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Cheeta

Les types et la sexualité

Messages recommandés

Cheeta

Suite à une passionnante discussion le week-end dernier au stage Connexions sur les types et la sexualité, je me demande bien pourquoi et comment une telle rubrique n'a pas encore été ouverte. C'est chose faite…
(Notez au passage : le constat du vide, le "pourquoi" du mental, ensuite l'action d'ouvrir la discussion et enfin… la difficulté à ouvrir l'échange. Mental, instinctif, émotionnel, encore et encore…)

Bon ! En tant que 7, j'aime que cela commence très vite et très fort. Je ressens le besoin (égotique) de ne plus savoir où donner de la tête.

Cheeta

PS : aidez-moi un peu, même les 5 qui lisent et n'écrivent pas !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

 

Le thème "Les types et la sexualité" est passionnant mais tu voudrais nous amener à parler d'un sujet aussi intime, et ton propre témoignage se réduit à deux phrases ! Restons sur le sujet et faisons du mauvais humour de 7 : c'est un peu court, jeune homme ! :happy: Si tu veux que les autres se mettent à nu, il faudrait peut-être que tu donnes l'exemple d'une introspection plus approfondie. Bref, que veux-tu savoir exactement ? Sans quelques questions plus précises, le sujet me semble trop vaste pour que je sache par où commencer.

 

Très cordialement,

Fabien

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Cheeta

Salut à tous,

 

Où est-ce que je veux en venir ?

 

En tant que 7, et comme l'a très bien dit Fabien lors d'un déjeuner pendant le stage Connexions, je me sens effectivement centré égotiquement sur mon propre plaisir. Bien sûr, celui de ma partenaire est important mais la simple perspective de voir une main ou un pied :happy: qui ne participe pas au coït me fait m'agiter mon mental !

 

La notion de fantasme et autres petits jeux est aussi très présente.

 

En ce qui concerne certaines expériences passées, je dirais :

  • Avec une 4, sensation d'incompréhension devant cette charmante jeune fille et sa tendance à mettre du romantisme là où, il faut bien le dire, il n'y en avait pas vraiment.
  • Avec une 3, combinaison intéressante mais dangereuse, elle remplissant à la perfection son cahier des charges et moi en demandant toujours davantage ; elle, se sentant reconnue, en rajoute d'autant plus dans son rôle de parfaite petite femme. Il n'y eut que l'ego qui y gagna dans cette affaire.
  • Avec une 5, difficultés à harmoniser les tempos (réactions émotionnelles retardées face à demandes pressantes d'intensité). Je ne m'étendrai pas plus sur ce dernier sujet, cette dernière étant à côté de moi, mais bon ça se passe bien maintenant.
    C'est notamment à cause de cela que j'avais ouvert une autre discussion sur essence et sexualité, car nous (cette petite 5 et moi) avons vraiment l'impression qu'un 7 peut petit à petit apprendre à s'occuper des besoins de l'autre et qu'une 5 peut apprendre à se réapproprier son corps.

Est-ce assez long et exhaustif ?

 

Ayant moi-même mené ma petite enquête, un ami 6 m'offrit cette perle : "Des fois, je demande la permission avant de faire des trucs à ma partenaire." Des réactions les 6 ?

 

cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

La complexité du sujet va nous rendre la tâche difficile.

Il y a des points communs entre les gens qui sont fonction du type, par exemple chez le 7 égotique la recherche rapide et prioritaire de son propre plaisir. Je reconnais bien sûr le début de ma vie sexuelle dans cette phrase, et l'attention à l'autre est quelque chose que j'ai dû apprendre dans ce domaine comme dans d'autres.

Je ne me reconnais par contre pas du tout dans le reste de ton témoignage, et la raison évidente est la hiérarchie des centres. 7 mu, j'ai le centre émotionnel en second et l'instinctif en troisième, l'inverse de toi. "Voir une main ou un pied qui ne participe pas au coït" m'indiffère totalement. Par contre, la relation émotionnelle est extrêmement importante, et je ne crois pas avoir été capable dans ma vie de faire l'amour avec une femme que je n'aimais pas.

"Fantasmes et petits jeux" ont été présents aussi, mais surtout dans des moments de désintégration. Là aussi, l'ampleur de l'emprise des trois instincts (conservation, social et sexuel) doit avoir un impact gigantesque.

Pour souligner encore les différences (là aussi sans doute liées à la variante alpha-mu), je ne considère pas comme une "perle" la phrase du 6 que tu cites : "Des fois, je demande la permission avant de faire des trucs à ma partenaire." Cela me semble totalement naturel : mes fantasmes ne sont peut-être pas ceux de ma partenaire, ou peut-être pas les siens à ce moment-là, et j'aurai l'impression de la traiter comme une chose si je ne vérifiais pas, d'une manière ou d'une autre, la concordance de nos désirs.

"Est-ce assez long et exhaustif ?"
Oui et non. Je veux dire que je réagis là à ton message, mais je ne sais pas trop quoi ajouter. Pourquoi ne fais-tu pas une petite liste de questions auxquelles les différents intervenants pourraient répondre ?

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

En fait, vue l'ampleur du sujet, je m'intéressais à l'influence globale du type sur la sexualité.

Ayant commencé autour de moi, auprès de mes amis connaissant le modèle, un "sondage" prometteur (sujet de mémoire ? :wink:), je m'étais dit que l'on pourrait utiliser ce panneau pour que ceux qui le souhaitent puissent nous donner des exemples et des contres-exemples concernant les embryons de rapprochements que nous (tu m'avait dit, je crois, que le sujet t'intéressait aussi, Fabien) essayons de produire.

Pas facile d'éviter les parenthèses !

Quand je parlais de perle concernant un ami 6, je voulais dire: demander la permission pour faire quoi que ce soit ou presque (Je peux te caresser là ? Et là ? Et ici ? Et là, ça te plait ?). Mais peut-être est-ce normal et suis-je alors un exemple vivant de mon type ?

cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Si tu veux que les participants à cette conversation te donnent "des exemples et des contres-exemples concernant les embryons de rapprochements" apportés de ton "sondage prometteur", le mieux serait sans doute que tu publies ici les dits rapprochements.

Très cordialement,
Fabien

P.-S. : puis-je te proposer une piste d'introspection ? En quoi est-ce que ton style de participation à cette discussion est une métaphore du sujet de cette conversation ?

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Marie-Hélène

Bonjour,

Faisant le tour comme tous les trois mois de la centaine de notifications de messages dormant dans ma boîte aux lettres virtuelles, je tombe sur ce sujet qui, je dois l'avouer, pique ma curiosité intellectuelle de 6, mais voilà que je suis un peu déçue de ne trouver dans cette rubrique qu'une discussion concernant le genre de discussion que l'on devrait-pourrait tenir ici. :wink:

La piste d'introspection de Fabien m'intéresse toutefois, mais je ne suis pas certaine d'avoir compris et demande l'approbation de ma compréhension : Fabien, insinues-tu que notre style de communication est une manifestation de notre type de la même façon que pourrait l'être notre comportement sexuel ?

Si oui, ce qui me semble bien logique, cela me mène à interroger ta question. L'acte sexuel représentant à mes yeux l'expression la plus profonde de ce que nous sommes en tant qu'être humain (tant de choses se révèlent dans ces moments que nous ne pouvons comprendre autrement et si nous sommes à l'écoute, nous pouvons découvrir tant de choses de l'autre, toute sa fragilité en vérité), serait-il légitime de croire que notre ego et ses mécanismes, mais aussi notre essence le plus souvent lorsque nous faisons l'amour avec une personne que nous aimons vraiment, bref que la personnalité de l'autre et la nôtre propre soient tellement plus visibles et claires dans dans nos échanges intimes ?

N'y a-t-il pas certaines choses que nous ne pouvons plus cacher, certaines parties de nous qui mises à nues physiquement, le sont également psychologiquement ?

J'ai toujours cru que l'échange amoureux intime était le contact le plus représentatif de notre être réel et pour cette raison, parce que je pouvais sentir tellement de vérité dans ces moments, j'ai toujours accordé une importance particulière à la sexualité, pas tant à cause du plaisir qu'elle pouvait procurer, mais en raison de son symbolisme, justement, et des barrières qu'elles pouvaient faire tomber, ou créer, selon le cas. Je la vois en quelque sorte comme la clé, celle qui peut fermer toutes les portes ou les ouvrir.

J'ai déjà été amoureuse d'un homme, enfin je le croyais, mais son approche amoureuse en tant que tel me glaçait et j'y voyais le style de son type à l'état "pur", avec surtout le négatif, et j'avais l'impression que je ne pourrais jamais m'y faire, à ce style-là. En dehors, en société, en famille, ailleurs, ça allait, mais intimement j'étais profondément mal à l'aise avec le style de ce type. Et il n'y avait rien de "mal" ou de "mauvais", je ne crois pas que tel personne est douée ou non douée dans ce domaine ; ce n'est qu'une question de chimie. Mais la question de chimie justement n'est-elle pas révélée de manière si évidente au moment d'entrer en contact intime avec l'autre ?

Je ne ferai certes pas ici l'inventaire de mes relations amoureuses, mais j'ai remarqué que la chimie se faisait de ce côté-là surtout avec un type en particulier, et oui, je généralise mais je suis dans le même dilemme depuis si longtemps et ce à plusieurs niveaux incluant la sexualité mais ne s'y limitant pas : doit-on s'orienter vers ce qui de nature nous convient, vers ce qui naturellement nous attire et nous comble, par exemple le confort de ma relation avec un (ou une en amitié) 9 qui vraiment est celle que je préfère parmi toutes, malgré les problèmes existant aussi avec le 9 (mais que j'ai l'impression de connaître et d'accepter), ou m'orienter vers une relation amoureuse avec un 7 ou un 3 par exemple, qui d'emblée ne me satisfait pas mais que je pourrais "travailler" à améliorer ?

Je ne souhaite d'aucune façon généraliser mon cas de 6 mais n'y a-t-il pas des types qui nous attirent, avec qui nous avons l'impression d'être "à notre place" pour faire allusion à une autre discussion, et d'autres avec qui nous nous sentons moins à l'aise, moins vrais ? Et devrions-nous nous sentir coupables de rechercher ce "confort" (la question est d'autant plus pertinente pour un 6), devrais-je me contenter de m'orienter vers la sécurité instantanée que me procure une relation avec un 9 (Je généralise car les 9 ne me procurent pas tous ce sentiment. Cependant, ceux qui me le procurent le font mieux que n'importe quel type et c'est le besoin fondamental du mien), ou m'acharner à aller à contre-courant pour me "mettre à l'épreuve" au défi, et me faire apprendre ?

Que de questions laborieuses et périlleuses auxquelles je n'attends pas nécessairement de réponses. Ce sont plutôt des pistes des réflexions qui peuvent en soulever d'autres, qui dans mon cas partent et reviennent souvent. L'inspiration du moment. Si d'autres y sont intéressés, j'en serai heureuse, mais je ne veux rien imposer à qui que ce soit… Je sais aussi que je reviens souvent avec le même genre d'interrogation (Je crains que Fabien surtout le remarque et en soit agacé !), mais la question de savoir si on doit écouter notre penchant naturel, qui dans mon cas est mon type d'intégration (coïncidence) ou le contrer ne me quitte jamais totalement… C'est sans doute une question d'équilibre, de dosage, de tempérance… Comme tout le reste… Ce dans quoi je ne suis pas nécessairement douée…

À une prochaine,
Marie-Hélène

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Nyarlathotep

Toc toc, hum…

Salut tout le monde.

 

Je m'étais juré que je participerais à cette conversation. Pour une fois que je fais ce que je dis…

 

Pour moi, la question de la sexualité est particulièrement… brûlante. Dans le sens où elle est problématique.

 

Marie-Hélène, dans ton message, tu dis que, pour toi, l'acte sexuel représente "l'expression la plus profonde de ce que nous sommes en tant qu'être humain". Que dire alors de quelqu'un qui s'en abstiendrait (priverait) ? Pourrait-on dire qu'il n'existe pas ? Ou plus justement qu'il n'exprime pas son être ou n'ose pas exister ? Dans ce cas, c'est bel et bien mon cas, à moins bien sûr que l'onanisme ait droit à l'accrédition "acte sexuel"…

 

Bon, je n'ai pas du tout l'intention de conter (compter) tous mes déboires amoureux qui auraient plus leur place dans le cabinet d'un psy et seraient hors sujet par rapport à l'ennéagramme.

 

Je me rappelle avoir lu quelque part que certains 9 peuvent éviter certaines choses, telles que la sexualité, à cause, évidemment, des risques de conflit qu'ils y voient. Tout à coup, je me suis senti moins seul. Dans mon cas je me suis senti très tôt mal à l'aise avec les personnes du sexe opposé, dès lors que je pensais que celles-ci me voyaient comme un "dragueur". Il m'est même arrivé, au nom des méchancetés dont sont capables les hommes, d'avoir honte d'être de sexe masculin. J'ai décidé d'abandonner complètement la séduction, au point de ne jamais (à part une ou deux timides tentatives avortées) m'intéresser sexuellement à une fille. J'en ai développé une sorte de réputation de "bon copain" qui, encore aujourd'hui, fait que je suis proche des femmes en général, mais sans jamais me risquer à avouer une attirance (déjà, me l'avouer intérieurement est difficile). Pourquoi ? Tout simplement parce que, mon aile 1 aidant, je voulais être vu comme un garçon moderne, ne s'intéressant pas aux filles que pour le sexe, bref je voulais être parfait aux yeux de tout le monde et par dessus tout éviter les conflits (y compris intérieurs). Le résultat est là : je ne me suis, en apparence, jamais intéressé aux filles pour le sexe, j'ai évité les conflits avec celles-ci et je n'ai jamais pu vivre d'expérience commune, sexuelle ou même seulement sentimentale (je veux parler de flirt). Et ce d'autant plus que j'ai toujours plus ou moins idéalisé cette première relation qui devait être parfaite et totale (et, certainement, fusionnelle…). En l'occurence, je suis donc encore vierge.

 

J'en profite pour préciser que je conçois difficilement le sexe sans amour, mais je me demande aussi parfois si ce n'est pas en partie une manifestation de l'ego visant à paraître parfait afin d'éviter les conflits.

 

Je dois dire qu'aujourd'hui, à l'instar de beaucoup de personnes en ce monde, je suis seul et je vis dans l'angoisse croissante de la première fois, que je considère de plus en plus comme seulement éventuelle. Les questions de base que ne se posent que les adolescents, comme je l'ai longtemps cru : serais-je à la hauteur ? Cela va-t-il bien se passer ? Qu'en sera-t-il de ma partenaire ?

 

Jusqu'à une époque récente, je gardais soigneusement ces questions, ces angoisses et ce "secret" pour moi. Puis j'ai commencé à partager ce secret avec une amie, une 6, vierge également, et qui, apparemment, vit cela bien mieux que moi. Probablement le relativise-t-elle mieux. Il faut dire qu'avec les hommes, ce genre de chose est difficile à avouer, du moins le crois-je. Et ce d'autant plus que j'ai tout de même grandi dans le genre de quartier difficile où la presse puise ses faits divers. Bref, dans un milieu un peu macho, même si, très jeune j'avais déjà pris mes distances puisque j'avais déjà une fille comme meilleure amie, vers 7 ans. Donc, pour plusieurs raisons égotiques, pas question d'en parler jusqu'à ce que je me sente suffisament en confiance avec quelqu'un(e) pour l'avouer.

 

Bien. Me voilà intarissable sur une question dont je n'ai même pas réllement fait l'expérience. Et comme tout à l'heure, au moment de lancer un autre message, je me sens tout embarassé. Pourquoi ai-je écrit ce message ? Dois-je vraiment l'envoyer ? Voulais-je obtenir de l'aide, simplement partager mon expérience, ou me décharger d'un poids ? Un peu des trois ? Pourquoi est-ce-que je n'arrive pas à verbaliser directement l'angoisse et le mal-être que ce genre de déclaration m'occasionne ? Pourquoi je ne parle pas de la tristesse profonde que me provoque le sentiment de mon incapacité à faire évoluer ma vie ?

 

Pour terminer, j'ajoute un avis à propos de ton message, Marie-Hélène. Je ne pense pas que privilégier les relations avec un type, quelle qu'en soit la justification, soit une bonne attitude, notamment vis-à-vis de soi. Moi-même, je croyais avoir plus d'affinités avec des personnes selon leur type. Cette croyance s'est révélée fausse car elle venait de mon ego. Je cherchais des filles capables de me faire vivre des choses que je ne vivais pas par ailleurs, et aussi avec lesquelles il me serait facile d'éviter les conflits, grâce à leur caractère conciliant. Je pense que, t'intégrant en 9, tu recherches inconsciemment les attributs du 9 que tu ne possèdes pas, tout comme il m'est arrivé de ressentir cela (amicalement parlant) avec des 4.

 

Une autre chose m'a amusé : le fait que le sexe t'attire pour son symbolisme plus que pour le plaisir physique qu'il procure. Je trouve, moi, que les deux se complètent bien.

 

Nicolas (9 alpha avec deux toutes petites ailes qui ne l'aident pas à prendre son envol, malgré son âge)

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Wallace

Bonjour,

 

Je voudrais réagir à ce que Cheeta a dit d'un ami 6 au début de cette conversation. Moi aussi, j'ai besoin de vérifier auprès de ma partenaire que mes désirs concordent avec les siens et pour cela, la voie royale est effectivement la parole, la mienne et la sienne. Dans ces circonstances-là aussi, le silence a tendance à déclencher chez moi le doute et donc la peur.

 

Wallace

 

PS : Je suis d'accord, Nicolas, avec la réponse que tu fais à Marie-Hélène, mais comme cela transgresse les règles données en début de cette discussion, je le dis en post-scriptum pour ne pas me faire engueuler le terrible administrateur du forum. :happy:

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Izz

Je reprends cette discussion abandonnée depuis bien longtemps mais passionnante.

Nicolas, l'évitement du conflit suffit-il à justifier ta virginité ?

Marie-Hélène, quand tu te demandes s'il vaut mieux privilégier les relations avec un autre type que le 9 qui t'attire plus que les autres, demandes-tu systématiquement à quelqu'un dont tu viens de faire la connaissance son ennéatype ? Par ailleurs, si tu le types toi-même, es-tu sûre qu'il s'agit du bon ?

Il serait dommage de faire tourner l'ennéagramme dans un système fermé. Il s'applique justement à nous aider à évoluer, à nous ouvrir. Je ne souhaiterais pas, comme quelqu'un le racontait un jour, trouver dans des journaux des petites annonces du genre : "Femme type 2 cherche homme type 7 pour jeux amusants."

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Françoise

Bonjour,

Marie-Hélène, pour toi, la sexualité est "l'expression la plus profonde de ce que nous sommes en tant qu'être humain", tu lui accordes une valeur symbolique, et tu es 6.

Moi qui le suis aussi, je ne pense pas comme toi. À mes yeux, la sexualité est l'un des facteurs qui nous constituent en tant qu'être humain, mais ce n'est certainement pas le seul, et je ne pense même pas que ce soit le plus important. Par périodes, même, j'estime que mon incapacité à dominer mes pensées dans ce domaine est une source de déshumanisation.

Puisque l'Évangile est une de mes références, je ne peux pas ne pas citer ce passage où Jésus dit que celui qui regarde la femme d'un autre avec convoitise a déjà commis l'adultère dans son cœur avec elle. Ceci s'applique aussi aux femmes, et si l'on dépasse la lettre du propos, on s'aperçoit qu'il ne s'agit pas tant de condamner l'intention que d'aider à passer outre.

Je vis avec une "morale de l'intention" (ce qui n'est pas spécifiquement catholique, je tiens à le dire, car j'en connais qui ne se soucient guère de leurs intentions, ni de ce qu'elles peuvent provoquer chez autrui !). Je ne sais pas si c'est spécifiquement 6, mais c'est ainsi en ce qui me concerne. Par morale de l'intention, je veux dire que si je rêve de connaître un homme qui n'est pas le mien, cela porte à conséquence. Je sais rationnellement que la pensée et l'action ne sont pas de même nature, mais cela fait que je me remets en cause : suis-je honnête ? Suis-je à la hauteur de l'idée de mariage ? Etc. :sick:

Pour ce qui est du côté "pratique" de la sexualité, je ne me pose pas trop de questions. J'ai envie ou je n'ai pas envie. :laugh: La seule chose qui m'étonne, c'est de voir à quel point un homme peut être complexe dans ce domaine ! Certainement au moins autant qu'une femme. :crazy:

Cordialement,
Françoise (6)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Françoise,

 

Analysant entre autres le passage de l'Évangile que tu cites, les Pères de l'Eglise faisaient une distinction entre l'arrivée d'une pensée et le fait de continuer à l'étudier.

 

Pour eux, l'arrivée d'une pensée était un acte involontaire, une tentation du malin, et à ce moment-là, il n'y a pas faute. On est proche là des spiritualités orientales pour lesquelles "je ne pense pas", mais plutôt "ça pense en moi".

 

Puis, ils affirment qu'il y a un choix. Soit nous écartons la pensée (nous rejetons la tentation) et tout va bien, soit nous la tournons et retournons dans notre tête avec complaisance, et là il y a péché.

 

L'Ennéagramme n'est pas lié à la spiritualité chrétienne (ni à aucune autre) et ne considère donc pas la notion de péché. Cependant, l'idée d'observation de l'ego est assez proche. Le meilleur moyen de se désidentifier de l'ego, c'est de l'observer sans s'y impliquer.

 

Très cordialement,

Fabien

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Françoise

Bonjour,

Je tiens à dire que je n'essaie pas de lier l'ennéagramme à ma religion (même si certaines personnalités partageant mes vues s'y attèlent). Simplement, pour ma part, je remarque que "ça" fonctionne ainsi. Le fait est que je suis véritablement malade lorsqu'il m'arrive de désirer un autre homme que mon mari.

Eh oui, Fabien, c'est vraiment bien placé de me remettre sous le nez les Pères de l'Eglise. :blush: Toutefois, savoir que je me complais quand cela m'arrive ne m'aide pas toujours à en sortir facilement, ni à retrouver l'harmonie au sein de mon couple. Et donc, qu'y a-t-il de spécifique à la sexualité, pour un 6 ? Qu'est-ce qui nous permet d'avancer ?

Je n'ai jamais vraiment eu peur de la sexualité en tant que telle. Le corps n'est que le corps, et ma mère (tout de même) m'a appris à le respecter, à le vivre comme (j'estime qu') un être humain doit le vivre.

J'éprouve plus facilement de la lassitude à l'égard de la sexualité. C'est toujours à recommencer, c'est fini, c'est imparfait. Je crois que c'est précisément mon incapacité à rester fidèle mentalement qui me donne cette impression.

Cordialement,
Françoise (6)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Françoise

"Et donc, qu'y a-t-il de spécifique à la sexualité, pour un 6 ?"
C'est justement le but de cette section du panneau d'accumuler suffisamment de témoignage sur des sujets non abordés ailleurs pour commencer à dégager des lignes communes à chaque type… s'il y en a, ce qui n'est pas sûr. Ici, il nous faut attendre d'autres participations, mais il semble que le sujet soit encore tabou et que ce soit difficile. :sour:

Le corps est le corps effectivement. Mais tu ne dis pas exactement cela ; tu dis : "Le corps n'est que le corps." (souligné par moi)
Il me semble qu'il y a dans ce "que" moins de respect que tu ne le dis… Pour moi le corps humain (et celui de l'ornithorynque, et tous les autres) est une source d'émerveillement quotidien.

Quand tu épluches des oignons, tu pleures. C'est normal. Cela dit quelque chose sur ton corps et rien sur ta psychologie : tu n'es pas triste.
Quand tu vois un homme qui te plais, tu ressens du désir. C'est normal. Cela dit quelque chose sur ton corps et rien sur ta psychologie : tu aimes ton mari et tu tiens ta promesse de fidélité.

Il me semble que le corps n'est pas une machine qu'il faut à tout prix contrôler dans toutes ses fonctions. Nous le laissons fonctionner seul pour des tas de choses (essaye de contrôler ton pancréas !), alors pourquoi pas d'autres. Le laisser faire ne veut pas dire lui céder systématiquement. Ce n'est pas non plus à lui de contrôler l'ensemble du système.

Puisque tu es chrétienne, tu sais que le Christ disait que le commandement majeur est d'aimer son prochain comme soi-même. Cela implique que s'aimer est nécessaire et, pour moi, cela implique d'aimer toutes les composantes de soi, corps compris et imperfections comprises. Car si tu n'aimes que ce qui est parfait en toi, tu n'aimeras ton prochain que s'il est parfait. (Dans la phrase du Christ, le mot comme n'est jamais assez souligné.)

Très cordialement,
Fabien

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Izz

En tant que 8 alpha, l'émotionnel est le centre réprimé : Instinctif -> Mental -> Émotionnel. Ma passion est l'excès. Il est beaucoup question de l'excès en tout chez le 8, particulièrement dans le domaine sexuel. Je le manifeste dans ce domaine comme en tout : jeu, nourriture, loisirs et tout ce qui me tombe sous la main et me plaît au moment présent. Après en avoir goûté tant et plus, je laisse tomber pour ne plus y revenir.

En amour, je dirais que les coups de cœur ont guidé ma vie, et plutôt à mauvais escient. Cela l'a beaucoup bouleversée.
La libido n'y était pas privilégiée, mais si la relation commençait ainsi, j'allais au bout de mon plaisir et lâchais rapidement la relation quand je m'apercevais que l'échange intellectuel n'était pas suffisant à mon intérêt.

Je sais scinder ma vie et mes relations. Un ancien amant peut devenir un ami, mais un ami peut rester éternellement un ami et ne jamais devenir un amant.

Pour toucher mon cœur, il faut déjà qu'il y ait un plaisir quelconque (instinctif), que je réfléchisse ensuite à ce qui me convient ou non dans cette relation et que mon mental le valide. Alors seulement mon émotionnel se laisse complètement aller à la relation.
Bref, je peux vivre aujourd'hui une relation complète et épanouie car j'ai suffisamment réfléchi et fait valider par mon mental le droit à mon émotionnel d'ouvrir son coeur.

Précédemment, ça me plaisait d'abord, je vivais la relation sans réfléchir ensuite et je finissais par me demander un jour si j'avais aimé et même si j'étais capable d'aimer.
Paradoxalement, depuis que je réfléchis un peu plus avant de me lancer tête baissée, je vis des relations plus calmes, qui me conviennent mieux et surtout sont plus épanouissantes.

La passion m'empêchait d'arriver à mon cœur. Le mental me permet d'ouvrir mon cœur.

Je ne peux donc affirmer que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Je voudrais ajouter deux choses.

Je ne peux faire confiance à quelqu'un qu'après l'avoir testé dans tous les sens. Cette confiance se manifeste par un véritable abandon à la relation.
Comme le 6, tant que je ne suis pas sûre de la relation, le doute trône en permanence dans ma tête et je suis toujours prête à l'éliminer par des tests et pan par pan. Cela donne de l'indiscrétion parfois, un subit questionnement serré, le fait de reprendre des affirmations et de les corroborer avec de précédentes affirmations ou des faits connus…

Me trahir me met dans une colère noire et coupe court à toute relation.

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Kiki

Bonjour tout le monde,

Voici mon témoignage de 7mu.

Par respect pour mon 5 alpha qui souhaite les garder privées, je ne conterai pas nos bientôt vingt ans de galipettes.

Je parlerai donc de mes ébats d'adolescente et de comment, hors batifolages, je gère mes élans sexuels.

Adolescente, il m'est arrivé de quitter un garçon que j'aimais parce que je n'éprouvais pas de plaisir à faire l'amour avec lui. Nous sortions ensemble, et nos premiers ébats ont marqué la fin de notre relation. Je suis partie sans explication. À mes yeux, c'est typique du 7 mu : "Je veux bien mobiliser mon instinctif et me fatiguer physiquement avec toi si je t'aime. Mais si tu ne m'apportes pas de plaisir, je te quitte avec un peu de tristesse, mais sans regret ni remords." Je ne sais pas à quel centre relier le plaisir, je ne le perçois pas comme appartenant uniquement au mental, mais je sens bien comme cela est typique du 7. Ce n'est pas le "Avec moi ou contre moi !" des 6 et des 8, c'est le "Pour moi ou sans moi !" des 7 et peut-être bien aussi des 4.

À la même époque, j'étais l'objet d'une compétition entre quelques ados. Mes échanges avec eux étaient mentalement et émotionnellement frustrants, et la partie en moi flattée d'être au centre de leur attention ne suffisait pas à contrebalancer la frustration. Il m'est donc arrivé une fois de m'ébattre avec un garçon que je n'aimais pas et pour lequel je ne ressentais aucune attirance sexuelle, dans le but d'en finir avec la compétition et ainsi me débarrasser de la situation. J'y retrouve le sacrifice, expression du sous-type social du 7. J'ai passé un moment ennuyeux à en mourir. En bonus, ce garçon m'a laissé des morpions ; le message était clair, cette stratégie était nulle : "Mais quelle conne, j'étais !" Cette idée m'étant insupportable, je m'en débarrassais aussitôt en transférant la connerie "Quelle bande de cons !" Je ne vois pas cela comme exclusivement 7, mais cette façon d'osciller entre "je suis nulle" et "vous êtes nuls et je suis tellement excellente !" est typique du 7. Et forte de l'assurance de ma supériorité mentale, je poursuivais la rationalisation dans un "les mecs qui abordent la sexualité comme un sport ont peur des femmes". Dès lors, un regard suffisait à maintenir les sportifs à distance : "Tu approches, je te bouffe !" Ceux qui approchaient néanmoins se retrouvaient congelés dans une indifférence froide et hautaine : "Tu es trop insignifiant pour m'être perceptible !"

Il m'est arrivé à plusieurs reprises de batifoler avec un garçon que j'aimais seulement bien mais dont l'énergie sexuelle m'était si agréablement tangible qu'elle mobilisait tout mon centre instinctif. C'était délicieusement délicieux, mais l'émotionnel et le mental n'étant que partiellement nourris, une relation de couple n'a jamais été envisagée. Simplement l'instinctif au service de l'instinctif, ce qui pour une 7 mu correspond à de grands moments d'intégration ! :miam:

Pré-ado, je vivais mon énergie sexuelle par le biais de fantasmes. Et dans l'objet de ces fantasmes je retrouve mon ennéatype. Le goût de la liberté et le refus des contraintes s'incarnaient dans un pirate, un bateau, une mer agitée, le lointain.

Dans la vingtaine j'ai rencontré mon 5 alpha et me convertissais au monoandrisme. Dans cette conversion, je retrouve mon sous-type social : "J'accepte un sacrifice, je renonce aux hommes pour cet homme, car quelque chose me dit que je vais y gagner au change." Et en effet, j'y ai trouvé une évidence, une profondeur de lien et de complicité que je n'ai jamais partagés avec aucune autre personne. Bien que l'intuition d'un meilleur à venir était présente, la conversion que je choisissais ne s'est avérée ni instantanée, ni facile. Car elle réveillait ma peur de 7 de l'enfermement, de la restriction. Evidemment, mon 5alpha ne m'a jamais demandé de le faire. Car un 5 ça ne parle pas, et surtout un 5, même s'il le vit différemment, ça a autant besoin d'espace et de liberté qu'un 7, et enfin, un 5 alpha réprime l'instinctif et de ce fait n'interfère guère dans les visions des autres. L'idée de cette conversion est venue de moi-même, d'une intuition. L'intuition appartenant au centre instinctif, j'y retrouve aussi la hiérarchie de mes centres ; le centre instinctif s'était naturellement mis au service des deux autres.

Depuis, lorsque l'énergie sexuelle me chatouille les narines et que mon 5 n'est pas présent ou pas disponible , que ni l'heure ni l'endroit ne se prêtent aux galipettes, ou que moi-même je suis trop enfoncée dans la répression de mon centre instinctif pour m'ébattre, deux stratégies s'offrent à moi : la sublimation ou l'union. La première produit une danse, un chant, un dessin, une sculpture. Elle ne me procure qu'un apaisement momentané, mais libère néanmoins la tension crée par l'énergie sexuelle , et ainsi elle me permet de répondre à ma compulsion en fuyant la souffrance que provoque la frustration. Mais elle demande une mobilisation du centre instinctif, il faut bouger un minimum, et de ce fait elle n'est pas toujours à ma portée. La deuxième stratégie, que j'appelle union car le mot décrit bien le phénomène, ne me demande aucun effort physique, et parle directement à ma gourmandise ; elle a évidemment ma préférence. Elle consiste à humer l'énergie sexuelle qui s'échappe d'une mâchoire, d'une main, d'un sourcil, d'une cuisse, d'une odeur, d'une voix, d'une musique, d'un souvenir ou autre, et comme un insecte, m'en gorger, la laisser se mélanger à la mienne et savourer le tout. Délicieusement enivrante, cette union des énergies sexuelles est à la fois apaisante et vivifiante. Sous cette forme, je suis restée polyandre. Cette seconde stratégie me semble être en parfait accord avec l'ego du 7 mu.

J'ai remarqué qu'une envie sexuelle impromptue me signale généralement que je m'ennuie, que j'aimerais que ce qui se déroule aille plus vite, que j'ai besoin d'être stimulée. À l'inverse, j'ai remarqué qu'une envie de cigarette me signifie un besoin de ralentir, de savourer l'instant présent.

Bisous clope :kiss:

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Jean-Nicolas

Bonjour à tous,

 

Il est beaucoup question de 5 sur ce thème mais il faut avouer qu'au niveau des témoignages, ils brillent plutôt par leur absence. Je vais donc prendre le contre-pied du post-scriptum de Cheeta qui dit : "Aidez-moi un peu, même les 5 qui lisent et n'écrivent pas !"

 

D'abord quelques remarques et commentaires par rapport à tout ce qui a déjà été dit sur le sujet.

 

Cheeta et Fabien disent : "chez le 7 égotique, la recherche rapide et prioritaire de son propre plaisir." Chez moi, c'est tout le contraire. Je ne partage pas le mot "rapide". J'aime prendre mon temps. Ne dit-on pas d'ailleurs que "le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier ?" Ensuite le plaisir de ma partenaire est prioritaire. Est-ce vraiment de la générosité ? Qu'en est-il de l'avarice du 5 ? J'ai réfléchi sur cette apparente contradiction. Je pense qu'en tant que 5 mu, c'est un bon moyen de ne pas faire appel à mon émotionnel. Montrer son plaisir, c'est se dévoiler intimement. Ce n'est pas facile pour un 5. S'occuper de l'autre, c'est une façon de rester "observateur".

 

Fabien dit encore : "Par contre, la relation émotionnelle est extrêmement importante et je ne crois pas avoir été capable dans ma vie de faire l'amour avec une femme que je n'aimais pas." Même avec un émotionnel réprimé, c'est pareil pour moi.

 

Par contre, sur les "fantasmes et petits jeux" de Cheeta, Fabien tu dis : "[ils] ont été présents aussi, mais surtout dans des moments de désintégration." Je ne sais pas si on parle de la même chose, mais "fantasmes et petits jeux", partagés bien sûr, je trouve cela plutôt génial. Suis-je désintégré pour autant ? Le fantasme, c'est du mental, c'est l'imagination au travail. Une sexualité sans fantasme, c'est un peu triste non ? Il paraît que l'organe sexuel le plus important c'est le cerveau !

 

Autre citation : "Des fois [??], je demande la permission avant de faire des trucs à ma partenaire." C'est quand même un minimum de respect. Par contre inutile d'envoyer une demande par courrier recommandé, ni même de demander explicitement, le non-verbal marche très bien dans ces cas-là.

 

Enfin, dernière citation de Kiki : "Car un 5 ça ne parle pas, et surtout un 5, même s'il le vit différemment, ça a autant besoin d'espace et de liberté qu'un 7." Oui, le 5 a besoin de beaucoup d'espace de liberté, mais un 5, ça sait aussi parler, il suffit de lui poser les bonnes questions ! :hautetfort: Plus sérieusement, c'est vrai que le verbal, ce n'est pas évident. Essaye d'écouter ce qu'il a à te dire par le non-verbal. Un 5 a très envie de parler mais il ne sait pas faire, il faut donc un peu l'encourager. :happy:

 

Voilà pour mes réactions à vos écrits. Qui puis-je ajouter d'autre ?

Je ne suis malheureusement pas capable de faire un inventaire du genre avec les 1 ça se passe comme cela, avec les 2 comme ceci, avec les 3…et ce n'est pas parce que je ne connaissais pas la typologie des personnalités au moment de la rencontre. C'est tout simplement parce que je ne dispose pas de cette expérience. Je suis un très mauvais dragueur. Pour séduire il faut "aller vers", et mon ego me dit qu'il faut "se détacher de", d'où la grande difficulté. Je renvois pour ceux que cela intéresse à l'excellent article sur ce site de Peter Zappel, "Les défis de la rencontre amoureuse pour le 5". Tout y est dit.

 

Sinon, un amour complet ne peut exister selon moi sans la sexualité. L'amour platonique ? Connais pas ! Du sexe sans amour ? C'est triste !

 

Au niveau des pratiques, j'applique la fameuse formule "entre adultes consentants", et donc je n'ai pas grand-chose à dire sur le sujet car elles ne révéleraient rien sur moi, mais seulement sur le couple.

 

J'ai en gros trois façons de vivre ma sexualité.

La première se situe au niveau du corps et de l'ego. L'objectif est le plaisir. Le temps est en général limité (demain il faut se lever tôt, les enfants vont bientôt rentrer, etc.), et ça se passe ici et maintenant. Le lieu peut être varié et pas forcément confortable, la position non plus d'ailleurs. Les sens visuels, olfactifs, gustatifs jouent un rôle important. Il peut y avoir beaucoup d'humour, de fantasme. C'est assez léger.

La deuxième se situe je pense à un autre niveau, peut-être celui de l'essence (sur ce point Fabien j'apprécierais ton avis). Le temps n'existe plus, et ça peut durer longtemps. Le lieu est forcément le lit (confort) et la position enlacée (face contre face), comme au cinéma quand deux êtres qui s'aiment qui ne se sont pas vus depuis longtemps se retrouvent et s'étreignent. Le plaisir n'est plus un objectif, c'est l'union. Le goût, la vue et le reste n'ont plus d'importance. C'est une forme d'Amour absolu et complet. Je deviens l'autre. Le mental n'existe plus (il n'y a aucune pensée), l'instinctif disparaît (il n'y a quasiment aucun mouvement), il reste l'Amour (mais est-ce une émotion ?). La sexualité s'efface au profit d'une forme d'énergie. Bon, ce n'est pas à chaque fois comme cela, mais c'est une expérience qui tient de l'intégral, de l'absolu.

La troisième, enfin, se situe au niveau de la reproduction (on l'oublie souvent, c'est aussi une fonction de la sexualité). Cela rajoute une dimension particulière. Elle prend une forme de continuité, de projet commun, de complicité. On sait que quelque chose de miraculeux se passe. C'est assez magique. Tant qu'à activer mon VIOLET, je pense qu'une procréation réalisée dans l'Amour donne des enfants plus beaux et plus sains.

 

Voilà !

J'espère que ce témoignage vous permettra de voir plus clair dans le 5.

 

Amicalement,

Jean-Nicolas

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Fabien Chabreuil

Bonjour Jean-Nicolas,

Merci pour ce très riche témoignage.

"Je pense qu'en tant que 5 mu, c'est un bon moyen de ne pas faire appel à mon émotionnel. Montrer son plaisir, c'est se dévoiler intimement. Ce n'est pas facile pour un 5. S'occuper de l'autre, c'est une façon de rester 'observateur'."
Passionnant, je n'y aurais jamais pensé !

"Je ne sais pas si on parle de la même chose, mais 'fantasmes et petits jeux', partagés bien sûr, je trouve cela plutôt génial."
On ne parle pas de la même chose. Pour les 7, il y a un lien entre ceci et le contrepoids égotique du type (cf. stage Connexions). Cheeta et moi avions parlé de cela lors du stage, et c'est moins joli que les fantasmes et petits jeux que tu dois pratiquer, et que nous pratiquons aussi en temps normal.

"La deuxième se situe je pense à un autre niveau, peut-être celui de l'essence (sur ce point Fabien j'apprécierais ton avis)."
Je suis, comme toi, convaincu que ce vécu est au niveau de l'essence.

Très amicalement,
Fabien

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Kiki

Bonjour Jean-Nicolas et Fabien,

 

J'espère que ce témoignage vous permettra de voir plus clair dans le 5.
Merci infiniment ! :hautetfort: Le voir est délicieux, le lire encore meilleur :surprised:

 

…quant à le vivre, c'est exquis, bien sûr. :cool:

 

Je ne vous en dirai pas plus puisque j'ai promis à mon 5 alpha que je suivrai sa putain de loi du silence. :happy:

 

Alors…

 

Bisous encore ! :happy:

:rofl:

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Isa63

Bonjour à tous,

 

Je viens de lire ce sujet. Je me suis aussi posée la question de la sexualité en fonction des types. Je ne pense pas que l'on puisse dissocier l'histoire de vie de son type, même si elle prend plus ou moins de place.

 

Pour ma part, en tant que 1, depuis mon ego, avec un fort bleu en Spirale Dynamique, la sexualité a été un sujet difficile à vivre.

 

Je pense que lorsque j'ai tenté de commencer à vivre ma sexualité, je n'ai pas forcément rencontré de partenaires dans le désir d'un partage véritable mais plus à la recherche essentielle du plaisir, ce que j'ai mal vécu. Je pense que je peux aussi faire un lien avec mon histoire de vie : agression dans l'enfance, mauvaise image du couple parental, et la peur d'un père autoritaire.

 

Je ne sais pas vraiment si c'est le bleu de la Spirale Dynamique (grande culpabilité), l'identification à ma mère, ou mon aile 2 qui m'a fait vivre avec

la croyance d'un message parental reçu et/ou interprété : "L'épouse est au service de son mari; y compris dans le domaine intime." Avec la croyance qui m'a longtemps accompagnée : "La sexualité sans mariage est marginale, honteuse et faute."

 

Si à la découverte de l'Ennéagramme je ne voyais pas comment faire le rapprochement, aujourd'hui, je me pose la question de savoir si le lien peut se faire :

  • Avec les centres :
    • les instinctifs ont-ils besoin d'aller dans l'action ?
    • les émotionnels ont-ils besoin de partir des émotions ?
    • Les mentaux ont-ils besoin d'analyser ?

    [*]Avec les sous types. Sur ce point, je ne peux que témoigner de mon vécu de mes sous types de 1 :

    • Anxiété : "Oui, vais-je être à la hauteur pour nourrir ce moment si important et intime d'un couple (ou d'une relation) ?"
    • Inadaptation sociale : "Je ne me sens pas à ma place, je voudrais être ailleurs, et je me sens alors objétisée."
    • Jalousie : "Je me dois de satisfaire mon partenaire pour le garder bien à moi ?"

    Dans les trois cas, la colère était sous jacente parce qu'il y avait une grande insatisfaction.

 

Sexualité vécue depuis l'ego ou l'essence ?

 

Depuis l'ego, la sexualité resterait un besoin à "assouvir", comme les autres besoins de l'être humain. Sexualité vécue lors des premières expériences, puis en fonction de l'évolution de l'individu, et/ou de la relation ? Cela rejoindrait l'utilisation des centres : chaque centre sur-utilisé le reste dans le domaine de la sexualité ?

 

Je peux observer que si j'utilise mon centre de support qui est l'émotionnel, je me sens vraiment bien.

 

Depuis l'essence, la sexualité, devient plus consciente. Comme l'écrivait Jean-Nicolas dans son message, le plaisir n'est plus l'objectif mais c'est l'union et l'énergie qui en résultent qui permettent d'exister, d'être soi, de vivre le moment présent, puis de nourrir la relation.

 

Je vois là encore une fois, tout l'intérêt de se connaître, d'avoir envie connaître l'autre, de vivre un réel partage.

 

Amicalement

Isabelle

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Jérôme

Bonjour Isabelle,

 

Je lis ton message alors que je suis justement en train de me poser un certain nombre de questions sur les sous-types. Voici les réactions que cela m'inspire.

 

"Anxiété : Oui, vais-je être à la hauteur pour nourrir ce moment si important et intime d'un couple (ou d'une relation) ?"

Je dirais que l'instinct de conservation du 1 le pousse à se sécuriser en s'appuyant sur l'aide de ses proches, et à fortiori de son conjoint. Ce besoin est probablement plus fort pour le 1 alpha que le 1 mu, moins dépendant des autres. Le 1 tente alors "anxieusement" de ne pas perdre cette aide en étant parfait. Le parfait étant défini par l'idéal du 1 qui intègre ou pas comment doit se comporter une épouse ou un mari dans ce contexte. Il me semble que l'instinct de conservation ne se soucie pas des autres, et donc pas de nourrir un moment important d'un couple ; je pense que c'est plus une préoccupation de l'instinct sexuel.

En conclusion je trouve la première partie de ta phrase logique, et pour la seconde partie j'aurais plutôt dit "[…], pour pouvoir continuer à avoir le support, la protection ou l'aide de mon mari", ou alors je reprends la deuxième partie de ta phrase pour l'instinct sexuel "pour le garder bien à moi".

 

"Inadaptation sociale : Je ne me sens pas à ma place, je voudrais être ailleurs, et je me sens alors objétisée."

L'instinct social se préoccupe de l'adaptation à la société et la façon dont nous allons y être vus et acceptés. Je dirais que l'instinct social du 1 le pousse à s'adapter aux attentes des groupes auxquels il souhaite s'intégrer, mais il est tiraillé par la conformité à son idéal si celui-ci est différent. Si l'ego est très présent, la conformité à l'idéal va l'emporter, et l'adaptation au groupe va être limitée. En premier abord, je dirais qu'il intervient assez peu dans la sexualité d'un couple, sauf à ce que celle-ci soit apparente pour les groupes en question.

 

"Jalousie : Je me dois de satisfaire mon partenaire pour le garder bien à moi ?"

Dans le cadre où le 1 a déjà un conjoint, je dirais que l'instinct sexuel du 1 cherche à contrôler son conjoint autant que lui-même, et à faire que le conjoint adopte son idéal. Si le conjoint n'est pas parfait, alors c'est le 1 lui-même qui en est remis en cause, et il doit donc le surveiller jalousement. J'aurais donc plutôt vu une phrase comme "Je me dois d'aider (1 alpha) ou d'imposer (1 mu) à mon conjoint d'être conforme à l'idéal pour que notre relation soit préservée."

 

Ces réactions sont plutôt théoriques. Aussi ton avis en retour m'intéresse.

 

Très amicalement,

Jérôme

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Thierry

Bonjour Isabelle,

 

Je pense que lorsque j'ai tenté de commencer à vivre ma sexualité, je n'ai pas forcément rencontré de partenaires dans le désir d'un partage véritable mais plus à la recherche essentielle du plaisir, ce que j'ai mal vécu.
Ah, "véritable" ! Pour paraphraser le titre d'un roman de Milan Kundera, "l'insoutenable légèreté/profondeur de l'être" est en question. À mon avis, c'est une question qui transcende les modèles, et touche à chaque cas particulier. Les modèles sont surtout utiles pour souligner certaines difficultés probables dans telle ou telle relation, et donner si possible des moyens aidant à les résoudre.

 

Concernant les complémentarités qui favorisent éventuellement l'ébauche d'une relation, on peut noter que, selon Joseph Messinger (psychologue spécialiste de gestuologie), chacun est, ou bien plutôt orienté "désir", ou bien plutôt orienté "plaisir". Je le vois un peu comme deux danseurs sur le plan évoqué : l'un est plus conducteur que l'autre.

 

Je n'ai trouvé aucune corrélation entre la typologie gestuelle de J. Messinger, fondée d'une part sur des aspects d'attente et de réactivité et d'autre part sur des aspects proactifs, et l'Ennéagramme.

 

À noter, toujours selon J. Messinger, que les sens que l'on privilégie comptent aussi. Là, il ne s'agit pas d'être plus ou moins complémentaires, mais plutôt plus ou moins compatibles. (Par ailleurs, J. Messinger serait 8 muque je n'en serais pas surpris. Il y va souvent fort dans ses commentaires. :laugh:)

 

Amicalement,

Thierry

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Isa63

Bonjour Jérôme,

 

Merci pour ton analyse. Je me posais la question de savoir comment faire un lien entre la sexualité et les types. Ton analyse me montre que partir des sous-types n'est pas forcément judicieux ?

 

Je rajouterais juste en ce qui concerne "anxiété" : "[…] pour nourrir ce moment si important […] et m'y sentir en sécurité" ?

 

Amicalement,

Isabelle

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Jérôme

Bonjour Isabelle,

 

"Ton analyse me montre que partir des sous-types n'est pas forcément judicieux ?"

Je pense que c’est judicieux, et mes remarques portaient surtout sur la façon dont s’exprime chaque instinct. Je vois une influence de chaque instinct différente que celle que tu décris dans ton premier message.

 

Je crois que les sous-types peuvent avoir une grande influence sur la sexualité, notamment et assez logiquement l’instinct sexuel. Cela se combine au minimum avec la hiérarchies des centres (énnéatypes et variantes), le niveau d'intégration ou de désintégration, l’environnement culturel, la situation maritale et familiale, l’âge et son influence sur notre physique et notre psychisme. Compte tenu du nombre de variables, il est probablement difficile d’isoler complètement l’influence des types. Le sujet est encore tabou pour de nombreuses personnes (à commencer par moi), et l’accès aux informations n’est pas facile. Les témoignages de ce panneau sont à ce titre très précieux.

 

Belle journée à toi et à tous,

Jérôme

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