Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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Harper

Non-envie de 6

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Harper

Bonjour à tous,

 

Constatant que

- presque tous les 6 de ce forum ont commencé par se reconnaître dans un autre type,

- les types voisins (5 et 7) préfèrent en général avoir l'autre aile que la 6

je me permets de poser les questions suivantes :

 

1- Fabien, quel est le pourcentage approximatif de 6 qui se reconnaissent d'emblée dans le 6 ? Et celui d'autres types qui pensaient être 6 au départ ?

 

2- Pour les 6, qu'est-ce qui dans le 6 a été le plus difficile à accepter ?

 

3- Pour les 5 et 7, qu'est-ce qui est à ce point inacceptable dans le 6 pour préférer systématiquement une aile 4 ou 8 ?

 

Pour la question 2, j'ai remarqué que dans la phase de rejet des 6 de ce panneau, les choses suivantes pouvaient poser problème :

- non-reconnaissance de la peur (plus fréquent chez les hommes que chez les femmes pour des raisons évidentes d'éducation),

- non-reconnaissance du doute (je tendrais à l'associer à des personnes ayant été éduquées par rapport à une structure, par exemple politique ou religieuse, qui considèrerait le doute comme une faute, ou des personnes ayant un parent qui dévaloriserait toute position non-tranchée),

- problème avec la répression du centre mental (probablement pour des personnes dont les capacités mentales ont été très valorisées et les autres capacités moins),

- problème avec l'image de conformisme véhiculée (à tort) par les représentations du type,

- difficultés à voir l'évitement de la déviance (la déviance étant dans ce cas formulée par rapport aux normes sociales générales alors que la personne se réfère à - et évite la déviance par rapport à - une autre structure),

- difficultés avec la loyauté (soit parce que la personne se considère, à tort, comme pas assez loyale, soit parce que la loyauté lui a apporté des désagréments).

 

Est-ce que j'ai oublié quelque chose ?

 

En ce qui me concerne, le plus difficile (au sens douloureux) a été la répression du mental, ainsi que l'image du conformisme. J'ai eu du mal à voir la loyauté et l'évitement de la déviance pour les raisons que j'ai mentionnées.

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Fabien Chabreuil

Bonjour Bénédicte,

 

"Fabien, quel est le pourcentage approximatif de 6 qui se reconnaissent d'emblée dans le 6 ?"

L'immense majorité des 6 qui commencent chez nous par un stage de Bases et viennent sans un a priori fort issu de la lecture d'un livre, d'un test bidon (pléonasme !), de l'avis d'un ami se croyant compétent, etc., se reconnaissent bien.

Patricia et moi sommes conscients depuis très longtemps de cette difficulté particulière des 6 à s'identifier et avons soigneusement travaillé la présentation de ce type pour passer outre. Nous sommes vraiment contents du résultat, pas parfait certes, mais à notre avis bien supérieur à la moyenne des enseignants de l'Ennéagramme.

 

"Et celui d'autres types qui pensaient être 6 au départ ?"

Quasiment nul.

 

"Pour les 5 et 7, qu'est-ce qui est à ce point inacceptable dans le 6 pour préférer systématiquement une aile 4 ou 8 ?"

Dans mon cas personnel, le fait que j'ai eu une mère 6 fichtrement désintégrée était sans aucun doute un obstacle à reconnaître du 6 en moi.

Depuis, j'ai largement traité les problèmes restants avec ma mère, j'ai rencontré moults 6 aimables et respectables (dont toi :blush:), et je ne pense plus avoir de réticences.

Mais si la passion de peur peut parfois faire sens dans ma vie, la fixation de doute et de suspicion m'est quasiment inconnue. Alors que l'excès et la vengeance du 8, hélas, ont fait bien sens autrefois dans ma vie…

 

Cependant, je suis entièrement d'accord avec le titre que tu donnes à cette discussion. Il existe bien une non-envie de 6, même si d'autres types sont victimes du même scandaleux ostracisme. Mais cette non-envie est peut-être contextualisée : je pense qu'il doit exister des milieux où il est valorisant d'être 6.

 

Très cordialement,

Fabien

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Enensis

Bonjour Bénédicte

 

En tant que 6 et ne m'étant pas reconnu tout de suite comme un 6, je vais essayer d'apporter mon témoignage en essayant d'être le plus objectif possible.

 

(Pour cela, je remonterai à ma découverte de l'ennéagramme et à mon cheminement qui m'a fait passer de 4 à 6, cf. la discussion "Découverte de mon type : 4 ?")

 

Globalement, j'ai découvert l'ennéagramme tout seul et j'ai essayé de trouver mon type tout seul, juste avec l'aide de livres et de sites internet et celui-ci particulièrement. A l'époque, avec cette connaissance très sommaire et finalement très superficielle, j'ai pensé être 4 pour toutes les raisons évoquées dans la conversation mentionnée plus haut.

 

Avec le recul, je me rends compte aujourd'hui que si je me suis reconnu en 4, c'était surtout car j'avais besoin, à ce moment précis de ma vie - peu de temps après le décés de mon père - d'être reconnu, voire défini pour mes émotions… mais ce n'était pas tant un refus de me voir dans un autre type et dans le 6 en particulier.

 

Puis, la discussion se faisant et les remarques de Fabien et les tiennes me faisant tout de même remettre en cause ce que je pensais, j'en suis arrivé à reconnaitre que j'avais des peurs ancrées en moi (centre mental préféré), mais il m'a fallu du temps pour bien saisir tout ce que cela pouvait signifier.

 

Je n'ai jamais remis en cause le fait que je doute, ni la loyauté, et ces aspects là du 6 ont été assez facile à intégrer… de même que la peur après y avoir bien réfléchi et en m'observant un peu mieux que je ne l'avais fait jusque là.

J'avoue que l'évitement de la déviance ne me paraissait pas évident… mais cela provenait effectivement d'une mauvaise interprétation de ma part de ce que cela pouvait signifier réellement (en me basant d'ailleurs sur des contre-exemples pas forcément représentatifs, même les 6 pouvant dévier parfois :peur:).

 

Bref, tout cela mis l'un dans l'autre, malgré les aspects du 4 que je croyais voir chez moi, a fait qu'à un moment, l'hypothèse 6 a pris le dessus. J'ai ensuite fait le choix du recul en mettant de côté l'ennéagramme et n'y suis revenu que bien plus tard, le type 6 ayant vraiment fait son chemin. Et pour confirmer cela, le stage de bases a apporté la petite touche finale confirmant bien l'hypothèse de préférence et répression du centre mental, et d'autres aspect 6 évoqués dans la discussion sur la découverte de mon type.

 

A ce moment-là, cela n'a pas été difficile de m'accepter en tant que 6 car les 6 ne sont ni pires ni mieux que les autres : j'avais déjà mes forces et mes faiblesses avant de connaitre l'ennéagramme, et depuis je sais vraiment sur quelles forces je peux compter et je sais aussi vraiment sur quelles faiblesses je peux travailler.

 

Donc, en ce qui me concerne, il n'y a pas eu grand chose de douloureux à me reconnaitre 6 (ni 4 non plus d'ailleurs :laugh:), mais il m'a fallu du temps et de l'observation pour comprendre ce que "être 6" signifiait véritablement… et d'arrêter de douter à ce sujet. :blush:

 

Je pense cela dit que d'avoir pris mon temps pour m'observer suite à vos remarques et questions avec Fabien, m'a aussi aidé à bien accepter mon type réel, car les choses se sont faites en douceur, au rythme où elles devaient se faire.

 

Amicalement.

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Claude

Bonjour à tous,

 

Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler ? Certains ont de la peine à se reconnaitre 6 ? Vraiment ? :thumb_up: Je vais y réfléchir.

 

Très amicalement,

Claude

6 mu, aile 7, 5

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Harper

Bonjour à tous,

 

Je développe un peu mon expérience personnelle.

 

- La peur : ma mère est également 6 alpha (avec une très faible aile 7), elle manifeste souvent sa peur, c'est donc une émotion "ordinaire" dans mon éducation. Mon père qui est un 9 alpha (avec une forte aile 1) accepte la situation, sauf quand c'est exagéré. Donc la peur est acceptable dans le milieu familial.

Il m'est par contre arrivé de ne pas me rendre compte de ma peur à un moment donné, parce que vivant dans une inquiétude-angoisse permanente, l'arbre est caché par la forêt. Comme dirait un collègue, qui manifeste au demeurant de nettes caractéristiques de 6 (peur, identification à son groupe, évitement de la déviance), "je n'ai pas peur… (pause) Je suis un angoissé." :wink:

 

- Le doute : quelque chose qui là aussi est tellement courant chez moi que je ne m'en rendais même pas compte. Il est naturel de regarder les risques et inconvénients en même temps que les avantages.

 

- L'évitement de la déviance : je pensais ne pas éviter la déviance parce que je m'écartais des normes sociales globales. Mauvaise définition, les normes sociales globales ne se référant pas à "ma structure". J'évite la déviance par rapport à ce qui est acceptable dans ma famille, mon travail, mes activités, mes amis.

 

- La loyauté : je me suis crue peu loyale, mais je mettais la barre de la loyauté un peu trop haut (trop de "romans scouts" lus pendant mon adolescence ?).

Je me suis fait couil… hum… exploiter un certain nombre de fois, et sans même pouvoir en tirer orgueil ou revendiquer quelque privilège. Le "si je ne le fais pas ce ne sera pas fait (ou : pas fait avec compétence)" est redoutable. :angry:

 

- L'image conformiste : je dois beaucoup à une de mes amies qui a su me signaler que j'avais peut-être un problème avec ça. Et finalement ce n'est pas bien grave, j'ai suffisamment de compétences et de domaines d'intérêt qui me sont propres pour avoir mon individualité dans le groupe, quant au reste… eh bien si certains me trouvent ennuyeuse parce qu'ils ne vont pas plus loin que cette image, tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils perdent. :tongue:

 

- Le plus dur a été la répression du mental. Il me semble (à moins que ce soit une image erronée par rapport à ma hiérarchie des centres ?) que mes qualités et réussites mentales ont été souvent valorisées, et souvent de manière inconditionnelle, alors que les réussites et qualités liées aux autres centres étaient assorties d'un bémol, ou non reconnues.

Cela semble avoir été amplifié par les remarques de mes camarades de collège : personne ne pouver nier mes qualités mentales, mais on pouvait railler (et on ne s'en est pas privé) mes réalisations maladroites, mon relationnel, ma façon de s'habiller…

Ce qui m'a conduite à mettre en place une image de moi presqu'exclusivement mentale, à tabler sur un relationnel souvent mental (échange d'informations, de connaissances), à part mes qualités musicales (étudiante, j'aimais chanter pour les copains). Et donc, apprendre que je réprimais le mental revenait à me dire (à tort) "alors finalement je ne suis RIEN." :cry:

Donc une partie de l'acceptation du type a été de repérer ces moments de répression du mental et de les accueillir.

 

En ce qui concerne le phénomène général de non-envie de 6, il y a probablement la culture française 4 qui rejette violemment cette image conformiste. Le paradoxe du 6 français : éviter la déviance, mais comme la société exige de se singulariser, faire comme les autres impose de ne pas faire comme les autres. :thumb_up:

Mais je pense quand même qu'il est plus "facile" d'être 6 dans une culture 4 (à condition d'arriver à rencontrer "les siens") que 4 dans une culture 6. Argl…

 

Claude :

Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler ? Certains ont de la peine à se reconnaitre 6 ? Vraiment ?
:rofl:

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Claude

Bonjour Bénédicte et vous tous,

 

Merci d'avoir lancé cette discussion.

 

Mes difficultés à me voir 6.

 

Je ne ressemble pas du tout au 6 caricatural décrit dans certains livres, qui craint que sa voiture tombe en panne, etc. J'ai encore eu un avis hier d'une personne connaissant mal l'ennéagramme qui refuse de me voir 6 (elle me voit 4 ou 2 :wink:).

 

Mon père est 6, et il m'est très difficile d'accepter que je lui ressemble. Plus jeune il correspondait à la description du "Prussien", terme qui semble avoir été banni récemment du monde de l'ennéagramme, mais qui, pour moi, est très parlant. Les années l'ont heureusement adouci.

 

Ayant connu l'approche 6 dans mon éducation, je n'ai pas l'impression d'être particulièrement peureuse et incertaine et j'arrive très bien à dissimuler ces traits de caractère. J'ai toujours de la difficulté à appréhender la notion de la peur de la déviance et du conformisme qui en découlerait.

 

L'idée de loyauté m'est totalement insupportable, à cause d'expériences malheureuses. C'était l'obstacle n°1 que je ne voulais pas passer.

 

L'idée de réprimer le mental ne me gêne pas à titre personnel. J'ai été élevée dans une culture 1 qui ne valorise pas du tout le mental, et je fais souvent semblant d'être plus stupide que la réalité pour avoir la paix (si, si, j'y arrive :tongue:). Par contre cela me dérange très fortement par rapport à mes relations avec les autres. Car si j'admets être 6, cela signifie que je réprime le mental et que parfois je doute et je projette. Donc si je dis quelque chose qui dérange, mon interlocuteur, sachant que je suis 6, pourra me nier en utilisant un simple rire et en m'accusant d'être dans une phase de répression du mental. Et c'est un cas de figure que je ne le supporte pas du tout, mais alors vraiment pas du tout… C'était l'obstacle n°2.

 

Ce qui m'a convaincue d'être 6.

 

Je m'ennuyais du forum et j'étais finalement assez curieuse d'expérimenter le 6 (en fait je ne suis pas encore absolument convaincue, j'attends quelques mois pour voir si cet habit me convient vraiment).

 

Le programme d'amélioration du 6 est plutôt sympa. :thumb_up: Avoir plus confiance en soi, se détendre, être optimiste, lutter contre les projections (c'est un truc que je fais depuis plusieurs années et qui m'amuse, comme un jeu de cache-cache), ne pas craindre la déviance (ouah le pied).

 

J'aime beaucoup les 6 qui m'entourent et qui me semblent plutôt intégrés. Je les admire et j'ai du respect pour eux. J'ai aussi eu l'occasion de travailler avec des Allemands (culture 6) et j'ai beaucoup apprécié la collaboration. Il me semblait être enfin dans un monde normal (je parle du travail, pas des groupes d'Allemands en vacances). Les Français me semblent beaucoup plus exotiques en comparaison. :angry:

 

Pour conclure j'aimerait ajouter une remarque plus générale sur l'évolution de la société occidentale. Il me semble que les valeurs 6 ont perdu de leur prestige suite à mai 68 et que les conséquences apparaissent très clairement maintenant. Etre 6 n'est guère branché :rofl:, contrairement au 7 et au 3.

 

Amicalement,

Claude

6 mu, 7, 5

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 

J'ai aussi eu l'occasion de travailler avec des Allemands (culture 6) et j'ai beaucoup apprécié la collaboration.

Je te croyais plus jeune, Claude ! Je ne sais pas si tu as fait exprès, mais tu as provoqué mon premier fou rire de la journée. Merci !

Tu as tout-à-fait raison, Claude, sur l'évolution de la société occidentale. Mai 68 a marqué, en termes de Spirale Dynamique, un refus du vMème BLEU. Or les ressemblances entre BLEU et 6 sont importantes (même si les deux concepts sont loin d'être équivalents). Ceci dit, si un 6 est loyal à la société, cela donnera quelqu'un d'assez compétitif et d'un peu plus individualiste dans un monde comme le nôtre qui est centré sur ORANGE. Quelque chose qui est du même ordre que le paradoxe 4-6 noté par Bénédicte.

Amicalement,
Fabien

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Harper

Bonjour à tous,

Claude, un 6 qui n'a pas "trouvé les siens" ou se sent mal dans son groupe s'exprime souvent comme un 4.
Le "vilain petit canard" est un conte qui me parle beaucoup, mais pourquoi donc en faire le plus beau ou le roi des cygnes ? Pour moi, trouver "les siens" est déjà un belle fin…

La ressemblance avec le 2 peut être dans le dévouement. Mais je ne pense pas qu'un 2 douterait de ses apports aux gens qu'il aide…
 

Car si j'admets être 6, cela signifie que je réprime le mental et que parfois je doute et je projette. Donc si je dis quelque chose qui dérange, mon interlocuteur, sachant que je suis 6, pourra me nier en utilisant un simple rire et en m'accusant d'être dans une phase de répression du mental. Et c'est un cas de figure que je ne le supporte pas du tout, mais alors vraiment pas du tout…

Si tu n'as pas d'exemple réel et objectif de tels comportements de la part des autres, c'est un très joli scénario-catastrophe de 6. :tongue:

:calin:
Bénédicte

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Cemendour

Bonjour à tous,

 

Ayant moi aussi connu certaines difficultés à reconnaître mon type 6, je joins mon témoignage (contribuons à l'oeuvre commune !) :

 

J'ai connu l'ennéagramme par le livre de Palmer sur chaleureuse invitation d'amis. Je me suis identifié au type 2 pour plusieurs raisons :

- un certain sens du sacrifice aux autres,

- une fuite de ses propres émotions,

- une intégration dans le courage du 8, sachant que le courage est ma quête principale depuis 15 ans environ.

Bien entendu, avec le recul, ces valeurs sont facilement intégrables au type 6 alpha, mais ayant lu la description de ce type et l'ayant trouvé d'un catastrophisme affligeant, j'ai sans doute (!) éprouvé de la peur (!) à m'y retrouver projeté (!).

 

Sur les caractéristiques particulières du 6 à présent :

 

Le conformisme

Ca partait mal ; d'un point de vue extérieur, je suis tout sauf conforme.

Et même au sein de mon groupe de non-conformistes, je ne suis pas conforme ! Du moins était-ce l'impression que j'avais, car en fait j'adopte le code vestimentaire commun, même s'il est personnalisé.

Et puis comme le disait Bénédicte, une société de 4 accepte mal l'idée de conformisme, et en tentant d'échapper à ce conformisme, je me conformais à l'idéal français ! :thumb_up:

 

La loyauté

Lorsqu'elle est appliquée aux relations avec autrui, elle peut être confondue (si l'on ne va pas chercher plus loin) avec l'amour forcené que peut développer le 2.

 

L'évitement de la déviance

Comme beaucoup, j'avais compris cette orientation dans le simple sens "respecter la loi", alors qu'il peut s'agir de respecter SA loi, c'est-à-dire rester fidèle aux valeurs que l'on se fixe.

 

La peur non reconnue

Ma tendance générale étant plutôt à la contrephobie, l'identification de la peur en tant que composante principale de mon être fut difficile. C'est aussi la raison pour laquelle j'avais privilégié le centre émotionnel en préféré alors qu'il est en support.

 

La répression du mental

C'est une notion que je n'ai pas encore réussi à identifier chez moi. Je me reconnais des instants de confusion, mais pas encore de répression.

 

Le doute

J'étais conscient de mes attitudes de doute, mais en bon 6 sans le savoir, j'appelais ça "de la prudence naturelle et justifiée" ! :angry:

 

J'ajouterais à ces éléments les obstacles suivants :

- Mon aile 7 principale me faisant voir la vie du côté optimiste, je ne voyais pas mon rapport avec le pessimisme du 6.

- L'aspect contrephobique associé à l'aile 7 m'évite la génération d'angoisse forte et de longue durée.

- Mon activité sociale ne me paraissait pas en adéquation avec la peur du 6.

 

Pour finir, je dirai que l'image du 6 en "mouton trouillard" est à l'origine de mon refus de ce type, alors que bien entendu, nous sommes un peu plus complets (complexes ?) que ce cliché. :tongue:

 

Amicalement,

Cemendour (6 alpha sexuel, aile 7)

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Claude

Bonjour à tous,

 

Si tu n'as pas d'exemple réel et objectif de tels comportements de la part des autres, c'est un très joli scénario-catastrophe de 6.
J'attendais cette remarque :tongue:, la seule incertitude étant de savoir qui de Fabien ou Bénédicte allait la faire. Mais comme j'ai réussi à faire rire le premier, il m'a, semble-t-il ?, épargnée (différence de culture : le terme de collaboration n'évoque rien pour moi et j'ai mis au moins dix minutes pour comprendre la cause de son fou-rire :thumb_up:).

 

J'ai vécu des expériences où d'autres m'ont accusée de projeter et dans un cas précis d'être carrément "folle". A de rares exceptions près (la dernière s'étant produite sur ce forum), le recul m'a montré que ce n'était pas moi qui projetais ou étais "folle", mais celui qui m'accusait. Comme je l'avais expliqué dans une autre discussion, j'ai une longue expérience des manipulateurs et des pervers. D'où une forme d'allergie, un nanogramme de manipulation me faisant éternuer violemment.

 

Etrangement j'ai été fascinée très jeune par le phénomène du totalitarisme (nazi et communiste en particulier) et j'ai lu énormément de livres à ce sujet. Un des aspects qui m'a le plus angoissée était l'enfermement des dissidents soviétiques dans des asiles psychiatriques !! Ces systèmes me semblent être 6. L'ombre du 6 a vraiment marqué ce dernier siècle et cela ne semble malheureusement pas terminé.

 

Merci Bénédicte pour les remarques sur les 2 et 4. Je vais essayer de creuser l'aspect 2 dans une discussion que tu avais déjà initiée, car je me rends compte que j'ai des problèmes récurrents avec les 2 et je soupçonne qu'une des causes est une forme de concurrence dans le désir d'aider/protéger, ce qui me semble également correspondre au message de Cemendour. Pour la confusion avec le 4, tu as parfaitement raison, je n'ai effectivement pas encore trouver "les miens" et la tentative d'isolement en développant l'aile 5 ne résout rien.

 

Merci Fabien pour cet éclairage en terme de Spirale Dynamique. L'influence de mai 68 m'a fait rejeter violemment les valeurs 6 à l'adolescence (situation un peu schizophrénique) et le développement d'une aile 7 m'a ensuite permis de m'adapter un peu au vMème ORANGE, vMème que je ne supporte plus du tout. Il me semble qu'une solution, pour moi et peut-être pour d'autres 6 confrontés au même problème, consiste à développer le vMème VERT, plus proche des valeurs 6. C'est ce que je tente dans ma vie professionnelle, mais c'est assez difficile et surtout long à mettre en place.

 

Et pour les 6 qui vivent dans un pays 4, soyez 6 simplement, en étant anti-anti-conformiste. Je trouve cette attitude très très classe.

 

Très amicalement, :angry:

Claude

6 mu, 7, 5

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Marie-Hélène

Bonjour à tous, (Salut Fabien ! Il y a longtemps !)

 

Pour moi, le problème a été la rencontre choc entre la perception que je pouvais avoir de moi-même et ma compréhension de la "définition" du type et la perception qui en découlait.

 

Certains mots-concepts m'ont plus particulièrement déplu.

 

Compulsion (évitement de la déviance, conformité) : je voyais tout un rang de petits soldats parmi lesquels j'étais invisible, dépersonalisée, inexistante.

 

Orientation (loyauté) : si peu valorisée aujourd'hui… Ma perception était fortement biaisée culturellement : "Vaut bien mieux être optimiste, différent, savant, idéaliste, puissant, que loyal." Bouah… Je me sentais comme un animal de compagnie. Le chien de service. Moche ! Ennuyeux d'être loyale (aile 7 renforçant la perception), revoyant les loyalistes anglais au temps de la colonisation, fidèles à la reine, le Commonwealth britanique… Bah ! :thumb_up: Looser ! Je ne voulais pas être "looser".

 

Fierté (Je fais mon devoir) : encore pire ! "Comme un petit soldat, je fais mon lit au carré, cire mes bottines, défend mon pays coûte que coûte. Je n'ai pas d'opinion, pas d'idées, j'obéis à tout ce qu'on me dit…" Ouach !

 

Répression du centre mental : "Quand même, je suis bien trop brillante !"

 

Aujourd'hui ma perception a bien changé, mais reste que, c'est pas très "in" d'être 6. :tongue: C'est pas le type le plus cool, d'un point de vue culturel. Je voulais être cool ! (Une autre recherche de conformité !) J'aurais tellement voulu être un 4, marginal, différent, ou un 7 amusant, ou un 3 séduisant… Mais que voulez-vous, on a le type qu'on a ! On s'y fait… On apprend même à s'aimer un peu plus, pour ce qu'on a de meilleur, au lieu d'être un "wanna be"…

 

Et c'est là le paradoxe : essayer de se conformer aux anti-conformistes "naturels", donc être une "wanna be don't wanna be", un peu comme le 6 dans sa culture 4. Ma mère était de type 4, ça explique peut-être en partie. L'empreinte.

 

Maintenant, j'essaie d'apprendre à être loyale envers moi, d'abord. Etre fidèle à ce que je suis. Il y a de la noblesse là-dedans, dans l'affirmation de soi.

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Ouadjet

Bonsoir,

 

Se reconnaître dans le type 6, je n'y songe pas vraiment, mais je peux apporter mon témoignage pour ce qui est de l'aile. Je pense aujourd'hui avoir une aile 6 en définitive assez prononcée : je suis plus sensible au doute, à la peur, à la loyauté qu'à l'idée de vengeance. Pourtant, le type 6 reste assez déroutant pour la 7 alpha que je suis :

- La notion de déviance : en voici une idée bizarre (un peu contraire à l'idéal égalitariste et libertaire qui trotte dans ma tête). :wink:

- La conformité : c'est un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire et qui m'a causé parfois quelques soucis d'intégration sociale. Depuis l'enfance, j'ai pris l'habitude d'être en dehors de la norme et finalement de me construire ma norme personnelle.

 

Là où mon aile 6 intervient, c'est qu'une fois que je me suis fixée une ligne de conduite acceptable, je la tiens (ça, c'est le côté loyal) et je deviens alors relativement prévisible dans mon originalité. Si je dois changer de ligne de conduite et que je sais que cela va affecter mon entourage, je préviens dès que j'ai conscience du changement, et en règle générale, c'est avec trois mois d'avance (ça c'est le mélange planification + loyauté).

 

J'ajouterai que pas mal de 6 rechignent à l'idée d'avoir une aile 7 et préfèrent l'image du 5, plus réfléchi et moins égocentré. Sans doute les valeurs 6 et 7 ne sont-elles pas vraiment compatibles.

Je pense, avec un peu de recul, qu'elles sont en réalité complémentaires : le 6 tempère la versatilité du 7 et l'oblige à sortir de sa bulle dorée ; le 7 apporte au 6 une bouffée d'optimisme et d'originalité.

 

Cordialement,

ouadjet 7

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Cemendour

Bonjour à tous, bonjour Ouadjet,

 

Je partage ton opinion sur la complémentarité entre le 6 et le 7, bien qu'effectivement au premier abord (sans chercher plus loin donc), le 6 va considérer le 7 comme un libertin sans scrupule, alors que le 7 va considérer le 6 comme un "coincé" (je schématise bien sûr, ne me projettez pas une déviance de généralisation à la face sivouplé ! :kiss2:). Ce week-end encore, j'ai pu constater ce manège entre une 6 alpha et un 7 alpha, assez amusant à observer du haut de ma toute petite aile 5 ! :wink:

Mon aile 7 principale aide bien entendu à considérer la complémentarité entre les deux ennéatypes.

 

Très cordialement,

Cemendour (6 alpha sexuel, aile 7)

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Harper

Bonjour à tous,

 

Cemendour, dans mon boulot, l'exemple se transforme en :

- 6 considérant les 7 comme de joyeux irresponsables qui gardent pour eux le boulot intéressant et refilent le boulot pénible… devinez à qui ?

- 7 considérant les 6 précités comme de sinistres enquiquineurs qui n'ont qu'à refuser/oublier de faire ce qui ne leur plait pas… sauf bien entendu quand le 7 en a besoin.

 

:wink:

Bénédicte

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Ouadjet
Je partage ton opinion sur la complémentarité entre le 6 et le 7.
Merci de m'approuver, ça flatte mon ego de 7 :laugh:, mais au-delà de la boutade, je pense que l'ennéagramme est une école d'acceptation d'autrui dans sa (ou ses) différence(s), y compris ce qui constitue son identité propre - et les valeurs font partie de l'identité.

 

Et c'est là que le bas blesse chez vous autres 6 (et dans une moindre mesure chez un 7 avec une aile 6).

La fierté du 6 est d'être loyal, c'est-à-dire fiable, là où la joie du 7 est de voir la vie "en rose" et de rêver en couleurs (comme me le répète assez souvent mon patron).

 

Or, on peut comprendre qu'il est difficile d'admettre que ce qui constitue l'essence de cette fiabilité - le centre mental - puisse avoir des loupés, lors de périodes de répression ! Donc question fiabilité, c'est pas terrible.

Ceci constitue un premier conflit de valeur (et sans doute le plus important chez les 6).

 

Cette faiblesse se répercute aussi à mon niveau quand je stresse ! Je deviens alors plus passive et moins autonome, et si ça ne va vraiment pas du tout, je me mets à éviter le conflit à tout prix !

A l'inverse l'aile 6 peut aussi être l'aile de l'écoute (une façon de "sortir de sa bulle dorée de 7 sans problème" et de me rapprocher de mon type d'intégration (le 5) en tournant mon attention vers l'extérieur (c'est-à-dire pour le 7 que je suis, le groupe de personnes avec lequel il doit interagir : je sais que chez les 6, le groupe est un élément intérieur, mais à mes yeux c'est déjà l'extérieur car le groupe est une source de conflit potentiel, donc de souffrance).

Ce travail-là n'est pas automatique pour un 7 alpha car il demande de mettre son centre mental en veilleuse et d'écouter ses émotions.

 

7 considérant les 6 précités comme de sinistres enquiquineurs qui n'ont qu'à refuser/oublier de faire ce qui ne leur plait pas… sauf bien entendu quand le 7 en a besoin.
La version 7 aile 6 de cette situation : "faire le travail en question en râlant le plus possible pour bien faire comprendre au 6 qu'on fait ça parce qu'il le faut, et que ça mérite un café une fois le travail terminé, et qu'il a intérêt à avoir bien défini son cahier des charges, sinon il se débrouillera tout seul avec un résultat mal ficelé !"

 

Cordialement, ouadjet 7

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Une parenthèse. Ouadjet, je conteste fortement le fait que "les valeurs font partie de l'identité". L'identité, c'est ce qui reste identique en nous au fil du temps. Si je suis 7 maintenant et que j'ai toujours été 7, alors le type 7 est une description d'au moins une partie de mon identité.

Au fil de la vie, les valeurs changent et ne font donc pas partie de l'identité.

Confondre ses valeurs et son identité est une confusion de niveau logique. C'est un peu embêtant en soi, mais c'est surtout une des grandes causes de l'intolérance et de la violence qui en résulte dans le monde : si quelqu'un confond son identité et ses valeurs et que vous contestez, voire attaquez, ses valeurs, cela veut dire que vous l'attaquez personnellement, que vous niez son identité, et bien évidemment, il réagit.

Il existe en PNL un modèle dit des niveaux logiques qui est très aidant. Un être humain fonctionne sur les niveaux suivants

  • Identité
  • Croyances, valeurs
  • Capacités
  • Comportements

tout en vivant dans un

  • Environnement

et en se sentant relié à des

  • Systèmes

Même si ce modèle est très incomplet, il est utile. Toute confusion entre ces niveaux pose des problèmes internes et externes.

Très cordialement,
Fabien

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Ouadjet

Bonjour Fabien,

J'ai déjà entendu parler du modèle dont tu me parles et je n'y souscris qu'à moitié.

Tout d'abord, je fais la distinction entre croyance et valeur.

Effectivement, les "croyances" sont des causes d'intolérance et de conflit quand elles sont excessives, infondées ou exclusives. Les croyances peuvent changer au cours de la vie de l'individu et au cours des siècles, car les croyances sont l'interprétation que l'on fait d'une valeur à un moment donné. De ces croyances découlent un comportement et de ces comportements, des actions.
Exemple : je crois que donner de mon temps pour une cause humanitaire est bien (croyance), alors je passe tous mes samedi matin à la permanence de telle ONG (comportement) à confectionner des paquets pour venir en aide à… (action).
Jusqu'à ce qu'on me démontre le contraire !

Pour ce qui est des valeurs, la plupart d'entre elles sont des idéaux et au moins un de ces idéaux est profondément ancré dans la petite cervelle de chacun d'entre nous au point de définir son inclinaison naturelle ; c'est l'orientation!

Pour le 6, l'orientation, l'inclinaison naturelle est la loyauté, fiabilité dans un monde de doute (y compris par moment de doute envers soi-même qui est bien exprimé dans la discussion sur le 6 et les peurs). Dès lors, le type 6, ou l'aile 6, a tendance à se planquer ! Je ne peux pas être 6 parce que…
… parce que je ne suis pas à la hauteur (ou j'ai peur de ne pas être à la hauteur) de l'idéal 6 de loyauté.

Cordialement, ouadjet 7

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Fabien Chabreuil

Bonjour Ouadjet,

Je fais une réponse brève de façon à ne pas alourdir la parenthèse.

  1. Valeurs et et croyances sont différentes, mais il n'y a pas de valeur sans croyance, a minima la croyance que la valeur x est bonne.
  2. Les valeurs sont autant source d'intolérance que les croyances. Le mot le plus meurtrier de l'histoire humaine est certainement la valeur amour.
  3. Comme je l'avais dit, le modèle de Dilts, cité est extrêmement incomplet. En termes de valeurs, il faut distinguer valeurs de surface, valeurs cachées et valeurs profondes. Le modèle se réfère aux deux premières. Pour un 6, la loyauté peur changer d'objet et aboutir à des changements considérables des valeurs de surface.
  4. L'orientation n'est pas systématiquement une valeur. Pour le 3, l'orientation est définie comme une capacité à réaliser et à réussir. En tant que 7 (je ne sais pas si les autres 7 pensent de même), je ne considère pas mon orientation (Joie, optimisme) comme une valeur, mais plutôt comme une attitude, une manière de vivre mes valeurs.

Sur un plan plus personnel (et tout aussi hors-sujet par rapport à cette discussion), tu écris : "Je ne peux pas être 6 parce que… parce que je ne suis pas à la hauteur (ou j'ai peur de ne pas être à la hauteur) de l'idéal 6 de loyauté." Franchement,ce n'est absolument pas une raison pour éliminer le 6. Si tu veux ouvrir une discussion sur ton type…

Très cordialement,
Fabien

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Ouadjet

Bonsoir Fabien,

Lorsque j'ai parlé de "j'ai peur de ne pas être à la hauteur de l'idéal 6", je ne parlais pas de moi personnellement, mais plutôt du ressenti que j'éprouve lorsque je lis les hésitations des 6 qui ne savent pas qu'ils sont 6.

Les forme négatives et interrogatives sont hyper-fréquentes dans les propos des 6 de ce forum (jusqu'au titre de cette discussion). Elle s'appelle "non envie de 6" plutôt que "évitement du type 6", ou "difficultés à se reconnaître dans le type 6".

Pour ce qui est de mon type, la lecture des conseils de développement professionnel de ton bouquin a mis le doigt sur mes principaux défauts (être plus responsable, arrêter de rêver et écouter les autres) :cry: :cry: :cry: :cry: :cry:, et je suis passée en l'espace d'un instant de 7 alpha tout beau à 7 tout bêta !

Cordialement,
ouadjet 7

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