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l’ennéagramme

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Conformément à nos conditions d'utilisation, ce forum sera accessible uniquement en lecture du 16 au 23 octobre 2018,
  puis du 30 octobre au 14 novembre 2018 inclus.

Ingold

Intégration, désintégration et points communs

Messages recommandés

Ingold

Bonjour,

 

Je suis passionné d'ennéagramme et je pense suffisamment le connaître pour pouvoir proposer une réflexion personnelle sur le sujet. J'aimerais avoir l'avis des lecteurs du panneau de messages et en particulier de Fabien Chabreuil qui n'économise pas sa peine pour répondre aux messages de ce forum.

 

Ma réflexion concerne les dynamiques de changement telles qu'elles sont décrites dans l'ennéagramme. Le graphe de l'ennéagramme donne des flèches qui indiquent des voix possibles d'évolution pour une personne d'un type donné. Cependant, mais corrigez-moi si je me trompe, les évolutions sont décrites mais elle ne sont pas expliquées : on ne se sait pas pourquoi un type donné peut évoluer vers son type d'intégration (ou de désintégration) mais ne peut pas évoluer vers un autre type. Autrement dit, pourquoi certaines voies d'évolution sont possibles alors que d'autres ne le sont pas ? Que signifie cette proximité entre des types qui pourtant ne sont pas voisins sur le cercle ? Pourquoi y a-t-il exactement deux voix possibles et non une seule ou davantage ? Plus fort encore : pourquoi est-ce que la relation d'évolution est symétrique (si le type A évolue vers B alors le type B évolue aussi ou a la capacité d'évoluer) vers A) ?

 

Faisons un petit détour vers les mathématiques : ce type de relation est appelé une relation d'équivalence. Il est alors d'usage de considérer les classes d'équivalence de la relation. Cela revient à considérer que si A et B sont en relation, alors c'est qu'ils partagent quelque chose : ils appartiennent à la même classe d'équivalence.

Pour l'ennéagramme, cela signifie que s'il y a une évolution possible entre deux types, alors c'est que ces deux types partagent quelque chose, ne serait-ce que d'être sur la même flèche sur le graphe.

L'hypothèse que je fais consiste à dire que cela fait sens au niveau psychologique : si deux types sont sur une même flèche alors c'est qu'ils partagent quelque chose au niveau de leur fonctionnement mental.

 

Quel est le point commun, entre chaque paire de type sur le graphe ? C'est la question à laquelle j'ai cherché à répondre. J'ai trouvé à chaque fois des "tensions" communes, des difficultés, des dilemmes, des points de fixation de l'attention ; et j'ai remarqué que les deux types trouvaient à ces "problèmes" des solutions opposées. L'un des types se trouve dans l'intériorisation de cette difficulté : il la fait sienne, il décide de la prendre en compte pour ne pas avoir à la subir de l'extérieur, il l'intériorise, il l'accepte. A l'inverse, l'autre type, tente d'échapper à la difficulté ; il la sublime, il la transcende pour ne plus y être soumis, il la refuse, il y échappe.

 

Prenons un cas de figure : la tension entre le 5 et le 7. Je la connais bien cette tension, car je suis 5 et ma compagne est 7. J'ai donc eu tout le loisir de l'observer cette tension entre nous. Sur quoi nous opposons-nous ? Pourquoi est-ce si difficile, pour moi comme pour elle, de considérer le point de vue de l'autre, si ce n'est parce que, justement, les difficultés de l'autre trouvent un écho, entrent en résonance avec quelque chose qui nous appartient aussi ?

Cette difficulté commune, c'est la contrainte. Je fixe volontiers mon attention sur les contraintes de la vie : avoir à composer avec les besoins, avec les envies des autres, avec les contraintes d'emploi du temps, avec les nécessités de la vie (devoir accomplir telle ou telle tâche alors que, si je m'écoute, je ferais bien autre chose…)

Les contraintes sont très importantes à mes yeux. J'ai tendance à me focaliser dessus. Je crois que c'est une caractéristique fondamentale des personnes de type 5.

J'ai pour habitude de prendre en compte ces contraintes extérieures pour décider de mes actions. Finalement, elles gouvernent ma vie. Je les accepte, je les intègre, je les fais miennes. Sans doute cela me permet-il de ne pas avoir le sentiment de les subir. C'est, je crois, cette attention aux contraintes, qui me pousse à la réflexion et à l'observation. Si je suis si attentif au monde extérieur et si porté vers la réflexion, c'est que je cherche à comprendre et à prévoir ce monde qui m'échappe et pourtant me contraint.

Les contraintes pilotent aussi la vie des 7, mais d'une toute autre façon. Alors que les 5 s'approprient les contraintes, les 7 les refusent catégoriquement. Le 7 est maître dans l'art d'échapper aux contraintes qu'on veut lui imposer de l'extérieur. Le 7 est comme un savon qui ne donne pas prise et qui s'échappe de nos mains. Pour le 7, les gens qui parlent de nécessité, de responsabilité, de conséquence, sont des rabat-joie qui essaient de nous empêcher de jouir de la vie. En réalité, tout cela n'existe pas dans l'esprit d'un 7. Tout est question de savoir prendre les choses. Si on arrive à avoir la souplesse nécessaire, on s'adapte à toute situation. La solution n'est pas dans la prévision, elle est dans le savoir-vivre. Avec un peu d'astuce on peut toujours se tirer d'affaire. De toute situation, on peut tirer profit, même les plus désespérées. L'essentiel est de prendre le bon côté des choses, d'ignorer les moins bons et d'anticiper sur des réjouissances à venir.

En réalité, la contrainte pilote la vie du 7 comme elle pilote la vie du 5, mais à l'envers, par réaction.

 

Résumons.

Flèche 7-5

Tension : la contrainte

J'ai des difficultés à accepter les contraintes : impossibilités, incompatibilités, impératifs, emploi du temps, etc. Faire des choix, renoncer est difficile.

Côté 5 : acceptation

Evolution positive : je suis prévoyant, réfléchi, rigoureux, sincère et objectif ; j'anticipe les problèmes.

Régression : je suis rigide, je n'accepte pas les changements et les remises en question, les contraintes me paralysent (je ne fais plus rien et je me contente de peu).

Côté 7 : échappement

Evolution positive : je prends les choses comme elles viennent, je suis souple, j'accepte les changements avec plaisir car j'y trouve toujours de l'intérêt, je transforme les contraintes en opportunité. Je forme des projets originaux qui solutionnent plusieurs problèmes simultanément. Je suis imaginatif et plein d'entrain.

Régression : je suis dans le déni des contraintes, je suis inconsistant avec les autres et avec moi-même, je passe à autre chose quand les difficultés apparaissent, je n'ai pas la constance nécessaire pour assurer la gestion et le suivi de mes projets.

 

Il est important de noter que l'on ne doit pas avoir de jugement de valeur sur le sens de la résolution de la tension qui unit les deux types. L'acceptation et l'échappement ont des côtés positifs et des côtés négatifs.

 

On peut faire le schéma général suivant :

 

Acceptation

Évolution : je prends en compte, je m'approprie, j'incarne une valeur

Régression : je me sens contraint et limité, je suis tétanisé, je suis rigide

Échappement

Evolution : je transcende, je dépasse la tension

Régression : je suis dans le déni, je suis dans la réaction

 

Voici la description que je propose pour chaque voie d'évolution décrite dans l'ennéagramme.

 

1-4 : Conformité, adaptation sociale

1 : acceptation

Evolution : je suis correct, j'incarne la droiture.

Régression : je suis intransigeant et intolérant avec les autres et avec moi-même.

4 : échappement

Evolution : j'exprime mon originalité.

Régression : je me mets au ban de la société, je cherche le scandale.

 

4-2 : Affectivité, besoin de la présence de l'autre

2 : acceptation

Evolution : j'incarne l'amour.

Régression : je suis dépendant.

4 : échappement

Evolution : je sublime l'absence.

Régression : je fuis l'amour.

 

2-8 : Besoins personnels

8 : acceptation

Evolution : je prends en charge mes besoins personnels, je les assume pleinement.

Régression : je suis soumis à mes désirs.

2 : échappement

Evolution : je m'affranchis de mes besoins.

Régression : je nie mes besoins personnels.

 

8-5 : Les autres

8 : acceptation

Evolution : j'affronte les autres, je m'expose.

Régression : je cherche le conflit, je cherche à dominer.

5 : échappement

Evolution : je m'affranchis des autres (ermite contemplatif).

Régression : je fuis les autres, je m'isole.

 

5-7 : (voir plus haut)

 

7-1 : Responsabilité

1 : acceptation

Evolution : je suis responsable.

Régression : je suis intolérant avec moi-même et avec les autres, je suis dogmatique.

7 : échappement

Evolution : je prends ma liberté.

Régression : je nie mes responsabilités.

 

9-6 : Sécurité, implication personnelle dans le monde

9 : acceptation

Evolution : j'accepte totalement mon implication au monde.

Régression : je n'ai pas de source d'énergie propre, je ne sais pas me positionner.

6 : échappement

Evolution : je suis prudent, j'assume le danger, je suis courageux.

Régression : je suis peureux, je suis tétanisé par la peur.

 

6-3 : Le groupe

6 : acceptation

Evolution : je suis loyal, je suis fidèle

Régression : je suis servile, je doute de la participation des autres aux objectifs du groupe.

3 : échappement

Evolution : j'entreprends car je suis indépendant du groupe.

Régression : je suis individualiste.

 

3-9 : Moi-même, toutes les facettes de ce que je suis

9 : acceptation

Evolution : je m'accepte tel que je suis, je suis entier, je m'écoute.

Régression : je n'arrive pas à entreprendre car je suis divisé entre plusieurs parties de moi-même.

3 : échappement

Evolution : je me transforme.

Régression : je me mens.

 

J'ai déjà fait trop long, alors je m'arrête là pour aujourd'hui.

 

Très cordialement,

Ambroise Ingold

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Enensis

Bonjour Ambroise

 

Tout d'abord, je te souhaite la bienvenue sur ce panneau de message.

 

Je dois reconnaître que j'ai été très intéressé par ton message et son contenu qui m'a vraiment interpellé sur de nombreux points, tout en soulevant de nombreuses questions. Aussi, avec mes connaissances encore modestes de l'Ennéagramme, je vais essayer d'enrichir ta/notre réflexion mutuelle sur le sujet en apportant ma pierre à l'édifice.

 

Après avoir relu ton message à plusieurs reprises, la question que je me suis tout d'abord posé a été : "Mais n'est-il pas en train de réinventer la roue ?" Il y a en effet diverses explications qui ont été avancées sur la relation entre les types reliés par une ligne (ou une flèche suivant le modèle de l'Ennéagramme auquel on se réfère) que je vais essayer de remettre ci-dessous. Toutefois, à mes yeux, cela n'enlève rien - au contraire même - au contenu de ton message qui reste pertinent sur de nombreux points, MAIS qui me semble être très subjectif à plusieurs égards alors qu'une "démonstration" revêt en général une grande part d'objectivité et de neutralité afin d'établir une vérité qui soit communément admise par tous.

 

Je parle de subjectivité, notamment pour l'hypothèse avancée :

L’hypothèse que je fais consiste à dire que cela fait sens au niveau psychologique : si deux types sont sur une même flèche alors c’est qu’ils partagent quelque chose au niveau de leur fonctionnement mental.

En ce qui me concerne, je n'approcherai pas du tout le "problème" de cette façon-là, mais probablement plus avec les forces et les faiblesses de mon type, le 6, qui ne sont pas les mêmes que le 5, depuis lequel tu fais ton analyse. Il en va bien sûr de même des sept autres ennéatypes.

 

Ensuite, je trouve une grande part de subjectivité dans les termes employés pour tes descriptions des types dans les logiques d'évolution et de régression autour de l'acceptation ou de l'échappement des tensions que tu as définies : je ne suis donc ni d'accord, ni pas d'accord avec ce que tu as écrit, je pense qu'il y a une part de vérité, mais que l'on peut trouver d'autres termes pour décrire la tension ou les mécanismes d'acceptation et d'échappement, qui donneraient une "plus grande vérité" à ce que tu décris.

 

Et c'est précisément là où je voulais en venir : je ne trouve pas qu'il y ait d'explication dans ce que tu décris, mais simplement des constatations qui elles-mêmes sont déjà des conséquences de causes plus profondes pouvant expliquer la logique d'évolution et la vision dynamique que l'on peut trouver dans l'Ennéagramme.

 

Pour faire simple, je vais d'abord reprendre ce qui a été dit de nombreuses fois sur ce panneau, ainsi que dans de nombreux articles et ouvrages traitant de l'Ennéagramme et d'évolution. Pour passer d'un type à un autre, il faut déjà nécessairement un préalable qui est soit la résolution et le dépassement des limitations de son type permettant de s'intégrer dans son propre type (mouvement d'intégration), soit au contraire être dépassé et écrasé par les limitations de son propre type résultant dans la désintégration dans son type de base. [Pour des raisons pratiques, je vais rester sur la logique d'intégration, mais la même démarche pourra être faite pour le phénomène inverse de désintégration.]

 

Prenons les membres du triangle, 3-6-9, pour commencer.

Ces trois ennéatypes utilisent l'énergie de leur centre préféré à la fois vers l'intérieur ET vers l'extérieur. Ces trois types n'ont donc pas de problématique particulière à résoudre sur l'utilisation dans un sens ou dans l'autre de leur énergie, contrairement aux autres types qui utilisent leur énergie soit vers l'intérieur exclusivement (types 1, 4 et 7), soit vers l'extérieur exclusivement (types 2, 5 et 8).

Partant de là, une fois que les membres du triangle ont résolu les problèmes liés aux limitations de leurs types et ont commencé à s'intégrer dans leur type de base, l'évolution suivante passe simplement par la connexion au centre (co-)réprimé. Par exemple, pour un 6 ayant pour hiérarchie des centres mental-émotionnel-instinctif-mental, une fois les limitations du type dépassées, ce 6 apprendra à se connecter à son centre instinctif afin de continuer son évolution et cela se fera en allant s'intégrer dans le type 9 qui a pour centre préféré le centre instinctif. Idem pour un 3 ayant pour hiérarchie de centres émotionnel-mental-instinctif-émotionnel.

La même démonstration et constatation peut être faite en fonction de la hiérarchie des centres et de la connexion au type préférant le centre que le type de base réprime.

 

Pour les autres types, 1-2-4-5-7-8, la problématique n'est pas tout à fait la même car il y a en plus des limitations du type (compulsion, fixation, passion, mécanisme de défense etc.), la limitation induite par le sens d'utilisation de l'énergie, qu'elle soit intérieure ou extérieure. Je n'ai malheureusement pas le temps de trop continuer ce matin aussi, je viendrai compléter cela plus tard mais je vais tout de même essayer de livrer ce que j'ai compris de cette problématique.

 

Globalement, et toujours en supposant que les limitations du type de base sont dépassées, les types 1-2-4-5-7-8 vont ensuite résoudre la problématique de leur centre réprimé OU du sens d'utilisation de leur énergie, une fois de plus, toujours en fonction de la hiérarchie des centres.

 

Par exemple, un 4, utilisant donc son énergie vers l'intérieur, ayant pour hiérarchie des centres émotionnel-mental-instinctif ira s'intégrer en 1 (qui utilise aussi l'énergie vers l'intérieur). Cela peut s'expliquer par le fait que, utilisant son énergie vers l'intérieur ET réprimant son centre instinctif, il lui est bien plus favorable en terme d'évolution de se connecter en premier lieu à son centre réprimé - l'instinctif - afin de trouver l'énergie nécessaire pour continuer d'évoluer.

En revanche, un 4 ayant pour hiérarchie des centres émotionnel-instinctif-mental ira s'intégrer en 2 après avoir dépassé les limitations de son type de base : réprimant le mental et utilisant l'énergie vers l'intérieur, il lui faut d'abord "s'ouvrir" au monde et aux autres et donc changer le sens d'utilisation de son énergie en s'appuyant sur son centre préféré (4 et 2 étant des types du centre émotionnel) afin de pouvoir dépasser durablement toutes les limitations de son type et donc de devenir plus "complet" ou plus "entier".

 

La même constatation peut être faîtes pour les types 5, 7, 8, 1 et 2 qui suivant la hiérarchie de leurs centres devront soit D'ABORD résoudre les limitations induites par leur centre réprimé en s'y connectant, soit en dépassant les limites inhérentes au sens d'utilisation de leur énergie.

Afin d'approfondir tout cela, je ne peux que t'inviter à lire - si ce n'est déjà fait - de nombreux témoignages sur ce panneau et les explications de Fabien ici et là, ou à t'inscrire au "stage Centres" car tout ceci y est expliqué bien mieux que je n'ai pu le faire ici trop succinctement. De même, plusieurs articles dans les archives d'Enneagram Monthly traitent de ce sujet particulier.

 

Pour conclure, je reste d'accord en grande partie avec tout ce que tu as écrit, tout en y voyant des limitations inhérentes à ton ennéatype alors que des explications dépassant les limitations de tout ennéatypes - et donc devenant par là-même plus objective ou plus neutre - existent déjà.

Je résumerai cela en disant que les lignes représentent plus un chemin d'accomplissement personnel permettant de se "compléter", soit par la connexion au type utilisant le même sens d'utilisation de l'énergie mais qui préférera le centre que nous réprimons (cf. les membres du triangle notamment) ou bien en nous permettant de changer le sens d'utilisation de notre énergie en nous connectant au type du même centre utilisant son énergie dans le sens opposé au nôtre (ce qui rejoint en grande partie ce que tu décrit la dichotomie entre l'intériorisation et l'extériorisation des problèmes pour deux types donnés relié par une ligne).

 

Comme ton message l'a fait pour moi, j'espère que le mien aura pu enrichir ta réflexion et que nous ne manquerons pas de (re)discuter de tout cela prochainement car tout comme toi, l'Ennéagramme me fascine et j'en apprends tous les jours un peu plus au travers de l'expérience et du partage de personnes comme toi. :thumb_up:

 

Très cordialement et au plaisir de te relire,

Eric

 

PS : je me demande maintenant après avoir relu nos messages comment des personnes du centre émotionnel ou instinctif peuvent appréhender une telle discussion qui reste somme tout très mentale. :wink:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Ambroise, je me joins à Eric pour me réjouir de ta participation à ce panneau. Voilà ma foi une bien intéressante discussion et illustrant la richesse du symbole de l'Ennéagramme : il interroge et fait réfléchir.

 

Eric a raison sur le fait que la signification des lignes a déjà été étudiée et qu'il existe une réponse liée à la hiérarchie des centres qu'il résume fort bien. Je dirai qu'il s'agit là d'une explication structurelle des lignes, là où Ambroise s'intéresse à une explication fonctionnelle. Je pense, comme Eric, que l'explication fonctionnelle est une conséquence de l'explication structurelle et qu'un plan de travail pourrait être d'affiner et de valider l'explication fonctionnelle, puis de rechercher le lien de causalité entre les deux approches.

 

Je suis d'accord aussi avec Eric sur l'importance du vocabulaire choisi qui selon moi doit répondre à plusieurs critères :

- être aussi précis que possible,

- respecter "l'égalité" entre les types,

- ne pas créer de confusion avec d'autres concepts de l'Ennéagramme (Par exemple, la loyauté est l'orientation du 6, valable quel que soit le niveau d'intégration et l'expression "Je suis loyal" ne peut donc être employé pour décrire le versant positif de l'acceptation de la tension "Le groupe".).

 

Cette idée de tension commune à deux types est intéressant. Certaines de celles qui ont été émises me semblent faire sens, d'autres beaucoup moins. Par exemple, le 1 est conforme à ses idéaux qui n'aboutissent pas forcément à l'acceptation de la conformité et à l'adaptation sociale. De même, je ne suis pas convaincu que le 4 soit dans l'échappement de l'affectivité et du besoin de la présence de l'autre. Etc.

 

Bref, cette idée a besoin d'être affinée et d'être confrontée à l'expérience de membres de chaque type pour éviter le piège de la construction mentale.

 

Si ce travail est mené jusqu'au bout, et il le mérite, la discussion risque d'être très longue. Pour améliorer sa lisibilité et son dépouillement, je vous propose la convention suivante : mettre systématiquement un sujet de message qui soit "Généralités" si le message traite de cette idée en général et "Ligne X-Y" si le message traite de la tension entre les ennéatypes X et Y. Corollaire : si vous désirez aborder plusieurs thèmes, merci de morceler votre intervention en autant de messages que nécessaire.

 

Très cordialement,

Fabien

 

P.-S. : Eric, les mentaux vont certes se régaler (attention à l'ego) et les autres ont une merveilleuse occasion d'équilibrer leurs centres. Tous à vos plumes donc.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

J'ai commencé à réfléchir à cette discussion par mon propre type. Autant il est évident que les contraintes (ligne 5-7) sont un problème, autant je suis plus ambigu quant à la tension "Responsabilités".

 

Certes les responsabilités ont de l'importance dans ma vie.

 

Il y a les responsabilités qu'on essaye de m'imposer de l'extérieur. Je n'aime pas ça, mais cela s'interprète comme un refus des contraintes et donc dans le modèle étudié ici, comme lié à la tension 5-7.

 

Il y a ensuite les responsabilités que j'accepte. Celles-là, j'ai l'impression (même dans les moments de désintégration) de ne jamais chercher à y échapper. Bien au contraire, quand j'ai pris un engagement, je le respecte (sauf cas de force majeure et je n'ai pas utilisé le mécanisme de défense de rationalisation pour inventer des cas de force majeure).

 

Il importe de préciser que je respecte les responsabilités que j'ai explicitement acceptés. Il m'est arrivé par contre, par évitement des conflits, de ne pas dire que je refusais telle responsabilité. D'autres personnes ont alors pu croire que je l'avais acceptée et avoir l'impression que je ne l'assumais pas.

 

Ambroise, tu dis avoir perçu la tension 5-7 dans les relations avec ta compagne : "Je la connais bien cette tension, car je suis 5 et ma compagne est 7. J'ai donc eu tout le loisir de l'observer cette tension entre nous. Sur quoi nous opposons-nous ? Pourquoi est-ce si difficile, pour moi comme pour elle, de considérer le point de vue de l'autre, si ce n'est parce que, justement, les difficultés de l'autre trouvent un écho, entrent en résonance avec quelque chose qui nous appartient aussi ?"

Patricia, comme la plupart des lecteurs le savent, est une 1. Les responsabilités n'ont jamais été une source de tension entre nous. C'est certainement sur le travail que nos modèles du monde divergent le plus, mais je suis en réalité quelqu'un qui bosse beaucoup et la tension sur le travail n'en est en fait une que sur les contraintes ; je veux choisir quel travail je fais et quand je le fais, alors que pour elle, l'orientation du 1 (rigueur personnelle) lui fait facilement accepter les contraintes.

 

Très cordialement,

Fabien

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Enensis

Bonjour bonjour,

 

Tout d'abord, les remerciements d'usage. :wink:

Pour Ambroise, car son message me fait vraiment réfléchir et j'ai l'impression que les questions que je me pose autour de la problématique m'amène à une meilleure compréhension des relations entre les types.

Pour Fabien ensuite, qui a bien clarifié ce que je n'ai pas vraiment réussi à énoncer clairement lors de mon précédent message… et notamment sur la richesse de l'idée présentée par Ambroise.

 

J'ai donc tout naturellement commencé à réfléchir sur ce sujet et je dois dire qu'il y a tout d'abord quelque chose qui me "saute" aux yeux : le sens d'utilisation de l'énergie du type. Le message de Fabien et son exemple tombent donc à point nommé.

 

Ambroise, ta description de la tension 5-7 me paraît très pertinente, mais ne peut-elle pas s'expliquer tout simplement par le fait que 5 et 7 appartiennent au même centre, mais utilisent l'énergie du centre mental dans des directions opposées ? Le 5 utilise en effet son énergie vers l'extérieur alors que le 7 l'utilise vers l'intérieur. La tension étant "les contraintes", je me demande si cela n'est pas une caractéristique propre au centre mental (donc valable aussi pour le 6 dont la compulsion est d'éviter la déviance, c'est-à-dire une forme de contrainte internalisée qu'il s'impose lui-même "naturellement" dans son ego).

 

La même constatation peut être faite sur la ligne 4-2, il me semble. Le 4 et le 2 appartiennent au même centre, mais leurs sens d'utilisation de l'énergie du centre émotionnel sont opposé et la tension décrite par Ambroise (affectivité, besoin de la présence de l'autre) me paraît être une problématique fondamentale du centre émotionnel qu'on ne retrouve pas dans les autres centres.

 

En revanche, pour rebondir sur ce que Fabien décrit à propos de la ligne 7-1, le fait que ces deux ennéatypes utilisent l'énergie de leur centre respectif dans le même sens (l'intérieur) semble apporter des nuances importantes dans l'analyse de la tension décrite par Ambroise préalablement et que la tension s'exerce visiblement plus dans l'orientation, a priori divergentes, de ces deux types… Il faudrait peut-être, partant de la description d'Ambroise, avoir des témoignages concernant les 8-2, 8-5 et 4-1.

 

De même, pour les membres du triangle, il me semble, en tant que 6, que la problématique de tension est plus liée à l'orientation, dans la mesure où 3, 6 et 9 savent utiliser leur énergie à la fois vers l'intérieur et vers l'extérieur.

 

A titre personnel, et je développerai dans un prochain message, en tant que 6, mon orientation est la Loyauté, alors que celle des 3 est la capacité à réussir. [Note : instinctivement, je met un L à loyauté et laisse un c en minuscule pour capacité… et je préfére le laisser en tant que tel car cela est sûrement révélateur de la vision du 6 que je suis.] Sur le modèle d'Ambroise, la tension qui peut donc m'opposer à un 3 se trouve donc dans la façon d'appréhender le groupe, et tout naturellement, cela est pour moi est une conséquence de nos orientations différentes.

 

Donc, intuitivement, je dirai que le sens d'utilisation de l'énergie est un premier facteur à analyser pour définir et préciser les mécanismes de la tension entre deux types et pour les types utilisant leur énergie dans le même sens, il faut "remonter" (je ne trouve pas de meilleur terme pour l'instant) à l'orientation du type pour les membres du triangle, ou à la problématique du centre lorsque le sens d'utilisation de l'énergie est opposé.

 

Il s'agit uniquement pour l'instant d'une constatation et je ne sais pas vraiment quelle conclusion pertinente je peux en tirer pour améliorer le modèle proposé par Ambroise. :thumb_up:

 

En espérant que cela puisse mettre de l'eau dans nos moulins,

Très cordialement.

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Harper

Bonjour à tous,

 

J'ai peu de temps, je n'entre pas pour l'instant dans le détail (mais cela viendra).

Juste une reformulation possible dans les principes (= pose de limites :thumb_up:) du modèle donné par Ambroise :

 

a) Deux points reliés par une ligne présentent une tension-problématique commune. Elle peut être perçue comme un problème (et l'est probablement pour au moins un type) ou bien comme un sujet d'attention intense (le type ne la verrait peut-être pas comme un problème, mais son entourage probablement).

 

B) La manière de traiter cette problématique n'est peut-être pas systématiquement acceptation-évitement. C'est certainement vrai pour certains types, mais par exemple la problématique 5-8 me semble liée au territoire, avec 8=conquérant et 5=défensif et je ne vois pas de formulation acceptation-évitement.

Dans tous les cas, par contre, il y a certainement polarisation.

 

c) Comme le souligne Eric, la direction intérieur-extérieur, ainsi que la hiérarchie des centres, doit avoir une importance là-dedans.

 

d) Il me paraît préférable, dans la description des polarisations, de remplacer le plus et le moins d'Ambroise par une notion dynamique intégration-désintégration.

 

Je remarque que Fabien a plus de difficultés à définir sa ligne d'intégration que sa ligne de désintégration. J'ai le même problème.

 

La suite quand j'aurai du temps…

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Fabien Chabreuil

Bonjour Bénédicte,

 

Non, je n'ai pas plus de mal à définir cette ligne d'intégration que l'autre. Je ne suis d'ailleurs pas encore certain que "Contrainte" soit la meilleure définition pour la ligne 7-5. Mon précédent message n'avait que pour but de discuter de la problématique des responsabilités.

 

Il m'est en fait facile de proposer une "tension" alternative. Je pense qu'il s'agit du "sérieux". En reprenant le vocabulaire d'Ambroise,

- pour le 1, acceptation allant de la froideur austère d'une part, à l'implication concentrée d'autre part,

- pour le 7, échappement allant du je-m'en-foutisme et du charlatanisme d'une part, à la légèreté et l'aisance naturelles d'autre part.

 

Très cordialement,

Fabien

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Harper

Rebonjour,

 

Fabien, :thumb_up: pour la projection.

 

Pour la ligne 1-7, j'avais envisagé effectivement la problématique du "sérieux", mais aussi celle du "mono-multitâches". Dans la mesure où "sérieux" semble déclencher des réactions ou affirmations plus fortes dans le langage des deux types, je vais le retenir.

 

J'aurais tendance à placer les "besoins personnels" (de soi-même) sur la ligne 2-4 plutôt que sur la ligne 2-8 où je placerais personnellement "l'impact sur les autres" (nié pour le 8, revendiqué pour le 2).

Comme je l'ai écrit plus tôt, j'associerais à la ligne 5-8 le "territoire" (8 conquérant, 5 défensif).

Pour la ligne 1-4, les aspects "incorrects/inadaptés" de soi-même (refusés pour le 1, objets d'attention pour le 4). Mais j'ai des doutes persistants :wink: sur cette définition.

Je conserve le modèle "contraintes" d'Ambroise pour 5-7.

 

Pour la ligne 3-6, je ressens la problématique comme liée à l'image, avec 3 = image de moi, 6 = image du groupe.

Mes mouvements de désintégration (vers le 3) s'accompagnent d'une attention excessive portée à l'image que je vais donner aux "miens", et aux sanctions ou ennuis encourus si cette image n'est pas "conforme". Ceci me pousse à "sauver les apparences", et si le mouvement se poursuit, mes sentiments eux-mêmes peuvent être remplacés par "ce qui est correct" et là je suis dans l'auto-tromperie du 3.

 

Pour le 6-9, je suis encore incertaine, mais mon idée actuelle est : "l'imprévu et l'incertitude" (9 : acceptation, voire résignation ; 6 : vouloir prévoir).

 

Pour le 3-9, j'hésite entre la définition d'Ambroise "moi-même, toutes les facettes de ce que je suis" et "agir vite ou laisser faire" (3 : impatience, résultats immédiats ; 9 : laisser les choses se faire).

 

[Oups, :wink:. Je remarque que le modèle d'Ambroise comportait "Evolution" et "Régression", donc des indications dynamiques, dès le départ. Autant pour moi.]

 

Eric, j'ai envisagé l'orientation dans la dynamique, mais il y a des choses qui ne collent pas pour certains types. La désintégration en 3 ne me donne pas particulièrement la capacité d'agir ou de réussir. Eventuellement une tendance à rappeler ce que j'ai pu faire pour le groupe de manière à sauvegarder ma place, mais ça ne va guère plus loin.

Je suis d'accord que les orientations du 6 et du 3 peuvent, si les personnes sont sous compulsion, causer des incompréhensions ou des conflits (le 6 dit du 3 "il se fait mousser, il se la joue perso", pendant que le 3 dit du 6 "s'il était compétent, il saurait se mettre en valeur"). Mais quelle est l'influence de ce conflit de polarités sur la désintégration et l'intégration ? Il y a probablement quelque chose à creuser.

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Claude

Bonjour à tous,

 

Je ne voudrais pas créer un hors sujet ou compliquer le débat, mais cette conversation m'a rappellé un article qui est sur ce site, "Une conversation avec Sandra Maitri", que j'avais déjà cité et qui me parait exprimer la même chose. J'ai fait un copier-coller d'un extrait traitant du cas général et du cas particulier du 4 et du 1 car je trouve ce texte très riche et intuitivement cette théorie me parait juste.

 

Sandra Maitri : C'est un concept qu'Hameed a développé. Il a compris que chacun d'entre nous a une structure d'enfant à l'intérieur dont nous nous sentons plus proches que de notre persona adulte. Il appelle ça "l'âme-enfant", puisque c'est la partie de notre âme qui est restée comme un enfant, arrêtée dans son développement. Elle entraîne en quelque sorte les parties de nous qui sont adultes, nous poussant à sortir et à nous amuser, plutôt que de rester assis et de faire des choses qui sont ennuyeuses pour un enfant, comme les impôts par exemple. Il s'est rendu compte que notre âme-enfant apparaît pour la première fois dans notre conscience comme une version enfantine de notre point du coeur dans le flux intérieur de l'Ennéagramme et que notre type apparaît en contrepoint des qualités de ce point du coeur. Les qualités de notre âme-enfant sont des qualités qui n'ont pas été soutenues, épaulées, encouragées dans notre enfance et ainsi nous avons compensé avec un style plus acceptable, qui est notre type propre. Il s'est donc construit autour de notre âme-enfant. En général, les aspects les plus négatifs de la passion de notre point du coeur sont ceux que nous essayons le plus possible de réprimer de notre conscience et de celle des autres, mais ils paraissent plus viscéraux pour ainsi dire.

 

Andrea Isaacs : Pourriez-vous nous décrire ceci en relation avec un type particulier ?

 

Sandra Maitri : OK, restons avec le 4 et le 1. Le point du coeur pour le 4 est le point 1 (en allant dans le sens inverse des flèches). Selon la théorie, à l'intérieur de chaque 4 se trouve un petit perfectionniste qui est très critique, qui s'érige en juge, qui est très en colère, et irrité par les défauts qu'il voit en lui et chez les autres. Mon idée des 4, c'est qu'ils sont affectés par cette âme-enfant dans le sens où ils sont intérieurement extrêmement critiques et jugent à tort et à travers et particulièrement eux-mêmes, ce qui sous cet angle peut être vu comme la source de leur souffrance. Alors que les 1 s'identifient à leur façon de juger et ont le sentiment d'être nobles, bons et justes en s'alignant sur leur perfectionnisme, les 4 en subissent les effets. Je pense qu'ils ont un Surmoi très brutal, qu'ils dirigent principalement contre eux-mêmes. Ainsi, ils se sentent étrangers à eux-mêmes à cause de cette dynamique intérieure. Ils finissent par se sentir fondamentalement mauvais et fondamentalement imparfaits et en conséquence, ils s'abandonnent eux-mêmes. Toute la personnalité se développe autour de la croyance implicite qu'ils sont mauvais, de l'abandon de soi qui s'ensuit et amène à ce désir profond de se reconnecter avec quelque chose ou quelqu'un qui sera vraiment satisfaisant et aimant. Au coeur de cette dynamique est la croyance qu'ils ont été rejetés parce que quelque chose d'inhérent à leur nature est mauvais. Pour beaucoup de 4, ce sentiment est vécu comme une sorte de poison, comme s'il y avait vraiment quelque chose de vraiment horrible en eux. Le chemin pour un 4, en terme d'âme-enfant, consiste donc à commencer par contacter son petit critique intérieur qui constamment juge, critique, et trouve à redire aux choses, et par contacter cette agressivité à vouloir aligner chacun et chaque chose correctement, à avoir l'air bien, à bien faire les choses et ainsi de suite. Au-delà de ça, la source de ce comportement, le sentiment intérieur d'être mauvais doit être digéré et dépassé.

 

Si je reprends l'idée de base d'Ambroise cela donne sous une forme succincte :

 

1-4 : Jugement

1 : acceptation

Evolution : je suis correct, j'incarne la droiture.

Régression : je suis intransigeant et intolérant avec les autres et avec moi-même.

4 : échappement

Evolution : je suis original, je crée et suis ainsi au delà du jugement.

Régression : je ne suis pas parfait donc mauvais, je déprime.

 

J'avais essayé de trouver une idée pour l'axe 5-8. mais c'est difficile. Un essai :

 

8-5 : Contrôle

8 : acceptation

Evolution : je suis fort, je fais régner mon contrôle dans le sens de la justice.

Régression : je domine les autres sans scrupules.

4 : échappement

Evolution : j'agis avec détachement, l'avis ou la sanction du monde extérieur m'importe peu.

Régression : je suis faible, je n'ai aucun contrôle sur le monde, je m'isole.

 

PS à l'attention d'Ambroise : un ermite contemplatif ne symbolise pas un 5 intégré pour moi (Helen Palmer parle de Bouddha non illuminé dans ce cas).

 

5-7 : Objectivité

5 : acceptation

Evolution : je comprends, j'analyse objectivement les faits

Régression : je stocke avidement les informations, je suis stérile.

7 : échappement

Evolution : j'utilise les informations avec souplesse et créativité et agit ainsi efficacement.

Régression : je manipule les informations afin d'éviter les difficultés.

 

Pour moi la tension souvent constatée sur l'axe 5-7 ne correspond pas du tout à la "contrainte". Il me parait que des types comme le 1 ou le 6 sont beaucoup plus soumis à des contraintes que le 5, qui arrive assez facilement à y échapper.

 

Bonne réflexion à tous. Amicalement,

Claude

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Fabien Chabreuil

Bonjour Claude,

 

Claude, je ne comprends pas très bien comment la régression du 4 que tu décris par "je ne suis pas parfait donc mauvais, je déprime" pourrait être un échappement de la tension de "Jugement".

 

Comme mon message précédent le laissait entendre, je ne suis pas enthousiasmé par la tension "Contrainte" pour la ligne 5-7. Tu lui objectes qu'on peut trouver des types plus concernés par ce problème, ce qui est bien vrai (Ambroise aurait-il une très grosse aile 6, ou… ?). Je crains qu'on puisse faire la même remarque à ta proposition "Objectivité". Il y a moult types échappant mieux que le 7 à l'objectivité.

 

Très amicalement,

Fabien

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Claude

Bonjour Fabien,

 

Merci beaucoup pour ces remarques très objectives. :wink:

 

Pour l'axe 1-4 je propose plutôt :

1-4 : Jugement

4 : échappement

Régression : je suis différent, personne ne me comprend (donc personne n'est en mesure de me juger).

 

5-7 : ?

La tension sur cet axe me parait liée à l'utilisation des informations.

 

Concrètement j'ai vécu à trois reprises la même expérience avec des 7 qui se sont littéralement enfuis sans que j'en ai compris la raison et sans donner d'explication (il s'agissait à deux reprises de brèves relations affectives et pour le troisième d'une relation professionnelle). Dans les trois cas, il me semble que la fuite a été provoquée par des remarques de ma part se rapportant à un manque de rigueur ou de profondeur dans l'analyse d'informations. Pourquoi agis-tu ou dis-tu cela alors que hier ou avant-hier tu disais cela ? Comment peux-tu proposer telle solution technique alors que tu as tous les éléments d'informations qui te montrent que cela posera un problème ? Etc.

 

J'ai été à chaque fois très :thumb_up: de constater qu'un 7 que je considérais comme tout à fait brillant intellectuellement était capable d'approximations douteuses. J'effectuais des sortes de corrections automatiques, sur un mode maternant, en attribuant ces "erreurs" à de l'inattention, sans percevoir le moins du monde l'enjeu qui était pour le 7 l'évitement de la souffrance, ce qui n'était apparemment pas la meilleure méthode de communication. :sour:

 

La tension entre le 5 et le 7 me parait provenir d'un intérêt à acquérir et à utiliser de nouvelles informations, qui est commun, mais dont la motivation diffère fondamentalement.

 

Par ailleurs, le 5 aime aller gratter sous la surface, parfois jusqu'à l'indiscrétion :wink: et le 7 déteste apparemment cela. Personnellement, je trouve cela très déstabilisant dans mes relations avec les 7.

 

Amicalement,

Claude

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Fabien Chabreuil

Bonjour Claude,

 

Dans notre stage de Bases, nous parlons ainsi de la différence entre le 5 et le 7 : face à l'idéal, inatteignable à notre époque, de tout savoir sur tout, le 5 privilégie la profondeur et l'analyse, et cherche à tout savoir sur un sujet, là où le 7 privilégie la largeur et la synthèse, et cherche à savoir un peu sur tout.

 

C'est dire que tes témoignages font sens et qu'on pourrait imaginer une tension comme "Spécialisation intellectuelle", acceptée par le 5 (Spécialisation analytique, pinaillage stérile) et à laquelle le 7 chercherait à échapper (Globalisation créative, superficialité).

 

Cependant, je ne suis pas encore certain que ce soit la tension centrale entre les deux types. Après tout, je connais moult 7 qui ne sont pas tant intéressés que cela par l'information :thumb_up: et pour lesquels "savoir un peu sur tout" n'est pas un idéal.

 

Très amicalement,

Fabien

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Ouadjet

Bonjour,

 

J'ai remarqué que certains types étaient des "spécialistes de l'échappement", le 4 et le 7, et d'autres des spécialistes de l'acceptation, le 1, le 8, le 9. La troisième catégorie permutte entre les deux mouvements.

 

Le 1, le 8 et le 9 sont des types instinctifs : leur "impossibilité" de s'échapper (au sens transcender) proviendrait-elle de la place de ce centre dans la hiérarchie (instinctif = agir sur le monde ou agir sur soi-même ou choisir délibérément de ne pas agir ; pour faire cela, je suis obligé d'accepter les tensions).

 

Les 4 et les 7 ne privilégient pas le centre instinctif et tournent leur énergie vers l'intérieur. Les 7 comme les 4 ont un côté créatif et idéaliste. Leur incapacité à accepter serait elle la conséquence de ce côté rêveur, qui leur permet de se déconnecter de la réalité quand celle-ci ne leur plait pas ?

 

Qu'en pensez vous ?

 

Très cordialement

Ouadjet (7)

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Fabien Chabreuil

Bonjour,

 

Les centres mentaux s'emballent !

 

Echapper à quoi ? Accepter quoi ? Dans l'hypothèse d'Ambroise, c'était à la tension.

 

Dans ce que tu dis, Ouadjet, c'est beaucoup moins clair. Au sens où je crois le comprendre, le 9, par exemple, me semble autant capable d'acceptation que d'échappement. Je ne suis pas sûr que les autres types oscillent vraiment (le 3 ?).

 

De plus, je ne suis pas certain que le concept soit réellement celui dont nous parlons ici. Le point de départ est plutôt de trouver une tension, puis de voir quelle polarité s'exerce.

 

Très cordialement,

Fabien

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Fabien Chabreuil

Bonjour,

 

Pendant la nuit, je me suis souvenu qu'à une certification, il y a bien des années, nous avions demandé aux participants de trouver un point commun et une différence entre leur type et chacun des huit autres. Bref, cela ressemblait fort (en moins affiné) à l'hypothèse d'Ambroise.

 

Le problème que cela pose est que finalement cette recherche n'a sans doute rien à voir avec les lignes de l'Ennéagramme et que l'on peut trouver des tensions entre tous les couples de type. Par exemple, 7-2, tension "Implication émotionnelle" acceptée par le 2 et à laquelle le 7 cherche à échapper.

 

Mais dans ce cas, nous sommes ramenés aux styles de communication et aux "irritants", sujets déjà largement étudiés, et traités dans nos stages Communication et Négociation. Ne sommes-nous pas, comme le disait Eric dans son premier message, "en train de réinventer la roue" ?

 

Très cordialement,

Fabien

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Ouadjet

Bonjour Fabien,

 

Je ne sais pas si l'hypothèse d'Ambroise réinvente la roue.

 

Je pense en tout cas qu'elle a un rapport avec le développement personnel (et surtout les signes tangibles de ce développement personnel). Comme Ambroise se place sur "les lignes" d'intégration et de désintégration, il identifie ce qu'il appelle une tension (une difficulté potentielle, une soufrance potentielle, une source d'amertume potentielle) et regarde comment les types gèrent le problème.

 

Ainsi, sur la ligne 5-7, un 7 alpha qui cherche à approfondir un sujet d'étude et à analyser en profondeur une problématique (donc adopte un comportement de 5) fait un effort d'acceptation. Il accepte de ne pas zapper quand il a compris 50% du problème, ce qui est suffisant pour extrapoler à 80%, donc presque 100%.

 

Inversement, un 5 qui synthétise refoule (échappe à) son désir de décortiquer 120% de la question, histoire d'être certain de bien avoir compris 100% des cas.

 

Ce que tu dis sur les "conflits" 7-2 est tout à fait justifié. Seulement, si les 2 et les 3 sont si difficiles à cerner et à comprendre quand on est un 7, c'est bien qu'il faut faire un très gros effort !

D'une part il faut se tourner vers l'extérieur, et d'autre part (ensuite), il faut mettre le centre mental au repos pour ressentir ses émotions sans les analyser et les rationnnaliser.

Tu remarqueras que je ne me hasarde pas à expliquer comment le 2 "ressent le 7", alors que la démarche 5 -> 7 me semble plus claire.

Par conséquent, le fait qu'il n'y ait pas de ligne entre les 7 et les 2, ou les 7 et les 3 joue probablement un rôle.

 

Ambroise est peut-être en train de réinventer la roue, ou peut-être a-t-il eu l'idée géniale de remplacer la roue pleine par la roue à rayons ?

 

Cordialement

Ouadjet (7)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Ouadjet,

 

Qu'est-ce que ce que tu dis nous apprend de nouveau sur les types 5 et 7 que nous ne sachions déjà depuis longtemps ? C'est en ce sens qu'il s'agit peut-être d'une réinvention de la roue. Il est inutile de créer un nouveau concept et un nouveau vocabulaire s'ils ne font que paraphraser l'ancien.

 

Comme tu le dis, le passage de 7 à 2 nécessite un gros effort. L'Ennéagramme nous dit même que c'est impossible et qu'il faut passer par un certain nombre d'étapes représentées par les lignes et expliquées par la hiérarchie des centres (voir message d'Eric en début de conversation). La "roue à rayons" n'est donc pas une idée géniale, juste un piège de l'ego.

 

Très cordialement,

Fabien

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Enensis

Bonjour à tous

 

Ayant pris un peu de recul sur cette discussion, je reviens avec quelques précisions sur ce que j'ai déjà dit et je vais tenter d'approfondir.

 

En fait, oui, pour moi, dans la conception de l'ennéagramme que je me fais, Ambroise essaye de réinvinter la roue.

 

Si on part du constat et des questions de départs :

Cependant, mais corrigez-moi si je me trompe, les évolutions sont décrites mais elle ne sont pas expliquées : on ne se sait pas pourquoi un type donné peut évoluer vers son type d'intégration (ou de désintégration) mais ne peut pas évoluer vers un autre type. Autrement dit, pourquoi certaines voies d'évolution sont possibles alors que d'autres ne le sont pas ? Que signifie cette proximité entre des types qui pourtant ne sont pas voisins sur le cercle ? Pourquoi y a-t-il exactement deux voix possibles et non une seule ou davantage ? Plus fort encore : pourquoi est-ce que la relation d'évolution est symétrique (si le type A évolue vers B alors le type B évolue aussi ou a la capacité d'évoluer) vers A) ?
alors oui, les évolutions sont expliquées (cf mon premier message + stages Centres + articles EM + divers sujets sur le panneau).

 

Partant de là, tout ce qui sera dit, comme le rappelle Fabien, sera une réinvention de la roue.

 

Quand je parlais de subjectivité dans mon premier message, je n'ai peut-être pas été très clair, mais avec un peu de recul, il m'apparaît aujourd'hui, et peut-être à tort je suis prêt à en discuter, que l'hypothèse de départ est fausse ou pour le moins mal formulée :

L'hypothèse que je fais consiste à dire que cela fait sens au niveau psychologique : si deux types sont sur une même flèche, alors c'est qu'ils partagent quelque chose au niveau de leur fonctionnement mental.

Cela fait peut-être sens au niveau psychologique mais pourquoi cela se traduirait-il par un un partage de "quelque chose" au niveau du fonctionnement mental ? A mes yeux, c'est exactement le contraire que vient de prouver l'ensemble de cette discussion : pour appréhender une tension entre deux types (reliés par un trait ou non d'ailleurs), il faut dépasser le fonctionnement mental et s'intéresser aux fonctionnements mental, instinctif ET émotionnel dans leur globalité.

 

Si l'on reste au niveau du mental, chacun aura SA vision, correcte ou non, de la signification des termes utilisés. Le langage étant une construction mentale, il faut donc dépasser le fonctionnement mental pour appréhender le problème dans sa globalité sous peine d'inconsistance (on pourra démontrer une chose et son contraire) et d'incomplétude (on ne pourra pas démontrer certaines vérités), comme l'a démontré brillament Gödel avec ses théorèmes d'incomplétude et d'inconsistance. C'est exactement cette problématique que résout l'explication structurelle dont nous avons déjà parlée pour les lignes reliant deux types du cercle sans tomber dans le piège de l'auto-référence.

 

Toutefois, même si Ambroise réinvente la roue, il nous a permis de nous poser certaines questions et Fabien n'en a pas moins soulevé une remarque très intéressante lorsqu'il écrit :

qu'un plan de travail pourrait être d'affiner et de valider l'explication fonctionnelle, puis de rechercher le lien de causalité entre les deux approches.

Peut-être faudrait-il donc reprendre les deux premiers points (affiner et valider), ou alors décider que cela n'est pas valide et n'a pas de sens.

 

Le fait que chaque type puisse donc connaitre des "tensions" avec chacun des huit autres ennéatypes n'enlève rien au fait que cette tension existe AUSSI entre les ennéatypes reliés par un trait. LA question est de savoir si cette tension s'exerce différemment entre deux ennéatypes reliés par un trait qu'entre deux ennéatypes qui ne sont pas reliés.

 

Si cette tension s'exerce différement alors y a-t-il un lien de causalité entre l'approche fonctionnelle et l'approche structurelle et quelle est la nature de ce lien ?

 

Si cette tension s'exerce de la même manière, je ne pense pas qu'il y ait besoin de poursuivre plus avant, puisqu'il sera dès lors évident que le lien n'existe pas, l'explication structurelle se suffisant à elle-même pour expliquer un trait entre deux ennéatypes.

 

///////

Juste à titre d'exemple, en prenant mon cas personnel. Depuis le premier message je vis une "tension" avec le 5 en tant que 6.

Quand je lis "J'ai déjà fait trop long, alors je m'arrête là pour aujourd'hui", nous sommes typiquement là dans la passion du 5, l'avarice, c'est à dire dans l'échappement de la "diffusion de l'information" qui rentre directement en conflit avec ma fixation de 6, le doute car je me demande si Ambroise a quelque chose à rajouter (cf le "aujourd'hui" qui sous-entend qu'il y a une suite non-délivrée… à moins que je ne projette mon attente d'en savoir plus) et suis donc l'acceptation de la "diffusion de l'information" car je VEUX obtenir cette information. Une fois dans ma fixation, cela active ma passion, la peur au travers de mon mécanisme de défense et ma compulsion. Solution pour moi le 6 : je lâche prise sur ma passion et accepte que l'information complète ne soit pas diffusée…

 

Donc pour reprendre le schéma d'Ambroise :

5-6 : Diffusion de l'information

5 : échappement

Evolution : je lâche prise sur ma passion (avarice).

Régression : je m'enferme dans ma passion.

6 : acceptation

Evolution : je lâche prise sur ma passion (peur).

Régression : je m'enferme dans ma passion.

 

Et pourtant, le 5 et le 6 ne sont pas liés par un trait… et la seule voie réelle d'évolution pour le 5 comme pour le 6 sur cette problématique de tension est le chemin de l'intégration.

///////

 

Partant de là, je suggère de reprendre l'exercice que Fabien avait formulé pour la certification et que chacun de nous (intéressé par cette discussion et intéressé pour la faire avancer) amène deux exemples de tension avec un autre ennéatype, l'un étant obligatoirement au bout d'un trait sur la figure de l'ennéagramme et l'autre pouvant être choisi parmi les six autres types restant sur l'ennéagramme. Dès lors nous pourrons donc voir si les tensions avec les ennéatypes qui sont au bout de nos traits sont identiques ou non à celles que nous pouvons ressentir ou comprendre avec les autres ennéatypes.

 

Une fois de plus, tout cela me semble bien mental comme discussion et il est grand temps pour moi de lâcher prise pour me concentrer sur mon centre instinctif : je m'en vais donc faire un peu de sport. :thumb_up:

 

Dans l'attente de vos réactions et suggestions pour continer d'avancer.

Très cordialement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Eric,

 

Je n'ai pas le temps de te répondre en détail ce matin, car c'est jour d'animation du stage Spirale Dynamique.

 

Tout d'abord, bravo pour ton résumé de la situation. Comme je suis bon élève de chez bon élève, j'avais fait l'introspection que tu suggères préventivement : couple 7-1 et 7-2 dans les messages ci-dessus. J'y réfléchis depuis hier au soir où j'ai lu ton message et je n'ai pas réussi à trouver de différences. As-tu une idée de ce qu'elles pourraient être ?

 

Très cordialement,

Fabien

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Enensis

Bonjour Fabien, bonjour à tous,

 

Pas eu le temps de répondre depuis vendredi, ce qui m'a permis de repenser au problème de tension et d'arriver à la conclusion que je ne vois pas de différence fondamentale entre une tension 6-(3-9) ou 6-(7-8-1-2-4-5), pour me baser sur mon exemple personnel.

 

En fait, dans un premier temps, je n'ai pas vraiment réussi à isoler une tension particulière appartenant à un type donné que je ne pouvais retrouver avec un autre type. Pour reprendre l'exemple que j'avais pris de la tension 5-6 sur la diffusion d'information, je me suis dit que je pouvais retrouver cette tension particulière avec tous les autres types, mais avec une motivation différente.

 

Ainsi, si je me trouve dans un groupe avec un 3, celui-ci pourra décider de ne pas diffuser de l'information afin d'éviter l'échec ou pour conserver un "avantage" sur les autres alors qu'en tant que 6, j'aurai besoin de cette information pour le "bien" du groupe [Cela reprend, par un exemple concret, la notion de tension "Le Groupe" défini par Ambroise dans son premier message avec les mécanismes d'échappement/acceptation et évolution/régression qu'il décrit]. Pour véritablement évoluer, le 6 et le 3 doivent obligatoirement lâcher prise sur leur compulsion et leurs passion et fixation.

 

Donc rien à mes yeux de bien différent de la tension 5-6 que j'avais décrit. Idem avec le couple 6-9 : un 9 pourra être dans l'échappement de la diffusion de l'information pour éviter un conflit avec moi s'il me livre une information…

 

Je pense pouvoir multiplier les exemples avec les six autres types autour de cette problématique de "diffusion de l'information"… en trouvant à chaque fois une motivation différente pouvant activer compulsion, passion, fixation et mécanisme de défense, et par la même la non-résolution de la tension tant que l'un, l'autre ou les deux types ne lâchent pas prise sur ces mécanismes.

 

Pour conclure, je dirai donc que TOUTES les tensions peuvent exister entre tous les types et qu'il n'y a pas nécessairement une tension inhérente à un couple de types reliés par une flèche que l'on puisse modéliser sous la forme Acceptation-Echappement qui serait liée à l'intériorisation ou l'extériorisation de la dite tension. Une fois de plus, tout dépendra du sens d'utilisation de l'énergie propre à chacun de ces types.

 

Le plus important, en terme de communication et d'évolution, sera donc toujours de dépaser LES tensions liant un type aux huit autres, certaines étant probablement plus simple à régler avec certains types qu'avec d'autres… et cela ne pourra se faire qu'en lâchant prise sur les limitations inhérentes de son propre type, et ça, je ne pense vraiment pas que ce soit une nouveauté pour des personnes connaissant l'ennéagramme et ayant commencé un travail de développement personnel.

 

Toutefois, après deux semaines de réflexions et discussions, il serait peut-être intéressant d'avoir l'avis d'Ambroise afin d'affiner le cas échéant les hypothèses ou les voies possibles de travail… sinon, il me semble qu'il est temps de conclure cette discussion qui s'est avérée ma foi très enrichissante (en ce qui me concerne et pour ma compréhension de certaines restrictions de l'analyse "mentale" qu'on peut faire de l'ennéagramme :confused:).

 

En vous souhaitant à tous une excellente semaine.

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Claude

Rebonjour à tous,

 

J'avais déjà remarqué une tension suivant le sens inverse des flèches qui se résume comme suit : un type donné tend à faire exactement ce que le signe précédent déteste. :confused:

 

8-5

Le 8 adore contrôler et le 5 déteste être sous contrôle.

5-7

Le 5 adore observer et analyser en détail et le 7 déteste être analysé de trop près.

7-1

Le 7 adore s'amuser et toucher à tout et le 1 déteste que l'on s'amuse avant d'avoir fini son travail.

1-4

Le 1 a l'habitude de juger et le 4 ne supporte pas d'être jugé.

4-2

Le 4 rejette les autres en se voulant différent et le 2 a peur d'être rejeté.

2-8

Le 2 adore aider et le 8 déteste être aidé.

 

D'où une transcendance nécessaire pour aller vers l'intégration. Je crois qu'Ambroise a mis le doigt sur quelque chose de réel.

 

Sujet de réflexion pour Ambroise : est-ce que les contraintes ne seraient pas la tension caractéristique de… la vie en couple ? :happy:

 

Amicalement,

Claude, ?

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Fabien Chabreuil

Bonjour Claude,

 

Dans son dernier message, Eric disait : "Pour conclure, je dirai donc que TOUTES les tensions peuvent exister entre tous les types et qu'il n'y a pas nécessairement une tension inhérente à un couple de types reliés par une flèche." Ceci s'applique à ta relance du sujet. Je suis 7 et je n'aime pas être sous contrôle, ni être jugé, ni être rejeté, ni être trop aidé et même parfois m'amuser avant d'avoir fini certaines choses. Quant à "être analysé de trop près", ce n'est pas le pire de tous (loin de là !) et cela dépend de qui le fait et comment c'est fait.

 

Tu dis : "Je crois qu'Ambroise a mis le doigt sur quelque chose de réel. […] Est-ce que les contraintes ne seraient pas la tension caractéristique de… la vie en couple ?"

 

Oui, bien sûr. Je disais dans mon message du 4 février : "Nous sommes ramenés aux styles de communication et aux "irritants", sujets déjà largement étudiés, et traités dans nos stages Communication et Négociation. Ne sommes-nous pas, comme le disait Eric dans son premier message, 'en train de réinventer la roue' ?" Et je précisai le 6 : "Il est inutile de créer un nouveau concept et un nouveau vocabulaire s'ils ne font que paraphraser l'ancien."

 

Très cordialement,

Fabien

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Ingold

Bonjour à tous,

 

Je suis désolé de ne pas avoir participé depuis deux semaines à ce fil de discussion que j'ai initié et qui me passionne pourtant. J'ai été très occupé et j'avais besoin de temps et de calme pour contribuer efficacement (toujours cette fâcheuse tendance du 5 de ne vouloir partager son savoir que si il a eu le temps de bien mettre en forme ses réflexions).

 

J'ai trouvé beaucoup de bonnes idées dans ce fil de discussion qui enrichissent et modifient ma vision de l'ennéagramme et plus particulièrement de mon interprétation des flèches. Que tous soient remerciés !

 

Je remercie tout particulièrement Claude pour son interprétation des flèches 1-4 (jugement) et 8-5 (contrôle) que je reprends totalement à mon compte.

 

En revanche, j'ai constaté que plusieurs personnes ont adopté une définition des tensions différentes de la mienne. En conséquence, je ne me sens pas responsable de la cohérence ou de la justesse des interprétations qui sont proposées par ces personnes.

 

J'ai introduit le terme de tension dans le texte suivant :

Quel est le point commun, entre chaque paire de types [reliés par une flèche] sur le graphe ? C'est la question à laquelle j'ai cherché à répondre. J'ai trouvé à chaque fois des "tensions" communes, des difficultés, des dilemmes, des points de fixation de l'attention ; et j'ai remarqué que les deux types trouvaient à ces "problèmes" des solutions opposées.

La notion de difficulté, de problème, est très importante. Il s'agit de trouver des choses qui peuvent poser problème pour le bien-être psychologique d'une personne. Par exemple le jugement est une difficulté. Il n'est pas toujours facile d'être jugé sévèrement par les autres. Le jugement que l'on porte à soi-même peut aussi être source de souffrance. On peut avoir honte de ce que l'on a fait ou de ce que l'on a ressenti. Cependant le jugement n'est pas une difficulté pour tous les types. Cette tension me semble très caractéristique des 1 et des 4. C'est pourquoi je choisis de caractériser la flèche entre le 1 et le 4 par la tension "jugement".

 

Voici un exemple de personne qui a adopté une définition des tensions différentes de la mienne. Fabien propose "sérieux" pour la flèche 1-7. Je ne critique pas l'idée qu'il développe, mais je me démarque : pour moi sérieux n'est pas une "tension" au sens où je l'ai défini.

 

Pour mieux me faire comprendre, voici deux exemples dans un domaine plus concret.

  • Le chêne et le roseau proposent deux solutions à une difficulté commune : la résistance. Le premier est solide, le second est souple.
  • La truite et le saumon s'opposent sur un aspect particulier : le milieu dans lequel ils vivent. Le premier vit dans l'eau douce tandis que le second vit dans l'eau de mer.

Dans le premier cas, on peut distinguer une difficulté commune (ici une exigence du milieu) à laquelle il est trouvé deux solutions opposées. Dans le second cas, il y a bien une opposition mais pas de difficulté commune. On ne voit pas comment l'eau de mer et l'eau douce pourrait être deux solutions opposées à un même problème.

 

C'est pareil pour "sérieux" qui est proposé pour expliquer la flèche 1-5. Je ne vois pas en quoi le sérieux (être ou ne pas être sérieux) puisse être un problème.

 

Bénédicte développe des idées analogues sur les flèches 1-7 (mono ou multi-tâches), 6-3 (image de soi, image des autres), 2-8 (impact sur les autres) et 5-8 (territoire).

Il en est de même d'Eric avec la "tension" 5-6 (diffusion de l'information).

 

Je remarque d'ailleurs qu'Eric utilise une définition des tensions qui lui est propre et qui, si j'ai bien compris, correspond plus ou moins aux difficultés que peut éprouver un type quand il est mis en contact avec un autre type. Il écrit par exemple :

Le fait que chaque type puisse donc connaître des "tensions" avec chacun des huit autres ennéatypes n'enlève rien au fait que cette tension existe AUSSI entre les ennéatypes reliés par un trait. LA question est de savoir si cette tension s'exerce différemment entre deux ennéatypes reliés par un trait qu'entre deux ennéatypes qui ne sont pas reliés.

Fabien fait le même type d'amalgame entre la question des tensions au sens où je les ai définies et la question des difficultés de compréhension entre des personnes de type différents :

Nous sommes ramenés aux styles de communication et aux "irritants", sujets déjà largement étudiés, et traités dans nos stages Communication et Négociation.

J'insiste sur le fait que je ne souhaite pas dénigrer les explications sur les flèches de l'ennéagramme que ces personnes donnent. Mais je souhaite préciser que ces explications n'ont qu'un rapport lointain avec celles que je propose.

 

Je me sens d'ailleurs tout à fait abusé :confused: quand je lis :

Il est inutile de créer un nouveau concept et un nouveau vocabulaire s'ils ne font que paraphraser l'ancien. [?] La "roue à rayons" n'est donc pas une idée géniale, juste un piège de l'ego.
Les critiques qui sont faites là concernent des théories qui ne sont pas les miennes. Et je tenais à le préciser.

 

Cependant, je vais continuer à réfléchir sur cette idée. Je cherche à améliorer les descriptions des tensions que j'ai déjà trouvées car je sens bien que certaines ne sont pas optimales. Je suis donc preneur de toute réflexion dans ce sens. Si vous avez aussi des références à des textes déjà écrits sur l'ennéagramme qui vont dans ce sens, faites-moi en part aussi. Un grand merci au passage à Claude pour son extrait de la conversation de Sandra Maitri qui illustre merveilleusement bien la tension 1-4 (jugement).

 

Merci pour vos réactions et à bientôt,

Ambroise

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Fabien Chabreuil

Bonjour Amboise,

 

Je confirme ce que je disais au début de la conversation. La responsabilité n'est pas une difficulté majeure pour moi et n'a jamais été au centre de mon fonctionnement. Je choisis les responsabilités que j'accepte et celles que je refuse, et j'assume les conséquences de ce choix.

Je ne comprends pas bien en quoi "être sérieux" n'est pas une difficulté et donc une tension…

 

De même, je ne pense vraiment pas que l'adaptation sociale soit une difficulté majeure pour les 1 en général, les contraintes pour les 5 [comme cela a été dit, c'en est une pour les 6 ; puisque tu n'as qu'une connaissance livresque de l'Ennéagramme, tu devrais sans doute commencer par valider ton type…], etc.

 

Bref, réaffirmer ta définition, même assortie d'une métaphore, ne me la rend pas plus claire et j'ai l'impression que tu ne réponds que très partiellement aux objections faites.

 

Cordialement,

Fabien

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Chris

Bonjour à tous,

 

Juste un petit mot, car en tant qu'émotionnelle, j'ai beaucoup de mal à suivre cette conversation. Seulement, je ne suis pas d'accord avec Claude quand elle écrit :

"4-2 Le 4 rejette les autres en se voulant différent et le 2 a peur d'être rejeté."

 

En tant que 4 alpha, je peux dire que quand il m'arrive de rejeter les autres (et c'est très rare), ce n'est absoluememt pas pour me sentir différente, mais c'est parce que l'éventuelle douleur d'être rejetée me paraît tellement insurmontable, qu'effectivement rejeter l'autre me semble sur l'instant être la seule solution pour supporter cette douleur.

 

Christelle 4 alpha

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Cheeta

Oula la ! :laugh:

 

Où allons-nous dans cette discussion ?

 

En relisant ton dernier post, Ambroise, il s'est passé un scrogneugneu dans mon centre émotionnel, scrogneugneu qui veut en général me dire "tu ressens une émotion négative".

 

Si je regarde de plus près, je me rends compte que, quand je lis :

En revanche, j'ai constaté que plusieurs personnes ont adopté une définition des tensions différentes de la mienne. En conséquence, je ne me sens pas responsable de la cohérence ou de la justesse des interprétations qui sont proposées par ces personnes.
et bien… je trouve cela plus ou moins agressif.

 

Très exactement, ce n'est pas le genre de truc autour duquel je vais m'emballer :sad:, mais j'ai décidé d'en parler car, de mon point de vue, cette discussion me semble devenir une métaphore intéressante de certains mécanismes de ton type (je te fais confiance pour t'être identifié :wink:).

 

Au risque de me répéter, je me demande où l'on va. Tout ceci me fait l'impression d'une cogitation sans application pratique.

 

Peut-être n'ai-je pas bien compris après tout ?

 

Cela dit, ton précédent post, Ambroise, me fait (crois-je) comprendre la nuance que tu exprimes par rapport à ce que tu perçois du point de vue de Fabien et d'Eric, et cela m'apporte déjà en terme de concentration vis-à-vis d'un sujet dont je ne vois pas le bout. :wink:

 

Comment dire…

 

cheeta (7) qui n'arrive pas bien à s'exprimer. :laugh::heart:

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Enensis

Bonjour à tous,

 

En reprenant l'ensemble des messages postés dans cette discussion, je dois reconnaitre que comme Seb, il y a peut-être une subtilité dans le discours d'Ambroise que j'avoue n'avoir pas saisie au premier message.

 

Effectivement, pour moi, dans ce que j'avais lu, la tension s'exerçait entre deux types reliés par une flèche. Il me semble d'ailleurs que l'exemple donné par Ambroise avec sa compagne allait en ce sens :

Je la connais bien cette tension, car je suis 5 et ma compagne est 7. J'ai donc eu tout le loisir de l'observer cette tension entre nous.

Le "entre nous" m'a donc induit d'erreur et je me suis effectivement attaché à voir une relation entre les types autour de cette tension et non pas à raisonner autour de la "tension" pour un type donné.

 

Toutefois, en toute objectivité, je ne pense pas que cela change quoi que ce soit au fond de cette discussion, car les "tensions" décrites par Ambroise ne font pas sens pour moi, au niveau individuel, tel qu'il a essayé de les décrire. Et dans mes exemples, de toute façon, pour que la "tension" existe entre 2 types, il m'apparaît évident qu'elle existe FORCEMENT au niveau individuel.

 

Cela n'engage que moi, mais en tant que 6, je me trouve plutôt TRES impliqué dans le monde pour assurer ma sécurité justement. Je ne vois pas comment je pourrais être dans l'échappement à ce niveau : pour assumer le danger, il faut bien que je sois dans l'acceptation. Idem, si je suis tétanisé par la peur. En revanche, il me semble que c'est plus le 9 qui serait dans l'échappement, mais je ne m'aventurerai pas à parler à la place d'un 9 sur ce sujet, et je laisse le soin aux 9 de préciser cela.

Je ne suis pas d'accord non plus dans ce qui est décrit pour la "tension" Groupe pour les 6-3 (et je ne vois pas un 3 "échapper" au groupe, bien au contraire).

 

Aussi, je veux bien continuer à en discuter, mais il serait souhaitable dans un premier temps qu'Ambroise définisse CLAIREMENT ses concepts, car donner un synonyme n'est pas expliquer/expliciter un concept.

 

Tant que le concept initial ne sera pas clairement défini et les termes employés reflétant une réalité objective, les différences d'interprétation continueront de surgir et la discussion n'avancera pas : chacun aura une vision et une définition de SES concepts qui ne collera pas forcément à ce que l'autre aura voulu exprimer. Et nous resterons donc coincés dans des constructions mentales. :laugh:

 

Pour l'instant, en ce qui me concerne, il m'apparaît tout simplement que j'ai déjà une explication pour les traits de l'ennéagramme qui s'avère être objective et pertinente, car argumentée par de nombreuses théories et vérifiable dans la pratique.

 

A mes yeux, rien dans cette discussion n'a apporté quoi que ce soit de nouveau qui puisse être une cause ou tout du moins un facteur explicatif, des traits de l'ennéagramme.

 

Ambroise, comme tu as initié cette discussion, il me semble donc que la balle est désormais dans ton camp pour véritablement recadrer le débat en décrivant de manière simple et pragmatique ton concept, afin que nous puissions aussi avancer dessus et exposer nos avis comme tu nous l'avais demandé au tout début de ton premier message.

 

Cordialement.

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Ingold

Bonjour,

 

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de ne pas avoir participé à ce forum au cours de ces deux derniers mois, mais j'étais très occupé par d'autres projets.

 

Je reviens avec de nouvelles réflexions sur les "tensions", c'est à dire pour ceux qui n'ont pas suivi tout le début, une difficulté psychologique commune à deux types joints par un trait (ou une flèche pour certains auteurs) dans le diagramme à neuf côtés.

J'avais proposé pour la tension 1-7 la formulation "responsabilité", mais Fabien ne s'est pas reconnu dans cette interprétation.

J'ai revu ma copie et j'ai trouvé une formulation dont je suis moi-même beaucoup plus satisfait. Je propose donc pour la tension 1-7 la formulation "engagement".

 

Comme pour les autres tensions, il y a un des deux types pour lequel c'est clair. L'engagement est indiscutablement une valeur importante pour le 1. Il dit ce qu'il fait et il fait ce qu'il dit. Il a la volonté de s'améliorer. Il sait faire des efforts. Il est persévérant.

 

Je crois que le 1 agit et pense sous l'injonction parentale "Acharne-toi, fais sans cesse des efforts" de l'analyse transactionnelle.

 

Le 1 a cependant des difficultés à fixer des limites claires entre son engagement et celui des autres. Il peut aller jusqu'à faire le travail des autres à leurs places s'il estime qu'il n'a pas été bien fait.

Il peut aussi avoir l'impression que les autres ne jouent pas le jeu, qu'ils ne respectent pas les règles qu'ils ont, semble-t-il, accepté, au moins implicitement. Le 1 peu alors se mettre en colère devant ce qu'il interprète comme de la mauvaise foi.

 

Le 1 peut oublier qu'il n'y a pas qu'une seule bonne façon de faire les choses. Dans la régression, il peut se révéler rigide et intolérant.

 

A l'inverse, le 7 n'aime pas s'engager dans un seul projet car il a peur de l'aspect limitatif que revêt tout choix. Le 7 sait renverser la logique réductrice du "un problème, une solution" en démontrant par la pratique qu'il y a toujours plusieurs bonnes façons de faire les choses. Il prend là le contre-pied exact de l'engagement du 1. Le 7 trouve facilement des solutions originales aux problèmes qui se posent à lui et sait tirer partie de situations qui, à première vue, offrent peu de marge de manoeuvre.

 

Ainsi, je pense que le 7, tout comme le 1, est sensible à l'injonction parentale décrite par l'analyse transactionnelle "Acharne-toi, fais sans cesse des efforts" mais que, face à cette demande d'engagement, il parvient, avec plus ou moins de bonheur, à botter en touche et à échapper aux aspects contraignants de tels impératifs.

 

Le 7 trouve la solution à son problème avec l'engagement en remarquant qu'il peut toujours trouver à l'intérieur d'un projet d'ensemble de multiples petits projets qui sont autant de perspectives renouvelées.

 

Pour résumer :

Tension 1-7 : engagement

 

Côté 1 : acceptation

Evolution : Je m'engage à fond dans les missions qui sont les miennes. Je sais distinguer ce qui est important de ce qui est accessoire. Je suis persévérant et intègre. Je sais amener les autres à prendre conscience de leurs responsabilités et je les pousse à assumer pleinement les choix qu'ils ont faits.

Régression : Je crois toujours qu'il n'y a qu'une seule bonne façon de faire et de penser : la mienne. J'ai des exigences envers les autres et envers moi-même impossibles à assumer, ce qui me rend rigide et intolérant.

 

Coté 7 : échappement

Evolution : Je suis souple dans mes choix. Je m'adapte facilement aux changements d'objectifs et de règles du jeu. Je trouve des solutions originales dans des situations qui paraissent bloquées et j'arrive à concilier l'utile à l'agréable.

Régression : Je n'explicite pas mon refus de m'engager dans un projet ou une action. Je refuse les alternatives qui s'imposent à moi. Je n'ai pas la constance nécessaire pour mener à bien mes projets. Je me disperse.

 

En espérant vous lire bientôt,

Ambroise

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Fabien Chabreuil

Bonjour Amboise,

 

Nous étudions la relation entre les ennéatypes et les drivers de l'Analyse Transactionnelle dans notre stage Connexions. Effectivement, "Fais des efforts" est associé au 7, mais le 1 a lui très clairement un driver différent, "Sois parfait-P".

 

Je pense que tu n'as répondu à la dernière demande d'Eric qui était une définition plus précise et rigoureuse du concept. Je ne sais pas ce qu'il en est pour lui, mais personnellement je reste toujours autant dans le flou.

 

Je ne vois pas très bien non plus la différence que tu fais entre responsabilité et engagement. Quand tu avais proposé le premier, j'avais répondu dans mon message du 3 février à 6h51 :

Il y a ensuite les responsabilités que j'accepte. Celles-là, j'ai l'impression (même dans les moments de désintégration) de ne jamais chercher à y échapper. Bien au contraire, quand j'ai pris un engagement, je le respecte (sauf cas de force majeure et je n'ai pas utilisé le mécanisme de défense de rationalisation pour inventer des cas de force majeure).
Le changement de terme ne fait donc pas plus sens pour moi. J'ai toujours respecté sans problème les engagements que j'avais pris et je n'avais pas de répugnance particulière à en prendre. Il faudrait alors supposer que j'ai systématiquement été dans l'évolution positive, ce qu'hélas, cent fois hélas, l'histoire de ma vie dément formellement.

 

Très cordialement,

Fabien

 

P.-S. : je ne voudrais pas insister lourdement, mais je t'écrivais le 10 février à 18h28 que "puisque tu n'as qu'une connaissance livresque de l'Ennéagramme, tu devrais sans doute commencer par valider ton type." Je maintiens.

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