Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

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Cheeta

Partage d'un 7

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Cheeta

J'écris ce soir, j'ai l'impression de ne plus avoir de repères, c'est pas si mal en fait…

Après quelques années de recherche et de "travail sur moi" (mais qu'est ce que cette expression signifie au juste ?), j'ai participé à un stage utilisant des techniques proches de la PNL.
Je me suis rendu compte des limites du langage… En fait, chaque mot que nous (je) utilisons a pour nous une signification intuitive (floue) reliée, je suppose, à l'hémisphère droit du néocortex et une signification, disons, rationnelle (basée sur des synonymes comme un dictionnaire) reliée à l'autre hémisphère du néocortex.

Jusque là, tout va bien…
Le hic vient de l'application du principe des synonymes aux justifications foireuses de notre compulsion égotique. (C'est clair là ou…)

Exemple : la souffrance prévue fait moins mal que la souffrance soudaine à laquelle on ne peut échapper (du 7 typique !).
Concrètement, souffrir, c'est quoi ?
C'est devoir faire une tâche pénible sans pouvoir s'y soustraire.
Qu'est-ce qu'une tâche pénible ?
C'est quelque chose qui n'est pas marrant !
Pas marrant, c'est quoi ?
C'est quand je ne prends pas de plaisir.
A quoi tu vois que tu prends du plaisir ?
C'est quand je m'amuse.
Etc. Jusqu'à ce que tous les synonymes du sujet y soient passés.

Les non-mentaux me diront peut-être : "Ben, oui." Mais pour moi qui archi-utilise mon intellect, c'est une trouvaille assez importante.

En fait, mon mental ne fait que tourner en rond, se persuadant lui-même qu'il a horreur de la souffrance alors qu'en "réalité", il s'est juste comporté comme cela de noooooooombreuses fois depuis ma naissance.

En d'autres termes, je ne peux être un 7 que dans le passé. Mon présent ne dépend pas de ce cher numéro (qui me fait tendrement sourire pourtant).

LE MENTAL NE SERT PAS À ENFERMER LA VIE DANS UN SCHÉMA (dont, il me semble, le seul intérêt est justement de satisfaire le mental), mais à prévoir et à anticiper ce qui pourrait se passer (Par exemple, si je fais de l'accordéon à Paris à 6h du matin, j'irais peut-être au commissariat.) sans en faire une fixation (6 ?).

Au cours du stage sus-nommé, il m'est apparu que, depuis des années, ma recherche s'était à moitié plantée de direction : essayant, non sans "résultats" de pratiquer le "rappel de soi" de Monsieur G. (comme certains aiment l’appeler, mais dans quel but ?), j'estime durant cette période avoir, peut-être, "progressé" vers l'essence mais le résultat au niveau de l'ego fut inverse.

À chaque montée d'émotion (7 alpha), je l'interrompais aussitôt pour demeurer dans ce que j'estimais être l'état de rappel. À chaque émotion de joie ou à chaque jeu de mot, je reconnaissais ce 7 que je ne pouvais supporter, ce mental invité surprise de mes activités qui "m'empêchait" de profiter du présent avec ses blagues sur tout ce qui bougeait…

Durant une certaine période, je suis même devenu triste, singeant un 5 de pacotille (mon type d'intégration) dont j'acquérais superficiellement, c'est-à-dire majoritairement dans mes moments de solitude, le "calme" et surtout… l'avarice !

Mais il est vrai que durant cette période, et encore aujourd'hui, je crois avoir senti quelque chose à un autre niveau (capacité à digérer en conscience notamment)… mais cela me destinait plus à devenir un ermite anti-social qu'autre chose. Il était très dur pour moi de garder cette "présence" à moi-même (exercice des membres du stage Essence, par exemple) en parlant à des gens autres que ma compagne.

Aujourd'hui, je prends conscience du "retard" (sur quoi ?) lié aux émotions (négatives surtout,colère notamment). Je les ressens principalement sous forme de spasmes difficilement contrôlables, comme un enfant de 6 ans à qui l'on retire son jouet et qui ne SAIT PAS gérer sa frustration.

Tout à l'heure, j'ai senti en moi monter une émotion négative de frustration. Je l'ai observée et elle m'a parue si dérisoire que j'en ai souri.

Ayant acquis, à ce moment, de quoi gérer cette souffrance, je me sens sans repères. J'ai toujours fui la difficulté et cherché le moins d'émotions possibles… Maintenant je me sens plus léger, mais je ne sais plus que faire…

En fait, j'ai l'impression que je peux tout faire maintenant… Cette liberté me parait si… vaste et en même temps profondément "non-exceptionnelle" !

Quel manchot j'étais… Espérons que je ne le redeviendrais pas dans deux minutes. (Oups, trop tard !)

Cela me fait penser à la forme de "souplesse" du 9, sans indécision ni paresse. Cela se conquiert à chaque instant et c'est bien cela qui est passionnant.

Tous mes "guides" ont toujours été des 8 ou avaient des ailes en 8. Pendant des années, j'ai gloutonnement absorbé les qualités et les défauts du 8. Au final, il me semble que c'est ce qui m'a "retardé".

On ne se débarrasse pas d'un type comme ça, surtout si c'est le sien. Autant s'en faire un ami. Ce qui compte, ce n'est pas de suivre le chemin des autres, mais de vaincre (terme 8 !) sa compulsion.

La victoire passe par l'acceptation.

Je m'arrête là.
Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Merci de ton témoignage.

"En d'autres termes, je ne peux être un 7 que dans le passé."
Totalement exact. Toute inférence mentale est postérieure au "réel" auquel elle s'applique, et c'est bien entendu vrai aussi des autres centres. Toute image de soi est donc en décalage par rapport au "réel" et, donc, au moment où ce "réel" a lieu, il n'y a pas d'image de soi appropriée, pas d'identité. Tout ceci, bien difficile à mettre en mots, nous amène bien loin, au-delà même de l'essence.

"J'estime durant cette période avoir, peut-être, 'progressé' vers l'essence mais le résultat au niveau de l'ego fut inverse."
Les lecteurs réguliers du panneau savent que c'est un de mes dadas. Le travail sur l'ego et celui vers l'essence sont bien différents et une action efficace sur un axe ne l'est pas forcément dans l'autre. Il est important en travaillant sur un axe d'avoir une idée des conséquences sur l'autre.

"À chaque montée d'émotion (7 alpha), je l'interrompais aussitôt pour demeurer dans ce que j'estimais être l'état de rappel."
L'état de rappel de soi, que nous enseignons dans le stage Essence, implique une connexion au corps et une observation du fonctionnement des centres, sans les juger, ni les transformer. Il est précédé d'une phase d'observation de soi. L'entrée dans un état de rappel de soi peut interrompre une émotion (une pensée ou une action), mais cette interruption ne doit pas être une volonté au sens égotique du terme. Quand l'interruption concerne notre centre réprimé, il y a bien souvent anguille sous roche.

"Durant une certaine période, je suis même devenu triste, singeant un 5 de pacotille (mon type d'intégration) dont j'acquérais superficiellement, c'est-à-dire majoritairement dans mes moments de solitude, le "calme' et surtout… l'avarice !"
L'intégration implique toujours de garder les aspects positifs de son type : un 7 intégré est joyeux, un 1 intégré travaille, etc. C'est à cela que s'ajoutent les aspects positifs du type d'intégration.

"La victoire passe par l'acceptation."
C'est un des mots-clés. Acceptation bien sûr, plutôt que victoire. :laugh:

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Salut Fabien,

Une question et une seule, pour l'instant ! Comment vivre des… émotions ?

Pendant des mois, j'ai tout refoulé. Ensuite j'ai "contrôlé" mes émotions comme un simple exercice… car la beauté des choses que je percevais en utilisant mes émotions sous contrôle était vraiment fantastique !

Je voudrais les vivre, juste les vivre ! Mais si je "lâche" tout, elles ne viennent pas ! Tout juste une montée de mélancolie de temps en temps…

Est-ce qu'il y a un stage où Patricia et toi enseignez des "béquilles" pour (re)découvrir le centre émotionnel ?

Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

 

Pour appendre à vivre les émotions, il n'y a pas de solution simple et/ou toute faite. :laugh:

 

Nous pensons que la répression d'un centre, le centre émotionnel dans ton cas, est le résultat d'une blessure de la petite enfance qui a fait que l'ego a associé la connexion à ce centre à un danger mortel. Il s'agit de retrouver et traiter cette blessure et les conclusions qui en ont été tirées. C'est plus un travail individuel sur-mesure que de groupe.

 

Ceci dit, si tu "lâches tout", les émotions peuvent finir par venir, mais sans autre travail, cela risque d'être long. Tu peux plonger alors dans toute émotion qui apparaît, aussi ténue soit-elle. Peu à peu, les émotions seront plus nombreuses et plus intenses.

 

En tant que 7, il est important que tu saches que les premières émotions qui remontent à la surface sont, généralement, des émotions de souffrance ; la "montée de mélancolie" n'est qu'un avant-goût. Ces émotions de souffrance doivent être acceptées. Tout refus de les vivre ne ferait que rendre plus difficile les tentatives suivantes de se reconnecter aux émotions.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Cheeta

En fait quand j'y repense, tout a commencé quand j'ai fait une grosse connerie : il y a deux ans, pris d'une fatigue généralisée, j'ai demandé un avis, un conseil car je percevais que je gérais mal mon énergie… Je suis allé trouver un ami qui, visiblement (naïvement ?), n'en manquait pas. Il me dit : "Tu n'as pas vraiment de moyen d'avoir 'plus' d'énergie, par contre il s'agirait plus de voir où tu en perds beaucoup pour pas grand chose."

J'ai appris récemment qu'il était 1 (Pas un 1 comme ceux avec qui j'ai tant de mal. Excusez-moi messieurs du premier type lisant le panneau, ce n'est pas personnel. Zut, mon aile !) mais un 1 plutôt épanoui, rarement en colère en tout cas…

De là à suivre ses conseils… Cela m'a ôté ma joie de vivre. Je ne savais pas qu'un ego malade pouvait perdre (ou tout faire pour perdre) son orientation !

Il m'a, en gros, dit de cesser toutes les activités ludiques que je pratiquais, au lieu de m'observer en les faisant… J'aurais pu considérer cette remarque comme son opinion, mais je l'ai gloutonnement mise en pratique… jusqu'à la progressive disparition des émotions.

J'ai l'impression d'être arrivé à la cause la plus évidente de tout cela. Les émotions reviennent peu à peu. C'est plutôt… non maitrisé ! Elles sortent à tout bout de champ. J'ai parfois du mal à me pardonner d'avoir été si coléreux avec des gens qui ne méritaient peut-être pas cette dose-là…

C'est dur. Je souffre !!!!!

J'ai d'ailleurs momentanément cessé le rappel de moi. Si je ne me mens pas, il faut bien dire que je n'y impliquais que deux centres. D'abord reconquérir le dernier, puis m'y remettre ! Chaque chose en son temps.

Au boulot !!!!!
Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

"Je ne savais pas qu'un ego malade pouvait perdre (ou tout faire pour perdre) son orientation !"
Dans des circonstances normales, l'orientation est une constante du type qu'il aille bien ou mal, même si quand il va mal, on a parfois du mal à la reconnaître de l'extérieur tant sa manifestation est pervertie. Dans ton cas, la situation est différente puisqu'il s'agit d'un effort volontaire pour t'en détourner : "Il m'a, en gros, dit de cesser toutes les activités ludiques que je pratiquais […] J'aurais pu considérer cette remarque comme son opinion, mais je l'ai gloutonnement mise en pratique."

"J'ai l'impression d'être arrivé à la cause la plus évidente de tout cela."
Attention, la "cause la plus évidente" n'est pas forcément la cause première. La répression d'un centre se met en place dans la toute petite enfance.

Si tu es un 7 alpha et que tu réprimes donc le centre émotionnel, les circonstances que tu évoques n'ont pu que renforcer une répression pré-existante. Se reconnecter à ton centre émotionnel impliquerait donc bien d'effacer les effets de cette funeste période, mais il serait certainement nécessaire d'aller plus loin.

Si tu es un 7 mu, ce travail d'effacement de l'effet des bons conseils de ton ami 1 est suffisant et devrait être assez aisé. Il te resterait alors à renoncer à la répression de l'instinctif.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Fabien, c'est intentionnellement que j'ai choisi le terme "la cause la plus évidente". Pour la blessure plus profonde, je vais chercher… Pour l'instant je ne vois pas… Comment faire ? Je n'ai que peu de souvenirs de ma petite enfance !

Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

"Comment faire ? Je n'ai que peu de souvenirs de ma petite enfance !"
Pas étonnant ! De toutes les transes hypnotiques qui font que nous dormons notre vie au lieu de la vivre, le 7 a choisi l'amnésie. Il en est le spécialiste incontesté, battant à plates coutures le brillant challenger 8 et son mécanisme de défense de déni. :happy:
Pour aborder ce problème, en attendant de faire le stage Éveil, je te recommande la lecture du livre de Stephen Wolinsky : Ni ange, Ni démon : le double visage de l'enfant intérieur.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Pour l'instant, j'alterne entre "joie" et "déprime".

Joie d'admettre que je ne sais absolument rien, joie de lâcher le fardeau d'une image d'un moi idéal, joie d'admettre que je suis un 7 et joie de m'amuser à nouveau…

Déprime de me rendre compte que la "grâce", comme Patricia et toi l’appelez, ne dépend pas que de mes efforts, déprime de me rendre compte, après une partie de jeux, que je me suis totalement oublié, déprime de recommencer à jouer car je sais que je me sens INCAPABLE, au moment où j'écris ce texte (?), de savoir qui joue, qui écris, qui s'interroge.

Lorsque tu dis qu'il est préférable d'éviter d'accentuer le déséquilibre des centres, à quoi fais-tu allusion ? Est ce qu'un mental qui jouerait aux échecs ou un 3 au Monopoly accentuerait son déséquilibre ?
(Peut-être devrais-je créer une nouvelle conversation…)

Cheeta,

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Patricia et moi ne sommes pas particulièrement attaché au mot grâce. Nous l'utilisons dans le stage Essence lorsque nous expliquons que pour la plupart des traditions spirituelles,

  1. le travail sur soi n'est pas une garantie d'obtenir l'accès à l'état d'éveil,
  2. l'accès à l'état d'éveil a parfois lieu sans travail préalable sur soi.

Dans notre culture marquée par la spiritualité chrétienne, cette idée est lié au concept de grâce. Le mot choisi n'a pas d'importance majeure. Ce qui est important, c'est l'accent qui est mis ainsi sur l'indispensable lâcher prise dans tout travail sur l'ego et l'essence. Tu peux lire sur ce panneau une intéressante discussion sur ce sujet et, pourquoi pas, y laisser ton témoignage.

Toute émotion a une signification, est un signal qui nous apprend quelque chose sur nous-même. Le sentiment de déprime que tu décris est justement l'indice d'une insuffisance de lâcher prise.

Tu demandes : "Lorsque tu dis qu'il est préférable d'éviter d'accentuer le déséquilibre des centres, à quoi fais-tu allusion ?"
C'est effectivement une bonne idée d'analyser nos actions, nos objectifs, etc., en se demandant s'ils flattent notre ego ou non :

  • Favorisent-ils notre compulsion ?
  • Utilisent-ils notre centre préféré plus que les deux autres ?
  • Négligent-ils notre centre réprimé ou pire contribuent-ils à sa répression ?

Si la réponse à ce type de question est oui, il vaut peut-être mieux faire autre chose… Effectivement, le jeu d'échec, directement situé sur la ligne 5-8, n'est pas forcément approprié à quelqu'un réprimant l'émotionnel.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Le livre de Wolinsky m'a beaucoup apporté. :happy:

De nombreuses "transes" me sont apparues, notamment le fait d'avoir été séparé très tôt (un an) de mon père. Un continent de distance et un Océan Atlantique de tristesse, il y avait de quoi réprimer l'émotionnel.

Depuis peu, je re-pratique certains exercices que j'avais abandonnés, rappels, conscience du corps… Sans violence cette fois. J'apprécie sa vision, un peu moins 8 que Gurdjieff.

Il se trouve que, sans doute dû à mon centre réprimé, je perçois (visuellement, je veux dire) les gens comme… des objets, des plantes ou des animaux ; en fait, il y a dans ma perception ce qui bouge et ce qui ne bouge pas…
En me rappelant ce que j'avais ressenti au stage "Essence" en ayant le filtre d'attention du 2, je me suis dit que, peut-être, je ratais quelque chose… les autres probablement !

Merci encore pour l'ouvrage de Wolinsky.
Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Pour information, Stephen H. Wolinsky est un 6. Ses techniques qui forment la Quantum Psychology® sont particulièrement puissantes et utilisables en direct dans la vie quotidienne pour déstructurer les transes égotiques au fur et à mesure qu'elles se produisent. Les techniques de ce livre ("Ni ange, Ni démon : le double visage de l'enfant intérieur.") ne sont qu'une minuscule partie d'une œuvre très abondante et d'accès complexe.

"Il se trouve que, sans doute dû à mon centre réprimé, je perçois (visuellement, je veux dire) les gens comme… des objets, des plantes ou des animaux ; en fait, il y a dans ma perception ce qui bouge et ce qui ne bouge pas…"
Je n'avais jusqu'ici rencontré un tel phénomène que chez un 5 mu, c'est-à-dire avec la même hiérarchie des centres : mental préféré et émotionnel réprimé. C'est une configuration particulièrement dure, car les deux composantes (à un niveau égotique) poussent à l'éloignement des autres et du monde.

Pour traiter ce genre de phénomènes, je ne saurais trop te recommander les stages Pardon et Éveil pour, respectivement, traiter le traumatisme dû à l'éloignement de ton père et recréer une perception visuelle plus proche de la réalité.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

J'y serai…

Hier soir, lors d'une séance de kinésiologie, je suis remonté jusqu'à la cause (semble-t-il) de ma répression de l'émotionnel : je pensais que c'était la séparation, mais il semblerait, d'après mon centre instinctif interrogé par test musculaire, que cela soit plutôt dû à un accouchement assez difficile (+ maman ultra stressée).

Je me demande si la variante alpha/mu peut se décider si tôt ou s'il s'agit davantage d'un éventuel sous-type conservation.

Aujourd'hui, il m'apparaît que toutes mes "rigidités" proviendraient de l'image de papa-maman ; ce n'est pas nouveau, mais ça fait drôle de le vivre et de le ressentir.

C'est chouette les émotions. Je me sens vivant ! Enfin, un peu plus qu'avant ! :happy:

Très reconnaissant,
Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Je ne sais pas si les informations obtenues par la kinésiologie viennent de l'ego ou de l'essence. Peu importe ici. Tu dois pouvoir vérifier auprès de ta mère si l'accouchement a été ou non difficile et si oui, te voilà avec deux traumatismes à traiter au lieu d'un. Serait-ce de la gloutonnerie ? :laugh:

Je crois qu'il y a deux manières de développer sa variante alpha-mu, soit un traumatisme fort, soit une succession de petits événements. Dans le premier cas, il me semble possible que ce "choix" du centre réprimé intervienne très tôt. Dans ma propre vie, je connais un épisode vécu au cours du premier mois et qui peut expliquer la répression du centre instinctif.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Bonjour !

En en parlant avec ma chère maman (1-2 mu), elle m'a raconté que l'accouchement avait été affreux et très, très stressant pour elle. Rien qu'y repenser réactivait le stress. Je pense qu'à ce moment, j'ai dû sentir tellement d'émotions négatives (une colère de 1, en fait) chez ma mère, avec laquelle j'étais encore relié, que j'ai dû amalgamer, pour survivre, émotions négatives et émotions tout court.
J'aurais plutôt eu besoin d'encouragements à ce stade de mon existence où je me battais pour VIVRE !

Je me répète un peu.
Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

C'est bien d'avoir eu confirmation de ce difficile début dans la vie, et il est effectivement fort possible qu'il y ait là le début de la répression du centre émotionnel. Le travail à faire est double.

Il s'agit d'abord de diminuer en toi l'impact émotionnel de ce traumatisme.

Il est souhaitable parallèlement de pardonner à ta maman. Un homme a du mal à imaginer (et aurait sans doute du mal à supporter) la douleur d'un accouchement normal. Alors si celui-ci est difficile… Que chez un 1, cette souffrance déclenche de la colère est normal : l'accouchement ne se passe pas parfaitement et elle ne réagit pas parfaitement à ce qui se passe. Dans le stress généré par cette souffrance, il aurait fallu un niveau un niveau d'intégration exceptionnel pour ne pas manifester la compulsion et la passion de son type et on ne peut pas exiger de sa mère d'être une sainte. Depuis les travaux de Bruno Bettelheim, on sait qu'on ne peut demander à ses parents que d'être des "parents acceptables", ce qui n'est déjà pas si facile que cela…

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Bonjour,

Je reprends cette discussion pour vous parler de quelque chose qui me tient à cœur. (Tiens, une expression absente de mon vocabulaire il y a trois mois…)

Il s'agit du mépris.

Au départ je m'étais cru 5 pendant un an. (Il faut reconnaître que mon expérience se limitait à un ou deux bouquins mal fichus.)

En deux mots : lorsque j'établis une relation avec quelqu'un, il y a en permanence derrière un putain de rapport de force non explicite.

En fait je peux résumer toute mes connaissances en trois catégories : ceux qui sont assez con pour me laisser le pouvoir (et je les méprise alors), ceux qui sentant le piège refusent le rapport (ils m'énervent ou alors je rationalise…) et les autres… Les autres dont je recherche la compagnie (avec quelqu'un à l'intérieur qui hurle) parce qu'ils ont la force de caractère ou la lucidité de me dire : "Non, ce n'est pas comme ça que ça marche ! On est juste des hommes il n'y en a pas un au dessus et un au dessous… :wink: "

Avec une de mes ex (où il y avait un dessus et un au dessous, aïe elle est sortie presque toute seule), je suis resté deux ans en attendant qu'elle me remette à ma place… en la méprisant. C'était assez atroce !

Tout ceci me fait penser à un mélange de 5, 8, 7, 6

Enfin, au moins il y a un peu plus d'émotion… De plus en plus, j'arrive à sortir de cela avec les émotions. C'est bien ! :blush:

Lentement en voie d'ennéagrammisation,
Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

"Tout ceci me fait penser à un mélange de 5, 8, 7, 6…"
Franchement, je ne comprends guère. Je ne vois pas là-dedans autre chose que le domaine et la dichotomie du 7 : (cf. stage Ailes).

Tu manifestes fortement avec les autres le côté "supérieur" de la dichotomie. Il est donc vraisemblable qu'à l'intérieur, plus ou moins bien caché, le côté "inférieur" soit présent avec autant de force. Le trouver et le régler supprimerait le problème.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

L'autre jour comme ça, j'ai pleuré. Comme ça, sans raison, spontanément.

Je me suis rendu compte que je n'étais pas la personne incroyable que je croyais être.

J'espère toujours pouvoir y parvenir, mais je me rends compte que ça risque de prendre du temps, beaucoup de temps.

 

Dans le métro, un vieil homme jouait et en passant et en entendant sa musique, j'ai sangloté… dix secondes avant de continuer comme si de rien n'était.

 

Je ne comprends rien.

 

C'est pas grave.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Pleurer, lâcher un peu du narcissisme du 7 et accepter de ne pas comprendre, ce sont, ma foi, trois bonnes nouvelles, trois signaux concordants de prise de distance avec l'ego.

Mais oui, cela prend "du temps, beaucoup de temps".

Très amicalement,
Fabien

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Chris

Salut Cheeta,

Entièrement d'accord avec Fabien !

Pleurer, j'en connais un rayon là-dessus… Adolescente et maintenant, quand la souffrance est trop forte, c'est parfois la seule soupape à une douleur qui me dévorerait vive ! Dans le fait de pleurer, il y a expulsion de la douleur, de la souffrance et après on est soulagé. Et ce n'est par ce que ta compulsion est d'éviter la souffrance que tu ne souffres pas !

J'aimerais te conseiller un livre : L'intelligence émotionnelle, de Daniel Goleman. Je pense que ton mental pourra peut-être :happy: se rassasier d'explications et te faire découvrir et exploiter tes émotions.

Chris

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Esméralda

Merci Seb pour ce petit partage.

J'ai eu quelques 7 dans ma vie et il m'arrive pour certains de me demander : "Mais quand est-ce donc qu'il vont se laisser aller à être humain…"

Je te l'accorde, l'émotionnel du 4 face à un 7 peut se sentir blessé par moments (mon frère aîné en est aujourd'hui conscient…) et inversement le mental du 7 face à un 4 peut être exaspéré par moments !

Je souhaite juste te dire : "Merci, ton message me touche." :heart: Et c'est avec beaucoup de douceur que je te dis : "Ben, il était temps que tu laisse sortir tout ça… Quel bonheur ! Merci à toi, pour toi !" :happy:

Bien amicalement,
ESM

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Fabien Chabreuil

Bonjour,

C'est effectivement merveilleux que Cheeta se connecte peu à peu à ses émotions.

Je voudrais juste réagir à cette phrase : "L'émotionnel du 4 face à un 7 peut se sentir blessé par moments et inversement le mental du 7 face à un 4 peut être exaspéré par moments !" C'est entièrement vrai et pourtant, ils ont tous les deux tort. Rappelons-le, le 4 égotique ne représente aucunement la manière dont il faut vivre ses émotions et le 7 égotique n'est pas une référence en termes d'utilisation intérieure du centre mental. Nous sur-utilisons notre centre préféré et donc nous en servons fort mal. Pourtant, nous en sommes tellement fiers que nous aimerions que les autres fassent comme nous.

Je sais, Esméralda, Chris et Cheeta, que vous savez déjà cela. Mais un rappel ne fait jamais de mal et puis savoir est une chose et en être entièrement convaincu en est une autre…

Amicalement,
Fabien

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Cheeta

Bonjour !

Comment travailler concrètement sur les sous-types ?

Étant moi-même de sous-type conservation et 7, il me semble juste qu'il s'agit d'agir avec tempérance :crazy: concernant la nourriture :blush: , la santé et la sécurité… Mais là, il me semble agir d'avantage sur la passion-vertu de "mon" type ! Les deux travaux sont-ils si entremêlés qu'on ne puisse les différencier ? Cela m'étonnerait fort.

Mouais, c'est pas très clair dans ma tête. Je m'étais dit que vous pourriez peut-être m'éclairer… :kiss:

Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Oui, les deux sujets sont très entremêlés. Le sous-type détermine le contexte dans lequel nous vivons le plus notre passion parce que c'est une zone fragile en nous et donc de stress potentiel. Il détermine aussi comment nous vivons cette passion.

Le sous-type représente l'instinct qui a été blessé lors de notre toute petite enfance. Il est illusoire d'espérer se libérer totalement de notre passion sans avoir réglé le(s) traumatisme(s) correspondant(s). Ceci peut être fait avec la plupart des méthodes psychologiques (PNL, AT, Gestalt, etc.) sans même faire référence à l'Ennéagramme, même si le connaître améliore et accélère le processus.

Être tempérant dans les domaines de la santé et de la nourriture, oui bien sûr. Mais l'insécurité se loge dans bien d'autres moments de notre vie et ceux-là sont plus difficiles à repérer. Pour le 7 qui privilégie le centre mental intérieur, le monde extérieur est source d'insécurité et dans ce monde, il s'agit particulièrement des gens (même si le 7 en est rarement conscient). C'est ce point que tu pourrais examiner en premier.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Ach, il y a des choses qu'on intègre et d'autres qui restent coincés…

Si, lucidement, je m'observe, il faut bien reconnaître que je suis archi-narcissique !

Or, depuis quelques semaines, je me rends compte que je suis un homme… comme les autres :sad: et que pour arriver à faire ce que je veux dans la vie il va falloir bosser. :angry:

Et je dois dire que bosser sans garantie des résultats ne m'enchante guère. En fait ce qui m'angoisse, ce n'est pas tant de bosser dans le vent, c'est plus l'horreur de ne pas réussir à arriver aussi "haut" que je souhaiterais (et vue la hauteur de mes ambitions… je ferais presque mieux de me faire une raison tout de suite !) :sad::angry: .

Je vois bien que mon ego préfère tout faire couler ("À quoi bon !" et compagnie) plutôt que de lâcher prise, mais ça fait trois semaines maintenant et quand je vois les répercussions sur ma vie, je… j…

Me rendre compte que je suis un être "ordinaire" me désespère. Je ne veux PAS finir avec une maison, une voiture et un chien… :surprised:

Fabien, tu disais que le centre réprimé gouvernait tout en sous-main… C'est fou de voir l'émotion vers l'intérieur ! Là, c'est incontestable !

Il va falloir que je me pardonne d’être normal ou que je pardonne Dieu de ne pas m'avoir donné de super-pouvoirs ! Et pourtant j'aurais voulu ! :wink:

______________________________________________

Paradoxalement depuis ces quelques semaines, je ne fantasme plus sur n'importe quoi. Je sens mon contrepoids égotique baisser. C'est très net, il devient quasi-inexistant.

Je ne sais si c'est juste le fait de l'observer ou si cela traduit autre chose dans ma vie. Peu importe au fond.

Ce qui est sûr, c'est que les émotions sont là, avec leurs hauts et leurs bas… et je fais de mon mieux, le plus souvent possible.

Chamboulé, en espérant vous permettre de mieux saisir le 7,
Cheeta
P.S. : Chris, je suis en train de lire le bouquin dont tu m'a parlé ; c'est très mental pour moi ! (Mais intéressant. :proud: )
PP.S.: merci Esméralda ; que tu sois touchée… me touche ! :laugh:

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Esméralda

Seb,

Peut-être vas-tu trouver cela ennuyeux :proud:, mais je voudrais te donner un conseil, juste pour avoir le plaisir de partager une expérience à distance avec toi.

Je t'explique : j'ai vu un film dernièrement que j'avais loué pour visionner avec mes enfants… Et en le regardant, j'ai pensé à un message de toi qui m'avait touché (mais je ne sais plus lequel…). Je trouvais cela bizarre de t'expliquer que j'avais pensé à toi pendant que je regardais un film… alors je me suis tue.

Mais cette phrase, "Me rendre compte que je suis un être 'ordinaire' me désespère. Je ne veux PAS finir avec une maison, une voiture et un chien.", m'y a fait repenser.

Donc, si tu ne l'as pas vu, loue le film Sale môme produit par Walt Disney, avec Bruce Willis. C'est très beau (dit le 4 :laugh:). D'autant qu'on y trouve de émotions comme cela chez Bruce Willis : "Le centre réprimé gouvernait tout en sous-main… C'est fou de voir l'émotion vers l'intérieur !"

Si tu veux, bien sûr ! Et si ce n'est pas déjà fait !

Amicalement,
ESM

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Cheeta

Je ne comprends rien ! :surprised:

cheeta

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Esméralda

Y a rien à comprendre ! Loue le film ! Il se peut que l'histoire te montre des trucs intéressants à propos de ce que tu décris de ton ego et de ce que tu traverses… Mais bon !
ESM

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Chris

Hé salut Seb,

Bien contente de te relire, je me demandais où tu en étais…

Ouais, ce livre est un peu/pas mal mental, mais effectivement intéressant et enrichissant car l'auteur traite de la sous-utilisation et de la sur-utilisation du centre émotionnel et l'on s'aperçoit que l'un et l'autre ne sont pas mieux, d'où l'intérêt de trouver un équilibre… Et, si ce n'est pas facile pour toi, ça ne l'est pas pour moi non plus !

Je connais bien ta problématique du "métro, boulot, dodo" et essaye de m'en accommoder… Ce que je peux te dire pour t'encourager (si tu ne vois pas encore la lumière au bout du couloir), c'est que l'ennéagramme, en plus, ça marche vraiment… Je trouve maintenant plein de petits bonheurs simples dans ma vie banale de tous les jours et je m'aperçois qu'elle n'est pas si ordinaire que ça ! :happy:

De mon côté, je vais essayer de trouver le livre de Stephen Wolinsky "Ni ange, Ni démon : le double visage de l'enfant intérieur", car vos échanges avec Fabien sur ce livre me font penser qu'il est d'une rare qualité, et me donne envie… :happy:

À bientôt,
Amicalement,
Chris

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Aucune personne n'est ordinaire. Seules les circonstances de sa vie parfois le sont et qui s'en soucie si ce n'est l'ego. Dans One Taste, son journal de l'année 1997, Ken Wilber écrit à la date du 18 avril :
 

Hier, je suis resté assis pendant des heures dans un centre commercial à regarder passer les gens et ils étaient tous précieux comme des émeraudes vertes. La joie parfois dans leur voix, mais plus souvent la souffrance sur leur visage, la tristesse dans leurs yeux, la pesante lenteur de leur démarche, je n'ai rien retenu de tout cela. J'ai seulement vu la gloire des émeraudes vertes et des bouddhas rayonnants qui marchaient, et il n'y avait pas de 'Je' pour voir cela, mais les émeraudes étaient pourtant là. La poussière sur les trottoirs, les cailloux sur la rue, les cris des enfants, ici et là, un paradis dans une galerie marchande.


Très amicalement,
Fabien

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Cheeta

Trahhh ! Plein d'illusions tombent chaque semaine. Ça fait mal. J'ai besoin d'un câlin ! :sad: En fait, mon ego voudrait bien compenser, mais non y a pas moyen…

Je me rends compte aujourd'hui que "le nirvana est dans le samsara et le samsara est dans le nirvana", comme m'avait dit un jour un de mes professeurs… :crazy:

Mon ego veux tout lâcher, cesser de faire des efforts. Comme je l'ai déjà dit plus haut, il veut des compensations…

Je n'ai pas le souvenir que vous (Fab et Pat) en parliez dans les Bases ou ailleurs ? Pourtant quand je m'observe, c'est un trait quasi-constant !

"Cette humilité qui vient est dégradante, indigne de moi.", hurle-t-il.

Pourtant, quand je vois toutes les choses que "je" réussis vraiment, ce n'est pas lui qui est aux commandes à ce moment…

Je constate mon endormissement chaque jour et renonce petit à petit à l'idée de le supprimer. L'intégrer me fait un peu hurler encore…

Rien à voir, mais le sous-type peut-il changer au cours de la vie, oui ou non ? Peut-on normaliser ses instincts ? Jusqu'à quel point ?

Merci à tous. :kiss:

Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

J'ai été absent de Paris depuis jeudi matin et apparemment personne ne s'est dévoué pour le câlin ! Le voilà donc : :kiss::heart:

Le besoin de compensation est effectivement très fort chez le 7, surtout comme expression de l'instinct social : je veux bien souffrir un peu, renoncer à quelque chose, dit l'ego, mais il faudra me donner une petite récompense ! Cependant, je ne suis pas certain que seul l'ego du 7 fonctionne ainsi ; simplement, il le fait de manière un peu plus naïve que les autres types.

Oui, le sous-type peut changer au cours de la vie. Un travail psychologique peut régler les blessures d'un instinct ou au contraire des souffrances particulières peuvent nuire au fonctionnement d'un instinct qui pourtant s'était développé correctement.
La guérison des instincts est ce que savent faire la majorité des approches psychologiques, et il est parfaitement possible d'arriver à un fonctionnement normal.

Très cordialement,
Fabien

P.-S. : oui, nirvana est samsara et réciproquement. À un certain niveau du moins. À un autre, nirvana et samsara sont de simples concepts et donc des illusions. stage Néti néti.

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Cheeta

La guérison des instincts m'a l'air quand même ardue. Le mythe de la thérapie achevée ?

Je dois dire que quand j'ai découvert la notion de sous-type, mon premier réflexe a été de vous regarder, Pat et toi, après quelques années de travail. Voir si c'était faisable… et que je bosse pas dans le vent. :laugh:

Merci pour le câlin. :blush::kiss:
Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

"Le mythe de la thérapie achevée ?" J'avais pris soin d'écrire : "Il est parfaitement possible d'arriver à un fonctionnement normal." Je n'avais pas dit un fonctionnement parfait ! Pas fou…

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Arg… Et encore une manifestation de ma passion que je viens juste de repérer !

En fait, il semblerait que, dans un petit recoin de ma tête (comme si elle était pas assez encombrée :laugh: ), j'ai tout bonnement planifié toute ma vie, jusqu'au bout. :lame:

Et ceci me prend, je pense, une énergie incroyable, notamment lorsque mes objectifs sont d'ordre "spirituels" ou "essentiels". Mais si, vous savez bien, ce truc où il faut justement lâcher prise ! :proud:

Mpffff ! :lame: J'avais tout prévu ou presque, pas tant précisément (il faut quand même des portes de sorties et des plans B) que globalement, ce qui est pire car des mots creux et vagues, ça me colle d'avantage…

Je, j… :lame::crazy:

N-ième petite crise. J'ai l'impression de monopoliser le panneau… ou d'être tombé dedans. (Oh la, je vais prendre une aspirine…)

Mon intention initiale était de parler de la planification du 7 à l'échelle d'une vie… Bbha, je l'ai fait quelque part.

Cheeta

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

Et oui, c'est un piège classique que d'appliquer les mécanismes de son ego à la démarche permettant de s'en libérer. Pour un 7, c'est donc planifier le travail et les étapes et être glouton de méthodes, de techniques, d'idée sur le sujet.

Je dis souvent qu'il ne faut pas entrer en guerre avec son ego, parce qu'il gagnerait. Le coquin fait la même chose dans ce cas : il n'entre pas en guerre avec le processus de désidentification ; il se contente de l'absorber et de le reformuler à sa sauce !

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieu !

Cet après-midi, je viens de me prendre un coup de genou en pleine poire. :sad: Ça fait mal aux dents. Peut-être une dent fendue… Et en plus je ne peux même pas manger pour compenser. :sad:

Cela m'amène à pousser plus en avant une réflexion que je me fais depuis quelque temps.

Je me sens de mieux en mieux avec mes émotions. Je perçois maintenant ce que je veux, ce que je ne veux pas et ce que mon ego usurpateur ne souhaite pas. Dans la discussion "4, sécurité et sensibilité", tu dis bien que l'on ne peut pas gagner contre son ego… Je le crois bien volontiers. Mes émotions montent et m'indiquent tout doucement mes limites… du moment présent.

Une partie de moi craint toujours un peu de me laisser vivre (j'aime/j'aime pas), mais cela se règle progressivement, avec le temps. :wink:

Seulement, je commence à en avoir marre de passer dix ou quinze heures par semaine à m'entraîner à frapper ou à étrangler des types (!!! :laugh:). Que d'énergie dépensée depuis tant d'années pour… ne pas me sentir en sécurité ! Je veux dire que malgré mon entraînement, mon sous-type conservation (qui avait sans doute commandé au désir de pratiquer) ne se sent toujours pas en paix.

Je me rends compte de l'horreur de la violence vraie, et il me semble que la peur ne peut pas soutenir une vie de pratique. Est-ce un début de normalisation de l'instinct de conservation ? :cool: Restent la bouffe et la santé… Je n'ai pas fini de lâcher prise sur la notion de sécurité et les transes s'en donnent à :heart: joie, mais je les démasque maintenant. :happy:

C'est un gros morceau que de lâcher prise. Vous en parler m'y aide partiellement. Merci. :kiss:

Bon, je n'ai plus qu'à devenir cuistot maintenant…
cheeta 7-6 alpha, conservation (sans clan ?)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Cheeta,

D'abord, je compatis. Soigne-toi bien. :heart:

"Que d'énergie dépensée depuis tant d'années pour… ne pas me sentir en sécurité !"
Le sentiment d'insécurité est intérieur, et je ne crois pas qu'une solution réellement efficace puisse venir de l'extérieur : les arts martiaux, c'est très bien, mais il y a sur terre plein de gringalets qu'on renverserait sur le sol rien qu'en soufflant dessus et qui pourtant se sentent en sécurité. Le sentiment de sécurité est d'abord quelque chose qui est en nous et qui est indépendant des circonstances extérieures, mais aussi assez largement de nos capacités.

Très cordialement,
Fabien

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Cheeta

Bon, j'ai plein de choses à dire aujourd'hui…

Il me semble (m'illusionne-je ?) que le "choc martial" du message précédent soit en train de me faire changer de sous-type et :

  • c'est assez désagréable et douloureux, :sad:
  • cela me met dans un relatif état d'aquoibonisme similaire à celui du premier message de cette (trop) longue discussion (bien que je ne m'y identifie plus, c'est toujours cela…).
  • je me sacrifie de plus en plus pour un groupe, mais ce n'est pas très agréable. En fait, je fais cela faute de mieux : j'ai réalise les "trous" de mon ancien mode de fonctionnement ; un sentiment de tristesse m'envahit (deuil en cours) et je ne vois que mes amis pour m'en sortir, bien que l'idée du sacrifice me fasse vomir !

Je n'ai pas l'impression d'être très clair…

Il me semble que j'ai appris dans les arts martiaux ce que j'avais à y apprendre… Bien sûr, je vais continuer, mais cela m'a au moins permis de me désidentifier de cette pratique et du même coup de mon métier et de mes hobbies. Je ne suis PAS ingénieur, médecin ou dessinateur, mais bien plus…

Tout cela était déjà évident pour moi et cela m'a toujours fait rire (jaune ? :laugh:) lorsqu'à la question "Que faites-vous dans la vie ?", on répondait "dentiste" ou "commercial". Néanmoins je me rends compte qu'il y avait vraiment de sacrées motivations inconscientes lorsque j'ai choisi mes (7 oblige) professions. Les mettre à nu m'enlève un gros poids…

Cheeta

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