Institut Français de

l’ennéagramme

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Temporaire

Peut-on résoudre le problème du 3, les émotions ?

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Temporaire

>[Message repris du précédent panneau de message. Date d'envoi réelle : 10 février 1999 - 13h01]

 

Je dois avouer que je suis agréablement surpris par la qualité de votre site, dans l'esthétique, autant que dans le contenu !

 

Je ne peux dire qu'un mot : "BRAVO !"

 

Étudiant en commerce, j'ai eu la "chance" de suivre une animation pendant une semaine pour améliorer mon comportement durant l'action de vente et l'animateur fut extraordinaire puisqu'il nous initia à la PNL (Programmation Neuro-Linguisique) et… et oui bien sur… à l'Ennéagramme.

 

Actuellement en stage au Canada, je désirais relire mon livre (que j'ai acheté suite au cours) sur l'ennéagramme, mais voilà il est en France. Je décide de surfer pour voir si… et voilà je vous trouve !

 

Bon assez de ces histoires, j'ai une question. Ayant trouvé (non sans mal il faut le dire, mais il est vrai qu'une fois qu'on l'a trouvé, c'est SÛR, et on voit la vie très différemment) mon type 3 (et non pas 7 :rofl:), je me suis mis à travailler pour m'améliorer, oui c'est ça, me rendre meilleur !

Cependant lorsque je lis vos colonnes, une chose me frappe, le 3 a une relation difficile avec ses émotions et cela est tellement vrai que je viens vous demander, comment faire pour faire fonctionner ça correctement ?

C'est vrai quoi je suis hyper-sensible (et il m'arrive souvent de pleurer… mais à la fois je ne sais jamais si j'aime ou pas ! Si "au fond" cela me plaît ou pas ! Après coup, je me dis que cela ne méritait pas de pleurer et à la fois je ne peux l'empêcher. Des fois je devrais pleurer parce que c'est grave (mort…) et rien, pas une larme, pas une émotion, rien…

 

Je sais que vous devez être occupé, mais j'espère que vous pourrez m'aider (peut-être, êtes-vous du type 2 ? :happy:).

 

Sincèrement et bonne continuation de toute façon,

Felix

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Fabien Chabreuil

>[Message repris du précédent panneau de message. Date d'envoi réelle : 11 février 1999 - 22h16]

 

Merci Félix pour cette belle description de comment un 3 peut à la fois préférer et réprimer le centre émotionnel. C'est aussi le rôle de ce panneau de messages d'échanger ce type d'expériences.

 

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est qu'un 3, comme tous les autres types, peut arriver à maîtriser sa compulsion et à se connecter à son centre réprimé, l'émotionnel en l'occurence. La mauvaise nouvelle pour un 3 est que, comme il s'agit là d'un des fondements de la personnalité, cela prend du temps.

 

On peut y arriver de diverses façons, notamment en utilisant une méthode psychologique. Si vous approfondissez la PNL, vous aurez là des outils qui pourront être efficaces. D'autres approches, comme par exemple la Gestalt, pourront aussi vous faire progresser dans ce sens.

 

Une chose utile à faire tout seul est tout simplement de s'observer soi-même, d'être de plus en plus conscient de soi et de ses réactions, sans autocritique, sans jugement négatif vis-à-vis de soi-même. Plus on observe en soi les aspects négatifs de son type, plus ils s'affaiblissent.

 

Fabien

 

P.-S. : Je suis un 7, ce qui explique que j'ai mis près de deux jours à répondre. :happy:

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Temporaire

>[Message repris du précédent panneau de message. Date d'envoi réelle : 12 février 1999 - 07h28]

 

Merci pour vos explications.

 

Je vais à présent travailler dans ce sens, m'observer, approfondir ma connaissance sur la PNL et regarder sur Internet pour la Gestalt.

 

Je serai à présent un visiteur régulier de votre site…

 

Au revoir,

Felix

 

PS : le livre sur l'ennéagramme que j'ai acheté est le vôtre (je crois…) livre, il est bleu et a été édité en 1995 je crois. Très bonne initiation.

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2be3

Voici ma première contribution à la communauté, merci d'avance pour votre accueil et votre bienveillance. 

 

Après une première phase de découverte de l'ennéagramme, j'ai eu le plaisir, non sans difficultés, de découvrir mon type 3 avec une forme d'excitation et de curiosité intellectuelle, car comme le disait Felix ci-dessus: "Ayant trouvé (non sans mal il faut le dire, mais il est vrai qu'une fois qu'on l'a trouvé, c'est SÛR, et on voit la vie très différemment) mon type 3 (et non pas 7 :rofl:), je me suis mis à travailler pour m'améliorer, oui c'est ça, me rendre meilleur !"

 

J'avais en effet tout un champ de progrès et développement personnel qui s'ouvrait à moi (aaah, cher vMème ORANGE quand tu nous étreins… ou tu nous éreintes, quasiment un anagramme).
 

J'étais donc bien sûr de moi, de mon type et je pensais avoir compris l'expression de mon type et limitations de ma personnalité…

 

Or, j'ai eu l'occasion ces derniers jours de remettre profondément en question mon ennéatype.

J'ai fini par trouver que finalement "le" 3 (l'image que je m'en faisais) était presque trop "gentil" par rapport à mon expérience du 3. Je suis donc allé chercher du coté du 8, les excès, la cruauté (verbale essentiellement) que je ne trouvais pas dans le 3 (ni dans ma désintégration en 9 le fameux gentil de l'ennéagramme :wink:).

 

Malheureusement pour mon ego en quête d'auto-flagellation, je ne manifeste ni les excès ni la vengeance du 8 et je suis donc tranquillement revenu à la maison, en 3. Et Fabien de me rappeler une citation du stage Bases : "Il y a deux tueurs dans l'ennéagramme, le 8 et le 3, le premier à temps plein, le second à mi-temps." Ce qui a résonné très fort dans mon vide intérieur… si fort que ça a permis de fissurer la carapace du personnage.

 

Fort de cette compréhension nouvelle, j'ai commencé revoir sous un jour nouveau un grand nombre de situations de bascule du centre Émotionnel. Elles ont affleuré à ma mémoire avec elles leur lot de dégâts et de souffrance que j'ai pu créer autour de moi depuis tant d'années.

 

J'ai surtout touché du doigt que les approches thérapeutiques (psychanalyse et coaching) que j'ai suivies jusqu'à présent, avaient essentiellement (égotiquement plutôt) permis de modérer l'intensité de mon agressivité, ainsi que la fréquence du phénomène (la bascule du centre émotionnel) en jouant sur la retenue. Mais j'ai bien compris surtout qu'à tout moment, l'ego pouvait contre-attaquer, les bascules se produire et les conséquences sur mes relations et dans mon intimité devenir absolument insupportables. 

 

La conséquence a été une libération de tristesse digne d'un 9 qui libérerait sa colère, le bouchon a explosé et les émotions ont jailli à gros bouillons.

Et au milieu de cette tempête émotionnelle le seul mot qui me venait à la bouche, c'était Addict, accroc à l'image de moi, à sa préservation dans tous types de contextes, à la volonté de réussir, et à l'évitement de l'échec (qui ne fait qu'en créer de plus graves par rebonds et amplifications successives.. comme une réaction nucléaire en chaîne).

Je me suis en effet senti comme un alcoolique qui réalise enfin à quel point ses compulsions d'alcool de violence créent autour de lui d'immenses dégâts et face auxquelles il se sent impuissant.

 

Voici comment je fais le lien avec le titre du sujet en cours.

 

J'ai trouvé le mouvement EA, une piste sérieuse en lien avec les approches de types AA-12 étapes que je souhaite explorer et partager avec d'autres lecteurs.
 

Émotifs Anonymes a dit :

Le mouvement des ÉMOTIFS ANONYMES offre un programme en douze étapes semblable à celui des alcooliques anonymes. Notre regroupement est composé de personnes qui se rencontrent chaque semaine dans des réunions EA afin d'apprendre à vivre avec leurs émotions et à recouvrer la santé émotive. Les membres EA sont de tous âges et proviennent de tous les milieux socio-économiques. La seule condition requise pour devenir membre des EA est le désir sincère d'acquérir la santé émotive.
[…]
Notre programme est reconnu pour opérer des miracles dans la vie de beaucoup de personnes ayant souffert de problèmes aussi divers que la dépression, la colère, les difficultés relationnelles, le deuil, l'anxiété, une faible estime de soi, la panique, les peurs irrationnelles, le ressentiment, la jalousie, la culpabilité, le désespoir, la fatigue, le stress, l'ennui, la solitude, l'isolement, les pensées négatives obsédantes, les soucis de toutes sortes ainsi que de comportements compulsifs. Beaucoup d'autres états émotifs peuvent s'ajouter à cette liste. […]

 

J'ai pris contact avec eux, je vous tiendrai informé de l'expérience.

 

Amicalement,

- 2be3

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Bienvenue sur ce forum, 2be3. Tu es le premier boys band à y participer ! :rofl:

 

Eh bien, je vois avec plaisir que le rapprochement entre l'ennéagramme et la méthode AA que nous avons vu dimanche dernier au stage Connexions t'a inspiré, et tu te l'es approprié avec une célérité et un style très… 3. Il sera effectivement très intéressant que tu partages ton expérience à ce sujet.

 

Très amicalement,

Fabien

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2be3
Le 28/06/2018 à 06:09, Fabien Chabreuil a dit :

Bienvenue sur ce forum, 2be3. Tu es le premier boys band à y participer ! :rofl:

Merci Fabien pour ton accueil, j'avais un peu tardé à rejoindre le forum parce que je ne trouvais pas le bon pseudo (j'ai vraiment tendance à mettre mes réussites dans n'importe quel recoin) mais je vois avec un plaisir tout à fait égotique que je t'ai fait rire. Check ! :wink: Et en plus mon aile 4 frétille de plaisir également.

 

J'avais une question subsidiaire sur cette expérience récente que je reprends ci-après :

Le 27/06/2018 à 23:21, 2be3 a dit :

La conséquence a été une libération de tristesse digne d'un 9 qui libérerait sa colère, le bouchon a explosé et les émotions ont jailli à gros bouillons.

Est-ce que dans ton expérience tu as déjà eu des retours de  qui "lâchent les vannes" et évacuent, d'un coup d'un seul, des émotions fortes réprimées ?

Je vais poursuivre la lecture de la section 3 du forum pour essayer de retrouver des traces de cela.

 

Ainsi, je me demande si le parallèle avec le dans son lien avec la colère est pertinent.

 

Par extension, je me dis que le 6 pourrait être dans la même situation avec des accès de peur incontrôlables, ce qui pourrait donner alors des accès de panique, permettant de purger l'accumulation de peur.

 

Par ailleurs, je me rends compte que la notion d'émotions fortes réprimées est bien trop vague. La peur est une émotion, tout comme la colère. Qu'ai-je donc vraiment ressenti dans ce moment-là ?

 

Pour aller plus loin, je suis tombé sur un extrait d'Enneagram Monthly (dans un des extraits mis a disposition gracieusement) du numéro de janvier 2018, où il est dit ceci : "The emotional theme dominant in the upper triad is rage or anger. Types 8, 9 and 1, in the action or Belly center are essentially action oriented and prefer doing concrete things. Here the impulsive prevails as in recognizing a feeling of like/dislike or the sense of beauty. The dominant emotional theme on the right side, the Heart center, is shame or its opposite, satisfaction and the pursuit of it. Types 2, 3 and 4, show the emotional aspect of love/hate in a more prevalent way, notably by more care about their image. On the left of the enneagram we have the Head center dominated by fear to be understood as a deep sense of uncertainty related to actions and their possible consequences."

 

En somme, colère pour le centre instinctif, peur pour le centre mental, jusque là rien de bien nouveau : par contre la honte pour le centre émotionnel, je l'ai peut-être occultée en partie, (hallucination négative ?) ou alors nous n'en avons pas parlé pour le 2 et (évidemment pour le 4, c'est très présent).

 

À la réflexion, je peux tout a fait relier le jaillissement d'émotions que j'ai ressenti, non pas seulement à de la tristesse (le fait de regretter d'avoir causé de la souffrance autour de moi) mais tout autant, sinon plus à de la honte. En effet, en m'admettant à moi-même et en déclarant ouvertement le fait d'être sujet à une addiction aux mécanismes de l'ego, j'ai alors surement ressenti une honte très puissante, et cela sans même m'en rendre compte (mensonge à moi-même).

 

Dis autrement, en pensant avoir accédé à une expérience plus essentielle qu'égotique, dans ce moment de lâcher-prise et d'utilisation du centre émotionnel co-reprimé, j'ai pu retomber dans la passion de mensonge.

 

Cet aspect holarchique de la résurgence des passions/fixations est à la fascinant et terrifiant à la fois.

 

Bien amicalement,

2be3

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je vois avec un plaisir tout à fait égotique que je t'ai fait rire."

Les jeunes générations doivent avoir du mal à suivre cet échange à propos de ton pseudo !

 

"Ainsi, je me demande si le parallèle avec le dans son lien avec la colère est pertinent."

Il l'est au sens du bouchon qui saute ou, comme tu dis, d'ouverture des vannes. Effectivement cela peut arriver à tous les types et je pense que la crainte inconsciente de ce phénomène empêche beaucoup de gens de lâcher prise.

 

"Est-ce que dans ton expérience tu as déjà eu des retours de  qui “lâchent les vannes” et évacuent, d'un coup d'un seul, des émotions fortes réprimées ?"

J'ai un seul exemple en tête. Quand nous apprenions Patricia et moi la PNL, nous avions fait un travail sur la ligne du temps avec une personne dont je pense a posteriori qu'elle pouvait être 3. Suite à cela, elle a pleuré au moins deux heures par jour pendant plus d'un mois. Elle nous disait qu'elle avait l'impression d'avoir sur son dos tout un wagon de larmes qui se vidait peu à peu et à quel point cela la soulageait.

 

"La honte pour le centre émotionnel, je l'ai peut-être occultée en partie."

S'il y a unanimité dans le monde de l'ennéagramme pour associer centre instinctif et colère ou centre mental et peur, les avis divergent pour le centre émotionnel : honte, tristesse, culpabilité, etc. Après tout, cela peut sembler logique qu'on ne puisse pas réduire le centre émotionnelle à une seule émotion problématique. C'est pourquoi nous préférons parler de l'incertitude identitaire.

 

Très amicalement,

Fabien

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