Institut Français de

l’ennéagramme

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Alain66

Chanson-ennéagramme

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Alain66

Il existe sur ce site une rubrique appelée ciné-agramme ; elle permet un approfondissement de l'ennéagramme à partir de films : chaque film et chaque personnage de ces films sont analysés suivant l'ennéagramme…

Ne pourrait-on pas faire le même travail à partir de chansons ?

Pour ma part, à chaque fois que j'entends certaines chansons, je ne peux pas m'empêcher de les analyser suivant l'ennéagramme.

Par exemple Hier encore d'Aznavour me fait penser à la désintégration d'un 7 qui nous décrit sa fixation (la planification : "J'ai fait tant de projets, Qui sont restés en l'air, J'ai fondé tant d'espoirs, Qui se sont envolés.").

La chanson nous décrit aussi le centrage sur soi du 7 : "Ignorant le passé, Conjuguant le futur, Je précédais de moi, Toute conversation, Et donnais mon avis, Que je voulais le bon, Pour critiquer le monde, Avec désinvolture."

Une autre chanson qui me fait penser à l'ennéagramme est la chanson de Lynda Lemay, Je suis grande, où elle donne la parole à une femme de type 1 ayant pour fixation le perfectionnisme ("Je suis grande, j'ai la tête froide, je m'oublie pour d'autres").
Elle y décrit aussi un chemin d'intégration qui lui permettrait de s'ouvrir vers le type 7 ou 4 (je ne sais pas choisir entre ces deux hypothèses, ma connaissance de l'ennéagramme étant trop sommaire) : "J'ai envie de troquer ma vie de femme forte contre un peu de plaisir et un peu de poussière."

Le moyen de parvenir à un changement est de casser son image de femme parfaite (utilisation de narcotiques (narcotisation aile 9 ?) : "fumer des américaines et de me rouler des jamaïcaines.").
Cette femme est aussi coupée de ses émotions profondes (parlant de son compagnon : "parce que je t'ai chassé rien que pour me punir de te désirer").

Voyez-vous d'autres exemples ?

En relisant mon message, je me rends compte que les deux textes décrivent des types désintégrés ? N'y a-t-il pas moyen d'être plus optimiste ?

Sincères salutations,
Alain (type 9, aile 8)

PS : les chansons sont citées de mémoire… Veuillez m'excuser pour les petites erreurs…
Dans son dernier album, Le secret des oiseaux, Lynda Lemay a écrit une chanson sur la psychothérapie qui ne manque pas de piquant et qui pourrait éventuellement nous servir devant un thérapeute.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Alain,

 

Tu as parfaitement raison. Nombre de chansons peuvent être rapprochées de profils Ennéagramme.

 

Je crois qu'il a deux catégories de chanteurs : ceux dont les chansons racontent des petites histoires et si elles sont bien faites, des ennéatypes sont bien perceptibles, et ceux dont les chansons décrivent l'expérience personnelle et qui déclinent en permanence les caractéristiques de leur profil. Certains autres chanteurs mélangent les deux catégories.

 

Dans la catégorie des auteurs disant en permanence "Je", Léo Ferré, par exemple, expose toutes les caractéristiques d'un 4 de sous-type sexuel, sans aucune exception. Gainsbourg n'est pas mal non plus dans le 4 de sous-type conservation, comme dans Ces petits riens :

Mieux vaut pleurer de rien

Que de rire de tout

Pleurer pour un rien

C'est déjà beaucoup

Mais vous vous n'avez rien

Dans le cœur et j'avoue

Je vous envie

Je vous en veux beaucoup

 

Tu dis : "En relisant mon message, je me rends compte que les deux textes décrivent des types désintégrés ? N'y a-t-il pas moyen d'être plus optimiste ?" Depuis le romantisme, nous assimilons art et souffrance et donc les chansons, comme les livres et les films, décrivent des crises résolues ou non, et donc des moments de désintégration. Pourrait-on imaginer une série de six films s'intitulant La Paix des Étoiles ? Difficile, hein ?

Cependant, Henri Savaldor, 7 notoire, montre peut-être l'optimisme que tu souhaites :

Faut rigoler

Faut rigoler

Avant qu'le ciel nous tomb' sur la tête

Faut rigoler

Faut rigoler

Pour empêcher le ciel de tomber

 

Et on pourrait citer Bobby Lapointe :

 

 

Et bien sûr ce chef d'œuvre :

 

Très cordialement,

Fabien

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Flebeleb

Si tous les 7 voulaient bien se donner la main et chanter cette chanson, l'été reviendrait sûrement par ici ! happy.gif

 

En effet cette chanson de The Divine Comedy encourage clairement à s'orienter vers les aspects joyeux de la vie, et l'invitation à l'évitement ou au dépassement de la souffrance est présente dans chaque couplet :

 

The Pop Singer's Fear Of The Pollen Count

 

Are you ready?

OK let's do it 1, 2, 3, 4 Woo! ah ha, yeah

ba ba da ba da ba da ba da oh yeah

 

Laugh at the tears you're crying

Smile while your head explodes

You don't have to take this lying down

So blow your nose baby

And just get your fingers clicking

To the rhythm and the rhyme

Otherwise you'll just be kicking around

And that's a crime

 

How can you talk that way on such a lovely day?

When sunshine comes your way it's time to make some hay, hey-hey!

 

I fall for this season every time

When it's hot and everybody smiles

I can't help myself

I'm in love with the summertime

Even when I get hay-fever I find

I may sneeze but I don't really mind

As long as I'm in love with the summertime

 

Oh, stop your belly-aching

We all know what it's like

There ain't a pill I haven't taken I guess

But that's alright baby

'Cause your Daddy's car is waiting

To take us to the sea

She feels like celebrating life

And so should we

 

How can you talk that way on such a lovely day?

When sunshine comes your way it's time to make some hay!

 

I fall for this season every time

When it's hot and everybody smiles

I can't help myself

I'm in love with the summertime

Even when I get hay-fever I find

I may sneeze but I don't really mind

As long as I'm in love with the summertime

CLAP YOUR HANDS!

 

Je me suis fendue d'une traduction :

 

La peur du pollen du chanteur pop

 

Ris des larmes que tu verses

Souris quand ta tête explose

Pas la peine de le subir sans broncher

Alors mouche ton nez, baby

Et fait juste claquer tes doigts

Avec le rythme et les rimes

Sinon tu resteras là à piaffer

Et c'est un crime

 

Comment peux-tu parler ainsi d'une si belle journée ?

Quand le soleil arrive, il est temps de récolter le foin !

 

Je tombe amoureux de cette saison à chaque fois

Quand il fait chaud et que tout le monde sourit

Je ne peux pas m'en empêcher

J'aime l'été !

Et même quand j'attrape le rhume des foins il me semble

Que je peux éternuer mais ça ne m'ennuie pas vraiment

Tant que je suis amoureux de l'été

 

Oh, arrête d'avoir mal au ventre

Nous savons tous ce que c'est

Il n'y a pas un remède que je n'aie essayé

Mais ce n'est pas grave, baby

Parce que la voiture de ton papa attend

Pour nous emmener à la mer

Elle se sent fêter la vie

Et ainsi devons-nous le faire

 

Comment peux-tu parler ainsi d'une si belle journée ?

Quand le soleil arrive, il est temps de récolter le foin !

 

Je tombe amoureux de cette saison à chaque fois

Quand il fait chaud et que tout le monde sourit

Je ne peux pas m'en empêcher

J'aime l'été !

Et même quand j'attrape le rhume des foins il me semble

Que je peux éternuer mais ça ne m'ennuie pas vraiment

Tant que je suis amoureux de l'été

TAPEZ DANS VOS MAINS !

 

Charlotte

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Fabien Chabreuil

Bonjour Charlotte,

Décidément, j'ai beau être 7, je n'aime vraiment pas ce type de textes, et je préfère de loin la poésie 4. Restons sur les saisons :
 

Léo Ferré a dit :

Le printemps des poètes

J'ai vécu des printemps fabuleux en hiver
Pendant que le vulgaire était tout emmouflé
Je soufflais sur mes mains à son cul à son nez
V'là-t'y pas qu'ses bourgeons sortaient m'en jouer un air

Le printemps ça s'invente et ça se fout en taule
Le printemps c'est ma mine avec ses airs de chien
Qui vient toute ébahie me montrer tout son bien
Le temps de déposer mon arme de l'épaule

Et oui c'est ça, monsieur, le printemps des poètes
Tout juste un peu d'hiver pour rompre les façons
Un quart d'été, un quart d'automne et des chansons
Et s'il fait encor' frais on se met la casquette

On va faire des pique-niques du côté des ballots
On va se mettre au vert en croyant aux histoires
Et l'on se sent mourir au bord d'une guitare
Quand la mort espagnole envoie son flamenco

Ce qu'il faut de désirs aux heures de l'ennui
Et ce qu'il faut mentir pour que mentent les choses
Ce qu'il faut inventer pour que meurent les roses
L'espace d'un matin l'espace d'une nuit

Jamais ne vient l'avril dans le fond de mon cœur
Cet éternel hiver qui bat comme une caisse
Qu'on clouerait sans répit depuis que ma jeunesse
A décidé d'aller se faire teindre ailleurs.

 

 

Plus généralement, j'aime les chansons porteuses d'émotions Comment ne pas avoir les larmes aux yeux en écoutant Michel Simon chanter Mémère — la plus belle chanson d'amour jamais écrite disait Jacques Brel —, un texte de Bernard Dimey ?

 

 

Très amicalement,

Fabien

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Kiki

Bonjour et bel automne à tous,

 

Décidément, j'ai beau être 7, je n'aime vraiment pas ce type de textes [7], et je préfère de loin la poésie 4.
Comme Fabien, je suis 7 et ce qu'il vit avec la poésie, je le vis avec les instruments de musique. Un violon - qui pour moi représente le 4 sous plusieurs aspects - me fait atteindre des hauteurs de jouissance qui n'ont pour équivalence que l'ennui que provoque chez moi une trompette joyeusement claironnante - à laquelle j'attribuerais assez facilement l'ennéatype 7.

 

Bisous colchiques !

 

(Et so vivement décembre ! :happy:)

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Wallace

Cet été, une de mes amies en pleine crise de nostalgie écoutait en boucle cette chanson de Christophe que je trouve très 4 :

 

Les mots bleus

 

Il est six heures au clocher de l'église

Dans le square les fleurs poétisent

Une fille va sortir de la mairie

Comme chaque soir je l'attends

Elle me sourit

Il faudrait que je lui parle

À tout prix

 

Je lui dirai les mots bleus

Les mots qu'on dit avec les yeux

Parler me semble ridicule

Je m'élance et puis je recule

Devant une phrase inutile

Qui briserait l'instant fragile

D'une rencontre

D'une rencontre

 

Je lui dirai les mots bleus

Ceux qui rendent les gens heureux

Je l'appellerai sans la nommer

Je suis peut-être démodé

Le vent d'hiver souffle en avril

J'aime le silence immobile

D'une rencontre

D'une rencontre

 

Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher

Dans le square les arbres sont couchés

Je reviens par le train de nuit

Sur le quai je la vois

Qui me sourit

Il faudra bien qu'elle comprenne

À tout prix

 

Je lui dirai les mots bleus

Les mots qu'on dit avec les yeux

Toutes les excuses que l'on donne

Sont comme les baisers que l'on vole

Il reste une rancœur subtile

Qui gâcherait l'instant fragile

De nos retrouvailles

De nos retrouvailles

 

Je lui dirai les mots bleus

Ceux qui rendent les gens heureux

Une histoire d'amour sans paroles

N'a pas besoin du protocole

Et tous les longs discours futiles

Terniraient quelque peu le style

De nos retrouvailles

De nos retrouvailles

 

Je lui dirai les mots bleus

Ceux qui rendent les gens heureux

Je lui dirai tous les mots bleus

Tous ceux qui rendent les gens heureux

Tous les mots bleus

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Fabien Chabreuil

Bonjour Wallace,

Oui, effectivement fabuleusement 4, et je rajouterai même de variante alpha, sous-type social et aile 5 ! :happy: En voilà une interprétation inspirée :

 

 

Très amicalement,
Fabien

 

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

J'ai toujours pensé que Julien Clerc était très vraisemblablement un ennéatype 9. Compositeur uniquement, il n'écrit pas ses textes, mais il les choisit. J'ai entendu récemment par hasard cette chanson (paroles de Carla Bruni) qui me semble illustrer la préférence et la répression simultanée du centre instinctif (et aussi, pour les connaisseurs, le contrepoids égotique du 9) :

 

Une vie de rien

Je voudrais une vie qui tremble,
Une vie pleine de nuits blanches,
Une de ces vies qu'on n'oublie pas,
Une vie en habits du dimanche,
Je voudrais une vie qui danse,
Une vie qui se relève de tout,
Une vie qui se retrousse les manches,
Une vie qui sait se mettre à genoux.

Mais je veux bien d'une vie de rien,
De longs matins ensommeillés
Une vie passée entre tes seins,
À étudier ta peau de près,
Oui je veux bien d'une vie de rien,
Les nuits les jours entremêlés
Une vie sans l'ombre d'un destin,
Une vie posée entre tes mains.

J'voudrais des frissons en pagaille,
Des grands bûchers, des feux de paille,
J'voudrais des saveurs à la pelle,
Et les faveurs de toutes les belles,
J'voudrais des tas de grands voyages,
Des tas de réveils incertains,
J'voudrais une vie des grands chemins,
J'voudrais une vie des beaux rivages.

Mais je veux bien d'une vie de rien,
De longs matins ensomeillés
Une vie passée entre tes seins,
À étudier ta peau de près…
Oui je veux bien d'une vie de rien,
Les nuits les jours entremêlés
Une vie sans l'ombre d'un destin,
Une vie posée entre tes mains.

Je voudrais une vie qui tremble,
Une vie pleine de nuits blanches,
Une de ces vies qu'on n'oublie pas,
Une vie en habits du dimanche,

Mais je veux bien d'une vie de rien,
Mais je veux bien d'une vie de rien…

Très amicalement,
Fabien

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Aurolaf

Fabien,

 

En lisant ton message précédent, je me suis souvenue d'un texte préparé pendant la dernière fermeture du panneau et que j'avais oublié de poster à la réouverture !

 

Parmi les chansons que j'écoute souvent, il y a Caterpillar de Souchon. J'aime beaucoup la douceur de la mélodie associée à la rugosité des paroles. Chaque fois que je l'écoute, je me dis que Souchon a vraiment du croiser une femme 8 (plutôt une variante alpha avec un émotionnel bien réprimé !).

 

Caterpillar

 

Les filles dans nos cœurs

Font des travaux d'aménagement

Souvent au marteau piqueur

Et sans ménagement

Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier

Il se peut que par déprime comme moi vous chantiez

 

{Refrain :}

Caterpillar dans la lingerie fine

Dans l'eau de Shalimar les barres à mines

Pour tout démolir de nos anciens braseros

Effacer les souvenirs et repartir à zéro

 

Les filles dans nos cœurs

Font leurs grands travaux

Pour qu'on redevienne enfants d'cœurs

Des p'tits nouveaux

Alors bulldozers grosses machines pelleteuses

Regardez dans ma poitrine le trou qu'elles creusent

 

{au Refrain}

 

Les filles nous font pas peur

Parce qu'elles sont toutes petites

Mais elles nettoient dans nos cœurs

À la dynamite

Pour ôter les anciennes douceurs de cousines

Qui nous avaient demandé l'heure un soir en cuisine

 

{au Refrain}

 

Les filles dans nos cœurs

Font des travaux d'aménagement

Souvent au marteau piqueur

Et sans ménagement

Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier

Il se peut que par déprime comme moi vous chantiez

 

{au Refrain}

On retrouve la formidable énergie brute du centre instinctif : "nettoyer à la dynamite" , "au marteau piqueur sans ménagement", "démolir à la barre à mine dans le cœur des garçons" Et le déni : "effacer les souvenirs et repartir à zéro", etc. Pauvre Alain Souchon, il a dû croiser une 8 de trop !

 

Je ne connais pas le type de Souchon mais si on me disait qu'il est de type 4, je ne serais guère surprise !

 

Amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore,

 

"Je ne connais pas le type de Souchon mais si on me disait qu'il est de type 4, je ne serais guère surprise !"

Moi non plus. Et son pote Laurent Voulzy est certainement un 9 (et revoilà le "couple" 4-9 !).

 

"Pauvre Alain Souchon, il a dû croiser une 8 de trop !"

Peut-être qu'en bon 4, il se fait un gros drame à partir de rien ! :glouton: Donc cela ressemble effectivement à du 8, mais ce n'est peut-être qu'un fantasme.

 

Très amicalement.

Fabien

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Harper

Bonjour à tous,

 

"Et son pote Laurent Voulzy est certainement un 9."

Dans une récente émission de radio, j'ai appris que Voulzy a, paraît-il, l'intention de revisiter "Rockollection", mais en beaucoup plus long, de l'ordre de cinquante minutes, un disque entier pour un seul morceau… avec encore plus de clins d'yeux musicaux, et tout et tout.

 

Rockollection 77 = mini-saga (format limité des 45 tours oblige).

Rockollection 08 = encore plus saga ? :wink:

 

Très cordialement,

Bénédicte

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Sixtrouille

Bonjour à tous,

 

Une chanson-poésie 4 de Jacques Brel dont je suis une fan !

 

La quête

 

Rêver un impossible rêve

Porter le chagrin des départs

Brûler d'une possible fièvre

Partir où personne ne part

 

Aimer jusqu'à la déchirure

Aimer, même trop, même mal,

Tenter, sans force et sans armure,

D'atteindre l'inaccessible étoile

 

Telle est ma quête,

Suivre l'étoile

Peu m'importent mes chances

Peu m'importe le temps

Ou ma désespérance

Et puis lutter toujours

Sans questions ni repos

Se damner

Pour l'or d'un mot d'amour

Je ne sais si je serai ce héros

Mais mon cœur serait tranquille

Et les villes s'éclabousseraient de bleu

Parce qu'un malheureux

 

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé

Brûle encore, même trop, même mal

Pour atteindre à s'en écarteler

Pour atteindre l'inaccessible étoile.

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Wallace

Hier soir, je suis encore passé pour un plouc ! J'ai découvert cette chanson, et il semble que tout le monde la connaît :

 

Donnez moi une suite au Ritz, je n'en veux pas !

Des bijoux de chez Chanel, je n'en veux pas !

Donnez moi une limousine, j'en ferais quoi ? papalapapapala

Offrez moi du personnel, j'en ferais quoi ?

Un manoir à Neufchâtel, ce n'est pas pour moi.

Offrez moi la Tour Eiffel, j'en ferais quoi ? papalapapapala

 

Refrain :

Je veux d'l'amour, d'la joie, de la bonne humeur,

Ce n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur,

Moi j'veux crever la main sur le cur papalapapapala

Allons ensemble découvrir ma liberté,

Oubliez donc tous vos clichés,

Bienvenue dans ma réalité.

 

J'en ai marre de vos bonnes manières, c'est trop pour moi !

Moi je mange avec les mains et j'suis comme ça !

J'parle fort et je suis franche, excusez moi !

Finie l'hypocrisie moi j'me casse de là !

J'en ai marre des langues de bois !

Regardez moi, d'toute manière j'vous en veux pas

Et j'suis comme ça, j'suis comme ça papalapapapala

 

Refain x3 :

Je veux d'l'amour, d'la joie, de la bonne humeur,

Ce n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur,

Moi j'veux crever la main sur le cur papalapapapala

Allons ensemble découvrir ma liberté,

Oubliez donc tous vos clichés,

Bienvenue dans ma réalité.

Et en plus Fabien a dit qu'il n'aimait pas les chansons 7. Même à aile 8 ?

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Fabien Chabreuil

Bonjour Wallace,

J'ai découvert Zaz assez tardivement aussi. :blush: Contrairement à l'habitude anti-chanson 7, j'aime bien celle-ci. D'abord parce que si elle est gaie et entraînante, elle véhicule aussi des valeurs que je peux partager. Ensuite parce que Zaz la chante avec une belle énergie que je trouve communicative. Enfin parce qu'ayant entendu une interview d'elle, je l'ai trouvée vraiment sympathique.

Très amicalement,
Fabien

Ajout du lendemain : il était temps ! Cette chanson vient d'obtenir le prix de la meilleure chanson originale de l'année aux Victoires de la Musique.
 

 

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Sixtrouille

Bonjour à tous,

 

Je partage votre appréciation de cette chanson, une bouffée de joie et de bonne humeur ! La chanteuse dit que son surnom Zaz signifie "toutes les voies de la musique de A à Z et à l'inverse de Z à A". Gloutonnerie, qui donne un mélange d'influences et une diversité fort agréable. Le côté original et inclassable fait peut-être des envieux du côté des 4 ?

 

Par ailleurs, j'aime beaucoup la chanson de Grand Corps Malade, "Ma tête, mon cœur, mes couilles". Je trouve qu'elle est une métaphore du fonctionnement des centres mental, émotionnel et instinctif, de leur cohabitation ou pas, de certains élans contraires qui parfois peuvent nous rendre fous (traduction de la projection : me rendre folle !). J'ai vu récemment Grand Corps Malade en concert et j'ai beaucoup apprécié. J'ai été très touchée par le côté émotionnel et engagé de ses textes. En attendant de peut-être trouver son type, je partage avec vous les paroles de "Ma tête, mon cœur, mes couilles" :

Grand Corps Malade a dit :
Le corps humain est un royaume où chaque organe veut être le roi

Il y a chez l'homme trois leaders qui essayent d'imposer leur loi

Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouille

Elle oppose depuis toujours la tête, le cœur et les couilles

Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous

Si un jour on est des agneaux et qu'le lendemain on est des loups

C'est à cause de c'combat qui s'agite dans notre corps

La tête, le cœur, les couilles discutent mais ils sont jamais d'accord

Mon cœur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir

Mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir

Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pécho cette brune

Mais y'en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes

Ma tête a dit à mon cœur qu'elle s'en battait les couilles

Si mes couilles avaient mal au cœur et qu'ça créait des embrouilles

Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas d'cœur

Et comme mon cœur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur

Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un cœur d'artichaut

Et quand mon cœur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud

Et si ma tête part en couilles, pour mon cœur c'est la défaite

J'connais cette histoire par cœur, elle n'a ni queue ni tête

Moi les femmes j'les crains, autant qu'je suis fou d'elles

Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel

J'ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu'je fouille

Je resterais sous l'contrôle d'ma tête, mon cœur et mes couilles.

Je trouve que ces paroles montrent qu'il est vain de vouloir privilégier un centre (centre préféré) car les deux autres sont là et agissent, parfois/souvent en sous-main.

 

Ce texte explique à merveille ce que j'ai eu du mal à exprimer dans la discussion "Les types et l'autorité vis-à-vis d'eux-mêmes". Ce que ce texte ne montre pas, c'est que lorsqu'il y a intégration, chaque centre peut avoir sa place et le dialogue peut devenir possible entre la tête, le cœur et les couilles plutôt que "trois leaders qui essayent d'imposer leur loi". Dit autrement par Fabien dans sa réponse : "Mes centres, les diverses parties de ma personnalité fonctionnent beaucoup plus comme un forum participatif."

 

Pour ma part, j'ai l'impression qu'une nouvelle instance privilégiant le dialogue des parties s'est mise en place, là où auparavant, j'utilisais la force pour réduire un des aspects au silence. Cette instance s'appuie beaucoup sur ce qui me fait plaisir et c'est assez nouveau.

 

Amour, joie, et bonne humeur !

Bien cordialement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Sixtrouille,

Merci pour l'explication du pseudonyme de Zaz. Je ne connaissais pas.

Moi aussi, j'aime bien Grand Corps Malade. D'abord, la voix est magnifique. Ensuite, les textes sont souvent intéressants, même s'il se laisse parfois aller à des facilités. Je connaissais "Ma tête, mon cœur, mes couilles". Merci d'avoir pensé à publier cette chanson, elle illustre bien les trois centres. Généralement, dans le monde de l'Ennéagramme, on parle de tête, cœur et tripes : c'est plus politiquement correct ! Mais, les couilles feront peut-être monter mon score dans les moteurs de recherche !

 

 

"En attendant de peut-être trouver son type […]"
De ce que je connais de lui, je ne serais pas surpris qu'il te ressemble…

Très amicalement,
Fabien

 

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Sevan

Bonjour Sixtrouille, Fabien et les autres,

 

J'aime aussi Grand Corps Malade. Sa voix me touche beaucoup, et j'ai déjà versé des larmes à l'écoute de certaines chansons de son premier album sur lequel apparaît "Ma tête, mon cœur, mes couilles".

 

"Couilles" au lieu de "tripes" pour le centre instinctif insiste forcément sur le sous-type sexuel. En même temps,

Mes tripes sont motivées, elles aimeraient bien pécho cette brune
ça donne un effet particulier non recherché (sauf pour un film d'horreur peut-être ? :surprised:)

 

Amicalement,

Sevan

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Jérôme

Bonjour Sixtrouille,

 

Merci pour ce texte ! C'est effectivement une chanson à connaître pour celui qui s'intéresse à l'Ennéagramme. Je ne résiste pas à l'envie de l'analyser au premier degré.

 

"Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pécho cette brune."

Information sur un côté plutot sexuel de l'instinct (sauf s'il s'agit d'une bière brune -> conservation :tongue:).

 

"Ma tête a dit à mon cœur qu'elle s'en battait les couilles

Si mes couilles avaient mal au cœur et qu'ça créait des embrouilles"

Le centre instinctif qui peut avoir "mal au cœur" me semble donc influençable par le centre émotionnel. Le centre émotionnel est donc avant le centre instinctif dans la hiérarchie des centres.

 

"Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas d'cœur."

Si la tête n'a pas de cœur, le centre mental n'est pas influencé par le centre émotionnel. Il est donc placé avant dans la hiérarchie des centres. On a donc une hiérarchie M-E-I

 

"Et comme mon cœur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur."

Le centre émotionnel n'est pas influencé par le centre instinctif, confirmation qu'il est placé avant dans la hiérarchie des centres.

 

"Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un cœur d'artichaut."

Le centre instinctif à une capacité d'action inconstante dépendant de l'état des centres mentaux et émotionnels en amont. Confirmation de l'instinctif réprimé

 

"Et quand mon cœur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud"

Si le centre émotionnel normalement support du centre mental ne le supporte plus, alors le centre instinctif est paralysé, plus d'action.

 

"Et si ma tête part en couilles, pour mon cœur c'est la défaite."

Illustration du mécanisme de bascule du centre mental qui devient co-réprimé comme l'instinctif. Le centre émotionnel devient donc le principal pilote à bord. Pour cette phrase, je ne fais pas trop le lien avec le fait que ce soit la défaite pour le cœur. :perplexe:

 

On a donc la description d'un 6 alpha Force-beauté, avec une hiérarchie des centres M-E-I qui peut devenir E-I-M en cas de bascule.

 

"Moi les femmes j'les crains, autant qu'je suis fou d'elles."

Cela me semble coller.

 

Voilà pour ce que je peux dire en me contentant strictement du texte. Je ne connais pas assez Grand Corps Malade pour évaluer si cela lui correspond. Peut-être y a-t-il des connaisseurs qui peuvent confirmer ou infirmer ?

 

À très bientôt.

Très amicalement,

Jérôme

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Sixtrouille

Bonjour à tous,

 

Merci pour vos retours !

 

@ Fabien :

Je soigne mon évitement de la déviance : couilles, couilles, couilles, couilles, couilles ! C'est marrant, j'ai écrit en disant les mots rapidement et la vitesse, en plus de chatouiller le palais, ça déforme le mot ! Du coup, ça ne ressemble plus à couilles !

 

@ Sevan :

Je me suis marrée à l'évocation du film d'horreur ! Et je n'ai pas de mal à imaginer tes larmes car j'ai eu les yeux humides pendant tout le concert.

 

@ Jérôme : quelle production depuis ton arrivée sur ce forum, bravo !

 

Merci pour ton interprétation de la chanson. Voici quelques nouveaux inputs de ma part :

 

Il y a chez l'homme trois leaders qui essayent d'imposer leur loi

Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouille

Cette phrase qui me parle parfaitement en temps que 6 m'amène à me demander si cette lutte est accentuée par le centre mental ou si tous les centres la vivent ?

 

"Ma tête a dit à mon cœur qu'elle s'en battait les couilles

Si mes couilles avaient mal au cœur et qu'ça créait des embrouilles"

Le centre instinctif qui peut avoir "mal au cœur" me semble donc influençable par le centre émotionnel. Le centre émotionnel est donc avant le centre instinctif dans la hiérarchie des centres.

Je ne fais pas la même déduction que toi. Je pourrai prononcer cette phrase avec un émotionnel réprimé. Pour moi cela veut dire que c'est la tête qui commande, et qu'elle se fiche pas mal de ce qui se passe dans le cœur ou les couilles.

 

"Et comme mon cœur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur."

Le centre émotionnel n'est pas influencé par le centre instinctif, confirmation qu'il est placé avant dans la hiérarchie des centres.

Ou que le cœur n'a pas droit de cité, c'est-à-dire réprimé.

 

Je prépare un post sur Grand Corps Malade.

 

Bien cordialement.

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Jérôme

Bonjour Sixtrouille,

 

"Quelle production depuis ton arrivée sur ce forum, bravo !"

Ben, bravo, je ne sais pas… Cette production, comme tu dis, me pose bien des questions sur mes motivations profondes à ce sujet, et j'ai bien peur d'y voir de la narcotisation + hyperactivité de 9, ou plus grave encore à mes yeux de l'identification de 3. Mon instinct social doit aussi jouer un rôle. J'y réfléchis. Du coup, je ne sais pas si j'en fais un post… :peur:

 

"Ou que le cœur n'a pas droit de cité, c'est-à-dire réprimé."

Je me suis dit de façon très théorique en suivant la logique de la chanson : si "la tête n'a pas de cœur" veut dire que le mental est avant l'émotionnel dans la hiérarchie, alors " le cœur n'a pas de couilles" veut dire que l'émotionnel est avant l'instinctif.

 

Encore une fois, c'est très théorique, j'attends du coup avec attention le post que tu prépares. À bientôt alors.

 

Bien amicalement,

Jérôme

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Isabelle P

Bonjour à tous,

 

Afin d'illustrer ce sujet, j'ai choisi cette magnifique chanson de Barbara, Perlimpinpin :

Pour qui, comment quand et pourquoi ?

Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?

C'en est assez de vos violences.

D'où venez-vous ?

Où allez-vous ?

Qui êtes-vous ?

Qui priez-vous ?

Je vous prie de faire silence.

 

Pour qui, comment, quand et pourquoi ?

S'il faut absolument qu'on soit

Contre quelqu'un ou quelque chose,

Je suis pour le soleil couchant

En haut des collines désertes.

Je suis pour les forêts profondes,

Car un enfant qui pleure,

Qu'il soit de n'importe où,

Est un enfant qui pleure,

Car un enfant qui meurt

Au bout de vos fusils

Est un enfant qui meurt.

Que c'est abominable d'avoir à choisir

Entre deux innocences !

Que c'est abominable d'avoir pour ennemis

Les rires de l'enfance !

 

Pour qui, comment, quand et combien ?

Contre qui ? Comment et combien ?

À en perdre le goût de vivre,

Le goût de l'eau, le goût du pain

Et celui du Perlimpinpin

Dans le square des Batignolles !

 

Mais pour rien, mais pour presque rien,

Pour être avec vous et c'est bien !

Et pour une rose entr'ouverte,

Et pour une respiration,

Et pour un souffle d'abandon,

Et pour ce jardin qui frissonne !

Rien avoir, mais passionnément,

Ne rien se dire éperdument,

Mais tout donner avec ivresse

Et riche de dépossession,

N'avoir que sa vérité,

Posséder toutes les richesses,

Ne pas parler de poésie,

Ne pas parler de poésie

En écrasant les fleurs sauvages

Et faire jouer la transparence

Au fond d'une cour au murs gris

Où l'aube n'a jamais sa chance.

 

Contre qui, comment, contre quoi ?

Pour qui, comment, quand et pourquoi ?

Pour retrouver le goût de vivre,

Le goût de l'eau, le goût du pain

Et celui du Perlimpinpin

Dans le square des Batignolles !

 

Contre personne et contre rien,

Contre personne et contre rien,

Mais pour toutes les fleurs ouvertes,

Mais pour une respiration,

Mais pour un souffle d'abandon

Et pour ce jardin qui frissonne !

 

Et vivre passionnément,

Et ne se battre seulement

Qu'avec les feux de la tendresse

Et, riche de dépossession,

N'avoir que sa vérité,

Posséder toutes les richesses,

Ne plus parler de poésie,

Ne plus parler de poésie

Mais laisser vivre les fleurs sauvages

Et faire jouer la transparence

Au fond d'une cour aux murs gris

Où l'aube aurait enfin sa chance.

 

Vivre,

Vivre

Avec tendresse,

 

Vivre

Et donner

Avec ivresse !

Je suis très loin d'en avoir la certitude, mais il me semble voir là une sublime description d'un 7 social.

 

Je suis assez hésitante sur mon analyse car d'emblée j'aurais eu tendance à penser que Barbara était un ennéatype 4, mais je trouve que cette chanson, en dépit d'une certaine gravité, est résolument un hymne à la vie, à l'optimisme.

 

La compulsion d'évitement de la souffrance est très présente, elle y est associée à une vision idéale du monde. On retrouve un vocabulaire propre à la passion du type, l'intempérance : "passionnément, éperdument, avec ivresse".

La vertu de tempérance est également exposée : "le goût de l'eau, le goût du pain".

 

Dans l'attente de vos commentaires, :perplexe:

Belle journée à toutes et tous !!! :heart:

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Fabien Chabreuil

Bonjour Isabelle,

 

"D'emblée j'aurais eu tendance à penser que Barbara était un ennéatype 4."

Barbara, que j'adore, est incontestablement une 4. Un artiste de talent peut bien évidemment créer des personnages ou exprimer dans des textes des ennéatypes autres que le sien. Chaucer, Balzac, Zola et bien d'autres ont décrit avec justesse tous les ennéatypes.

 

Ceci dit, je ne vois rien dans cette chanson qui ne puisse coller avec un ennéatype 4. Il me semble que sa tonalité est quand même plus émotionnelle que mentale.

 

 

"La compulsion d'évitement de la souffrance est très présente."

C'est compatible avec les valeurs de respect humain du 4.

 

"Elle y est associée à une vision idéale du monde."

Comme nous le disons en stage de Bases, tous les types orientés vers l'intérieur sont des idéalistes, chacun à sa manière.

 

"On retrouve un vocabulaire propre à la passion du type, l'intempérance : 'passionnément, éperdument, avec ivresse'."

C'est un vocabulaire émotionnel allant tout aussi bien avec l'intensité du 4.

 

"La vertu de tempérance est également exposée : 'le goût de l'eau, le goût du pain'."

Je ne vois pas en quoi c'est de la tempérance. Le goût des choses simples n'a rien à voir avec la tempérance. Ici, on peut aussi y voir la recherche du naturel et de l'authenticité propre à certains 4.

 

Très amicalement,

Fabien

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Isabelle P

Merci Fabien pour ta réponse,

 

Effectivement, mon analyse était trop simpliste voire caricaturale. Je prends aussi conscience du fait que mon mental cherche avant tout à contrecarrer mes intuitions plutôt qu'à les conforter d'où, je crois, une difficulté réelle à exposer des arguments pertinents. :perplexe:

 

Je suis très impatiente d'assister au prochain stage "Centres" qui me permettra, je l'espère, d'observer et d'appréhender avec plus de finesse les différents ennéatypes et d'acquérir une meilleure utilisation de mon centre réprimé. :wink:

 

Bien amicalement,

Isabelle

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour à tous,

 

Quel plaisir de lire cette conversation qui m'a un peu fatiguée, je dois bien l'avouer (répression de mon centre mental). Merci beaucoup.

 

J'ai adoré Ma tête, mon cœur, mes couilles de Grand Corps Malade dès que je l'ai entendu. Et je me suis dit qu'il était très fort ce jeune homme, sans du tout y voir les trois centres. J'étais passé totalement à côté.

 

Alors là, chapeau bas à tous les deux, Sixtrouille et Jérôme, pour cette analyse !

Je trouve à la fois incroyable et super de pouvoir typer cet artiste grâce à cette chanson par la hiérarchie des centres. Même si effectivement, il n'est pas évident, à cette lecture seule, de déterminer le centre de support. Je pencherais aussi pour le centre émotionnel réprimé, mais c'est de la triche car j'ai lu l'autre conversation sur Grand Corps Malade avant celle-ci alors…

 

Whouaaa c'est trop bien, c'est trop fort l'ennéagramme. :rofl:

 

Merci à tous,

Stef

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je trouve à la fois incroyable et super de pouvoir typer cet artiste grâce à cette chanson par la hiérarchie des centres."

Cette chanson permet de typer cette chanson ! Dans mon premier message de cette conversation, j'écrivais : "Je crois qu'il a deux catégories de chanteurs : ceux dont les chansons racontent des petites histoires et si elles sont bien faites, des ennéatypes sont bien perceptibles, et ceux dont les chansons décrivent l'expérience personnelle et qui déclinent en permanence les caractéristiques de leur profil. Certains autres chanteurs mélangent les deux catégories." Cela implique que les chanteurs de la première catégorie sont capables d'écrire des textes ne reflétant pas leur propre ennéatype.

 

Très amicalement,

Fabien

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Stéphanie Auxenfans

Bonjour Fabien,

 

Oui, oui j'entends bien. Mais en l'occurrence pour cette chanson et au vu de l'analyse de Sixtrouille sur le type de Grand Corps Malade, il semble que cette chanson parle bien de ses propres fonctionnements. Mais je reçois ta mise en garde et en effet rien ne permet d'être sûr que ce sont ses propres fonctionnement à 100 %. Il part peut être de ce qu'il vit, qu'il modifie pour la rime, ou il parle peut être d'un ami, ou il imagine cette histoire.

Mais quand même cette fois ça à l'air de bien coller. :tongue:

 

Bises,

Stéf

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Jérôme

Bonjour à tous,

 

J'ai entendu cet été Blessures d'enfance, une chanson d'Yves Duteil. Je l'ai trouvé belle, comme beaucoup de ses chansons, et elle m'a rendu triste. En y repensant, je me suis dit qu'elle pourrait bien refléter le vécu d'un 9, moyennant qu'il ait réussi plus tard à se connaître et à aller au-delà de l'amnésie qui laisse souvent un 9 égotique se souvenir qu'il a eu une enfance heureuse.

 

Je ne connais pas suffisamment Yves Duteil pour avoir une idée sur son ennéatype, je parle juste de cette chanson. Je vous livre les paroles en intégralité, puis détaille ensuite un peu mon avis.

 

1 - On ne sait pas toujours à quel point les enfants

Gardent de leurs blessures le souvenir longtemps

Ni comme on a raison d'aider à s'épanouir

Cette fleur dans leur âme qui commence à s'ouvrir

 

2 - Moi qui rêvais d'amour de musique et d'espoir

Je m'endormais cerné de frayeurs dans le noir

Certain que tous les rêves étaient sans lendemain

Je m'éveillais toujours le vide entre les mains

 

3 - Chacun vivait pour lui dans sa tête en silence

Et je chantais mon âme en pleine indifférence

Encombré de mes joies troublé de mes envies

Faisant semblant de rien pour que l'on m'aime aussi

 

4 - L'été on m'envoyait sur le bord de la mer

Ou au fond du Jura profiter du grand air

Écrire à mes parents que je m'amusais bien

Et m'endormir tout seul blotti dans mon chagrin

 

5 - J'essayais de grandir, de m'envoler peut-être

Pour cueillir des étoiles à ceux qui m'ont vu naître

J'ai longtemps attendu ce geste ou ce regard

Qui n'est jamais venu, ou qui viendra trop tard

 

6 - Puis mon frère est parti pour un lycée banal

En pension pour trois ans parce qu'on s'entendait mal

J'avais cherché sans cesse à croiser son chemin

Sans jamais parvenir à rencontrer sa main

 

7 - Tous mes élans d'amour brisés dans la coquille

J'essayais de renaître en regardant les filles

Aimer c'était malsain pervers ou malséant

Pourtant c'était si doux si tendre et si troublant

 

8 - Aujourd'hui j'ai grandi mais le silence est là

Menaçant, qui revient, qui tourne autour de moi

Je sais que mon destin, c'est d'être heureux ailleurs

Et c'est vers l'avenir, que j'ai ouvert mon cœur

 

9 - Mais j'ai toujours gardé de ces années perdues

Le sentiment profond de n'avoir pas vécu

L'impression de sentir mon cœur battre à l'envers

Et la peur brusquement d'aimer à découvert

 

10 - On ne sait pas toujours à quel point les enfants

Gardent de leurs blessures un souvenir cuisant

Ni le temps qu'il faudra pour apprendre à guérir

Alors qu'il suffisait peut-être d'un sourire

 

11 - Moi qui rêvais d'amour de musique et d'espoir

J'ai attendu en vain ce geste ou ce regard

Mais quand un enfant pleure ou qu'il a du chagrin

Je crois savoir un peu ce dont il a besoin.

 

Je trouve que le second paragraphe illustre le manque d'espoir lié à la répression de l'instinctif, et également le besoin d'amour qui manque tant au 9.

Le troisième paragraphe illustre l'oubli de soi, la fierté d'être calme et facile à vivre.

Le quatrième évoque la peur de base d'être perdu et séparé, et l'oubli de soi pour faire semblant d'être heureux.

Le cinquième revient sur le manque d'amour ressenti de la part de ses parents.

Le sixième paragraphe évoque la douleur du conflit vécu avec son frère qu'il aurait voulu éviter.

Le septième revient sur la problématique à l'amour.

Le huitième paragraphe évoque l'intégration fragile, avec la vertu d'activité à se connaître, qui a permis d'écrire cette chanson, et l'idée supérieure d'amour (« j'ai ouvert mon cœur »).

Le neuvième insiste de nouveau sur la problématique à l'amour du 9.

 

Je trouve que c'est une belle compilation à laquelle pas grand chose ne manque, peut-être quelques traces de narcotisation ?

L'importance des émotions dans ce texte, l'importance de la relation aux autres, et le ton mélancolique me font pencher pour un 9 mu.

 

Partagez-vous cet avis ? Avez-vous une autre hypothèse ?

 

Avec tout plein d'amour,

Jérôme

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Irimi

Bonjour à tous,

 

Cette chanson de Vanessa Paradis me fait irrésistiblement penser à un 9 dont le centre instinctif a basculé. Qu'en pensez-vous ?

 

Telle une mouche léthargique

Je zone sur le canapé

 

Telle une mouche léthargique

Je zone sur le canapé

 

Je vide le paquet de chips

J'ai fini le fromage râpé

 

Mon doigt explore ma narine

C'est l'événement de la journée

 

Il faudrait qu'on nous change les piles (x2)

 

Quel jour sommes nous ? Quelle heure est-il ?

C'est l'heure des dessins animés

 

Moi, je préfère l'hémoglobine

Moi, j'aime les dessins animés

 

Il faudrait qu'on nous change les piles (bis)

Allez, on se booste

 

On se lavera dans la piscine

Moi j'ai la flemme de me lever

Tu n'oublieras pas ton nombril

D'accord, mais occupe-toi de tes pieds

Tu comprends ?

Ouais !

 

Il faudrait qu'on nous change les piles (x2)

Les piles

 

Telle une mouche léthargique

Je zone sur le canapé

Voici une version vidéo en duo avec -M-.

 

Amicalement,

Pascale

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Pascale d'avoir publié cette chanson que je ne connaissais pas. Entre parenthèses, je ne l'aime pas du tout : c'est étonnant comme Vanessa Paradis, que je trouve sympathique et intéressante quand je l'entends en interview, m'insupporte en tant que chanteuse ; quant à -M-, :beurk:.

 

Dans un premier temps, je me suis demandé si la chanson ne pouvait pas s'appliquer à toute personne en crise grave de répression de l'instinctif, mais à la réflexion il me semble que tu as raison d'y voir plutôt du 9, même s'il faut plus que la bascule de l'instinctif pour qu'un 9 aille jusque là.

 

Très amicalement,

Fabien

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Flebeleb

Bonjour à tous,

Je relance d'un instinctif réprimé avec cette chanson de Thomas Fersen (un bon candidat au type 9, lui), Deux Pieds :

Thomas Fersen a dit :

Deux Pieds

On me dit que je suis paresseux
Que je ne fais que ce que je veux
C'est à dire, pas grand chose
On dit que je me repose

(Ref) Je suis désolé
Je n'ai que deux pieds
Je n'ai que deux pieds
Franchement désolé

La vaisselle envahit l'évier
Et le linge déborde du panier
J'ai les ch'veux sales, je suis barbu,
Mais m'en vais mon café bu

Dans la rue il y a des travaux
Et moi j'aime regarder les travaux
On me dit : "du balai,
plus vite que ça s'il vous plaît"

Elle me dit que je suis en retard
Que je me coiffe avec un pétard
Elle veut déplacer les meubles
J' suis pas là pour déplacer les meubles !


L'accompagnement instrumental rend bien le sentiment de train-train et de rêverie :

 


Sur ce… mon linge déborde du panier, et je reviendrai avec un ballotin de chansons 6 quand j'en aurai terminé. :bye:

Mousseusement vôtre,
Charlotte

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Michèle K

Bonjour à tous,

 

Merci, Pascale et Charlotte, de relancer la discussion autour de la chanson française.

 

Pascale, quand j'écoute le duo Vanessa Paradis et M, je revois des instants de l'adolescence de mes enfants et de leurs copains,. Effectivement cela peut être du 9, mais également révéler d'autres types à l'instinctif momentanément très, très, très réprimé.

 

Charlotte, je ne connaissais pas Deux pieds, qui reflète bien la nonchalance et la paresse de l'effort à faire, jusqu'au regard dans le miroir de la salle de bain : "À quoi bon se raser ?" Paresse aussi à se connaître puisque "on dit que…"

J'aime bien le clip, j'ai souri quand j'ai vu le verre de lunette qui manque (Oubli de soi ? Je me souviens avoir souvent cherché mes lunettes qui se trouvaient… sur ma tête !). S'oublier aussi dans des rêveries, dans la rue, perdre la notion du temps…

J'ai souvent entendu les 9 dire "Je suis désolé" ( moi-même aussi, d'ailleurs), comme si les autres ne pouvaient ou ne devaient pas attendre grand chose de plus de nous.

Tout y est, le rythme, le ton de la voix, l'illustration, le texte.

 

Ami-calmement,

Michèle

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Flebeleb

Bonjour à tous,

Ah, c'est juste ce rapport entre "on me dit que" et la paresse à se connaître, je n'avais même pas vu ça !

Chose promise, chose due, aujourd'hui le curé de Cucugnan s'occupe des 6. Nous commencerons par une chanson de langue anglaise : Never Win de Fisherspooner (je vous préviens, c'est pas du Barbara).

(Chorus)
I don't need to need you
Tell me what to do
Tell me what to say
Don't you wanna help me
Tell me what to do
Help me find a way
If I was not me
I would hate me too
Just like you do
I don't need to need you
Tell me what to do
Tell me what to say

It's all made worse by a simple scheme
You're slipping away from me
Can't decide sometimes if it's worth the point
The point is the struggle, insecurity

Hopefully, you make no mistake
If you learn from what you've got to take
Good or bad, it's all gonna add up in the end but,
You can never win.

And it's the desperation to hold on to
Something that can't be held on to
So, Don't waste your time filling up my words
Don't tell me why, assume the worst.

Hopefully, you make no mistake
If you learn from what you've got to take
Good or bad, it's all gonna add up in the end but,
You can never win.

Don't thank me,
Don't tell me how,
Don't break me down,
Don't help me make it,

I don't need to need you
Tell me what to do
Tell me what to say
Don't you wanna help me
Tell me what to do
Help me find a way

Et sa petite tentative de traduction :

Je n'ai pas besoin d'avoir besoin que tu
Me dises quoi faire
Me dises quoi dire
Ne veux-tu pas m'aider
Dis moi quoi faire
Aide moi à trouver un moyen
Si je n'étais pas moi
Je me haïrais aussi
Tout comme tu le fais
Dis moi quoi faire
Dis moi quoi dire
Tout n'a fait qu'empirer selon un simple mécanisme
Tu me glisses entre les doigts
Je ne peux pas décider parfois si ça en vaut la peine
La peine étant le tiraillement, l'insécurité
Avec un peu de chance, tu ne fais pas d'erreur
Si tu tires les leçons de ce qui t'arrive
Bon ou mauvais, tout va se recouper à la fin mais,
Tu ne peux jamais gagner
Et c'est la désespérance de se raccrocher
À une chose à laquelle on ne peut se raccrocher
Alors, ne perds pas ton temps à compléter mes phrases
Ne me dis pas pourquoi, suppose le pire.
Ne me remercie pas
Ne me dis pas comment
Ne me démolis pas
Ne m'aide pas à y arriver

 

Je vois dedans l'illustration du 6 aux prises avec sa vulnérabilité. Elle est centrée sur la dépendance dans laquelle se met le 6 vis-à-vis des autres, cherchant à la fois à trouver une voie qui lui soit propre et l'approbation extérieure, d'où un rapport ambigu à l'autorité. On retrouve le pessimisme qui porte à faire croire que s'il y a réussite, il n'y est pas pour grand-chose et que tout peut se casser la gueule à n'importe quel moment.

L'esthétique de la vidéo fait d'ailleurs très force/beauté, et les corps qui par la chorégraphie ou par le montage, se retrouvent sens dessus dessous, incarnent ce centre mental qui se trouve si facilement retourné comme une crêpe.

Revenons à la chanson française avec cette oeuvre de Jeanne Cherhal, Voilà :

C'est une histoire ancienne et pourtant c'est dans ma tête
J'ai beau lui va-t'en elle reste là
C'est un vieux souvenir un craquement d'allumette
J'ai beau lui dire fous le camp il bouge pas

Refrain : Voilà voilà voilà voilà
Si seulement dans ce qu'on est on pouvait faire un choix
Seulement voilà voilà voilà voilà
On peut pas

C'est comme une habitude un peu comme une manie
J'aime la solitude jusqu'à la tyrannie
Viens pas me déloger de ma carapace quand j'hiberne
Ou d'avance désolée pour mes coups dans tes lanternes

Le type
J'aurais pu te l'écraser j'aurais pu faire beaucoup mieux
J'aurais pu le déphraser avec mes yeux dans ses yeux
Arrière arrière arrière arrière
Mais rien j'ai pas bougé il a eu ce qu'il voulait

Ca y'est c'est décidé je vais tout décider
Sans me faire envahir sans me faire emmerder
Je n'écoute que moi qui ne veux que mon bien
Mais je parle si bas que finalement je n'entends rien

Si j'avais pu choisir entre moi et autre chose
C'est un peu moche à dire mais j'aurais pris autre chose
J'y pense assez souvent et je commence à m'y faire
Quand j'en aurai le temps je finirai même par me plaire

 

Encore ce conflit entre l'écoute interne et l'écoute externe, l'alternance entre l'agressivité envers les intrus ou la peur qui paralyse, la difficulté à faire fi des arrières-pensées négatives. J'aime bien la phrase "j'aurais pu le déphraser avec mes yeux dans ses yeux", parce que c'est un peu une projection sur l'ennemi de ce qui peut arriver de moins plaisant à un 6, une brusque répression du mental.

Le texte penche aussi du côté de l'aile 5 avec le soi vu comme un territoire qu'il faut protéger de l'envahisseur.

J'ajoute qu'avant de connaître l'Ennéagramme, moi aussi, j'aurais bien pris autre chose… Maintenant je m'y suis faite, et avec le temps mon type est même parvenu à me contenter.

Pour finir, deux extraits de chansons 6 qui m'ont toujours amusée. On a déjà évoqué sur ce forum le probable type 6 de Jean-Jacques Goldman. Il y a un passage dans Envole-moi qui ne cessera jamais je crois, de susciter mon hilarité : "Et s'il le faut j'emploierai des moyens légaux." On se rebelle mais… dans les clous, hein.

Et puis ce passage de Renaud dans Les aventures de Gérard Lambert : "Dans le lointain, y's'passe plus rien, du moins y'm'semble." 6 qui scrute et doute tout de même de ses perceptions. On notera la tonalité bravache de la chanson avec la remarque projective : "Ça sent la peur, ça pue la mort, j'aime bien c't'ambiance, pas vous ? Ah bon." Il voit très ROUGE ce Gérard Lambert, d'ailleurs.

Légalement vôtre,
Charlotte

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Fabien Chabreuil

Bonjour Charlotte,

 

"Je vous préviens, c'est pas du Barbara."

Effectivement. Désolé, je ne peux pas : je laisse les volontaires commenter.

 

Cela ne m'empêche pas de te remercier sincèrement de ta contribution.

 

Très amicalement,

Fabien

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Irimi

Merci, Charlotte, pour le clip de Thomas Fersen, que je ne connaissais pas du tout et que j'ai trouvé agréable à écouter et à regarder, même si je pense que je n'aurais pas du tout "accroché" à ce morceau sans le clip…

En revanche les deux morceaux 6 ne me parlent pas du tout ; pour être honnête j'ai même eu du mal à les lire jusqu'au bout et il faudra que j'essaie plutôt de les écouter. Ce qui est drôle c'est que, bien que je sois 6, je reconnais souvent les autres types dans des morceaux, jamais le 6. Alors après la lecture de ton post, je suis allée creuser du côté du répertoire de Goldman et j'ai reconnu des caractéristiques du 6 dans plusieurs de ses chansons. Dont notamment celle-ci, qui a toujours eu pour moi une résonnance particulière sans que je sache pourquoi :

Né en 17 à Leidenstadt

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir : tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau ?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp

Pour moi elle évoque bien la vertu et la passion du 6 : peur vs courage => "Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau ?"

Et puisque j'évoque Goldman j'en profite pour citer cet autre morceau dont les paroles m'évoquent le type 3 :

Être le premier

Ça a été très long mais il y est arrivé
Il fait le compte de ce qu'il y a laissé
Beaucoup plus que des plumes, des morceaux entiers
Et certains disent même un peu d'identité
Pourtant elle est en lui cette force immobile
Oui le pousse en avant, l'empêche de dormir
Toujours vers l'effort à côté des plaisirs
Jusqu'à l'obséder par cet unique mobile
Pour être le premier
Pour arriver là-haut, tout au bout de l'échelle
Comme ces aigles noirs qui dominent le ciel
Pour être le premier
Pour goûter le vertigo des hautes altitudes
Le goût particulier des grandes solitudes
Pour être le premier
Elle était innocence douceur et jolie
De ces amours immenses où l'on blottit sa vie
Mais d'une âme trop simple pour comprendre un peu
Que l'on puisse désirer mieux que être heureux
On dit qu'il a la chance mais qu'il n'a plus d'amis
Mais moi je sais qu'au moins il est bien avec lui
Comme s'il avait le choix ou cette liberté
Quand on a cette voix qui vous dit d'avancer.

Au plaisir de vous lire…
Amicalement,
Pascale

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,
 
J'ai appris ce matin la mort, le 1er novembre dernier, du compositeur Hugues Le Bars. Je ne comprends pas comment cette chanson (un sampling de la voix d'Eugène Ionesco mis en musique), que j'adore, ne figure pas encore dans le chanson-ennéagramme comme illustration d'un centre intinctif en pleine dégringolade. Ne l'écoutez pas si vous avez le blues :
 

 

Citation

Et puis monsieur madame mademoiselle
Et puis monsieur madame mademoiselle
Et puis monsieur madame mademoiselle
Et puis monsieur madame mademoiselle
Sachez qu’en ce moment
Je suis bien fatigué
J'en ai marre
J'en ai marre
J'en ai marre
J'en ai marre
Et je voudrais bien
me reposer
J'en ai marre d'aligner des paroles et des paroles
Y'a même des contrepoints
J'en ai marre d'aligner des paroles et des paroles
C'est ma façon de faire de la musique sans musique
Je suis bien fatigué
J'en ai marre
J'en ai marre
J'en ai marre
J'en ai marre
Et je voudrais bien
Me reposer
Et puis monsieur madame mademoiselle
Et puis monsieur madame mademoiselle
Et puis monsieur madame mademoiselle
Et puis monsieur madame mademoiselle
Sachez qu’en ce moment
Je suis bien fatigué
J'en ai marre
J'en ai marre
J'en ai marre
J'en ai marre
Et je voudrais bien
Me reposer

 
Très amicalement,
Fabien

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