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Institut Français de

l’ennéagramme

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Messages recommandés

Gillou

Je viens de suivre le stage "Ennéagramme Bases" pour la deuxième fois ce week-end (dans le cadre de ma formation PNL). Je suis un 7 alpha, à aile 8, sous-type conservation, désintégration en 1 (là, j'ai encore besoin de certitudes).

 

Je me suis octroyé, ce lundi, un jour de congé pour pouvoir dormir car je suis un grand dormeur.
Mon frère qui est un 8 (j'en suis sûr maintenant), lui, dort peu. Couché tard, il s'endort de suite, est levé tôt et est très actif le matin.
Mon père qui était un 8, lui aussi, avait ce même type de sommeil.

 

Avec ces trois exemples et sans avoir poussé l'analyse, je me demande si le sommeil, en qualité et en quantité, est en rapport avec l'Ennéagramme.

J'aimerais en savoir plus. Comment dormez-vous ?

 

Gilles

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Fabien Chabreuil

Bonjour Gilles,

Comme tu le sais (ainsi que de nombreux lecteurs de ce forum), je suis un 7 mu de sous-type social à forte aile 8.

Je ne suis pas un très gros dormeur. Ceci dit, j'ai besoin de mon compte d'heures (sept à huit) de sommeil, et si je ne l'ai pas, mon niveau d'énergie descend assez vite. Cela est sans doute dû à la répression de l'instinctif.
Par contre, j'ignore ce que c'est qu'une grasse matinée. Je me réveille naturellement vers six heures du matin et ne me suis jamais de ma vie levé après huit heures, même après une folle nuit se prolongeant jusqu'à quatre heures du matin.

En règle générale (hors période de stress), je me couche, je m'endors aussitôt et je dors très bien, d'une traite. Je me réveille quasiment systématiquement entre trois minutes et trente secondes avant la sonnerie du réveil qui serait une souffrance insupportable. :laugh:
Adolescent, j'avais coutume de dire : "Rien, mais alors rien, pas même la pire chose au monde, ne pourra me couper l'appétit, ni le sommeil."

Même si je peux fonctionner autrement, et si je l'ai fait régulièrement dans mon adolescence et mon jeune âge adulte, j'aime me coucher tôt et me lever tôt. Si je ne sais pas faire une grasse matinée, je sais faire une grasse soirée : si j'ai besoin de récupérer après plusieurs nuits très courtes, je me couche à sept ou huit heures du soir, je m'endors aussitôt et je me réveille le lendemain matin à cinq ou six heures en pleine forme.
Outre une composante biologique, cet aspect est peut-être en partie dû à mon éducation : ma mère se levait très tôt (quatre heures, généralement), et je pense qu'une certaine activité dans l'appartement — même si elle essayait de ne pas faire de bruit — me réveillait de bonne heure.

Très cordialement,
Fabien

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Stéphanie

Bonjour Gilles et Fabien,

Mon rapport au sommeil ? Angoissant.

J'ai certes beaucoup besoin de sommeil (près de 9 heures par nuit), mais là, je ne suis pas sûre que ce soit lié à mon type.

En revanche, je suis une championne pour avoir des problèmes de sommeil : endormissement difficile, réveils nocturnes dès que quelque chose me tracasse. En pleine nuit, me réveiller pour ressasser mes soucis et, bien sûr, les amplifier fortement, là je me demande si cela ne peut pas être une caractéristique des 6 et du centre mental qui refuse de s'arrêter. Parce qu'en pleine nuit, la peur est démultipliée. Il n'y a plus que des scénarios catastrophes. Et là, l'angoisse monte.

Le sommeil pour moi est un vrai "sujet de travail". Et même si aujourd'hui j'arrive beaucoup plus facilement à le gérer, c'est à mon sens bien lié à un travail sur soi de "gestion du stress".

Dans les périodes hors stress, en revanche ces phases de sommeil sont pour moi extrêmement profitables (et pas seulement d'un point de vue physique). Si au moment du coucher je me pose une question et je m'endors avec, le matin au réveil la réponse est là, claire, limpide. Et ça, pour un 6 comme moi, c'est un vrai bonheur.

Y a-t-il d'autres 6 qui vivent la même chose ? Cette difficulté face au sommeil est-elle aussi partagée par d'autres types ?

Stéphanie

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Nyarlathotep

Salut,

Je suis un 9 et j'ai aussi des difficultés de sommeil. Depuis toujours, j'ai le sommeil plutôt lourd mais parfois un peu agité. Je me réveille souvent la nuit, comme si, même cela je n'arrivais pas à le faire convenablement, c'est-à-dire sans y introduire des perturbations extérieures (distractions).

Je suis un couche-tard, voire un couche-très-tard, à tel point que je suis arrivé, ces dernières années, à dérégler complètement mon sommeil. Il m'arrive ainsi de me rattraper de nuits blanches en dormant toute la journée. Je ne dors pas forcément longtemps, même si j'aime prolonger mes nuits par des grasse matinées. Je peux dormir de 4 à 12 heures par nuit, bien que mon record, suite à une accumulation de fatigues et de mauvaises nuits, doit atteindre enviorn 20 heures consécutives ! Et j'ai en général bien du mal à m'extraire de ma douillette couette.

Je me rappelle souvent de mes rêves et de mes cauchemars qui sont une source d'inspiration importante pour mes écrits.

J'ai aussi constaté que le sommeil est pour moi un refuge. Quand j'ai des tracas, je me couche et le lendemain tout va mieux (je dis mieux, pas forcément bien) et je me rends compte que mes soucis de la veille n'étaient pas si importants que ça.

Nicolas

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Jackie

Bonjour à tous,
Le sommeil à toujours été chez moi un sujet d'intérêt. Je suis de type 8 et, du plus loin que je me souvienne, dormir a été pour moi une perte de temps. Élevée à "la Colonie", j'ai de plus été câblée pour me lever tôt, 6h du matin. Quand à la sieste, elle était obligatoire… pour les autres.
Je suis une couche-tard, minuit-1h, et une lève-tôt, 7h au plus tard. Mon heure de lever est constante quelle que soit la saison et les épisodes : week-ends, vacances, travail. J'adore les petits matins car je dispose de l'espace pour moi seule (solitaire). Si d'aventure, je me lève très tard (8h 3O), je suis en colère, car j'ai gaspillé du temps (le temps, c'est mon luxe). Une de mes caractéristiques est de me lever toujours de bonne humeur, l'esprit vif, et la langue bien active… Le mental entre en action dès que j'ai l’œil ouvert. Quand je fais la fête je peux m'agiter toute la nuit, me coucher une heure et me lever à l'heure habituelle. Je récupère la nuit suivante en me couchant tôt vers 10h30. Me lever est un plaisir, me coucher est une souffrance car je dois souvent interrompre une activité pour me coucher (frustration). D'une façon générale, je ne dors pas la journée (sauf pour le plaisir). Je suis très rarement fatiguée car j'ai remarqué que si je sens une baisse d'énergie, j'écoute mon corps, fais une courte pause, je m'allonge 5 minutes et je repars sur les chapeaux de roues. Pour moi, la fatigue est une faiblesse, donc je gère… Même si je dors peu, j'ai besoin de mon compte de sommeil. Car autrement, je suis fatiguée donc agressive… Cela peut arriver quand je passe plusieurs nuits sans dormir mon compte (j'ai beaucoup de mal à me rendormir quand je suis réveillée par un évènement extérieur, car le peu que j'ai dormi suffit à me rendre toute mon énergie). C'était le cas après la naissance des enfants : je me levais pour satisfaire leurs besoins et d'être en action en pleine nuit relançait la machine. Impossible de me rendormir toute suite après ! La fatigue que je finissait par ressentir la journée affectait ma bonne humeur et ma patience ! Et j'aurai bien donné tout ce que je possédais pour une nuit complète.
Il ne m'est jamais de ma vie arrivé de passer 20h à dormir. Je ne suis pas une fan des grasses matinées, même coquines. Quand je reste trop longtemps couchée et ça depuis toujours, j'ai mal partout et je râle !
La nuit, je dors ! Je me souviens que, adolescente, la maison voisine avait brûlé pendant la nuit. Chez moi, tout le monde était debout sauf moi qui ai dormi du sommeil du juste. Quand, une fois levée, j'ai demandé à la famille "C'est quoi cette odeur ?" tout le monde a rigolé… Sur le plan de l'activité mentale, l'impression que j'ai, c'est d'avoir conscience malgré que je dorme que mon cerveau fonctionne à 100 km/h et qu'il ne s'arrête jamais. J'en ai parlé à un médecin, il m'a dit que j'avais un sommeil très réparateur et que, chez moi, les phases de sommeil paradoxal devaient être plus importantes que les autres phases… L'explication vaut ce qu'elle vaut…
Voila les observations que j'ai faites et qui semble recouper le premier témoignage de ce tableau sur le sommeil des 8.
Amicalement,
Jackie

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Jackie, tu es une 8 à forte aile 7 et moi un 7 à forte aile 8 et, une fois de plus, nous nous ressemblons étonnamment. Ton témoignage m'a fait donc penser à certains points qui sont aussi vrais pour moi et auxquels je n'avais pas pensé ce matin.

Chez moi aussi, l'heure de lever est la même en période de travail que de vacances. En temps normal, je dors le temps que j'ai envie de dormir, ni plus, ni moins : le contraire serait une souffrance ! Il n'y a donc aucune raison que ça change au gré des circonstances.

Je considère aussi le sommeil comme un mal nécessaire, une perte de temps alors qu'il y a tant de choses intéressantes à découvrir. J'aimerais beaucoup réduire mon temps de sommeil, mais je n'ai jamais réussi à le faire jusqu'à aujourd'hui. Quand je suis malade, quelle que soit la maladie, les symptômes s'aggravent durant la nuit.

Comme toi, je suis immédiatement opérationnel à 100 % dès que je me réveille et si c'est en pleine nuit, je connais aussi des difficultés de rendormissement.

Par contre, comme toi aussi, quand je dors, la profondeur de mon sommeil est énorme. Durant mon (très bref) service militaire, une fois, il y avait eu une bataille de polochons dans la chambrée où je dormais, avec ce que cela sous-entend comme agitation et comme bruit : à la stupeur des participants, cela ne m'avait pas réveillé, même si plusieurs traversins avaient fini leur course sur mon lit. J'habite à cinq minutes de la Tour Eiffel, et ce n'est pas le feu d'artifice du 14 juillet qui me réveille.

Depuis l'âge de cinq ans, j'utilise la nuit pour laisser mon inconscient résoudre des problèmes que je n'ai pas réussi ou pas eu envie de traiter à l'état de veille. C'est moins fatigant !

Voilà. Merci, Jackie, de m'avoir aidé à aller plus loin.

Très cordialement,
Fabien

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Nadine

Bonsoir,

 

J'adore dormir ! L'heure d'aller me coucher est un de mes moments préférés. J'aime ce moment où je me sens sombrer dans le sommeil, ce passage où je suis encore un peu éveillée et presque endormie en même temps. Ce moment de "lâcher prise" ?

 

J'ai besoin de beaucoup d'heures de sommeil (9 heures par nuit) et je suis de très mauvaise humeur si on me réveille avant le moment où j'ai décidé de le faire. Je déteste les dimanches matins où j'ai décidé de ne pas mettre de réveil pour profiter de ces moments rares et où c'est le téléphone qui me réveille !

 

Je dors bien et fais des rêves intenses, tant heureux que malheureux. J'aime choisir ce à quoi je vais rêver et j'ai la chance de bien me souvenir de mes rêves. Je revois souvent en rêve ma grand mère dont j'étais très proche et qui est décédée il y a 3 ans.

 

Je suis capable de sombrer des heures dans le sommeil quand quelque chose me tracasse (désintégration en 9 ?) et là où je parle de 9 heures par nuit en temps normal, ça peut devenir 12 ou 13 heures facilement en période de stress !

 

Nadine (3)

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Christophe

Bonsoir,

J'aime aussi beaucoup dormir. C'est une activité vraiment très agréable. Je dors bien et très rapidement.

J'ai besoin de beaucoup de sommeil (au moins 8 à 9 heures). Malgré cela, mes nuits peuvent se raccourcir si je suis dans une période d'intense activité et que le "travail" que je me suis fixé n'est pas terminé. Dans ces périodes, comme je ne suis pas un couche-tard et que je n'ai souvent plus beaucoup d'énergie passé 23 heures, je me lève aux petites aurores (sans problème) pour au moins finir ce que j'avais à faire dans mon programme de la veille. De cette manière, à l'heure habituelle du lever, je peux repartir pour une nouvelle journée sans être surchargé.

Je sens toutefois les limites des périodes de courtes nuits et, là, je dois rattraper toutes mes heures de sommeil, que ce soit la nuit, le jour et dans n'importe quelle position ou presque. Je dois dire que si je suis fatigué le centre émotionnel prend beaucoup plus de place, que je suis plus à cran, mais aussi plus sensible. Pour le 3 que je suis, le petit coup de déprime est le signal qu'il faut arrêter… Au moins pour une nuit… :happy:

La nuit est un moment où je peux remettre les choses "à plat" et avoir de nouvelles idées, beaucoup plus originales et un peu plus audacieuses ou "fofolles". Peut-être l'instinctif laisse-t-il la place au côté émotionnel ?

Les matins où je n'ai rien de précis à faire, le réveil et le lever sont des moments difficiles. Un réveil qui sonne trop fort (et qui vous fait faire une crise cardiaque chaque matin), un détail ou une contrariété infimes "réveillent" aussi la mauvaise humeur… (Mauvaise journée qui commence !)

Bien cordialement,
Christophe

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Jackie

Bonjour à tous,
Fabien, de part nos types respectifs, tu as noté beaucoup de similitudes dans nos fonctionnements. Je rajoute que si l'on me réveille brutalement, je le vis comme une agression, je peux être de fort méchante humeur et avoir une réponse brutale. Comme toi, je ne laisse jamais le réveil me réveiller. Je me réveille systématiquement avant qu'il ne sonne, quelle que soit l'heure à laquelle je l'ai programmé. Contrairement à toi, ce n'est pas pour éviter la souffrance. C'est pour éviter la domination : je me réveille et j'attends qu'il sonne pour me lever. C'est moi qui décide ! :laugh:
Par contre, je ne me sers pas de mon sommeil pour avoir des réponses. J'ai essayé mais ça ne fonctionne pas. En revanche, la méditation est pour moi un fabuleux outil de communication avec mon inconscient. Également, je ne prends jamais de décision importante sans avoir dormi dessus au moins une nuit. Cela me permet de tenir "l'agir" à distance raisonnable et d'avoir les idées claires.
Comme toi, la nuit semble favoriser l'aggravation de la maladie. C'est toujours durant la nuit qu'il m'est arrivé des incidents, rarissimes, il est vrai. J'ajoute que je rêve peu (je me réveille sans doute entre deux phases de sommeil).
Ce sont des rêves du matin, en couleurs, agréables et parfaitement cohérents et qui ne me semblent pas avoir de sens particulier… Quand ils sont très agréables, je les continue une fois réveillée jusqu'à ce que le réveil sonne ! D'une manière générale, je ne fais pas de cauchemars. Il m'arrive parfois de faire des rêves complètement incohérents. L'effet que ça me fait, c'est celui d'une poubelle que l'on vide et même ces rêves-là sont en couleur. J'ai remarqué que cela se passe quand j'ai mis le turbo sur le plan intellectuel et que j'ai eu du mal à calmer la machine pour m'endormir. Je ne m'endors jamais instantanément. Il me faut toujours un temps de décompression, le temps de laisser le mental se calmer. J'évite de méditer avant le coucher, car cela calme mon mental, mais me recharge en énergie !
Le mieux, c'est la lecture. Quelques lignes suffisent.
Merci Fabien de m'avoir permis de voir que même un réveil matin ne pouvait me dominer…
Jackie

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Hélène

À tous,

Cette discussion est fort intéressante.

Du plus loin que je me souvienne, mon rapport avec le sommeil a toujours été le même. Si vous saviez les regrets que j'éprouve devant l'inéluctable réalité : la journée doit avoir une fin, c'est le temps d'aller dormir. Je me couche donc le plus tard possible. Cependant, une fois couchée, le sommeil vient rapidement et je dors tout d'une traite.

J'ai aussi une confiance très grande dans mon inconscient pour résoudre des petits problèmes, pour trouver des réponses que je n'arrive pas à trouver à l'état de veille. C'est même ce qui me résout parfois à aller me coucher.

5-6 heures de sommeil, c'est suffisant pour moi. Je suis aussi vite levée (aussitôt qu'un de mes yeux s'ouvre, j'ai un pied hors du lit). Mais je suis obligée d'admettre que je ne suis pas très fonctionnelle dans la première demi-heure de la journée. Surtout les jours de semaine… Je dois être au travail à 7 heures, je me lève à 6 heures, et il me semble que mon cerveau ne se réveille que lors de mon déplacement maison-école.

Les fins de semaine, l'heure du lever est sensiblement la même, je suis disposée plus vite, beaucoup plus efficace.

Bonne continuation…
Hélène

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Eldge

Bonsoir à tous,

C'est amusant, je découvre cette discussion alors que je me suis posé quelques questions récemment sur le sommeil. C'était à la suite d'un article que j'ai lu qui disait que les personnes qui avaient l'habitude de dormir le moins vivaient le plus longtemps. Et moi je suis un gros dormeur, alors ça m'a fait réfléchir !

Pour moi, le sommeil est un plaisir. Mais dormir prend du temps et avoir du temps, c'est très important. Voilà ce que représente pour moi le sommeil : un combat entre le plaisir et le temps.

En général, je me couche tard. Pour quoi faire ? Pour lire, surfer sur internet, regarder un documentaire… À ce moment-là, la soif de savoir est plus forte que l'appel du lit…

Le matin, si je peux je me lève tard. Pourquoi ? Pour profiter du plaisir que cela procure, d'être comme dans un nid douillet, dans un cocon… Là, le plaisir est plus fort que la soif de savoir.

Qu'est-ce que représente pour moi le plaisir de dormir ? Quand je m'endors, je lâche prise. C'est comme si mon esprit se libérait, mes pensées ne sont plus structurées, je me sens bien.

La nuit, je peux me réveiller, mais je me rendors aussitôt. Trouver le sommeil pour moi n'est jamais un problème.

Le matin, j'ai énormément de mal à me lever. Je me réveille une ou deux minutes avant le réveil, mais c'est simplement pour éviter le choc… Après je peux très bien me rendormir avec la radio pourtant assez forte… S'il n'y a pas de raison valable pour ne pas que j'arrive en retard au travail, je me rendors ! Et j'arrive en retard… Dans ces cas-là, j'aimerais être comme ceux qui n'ont besoin que de dormir 5 ou 6 heures par nuit…

Le dimanche matin, quel plaisir ! Là j'assume complètement de beaucoup dormir et je ne voudrais pas ressembler à ces personnes qui dorment peu et qui ne connaissent pas mon plaisir.

Eldge

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Jean-Nicolas

Bonjour à tous,

Pendant les vacances, où je n'avais pas accès à Internet, je me suis fait quelques réflexions sur le sommeil et j'avais préparé un texte intitulé : "Le besoin de sommeil du 5". En voulant le poster, j'ai suivi le sage conseil de Fabien : "Recherchez le sujet que vous voulez aborder. Il a peut-être déjà été traité dans une discussion encore ouverte. Si c'est le cas, insérez votre message dans cette discussion", et donc je tombe sur cette discussion qui est certes ancienne mais très intéressante. Voici donc mon message, un peu retravaillé pour la circonstance.

Il se trouve que depuis plusieurs années j'ai un problème avec le sommeil. Je dors beaucoup trop à mon goût (entre 7 heures et demi et 8 heures et demi). Alors, je sais, je suis dans la moyenne, mais je suis assez jaloux des personnes qui après 6 heures, voire 4 heures de sommeil, sont en pleine forme et croquent la vie à pleines dents. Il me semble qu'elles profitent plus de l'existence et que moi je passe à côté de plein de (bonnes) choses. Je me suis donc depuis fort longtemps documenté sur le sommeil (réflexe de 5) et j'en étais arrivé aux conclusions suivantes :

  • La quantité de sommeil est innée.
    Quantité de livres annoncent qu'on ne peut rien changer : on est programmé pour dormir 6 heures ou 10 heures par nuit et c'est un fait. Point.
  • La quantité de sommeil est acquise.
    On trouve autant de livres (sans doute positionnés en ORANGE) qui disent tout le contraire, à savoir qu'il est possible de réduire son besoin de sommeil par des techniques diverses et variées. Par exemple une amie gynécologue me dit que depuis qu'elle a dû travailler pour passer ses examens à la fac, elle s'est habituée à ne dormir que 5 heures par nuit.

Pour ma part, je suis allé voir jadis un médecin qui m'a prescrit un cocktail de vitamines impressionnant et qui m'a fait des séances d'acupuncture, le tout sans résultat. Autre technique, j'ai essayé d'avancer progressivement l'heure de mon réveil, là aussi sans résultat.

J'étais donc résigné et en était resté là jusqu'au moment où je découvre l'ennéagramme et que j'apprends dans l'excellent stage Éveil que tout est une question de transe hypnotique. Je fais donc mes exercices (eh oui, je bosse !  :laugh:) et me pose la question si ce besoin d'aller au lit ne serait pas une forme de transe hypnotique qui sert mon ego de 5. Je souffre en effet de l'aspect intrusif du monde. Pas seulement de mes collègues de travail, mais aussi de ceux que j'aime, de ma famille. Comment alors me retirer (mon mécanisme de défense) sans les fâcher ? En expliquant que je suis fatigué et je vais me coucher. Au lit, enfin seul, je ne tarde pas à m'endormir. Mais suis-je vraiment fatigué ? Aujourd'hui, à la lumière de ce que j'ai appris, j'en doute. Quand je suis absolument seul dans la maison pendant quelques jours, comme par hasard, je dors moins.

Toujours est-il que je pratique mes exercices et que, effectivement, je parviens à moins dormir (réduction d'une demi-heure à une heure). Bon, certes, il y a une limite ! Le côté génétique reprend ses droits. Mais il y a une amélioration.

Ce besoin de sommeil dépend t-il vraiment du type ?

Je me souviens, il y une quinzaine d'année, j'ai dû participer à une foire commerciale. J'étais seul avec deux commerciaux du type 3. La fin du montage du stand d'exposition s'est faite vers minuit, puis le lendemain, la foire a débutée pour onze jours, non-stop. Onze jours à travailler douze heures par jour, puis repas du soir jusqu'à des heures pas possible. C'était une expérience très pénible. Debout toute la journée à se faire accoster par des emm…, pardon, des clients  :blush:, devoir leur donner des informations !!!  :beurk: Puis ne dormir que cinq heures. Un cauchemar. Mes collègues par contre s'épanouissaient. Vendre, vanter les qualités du produit, parler toute la journée, j'ai l'impression que ça les ressourçait. Ils étaient constamment en pleine forme, ou plutôt, croyaient être en pleine forme, car moi je voyais surtout les cernes sous leurs yeux. Alors, transe hypnotique du 3 ?

Voilà où j'en étais avec mes réflexions pendant mes vacances.

Ce que je peux ajouter pour faire écho aux riches échanges de cette discussion :

  • Une mauvaise nuit ou un manque de sommeil me mettent aussi de fort méchante humeur.
  • Je suis un couche-tôt et un lève-tôt (entre 5 et 6 heures du matin, week-end compris). Je savoure toujours ce moment où toute la maison dort et je suis seul.
  • J'adore le lit, mais seulement quand je suis fatigué. Si je suis malade ou que j'ai mon quota de sommeil, je n'ai qu'une envie, c'est d'en sortir.

En relisant les textes de ce forum, j'ai quand même un peu de mal à dégager une règle de "qualité et quantité" de sommeil par ennéatype, comme le proposait Gillou dans son premier message. Comme pour les comportements, j'ai plutôt l'impression que c'est la perception du sommeil et non sa qualité ou sa quantité qui font la différence.

Amicalement,
Jean-Nicolas

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Fabien Chabreuil

Bonjour Jean-Nicolas,

Merci pour ce très intéressant témoignage.

J'aurais pu écrire la même chose que toi : couche tôt, lève tôt, dormeur n'aimant pas dormir et ayant fait de vaines tentatives pour réduire son temps de sommeil.

Un peu paresseux et croyant en un déterminisme biologique, je n'avais jamais pensé à rechercher des transes hypnotiques derrière mes mécanismes d'endormissement.  :blush: Pourtant, ton analyse fait totalement sens pour moi, en transposant à mon ennéatype. Durant toute mon adolescence, me coucher tôt était un moyen d'échapper à la souffrance d'un milieu familial très intrusif : je dormais alors ou bien je bouquinais, mais ces deux activités étaient respectées. Je vais donc me mettre au boulot…

"Comme pour les comportements, j'ai plutôt l'impression que c'est la perception du sommeil et non sa qualité ou sa quantité qui font la différence."
Cela me semble vraisemblable.

Très amicalement,
Fabien

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Sevan

Bonjour,

Merci à tou(te)s pour les témoignages.

En tant que 9, je me retrouve dans les points suivants de Eldge :

[…] Dormir prend du temps et avoir du temps, c'est très important. […]
[…] Je me couche tard. Pour quoi faire ? Pour lire, surfer sur internet, regarder un documentaire… la soif de savoir est plus forte que l'appel du lit…
[…] Le matin, j'ai énormément de mal à me lever.

Quelques précisions et différences :

  • Je ne considère pas le sommeil comme un plaisir à part entière, même si c'est agréable.
  • Retarder l'heure d'aller se coucher n'est pas tant une "soif de savoir" qu'un moyen efficace de narcotiser, d'être bien fatigué et de s'endormir sans penser aux soucis du jour ou à soi. En fait, personnellement ça serait lire ET surfer sur internet ET regarder un documentaire dans la même soirée (si, si…). Évidemment, la part de "savoir" que je retiens est faible par rapport au temps passé.
  • Le mal à se lever le matin est également présent (ainsi que chez Nicolas autre 9). C'est beaucoup plus sensible lorsque je sais que la journée va être difficile, autrement dit quand je sais que des conflits m'attendent (discussion difficile avec des clients par exemple). Et j'ai beau me dire qu'il faudrait que je me lève, je NE PEUX PAS sortir du lit jusqu'à un "déclic" : dernière minute, effort surhumain pour me redresser ou virer la couette, voire mouvement spontané qui me fait me lever. Mais il y a réellement une sorte de barrière physique à surmonter (sorte de transe hypnotique ?)

En ce qui concerne la résolution des problèmes par la nuit qui porte conseil, je n'ai jamais pu en faire l'expérience car lorsqu'il s'agit d'un vrai problème, j'ai du mal à m'endormir et je dors mal.

Je ne me souviens que rarement de mes rêves mais c'est souvent par période où plusieurs nuits de suite, je me souviens. Parfois je fais alors l'effort de les noter.

Autrement, dans des périodes de calme et sans réveil, mon temps de sommeil tourne autour de neuf heures.

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Harper

Bonjour à tous,

 

En ce qui me concerne, il convient de séparer être dans/sur mon lit et dormir.

 

En effet, mon lit est un des endroits les plus agréables et sécurisants de mon environnement quotidien, c'est donc là que je lis, écoute la radio ou de la musique, réfléchis, et traite mes émotions (les deux derniers quand j'ai besoin de me sentir en sécurité pour ce faire).

Il paraît que c'est déconseillé en cas de troubles du sommeil, mais en ce qui me concerne cela semble presque mieux marcher comme ça, même si je fais une insomnie… Je me détends, j'écoute la radio, si je me rendors ok, sinon j'essaie de me détendre autant que possible (ouais, bon, si mon allergie aux acariens me fait me moucher toutes les trente secondes, la détente, c'est pas gagné).

 

Dormir, ça dépend… (en dehors de l'allergie susmentionnée)

 

Si je vais bien, alors la durée et l'horaire de mon sommeil se calent naturellement sur les besoins de mon corps, qui peuvent varier. Je trouve tout à fait naturel de dormir davantage en hiver qu'en été, ou si j'ai accumulé de la fatigue. Pour moi, dormir est une chose agréable.

 

Par contre, quand quelque chose me tracasse, je vais avoir tendance à mal dormir. En général je m'endors assez vite, mais me réveille passablement angoissée au milieu de la nuit (entre 1h et 2h), ou, plus souvent, entre 4h et 5h. J'ai tendance à ruminer des pensées parano-pessimistes si je ne trouve pas un moyen de détourner le mental vers quelque chose d'anodin… genre émission de vulgarisation scientifique ou culturelle nocturne de France Culture… d'autant que certains "animateurs" (la pertinence du mot devient douteuse au vu de ce qui suit) ont un ton très… calmant, qui me fait me rendormir assez vite. Hélas, à l'occasion il m'est arrivée d'être réveillée en sursaut par une émission de musique concrète, ou de tomber sur une pièce effroyablement morbide qui me plombe le moral…

 

Cela dit, une fois la cause de mes tracas disparue (là non plus, c'est pas gagné quand on est 6…), je dors profondément (et souvent un peu plus longuement) les nuits suivantes.

 

Je me couche assez tôt ces temps-ci (22h, parfois un peu avant ou un peu après), parce que mes besoins sont ainsi en ce moment. Si j'ai le choix, j'ai tendance à prendre mon temps pour démarrer ma journée, mais comme je mange peu le soir, je ne traîne pas trop au lit parce que j'ai faim. Je peux me bouger rapidement si j'ai cours en premier créneau, mais sinon j'aime prendre du temps, ne pas me presser, ni stresser. Le top pour les vacances, c'est me remettre au lit avec un bouquin ou des mots croisés après le petit dej'.

 

Très cordialement,

Bénédicte

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On dirait le sud

Bonjour à tous,

 

Voici un sujet très intéressant sur lequel je comptais intervenir depuis plusieurs semaines (dès que le forum redeviendrait accessible en écriture).

 

J'ai un rapport ambigu avec le sommeil. J'aime dormir une fois que je suis endormi et en même temps, j'ai tendance à postposer l'heure de mon endormissement. C'est particulièrement le cas depuis 2 ans environ (depuis que je suis au chômage et que j'ai dû retourner vivre chez mes parents). Cela me permet de faire le lien avec mon adolescence où le sommeil était pour moi une façon bien commode de faire de la résistance passive-agressive. Aîné d'une famille de 5 enfants, la vie de famille était mouvementée… et trop conflictuelle à mon goût, je trouvais donc le calme dont j'avais besoin quand tout le monde dormait. De plus, le manque de communication (ou la mauvaise communication) que j'observais entre mes parents était une grosse source de stress. Je craignais qu'ils finissent par se séparer, ou qu'ils me demandent de prendre partie, et donc de me positionner en tant que "fils aîné". J'avais donc là aussi besoin d'apaiser mes inquiétudes, de retrouver la paix et l'harmonie familiale à laquelle j'aspirais. Ceci dit, mes craintes étaient fort probablement accentuées par ma désintégration externe en 6

 

Aujourd'hui, peut-être sous l'effet de la crise personnelle et professionnelle que je traverse (crise de la quarantaine ?), j'ai l'impression de chercher de nouveau à fuir mon quotidien (et mes questions, mes craintes, mes doutes, etc.) dans le sommeil… surtout le matin quand je n'ai rien de prévu à mon agenda alors que je néglige ce même sommeil en m'endormant très tard (entre minuit et 4h du matin selon les périodes, le stress du jour et ma fatigue du moment).

 

Depuis l'âge de 10 ans au moins, j'ai toujours aimé lire dans mon lit avant de m'endormir. Enfant, je lisais parfois à la lampe de poche sous les draps plutôt que sous la lampe de chevet afin de me faire plus discret. J'avais besoin d'évacuer le stress de la journée ou ma colère non conscientisée en m'évadant dans un roman ou en accumulant des connaissances (pour mieux comprendre le monde et les autres). C'était le moyen que j'avais trouvé pour braver l'autorité parentale, surtout celle de mon père, gendarme. Plus tard, je voulais prouver que mon père avait tort en affirmant à longueur d'année que "les heures avant minuit comptent double." (Il m'aura fallu des années pour l'expérimenter et, surtout, l'admettre.)

 

Aujourd'hui, à 42 ans, je sens toujours l'effet de ce "conseil" de mon père… ainsi que ma résistance plus ou moins consciente. J'ai l'impression qu'admettre qu'il avait (ou a) raison, c'était (c'est) accepter qu'il me contrôle. Or, aujourd'hui encore plus que lors de mon adolescence, il m'est difficile (douloureux ?) de me laisser contrôler par lui. J'ai longtemps eu peur de lui (de son impulsivité, de son côté gendarme rien que dans son regard) et, compulsion d'évitement des conflits oblige, il m'était difficile de m'affirmer face à lui. Encore aujourd'hui, ce n'est pas chose aisée. D'où le quasi automatisme à chercher à m'endormir seulement minuit passé, même si mon sommeil n'est pas aussi récupérateur, même s'il y a un risque de conflit le lendemain quand je me réveille "en décalage" vers 10h du matin (et parfois, de plus en plus exceptionnellement, juste avant midi).

 

Depuis 2 ans environ, j'ai observé une autre raison à mon endormissement tardif : la narcotisation sur mon ordinateur portable (films, internet, etc.). C'est une autre manière de me surcharger le cerveau d'informations (pour ne pas penser à mes soucis du moment) ou de m'anesthésier la conscience (fixation d'oubli de soi). Ma participation aux stages d'ennéagramme à Paris (pendant la même période grosso modo) m'a aidé à prendre petit à petit conscience de ces mécanismes. Cela m'a aussi aidé parfois, pendant de courtes périodes, à inverser la tendance, à mieux prendre soin de moi.

 

Si je comprends bien les matinaux parmi ceux qui se sont exprimés ci-dessus, ils trouvent le calme au petit matin (quand la maison dort encore) alors que je le cherche (et le trouve) personnellement le soir, voire en début de nuit (quand la maison vient de s'endormir). Je pense que j'ai besoin de cette période de calme pour parvenir à trouver le sommeil, que j'ai besoin de refouler vraiment ma colère (quand il y en a) ou de m'abrutir en narcotisant (quand je suis confronté à un conflit interne, en ressentant éventuellement de surcroit de la colère vis-à-vis de moi-même). Je rêve de pouvoir parvenir à me lever tôt, frais et dispo, et donc, d'être parvenu à m'endormir tôt la veille en ayant respecté ma fatigue et mon corps. La plupart du temps, quand j'y parviens, c'est parce que je suis tombé amoureux et donc que j'agis davantage sous le mécanisme de fusion. Mais quand j'y arrive rien que pour moi, cela fait un bien fou qui amplifie celui du sommeil de qualité.

 

Bien amicalement,

Benoît

 

PS : Le prochain ordinateur que j'achèterai ne sera plus portable. En attendant, je cherche (et tente) des trucs pour éviter d'amener mon ordinateur actuel sur mon lit… et ce n'est pas facile de les mettre en pratique tous les jours.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"En attendant, je cherche (et tente) des trucs pour éviter d'amener mon ordinateur actuel sur mon lit… et ce n'est pas facile de les mettre en pratique tous les jours."

Déjà, tu peux remplacer l'ordinateur par un livre (ou même une liseuse) ou une revue : c'est principalement l'éclairage frontal de l'ordinateur qui dérègle plusieurs de nos horloges biologiques et perturbe en conséquence la sécrétion de la mélatonine, l'hormone du sommeil. Pour rétablir un rythme normal, une supplémentation mesurée en mélatonine pendant quelques semaines peut peut-être aider.

 

Très amicalement,

Fabien

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Babou

Bonjour à tous !

Le sommeil, quel bon sujet de réflexion ! Merci à Gillou d'avoir proposé ce thème, je vais pouvoir y ajouter ma version de 7 alpha. :happy:.

 

Pour moi, le sommeil ne doit pas remplacer les choses que j'aime et que j'ai envie de faire (sortir, regarder un dernier épisode d'une série, poursuivre une conversation intéressante, une séance de gym matinale…). J'ai souvent des idées de choses à faire et le sommeil me prive du temps dont j'ai besoin pour pouvoir tout faire, surtout le matin. Et mon temps est pour moi très (trop ? :confused:) précieux car il y en a peu dans la journée !!

 

En général, je m'endors et me réveille facilement (sauf si je suis préoccupée par quelque chose, là je suis coincée à cogiter :idontthinkso:) et le plus souvent de bonne humeur pour démarrer la journée. :proud: J'aime me lever tout de suite après la sonnerie du réveil, ou quelques minutes après. Les vraies grasses matinées existent si on m'y encourage mais de moi-même je n'en fais jamais car je pense à ce que j’aurais pu faire à la place.

 

J'adore être fatiguée physiquement :pt1cable:, je recherche cet état en faisant beaucoup de sport, et là, j'apprécie d'aller au lit ou juste de m’y poser pour bouquiner (si je n’ai rien d’autre à faire).

 

En revanche, je n'aime pas me sentir fatiguée par manque de sommeil, car je ressens alors la journée comme un horrible fardeau où tout devient difficile et cela me prive du plaisir de vivre une belle journée. De plus, fatiguée, je suis irritable et je perds patience. Je fais la tête et je suis désagréable. :sick: Donc, mieux vaut éviter cet état de fatigue ! Donc je fais attention à ne pas me coucher tard plusieurs soirs de suite.

 

Voilà !
À bientôt !
Babou

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"J'adore être fatiguée physiquement :pt1cable:, je recherche cet état en faisant beaucoup de sport, et là, j'apprécie d'aller au lit."

Cette phrase m'a bien fait rire. Comme je l'ai dit plus haut dans la deuxième partie de mon témoignage, j'ai besoin de sommeil mais je n'aime pas dormir. Par contre, comme toi, Babou, j'adore l'acte de me coucher ! Au moment où je m'étends, il y a une extrême volupté qui ne dure que quelques secondes, hélas. Et si on se relève et se recouche — j'ai testé —, cela ne marche pas. Trop dure la vie !

 

Par contre, 7 mu réprimant l'instinctif et né fatigué, je n'ai pas besoin de faire du sport pour cela…

 

Très amicalement,

Fabien

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Florence77

Bonjour à tous, notamment à Fabien, à qui je suis heureuse d'annoncer que je serai maman d'un petit garçon d'ici la fin du mois ! :happy:
 
J'ai lu attentivement vos témoignages et me reconnais tout particulièrement dans les propos des 9 qui ont participé à cette discussion ! Je reprends ainsi totalement à mon compte la synthèse de Eldge faite par Sevan :

 

[…] Dormir prend du temps et avoir du temps, c'est très important. […]
[…] Je me couche tard. Pour quoi faire ? Pour lire, surfer sur internet, regarder un documentaire… la soif de savoir est plus forte que l'appel du lit…
[…] Le matin, j'ai énormément de mal à me lever.

 

Le soir constitue LE moment où je conscientise vraiment les tensions que j'ai vécues dans la journée : comme si c'était le moment de le faire, ou pour le dire mieux, précisément parce que ça n'est pas le moment de le faire (je ne risque pas à cette heure de décrocher mon téléphone pour dire le fond de ma pensée à la personne dont le comportement m'a contrariée !), je donne libre cours à mon énervement, mon inquiétude, en grande partie anesthésiés au cours de la journée.
 
Je déteste aussi avoir à revenir sur des choses que je pensais réglées ou qui restent en suspens (le côté instinctif du 9 ? la volonté de contrôle ?) : ce sentiment d'impuissance, cette impression que les choses n'avancent pas au rythme que je souhaite, que l'on m'a négligée, voire oubliée, je les ai accumulés dans la journée… Ils ressortent le soir et je dramatise tout cela silencieusement, entre colère et tristesse.
 
Du coup, moi aussi, j'ai besoin d'accumuler les activités pseudo-intellectuelles, principalement via des écrans ce qui, comme le notait justement Fabien, est tout à fait dommageable à l'endormissement. C'est aussi une manière de m'accorder du temps, j'ai l'impression de me "recentrer". Si je choisis des émissions dont le thème me convient ou des sites dont les sujets m'intéressent, je n'en retiens pas grand-chose ! Ce sont des impressions agréables qui m'aident à me détourner de mes pensées négatives : en général, je me fixe un horaire que je finis toujours pas dépasser avant de mettre un terme à mes "recherches".
 
En cas de vraie insomnie, je suis capable de me remettre en podcast un bon vieux "C dans l'air", un "Rencontre avec X" ou un "Affaires sensibles", même (surtout ?) si je l'ai déjà écouté deux fois. C'est un peu comme l'histoire que les parents vous racontent pour vous endormir.
 
Tout ce que je vous dis là correspond à des phases de désintégration. Je n'ai pas vécu cela pendant les 18 premiers mois de ma nouvelle vie de couple : toutefois, mon conjoint s'endormant assez rapidement et ma grossesse me posant, dans cette dernière ligne droite, quelques soucis pour trouver une position confortable, sans parler de l'appréhension de l'accouchement, j'en reviens ces temps-ci à mes mauvaises habitudes ! :cry:
 
Le matin, cela dépend. Si je suis obligée de me lever, aucun souci ! Je sors du lit comme une bombe (voire je suis réveillée toutes les heures par l'appréhension que le réveil ne sonne pas…). Le stress d'arriver en retard et, du coup, de faire poireauter une soixantaine d'étudiants (évitement des conflits) me rend très réactive : très vite réveillée, douchée… le tout pour avoir un temps essentiel à accorder au petit-déjeuner (sensualité du 9 ?). J'ai besoin de ne pas me presser, ce qui serait trop pénible : donc je me lève en conséquence.
 
En revanche, si je n'ai pas d'horaire défini, là, il faut un treuil pour m'extraire du matelas : sensation d'être droguée, report du réveil sur une durée qui peut avoisiner une heure (avec sonnerie tous les quarts d'heure que je relance quatre fois sans sourciller)… Je suis tellement bien dans le cocon du lit, dans la chaleur des draps que renoncer à cette volupté est un véritable déchirement, une lutte dont je sors victorieuse mais avec un vague sentiment de culpabilité.
 
Le week-end, pas d'horaire trop matinal, je n'ai aucun scrupule à dormir jusqu'à 9 heures ou 10 heures. Mais si les enfants de mon compagnon sont là, je suis très douée pour flairer l'odeur des pancakes qu'il peut avoir concoctés : et là, je retrouve toute mon énergie pour "sauver ma part" : je suis debout en deux-deux, instinct de conservation oblige (mon sous-type est vraiment APPÉTIT !)…
 
Voilà pour les quelques remarques que je voulais ajouter, en espérant que cela a alimenté (!) notre conversation.
 
Florence

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je n'interviens généralement dans ces discussions que pour témoigner, mais là je ne peux pas résister. C'est une joie de te relire, Florence, après deux ans de silence. Silence bien occupé ma foi : une "nouvelle vie de couple" et "un petit garçon" en phase d'atterrissage. Je suis ravi de tout cela et souhaite plein de bonheur à tous.

 

Très amicalement,

Fabien

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Florence77

Un grand merci à toi pour ton message amical, Fabien ! je prends un congé parental de six mois dans la foulée du congé maternité et compte bien mettre à profit un peu du temps que je vais avoir pour suivre d'un peu plus près ce qui se dit sur le forum !

 

Bonne suite de journée à tous, au plaisir de vous lire et de partager avec vous nos différentes approches de la vie !

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Quokka

Coucou tout le monde,

 

Donc. Je suis une 4 alpha aile 5… et comme beaucoup, je me suis interrogée sur ma relation au sommeil...

 

D'abord je crois être une ÉNORME dormeuse. :happy: J'ai besoin de quelque chose comme 9 ou 10h de sommeil si je décide de faire un effort de régularité, mais évidemment ça ne dure jamais trop longtemps parce que je me fais rattraper surtout le soir par tout ce que j'aurais aimé faire dans la journée et que je n'ai pas eu le temps de faire. Je suis donc une couche tard, voire très tard, pour prendre un temps pour moi sans contrainte, pour laisser libre court à mes envies : films, écriture, rangement, préparation des affaires pour le lendemain (eh oui, ça peut prendre pas mal de temps). Régulièrement j'essaie de cadrer l'emploi du temps pour me coucher et me lever à des heures correctes en fonction de mon travail mais ça ne dure jamais longtemps car j'ai l'impression de m'enfermer dans une routine (merci l'évitement de la banalité).

 

Généralement j'attends d'être épuisée pour m'endormir ce qui ne veut pas dire cependant que je ne suis pas dans mon lit depuis un certain temps et un temps certain. Alors évidemment dès que j'ai officiellement la tête sur l'oreiller, je dors d'une seule traite.

 

Pour me lever le matin, c'est une autre histoire… On est proche de l'impossibilité physiologique et métaphysique. :happy: :happy: Il faut vraiment que je sois dans l'obligation de me lever soit pour aller travailler soit parce que quelqu'un attend quelque chose de moi… sinon je trouve mon petit lit bien douillet… et mon petit déjeuner n'est que le prolongement de mon oreiller.

 

Oula… J'ai le sentiment de me perdre dans les détails… Désolée, je recentre… Donc comme vous l'aurez remarqué, j'apprécie particulièrement le sommeil parce que c'est une période (j'ai un peu honte de le dire mais ça vient de me sauter au yeux en vous écrivant : bonjour l'ego !!) où je suis tranquille et je peux partir dans mon monde intérieur et mon imaginaire sans être dérangée. Je ne culpabilise pas de prendre ce temps pour moi… Alors évidemment je bagarre entre mon monde imaginaire et mon besoin de dormir : c'est un peu comme mon histoire du soir de quand j'étais petite… Et puis je m'écroule sur mon oreiller.

 

Je me réveille très rarement la nuit.

 

Ça… c'est quand la journée s'est bien passée.

 

En bonne émotionnelle que je suis, si quelque chose s'est mal passé dans ma journée (retard au boulot, incompréhension avec quelqu'un, culpabilité de ne pas avoir respecté le programme que j'avais tenté de me fixer, entre mille autres choses qui me trottent dans la tête et qui me font remettre en question tout et le restant), là, le sommeil est une autre histoire. Je vais ressasser l'épisode en question et m'accabler de tous les maux de la terre. Dans ces cas-là je ne dors que très très tard dans la nuit et je ne trouve le sommeil qu'une fois que j'ai "sorti" ce que j'avais dans la tête soit par le dessin soit par l'écriture soit par le chant (en playback à 2h du mat, je vous rassure !). Voilà mon superbe mécanisme de défense qui se met en place : introjection, sublimation, ou aussi avec une bonne crise de larmes pour calmer les émotions (et pour que les autres ne me voient pas pleurer…).

 

Bref… Mes remarques sont un peu foutraques (en bazar :happy:) et je réalise que je me complique la vie en ne mettant pas certaines habitudes en place… Y'a encore du travail sur l'ego à faire. :wink: :wink:

 

Voilà mes premières remarques sur le sujet mais je ne garantis pas avoir fait le tour de la question !

À plus !!

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Rosso

Bonjour,

 

J'ai une relation plutôt difficile avec mon lit et le sommeil.

 

Depuis l'enfance, je  fais des cauchemars. Mes troubles du sommeil se sont aggravés pendant plusieurs années suite à un stress post-traumatique (avarice d'infos assumée : j'en parlerais peut-être un jour ici si j'ai le courage). C'est à  grand coup d'outils PNL (double dissociation, désactivation d'ancre, etc.), de travail sur les transes avec la Quantum Psychology, etc., que mes nuits se sont (un peu) apaisées. (Je dis "grand coup" parce que j'ai l'impression d'avoir fait beaucoup beaucoup d'exercices depuis plusieurs années pour un résultat qui ne me satisfait pas encore.)

 

J'ai sans doute un travail de lâcher prise par rapport à ces difficultés : comme d'autres personnes  souffrent du mal de dos ou de la migraine, le sommeil est mon talon d'Achille et le restera sans doute. Comme l'écrivait Stéphanie, la nuit, les peurs sont démultipliées et les problèmes prennent beaucoup plus d'ampleur. J'ai l'impression que mes pires cauchemars ont un lien avec le déséquilibre de l'instinct de conservation.  

Mes insomnies nocturnes me font parfois prendre conscience de difficultés diurnes. Il y a quelques semaines je me réveillais tendue au milieu de la nuit, j'ai pris conscience que j'avais accumulé de la colère à l'égard de plusieurs personnes. En pratiquant le protocole de résilience, je me suis rendue compte que j'avais sous-estimé les offenses, et les nuits suivantes, mon sommeil s'est apaisé.  

 

J'ai besoin de dormir 8 heures par jour. Sans réveil, je peux dormir 9 à 10 heures. Il est assez rare que je dorme d'une traite avec ou sans souci. En général, les soucis aggravent la durée d'éveil nocturne. J'essaie de prendre de la distance par rapport à ces réveils nocturnes en méditant, en pratiquant des techniques de respiration et de relaxation. Par contre, alors qu'il m'a déjà été conseillé de me lever, j'ai souvent une grande difficulté à le faire, mon instinctif réprimé ne répondant pas.

 

Amicalement,

Rosso

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Depuis l'enfance, je  fais des cauchemars. Mes troubles du sommeil se sont aggravés pendant plusieurs années suite à un stress post-traumatique."

Bien évidemment, il faudrait d'abord traiter à fond, si ce n'est déjà fait, ce stress post-traumatique.

 

Pour l'après, voici mon vécu. Dans ma vie, je n'ai jamais fait beaucoup de cauchemars, mais cela m'arrivait quand même. Il y a trentaine d'années, j'ai lu La Créativité onirique de Patricia Garfield. L'un des chapitres est consacré à la gestion du rêve par les Senoïs, une tribu vivant en Malaisie. J'ai appliqué la méthode qu'ils utilisent — ou qu'ils utiliseraient, certains anthropologues contestant les travaux de Kilton Stewart sur lesquels s'appuie Garfield. Depuis, je n'ai plus jamais eu de cauchemar.

 

J'ai conseillé ce livre ou expliqué la méthode à de nombreuses personnes qui en ont toutes tiré grand profit.

 

Très amicalement,

Fabien

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Rosso

Bonjour,

 

"Bien évidemment, il faudrait d'abord traiter à fond, si ce n'est déjà fait, ce stress post-traumatique."

J'ai beaucoup travaillé dessus en thérapie mais je sens que ce n'est pas totalement résolu. Je crois que j'ai aussi appris à vivre avec. Merci mon ego… :sad:

 

"J'ai conseillé ce livre ou expliqué la méthode à de nombreuses personnes qui en ont toutes tiré grand profit."

Je me souviens, Fabien, que tu en as parlé à un stage. Patricia m'en a aussi parlé, et j'ai appliqué la méthode des "amis des rêves" à ma fille cadette, et cela a très bien marché. Bizarrement, je n'ai même pas essayé sur moi.

 

Amicalement,

Rosso

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Yavanna

Bonjour à tous,

 

Je me lance pour la toute première fois dans l'Enné-agora dans ce sujet, le sommeil, sujet assez important pour moi.

 

Pour ma part, j'ai besoin d'environ 9 heures de sommeil que je n'arrive que peu souvent à respecter. Besoin de ne pas se coucher tôt afin de profiter de la soirée pour ne pas avoir l'impression de ne faire que travailler dans la journée (même si j'aime mon travail). Et véritable torture lorsque ce $$#@ de réveil sonne ! Je le repousse alors plusieurs fois pour gagner encore quelques précieuses minutes supplémentaires et à chaque nouvelle sonnerie, j'ai envie de le balancer par terre ! Je n'arrive pas à me lever tout de suite, on dirait qu'à ce moment-là, il faut une force surhumaine pour se lever tout en voulant à la terre entière des raisons pour lesquelles il faut se lever (école des enfants, travail, etc., c'est de leur faute si je ne peux pas dormir !). Je suis 6 alpha, et je pense mettre ça sur le compte de mon instinctif réprimé : c'est fatiguant de se réveiller et de se lever ! Alors qu'au coucher, et dans la nuit, pas besoin de bouger, et boulevard pour le mental !

 

Contrairement à ce que j'ai lu plus haut, en tant que 6, je ne retrouve pas la peur pendant la nuit mais du bien-être et du réconfort, sauf si je suis malade ou dans de très rares cas où je me retrouve seule, les enfants dormant chez papi/mamie et mon compagnon chez ses copains, là mon cerveau tordu imagine les pires scénarios dès les moindres micro-bruits ! :surprised:

 

Je dors plutôt bien. Il m'arrive de me réveiller et d'avoir du mal à me rendormir. Je focalise alors sur les ronflements de mon compagnon et je m'énerve après lui, que je jalouse à ce moment de pouvoir dormir et pas moi ! Mes pensées peuvent alors me rattraper et m'empêchent de me rendormir tout de suite (elles sont d'ailleurs souvent centrées sur ce qu'il va se passer dans des avenirs éventuels…). Je m'en veux alors et essaye de les chasser parce que je sais que le réveil va être difficile (il le sera dans tous les cas), et je culpabilise de risquer de mettre les enfants en retard à l'école et moi-même par la suite. La peur du 6 est alors là : si je ne dors pas, je ne vais pas pouvoir me réveiller à l'heure, du coup je serai en retard et les enfants aussi. Du coup j'imagine les bouchons sur l'autoroute en me demandant quel jour de la semaine il est pour pouvoir anticiper les bouchons, je calcule qui est présent sur mon lieu de travail, s'il y a du sous-effectif, etc., et je ne me rendors pas, occupée à imaginer tout cela. Puis je m'en rends compte, et je pousse tout ça de mon esprit et je n'ai plus trop de mal à me rendormir (plus ou moins, tout cela a pu durer 2 minutes ou 1 heure… et lui qui continue à ronfler ! :suspicieux:).

 

Le dimanche, il est hors de question de mettre un réveil. Lorsque je peux enfin me réveiller de moi-même, je suis enfin détendue au réveil. Et je profite une bonne demi-heure à lézarder avant d'un coup, d'en avoir marre et j'ai enfin le besoin de me lever, sans qu'un réveil ou d'autres obligations ne me l'ordonnent. Ma journée démarre alors bien ! Cela ne m'empêche pas de traînailler le reste de la matinée et de commencer vraiment la journée que vers midi…

Si par malheur l'on vient à me réveiller, je peux être très mauvaise et agressive !

 

Pourtant j'envie tellement ceux qui arrivent à ne dormir que peu, ceux pour qui le réveil n'est pas difficile et qui arrivent à se lever sans peine. Je culpabilise et je regrette de ne pouvoir le faire car je sais que je passe à côté d'opportunités de pouvoir profiter du temps matinal.

 

Je sais que le plus difficile est ce petit déclic qui dit "allez, lève toi !", car une fois ce déclic fait, en fait, tout va bien après.

Un réveil imposé pour une quelconque raison autre que le travail ou l'école me fait bouillonner de "c'est pas juste, j'ai encore sommeil, etc.", mais après coup, quand cela arrive, je suis même contente d'être levée et de pouvoir profiter de mon temps.

 

Inscrite au stage Centres prochainement, j'attends d'en découvrir davantage sur cette hiérarchie des centres, en particulier sur ce fameux centre réprimé qui me fait peut-être trop dormir (entre autres !). Et qui me fait certainement passer à côté d'autres choses.

 

Bon, ne soyez pas trop durs pour mon premier message que j'ai du mettre 3 semaines avant de poster (Fabien, c'est bien ça une projection ? :confused:) !

 

Bien amicalement,

Yavanna

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Bienvenue Yavanna, c'est un plaisir de te retrouver sur ce forum pour ton premier témoignage.

 

"Mes pensées peuvent alors me rattraper et m'empêchent de me rendormir tout de suite."

Oui, je crois que le centre mental est le pire ennemi du sommeil, ce qui ne veut pas dire que ce sont les personnes préférant ce centre qui dorment le plus mal.

 

"Je pense mettre ça sur le compte de mon instinctif réprimé : c'est fatiguant de se réveiller et de se lever !"

Le centre réprimé joue peut-être un rôle mais il ne peut pas porter la responsabilité à lui tout seul. Il y a sans doute une part biologique dans le fait de se lever tôt ou tard. Il y aussi la nature des activités qui nous attende au réveil. Milton Erickson disait (je ne garantis pas le verbatin) en plaisantant : "Le bonheur, c'est de se lever la matin d'un bond parce qu'on a quelque chose qu'on a absolument envie de faire à tout prix. Le secret du bonheur, c'est donc de boire un litre et demi d'eau avant de se coucher !"

 

"Bon, ne soyez pas trop durs pour mon premier message que j'ai du mettre 3 semaines avant de poster (Fabien, c'est bien ça une projection ? :confused:) !"

C'est une projection si au fond de toi, tu jugeais durement ton message.

 

Très amicalement,

Fabien

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Seven

Bonjour à tous, 

 

Bienvenue Yavanna, et merci pour ton premier message.

Celui-ci et tous les autres me questionnent sur mon propre rapport au sommeil.

 

En tant que 7 mu, aile 6, j'adore me mettre au lit lorsque je suis bien fatigué en pensant au bien-être que le sommeil va m'apporter.

Une de mes phrases favorites à cet instant est : quelle belle invention que le sommeil, c'est génial de s'endormir !

Et je m'endors presque instantanément, ayant ainsi programmé mon plaisir dans le sommeil. J'abandonne mes soucis et tracas quotidiens en espérant faire des rêves merveilleux.

 

Et il m'arrive de faire des rêves si merveilleux — qui gomment en un instant des idées négatives me suivant depuis des jours — que j'en ressors transformé et radieux  pendant plusieurs… secondes ! Quelques secondes, c'est trop peu bien sûr pour le 7 que je suis. Alors j'ai cherché à transformer ces secondes en...minutes. Et j'y suis parvenu. Comment ?

 

Un jour je lis, par hasard, l'histoire du peuple Senoïs, non pas dans le livre de Patricia Garfield mentionné par Fabien et que je ne connaissais pas, mais dans le petit livre de Bernard Werber L'encyclopédie du savoir relatif et absolu [Version Kindle] (un petit livre magique pour un 7, qui emmène l'esprit curieux se promener dans l'inattendu, le drôle et le savoir parallèle). Et là j'apprends que ce peuple réussissait à orienter les rêves.  Mais je n'ai pas la technique et avec la meilleure volonté du monde, je n'arrive pas à programmer avant de m'endormir le rêve que je veux avoir. Pour cela Fabien, je suis preneur de leçons à tes côtés, avec impatience.

 

Mais je trouve un jour une astuce : en me réveillant de façon imposée, avec une sonnerie ou une musique, je remarque que je suis souvent en plein rêve, et que si je me rendors ensuite, mon rêve continue dans un monde parallèle à mi-chemin entre le rêve et la réalité, et que là je peux prendre certaines décisions dans ce demi-sommeil, qui me font vivre un rêve "guidé" par mes envies du moment. Je choisis donc une mélodie agréable et progressive que je programme avant l'heure de mon levé habituel, je la coupe machinalement lorsque je l'entends, et me rendors aussitôt en poursuivant mon rêve que je peux alors orienter en partie.

 

Mais si une chose est bonne, le 7 aime bien avoir plus de cette chose bonne, alors aujourd'hui je programme cette mélodie 30 minutes avant mon heure de réveil, avec une récurrence de 10 minutes : cela me donne trois belles plages de réveil-endormissement, au cours desquelles je suis surpris, émerveillé et heureux par la tournure que prennent mes rêves. Ainsi lorsque cela arrive (je ne me souviens pas de mon rêve chaque jour), je commence la journée de façon épanouie.

Et depuis, tout comme le dit Fabien, je n'ai pas souvenir d'avoir vécu des cauchemars.

 

Bon, et les autres soirs, ceux où je ne suis pas fatigué, il y a toujours quelque chose de mieux à faire que de dormir : pourquoi la télé programme-t-elle toujours ses meilleurs documentaires en plein milieu de la nuit ? pourquoi ai-je envie de relire telle poésie ou paroles de chanson justement maintenant ? pourquoi vais-je lire ou répondre aux question de l'enné-agora, comme maintenant, à 1 heure du matin ? pourquoi ai-je envie de dessiner, de peindre, d'écrire ou de manger à cet instant précis ?

Sans doute parce que je sens qu'il n'y a personne pour me molester à cet instant là, et que je peux me laisser aller à tous ces plaisirs sans qu'un fâcheux ne vienne m'embêter.

 

Alors, puisque j'ai la chance de pouvoir programmer une sieste au milieu de ma journée, je rallonge mes nuits, les rendant ainsi un peu magiques en m'adonnant aux plaisirs qui me passent par la tête, et je raccourcis mes journées en m'endormant lorsque les fâcheux opèrent et risquent de ternir mon illusion de bonheur.

 

Amicalement vôtre,

Patrick

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je n'ai pas la technique et avec la meilleure volonté du monde, je n'arrive pas à programmer avant de m'endormir le rêve que je veux avoir. Pour cela Fabien, je suis preneur de leçons à tes côtés, avec impatience."

Je n'ai pas réellement de technique, Patrick. Cependant, quand je ne m'endors pas en quelques secondes ce qui est le cas le plus fréquent, j'oriente volontairement mes rêveries hypnagogiques vers des souvenirs plaisants et calmes, des projets plaisants et calmes, ou des rêves précédents agréables. Souvent, mais pas systématiquement, les rêves qui suivent sont autour du même thème ou au moins dans la même tonalité.

 

Très amicalement,

Fabien

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