi, et à tous les lecteurs de cette conversation.

Très cordialement,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien,

Ce week-end, j'ai eu le droit au festival complet : compulsion, colère, formation réactionnelle et… pour une fois, j'ai aussi pris conscience de la fixation du type 1.
L'irrésistible perfectionnisme qui mêne tout droit à la sainte colère. À un moment donné hier, je me suis sentie d'un coup tellement impuissante :cry: que j'ai ressentie pour la première fois de la compassion pour moi-même. Pour quelqu'un habitué à tomber aussitôt dans l'auto-critique, c'est un pas énorme. J'ai dû me raccrocher fermement à la distinction entre ce que je suis et mes actes que nous avions évoqué dans les deux derniers messages. Ce n'est pas le même soulagement que je peux ressentir après une bonne colère (où je sens un regain d'énergie), mais ce n'était pas désagréable. :wink:

Comme on dit au pays des 7, bisous tendresse.
:bye:
Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

 

"J'ai ressentie pour la première fois de la compassion pour moi-même. Pour quelqu'un habitué à tomber aussitôt dans l'auto-critique, c'est un pas énorme."

Magnifique effectivement. La compassion pour soi est une voie étroite entre la colère contre soi et l'auto-apitoiement, elle est accès à l'essence.

 

Bisous bravo,

Fabien

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Christine

Bonjour Fabien et à tous ceux qui nous lisent,

"Bisous bravo."
La distinction entre ce que je suis et mes actes vaut aussi pour les compliments. Avant j'en aurais tiré une petite fierté, mon ego aime les compliments.

J'essaye aussi de faire cette distinction chez les autres. Quand je suis déçue par quelqu'un et que je lui ai collé l'étiquette de "pas fiable", je ne supporte plus d'avoir de contacts avec cette personne et à la longue, je finis par m'isoler. Avec des gens que je connais peu, ce n'est pas trop grave. Mais avec des gens que je suis obligée de cotoyer quotidiennement, ça me pose un sérieux problème. Aller au travail, ou à la fac quand j'étais plus jeune, peut devenir un véritable calvaire. Actuellement, j'observe les résultats dans mon travail et le bilan est positif et très satisfaisant.

"La compassion pour soi est une voie étroite entre la colère contre soi et l'auto-apitoiement."
Je n'y avais pas pensé, mais j'étais vraiment au bord de l'auto-apitoiement. Un coup, j'avais lu sur la page web de France Valeurs : "Se désespérer, c'est faire deux bêtises au lieu d'une." C'est vrai, et puis ça ne sert vraiment à rien de tomber dans l'auto-apitoiement.

Pour faire référence au titre de la conversation, j'ai remarqué que je doute de moins en moins grâce à une meilleure utilisation du centre mental. En général, je suis trop (pré)occupée à essayer de ne pas faire d'erreurs que je n'ai pas l'habitude de prendre en considération ce que je pense et de faire confiance à mes pensées. Alors quand je le fais, je cesse de douter et cela me donne le courage de ne pas tomber dans l'auto-apitoiement.

J'arrête… c'est l'heure de manger !

:kiss2::bye:
Christine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Christine,

"J'arrête… c'est l'heure de manger !"
À 14h17 ! Je plains les 7 espagnols. :rofl: Chaque voyage en Espagne a été une torture pour moi de ce point de vue, mais un régal par tant d'autres côtés que j'y retournerai à la première occasion, bien sûr.

"J'ai remarqué que je doute de moins en moins grâce à une meilleure utilisation du centre mental."
Oui, c'est un premier bénéfice. De plus, je pense que beaucoup des erreurs que les 1 commettent viennent de l'utilisation de l'instinctif avant le mental. Développer le mental a son intérêt propre, mais allège aussi la fixation, et produit donc un double bénéfice.

Bises, Fabien

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Christine

Bonjour à tous,

Je suis en train de réaliser, grâce aux feedbacks de mon mari et d'amies, que je fais (je ne sais pas la fréquence) des transes d'identification. D'après leurs commentaires, je penche pour une identification au type 8 (qui est le type de mon père). Mais depuis que j'accepte le côté agressif de mon type, j'ai quelques doutes et je ne sais pas distinguer si je m'identifie au 8 ou tout simplement à mon propre type.

Je cite quelques pistes à ce propos :

  • Quand je pense aux 8, je pense avant tout à mon père que je ne perçois pas comme quelqu'un d'agressif. (Cela doit influencer l'idée que j'ai des 8).
  • J'ai reçu le feedback d'une amie 1 mu qui m'a récemment perçu comme un "juge" à propos d'un commentaire que j'avais balancé entre amies… il y a assez longtemps. Il est clair que je lui ai causé une forte impression. Venant d'une 1 mu, cela me semble significatif.
  • Je me suis rendue compte en fin d'année dernière que je réprimais l'émotion de la peur et je suis incapable de savoir pourquoi. Est-ce que cela pourrait être du déni quand je m'identifie au type 8 ? Maintenant, j'accepte cette émotion et j'ai découvert que j'ai pas mal de peurs, mais cela ne me paralyse pas; au contraire, cela m'oblige à penser avant de foncer.
  • Mon mari est formel : je suis comme mon père quand je suis à la défensive. C'est ce qu'il a toujours pensé quand nous nous sommes rencontrés. J'ai progressé depuis… Plus assertive et moins à la défensive. :wink:
  • Comme cela fait plusieurs années que je ne travaille pas, je ne m'identifie pas à la fierté de mon type (je suis travailleur).

Qu'en pensez-vous ?

Très amicalement,
Christine

PS : petit clin d'oeil au dernier message de Fabien. 15:53 : je suis en train de poster au lieu de faire la sieste… mais bon j'ai encore une heure devant moi si je souhaite faire une petite pause. :happy:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Nous transportons tous à l'intérieur de nous une petite copie de nos parents qui n'est pas nous mais qui prend de temps en temps les commandes. Comme nous le suggérons au stage Éveil, il est souhaitable de traiter les transes d'identification aux parents êt aux figures d'autorité de notre toute petite enfance. Même si on ne les a pas repéré.

 

"J'ai reçu le feedback d'une amie 1 mu qui m'a récemment perçu comme un 'juge' à propos d'un commentaire que j'avais balancé entre amies…"

Être perçu comme un juge, ça, c'est du 1 de base. Il me semble que ce n'est pas une phrase employée très souvent à propos des 8.

 

"Je me suis rendue compte en fin d'année dernière que je réprimais l'émotion de la peur et je suis incapable de savoir pourquoi. Est-ce que cela pourrait être du déni quand je m'identifie au type 8 ?"

Cela pourrait, mais je ne sais pas si c'est la seule explication possible. Peut-être y en a-t-il dans le 1.

 

"Mon mari est formel : je suis comme mon père quand je suis à la défensive. C'est ce qu'il a toujours pensé quand nous nous sommes rencontrés."

Nos proches sont souvent les meilleurs pour détecter ce genre de transe. Demande-lui de te signaler quand cela se produit et traite la transe.

 

"Comme cela fait plusieurs années que je ne travaille pas, je ne m'identifie pas à la fierté de mon type (je suis travailleur)."

Ah bon, tu as la chance de passer tes journées dans un hamac à siroter des piña colada entourée d'éphèbes satisfaisant tes moindres désirs ? :rofl: Ou est-ce que notre société ORANGE a réussi à te faire croire que ne pas avoir une activité salariée signifie qu'on ne travaille pas ?

 

Très amicalement,
Fabien

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Kayla

Bonjour vous deux, :happy:

 

"Je me suis rendue compte en fin d'année dernière que je réprimais l'émotion de la peur et je suis incapable de savoir pourquoi. Est-ce que cela pourrait être du déni quand je m'identifie au type 8 ?"

Cela me fait penser à une réflexion de mon amie, 1 mu, il y a un an ou deux : "Avoir peur, c'est manquer de courage ; manquer de courage, c'est incorrect, et dans certaines situations inadmissible." Elle a aussi déjà fait plus court : "La peur est une émotion incorrecte." Ce n'est pas forcément généralisable, certes.

 

"Ah bon, tu as la chance de passer tes journées dans un hamac à siroter des piña colada entourée d'éphèbes satisfaisant tes moindres désirs ? :rofl: Ou est-ce que notre société ORANGE a réussi à te faire croire que ne pas avoir une activité salariée signifie qu'on ne travaille pas ?"

Merci… Je vais pouvoir la ressortir souvent celle-ci. :happy:

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Caro1

Bonjour à tous,

 

Ça m'a fait rire. Au début, quand j'ai arrêté mon activité professionnelle, je me suis dit et je disais aux autres que je ne travaillais plus. Seulement, il ne s'est pas passé un mois, une semaine, voire une journée où j'étais réellement dans le non-faire.

Faire le ménage, faire les courses, faire la chambre du bébé qui allait arriver, faire des recherches pour un nouvel appartement, et même le faire ce bébé…

Ensuite, faire un nouveau projet professionnel, reprendre des études, faire du bénévolat, faire de l'Ennéagramme…

Faire faire faire.

 

Mon agenda est tellement rempli que je me demande si je vais avoir du temps pour reprendre un travail…

 

Il paraît que le 1 se détend en vacances… Moi je ne sais pas, même en vacances je prends du travail à faire… Je m'en suis aperçu pendant mes dernières vacances.

Point sur lequel je vais travailler pour les prochaines…

 

Très amicalement,

Caro

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Il paraît que le 1 se détend en vacances…"

Qui dit cela ? Pas nous en tout cas. Les mécanisme égotiques ne prennent pas de congés ! Sauf donc si ses idéaux l'y obligent ou si les circonstances de vie le mettent dans un environnement moins imparfait, le 1 reste lui-même en vacances.

 

Très amicalement,

Fabien

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Caro1

Bonjour Fabien,

 

Pour répondre et préciser, je lis actuellement diverses approches de l’Ennéagramme, dont celle de Helen Palmer.

 

« Un Perfectionniste vit dans une maison à plusieurs pièces. » Selon H. Palmer dans Le Guide de l’Ennéagramme, le critique intérieur du 1 habite dans les étages supérieurs de cette maison (image de l’appareil psychique ?), et vit dans la quasi inconscience des sentiments et émotions qui entrent périodiquement dans la maison (quels liens avec le mécanisme de défense du 2, la répression ?). Mais si ceux-ci montent dans les étages supérieurs, le 1 se focalisera sur les erreurs ou méfaits des autres afin d’échapper aux sentiments inacceptables. Ou alors il trouvera des subterfuges pour calmer la pression qu’engendre ce critique intérieur : boisson, colères, activité sexuelle intense, …

Les 1 qui établissent une sorte de relation “trappe” entre leur critique intérieur et leurs émotions piégées au fond de leur inconscient, résolvent leurs problèmes par ce qu’appelle H. Palmer « un genre de “double vie”. Ils possèdent deux tempéraments distincts, l’un pour “Quand on me connaît” et l’autre pour “Quand je suis loin”. Ils sont responsables et très respectés lorsqu’ils sont connus, mais plus détendus lorsqu’ils sont loin de leurs amis et de leur famille. » (op. cit., p. 81) Cependant, H. Palmer nous offre une autre sorte d’échappatoire, le pardon. Admettre ses erreurs et se pardonner fait reculer l’auto-critique intérieur.

Assister aux stages Résilience et Éveil donne davantage de clés.

 

Mais pour le 1 que je suis, si je fais une vraie introspection, un deuxième moi ? Il n’existe pas chez moi, et j’aimerais bien savoir si ces 1 avec trappe existent… Comment expliquer l’existence de « deux tempéraments distincts », un phénomène de dédoublement de la personnalité ? Sujet qui laisse sceptique la médecine psychiatrique européenne et la psychanalyse.

 

Cela fonctionne si je pense que le « je » que je prononce pour parler de moi est pluriel. Pluriel pour les rôles que j’ai dans la vie : mère, épouse, femme, étudiante, professionnelle,…. Mais « je » dans un rôle n’est pas la « trappe » dont H. Palmer semble décrire.

Et j’ai plutôt l’impression que « je » peux me laisser aller SI « je » m’en donne la permission…

Un Moi détendu, le rêve… ou un travail … de lâcher prise ….

 

Bien à toi,

Caro

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je suis souvent un peu incongruent quand on me parle d'Helen Palmer. J'ai beaucoup de respect pour son expérience des ennéatypes et de gratitude pour son implication dans la diffusion de l'ennéagramme. Par contre, je suis souvent gêné par le manque de structuration théorique de son discours.

 

"Le critique intérieur du 1 habite dans les étages supérieurs de cette maison (image de l’appareil psychique ?), et vit dans la quasi inconscience des sentiments et émotions qui entrent périodiquement dans la maison."

C'est une généralisation abusive. Souviens-toi du stage Ailes et du domaine et de la dichotomie du 1. Certains 1 sont bloqués sur un pôle où ils ne seront pas conscient de ces émotions, d'autres n'en sont que trop conscients, et la plupart oscillent entre les deux attitudes. La variante joue aussi évidemment un rôle. Bien sûr les mécanismes de défense de formation réactionnelle et de répression peuvent amener le 1 à refuser certains de ses ressentis mais les mécanismes de défense ne sont jamais 100 % efficaces sinon les passion et fixation ne seraient jamais vécues.

 

"Mais si ceux-ci montent dans les étages supérieurs, le 1 se focalisera sur les erreurs ou méfaits des autres afin d’échapper aux sentiments inacceptables."

Ce n'est exact qu'en cas de très forte désintégration. Le 1 est tourné vers l'intérieur et, en général, ce sont d'abord ses propres erreurs et fautes qu'il veut corriger.

 

"Il trouvera des subterfuges pour calmer la pression qu’engendre ce critique intérieur : boisson, colères, activité sexuelle intense…"

Effectivement, le 1 a, comme tous les ennéatypes, besoin parfois de calmer la pression. C'est le phénomène des contrepoids égotiques que tu as étudié au stage Connexions. La liste donnée mélange la passion du 1 qui n'a rien à voir avec ce phénomène mais est juste la conséquence de l'échec du mécanisme de défense, son contrepoids égotique principal, ceux de son type de désintégration.

 

Pratiquer son contrepoids égotique ou non est un indicateur utile du niveau de stress et de désintégration. Cela ne crée pas pour autant un "deuxième moi".

 

"Ils sont responsables et très respectés lorsqu’ils sont connus, mais plus détendus lorsqu’ils sont loin de leurs amis et de leur famille."

C'est un truisme. On est moins responsable quand on est avec des gens dont on se sent moins responsable… Nous disons en stage que quand un 1 veut corriger vos erreurs, c'est qu'il a de l'intérêt pour vous. Une preuve d'amour en quelque sorte !

 

Sauf que bien sûr, où qu'il soit le 1 reste responsable de lui-même et a un ego qui détecte et cherche à corriger ses erreurs.

 

Patricia n'a qu'un soi, et c'est lui qui est en train de se lever… :rofl: J'arrête donc pour filer au petit-déjeuner.

 

Très amicalement,

Fabien

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