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Chris

Respect de 4 ?

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Chris

Bonjour à tous,

Je fais vite et concis, car je passe beaucoup plus de temps dans mes réflexions et sur ce site que dans ma vie familiale et il faudrait que je rétablisse un équilibre. Cependant, je veux entamer une discussion sur le respect.

Le respect c'est quoi ? Et le respect de quoi ?

J'ai toujours voulu qu'on respecte ma différence et la plus évidente étant mon hyper-sensibilité, je voulais qu'on respecte cela ! Mais le monde ne m'a pas pris en considération, et je n'ai plus respecté ce monde-là !
La piste est donc certainement là…

J'ai trouvé une définition et une citation qui portent à réflexion.
Respect humain : crainte qu'on a du jugement et du discours des hommes, mauvaise honte. "Le respect humain est l'obstacle le plus fatal à la conversion de l'homme." Bourd. (Bourdaloue ? Mais connais pas.)

C'est un début…

Chris (4)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Chris,

Il était temps que quelqu'un ouvre cette discussion ! On ne peut effectivement pas parler du 4 sans que le respect soit évoqué.

La définition que tu nous donnes est très intéressante puisqu'elle fait le lien avec la honte qui, on le sait, est l'expression de l'instinct social du 4. Cela nous donne une indication sur cette obsession du respect chez le 4. Ayant une mauvaise image de lui-même, se demandant s'il ne souffre pas d'une quelconque "défectuosité", le 4 égotique réclame le respect à la fois à cause de la honte et pour se protéger d'elle.

Comme un 6 peut avoir peur de dangers inexistants, le 4 voit souvent des marques de manque de respect, là où il n'y en a pas. Il s'agit là encore de rejeter préventivement pour éviter de l'être.

Cette demande étant purement égotique, on peut alors comprendre la citation de Bourd. (Il est bien possible que ce soit le prédicateur Bourdaloue.) S'accrocher à ce respect-là, c'est s'accrocher à son ego et c'est donc bien un obstacle à l'accès à l'essence.

Il y a d'ailleurs (au moins) un autre prédicateur chrétien qui s'est attaqué violemment au concept de respect humain : Saint Basile de Césarée, dit le Grand. Dans ses Petites Règles, il s'interroge : "Comment éviter le vice du respect humain qui fait prendre en considération les louanges des hommes ?" Et il insiste dans sa Première lettre sur les canons : "Prends garde à ne pas céder au respect humain et craindre un homme pour ta ruine."

Il existe bien évidemment une notion de respect humain au niveau de l'essence qui est noble et indiscutable.

On peut donc proposer aux 4 cette piste d'introspection sur le respect :

  1. Quelle est ma définition du respect ?
  2. À quoi est-ce que je sais que je suis respecté ? À quoi est-ce que je sais que je ne le suis pas ?
  3. Parmi les critères définis au point 2, lesquels demandent le respect pour mon ego et lesquels demandent le respect pour mon essence ?
  4. Étant donné les critères définis au point 2, est-ce que je respecte véritablement les autres ? (Pour ce faire, il ne faut pas répondre en théorie, mais analyser son comportement réel.)
  5. Que serait le respect de mon essence ?

Voilà si tu veux faire ce travail et en partager avec nous les résultats, ce serait merveilleusement enrichissant. Les autres 4 sont bienvenus aussi, dont par exemple Esméralda qui avait depuis longtemps le projet d'ouvrir un échange sur ce thème et qui s'est fait doubler. :tongue:

Très cordialement,
Fabien

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Esméralda

Et oui Fabien, je me suis fait doubler… Cela fait longtemps que je souhaite ouvrir une conversation sur ce thème du respect et je remercie vivement Chris d'avoir pris les devants parce que je n'y arrivais décidément pas ! En bon 4 mu, soit on fait les choses de suite sans réfléchir, soit on réfléchit et le centre mental étant celui réprimé, le doute finit par freiner l'action… et on se fait doubler ! :sad:

 

Bref ! Vos définitions m'ont mise dans un état de trouble mental extrême. Il m'a fallu les relire trois fois pour avoir un début de compréhension… et j'avoue que je suis un chouïa dans une certaine confusion, un doute… :blush:

 

Ah ?! Ce qui était pour moi jusque là une valeur essentielle à la bonne conduite humaine, à l'harmonie familiale et à l'insertion sociale réussie est ici considéré comme un "obstacle", un "vice" (selon vos deux définitions). :sad:

 

Je crois que je viens de prendre un coup sur la tête…

 

Je comprends maintenant pourquoi je reculais à ouvrir cette conversation : tout mon système de fonctionnement s'effrite ! Mes valeurs n'en sont plus ! Mes idéaux élevés sont de la m… en boîte !

 

Ces derniers jours, j'ai cherché des informations concernant le "respect". J'ai loué le film japonais "Battle Royal", car il est présenté comme traitant de ce thème… J'ai été choquée de la violence de ce film dès les premières images. J'ai failli arrêter net en me disant qu'on ne pouvait pas traiter du respect de cette façon. J'ai finalement passé outre, en me disant tout au long de ces images horribles "Ce n'est qu'un film, ce n'est qu'un film…"

 

J'ai finalement admis (à demi-admis). Une violence innomnable peut être engendrée par la quête excessive du respect : dans le film, les professeurs de lycée, n'obtenant pas ce dit "respect", organisent chaque année un voyage où les jeunes payent leur manque de respect par un jeu infernal et sans retour.

[Le rôle principal est formidablement joué par Takeshi Kitano (l'acteur et réalisateur de "L'été de Kikujiro" dans le Ciné-agramme)]

 

Ce film illustre finalement très bien vos définitions percutantes et montre la tournure que peut prendre une recherche excessive de respect.

 

Après tout ceci, je vous avoue que je ne suis pas au mieux de ma forme…

 

Ce qui est rigolo quand même, c'est que ce film est japonais… [D'un rire jaune je vous l'accorde, mais pour un film japonais rien d'anormal. :sad: ] et

que le Japon est du type 1…

que ce film montre une forme de désintégration de l'ego japonais en 4…

que les deux 4 qui traitent de ce sujet du respect ici sont des 4 mu…

que la désintégration du 4 mu se fait dans le type 1…

que le type 4 qui a une notion de respect forte se désintégrant en 1 (qui a en ligne de mire des idéaux élevés et la compulsion d'éviter la colère) finit par plonger dans une attitude revendicative et colérique telle qu'il peut faire preuve d'un anti-respect total, d'une violence extrême.

Et finalement, la seule issue dans ce film, c'est la mort violente !

 

Comme descente aux enfers, on ne fait pas mieux… :laugh: C'est à vous retourner le cerveau ! Par quoi peut-on remplacer cette béquille de bois vérolée ? N'y-t-il que le 4 qui a cette notion forte de respect ?

 

Une amie qui vous veut du bien, :proud:

ESM 4

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Harper

Bonjour Chris, Esméralda, Fabien et tous les autres,

 

Pour répondre à la question d'Esméralda :

- le respect est important pour mon père qui est un 9. Il semble que ce respect est d'une part celui des opinions de chacun (pour éviter les conflits), d'autre part celui du confort de chacun (le sien en particulier). Il semble que ce soit important aussi pour mes amis de ce type.

- le respect est aussi important pour moi qui suis 6. Il s'agit principalement :

a) du respect d'un minimum de principes (pas nécessairement de règles strictes, mais au moins de bases) permettant de vivre ensemble ;

B) du respect des opinions et façons de chacun parce qu'en bonne fille 6, j'ai assimilé les valeurs de mon père :proud: (avec toutefois la réserve suivante : à condition que cela ne soit pas dangereux pour les autres, et moi en particulier) ;

c) du respect de mes limites (très 6, ça).

Et je conçois nettement le respect comme quelque chose de réciproque : je vous respecte, respectez-moi.

 

Il est particulièrement intéressant et profitable à notre évolution de s'apercevoir que nous utilisons les mêmes mots pour dire des choses différentes.

 

Cette conversation (et les autres aussi d'ailleurs m'apprend et m'aide beaucoup. Merci à tous et toutes. :blush:

Bénédicte (6 alpha)

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Fabien Chabreuil

Bonjour à toutes,

Je crois que le respect est important pour tous les types de l'Ennéagramme et a, comme le souligne Bénédicte, un sens différent pour chaque type. Si vous souhaitez explorer cela, il y a une superbe zone sur ce panneau nommée "Exploration comparée d'un thème chez tous les types" et en passant vous pouvez mettre votre témoignage dans toutes les autres rubriques. :happy:

Mais ce n'est que pour le 4 que le respect joue ce rôle central et pose problème. Revenons donc à lui. Ici, une diversion vers les autres types ressemblerait beaucoup à une échappatoire. (Vous ne m'aurez pas comme cela : ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces. :crazy:)

Esméralda, je t'avais prévenue dans la discussion sur le secret : "Reprends les notes du stage Bases. Patricia et moi y traitons généralement de l'importance que le 4 attache à cette notion de respect. Si tu veux en parler plus longuement, ouvre une discussion sur le sujet et je t'accompagnerai dans cette introspection (pas toujours confortable)." C'est peut-être pour cela que tu t'es fait doubler par Chris ! :laugh:

Mais ce n'est pas une surprise. Confronter son ego est toujours douloureux et là c'est pire : nous sommes au cœur de la personnalité du 4, dans une des valeurs dont il est le plus fier et qu'il considère comme étant parmi ce qu'il y a de mieux en lui.

Je voudrais juste relever dans ton intervention les expressions "quête excessive du respect" et "recherche excessive de respect". Le problème du 4 n'est pas dans l'excès ; il est dans une erreur de cible. Le 4 au lieu de vouloir qu'on le respecte en tant qu'être et de vouloir qu'on respecte son essence, toutes choses respectables en lui, veut et exige qu'on respecte son ego qui est certainement moins respectable.

Il ne s'agit donc pas de faire moins de la même chose, mais de faire autre chose, non pas en remplaçant le respect par une ou plusieurs autres valeurs, mais lui donnant une autre signification et en le faisant monter vers des niveaux supérieurs de la conscience. Je crois, immodestement, que le questionnaire de mon précédent message peut t'y aider.

Très amicalement,
Fabien

P.-S. : je n'ai pas vu le film que tu évoques et il décrit peut-être un Japon de type 1. Le vrai Japon actuel semble plutôt être de type 6. Il y a une discussion sur ce thème, .

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Chris

Salut à vous,

Effectivement, Fabien, me poser des questions sur mon respect ne m'est pas venu à l'idée toute seule, car je ne remettais absolument pas en question cette notion de respect chez moi, justement parce que j'en étais particulièrement fière. Mais, je le sais maintenant, où il n'y a pas de remise en question de la fierté, il y a HIC ! :wink:

Ainsi, c'est dans la discussion sur le secret ("Reprends les notes du stage Bases. Patricia et moi y traitons généralement de l'importance que le 4 attache à cette notion de respect. Si tu veux en parler plus longuement, ouvre une discussion sur le sujet et je t'accompagnerai dans cette introspection (pas toujours confortable).") que j'ai commencé à réagir et me suis dit en moi-même : "Mais de quoi Fabien veut-il parler ?" :crazy: Je me suis demandée ce qu'il pouvait y avoir dans les notes d'Esméralda et ai attendu patiemment qu'elle entame cette discussion.

Quelques jours plus tard, je me dispute avec mon mari de façon très colérique ressemblant à une désintégration en 1. Pour finir, je dis à mon mari : "De toute façon, tu ne me respectes pas !" Et là, GROS FLASH ! :surprised: J'en suis restée perplexe pendant plusieurs jours… pour finalement arriver à la conclusion évidente que je voulais qu'il respecte mon ego ! Je voulais qu'il respecte mes colères, mes jugements, mes nouvelles décisions ! BEURK ! C'était moi ça ? Pour me faire respecter, j'utilisais des moyens que moi-même, je ne pouvais pas supporter des autres ! :sad:

Puis, commençant à comprendre que je pouvais, moi aussi, me tromper, et ce malgré toute mes bonnes intentions, j'ai ouvert une discussion sur les variantes des 4 et là, parlant de respect véritable, Esméralda, m'a gentiment renvoyé la balle en m'invitant à ouvrir une discussion sur ce sujet ! Ainsi, je tiens à ne pas réveiller mon sous-type Compétition avec ce terme "doubler" et préfère dire que j'ai accepté l'offre d'y voir un peu plus clair :kiss:, car tout comme Esméralda, cela a provoqué une réaction atomique dans mon cerveau ! :crazy:

Bénédicte, j'aime quand tu dis : "Il est particulièrement intéressant et profitable à notre évolution de s'apercevoir que nous utilisons les mêmes mots pour dire des choses différentes." Depuis que j'étudie l'Ennéagramme, je découvre le sens des mots ou, devrais-je dire, "les" sens ! Avant, j'avais une représentation des mots assez floue et incomplète, mais depuis, j'ai décidé de ne plus avoir honte de ne pas savoir. J'ouvre mon dictionnaire relativement souvent et suis émerveillée de découvrir que chaque mot regorge de plusieurs définitions. Il est donc quasi-normal que chacun y prenne le sens qui lui correspond. Je suis en train d'apprendre que 1 + 1 n'est pas toujours égal à 2 ! Mais que cela peut faire 3 ! :crazy:

Je suis en train de découvrir la globalité des choses et ça fait vachement du bien !

A bientôt…
Amicalement, :heart:
Chris (4)

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Esméralda

Salut à vous tous,

 

Chris tu me dis : "Je tiens à ne pas réveiller mon sous-type "compétition" avec ce terme "doubler" et préfère dire que j'ai accepté l'offre d'y voir un peu plus clair…"

Sache que c'est bien comme cela que je l'avais compris, Chris :proud: , et c'est bien que tu l'ais fait, car j'avais (encore maintenant d'ailleurs) un mal fou à rentrer dans cette discussion.

 

Je crois avoir fait un big cheminement grâce à l'ennéagramme (entre autres) et je ne remercierais jamais assez Fabien et Patricia pour leur contribution pharaonique à mon développement personnel, grâce à leurs stages, certes, mais grâce aussi à leur présence à la fois discrète, vigilante et "recadrante". :blush: (pour Patricia) :laugh: (pour Fabien)

 

Mais ce respect ! Il me tracasse et je ne sais absolument pas pourquoi !

 

Après en avoir bien parlé, y avoir pensé et avoir cherché à y voir plus clair… Rien à faire. Quand j'aborde le problème dans cette discussion spécifique, j'ai systématiquement envie de pleurer et je ne sais pas pourquoi !

 

Bénédicte, j'envie (et oui, je sais, l'ego est partout :sad: ) cette belle description faite mentalement. Ca m'a tout d'abord conforté : je suis normale, puisque plein d'autres types vivent avec cette notion de respect (qui là me paraît respectable !).

 

Mais je ne le vis pas de façon détachée ni anecdotique ; ce n'est pas un concept ou une idée, ni une recherche, ni même un besoin.

 

C'est un "besoin de première nécessité", aussi vital que l'air qu'on respire. C'est ancré en moi dans chaque particule de mon être et cela surgit comme une bête féroce dès qu'on y touche.

 

C'est là tout le temps, même si on n'a pas l'air d'y prêter attention ! C'est comme la respiration. De combien de respirations sommes-nous conscient au cours d'une journée ? Et pourtant, c'est présent à chaque instant, sinon : syncope !

 

Finalement, tout le développement personnel que j'ai fait jusqu'à maintenant m'a permis de calfeutrer l'activité de ce respect, de le maîtriser un peu, mais ne l'a absolument pas réglé (si tant est que cela se puisse).

 

J'ai l'impression que c'est comme ma structure métallique et que c'est grâce à elle que suis encore debout à ce jour.

 

Découvrir l'évitement du 4 (la banalité) ne m'a jamais fait aucun effet. Ma réaction était : "Oui, peut-être, mouais bof, mais bon, m'en fout un peu."

 

Découvrir l'importance du respect pour le 4 s'est fait ces jours-ci, au bout de six ou sept stages ennéagramme différents, après avoir fait deux ou trois fois les bases et quatre ans de pratique…

 

Et là, Fabien, tu me dis : "Reprends les notes du stage de Bases. Patricia et moi y traitons généralement de l'importance que le 4 attache à cette notion de respect." Mais c'est quoi cette impasse d'un autre monde ? Je l'ai fait au moins deux fois ce stage et j'ai zappé ce truc bidule de m… et c'est justement The big noeud ?

 

Fabien, je te remercie pour ta proposition de m'accompagner dans cette "introspection (pas toujours confortable)."

 

Je suis déjà dépassée.

 

Mes crises de besoin de respect explosent comme celle que décrit Chris un peu plus haut : colère instantanée et la phrase qui tue "Je veux que tu me respectes !" ou bien "Tu ne me respectes pas !"

 

Lors de grosses crises de désespoir, c'est : "De toute façon, personne ne me respecte. Je ne suis qu'une m…, une bonne à rien! " Ou encore : "Ce monde ne me mérite pas !" A certains moments très noirs de ma vie, j'ai même dû avoir un désir de disparaître complètement, de mourir. (Heureusement l'époque est révolue.)

 

Une fois, on m'a vraiment manqué de respect et cela sur une longue période. C'était à un point tel que j'ai même imaginé pendant des jours entiers une vengeance. J'ai cru que j'allais passer à l'acte tellement c'était violent. Tuer ne m'aurait pas suffit. C'est faire longuement souffrir l'autre qui m'aurait intéressée.

 

Voilà, je suis perplexe de toute cette horreur en moi ! Comme disait Chris : "C'est moi, ça ? Beurk !"

 

Y a du boulot les gars ! Relevons nos manches.

 

Amicalement,

ESM 4

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Esméralda

Et aussi :

 

Fabien, tu relèves en mes mots, "quête excessive du respect" et "recherche excessive de respect", et me dis : "Le problème du 4 n'est pas dans l'excès ; il est dans une erreur de cible."

 

Oui, mais j'ai utilisé "excès" à cause de la violence inouïe dans laquelle cela peut me plonger et aussi pour décrire les sensations d'irritation extrême ressenties dans toutes les particules de mon corps. Donc la réaction est chez moi ENORME, d'où le mot "excès".

 

"Confronter son ego est toujours douloureux et là c'est pire : nous sommes au coeur de la personnalité du 4, dans une des valeurs dont il est le plus fier et qu'il considère comme étant parmi ce qu'il y a de mieux en lui."

 

Je suis donc un livre ouvert pour toi, Fabien ! :sad: Car c'est exactement ça ! :laugh:

 

Moi je croyais que c'était The valeur "super-géniale-qui-me-vaudra la-respectabilité-de-tous-les-habitants-de-cette-planète-le-jour-où-ça-s'saura" !

:blush: Ouais, ben c'est raté ma biche ! Un faux joueur de pipeau en vraie pâte à sel, ton respect ! y vaut pas un clou !Aïe !

 

:proud:

:sad:

 

J'ai pas l'air trop ridicule avec mon chapeau pointu ? Sinon je peux en rajouter un peu… :sad:

ESM 4

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Fabien Chabreuil

Bonjour Chris et Esméralda,

Je comprends votre souffrance, car bien sûr j'en ai vécu une semblable à propos de mon propre type. Après l'éclatement de nos certitudes, il ne reste même plus un champ de ruines, il ne reste rien. À première vue, cet immense espace soudain libéré est affolant et désespérant, et l'ego pleure et geint et crie et hurle et trépigne et tremble de terreur et exige haut et fort qu'on lui reconstruise sa cage. Chut ! Ce rien est le Vide évoqué dans d'autres discussions et il est plein de Tout.

En parallèle et surtout ailleurs pour préserver en nous ce Vide, il faut reconstruire quelque chose au quotidien et comme tu le dis, Esméralda, "relevons nos manches." Cinq questions vous attendent plus haut.

Très amicalement,
Fabien

P.-S. : Esméralda, peu importe le temps passé sans voir ou entendre ce qui était sous notre nez. Tout e qu'il y a savoir est là sous notre nez; et parfois nous passons une vie sans le voir. Alors, quelques années…

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Esméralda

Oui Fabien,

 

Je crois que c'est ce que mon ego est en train de pressentir : qu'il va souffrir, pleurer, crier, geindre, etc. Et c'est ce qui me fait reculer dans cette démarche de mise à nu de ma notion de respect. J'imagine exactement ce grand vide, un no man's land, un pantin évidé… et j'ai peur de me perdre là dedans.

 

Question n° 1 (posée par Fabien le 02/10/02 plus haut)

Pour moi, le respect, c'est l'attitude ouverte, accueillante et compréhensive d'une personne, cette attitude permettant à l'autre d'être vraiment libre d'être lui-même à un moment donné, sans jugement. En bref : un monde parfait !

 

C'est mon début de réponse à ton questionaire, Fabien.

 

Esm 4 mu

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Chris

Salut Fabien et Esméralda,

 

Bon, je vais m'y mettre aussi…

 

1. Quelle est ma définition du respect ?

Mon respect à moi : c'est le maintien de valeurs essentielles que je juge fondamentales et pour lesquelles je n'ai aucun doute, à savoir : le respect des droits de l'homme et le respect de la nature.

 

2. A quoi est-ce que je sais que je suis respecté ? A quoi est-ce que je sais que je ne le suis pas ?

a) Je sais que je suis respectée lorsque l'on m'écoute et que l'on fait attention à moi, quand ce que je dis est pris en considération, lorsque l'on ne se moque pas de moi !

B) Je dirais donc lorsque l'on ne m'écoute pas, lorsque mes enfants abusent et qu'ils n'en font qu'à leur tête, lorsque je dis quelque chose et qu'on se moque de moi (c'est surtout ça, je crois), lorsque l'on banalise ma souffrance.

 

3. Parmi les critères définis au point 2, lesquels demandent le respect pour mon ego et lesquels demandent le respect pour mon essence ?

a) Je pense que toute personne a le droit d'être écoutée et entendue. Cependant lorsque l'on se moque de moi ou ne fait pas trop attention, je pense que mon ego en est très blessé.

B) Ben là, je veux qu'on respecte mon ego, il me semble !

 

4. Etant donné les critères définis au point 2, est-ce que je respecte véritablement les autres ?

Je suis en train d'analyser ça de plus près justement.

 

5. Que serait le respect de mon essence ?

Et bien, il ne me reste plus grand chose… à part ma définition du début… :proud:

 

Chris (4)

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Esméralda

Suite question 1. Le non respect. J'explique plus facilement la notion de "non respect" : toute attitude, pensée, comportement qui vient se poser dans mon décor d'une façon que je juge, selon l'humeur et le moment, inapropriée.

 

2. je sais que je suis respectée quand :

- Je me sens en confiance, considérée, écoutée, avec au moins une tentative pour me comprendre, si ce n'est pas me comprendre franchement.

- On prend en compte mon point de vue, mes choix, mes désirs.

- Je me sens libre de dire, d'agir, de ressentir, d'exprimer, d'être.

- Le ton des gens qui me parlent est tranquille et que des temps de silence sont respectés.

- Je sens que mes passages du rire aux larmes, du bien être au mal-être, etc., en gros mes sautes d'humeur… sont acceptés.

 

2'. Je sais que je ne suis pas respectée quand :

- Je me sens froissée, blessée par une remarque venant d'une personne qui ne cherche même pas à me comprendre ou pire, qui n'a aucune considération pour moi.

- Quand, comme Christelle, mes enfants abusent de moi, de ma patience, de ma largeur d'esprit (quand ils se foutent de ma gueule, par exemple, ou me critiquent ou m'insultent) (Ce qui arrive rarement, ils connaissent les retombées. Le premier est 6 et il connait les règles à la maison ; le deuxième est 9 et n'aimerait pas du tout être en conflit avec moi.)

- quand on ne respecte pas mon espace vital, mes libertés, ou qu'on me freine quand je veux m'envoler (parents).

 

3. Tous ces critères ont bien l'air de demander le respect pour mon ego… Mais de mon essence ?

Je crois que mon essence n'a pas besoin du respect qui est décrit au dessus (en 1 et 2), justement grâce à l'harmonie et au contentement. L'équanimité devrait permettre de ne plus être dans des états d'âme qui cherchent, eux et eux seuls, le respect.

Il m'est arrivé cet été de vivre des petites périodes comme cela. Je pouvais dissocier totalement l'attitude des autres de moi même : il y avait moi et ce que je sais de moi, ce que je suis, et en face il y avait l'autre (et ses peopres ressentis). C'était hyper-confortable et finalement le respect dans ces moments était acquis parce que cette attitude intérieure que je développais à ce moment-là était respectueuse de moi-même. Et si je me respecte moi-même, je ne serais plus en demande des autres.

 

On m'a accusé durant cette période d'être complètement détachée, comme si je m'en foutais… Or j'avais l'impression d'être en harmonie et mes sautes d'humeur appaisées…

 

Ou bien je me trompe, je ne sais plus trop…

 

4. Selon ces critères (décrits en 2), est-ce que je respecte les autres ?

Non, évidemment (Ouille ! J'étouffe tout à coup !) : pendant que j'exige cela des autres, les autres, eux, ne sont pas pris en considération…

Quand mon fils aîné suit gentilment les règles que je fixe à la maison, ce n'est pas parce qu'il me respecte… C'est que mon besoin vital de respect est posé en règle et le flanque dans sa compulsion d'éviter la déviance et peut entraîner qu'il vivre sa passion : la peur. Et pour éviter de vivre cela, il adopte si bien ces règles que la projection fait qu'il les applique comme un adjudant-chef sur son petit frère…

Et alors là, qu'est-ce qu'il m'énerve ! Je me dis avec colère : "Manquer autant de respect pour son frêre, on a vu ça où." Or c'est (entre autres) par jeu de miroir finalement qu'il se comporte comme cela.

 

Notons aussi que j'ai divorcé de leur père par respect pour eux. (Logique digne d'une torture chinoise… Je précise que malgré nos problèmes de communication, il s'est toujours occupé d'eux comme un papa moderne…)Je précise aussi que mes enfants adorent leur père.)

 

Suffit pour aujourd'hui…

Ca fait mal tout ça…

Fabien, tu es pour moi ce que le musicien est pour le diapason : pour lui sortir un "LA" universel(l'essence même de la musique)…, il faut cogner dessus d'un coup sec ! :proud:

 

Très amicalement,

ESM4

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Louise B

Bonjour à vous,

 

Je constate que ma réaction présente est bien particulière du 4. J'avais envoyé deux messages la semaine dernière sur le "4 alpha ou mu" et puisque je n'ais pas eu de réponse, j'ai coupé la lecture ailleurs. "Ben oui, ils ne sont pas intéressés par mes propos, je ne m'y connais pas assez, ou bien ils ont tout simplement pas envie de me lire."

 

Mais j'ai décidé de venir ici pour discuter du respect, alors je m'améliore.

 

1. Quelle est ma définition du respect ?

C'est assez viscéral. Je suis très exigente là-dessus. Dans toutes les situations où je me retrouvais en groupe, j'étais la provocatrice qui avait décelé une pointe de manque de respect quelque part. Le respect serait pour moi que les autres respectent mes valeurs (bien évidemment à partir du moment où ils les connaissent). C'est mon rôle d'informer mon entourage de mes valeurs.

 

2. A quoi est ce que je me sais respectée ?

Lorsque je me sens en contact avec moi-même surtout et que les gens reconnaissent ma présence, me traitent de façon égalitaire avec les autres (le cher rejet). Je peux dire que je me sens mieux respectée lorsque je suis détendue et calme. Je suis enfin capable de dire : "Je me sens inconfortable avec la situation." Ou j'ose vérifier les paroles de mon peut-être ego.

 

3. Parmi les critères de 2, lesquels demandent le respect pour mon ego et pour mon essence ?

Le respect de façon égalitaire est pour mon ego parce que j'ai peur qu'on m'oublie ou me rejette.

Lorsqu'ils reconnaissent ma présence, c'est encore pour mon ego, je crois (besoin d'être l'importante)

Le respect de mon essence commence souvent par moi-même, lorsque j'ose attendre avant de pomper l'idée de ne pas avoir été respectée, lorsque j'observe et ose me demander : "Est-ce que cette personne me manque réellement de respect ?" Et souvent j'ai la réponse, quelque chose arrive et me rassure et me dit que je suis là et c'est correct. Souvent aussi je reçois une remarque agréable ou une geste de tendresse… J'aime

 

4. Est-ce que je respecte véritablement les autres ?

J'apprends à mieux les respecter. J'étais d'une exigence envers les autres. Et ainsi je me mettais des critères impossibles à suivre pour moi. Lorsque j'ai quitté mon travail avec les personnes âgées, j'ai eu l'impression de les abandonner. Je venais d'enfreindre ma loi numéro 1 : "Si tu ne veux pas être abandonnée, n'abandonnes pas les autres", une croyance peu constructive. Alors pour l'instant, si je manque de respect à quelqu'un je tente de rectifier la situation, souplesse, souplesse.

 

5. Que serait le respect de mon essence ?

Encore là, ça ne peut commencer que par moi-même. Je dois apprendre à respecter et nourrir mon essence, c'est là-dedans que je suis. Cet été, j'ai senti le bris de bien des illusions et une part de mon ego en a pris un coup. J'avance là-dedans un petit pas à la fois et pas dans la rationnel, mais dans la mise en pratique sur le terrain, en société, avec les gens.

 

Louise B (4)

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Chris

Salut Louise,

 

Je voulais répondre à tes deux messages… mais je ne l'ai pas fait. Je voulais envoyer des photos de mes enfants à ma grand-mère… et je ne l'ai pas fait. Je devais mettre un tas papier en ordre… et je ne l'ai pas fait… Bon, j'arrête là parce que la liste est trop longue ! Tour ça pour dire qu'il n'y a avait rien de personnel et que tu fais bien d'insister. :proud::blush: Nos réactions face à ce panneau sont aussi pour moi une source d'apprentissage !

 

Chris (4)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Chris, Esméralda et Louise (par ordre alphabétique ! :proud: ),

 

Bravo pour vos pertinentes et courageuses analyses. Patricia et moi animons ce week-end le stage "Essence", je suis aussi en formation lundi et je n'ai pas le temps de répondre maintenant en détails, comme ces textes le méritent. Je le ferai demain matin ou lundi si je me lève très tôt ou plus vraisemblablement mardi.

 

Le dernier message de Chris soulève une piste de réflexion : procrastination et respect. En étudiant la réciprocité, bien sûr.

 

Très amicalement à vous toutes,

Fabien (7)

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Esméralda

Procrastination ?

 

Je croyais au début (avant l'ennéagramme) que c'était de la paresse chez moi…

 

Puis avec l'observation, il s'agit bien de procrastination dont le mécanisme est : je rêvasse à une chose à faire ou à dire à quelqu'un, j'imagine les protagonistes (qui correspondent à la réalité) et je me contente de cela, comme si l'avoir imaginé pouvait faire office de réalité (pour mon imaginaire en tout cas). Et je peux ensuite aisément repousser chaque jour au lendemain. C'est ainsi d'ailleurs que j'ai repoussé deux ans la sortie d'un document important pour moi (qui est "presque prêt" depuis 2 ans et finalement il m'a fallu une soirée pour le boucler et l'éditer).

 

Lorsque je fais cela, je respecte tout à fait mon "moi", mon univers intérieur (mon ego ?). Mais je ne respecte ni ce que je suis réellement dans le monde (mon essence ?), ni les autres.

 

Je viens (ce soir) de vivre une expérience très troublante. Je suis restée en froid quinze années (environ) avec un ex petit ami. La raison selon mon ego : "C'est un con. Il a bien fait de me quitter. Cela a été un mal pour un bien. Qu'il aille voir ailleurs si j'y suis."

 

Le pauvre homme a tenté maintes fois de se rapprocher amicalement de moi après cela. Et ça finissait toujours en désaccord et incompréhension. J'en ai conclu à une "incompatibilité d'humeur". (Est-ce que cette expression est typiquement french ? Typiquement 4 en tous cas ! :proud: )

 

Il m'a rappelé une nouvelle fois ce week-end (il est perspicace !) et comme d'habitude, on a dû se quitter rapidement… pour la raison ci-dessus citée. Il me dit avant de raccrocher qu'il m'a envoyé un mail (Perspicace ? Têtu, oui !). Je lis donc le mail dans la soirée et décide de lui répondre… et pour la première fois en 15 ans, je me suis permise de le considérer un tant soit peu, c'est-à-dire de lui accorder un minimum de respect en lui parlant clairement, sans animosité…

 

Oui, je me le suis permise ! C'est à dire que m'ayant quittée, il m'avait fait souffrir atrocement (car je ne m'y attendais pas et étais follement amoureuse). De ce fait je ME devais (sous entendu : je devais à mon ego) de lui faire payer le manque TOTAL de respect dont il a fait preuve à mon égard…

 

Et pour la première fois en quinze ans, j'ai pris conscience que ce problème de communication pouvait venir de moi, et non du "con d'en face". Ce mec qui n'a eu de cesse de chercher une ouverture de communication avec moi et moi je n'ai eu de cesse de le rabrouer !

 

Finalement, ma faiblesse c'est mon "état amoureux" qui me fait complètement chavirer. En cas de pépin, mon mécanisme de défense (l'introjection) se met en route, me fait prendre tout pour une agression et transforme la parole de l'autre en tentative d'agression. Finalement, au lieu d'être dans ce qui serait une attitude juste, l'action, je ne me trouve même pas dans la réaction, mais dans la CONTRE-REACTION !

 

L'aiguille centrale de mon ego est en vue… mais elle est bien là !

 

Voilà j'ai trop sommeil… Bonne nuit.

ESM4

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Fabien Chabreuil

Bonjour à toutes,

Voilà vraiment un superbe travail. C'est dans la prise de conscience du fait que la demande de respect se situe à un mauvais niveau qu'est l'élément qui peut libérer de l'identification à l'ego.

La démarche est donc d'une efficacité proportionnelle à la précision de la réponse à la question 2 ("À quoi est-ce que je sais que je suis respecté ? À quoi est-ce que je sais que je ne le suis pas ?"). Vous avez toutes les trois répondu à cette question devant votre micro et sur la base de vos souvenirs, et c'est déjà un bilan riche et important. Au jour le jour, vous allez certainement découvrir de nombreux autres moments où vous avez l'impression de ne pas être respectées (comme le message de Chris à Louise a fait penser à la procrastination) et chacun d'eux est une opportunité, en répétant les questions 3 à 5, de prise de conscience, de lâcher prise par rapport au respect égotique et d'orientation vers le respect essentiel.

J'aurai même envie de compléter la question 3 pour la mettre sous la forme suivante : "Parmi les critères définis au point 2, lesquels demandent le respect pour mon ego et lesquels demandent le respect pour mon essence ? En quoi ceux qui demandent le respect de mon ego sont-ils une négation de mon essence ?"

Si d'autres 4 voulaient entrer dans la danse, je reproduis ici le questionnaire en y incluant la modification ci-dessus :

1. Quelle est ma définition du respect ?
2. À quoi est-ce que je sais que je suis respecté ? À quoi est-ce que je sais que je ne le suis pas ?
3. Parmi les critères définis au point 2, lesquels demandent le respect pour mon ego et lesquels demandent le respect pour mon essence ? En quoi ceux qui demandent le respect de mon ego sont-ils une négation de mon essence ?
4. Étant donné les critères définis au point 2, est-ce que je respecte véritablement les autres ? (Pour ce faire, il ne faut pas répondre en théorie, mais analyser son comportement réel.)
5. Que serait le respect de mon essence ?

 

Très amicalement,
Fabien

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Esméralda

Peut-on dire finalement, en restant juste, que le respect est l'attitude qui permet une attention vigilante portée sur notre ego et la maîtrise des réactions virevoltantes de ce dernier. Le respect pour le MONDE serait non pas d'exiger cela, mais de se donner pour objectif de tendre vers cela autant que cela se peut à un moment donné.

 

Le respect, c'est admettre aussi l'état dans lequel se situent les autres, leurs réactions égotiques inconscientes, admettre donc que leurs attitudes ne s'adressent qu'à ce qu'on leur montre : donc non pas à notre essence mais à notre ego.

 

En fait, à ce niveau, le respect n'existe plus tel qu'on le connait sous l'emprise de l'ego… Il se nomme alors "contentement" ?

 

C'est une forme de rupture de mon habitude égotique qui s'est produite ce week-end qui me fait raisonner ainsi. Mon ex-mari (6) me ramenant les enfants sur une place très animée, avec beaucoup de monde et d'enfants, s'est mis en colère et à hurler très fort après l'un d'eux : mon fils n'était pas attentif et continuait de marcher alors qu'une voiture arrivait (au ralenti… dans un parking longeant cette place connue pour être pleine d'enfants). Il est évident que sa colère fut animée par la peur de son ego.

 

Habituellement, cette attitude de mon ex-mari me met à mon tour dans une colère que je réfrène (pour éviter que ça ne monte trop) et qui finit par me ronger de mon côté au point que je finis souvent par m'en prendre aux enfants (colère pour un rien, irritabilité) après coup.

 

Là, j'ai constaté son attitude démesurée. J'ai pris conscience de l'emprise de son mécanisme, de sa peur qui est réelle au moment où cela se produit. J'ai accepté que cette réalité qu'il vivait là (sa trouille bleue du danger) était tout aussi valable que la mienne (demande de respect des enfants et de moi-même qui ai horreur des cris et horreur de voir mon fils pleurer à cause des engueulades de son père). J'ai accepté mon inaptitude à changer quoi que ce soit en lui !

 

Et j'ai été triste, tellement triste ! Triste de constater que l'harmonie soit impossible même dans une rencontre de 20 minutes. Triste aussi de constater que le respect que je lui demande est aussi inadapté que sa colère ou sa peur… Triste de constater qu'il n'y a rien à faire pour obtenir l'harmonie avec les gens qui ne sont pas prêts à la partager. Triste aussi de constater que les actions et réactions qui nous semblent justes pour stabiliser notre petite famille finissent en fait par la rendre totalement instable. Triste de constater que nous ne sommes que l'ombre de nous-mêmes : nous fonctionnons à l'envers même de nos désirs, et nous ne nous en rendons même pas compte !

 

En étant en lieu et place de notre ombre, nous ne pouvons que voir et constater la lumière qui est en face et croire que c'est ce que nous sommes. Or c'est un "possible" seulement.

C'est lorsque nous sommes en lieu et place de ce qui constitue notre "lumière" qu'alors on peut voir et se rendre compte de notre ombre et là, bong sang, que c'est douloureux de constater ce que nous sommes, même si ce n'est alors qu'un "possible"… C'est douloureux car nous connaissons alors notre capacité à oublier et à passer de la position de l'ombre à celle de la lumière… et le danger de ce mouvement !

 

Cela me fait penser au "Seigneur des Anneaux", à la Compagnie des Neuf (qui vivent à peu près leur essence) et aux neuf cavaliers (ou ombres).

 

Cela me fait aussi penser au jour et à la nuit, et au systématisme de notre système solaire. "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; ce qui est en dehors est comme ce qui est en dedans". Dit-on…

 

L'essentiel finalement, est-ce que ce n'est pas d'être conscient à chaque instant de ces deux possibles, de ces deux faces en nous… et d'être capable de situer où nous en sommes, même si ce n'est pas à notre avantage ?

 

Amicalement,

ESM 4

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Chris

Bonjour Fabien et les filles,

 

Fabien, je pense n'avoir pas très bien compris l'histoire de la procrastination, mais je te fais confiance, et j'essaye de trouver la réciprocité de la procrastination avec le respect.

 

Tout d'abord, je ne connaissais pas ce terme et pour ceux qui ne le connaissent pas non plus, je vous donne la définition de mon dictionnaire.

Procrastination : (latin, de cras "demain") - Littéraire - Tendance à remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser.

 

Pour moi, c'est essentiellement LE problème du moment, effectivement, je remets tout au lendemain, sauf l'ennéagramme qui est devenu ma priorité… Et là, je commence à avoir peur ! Mon congé parental se termine, je dois aller chercher du boulot et je passe mon temps dans mes réflexions ! Je suis en analyse perpétuelle de mes faits et gestes passés et présents. Ma pensée et ma compréhension s'ajustent, mais l'action ne suit pas forcément… Je me concentre dans mon monde intérieur et cela finit par me paralyser !

 

Je réussis à modifier certains aspects de mon comportement mais cela s'applique essentiellement à vie relationnelle et c'est normal, c'est ce que préfèrent les 4. Par contre dans la vie pratique, j'ai de graves problèmes d'organisation ou de bon sens tout simplement. Je laisse tout traîner… Les papiers… Les factures… Je procrastine (c'est moche à l'oreille, en plus), je ne respecte pas mes engagements… J'ai honte !

 

Pourquoi ? Je répondrais franchement parce que je n'ai pas envie ! La passion du 4 est l'envie, mais je me demande si le fait de ne pas avoir envie n'est pas lui aussi un obstacle à l'essence…

Pas envie de rentrer dans cette vie pratique… Je sens en moi une culpabilité… Un sentiment d'inadaptabilité à cette société… Je sens en moi que cette société de type 3 ne me convient pas… Il y a un malaise… Une peur… Le culte du paraître !

 

En fait, cette société ne me respecte pas, mais qui respecte t-elle ? Personne dans l'essence, je crois… Ce n'est pas un apitoiement, c'est un partage égotique de 4.

 

Chris (4)

 

PS : Esméralda, je viens de lire ton message et il me va droit au coeur ! Je partage ton analyse et ta tristesse ainsi que ton humble conclusion.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Esméralda et Chris,

 

Juste deux mots entre deux coups de téléphone.

 

Esméralda, tu écris : "En fait, à ce niveau, le respect n'existe plus tel qu'on le connait sous l'emprise de l'ego… Il se nomme alors 'contentement' ?"

Est-il vraiment étonnant de retrouver au coin du bois la vertu du type 4 ? Il me semble que non…

 

Quant à la tristesse, elle est réelle et inévitable, mais c'est aussi une tristesse de l'ego et en tant que telle, elle se dissoudra en même temps que l'identification à l'ego. Et derrière, il y a la Joie de l'essence dit le 7, et bien sûr aussi l'Harmonie et le Contentement, et les sept autres.

 

Chris, je précise ma remarque sur la procrastination. Quand quelqu'un devait faire quelque chose pour toi et le remets au lendemain, est-ce que par hasard tu ne ressentirais pas un manque de respect ? Et là, la question 4 surgit : puisque toi aussi tu laisses traîner de nombreuses activités, qu'en est-il du respect des autres Et bien sûr du respect de soi ?

 

Très amicalement,

Fabien

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Louise B

Vous êtes super-intéressants à lire. Je me retrouve beaucoup dans le discours de Chris. J'ai l'impression de me lire.

 

La question de Fabien n'est pas évidente, mais je vais tenter de répondre.

 

3. En quoi ceux qui demandent le respect de mon ego sont-ils une négation de mon essence ?

Il y a une négation de mon essence lorsque moi-même j'ai tendance à nier ma peur d'être rejetée ou oubliée. Et il y a une négation de mon essence lorsque moi-même encore je ne me reconnais pas comme importante. Donc j'imagine que c'est dans l'accueil de soi.

 

Lorsque je me retrouve en position d'inconfort, je tente de revenir vers moi assez vite, au lieu de porter des accusations. J'ai compris que mes réactions n'étaient pas toujours réalistes. En revenant vers moi, je peux me demander : est-ce que cette personne ne me respecte réellement pas ? Et si c'est le cas, je peux l'exprimer. Ce qui revient souvent, c'est que : est-ce que moi je respecte réellement les autres ?

 

Lorsque Chris parle de procrastination. J'ai tendance à remettre à plus tard. Si je passe à l'action, je déborde aussi. J'ai du mal à balancer mon agenda. Je suis travailleuse autonome dans le domaine des arts visuels, je suis mon propre boss et j'ai souvent tendance à m'assoir sur mes lauriers. Quoique je m'améliore. Je fais une liste des priorités et passe à l'action en me réservant des moments d'arrêt.

 

J'ai aussi tendance à être manipulatrice et comme je suis habile… Ben c'est moi et j'apprends à m'aimer ensuite… plus facile de m'améliorer… pour moi et non pour les autres.

 

Bizzzzzz

Louise (4)

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Esméralda

Bonsoir à vous trois,

Merci Fabien pour les encouragements. Ca recharge les batteries et évite le laisser-aller à la procrastination du développement personnel. Quel gros manque de respect pour mon essence se serait ! :laugh:

Fabien, quel présage possible tu m'annonces là : "Et derrière, il y a la Joie de l'essence dit le 7, et bien sûr aussi l'Harmonie et le Contentement, et les sept autres."
L'essence des neuf types peut-elle être accessible pour chacun de nous ou bien ai-je mal compris ? :happy:

À Chris et Louise (qui se reconnait dans les propos de Chris). Pour illustrer les conséquences désastreuses possibles de la procrastination, je vais prendre cet exemple simple que je rencontre si souvent : remettre à la minute suivante le moment du départ.

Imaginez. Chaque matin, je remets à la minute suivante le moment du départ pour l'école et, procrastinant de minute en minute, tous les matins mes enfants arrivent un peu (et parfois beaucoup) en retard à l'école.

Quelques minutes de retard, me direz-vous, c'est pas énorme…
HéHéHé ! :proud: Oui, mais… Et l'effet papillon ?

Imaginez qu'un de mes enfants soit 6… Il va rentrer en transe tous les matins, puisque je l'oblige à vivre la déviance en enfreignant une règle élémentaire (arriver à l'heure à l'école), ce qu'il cherche justement à éviter (éviter la déviance étant la compulsion du 6) !

Imaginez un peu au bout de 15 ans de scolarité avec ce traitement-là pour mon enfant 6 ! Imaginez les remarques des professeurs, les punitions, les moqueries des autres, l'étiquette de retardataire, etc.
Il est où, là dedans, le respect des autres ?

Et pour les différents professeurs qui auront été systématiquement dérangés à cause de ces retards, il est où le respect ?

Et pour la femme du "prof qui a subi ces retards à longueur d'années" et le voit arriver tous les soirs en crise à cause de ce manque de respect de ses foutus élèves qui arrivent en retard ?

Et pire encore, imaginez que ce prof soit 4 et ne supporte donc pas, comme nous, qu'on lui manque de respect ? Imaginez son psychanalyste qui pendant 15 ans va se casser les dents à tenter de trouver dans la dépression du prof un trouble de type œdipien gravement prononcé… :laugh:

Et imaginez à présent que ce prof arrive sur ce site et prenne conscience en nous lisant qu'il a perdu 15 ans pour se rendre compte que son problème (de 4 qu'il est) : c'est le respect ! :surprised:

L'enchaînement en cascade, ou la théorie du battement d'aile du papillon, montre qu'une petite procrastination de minute en minute peut avoir des conséquences bien au-delà de notre vie et de notre conscience et entraine un réel manque de respect pour soi, les autres et le monde. :wink:

Ceci était pour répondre au questionnement de Chris (et Louise par répercussion) : "Je pense n'avoir pas très bien compris l'histoire de la procrastination et j'essaye de trouver la réciprocité de la procrastination avec le respect."

Bonne soirée à vous,
Amicalement,
ESM 4

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Fabien Chabreuil

Bonjour Esméralda,

Trop drôle ton exemple ! Et imaginez que ce psychanalyste voit, devant cet échec, sa confiance en lui tellement atteinte qu'il loupe la thérapie de ses autres clients dont l'un est le président d'une puissance nucléaire :crazy: et… Alerte ! Tout le monde aux abris ! C'est la fin du monde ! Bravo Esméralda ! Bravo vraiment ! Tout cela à cause de toi ! On va lancer de toute urgence une collecte sur le panneau pour t'acheter un réveil ! :laugh:

Plus sérieusement, tu demandes : "L'essence des neuf types peut-elle être accessible pour chacun de nous ou bien ai-je mal compris ?"
Quand nous sommes dans notre ego, nous pouvons manifester les passions des neuf types, mais une seule est au centre structurel de notre personnalité. De même, quand nous nous intégrons, nous pouvons vivre les neuf vertus, celle de notre type dominant le lot en liaison avec notre orientation. Plus tard, les neuf vertus deviennent également accessibles, ce qui revient symboliquement à avoir fait le tour des lignes de l'Ennéagramme.

Très amicalement,
Fabien

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Chris

Bonjour à tous,

Être en retard, ça me connaît ! Une horreur… Et cela a commencé au collège… J'étais incapable d'arriver à l'heure… Une fois, je suis arrivée à l'heure et toute la classe a applaudi… Je ne crois pas qu'un prof fasse une dépression nerveuse ou doive aller voir un psy pour la simple raison qu'il a des élèves en retard. Je crois plutôt que pendant ce temps-là, il a plein de pensées négatives ! Cela, je l'ai compris un jour en attendant des personnes qui n'arrivaient jamais à l'heure ou qui n'arrivaient pas du tout. J'ai compris ce qui pouvait se passer dans la tête de la personne qui attend.

Encore maintenant j'ai bien du mal, mais je fais de gros efforts pour arriver à l'heure… Je n'ai pas l'impression de me respecter en faisant cela, mais j'essaye de respecter les autres.

J'avais bien compris la relation entre la procrastination et le respect. Ce que je n'avais pas compris, c'est cette phrase de Fabien : "Au jour le jour, vous allez certainement découvrir de nombreux autres moments où vous avez l'impression de ne pas être respectées (comme le message de Chris à Louise a fait penser à la procrastination)." Qui n'a pas été respecté à ce moment là ? Louise ? C'est ce que j'ai pensé et c'est bien pour cela que je lui ai adressé ce message.

Amicalement,
Chris (4)

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Chris

Une pensée me vient à l'esprit. C'est en respectant les autres que je respecte mon essence, et non le contraire. Si j'essaye de me respecter, mon ego vient toujours s'en mêler. Par contre, si j'essaye de respecter les autres, je me sens vachement mieux, car par là-même, je respecte mon essence !

 

Merci !

Chris (4)

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Esméralda

Salut à tous !

 

J'adore la tournure de nos échanges : on passe du rire aux larmes, du questionnement profond aux blagues simples, de la congratulation à la critique (objective et constructive, bien sûr), tout ce qu'il faut pour satisfaire un 4 qui peut vivre pleinement ses émotions en se sentant accepté et respecté :surprised: dans ses changements d'humeur, dont il est (il faut le préciser) la première victime.

 

Ce site, et en particulier cette discution-là, me paraît donc être très respectueux de mon essence, car on échange avec tous nos changements d'émotions, tout en étant en pleine conscience des dysfonctionnements possibles liés à notre ego… :laugh:

 

Merci à tous ceux qui nous lisent et se laissent emporter avec nous dans les flots du fonctionnement du 4.

 

Chris, tu dis : "Je ne crois pas qu'un prof fasse une dépression nerveuse ou doive aller voir un psy pour la simple raison qu'il a des élèves en retard." C'est vrai que mon exemple est gros, juste pour rire un peu. :proud:

 

Mais attention toutefois à ne pas dénigrer ou diminuer la force de notre mécanisme ! Mon prof (dans l'exemple trois messages plus haut) est du type 4 et son mécanisme de défense est l'introjection ! Les attitudes des autres lorsqu'on introjecte, peuvent en cas de gros stress aboutir à des interprétations ENORMES de la part du 4 ! Donc mon exemple est gros, mais plausible, car en accord avec le fonctionnement mécanique d'un ego de 4.

 

Chris, je n'avais pas bien compris en effet ce que tu n'avais pas compris, à savoir : "Au jour le jour, vous allez certainement découvrir de nombreux autres moments où vous avez l'impression de ne pas être respectées (comme le message de Chris à Louise a fait penser à la procrastination)." Je pense que cela veut dire que le "problème" du respect (Dire que j'ai longtemps cru que c'était une "solution") rime souvent avec d'autres problèmes typiquement 4 et que réfléchir à propos du respect va faire surgir ces autres notions bien connues du 4.

 

D'ailleurs, tu dis dans un de tes messages : "Pas envie de rentrer dans cette vie pratique… Je sens en moi une culpabilité… Un sentiment d'inadaptabilité à cette société." et "En fait, cette société ne me respecte pas, mais qui respecte t-elle ?"

 

C'est un vrai problème pour le 4 (alpha et mu) ce sentiment d'inadaptabilité ! Il est ENORME ! Ceci est abordé dans le stage Connexions!

 

Voilà pour la précision. :happy:

Amicalement,

ESM 4

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Esméralda

Chris, je répond à ton message de ce matin (10h49).

 

"C'est en respectant les autres que je respecte mon essence, et non le contraire."

 

Oui, dans un premier temps ça marche super-bien pour diminuer l'effet de l'ego ! C'est pas mal, d'autant que ça oblige à tourner notre attention vers l'extérieur et en particulier vers les autres, et à prendre conscience de leur être qui est finalement tout aussi valable que le nôtre. Cela m'a même à certains moments fait goûter à l'humilité, en ce qui me concerne… :happy:

 

Mais en même temps que tu postais ton message, je me suis demandé une chose inverse ? A quel moment, en souhaitant respecter les autres, je n'ai pas respecté mon essence ?

 

J'ai trouvé un exemple éloquant dans ma vie (dont je ne peux parler pour cause de vie privée). Mais il est possible donc de ne pas se respecter soi (essence) à vouloir respecter et protéger les autres… Et il est vrai que si j'ai voulu protéger ces personnes de la souffrance et les respecter en le faisant, c'est parce que j'aurais eu trop honte d'être à l'origine de leur souffrance ! J'étais donc à ce moment encore sous l'influence de mon ego !

 

D'ailleurs, qui suis-je pour croire que je peux éviter aux autres de vivre leur propre cheminement, aussi douloureux soit-il ? Qui suis-je pour me permettre de penser que je peux leur éviter de souffrir en ne m'impliquant pas dans ma vie ?

 

Et finalement, ne suis-je pas à ce moment là en train de leur faire porter un chapeau dont leur essence à eux n'a que faire ! Car une chose a toujours sa contrepartie : si je ne m'implique pas dans ma vie par peur de l'impact (éventuellement douloureux) sur les autres, qui va porter le chapeau de la responsabilité de ce que je n'ai pas vécu ? La personne que je protège, elle-même ?

 

En conclusion ::

- Le combat de José Bové et les Mac Do pour montrer les dérives de "mal'bouffe" et non pour juger un homme.

- Celui du Christ qui détruit à un moment donné tous les étalages des commerçants pour leur montrer qu'ils sont dans le faux quand ils sont dans l'unique quête de l'argent.

Attention, je ne compare pas José Bové au Christ… :surprised:

 

Voilà en bref.

ESM 4

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Chris

Hé Esméralda,

 

C'était gros, mais rigolo, et un peu de légèreté ne fait vraiment pas de mal dans cette conversation au sujet si délicat ! Heu… Sinon, dans contentement, il y a satisfaction, et dans celle-ci "y'a d'la joie !" Donc pas besoin de faire le tour du cadran. :surprised: Non, c'est pour rire !

 

Tes exemples du Christ et de José me font penser au coup de pied dans la fourmilière dont tu parlais dans la conversation des variantes du 4. Tout ne résiderait pas en fait dans l'art et la manière de faire passer le message…

 

Je me demande du fait si je ne devrais pas m'orienter vers une carrière politique… Ou alors écrire des chansons… Ou alors créer un lieu de rencontre pour échange de talents… Non, je rigole, heu, quoique… :happy:

 

Amicalement,

Chris (4)

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Louise B

Salut à vous,

 

En tout cas, ça me soulage de voir que je ne suis pas la seule à être retardataire. Mon Dieu, depuis que je suis capable de marcher toute seule, je crois que j'ai fait attendre les autres. Je veux être à l'heure, partir dans le bon temps, mais je déteste arriver à l'avance. A mon dernier emploi pour un employeur, je partais toujours à la dernière minute, je roulais en voiture à une vitesse folle et j'essayais mille excuses parce que je me savais en retard par ma faute.

 

Par contre, maintenant j'anime des ateliers d'aquarelle et je suis toujours à l'heure, même arrivée 20 minutes avant. Et maintenant dans les réunions où je m'implique, j'essaie de ne pas faire attendre les autres. On dirait que c'est une peur d'engagement.

 

Je voulais aussi revenir sur le message d'Esméralda concernant le fait de respecter trop les autres pour leur éviter de souffrir. Je me retrouve aussi dans ce dont tu parles concernant ta vie privée.

 

Dans une situation semblable, je savais que si je me respectais, je n'éviterais pas la souffrance de quelqu'un que je ne souhaitais pas voir souffrir. Mais alors pourquoi me faire vivre moi-même cette souffrance. Je me suis mise involontairement dans une position de bouc émissaire, je croyais que c'était mieux ainsi. Plus maintenant quoique je trouve difficile de dire "Ce problème ne m'appartient pas."

 

Je fais souvent la comparaison de transporter la valise des autres. Bien que je sais que cela ne me sert à rien, c'est une tendance. Lorsque j'ai tendance à fouiller dans la valise de vie des autres, en tentant de les comprendre, ben… je ne m'occupe pas de ma vie. Alors je dis : "Et hop, Louise, tu fermes cette valise, elle n'est pas à toi."

 

Je suis aussi d'accord que paradoxalement le fait de respecter les autres me permet de respecter mon essence, mais justement est-ce que leur laisser assumer leur responsabilité, c'est ne pas les respecter ?

 

En conclusion, je dirais aussi que c'est un effort presque surhumain pour moi de faire maintenant ce que je sais devoir faire. On dirait que je me rebelle encore contre l'autorité parentale…

 

Louise (4)

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Chris

Salut Fabien, Esméralda, Louise et à tous les autres !

 

A la lumière de toute cette conversation, il apparaît nettement que ce problème de procrastination me bouffe la vie ! Aujourd'hui, j'ai envie de passer à l'action et de me libérer de cette sale habitude ! Tous mes problèmes financiers et certains autres découlent de cette mauvaise pratique… Je pense faire une pause d'écriture sur ce site, car il me faut canaliser toute mon énergie à remettre de l'ordre… Et Dieu sait combien, j'ai du pain sur la planche ! Je sens qu'une fois cet objectif réalisé, je vais pouvoir goûter au plaisir d'un travail mené jusqu'à son terme… et ainsi je pourrais être fière de moi pour une fois ! :happy:

 

Sur ces bonnes résolutions, je vous dis à bientôt… Cela ne m'empêchera aucunement de venir vous lire, bien entendu ! :surprised:

 

Encore mille fois MERCI de me permettre d'élargir mon horizon ! :proud:

:laugh: Chris à l'ACTION

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Esméralda

Salut vous tous,

 

Ca y est ! Je sombre ! La tristesse du début de semaine s'est transformé en révolution intérieure ou plutôt en "arrachage" de protctions extérieures !

 

J'ai l'impression d'être passé de l'oeuf avec coquille à l'oeuf sans coquille : la coquille s'est brisée ! Mon espoir réside dans une transformation en poussin et non en un oeuf flasque !

 

Pus de coquille : "Super génial!" me suis-je dit dans un premier temps… Mais comme c'est difficile et douloureux aujourd'hui !

 

Ce combat pour le respect était tellement stimulant, riche en contacts forts avec les autres, un vrai corps à corps avec la vie et les autres. Et là je me sens toute frêle, j'ai peur, je pleure, je suis déconcertée, j'ai mal et voudrait me blottir sous les ailes de la poule… qui n'est pas là pour me réchauffer, me protéger, me consoler.

 

Juste moi, seule avec ce chamboulement, cette nouvelle vision…

 

Vision nouvelle du passé, tout d'abord : je me rends compte qu'il est bourré de bons moments, de gens qui m'ont vraiment aimée pendant que je les critiquais, de gens qui voulaient mon bien-être alors que je voulais qu'ils crèvent, de gens qui voulaient me faire rire et profiter de la vie alors que je les démotivais… Un passé vécu avec des lunettes noires, tellement noires !

 

Et puis il y a le futur qui tente de s'éclairer. Mais mes larmes troublent ma vue, mes peurs me terrent… mais mon intuition m'apporte la nouvelle d'un immense changement… Mais je n'ose le vivre…

 

Et enfin le présent plein de ces émotions et souffrances de la révolution qui ébranlerait un champs de bataille ! Il y a nouvellement une patience, soudaine et sereine, malgré la douleur et les pleurs.

 

La pluie, dehors, nettoie le ciel et la terre tandis que ces larmes me nettoient d'en dedans. Ce sel qui se cristallise le long de mes joues est-il le signe d'un nettoyage durable ?

 

Je ne sais pourquoi, malgré tout j'ai confiance alors que matériellement tout m'échappe : mon activité professionnelle s'étiole, mon désir de rejoindre les miens (à une heure d'avion) se fait de plus en plus sentir, eux que j'avais plus ou moins fui par confort, comme un sauvetage d'urgence ! Aujourd'hui, je les vois différents et pourtant comme ils ont toujours été. Mes racines ont un sens… pour ma vie.

 

Trop de trouble pour prendre de quelconques décisions… Veni, vidi, mais il reste vici à accomplir…

 

Fabien, tu m'avais prévenu…

 

Tiens ! Le soleil réapparait dehors… Message d'espoir… J'ai confiance… alors même que je ne sais pas grand chose de ce qui est là, à deux pas… Le soleil, en tous les cas ! C'est déjà ça…

 

ESM 4

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Harper

Bonjour à tous et toutes,

Chris, tu vas me manquer. Mais comme c'est une TRÈS bonne chose que tu passes à l'action, surtout ne t'arrête pas à cause de moi. :wink::heart:

Esméralda, une pensée (de mental ?) : le poussin ne regrette-t-il pas sa coquille au début ? Quand se rend-il compte qu'il n'est plus un œuf ? Peut-être au moment où il apprend à marcher ? Même si de temps en temps il se flanque par terre. J'ai de la joie à te regarder marcher. :heart:

Louise, moi aussi j'ai tendance à prendre les valises des autres… mais à la manière 6, c'est à dire à prévoir le pire à leur place. :crazy::heart:

À toutes : moi aussi, la procrastination, je connais. Mais pour moi c'est envers les décisions à prendre et les choses qui me font peur.

À toutes et à Fabien : moi je n'ai même pas eu le courage de vivre en direct mon début d'éclatement de coquille. En fait, j'ai boudé pendant 3 mois. :blush:

Bénédicte

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Fabien Chabreuil

Bonjour à toutes,

Chris, je joins mes encouragements à ceux de Bénédicte. On peut parler indéfiniment de l'Ennéagramme ou on peut le mettre en acte ; on peut utiliser ce panneau pour narcotiser ou on peut s'en servir pour progresser. Je suis heureux que tu choisisses cette deuxième voie. Elle n'implique pas le silence absolu ; tiens nous au courant de tes progrès.

Esméralda, là aussi Bénédicte à raison. Cette tristesse vient de l'ego, alors rappelle-toi que tu es le créateur et l'observateur de cette émotion. Demande-toi quand tu la ressens d'où elle vient et dis-toi que c'est de l'ego ; puis demande-toi à qui elle vient et dis-toi que c'est à l'ego ; enfin, demande-toi si tu es cet ego, et écoute le silence.

Bénédicte, je sais, et cela n'a pas d'importance. Le quand, le où et le comment ne comptent pas puisque tu es sur le chemin.

À toutes trois et à Louise, :heart:
Fabien

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Louise B

Juste un petit mot en passant parce que je veux aussi prendre le temps de vivre… :surprised: Et je voulais vous saluer, très heureuse de partager ces bouts de vie avec vous. Esméralda, je sais comme on se sent nue et vulnérable. Cet été ma coquille s'est brisée et je tentais de me rhabiller avec les morceaux. Je ne voulais pas ressentir cette fragilité et pourtant c'est moi.

 

Je n'ais plus envie d'utiliser toute mon énergie à dresser des barrières pour me protéger des autres, j'ai envie d'utiliser mon énergie à me laisser approcher par les autres, à partager avec eux aussi cette nouvelle vie qui commence pour moi. Etre moi, même avec les mailles qui fuient, les imperfections, les gestes maladroits (comme dit Bénédicte, se flanquer par terre, perdre ses pattes pour mieux les reprendre).

 

Bizzzzzz

Louise (4)

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Chris

Ma chère Esmeralda,

 

Je ne sais pas de quelle humeur tu es ce matin… Je reviens juste pour te dire que je cherche des mots de réconfort depuis hier et je n'en trouve pas…

 

Seulement, si j'avais été une poule et toi un poussin, je déploierais mes ailes pour que tu puisses t'y blottir le temps de sécher tes larmes. :surprised:

 

Tous ces échanges virtuels sont, eux, bien réels et sache que maintenant tu es dans mon coeur. C'est comme si j'avais découvert une grande soeur, une nouvelle amie. :happy::wink: Tu es venu éclairer mon chemin, il y a quelques mois de cela dans la conversation sur la mélancolie et cela m'avait mis du baume au coeur ! :proud:

 

Je ne t'apprendrais donc rien de plus que tu ne sais déjà… Seulement, je veux te dire que je suis de tout coeur avec toi. :laugh:

 

Le soleil chauffe tellement fort qu'il finit par dissiper le brouillard…

 

Amicalement, :laugh::laugh:

Chris (4)

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Esméralda

Merci à vous tous, :wink:

 

Je vous écris à tous parce que je venais de me dire que ça faisait trop de temps que je vous avais laissé sans nouvelles, après le dernier message si douloureux.

 

Et en lisant vos réponses, je me rends compte que tout ceci ne date que d'hier… :surprised:

 

Je me dois, je crois, de vous raconter la suite de mon aventure : tout l'après-midi, j'ai vécu un tumulte d'émotions. Il y en avait tellement, toutes mélangées, que ça donnait une vilaine couleur marron-vert-caca-d'oie ; mon esprit était mis au rebut. (Et oui ! Le mental réprimé qui s'échappe complètement sous gros stress.) Le stress était si grand que j'étais d'ailleurs tout aussi incapable d'agir…

 

:laugh: L'horreur, je n'était plus qu'un amas d'émotions (négatives de surcroît). Je crois même vous avoir inquiété et je souhaite m'en excuser. :laugh: J'ai partagé cela avec vous car il me fallait aller jusqu'au bout de ces émotions, tout en gardant le cap de l'évolution dans ma démarche Ennéagramme (et non sombrer dans une pseudo-dépression isolée dans mon coin).

 

J'ai branché mon ordinateur sur le site et ai mis en oeuvre tes conseils, Fabien (Mac Gyver et sa boîte à outils… :laugh: ), et cela m'a permis de ne pas m'agripper, de lâcher prise sur cette agitation émotionnelle. Thanks ! :happy:

 

Et le soir j'ai vécu une transformation : des émotions positives extrèmement fortes qui me traversaient de bas en haut (du périnée jusqu'au cou) et d'une couleur orangée et jaune. (Je n'ai aucune idée de ce que signifient ces couleurs ?)

 

J'ai alors pris conscience que je m'étais jusque là focalisé sur mon évolution intérieure mais que j'avais complètement négligé mes besoins de femme et d'être humain. J'ai pris conscience de ma fragilité, de mon besoin de sécurité et de protection, ainsi que de mon besoin de me constituer un groupe de confiance (Merci Bénédicte :wink: ) et en particulier de partager ma vie avec un homme !

 

Voilà cinq ans que je vis seule avec mes deux enfants en me disant : "Je n'ai besoin de personne !" Fierté à la con ! Qui s'est alors envolée en poussière.

 

Si, si, si ! J'ai besoin de vous, d'un homme, d'un entourage d'amis, de ma famille au sens large, etc. Savoir vivre seul peut être une richesse si, en même temps, on sait être relié concrètement aux autres ; sinon, on n'est pas grand chose…

 

J'espère ne pas me sentir trop nue pour tenter de me rhabiller avec les morceaux de la coquille (comme tu me mets si joliment en garde, Louise ! :heart: )

 

Merci tout particulier à Chris :heart: qui a su se retirer "pour appliquer" (sagesse…). Ton "grande soeur" me touche ! Moi qui suis l'éternelle "petite soeur" de ma famille (à un point tel que pour grandir, j'ai eu besoin de m'exiler loin !). J'accepte donc d'être ta grande soeur virtuelle et te remercie, disais-je, pour ton soutien chaleureux. Je suis heureuse d'avoir eu un impact positif avec mon histoire de "chemin" dans la conversation sortir de sa mélancolie du 4.

 

Finalement un petit rien plein de chaleur peut changer beaucoup ! Je crois que c'est la morale de cette démarche en Ennégramme et en particulier cet échange sur le respect du 4.

 

Chose merveilleuse : depuis ce matin, je vais vraiment mieux, j'ai recouvré toute mon énergie et je me sens comme décrassée, plus fraiche, plus transparente…

Je pars passer le week-end près de ma famille (une heure et quelque d'avion). Une longue discussion m'attend avec cet homme que j'ai rejeté et dénigré pendant quinze ans… et qui m'a soutenu ces derniers jours au teléphone… (ironie du sort… du sort de mon ego ! :proud: )

 

J'espère que je vais tenir bon pendant ce week end et ne pas remettre mon armure en coquille ! ET garder mon attention sur mes besoins (non ceux des autres) !

 

Merci à vous tous, Fabien, Chris, Bénédicte et Louise ! :laugh::heart:

Amicalement

Esm 4

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Louise B

Salut à vous tous,

 

Je voulais aussi partager mon week-end. Je suis allée passer du temps en famille, avec la mienne, celle de mon chum et aussi juste avec ma petite famille à moi.

 

Ça n'allait pas du tout parce que je savais que j'allais répondre à mes besoins et… pas habituée. Accepter de ressentir des émotions et prendre le risque de me respecter peu importe ce qu'en pensent les autres.

 

Je crois que j'ai plus de chance de leur apporter quelque chose si j'écoute mes besoins. Ecouter mes besoins, ce fût oser être inconfortable parfois, mais ne pas aller m'isoler, juste être là et me dire que j'ai le droit. Ce furent aussi ces moments où je ne me sentais pas très solide, mais aimer aussi cette Louise là. Comment peut-elle se solidifier si elle ne peut pas guérir et grandir au soleil ?

 

Et prendre le temps de faire ce que j'aime, la nature avec mon chum et ma fille. J'ai été capable de dire à celui que j'aime que je sais enfin ce que je lui apporte. Je suis peut-être pas un chêne, mais tant mieux, je suis un roseau et un roseau résistera à toutes les tempêtes. Et oui merde, moi aussi j'ai besoin des autres.

 

J'ai osé rappeller quelqu'un au téléphone et lui dire : "Tu es venue chez moi hier et j'aurais aimé partager mes aquarelles avec toi." J'ai laissé un message pour qu'elle me rappelle, ce qu'elle n'a pas fait. Alors je me dis que moi, j'ai écouté mon besoin. J'avais besoin de les partager et le reste lui appartient.

 

Voilà l'apprentissage de la vie. Ce que je trouve difficile, c'est de ne plus avoir mes repères d'avant. Je me sens souvent déstabilisée, j'ai du mal à accepter ma fragilité, mon insécurité. Je me sens comme un tit oiseau, alors que je ressens avoir à l'intérieur beaucoup plus de puissance.

 

Dois-je absolument accepter d'être ce beau roseau vascillant pour accéder à une plus grande confiance en moi ?

 

FFFFFFFFabien, as-tu une piste ou des outils pour moi ?

 

Louise (4)

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Esméralda

Bonjour chers "amis-partageurs-de-recherche-intérieure",

 

Tout d'abord : mon week-end s'est super-bien passé ! :happy:

 

J'ai un sentiment ENORME et MERVEILLEUX :proud: d'avoir quitté un capuchon dans lequel j'étais engoncée de façon étriquée et crispée depuis tant d'années… et qui me rendait quelque peu "pête-sec". :laugh:

 

Tout mon passé s'est réorganisé dans mon imaginaire et je peux enfin le regarder en étant appaisée et détendue… Pleins de souvenirs sont remontés à la surface et j'ai aimé les observer, les visionner, alors même que je les rejettais par dégoût il y a encore quelques jours.

 

Tout mon futur parait déjà avoir une nouvelle dimension : l'Acceptation des autres (et de moi-même, bien sûr), avec un esprit hyper-critique qui s'est envolé pour laisser place à une vision des autres plus calme, plus compatissante.

 

J'ai pu ce week-end être près de ma mère et l'écouter, tranquillement. Alors que chez elle rien a changé, je restai détendue face à ses complaintes et à ses remarques ironiques. (Vieille habitude familiale : dénigrer les autres consciemment pour se valoriser soi inconsciemment.) J'ai ressenti de l'amour et de la compassion pour elle et pour son chemin de vie qui m'est apparu comme évidemment pénible (par le nombre d'événements douloureux qu'elle a subi tout au long de sa vie).

 

Quand à cet ancien amoureux… qui a su être fidèle au poste amical (avec un désir de plus, ok…) pendant de si nombreuses années, nous nous sommes retrouvés à l'endroit où notre relation amoureuse s'était interrompue il y a 15 années… avec un désir immense de vivre ce que nous nous étions interdit jusque là : le bonheur ! :laugh: [il faut dire que se sont enchaînés tant de moments horribles dans ma famille qu'accepter de prendre le bonheur m'a été impossible, et à lui non plus puisqu'il a assisté à tout cela de près.]

 

Et à mon grand étonnement, je me suis surprise (et me surprend encore) à envisager maintenant mon futur dans lequel la construction tranquille d'une vie tout à fait ordinaire et banale, mais oh combien forte en émotions (je reste 4 quand même :wink: ) positives et agréables (ce n'est réservé à aucun type ça :surprised: ) me paraît être un projet intéressant et attirant !

 

J'ai donc passé un week-end de retrouvailles, et j'ai compris qu'il était possible de parler de la vie et de soi tout en prononçant le mot "NOUS" : une entité formée par deux personnes… Un couple… et tout ce qui navigue autour et qui agrandit et construit ce groupe : les enfants, la famille…

 

Je comprends aujourd'hui ("mieux vaut tard que jamais"… ou "Vieux motard que j'aimais"… :laugh: : il était motard à l'époque de nos amours de jeunesse. [il a stoppé cela quand il a compris le danger de la moto, c'est-à-dire après plusieurs amis handicapés ou morts d'accidents de moto… dont mes deux frères d'ailleurs…]}

 

Je comprends aujourd'hui, disais-je, les fondements d'une union et ce que ça apporte tout au fond de soi : chaleur, confiance, complicité, une pêche d'enfer et beaucoup d'espoirs ! Et elle n'est pas mentale cette compréhension là : elle est tripale, émotionnelle et mentale ! :heart:

 

Je calme le jeu autant que possible (l'heure d'avion coûte cher !), ceci dit j'ai l'impression d'avoir un moteur de Porsche branché aux fesses… Difficile de ne pas appuyer sur le champignon… C'est tellement tentant !

 

Merci encore à vous tous ! :wink::heart:

 

Amicalement

ESM 4

 

PS : je constate après relecture que je ne peux m'empêcher tout de même de mettre le mot "douleur" de-ci de-là ! Ceci dit, il est en minuscule cette fois… :laugh: Alors que les moments qu'il veut décrire sont énormes quand même… (Un jour ma mère a été voir un médecin pour qu'il l'aide à surmonter… Il est resté livide après qu'elle eut raconté sa vie… Elle est alors allé voir un psy… Même réaction… Ca faisait trop, trop d'un coup et pour une seul personne… Ma mère a abandonné les démarches et a pris 25 kg en 6 mois…)

 

C'est la raison pour laquelle je jubile et suis SUPER-Heureuse aujourd'hui après mes 5 années de démarches de développement personnel et 4 d'Ennéagramme d'être capable de profiter de la joie, de l'amour et de la vie !

 

Il est vrai que la démarche Ennéagramme peut ébranler dans un premier temps et à certains moments (comme certains messages plus haut…), mais petit à petit, comme une bête après s'être ébrouée, ça rend du propre, du sain, du beau !

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Louise B

Salut Esméralda,

 

Après ton merveilleux partage, je constate que j'ai la chance enfin de voir que je ne suis pas un animal à part. :surprised: Que mes émotions intenses font aussi que je suis ce que je suis.

 

Je suis très contente pour toi que tu aies pu faire ces retrouvailles ce week-end. Tu vois ton partage donnera aussi des ailes aux autres.

 

Merci

Louise (4)

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Chris

Salut les filles et tous les autres bien entendu,

 

Bon, je reviens vous faire part de mes dernières trouvailles.

 

Tout d'abord, je me sens beaucoup mieux depuis quelques temps et le plus étonnant, c'est que ça dure ! C'est pas génial, ça ? :surprised:

 

Je sens que cet état est de plus en plus présent. Au début, je me suis sentie dans des joies extrêmes, mais la vie quotidienne et son lot de problèmes me faisaient replonger inévitablement dans les griffes de mon ego. Et comme l'a si justement fait remarquer Esméralda plus haut, il est fascinant de s'apercevoir de la facilité qu'a celui-ci de nous rebasculer de l'autre côté sans même que l'on s'en aperçoive et de tout oublier ! Voilà, quelques semaines que je n'oublie plus… parce que je ne veux plus oublier !

 

Je pense que si cela n'est pas un véritable combat, il faut tout de même avoir de la ténacité pour maintenir le cap… Il faut se démener ! Mais cela me plaît bien de passer à l'action et de commencer à croire que je suis la seule Maître à bord !

 

L'ennéagramme me fait développer des qualités que j'avais enfouies tout au fond de moi et d'autres que je n'aurais jamais osé développer, m'en croyant incapable. Le tout réside dans la confiance que l'on veut bien s'accorder.

J'ai été très heureuse de découvrir mon type 4 et de m'identifier à lui, et maintenant, je suis très heureuse de découvrir que je vais enfin pouvoir devenir et être seulement Moi. Je ne sais pas combien d'années je vais mettre pour ETRE réellement, mais le fait de savoir que je le peux et surtout que je le veuille me suffit.

 

Mon avenir est devenu radieux et plein d'espoir… Je comprends enfin que le bien et le mal n'existent nulle part ailleurs qu'à l'intérieur de nous, que nous n'avons aucun pouvoir sur la nature des choses, mais que notre immense pouvoir réside dans le fait de pouvoir nous transformer nous-même.

 

Avant, je ne comprenais pas et maintenant je comprends… et ça, c'est hyper-important pour moi. J'avais déjà ressenti mon Moi avant, mais j'avais l'impression de passer pour une folle… J'avais été très attirée par le Bouddhisme car il représentait ce que je pressentais au plus profond de moi, mais comment travailler sur son ego ? Tout cela était tellement vague…

 

Avec l'ennéagramme tout est devenu limpide, cela a permis l'ouverture de mon centre réprimé (le mental) et du fait un certain équilibrage, c'est comme s'il avait permis la validation de mes profondes croyances, permettant des interactions à l'infini.

 

J'ai toujours su qu'un jour je trouverais "le symbole", "le truc" qui m'aiderait à tout comprendre et je peux clamer haut et fort (enfin… à vous !) que je l'ai enfin trouvé dans l'ennéagramme.

 

C'est la première fois que je ne laisse pas tomber quelque chose en cours de route… Et pour moi, c'est le commencement de la fin de la procrastination… A ce propos, j'ai enfin mis de l'ordre dans mes papiers, et j'ai enfin osé regarder sur factures l'accumulation de mes erreurs passées sans en conclure que j'étais nulle (c'était mon expression favorite), je suis prête à les assumer maintenant… Afin de construire un avenir meilleur pour moi mais aussi pour les autres.

 

Peu importe si j'ouvre les yeux seulement maintenant, l'important est que je réussisse à les maintenir dans cette position.

 

N'y voyez là aucune vantardise, mais je suis heureuse… Tout cela me plaît énormément et je tenais à vous le dire…

 

Merci Fabien et Patricia… car tout cela est grâce à vous… :happy:

 

Chris (4)

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