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Mpcm

Le 5 et l'étude

Messages recommandés

Mpcm

Bonjour à toutes,

En parallèle à la discussion “Type 6 – Étudier pour se sentir en sécurité”, voici mon témoignage de type 5 sur ce que l'étude représente pour moi.

Elle est un moyen :

  1. de m'isoler,
  2. de me maintenir dans une position d'observateur des événements et des autres,
  3. de ne pas m'engager dans la vie (l'étude a retardé mon entrée dans la vie professionnelle),
  4. dans mon métier, d'éviter d'entreprendre.

Un exemple où l'étude me permet d'éviter l'engagement : l'étude de l'ennéagramme sur les autres me passionne beaucoup plus que l'application personnelle que je peux en faire sur moi-même. Ainsi, l'étude me permet de trouver plein de choses "très intéressantes" et de ne vivre qu'au niveau mental.

J'en suis arrivé à un point où je pense que souvent (pas toujours) l'étude est un piège de mon ego.

Je comprends que l'étude rassure les 6 comme un moyen de "se protéger du caractère brut de la vie". Il me semble que cela est commun à tous les mentaux (en tout cas, je ressens cela). Mais chez moi (et probablement chez d'autres 5), l'étude est plus que cela.

Quant aux thèmes d'étude, j'ai une prédilection pour la psychologie : cela me permet d'avoir une appréhension mentale des problèmes humains et d'éviter ainsi de les vivre émotionnellement.

Voilà ce que représente l'étude pour moi : une source de joie profonde et un piège.

Bien amicalement,
Mathieu

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Yves

Bonjour à tous,
 

[L'étude] est un moyen :

  • de m'isoler,
  • de me maintenir dans une position d'observateur des événements et des autres,
  • de ne pas m'engager dans la vie (l'étude a retardé mon entrée dans la vie professionnelle),
  • dans mon métier, d'éviter d'entreprendre.

 

J’ai constaté les deux premiers points chez moi aussi. Lorsque j’étudie compulsivement pour combler un vide, je m’isole, je n’entre pas en relation avec mes proches, je ne leur envoie pas de message, je ne leur téléphone pas. Pourtant il m’arrive souvent de penser à eux. Je subis le mécanisme d’attention du 5.

Par ailleurs, lors d’une promenade ou d’un voyage, je ressens souvent le désir de partager mes découvertes, mais pendant que j’étudie pour combler un vide, je ressens rarement le désir de partager les connaissances que je suis en train d’acquérir.

Concernant l’évitement d’entreprendre et de m’engager, oui, lorsque j’étudie pour combler un vide, l’étude me permet d’éviter d’entreprendre, de m’engager : non seulement mon centre préféré ne se met au service d’aucun autre centre, mais pour éviter d’entreprendre, d’agir, je m’en sers à la place de mon centre réprimé. Par exemple, pour prendre une décision importante, j’analyse et j’analyse et j’analyse, au lieu d’expérimenter ou de me renseigner auprès de personnes potentiellement compétentes.

Enfin une motivation pour étudier est le désir de trouver une information ou un point de vue pas banal, qui me permettrait de me distinguer (l’influence de mon aile 4).

"Un exemple où l'étude me permet d'éviter l'engagement : l'étude de l'ennéagramme sur les autres me passionne beaucoup plus que l'application personnelle que je peux en faire sur moi-même."
Dans mon cas, c’était vrai avant que je participe aux stages de Patricia et Fabien : je me contentais de lire des articles et des messages de l’Enné-agora.

Spontanément je cherche à connaître les autres plutôt que me connaître moi-même ou agir sur moi-même ; c’est un effet de la préférence du 5 pour l’extérieur.

"J'en suis arrivé à un point où je pense que souvent (pas toujours) l'étude est un piège de mon ego."
Lorsque j’étudie compulsivement pour remplir un vide, je tombe dans le retrait-avarice, voire l’intempérance (désintégration en 7), je ne me sers pas de mon centre réprimé, je ne sens plus la faim, ni le froid, ni la fatigue, je ne me demande pas si j’en sais assez — assez pour agir, assez pour partager.

Amicalement,
Yves

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

"Non seulement mon centre préféré ne se met au service d’aucun autre centre, mais pour éviter d’entreprendre, d’agir, je m’en sers à la place de mon centre réprimé."

L'utilisation du centre préféré à la place des deux autres est effectivement, Yves, une caractéristique de l'ego. Le centre préféré ne se met jamais au service d'un autre centre, du moins au sens où l'expression "au service de" est utilisée pour parler du centre de support. Dans l'ego, c'est impossible et dans l'essence, il s'agit plus d'une collaboration entre égaux.

 

Très amicalement,

Fabien

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