Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

Jump to content
Sign in to follow this  
Harper

Romans policiers historiques

Recommended Posts

Harper

Bonjour,

 

Je suis passionnée d'ennéagramme et de romans policiers historiques (surtout médiévaux mais je ne dédaigne pas les autres époques). Je consacre donc actuellement pas mal de temps à lire de tels romans à la lumière de l'ennéagramme.

 

Je commence par la principale célébrité du genre : Ellis Peters.

 

Selon moi, Frère Cadfael est un 9 alpha de sous-type social (participation) plutôt intégré.

 

9 parce qu'il me paraît préférer l'instinctif, surtout dans les "petites choses" (le travail de la terre en particulier) et le réprimer au sens où il aime peu prendre l'initiative, préférant se fondre dans la routine de son monastère (où il a "trouvé la paix", dit-il). Il a tendance de ce fait à y manifester paresse et oubli de soi, mais il est plutôt intégré car quand il est nécessaire d'agir, il le fait, et il le fait de manière juste, et il manifeste un amour gratuit pour les autres. Certes, c'est un ancien soldat, mais il semble l'avoir été pour faire comme tout le monde, et il me paraît significatif qu'il en ait surtout gardé des souvenirs de camaraderie, de lieux visités, de petites choses… En fait il a bien narcotisé par rapport à l'aspect "conflit" de la guerre.

 

Bien qu'on voie assez peu la répression d'un centre mental ou émotionnel, je penche pour une variante alpha, dans la mesure où il me paraît plus facilement utiliser le mental que l'émotionnel. Autre indice : dans le dernier roman de la série, "Frère Cadfael fait pénitence", où il se trouve en situation de stress car son fils est peut-être en danger, il manifeste une tendance au doute quant à sa place dans la communauté (il semble donc se désintégrer en 6).

 

Il manifeste son sous-type social par sa volonté de participer à la vie du monastère, à celle de ses amis, à celle de sa ville. Je ne vois pas chez lui un appétit (sous-type conservation) hors de proportion pour quelque chose que ce soit. Il semble y avoir parfois et y avoir eu dans sa vie passée des manifestations d'instinct sexuel (union) mais elles sont moins visibles que celles de l'instinct social.

 

A mon avis, Ellis Peters pourrait bien être elle-même une 9, car ses romans manifestent une philosophie qui ressemble à : certes en ce moment, les choses sont agitées, mais elles vont bientôt revenir dans le cycle de la vie et de la nature, et la paix va revenir…

 

Pas le temps de continuer maintenant. Au prochain épisode : Paul Doherty, un 6.

 

Très cordialement,

Bénédicte (6)

Share this post


Link to post
Share on other sites
Harper

Re-bonjour,

 

Donc, Paul C. Doherty, auteur entre autres de 3 séries de romans policiers médiévaux :

- sous son nom : la série Hugh Corbett, se déroulant en Angleterre à la fin du 13ème siècle et au début du 14ème siècle,

- sous le pseudonyme de Paul Harding : la série Frère Athelstan, se déroulant à la fin du 14ème siècle,

- sous le pseudonyme de C. L. Grace : la série Kathryn Swinbrooke, se déroulant à la fin du 14ème siècle.

 

L'atmosphère générale des romans est celle d'un danger permanent où les personnages se sentent quelque peu dépassés par les événements. Se pose constamment le problème de la loyauté et de la confiance. Fait significatif, les coupables sont souvent des personnes initialement perçues comme étant de confiance et sont souvent investies d'une autorité (magistrats, princes, prélats : dans certains cas, ces notables sont les commanditaires du crime et ne se salissent pas les mains). On trouve également des questions de factions rivales (français et anglais, Lancastre et York) ou bien d'organisations (plus ou moins) secrètes qui poursuivent un des personnages de leur vengeance.

 

Enfin bref, des mécanismes qui me laissent à penser que Paul Doherty est un 6.

 

Les trois personnages principaux (Corbett, Athelstan, Kathryn) sont à mon avis des 6 alpha, probablement à aile 5 et de sous-type conservation.

 

*-----*

Hugh Corbett, espion et enquêteur du roi, peut être résumé en deux mots : loyal et méfiant. Il est surtout loyal envers sa tâche et son roi. Je pense qu'il est de variante alpha, car il me paraît assez conscient de ses émotions et désirs, les siens comme ceux de son entourage, mais semble avoir plus de difficultés dans le passage à l'action. Il est aussi loyal envers ses proches.

L'aile 5 parait plus probable que la 7 au vu de son austérité et de son sens de l'économie. Il semble également manifester une fixation secondaire de détachement.

Il manifeste les préoccupations des sous-types social (devoir) et sexuel (force/beauté). Le sous-type conservation ressort plus dans une préoccupation sur la qualité de la nourriture que dans un net aspect de cordialité.

 

Le roi Edouard 1er est un 8 alpha plutôt désintégré, excessif dans la cruauté comme dans la générosité, souhaitant tout contrôler. Il déclenche chez Corbett des crises récurrentes de doutes : est-il une autorité loyale ?

 

Ranulf, le serviteur de Corbett, est un 7 alpha, très porté sur la recherche des plaisirs de la table et de la chair. Il semble dans certains romans manifester des tendances 8, mais il est plus mental qu'instinctif. Le sous-type est peut-être social (sacrifice), mais la suggestion du sous-type sexuel se manifeste dans ses conquêtes.

 

*-----*

Frère Athelstan est un dominicain en charge d'une paroisse pauvre et clerc du coroner de la ville. Athelstan est un mental. Il aime comprendre les choses avant tout, mais il aime être relié à des groupes. Il est souvent pris de doutes, s'inquiète du lendemain (surtout pour ses paroissiens) et a un grand sens de la responsabilité. Il semble manifester les préoccupations des trois instincts.

 

Le coroner, Sir John Cranston, est un 8, probablement de sous-type sexuel (vu sa relation à son épouse), excessif dans la nourriture et la boisson. Mais à la base c'est un instinctif, pas un mental. Je le pense de variante mu (plus d'émotionnel que de mental).

 

*-----*

Kathryn Swinbrooke est probablement la personne qui a le comportement le plus typique du profil : comme dit sa servante Thomasina (une 8 mu selon moi), elle a peur parce qu'elle pense trop. Elle se réfère énormément à feu son père, médecin avant elle. Elle préconise certains remèdes en avouant ne pas savoir exactement pourquoi ça marche, mis son père faisait ainsi. Elle est très loyale vis à vis de son travail de médecin, de sa famille, de ses amis, de son voisinage. Elle aussi doute et s'inquiète beaucoup.

C'est elle qui manifeste le plus nettement la cordialité du sous-type conservation, par exemple en soignant un homme d'armes qui l'escorte et envers qui elle éprouve de la crainte.

Elle est globalement phobique, mais peut manifester des comportements carrément contrephobiques quand un des "siens" est en danger.

 

Dans cette série, j'ai encore du mal à déterminer le type de Colum Murtagh, l'homme qu'elle aime. Il semble réprimer le centre émotionnel et il est difficile de dire si le mental est au service de l'instinctif ou l'inverse. S'il fallait donner un avis, je dirais 6 mu, mais le 1 est possible (je ne vois pas la fixation de vengeance du 8).

 

*-----*

A part l'étude détaillée du type 6, ce qui est intéressant dans l'ensemble de l'oeuvre de Doherty, c'est la déclinaison des rapports 6-8 dans diverses configurations hiérarchiques.

 

Très cordialement,

Bénédicte (6 alpha conservation aile 5, moi aussi)

Share this post


Link to post
Share on other sites
Harper

Bonjour à tous,

 

Je quitte le Moyen-Age pour le milieu des égyptologues fin 19ème - début 20ème siècle : la saga des Amelia Peabody d'Elizabeth Peters (ne pas confondre avec Ellis Peters précitée). Cette série repose sur un superbe couple de 8 en voie d'intégration (et de plus en plus intégrés au fil de la série) : Amelia et son mari Emerson.

 

Tous deux sont tournés vers l'action, cherchent à contrôler et protéger leur entourage, ont tendance à penser en noir et blanc et sont sujets à des explosions de colère qualifiées de "discussions revigorantes" et débouchant souvent sur une sexualité vigoureuse. Aucun d'eux ne reconnaîtrait une faiblesse et le déni apparaît souvent : opposition systématique pour tester l'autre, affirmation quand le fin mot de l'énigme est révélé que "c'était mon opinion depuis le début" alors qu'il n'en était rien, etc.

 

La vengeance apparait comme fixation, mais son expression est généralement modérée, sauf dans le feu de l'action si un de leurs proches est menacé.

 

Dans le premier de la série, un crocodile sur un banc de sable, Emerson montre nettement un variante alpha avec phases de désintégration en 5 où il tend à s'isoler. Il présente nettement les préoccupations du sous-type sexuel (possessivité), mais on peut observer, bien que moins fortement, les effets des autres sous-types.

 

J'ai du mal à me prononcer avec certitude sur la variante d'Amélia : je dirais mu parce qu'il me semble que sous gros stress sa tendance est à un interventionnisme forcené dans la vie des autres, mais son centre mental est assez peu réprimé. Sa tendance à contrôler le moindre détail dans les affaires domestiques pointe vers un sous-type conservation (survie-contrôle).

 

La démarche d'intégration est assez nette dans la série, surtout vis à vis de l'idée supérieure d'altérité. Emerson apprend à tenir davantage compte des besoins des autres. Amélia apprend l'utilité de la non-intervention.

 

Leur fils, surnommé Ramses, que l'on voit enfant, puis adolescent, puis adulte, me semble être un 5 mu. Il agit dans le but d'obtenir de l'information, son style de communication oscille entre mutisme et conférence. Sa fixation est nettement le détachement, surtout dans sa jeunesse. Il semble par la suite développer une nette aile 6, très loyal vis à vis des siens, avec une préoccupation pour ce qu'il appelle sa lâcheté (probablement en se comparant à ses parents) couplée à une tendance contrephobique. [Note : ces éléments apparaissent dans les tous derniers romans qui n'ont pas encore été traduits en français.] Son sous-type est difficile à déterminer : je pense qu'il manifeste les trois instincts, avec plus d'accent sur l'instinct sexuel (confidence).

 

Nefret, la pupille des Emerson, est nettement un type préférant l'émotionnel et réprimant le mental. Je pense qu'il s'agit d'une 2 alpha de sous-type sexuel (séduction).

 

Walter, le frère d'Emerson, me parait être de type 9 alpha sexuel (union). Sa femme Evelyn pourrait être une 6 alpha conservation (cordialité). David, le protégé de la famille, pourrait aussi être un 6 alpha, de sous-type social (union). Ces personnages sont moins nets que les principaux et l'évaluation est plus difficile.

 

L'ambiance générale des romans est de type 8 selon moi : écrits à la première personne (avec des passages exprimant le point de vue des autres dans les derniers), pleins d'action (un peu excessifs parfois), avec un monde de dangers pouvant et devant être affrontés victorieusement (comparer avec l'ambiance 6 où les personnages se sentent plutôt dépassés par le danger).

 

Très cordialement,

Bénédicte (6)

Share this post


Link to post
Share on other sites
Harper

Bonjour,

 

Pour revenir sur le message précédent, il me semble après réflexion que l'ambiance générale des romans de la série est plutôt 7 aile 8. En effet, quand j'ai à décrire l'ambiance, ce qui me vient d'abord à l'esprit, c'est l'humour et l'esprit d'aventure ("On ne s'ennuie pas."). Les aspects 8 sont quand même manifestes, mais j'aurais plutôt tendance à les considérer comme une aile marquée.

 

J'ai d'ailleurs remarqué que beaucoup des romans que j'ai lus présentent des caractéristiques et préoccupations de deux types adjacents. Et que parfois le héros était d'un type d'aile par rapport à l'ambiance du roman.

J'ai aussi remarqué que dans un roman d'ambiance 6 où le héros est d'un autre type, l'action est souvent perçue par les yeux d'un sous-fifre ou personnage secondaire de type 6.

 

Très cordialement,

Bénédicte (6)

Share this post


Link to post
Share on other sites
Harper

Bonjour,

 

1) Pendant que j'y pense, je ne suis plus d'accord avec mes typages précédents. A mon avis, les séries de Doherty sont pour la plupart d'ambiance plus 9 que 6. A l'exception possible de frère Athelstan qui reste proche du 6. Aussi bien Corbett que Kathleen me semblent finalement bien plus dans les motivations du 9.

A l'inverse, mes relectures de la saga Amelia Peabody ont fait apparaître tous les éléments du… 6 mu contrephobique ! Avec une grosse aile 7, et tous les sous-types (S-Devoir et X-Force/beauté sont explicites, mais les préoccupations de C sont quand même là…).

 

2) Pour rebondir sur

J'ai aussi remarqué que dans un roman d'ambiance 6 où le héros est d'un autre type, l'action est souvent perçue par les yeux d'un sous-fifre ou personnage secondaire de type 6.
j'ai remarqué aussi que si le héros n'est pas un 6 (et c'est souvent un type d'aile), et en l'absence (totale ou momentanée) du personnage secondaire 6, le héros manifeste systématiquement sous stress les caractéristiques égotiques du 6 à la place de celles de son type.

Bien entendu, dans le polar 9 alpha, le phénomène de désintégration sous stress explique le glissement du héros (quasi-toujours un 9 alpha) vers le 6. Par contre, quand un héros passe pour un 5 en début de roman, et passe tout d'un coup en 6 au milieu, j'ai quelques soupçons sur le type de l'auteur… De même quand les peurs et doutes du subordonné 6 (c'est systématiquement un subordonné… on ne peut pas avoir le pouvoir et être sympathique ?) prennent plus d'importance que le héros…

 

3) Je commence à avoir quelque expérience du style "saga historico-policière de type 9". Les caractéristiques de ce style sont :

- Les petits détails d'environnement matériel sont au moins aussi importants que l'histoire elle-même ;

- Quand l'auteur manifeste les préoccupations du sous-type Conservation, il y a systématiquement description de nourriture (ce qui n'étonnera personne), et du confort du mobilier (sièges, lits) ;

- En plus d'un nombre restreint de personnages principaux (un à trois) systématiquement présents, il y a une profusion de personnages secondaires décrits très en détail, et pratiquement tous sur le même plan. Ils peuvent réapparaître quelques romans plus loin (y compris comme victime ou comme meurtrier).

 

Très cordialement,

Bénédicte

Share this post


Link to post
Share on other sites
Tharros

Bonsoir Bénédicte,

 

Suite à nos différents échanges et la lecture de ce fil, je me suis essayé à Doherty sur la série Sir Hugh Corbett ; je l'ai fait avec un certain excès puisqu'en l'espace d'une semaine, j'ai lu "La complainte de l'ange noir" et "Le livre du magicien" (en exploitant la moindre minute disponible et en tirant un peu sur la nuit) ; cela va sans dire que j'ai accroché.

 

Je ne pourrai donc pas réagir sur ton typage des autres séries.

 

Mon étonnement porte sur le personne principal, Hugh Corbett, que tu positionnes dans ton dernier message comme 9 au regard de ses motivations. :glouton:

 

Cela est bien étonnant ; je n'ai pas eu le sentiment de trouver la fuite du conflit, de l'affrontement ; ton premier message le cernait bien à mon sens (modeste sens puisque je n'ai pas ton expérience de l'ennéagramme) ; en effet, dans "Le livre du magicien", après avoir pataugé longuement à recueillir et analysé les faits, avec prudence et peur (il l'exprime à plusieurs reprises mais continue même dans ses fortes périodes de stress, sa mission pour accomplir son devoir et servir son Roi), tel le châtiment de Dieu (il parle des moulins de la justice divine), il affronte (verbalement) sans les ménager les coupables et/ou personnages masqués.

 

Il est vrai qu'à certains moments il semble fuir l'affrontement (en particulier avec l'émissaire français Craon) ou contient de grandes colères, mais n'est-ce pas par devoir/loyauté des obligations de sa charge.

 

À deux différences près (je ne suis ni une référence, ni clerc du président), je me suis senti assez en phase avec les modes de fonctionnement de ce Corbett (peut-être que je ne suis pas 6 ? :proud: :laugh: ).

 

Au plaisir d'un échange peut-être plus précis si tes souvenirs de cette discussion ne sont pas trop lointains, et pour mettre en avant mes erreurs de débutant.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Harper

Bonjour Tharros,

 

J'ai un peu abandonné Doherty depuis quelque temps, mes souvenirs sont très très flous, en particulier sur cette série-là.

 

Si je me rappelle bien, j'avais changé d'avis parce qu'il me semblait que la motivation principale de Corbett était d'avoir la paix, et qu'en-dehors des periodes de stress et de danger RÉEL (suffisantes pour justifier méfiance et crainte), il ne paraissait pas manifester les ambivalences du 6.

La loyauté, le sens du devoir, et la relation avec l'autorité, pourraient relever d'un BLEU très dominant. De plus, sa fonction l'expose à l'attention de l'autorité, et manifester un autre comportement pourrait lui attirer de graves ennuis.

 

Je note toutefois qu'en 2002, j'ai présenté des arguments a priori convaincants en faveur du 6.

J'aurais tendance à relativiser les deux typages : celui de 2002 correspond à une période où je voyais en 6 tout personnage ayant des points communs avec moi (une forme de projection associative) ; celui de 2007 (plus probablement fait un ou deux ans auparavant) correspond à une période de contre-réaction où j'ai systématiquement mis en doute toutes les hypothèses 6

 

Je me propose donc de relire quelques tomes de la série en me concentrant sur la hiérarchie des centres et les fondamentaux égotiques, et en faisant la part des choses en ce qui concerne BLEU.

Il sera intéressant que pendant ce temps, tu poursuives tes hypothèses en indiquant ici ton argumentation.

 

Ouimais, que cela ne te serve pas de prétexte pour shunter ton travail d'observation sur tes propres mécanismes… :glouton:

 

Très cordialement,

Bénédicte

Share this post


Link to post
Share on other sites
Harper

Bonjour Tharros,

 

J'avoue avoir un peu triché en allant jeter un oeil au site web de Doherty… et ce que j'y ai lu me fait envisager le 3 mu comme type de l'auteur : succès des livres, succès (chiffré) de l'école dont il est le directeur, quatre bouquins par an, une bonne demi-douzaine de pseudos (masculins ou féminins, mais tout le monde sait que c'est lui)…

Cette impression rejoint une phrase que j'avais relevée dans l'introduction que Doherty lui-même a écrite pour la série des Corbett : "Hugh Corbett symbolise la réussite à cette période."

 

Et dans ce cas, il est possible qu'on se retrouve avec un personnage non typable, car soit ne présentant pas de véritables caractéristiques d'ego, soit présentant selon le moment des caractéristiques de différents types.

 

Dans le premier tome de la série Corbett que j'ai relu ces jours-ci, je trouve des éléments qui font penser pour le héros aux types 4, 5, 6 et 9. Rien qui ressemble au 3, mais le type est peut-être potentiellement le moins conscient de son ego. J'aurais tendance à éliminer d'emblée les types 2, 7 et 8 (parce que les motivations de Corbett vont à l'opposé de l'ego de ces types). Le 1 reste éventuellement possible, mais cela manque trop de colère interne. Le 4 est peu probable en termes d'envie et d'évitement de la banalité, mais des éléments de mélancolie et de rapport à la souffrance y font penser (aile de l'auteur ?). Il y a bien des éléments qui font penser au 6, mais je trouve bizarre que, convoqué chez son supérieur sans autre information au début du roman, il ne consacre même pas quelques minutes de spéculation mentale à se demander ce qui l'attend (au mieux : quelle genre de mission on pourrait lui confier ; au pire…je laisse les 6 du panneau envisager leurs propres hypothèses :wink:), il se dit juste "aujourd'hui sera une journée différente". Oui, ben… :perplexe: moi en tout cas, j'y ai pensé à sa place. :laugh:

 

Hiérarchie des centres : difficile d'en être certain. Il ne réprime pas le mental, c'est clair. Son rapport à l'émotionnel est quelque peu ambivalent (difficile à situer). Son passé militaire lui fait utiliser efficacement l'instinctif quand c'est approprié (mais, comme ces situations impliquent des tueurs à gages, il est préférable pour la continuité de la série qu'il sache utiliser l'instinctif :wink:), mais il n'a pas l'air de rechercher particulièrement son utilisation.

 

Autres personnages récurrents : Je maintiens mes autres typages, Edouard 1er en 8 et Ranulf en 7 (ce dernier avec une bonne louche de ROUGE, en tout cas au début de la série ; je crois me rappeler d'une évolution qui pourrait correspondre à une transition vers BLEU).

Un personnage que je n'avais pas typé à l'époque est le chancelier Burnell, le supérieur immédiat de Corbett. Il est visible que ce personnage (qui déteste l'effort physique et envoie d'autres faire le travail) réprime l'instinctif. Il a également un gros mental, et la fin du premier tome montre une connection à l'émotionnel. Je dirais une hiérarchie M-E-I, et sans en être encore certaine j'envisage le 7 mu.

 

Très cordialement,

Bénédicte

Share this post


Link to post
Share on other sites
Harper

Bonjour Tharros, bonjour à tous,

 

Après avoir avancé dans la lecture du second tome et repensé/structuré mes réflexions ci-dessus (et au cas où une quelconque circonstance m'empêcherait de poster cela avant la fermeture…), quelques compléments sur le personnage de Corbett.

 

Spirale Dynamique :

 

Corbett présente des caractéristiques manifestes de BLEU dominant (par exemple, sa vision de la monarchie de droit divin, le roi est l'Oint du Seigneur, le représentant de la Vérité, la loyauté lui est due sans se poser de questions, cela va de soi…).

 

Son passé militaire lui a donné un bon contact avec ROUGE. Il s'est engagé dans les troupes du roi après la mort de sa famille lors d'une épidémie, peut-être cherchait-il la mort mais son instinct de survie a prévalu… Je pense qu'il y avait là aussi un creux gamma. Mais il y a développé des compétences utiles et les utilise de manière appropriée aux circonstances.

 

Il manque de racines en VIOLET. On ne sait rien de son passé avant la mort de sa femme et de son jeune fils, sinon qu'il avait un domaine dans le Sussex.

 

Il ne présente pas d'éléments de pensée ORANGE.

 

J'insiste sur ces éléments, car une bonne partie de ce que j'attribuais au 6 relèvent de BLEU. D'autre part, certains éléments de ROUGE peuvent me faire surestimer l'importance de l'instinctif.

 

Hiérarchie des centres :

 

Le mental est prédominant. Il s'agit a priori du centre préféré (tout en gardant à l'esprit la possibilité de 3 mu et 9 alpha).

 

L'instinctif semble facilement mis en oeuvre, mais ne me semble pas préféré. Il peut être centre de support, mais on peut aussi envisager que ce soit le centre réprimé et que les circonstances l'obligent à le mettre en oeuvre.

 

Je reste perplexe sur l'émotionnel, qui pourrait être réprimé, ou bien qu'il ne sache qu'en faire.

 

En première hypothèse, je dirais une hiérarchie M-I-E, en gardant une réserve sur les deux derniers (et la possibilité d'un "effet triangle").

 

Hypothèses de type :

 

Hier, j'indiquais mon élimination du 2 (absence de l'orientation), du 7 (connexion trop problématique au plaisir), et du 8 (absence de la passion et de la fixation).

Après avoir lu une grosse moitié du deuxième tome, j'élimine aussi le 1 (il est plus conscienscieux que véritablement perfectionniste, et ne présente pas assez de colère vers l'intérieur… d'ailleurs ce que l'auteur présente comme de la colère est plutôt de l'agacement ou du mécontentement que quelque chose d'instinctif poussant à rectifier la situation), ainsi que le 4 (absence de la compulsion et de la passion).

 

Il reste donc, pour l'instant : 3 mu, 9 alpha, 5 et 6.

 

Finalement je doute du 9. Sa personnalité est trop tranchante, et il semble se faire des ennemis trop rapidement, autant par sa personnalité que parce qu'il se met en travers des intérêts de certains. De plus, les sous-types n'ont pas l'air de correspondre.

 

Les éléments 3 ne sont pas assez probants pour en faire une hypothèse préférentielle, nonobstant ma perception de l'auteur.

 

J'ai indiqué hier quelles étaient mes réserves par rapport au 6, même si certains éléments pointent de ce côté.

 

Il reste le 5 qui, en l'état de mes relectures, me semble le type le plus cohérent. J'aurai encore à creuser un peu certains éléments liés à la fixation de détachement (présente, mais qui me semble parfois incomplète ; est-ce ma perception qui n'est pas assez précise, ou un biais lié au type de l'auteur ?), la compulsion (mais peut-on avoir une formulation de ce qu'est précisément le vide intérieur ?) et les sous-types (qui semblent quand même convenir). Par contre, on a bien le mental extérieur prédominant, la fixation d'avarice, et la dichotomie du type constituerait une excellente définition-express du personnage.

 

Les réserves qu'un 5 alpha peut entretenir vis-à-vis de l'émotionnel font que pour l'instant je ne peux pas me prononcer sur la variante (complément d'information nécessaire).

Contrairement à ce que j'ai dit en 2002, les préoccupations du sous-type Conservation sont partout. Toutefois, le sous-type correspondant du 5 n'est pas aussi visible que je l'aurais pensé. Mais les circonstances décrites dans les deux tomes peuvent constituer un empêchement suffisant. Aspect à creuser, donc.

 

Très cordialement,

Bénédicte

Share this post


Link to post
Share on other sites
Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...