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Nadine

Les types et l'alimentation

Messages recommandés

Nadine

Bonjour,

 

Je n'ai rien trouvé dans mes lectures sur l'ennéagramme concernant le rapport de chaque type à la nourriture. Peut-être parce qu'il n'y a rien à en dire ?

 

Et pourtant j'ai la conviction que nous nous dévoilons fortement dans notre manière de préparer, consommer et apprécier notre nourriture. Travaillant dans le marketing agro-alimentaire, je vois sans cesse passer des études mettant en évidence la grande variété de comportements face à l'alimentation.

 

J'aimerais faire le lien avec l'ennéagramme.

 

Merci d'avance de votre aide,

Nadine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Nadine,

 

Je m'y mets pour amorcer la discussion, mais peut-être aurais-tu pu donner le bon exemple et commencer. :happy:

 

D'abord, une petite remarque théorique. Comme tu le sais certainement, chaque type peut être découpé en trois sous-types instinctifs, appelés conservation, social et sexuel. Le sous-type conservation est celui qui gère (entre autres) les rapports avec la nourriture. Je soupçonne que dans nos relations à l'alimentation le sous-type ait autant, sinon plus, d'importance que le type.

 

Il serait à mon avis aidant que les personnes qui témoignent ici indiquent leur sous-type si elles le connaissent.

 

Le cas du 7 est un peu à part, puisque la passion du type est l'intempérance (la gloutonnerie), bien que je connaisse certains 7 pour lesquels la nourriture n'est pas le domaine dans lequel la passion s'exerce le plus.

 

Personnellement, je pense que je suis gourmet et gourmand. J'aime manger bien et beaucoup. La nourriture est pour moi un des grands plaisirs de la vie, et prend évidemment des formes extrêmement variées. Je peux manger avec joie une bonne blanquette de veau dans un restaurant pour routiers, ou me régaler de truffes dans un trois étoiles au Guide Michelin. Le plaisir est différent, mais son intensité est la même.

 

Voir ou parler de nourriture me donne faim. Tout le temps. C'est pour moi un effort conscient de savoir que je suis à satiété et que je dois m'arrêter de manger. Quand j'étais jeune et de sous-type conservation, j'engloutissais des quantités phénoménales (sans problèmes de poids, ni de digestion). Quand je suis devenu de sous-type social, la quantité absorbée a très nettement diminué et aujourd'hui, je ne dois pas globalement manger beaucoup plus que la moyenne des gens. Mais, j'y prends certainement plus de plaisir que la moyenne des gens.

 

Si vous me parlez de nourriture, je salive. Mais n'importe quelle chose désirable me fait aussi saliver. Les mécanismes de mon type me poussent à dévorer n'importe quel plaisir avec l'enthousiasme que j'ai pour manger.

 

Très cordialement,

Fabien

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Audrey

Bonjour Nadine, bonjour à tous,

La rentrée de l'Ennéagramme se passe plutôt bien à ce que je vois ! Que de messages, que de discussions en cours !

Comme toi Nadine, je me suis déjà posée cette question concernant le lien entre la nourriture et le type. Il me semble y avoir une relation claire. Je ne veux pas sortir du sujet, mais j'avais aussi cru entrevoir des liens entre le type et la gestion de l'argent, la gestion du sommeil…

Pour en revenir à la nourriture, j'ai toujours pensé que le lien que l'on entretenait avec elle en disait long sur notre manière de voir la vie. Pourrait-on aller même jusqu'à dire que ce lien remonte à nos parents et au premier contact que nous avons eu avec la nourriture, le lait maternel ?

Pour te donner un exemple, en tant que 6, j'ai toujours peur de trop manger et de mal digérer, peur d'être malade.

Et l'inverse est vrai aussi : peur de ne pas manger. J'ai eu à bosser avec des gens qui ne mangeaient pas à midi et ça me rendait dingue. Ces gens me mettaient en danger. Si je ne mangeais pas à midi, j'allais être épuisée et moins bien bosser… sûrement mon sous-type de conservation en jeu ici…

Donc pour un 6 qui trouve tout dangereux, la nourriture comme protection et renforcement de ses défenses ? Intéressant !

Oulala, les 6… Tout un monde !
Donc pour moi, OUI, on mange et on appréhende la nourriture tel que l'on est.

À bientôt,
Audrey

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Audrey

Bonjour Fabien,

Je n'avais pas vu ton message, mais seulement celui de Nadine. Je vois que tu as amorcé la discussion sur le sous-type et notamment celui de conservation. Tu vois, j'avais fait naturellement le rapprochement sans le savoir.

Ta description du 7 et son rapport avec la nourriture… Je ne peux pas m'empêcher de rire…

L'Ennéagramme est encore une fois plein de surprise. Quel régal ! On en mangerait !

Audrey

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Nadine

Bonjour,

Moi aussi Audrey, je dois travailler avec des gens qui ne déjeunent pas à midi (ils paraît qu'ils "n'ont pas le temps" !) et moi aussi ça me gêne terriblement… mais pour d'autres raisons que les tiennes.
Le fait qu'ils ne déjeunent pas et qu'ils attendent de moi la même attitude (car on a un travail à finir et on est en retard par exemple) me met hors de moi. De quel droit des gens viennent ils interférer avec mon rythme personnel et mon déjeuner ? Pour moi déjeuner est une nécessité pour être en forme l'après-midi et je n'apprécie pas du tout qu'on m'en empêche.
Je peux devenir assez féroce…

D'une manière générale, Fabien (puisqu'il semble que je doive me dévoiler), je considère la nourriture comme une "très ennuyeuse nécessité". Tout ce qui me permet de gagner du temps (plats tout préparés, micro ondes…) me convient. Je déteste faire la cuisine et perdre du temps à préparer ce qui sera englouti en cinq minutes. Je préfère aller au restaurant et là, je me régale = mais plus à l'avance en voyant la carte et en choisissant ce que je vais commander qu'en mangeant vraiment… ou alors, si, les premières bouchées, pour le plaisir de la découverte des saveurs. Mais après, vite, je me dépêche de terminer et en général, j'attends les autres convives… et je m'impatiente !

C'est bien un témoignage de 3, non ?

Nadine

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Pierrette

Bonjour à tous,

J'adore manger, l'aspect de la nourriture, le raffinement d'une belle assiette bien décorée, les couleurs, beaucoup de mélanges de couleurs. Je m'intéresse à l'alimentation depuis plusieurs années, question santé et minceur.

Vu que je m'entraîne et que j'avais cet objectif de retrouver mon corps de jeune femme (je me suis donné deux ans), j'ai coupé les féculents et les desserts.

Il y a quelques années, je mangeais même lorsque je n'avais pas faim, lorsque je me sentais seule. Je me suis mise à m'observer et à me demander "Pourquoi tu manges ? As-tu vraiment faim ?" Et par la suite, j'en suis arrivée à me dire, avant de manger sans faim "Est-ce que tu crois que tu vas te sentir moins mal si tu manges, j'en suis arrivé à ?" Et ainsi de suite.

Et récemment, l'entraînement, la perte de poids. J'ai retrouvé mon corps de jeune femme. Ça m'a demandé tout un effort, toutes ces privations, mais ça semble intégré. Là, j'ai même de la difficulté à inverser la vapeur.

Je n'aime pas faire à manger. En fait, il ne faut pas que ce soit trop long, mais j'adore une assiette remplie de couleurs et de mets exotiques. J'ai envie de tout goûter, tout ce qui se mange sur cette planête. Et il n'y a rien que j'aime autant qu'un repas gastronomique avec une bonne bouteille de rouge, en bonne compagnie bien sûr !

J'ai rencontré un homme, récemment, qui me racontait qu’anciennement, il ne prenait pas le temps de manger au travail et qu'il était aujourd'hui très mal vu et considéré, très dérangeant parce qu'il prend maintenant 15 minutes pour déjeuner. Spontanément, je lui ai dit "Est-ce que ta voiture fonctionne sans essence ?" Il a été très saisi. Malheureusement, le corps, lui, arrive à fonctionner sans "essence" et si les dommages ne sont pas apparents, ils sont bien réels à long terme.

Je trouve dommage que les gens privent leur corps de ce qui lui est nécessaire. Moi aussi, Nadine et Audrey, je crois qu'il est essentiel de manger pour bien fonctionner. J'ai également envie que mon corps me donne un bon rendement pendant très longtemps. Je fais donc tout ce que je peux pour l'aider.

Pierrette

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Audrey

Nadine, Fabien, Pierrette,

Ca doit être mon sous-type conservaiton, mais je suis toujours en train de regarder la composition des aliments pour voir celui qui m'apportera le plus de magnésium, fer, calcium, en fonction des besoins.

J'aime manger sain et savoir que je me suis renforcée.

Je suis une adepte de la "nutrithérapie" et essaie de manger ce qui est bon pour ma santé plutôt que de craquer sur ce qui est bon au goût. Ça n'a rien d'une discipline, j'aime ça et me sens bien comme ça. J'ai la croyance (juste ou pas ?) que ça me renforce.

J'ai cru pendant un moment que j'avais une aile 7 au lieu de 5 à cause de la nourriture. Si un plat est sain et bon pour ma santé, je vais le manger avec un plaisir immense. J'attends aussi l'heure des repas et me réjouis bien trois fois par jour ! Dès que je mange un plat pas trop sain, tout suite, je doute de sa qualité. Vais-je être malade ? Et tout le tintouin du 6 !

Pierrette, as-tu une aile 7 ? Ta manière d'apprécier la nourriture m'y fait penser ?
Et toi Nadine, ton sous-type, quel est-il ?

Allez, c'est bientôt l'heure de manger, je vais préparer un petit plat sympa… J'en salive depuis hier !

À bientôt,
Audrey

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Pierrette

Bonjour à tous,

Oui, je suis vraiment sous-type conservation. Je regarde aussi la composition des aliments. Je tente d'apporter à mon corps tout ce qui lui est nécessaire et davantage ! Mais les saveurs et les couleurs et l'aspect deviennent de plus en plus importants.

Oui, Audrey, mon aile en 7 se développe de plus en plus. Je ne me reconnais plus. Je découvre de plus en plus de façons de me faire plaisir, dont la nourriture, et je commence même à me donner du temps pour flâner, aller déguster un café au lait au marché en regardant les gens déambuler. Tout cela est très nouveau pour moi.

Amicalement,
Pierrette

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Nadine

Bonjour à tous,

Fabien disait que le sous-type lui parait plus important que le type dans la relation à l'alimentation et à vous lire, j'en ai bien l'impression…
Je pense être de sous type sexuel, et pas du tout conservation, ce qui expliquerait mes perceptions très différentes des vôtres. Pour moi, la nourriture est un moyen : de rencontrer des amis, de se retrouver ensemble pour passer un bon moment, de faire le plein pour attaquer d'autres activités…
Je ne lis pas la composition des aliments (ou alors les lipides et les calories pour éviter de prendre du poids) et je suis surtout sensible à la praticité.
Je suis très gourmande de sucré, et je craque plus que souvent sur du chocolat. Par compensation ? J'ai alors du mal à m'arrêter et mieux vaut cacher les tablettes…

Nadine

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

Voilà un beau témoignage sur nourriture et instinct social. Merci.

La nourriture est effectivement un phénomème extrêmement complexe.
Elle touche à l'instinct de conservation et selon que celui-ci est excessif ou négligé, la personne peut manger peu ou trop, surveiller la composition des aliments ou manger des produits malsains, etc.
Elle touche à l'instinct social : repas d'affaire, de famille, d'association…
Elle touche à l'instinct sexuel : on sait son rôle dans le processus de séduction.

De plus, chaque instinct, quand il a le contrôle, conditionne la façon dont s'exprime notre passion.

Toute approche (et j'en connais) qui ne prend pas en compte cette complexité arrive forcément à des résultats erronés et ne contribue pas à la crédibilité de l'Ennéagramme.

Je ne dis pas tout cela pour faire de la théorie, puisque cette discussion est strictement réservée à des témoignages. Mais je voudrais suggérer que les participants suivants (et ceux qui ont déjà écrits peuvent continuer ! :happy: ) donnent leurs témoignages dans ces trois contextes. Qu'en pensez-vous ? Qu'en penses-tu Nadine puisque c'est toi qui as initié cette conversation ?

Très cordialement,
Fabien

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Administrateur

Par Nadine (Nadine) le mercredi 19 septembre 2001 - 21h04

Fabien,
Ce que j'en pense ?
Je suis perplexe sur mon cas personnel… Serais-je donc de sous type "social" alors que je me voyais "sexuel" ? Je vais retourner lire et cogiter, et m'inscrire dans la foulée à la prochaine formation…
Et je serais vraiment très intéressée par le témoignage d'autres types (des 3 en particulier…)

Merci à ceux qui voudront bien se lancer.

Nadine (3)

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Administrateur

Par Fabien Chabreuil (Fabien) le jeudi 20 septembre 2001 - 08h50

 

Bonjour Nadine,

 

Ce n'est pas parce que nous préférons un centre que nous ne disposons pas des deux autres. Simplement, ils sont l'objet d'une attention différente. Il en est de même pour les instincts. Heureusement pour toi, tu disposes des trois instincts et le fait que l'un d'entre eux se manifeste dans un contexte donné ne dit rien sur celui qui est l'objet principal de ton attention.

Quand on parle de son fonctionnement ou de celui d'une autre personne, il est important de faire la distinction entre instincts et sous-type.

 

Témoignages par instinct. Je m'y colle donc en premier, sachant que mon sous-type est le sous-type social.

 

  • Instinct de conservation : je ne fais pas très attention à la composition des aliments ou à leur valeur nutritionnelle, sans pour autant négliger cet aspect. En bon 7, le goût et le désir sont les critères de choix principaux, mais ils ne sont pas les seuls. En temps normal, j'ai donc une alimentation convenable et (relativement) équilibrée ; par contre, j'ai constaté que si le moral baisse, la compulsion monte et je mange plus et plus mal.
  • Instinct social : le repas est un élément social important pour moi, créateur de relation et de convivialité. Je supporte mal qu'il soit détourné de cette fonction pour traiter des problèmes ou des sujets que je considère comme ennuyeux. Si je suis obligé de manger avec des gens que j'apprécie peu, c'est un stress important et j'ai tendance à manger trop.
  • Instinct sexuel : le repas est un moment d'intimité fort, indispensable à la séduction. Comme dans le cadre social, la nourriture est ici un élément qui va de pair avec le plaisir de l'échange d'idées. J'aurais certainement des difficultés à avoir des relations intimes durables avec une personne qui serait incapable de prendre et donner du plaisir dans ces circonstances.

 

Très cordialement,

Fabien

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Administrateur

Par Stéphanie (Stéphanie) le jeudi 20 septembre 2001 - 11h34

 

Bonjour Nadine, Fabien et les autres

 

Aucune idée pour le moment de mon sous-type.

Mon rapport à la nourriture ?

 

Tout d'abord, essayons le côté conservation : je suis capable du pire et du meilleur. En temps normal, je vais plutôt faire attention à essayer d'équilibrer ce que je mange (mais c'est peut-être lié à une déformation professionnelle, ayant travaillé un certain temps dans l'agro-alimentaire), avec presque une réflexion à chaque repas quant au rapport protides, glucides, lipides… Ca, c'est la théorie de mes repas quotidiens, chez moi.

Je dis que c'est la théorie car si je me laisse faire, je vais manger n'importe quoi, simplement pour faire taire cet estomac qui réclame et récupérer suffisamment d'énergie pour continuer à avancer. Après tout, pour moi, se nourrir tous les jours c'est presque plus une corvée qu'autre chose.

Et en période de stress, ne pas avoir ma dose de chocolat quotidien… me stresse encore plus (et oui, je sais, le chocolat est une drogue, dont j'aurais bien du mal à me passer).

D'un point de vue purement médical, le médecin peut me demander tous les régimes du monde, je vais suivre ses indications, mais en AUCUN cas, je ne suis prête à me priver de cet ingrédient.

 

Côté social : ah oui, me mettre à table autour d'un bon repas, que ce soit au restaurant, chez des amis ou même chez moi (mais en compagnie d'autres personnes)… A ce moment, mon rapport à la nourriture change complètement. A l'avance je savoure, pendant je me régale, et après j'y pense encore. Ne venez pas me parler de travail, de problèmes à régler, ni même de sujets trop intellectuels à ce moment-là, je ne serai pas à l'écoute. Toute mon énergie est consacrée à ce que je mange. Et il ne s'agit plus de nourriture mais de saveurs, et chaque bouchée est alors pour moi un mini-moment de plaisir.

Pour moi, cet instant doit être partagé. Je ne suis pas capable d'apprécier ce que je mange si je suis entourée de personnes que je n'apprécie pas ou qui me sont simplement indifférentes.

Le cadre est aussi pour moi très important, l'ambiance dans laquelle je me trouve. Un bon repas dans ce contexte-là est extrêmement générateur d'énergie positive.

Ne me demandez pas de me lever de table juste après avoir terminé la dernière bouchée. J'ai besoin de temps pour savourer l'ensemble. C'est aussi à la fin d'un repas que je vais être beaucoup plus attentive aux autres et prête à partager beaucoup.

 

L'instinct sexuel : là je ne sais pas suffisamment faire la différence avec le côté social (il me reste beaucoup à creuser sur l'ennéagramme). Spontanément, j'ai envie de dire qu'il y a pour moi comme un don à travers le repas. C'est un moment où les barrières tombent et qui laisse libre cours à la confiance et à l'ouverture.

 

Si vous voulez me faire plaisir, vous savez ce qu'il vous reste à faire…

 

Cordialement,

Stéphanie (6)

 

PS: cela peut-il me donner des indications pour trouver mon sous-type ?

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Nyarlathotep

Je me rappelais avoir lu quelque chose sur les 7 et les 2 qui avaient des problemes de surpoids. Je confirme que beaucoup de 2 que je connais ont un problème de surcharge pondérale comme on dit maintenant.

 

Bon, il paraît que mon type, le 9, est caractérisé par l'appétit de tout (surtout d'acitvités secondaires destinées à remplir non pas son abdomen mais son temps qu'il a en trop grand abondance). C'est mon cas. Mais si j'aime bien manger, je l'avoue, je mange plutôt en petite quantité et lentement (ben, j'ai le temps, quoi, et puis quand j'aurais fini de manger, je ferais quoi ?).

Quoique quand j'ai autre chose à faire, je néglige la nourriture que je grignote sur un coin de table. Caractéristique de l'oubli de soi…

 

J'ai un ami 5 qui mange très vite.

 

J'ai observé beaucoup de 8 et j'ai constaté qu'ils recherchent des aliments sucrés et qu'ils aiment grignoter, plaisir dont beaucoup de 1 semblent se priver (ou alors en cachette ?) mais que ne dénient pas les 7 que je connais.

 

Pour les autres types je n'ai pas vraiment d'observation.

 

Nicolas qui a faim maintenant…

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Fabien Chabreuil

Bonjour Nicolas,

Bienvenue sur ce panneau.

Ce secteur, "Exploration comparée d'un thème chez tous les types", est plutôt réservé à des témoignages personnels dont le but est de comprendre comment chaque type vit une certaine problématique. Il s'agit d'avoir des informations de première main, donc incontestables tant que la personne est certaine de son type, et de faire des panels à l'échelle d'Internet. Merci de nous avoir présenté ton attitude personnelle face à l'alimentation.

Puisque tu as aussi parlé d'autres types que le tien, je voudrais y réagir :

  • Je connais de très nombreux 7 qui n'ont aucun problème de surpoids : la nourriture n'est pas un de leurs plaisirs et il n'en abuse donc pas. On retrouve là la traditionnelle distinction entre motivation et comportements. La passion du 7 est l'intempérance ou la gloutonnerie, mais il s'agit de gloutonnerie à propos de ce qui lui fait plaisir et chaque 7 a sa propre définition du plaisir.
  • Je connais aussi de très nombreux 2 extrêmement minces. Cela s'explique assez facilement par le souci de l'image qui est commun à tout le centre émotionnel. La société actuelle valorisant la minceur, de nombreux 2 se conforment à cette demande extérieure. De plus, le 2 mu se désintègre en 4, ce qui peut activer une certaine tendance à l'anorexie.
  • Enfin, il existe pour chaque type un mécanisme de gestion du stress qui s'appelle le contrepoids égotique et que nous étudions dans notre stage Connexions. Pour de nombreux 1, ce contrepoids égotique s'exprime par la consommation de chocolat… Même si ce n'est pas fait en cachette, tu as raison, ils ne le mettent pas non plus sur la place publique.

Très cordialement,
Fabien

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Doris

Bonjour à tous,

A priori 9, voici mon rapport à la nourriture.
Je suis gourmande, plutôt portée sur le salé (charcuterie, fromage, cacahuètes… soupes de légumes aussi, heureusement !). J'ai été capable d'engloutir d'énormes quantités de nourriture, un peu moins depuis de mon estomac supporte moins les excès. Mais la peur d'être malade me limite à peine…
J'ai toujours été bien en chair, sans être obèse.
J'aime manger, je cherche presque toujours à "me remplir". Je mange donc souvent sans fin, de préférence devant la télé ou avec un bon livre. J'ai essayé de voir si le besoin de "remplir" correspondait à "je vais mal" ou "je vais bien". Ca m'arrive dans les deux cas. Si je ne suis pas forme, je mange (= narcotisation ?) Si je suis en forme, je croque la vie à pleines dents et donc je mange aussi.
Quand je décide de faire attention (problèmes de vêtements trop serrés…), soit je n'y arrive pas vraiment, soit je tombe dans l'excès inverse et je ne mange pas assez, tout en me sentant toute puissante et comme grisée par la légereté de mon être tout entier.

Y a-t'il d'autres 9 qui seraient dans le même type de réaction face à la nourriture ?

D'avance, merci de vos réponses.
Doris

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Kiki

Bonjour,

 

J'ai mis beaucoup de temps avant de répondre à cette question, car si je retrouve la compulsion du 7 dans le fait que je n'aime pas manger lorsque mon ventre souffre, pour le reste par contre je ne vois pas vraiment en quoi cela est typique de mon type.

Bien que de type 7, je pense avoir une relation assez simple et instinctive à la nourriture.

Ma gloutonnerie ne semble pas s'exercer dans ce domaine.

 

Conservation

Si je cuisine, ou si je me sers à un buffet, je me laisse guider par mes sens.

J'ai toujours su reconnaître le moment de satiété, et souvent je peux le prévoir avant même d'avoir mangé, simplement en regardant mon assiette.

 

Je déteste le sentiment de mal de ventre qui accompagne l'indigestion, et je déteste manger si je suis malade ou que j'ai mal au ventre.

La composition des aliments ne m'intéresse que pour leurs vertus thérapeutiques.

Le seul régime que je peux suivre plus d'une journée est celui qui m'interdit toute nourriture autre que le chocolat.

 

Social

J'adore les repas entre amis.

 

Si je me sens bien, je mange souvent moins que d'habitude, comme si l'ambiance et le plaisir du lien contribuaient à me nourrir.

Mal à l'aise avec mes commensaux je perds mon instinct et je peux manger trop, trop vite ou mal.

 

Sexuel

J'ai une relation sensuelle à la nourriture et j'adore manger avec mes doigts, mes yeux, mon nez.

Même sans attirance sexuelle, manger en tête-à-tête c'est pour moi partager une forme d'intimité.

 

 

Voilà,

Bon appétit à tous !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Kiki,

 

"Ma gloutonnerie ne semble pas s'exercer dans ce domaine."

Tuuut ! Tuuut ! Tuuut ! ALERTE ROUGE ! Tuuut ! Tuuut ! Tuuut !

Kiki, il est absolument impossible que la passion d'un type ne se manifeste pas dans un domaine de la vie aussi central que l'alimentation (ne serait-ce que parce qu'il active l'instinct de conservation). Soit donc tu n'es pas 7, soit tu n'as pas su détecter la gloutonnerie (beaucoup plus probable). Bref, désolé d'être grossier :wink:, au travail !

 

Ceci dit, j'aurai pu (en grande partie) écrire ce que tu as mis sous les rubriques social et sexuel, et moi non plus je n'aime pas avoir mal au ventre, mais à vrai dire je ne sais guère ce que c'est.

 

La maladie ne m'a jamais empêché de manger. Quand j'étais enfant, il existait encore cette coutume de mettre les malades à la diète. Je faisais la guerre à mon pédiatre s'il avait le malheur de prononcer le mot : il avait l'intelligence de céder (définition de l'intelligence dans ce contexte = être d'accord avec moi :rofl:).

 

Très cordialement,

Fabien

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Kiki

Bonjour Fabien,

 

Inutile d'être grossier, il doit s'agir d'un malentendu. :lame:

 

J'ai en effet répondu au mot nourriture, "ce qui me nourrit", pas à l'aliment, "ce qui mal y m'hante". :lame:

Pour la seconde catégorie qui comptent quelques élus, je dispose en effet d'un estomac supplémentaire dont la particularité est d'être extensible à souhait.

Les portes, les parois, le sol et le plafond sont en chocolat. Une fontaine de boisson chaude (décafféinée), noire et bien sucrée rythme les heures de la journée. Le popcorn transforme hebdomadairement cet écrin en boule-à-neige, alors que la viande séchée, la meringue et quelques autres hôtes de marque y sont des visiteuses moins régulières, mais toujours aussi célébrées.

Comme tout cela a lieu entre les repas, je ne l'ai pas spontanément relié avec la nourriture ! :wink:

 

Quand j'étais enfant, il existait encore cette coutume de mettre les malades à la diète. Je faisais la guerre à mon pédiatre s'il avait le malheur de prononcer le mot : il avait l'intelligence de céder (définition de l'intelligence dans ce contexte = être d'accord avec moi :rofl:).
L'esprit de contradiction serait-il une qualité des 7 ? :lame:

J'avais le problème inverse, la mode était de prendre des forces et je refusais de manger tant que mon ventre me faisait mal. (Sinon, même définition de l'intelligence. :rofl:)

 

Bon appétit !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Kiki,

 

"Comme tout cela a lieu entre les repas, je ne l'ai pas spontanément relié avec la nourriture ! :wink:"

Ah, il est malin cet ego…

 

"L'esprit de contradiction serait-il une qualité des 7 ? :rofl:"

Pas forcément, mais le refus des limitations, des contraintes et des frustrations, oui.

 

Très cordialement,

Fabien

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Shana

Je suis tombée sur un ancien message de Nyarlothotep dans lequel je lis : "J'ai observé beaucoup de 8 et j'ai constaté qu'ils recherchent des aliments sucrés?"

 

Ca m'a fait sourire ! Gentiment sourire !

 

Voici mon témoignage à ce sujet.

 

Mon aversion quasi-totale pour le "sucré" date problablement de ma petite enfance.

 

Même aujourd'hui, je ne peux pas dire que les aliments sucrés sont ceux vers lesquels je vais le plus spontanément, même si je peux maintenant, ici et là, prendre davantage de plaisir à déguster un dessert à la fin d'un repas, par exemple. Et encore, ça reste une exception !

 

En fait je ne sais pas ce que c'est que sucrer mon alimentation (boissons, yaourts, etc.).

 

La persistance du goût sucré dans la bouche est quelque chose que je déteste. C'est comme si mon corps le rejetait tout simplement !

 

Non, tous les 8 ne recherchent pas les aliments sucrés?

 

Il me revient une anecdote.

 

J'étais à l'école primaire. Nous avions à cette époque "notre sac de goûter". Je ne sais pas si cela existe toujours?

 

Mon institutrice avait semblé s'émouvoir du fait que j'apporte avec moi des sandwiches au camembert, au roquefort, des parts de vache-qui-rit ! (Là où mes camarades devaient avoir plutot des trucs dans le genre pain-beurre-chocolat, tartines de confitures ou les fameux "choco-BN" : oui, je sais, ça fait pauvre ! Mais dans ce temps-là, le marketing n'avait pas encore autant attaqué du côté des enfants !)

 

Cette femme (charmante au demeurant) pensait que j'étais punie ! Elle s'en est ouverte un jour à ma mère qui, toute étonnée, lui a répondu : "Mais non ! Je vous assure, c'est elle qui veut !"

 

L'histoire ne dit pas si mon institutrice était une 8 qui recherchait les aliments sucrés !

 

Mais c'est intéressant de constater que dans son modèle du monde : pas sucré = punition !

 

Amitiés.

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Aurolaf

Bonjour à tous,

À mon tour d'apporter un témoignage de 8 dans cette conversation, et difficile de ne pas faire dans l'excès sur un sujet pareil ! :laugh:

Une diététicienne m'a dit un jour (alors qu'elle tentait de "contrôler" - à ma demande - ma prise de poids en période de grossesse) : "C'est n'importe quoi ! Vous mangez tout en excès, n'importe comment et n'importe quand ! Je ne sais même pas comment vous arrivez à ne pas grossir davantage. Vous mériteriez de peser 150 kilos !" (No comment sur ma réaction !!!).
Cette malheureuse petite phrase a confirmé cette croyance que j'ai depuis toujours : "Je peux manger deux fois plus que la moyenne des gens sans (presque) grossir." Quand j'ai découvert l'ennéagramme, j'ai malheureusement renforcé la croyance et les excès avec : "C'est grâce à ma formidable énergie qui me fait consommer davantage de calories que les autres types !" (Mais qu'il est malin mon ego !)

Si je ne mange pas avec excès, je fais des régimes avec excès : quand j'étais jeune (22-30 ans), et plutôt de sous type sexuel, je faisais régime sur régime afin de contrôler mon poids et ma silhouette (et donc ma capacité de séduction).
Plus tard, l'instinct sexuel a été en partie réparé, et c'est conservation qui prédomine aujourd'hui : ça correspond au moment où la diététicienne a fait la remarque débile, et depuis j'ai dit "plus jamais de régimes" et je respecte cette décision. Quand je souhaite contrôler mon poids, je fais du sport à l'excès (en plus, ça me permet de canaliser mon immense énergie).
Quelques exemples de l'influence de cet instinct de conservation sur ma relation à la nourriture :

  • Quand j'étais enceinte (ou en période d'allaitement), je mangeais des quantités monstrueuses pour soit disant nourrir le bébé (on ne sait jamais il pourrait lui manquer quelque chose !). Résultat : +18 kg et +25 kg sur mes deux grossesses.
  • Les stocks de nourriture dans mes placards et dans mon congélateur sont anormalement élevés (et j'ai mis en place une gestion de stock astucieuse afin de limiter les pertes !).
  • Lorsque je voyage en train avec mes enfants, j'ai une super-stratégie (8 alpha oblige !), je prends toujours le repas pour le voyage, plus un ou deux repas supplémentaires (on ne sait jamais, le train pourrait rester coincé sur la voie pendant des heures, et le buffet serait alors dévalisé, et mes enfants pourraient mourir de faim !).
  • Quand je ne mange pas à l'heure et si je ne mange pas de sucres lents, j'ai l'impression que je "vais mourir de faim" ou faire une hypoglycémie, alors que je ne suis pas vraiment maigrichonne? Le risque est donc très limité !
  • Si j'ai faim, je me jette sur la nourriture et me sert avant tout le monde. Parfois même, je mange alors que mon gamin hurle à côté de moi car il veut sa part ! :blush:

Pour ce qui est de l'instinct social, il ne me semble ni sur-utilisé, ni sous-utilisé dans le contexte "nourriture". J'ai toutefois remarqué qu'en vieillissant, je n'appréciais plus les repas assis qui entravent ma liberté de mouvement et de choix (pas envie de rester assise toute la soirée auprès d'un abruti à qui je n'ai rien à dire sans pouvoir me lever ou me resservir quatre fois !). Je privilégie les buffets : j'ai le plaisir des contacts sociaux, mais je suis libre et sans limite (sur le choix des gens avec qui parler, le contenu de mon assiette, le nombre de fois où je vais me resservir, je peux partir quand je veux, je peux parler à tout le monde ou éviter les "fâcheux", etc.). Sans doute le développement de mon aile 7 ?

"J'ai observé beaucoup de 8 et j'ai constaté qu'ils recherchent des aliments sucrés et qu'ils aiment grignoter", écrivait Nicolas dans une précédente conversation.
J'ai exactement ce comportement. Par contre mon père (un 8 alpha) n'a jamais aimé le sucré (il mange simplement en excès le saucisson et le fromage) et n'a jamais grignoté de sa vie.

Ceci dit, je pense que mon comportement excessif par rapport à la nourriture n'est pas seulement un résultat de ma nature de 8 (aggravée par le sous type conservation). Il y a sans doute quelque chose (je ne sais pas trop quoi) en rapport avec le contrepoids égotique dont parle Fabien dans certains messages.
Exemple : quand je suis très en colère ou stressée et que je ne peux pas le faire sortir cette colère, je suis OBLIGÉE de manger du chocolat ou un truc sucré !
Amusant de noter que Fabien a parlé par ailleurs du contrepoids égotique "chocolat" pour les 1, et que quand je ne laisse pas sortir ma colère, je troque mon ego de 8 contre celui du 1 !
Peut-être que si je "pète une tête" systématiquement au lieu d'éviter ma colère, je mangerai moins de chocolat ! :rofl: :rofl: :rofl:

Bon c'est l'heure de manger pour moi ! Bon app !!!

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Fabien Chabreuil

Bonjour Aurore, bonjour à tous,

Juste une petite parenthèse technique.

"Il y a sans doute quelque chose (je ne sais pas trop quoi) en rapport avec le contrepoids égotique dont parle Fabien dans certains messages. Exemple : quand je suis très en colère ou stressée et que je ne peux pas le faire sortir cette colère, je suis OBLIGEE de manger du chocolat ou un truc sucré ! Amusant de noter que Fabien a parlé par ailleurs du contrepoids égotique 'chocolat' pour les 1, et que quand je ne laisse pas sortir ma colère, je troque mon ego de 8 contre celui du 1 ! Peut-être que si je "pète une tête" systématiquement au lieu d'éviter ma colère, je mangerai moins de chocolat ! :rofl::rofl::rofl:
Les contrepoids égotiques, que nous étudions en détail dans le stage Connexions, sont au nombre de neuf. Chaque type peut vivre les neuf contrepoids égotiques, mais en a un principal (Le chocolat n'est pas le contrepoids égotique du 1, mais une manière très bénigne de l'exprimer.). Tu peux donc vivre le contrepoids du 1, mais si le stress est vraiment fort, tu auras tendance à en choisir un autre qui, d'ailleurs, ressemble plus à ton alternative au chocolat.

Très cordialement,
Fabien

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Isabela

Bonjour à tous,

 

Qu'en est-il alors du rapport pathologique à la nourriture ? Est-il plutôt lié au sous-type conservation ou pourrait-on le lier spécifiquement à un ennéatype ?

Je suis 4 mu (jusqu'à preuve du contraire : stage Centres à venir !) et mon rapport trouble à la nourriture s'articule autour de deux axes : l'expression des émotions (ou plutôt sa non expression "verbale", ou "lacrymale", etc.) et le rapport à l'image (minceur).

 

En gros, mes complexes physiques et l'exigence plastique que j'ai en tête se heurtent à ma gourmandise "saine" et surtout aux périodes de mal-être : quand j'ai un problème, une frustration, un épuisement nerveux ou une contrariété quelconque, cela provoque une crise de boulimie SI je ne parviens pas à accepter cette émotion négative c est-à-dire à la reconnaître et dans un second temps à l'exprimer.

 

Dans ces cas, le schéma est : la contrariété/émotion négative est là, puis un court-circuitage l'empêche de venir au cerveau ou à l'émotionnel pur (pleurer, parler, "faire sortir") et elle se refoule sous la forme d'un excès compulsif de nourriture qui fait office de "tapis pour étouffer l'étincelle".

Je ne me suis jamais fait vomir mais j'ai des comportements alimentaires boulimiques tout de même.

Réussir à pleurer et à accepter l'émotion en question est un soulagement par rapport au refoulement que constitue la boulimie.

 

Étrange, tous ces mécanismes intriqués, pas évidents à décrypter. Je compte mes calories quotidiennement même si les crises sont devenues rares. Je peux à nouveau, aller au resto, manger chez des amis, choses qu'à une époque je ne pouvais pas faire sans qu'elles soient suivies d'énormes crises.

Je serais curieuse d'entendre des témoignages d'autres émotionnelles, 2, 3 ou 4 à ce sujet pour savoir s'il y a un lien !

 

Bisous à tous !

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Fabien Chabreuil

Bonjour Isabelle, bonjour aux autres,

 

Juste une petite réponse théorique en attendant les témoignages demandés.

 

Les problèmes alimentaires sont en relation avec l'instinct de conservation. Ils sont le signe d'une blessure à ce niveau. Cependant, notre société actuelle a considérablement aggravé les choses en mettant autour de la minceur une pression liée aux instincts social (les gens qui réussissent sont minces) et sexuel (les gens séduisants sont minces). C'est quelque chose d'assez récent (coïncidant avec le passage de BLEU à ORANGE sur la Spirale Dynamique), la société de ma jeunesse disant exactement le contraire. Les conséquences de cela sont très négatives puisque le problème qui n'était à traiter que par rapport à un instinct, peut avoir à l'être par rapport à deux ou trois instincts.

 

Puisque il s'agit de problèmes liés aux instincts, ils peuvent être vécus par tous les ennéatypes. Ils sont cependant plus fréquents chez les émotionnels (problématique de l'image), et parmi eux chez le 4 (problématique de l'intrépidité).

 

Les 7 (gloutonnerie) et 9 (narcotisation) sont les suivants sur la liste.

 

Très amicalement,

Fabien

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Aurolaf

Hi everybody,

 

Les 7 (gloutonnerie) et 9 (narcotisation) sont les suivants sur la liste.

Et juste après, a-t-on le 8 avec sa passion d'excès… et ses ailes ?

 

Je suis 8 C++++ et j'ai tenté un paquet de techniques pour venir à bout de ma relation malsaine à la bouffe (sophro, PNL, etc.). Aucune ne dure ! Je replonge toujours avec délice dans les errances et excès alimentaires.

 

Bon week-end à tous.

 

PS : le premier qui me dit ce week-end en stage que j'ai grossi, je lui pète la tête ! :glouton:

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Sevan

Bonjour,

 

Je suis 9 conservation (C+/- S= X+).

L'alimentation est l'un des domaines où la partie "-" apparaît le plus. Même si j'aime les bons repas accompagnés de bon vin, lorsque je suis seul, ma passion de paresse se manifeste particulièrement lorsque je dois me faire à manger. J'ai du mal à me préparer des plats pour moi tout seul. Lorsqu'il s'agit de préparer un repas pour des amis, j'aime cuisiner.

Seul, je vis des phases "cuisine" alternées avec des phases "grignotage".

 

Grignotage

J'ai tendance à grignoter plutôt que de préparer un repas : saucisson, frites, fromage font partie de la gamme de base. J'y ai ajouté des légumes/fruits (tomates cerises, laitue, etc.) qui sont tout autant grignotables mais qui servent de "caution diététique".

Lorsque je suis dans une période grignotage, j'accompagne généralement cela par une bière ou un verre de vin. Ou deux. Et grignoter, ça se fait devant un écran, en regardant un DVD…

Bref, ce sont des phases où je suis pleinement conscient de ma compulsion, ma passion, ma fixation, mon mécanisme de défense : tout est là, bien évident. Mais ce n'est pas pour autant que je réussis à mettre fin à cet automatisme.

 

Cuisine

En revanche, j'ai parfois des phases cuisine où je prends le temps de cuisiner, de manger en ne faisant que ça. Dans ces phases, je rejette tout ce qui est "junk food" et je vais vers un élargissement de la gamme de base (riz complet, quinoa…). Je me trouve des recettes faciles sur Internet, le repas est complet, et le verre d'alcool est rare.

 

Ces deux phases alternent dans les moments où je suis seul. Lorsque ma femme est là, nous décidons des menus ensemble, donc le grignotage n'est pas une option.

 

Amicalement,

Sevan

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Shana

Bonjour à tous,

 

Je suis 8 alpha et sous-type conservation bien marqué.

 

Cela fait bien longtemps que je me sens concernée par l'alimentation.

 

A 14 ou 15 ans j'ai commencé à m'intéresser au zen macrobiotique. Même si je n'ai jamais été réellement macrobiote, j'ai clairement gardé des habitudes alimentaires qui s'en sont inspirées.

 

A 17 ans j'étais bénévole dans une coopérative bio. (Je précise que c'était il y a 30 ans environ… et que le "bio" n'avait pas encore la visibilité qu'il a aujourd'hui. A l'inverse je suis persuadée qu'il y a 30 ans la bouffe était beaucoup moins largement trafiquée que maintenant.) Aujourd'hui j'achète toujours un partie importante de ce que je mange en version "bio" : pain, céréales, oeufs, beurre, légumes, tofu (et laitages quand j'en achète), etc.

 

J'ai eu une occasion supplémentaire de prendre conscience de mon rapport à la bouffe (et de mon aversion pour la "mal-bouffe") pendant mon mariage. L'appartenance de mon ex-mari à une autre culture que la mienne se manifestait notamment par des habitudes et des goûts alimentaires différents des miens (beaucoup de gras, beaucoup de sucre, alimentation insuffisamment variée). Or, pour moi la nourriture a une fonction biologique liée à la santé (se nourrir, nourrir son corps et lui apporter ce qui est bon pour lui) et une fonction de partage (ce qui fait que j'ai plaisir à faire la cuisine pour des amis par exemple). La nourriture a fréquemment été un grave sujet de désaccord entre nous, et j'avoue que lors de notre séparation le premier plaisir (et soulagement) que j'ai éprouvé a été de pouvoir re-manger comme je voulais, ce que je voulais. J'ai pris pleinement conscience de la double contrainte dans laquelle mon mariage m'avait placée sur ce plan : que les concessions que j'ai faites sur le plan alimentaire pendant plusieurs années m'avaient vraiment éloigné de moi-même, car si je me rapprochais de ses habitudes alimentaires à lui, j'avais le sentiment de ne pas manger ce qui était le meilleur pour moi. Et lorsque je mangeais ce que j'avais envie, j'avais perdu une grande partie du plaisir à le faire.

 

J'ai cette croyance qu'on est et devient ce que l'on ingère… et j'essaie de ne pas avaler n'importe quoi.

 

Je n'achète quasiment jamais de plats cuisinés industriels. Lorsque je fais les courses, j'achète des produits de base, simples, que je cuisine moi-même. Je privilégie la qualité, la fraîcheur. Je suis particulièrement vigilante à la composition des aliments (pour moi, plats préparés ou industriellement transformés signifie souvent excès de sel, excès de gras, voire matières grasses trans).

 

J'avoue que mon aversion pour les grands groupes alimentaires qui essaient de nous faire avaler n'importe quoi (et le plus souvent à des prix parfaitement honteux) relaie extrêment bien mon aversion pour la mal-bouffe. Quand je dis "nous faire avaler n'importe quoi", c'est à prendre au sens propre comme au sens figuré (dans une logique marketing). :glouton: :rofl: :sick: :wink: :blush:

 

Je cuisine moi-même… ce qui ne signifie pas que je passe volontiers des heures en cuisine. Même quand je n'ai pas très envie de cuisiner, je vais m'arranger pour me concocter quelque chose d'équilibré. Ca ne sera peut-être pas très élaboré (et j'avoue que quelqu'un d'autre pourrait même trouver cela pas très bon), mais je retire un réel plaisir à manger quelque chose de simple, d'équilibré, composé d'éléments qui me mettent en énergie (même si le produit fini peut sembler étrange…) parce que je sais que c'est bon pour moi…

 

Pour moi manger correctement est avant tout une manifestation du respect de soi. J'y associe aussi la notion de liberté.

 

J'attache également beaucoup d'importance à acheter "de saison". Pour moi acheter des fraises en décembre n'est tout simplement pas concevable. C'est une aberration écologique (combien de kerosène pour transporter ces fraises ?). Et une aberration par rapport à nos rythmes saisonniers internes.

 

Je me sens bien quand je suis mince. Toutefois pour moi l'aspect esthétique doit être associé à l'aspect santé. Ce n'est pas la minceur pour la minceur. C'est la minceur pour me sentir bien.

 

Je ne compte pas les calories. En fait je pense que j'ai des indicateurs internes qui font que j'arrive à me réguler presque automatiquement.

 

Depuis mon enfance j'ai toujours vu ma mère entre deux régimes, se plaindre qu'elle ne pouvait pas manger ce qu'elle voulait par crainte de grossir (sa blague favorite était qu'elle prenait un kilo rien qu'à regarder la porte du frigo :wink:), quasiment jamais assise à table, utilisant tous les prétextes pour se lever et rester debout… jusqu'au jour où… Jusqu'au jour où je l'ai surprise en train de grignoter entre les repas… :rofl: Ce jour-là, elle a perdu toute crédibilité et je me souviens lui avoir dit (sur un ton que je vous laisse imaginer) qu'elle ferait mieux de manger à table et d'arrêter ses simagrées… (Non mais, c'est quoi cette faiblesse ! :heart:)

 

Très jeune je pense avoir décidé que je serais bien avisée de ne pas suivre son exemple.

 

Plus tard j'ai compris que son rapport à la bouffe et à son surpoids quasi-chronique avait des origines anciennes pour lesquelles je ne pouvais pas grand-chose, mis à part remplacer ma réaction de l'époque (dure, dure…) par de l'empathie.

 

Bon appétit. :rofl:

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Shana

Je continue mon observation et mon témoignage de 8 alpha.

 

J'avoue que j'ai toujours éprouvé un réel plaisir à manger en tête à tête. Avec mon amoureux, un(e) ami(e), collègue, boss… Partager un petit repas au restaurant est pour moi un moment idéal pour partager en même temps discussion, idées, échanger, se raconter, etc. Longtemps j'ai attaché presque plus d'importance à "être ensemble", même si la bouffe n'était pas terrible. Le plaisir de partager ce moment ensemble avec l'autre était suffisant pour apprécier l'instant et… me rendre très indulgente vis à vis d'un service approximatif ou d'une gastronomie pitoyable. J'avoue qu'à présent je suis beaucoup plus exigeante : je veux clairement :rofl:(AUSSI) que ce soit bon dans mon assiette.

 

En général, je préfère soit le tête-à-tête, soit les très grandes tablées. Entre les deux, j'aime un peu moins.

 

Et j'aime aussi manger seule.

 

Vendredi soir, mon chéri m'a invitée au restaurant. J'adore cela. :rofl:

Et pourtant je reviens de loin ! J'ai eu du mal pendant longtemps qu'un homme paie pour moi au restaurant (vieux schéma vaguement MLF probablement). Aujourd'hui je trouve cela terriblement sexy. J'apprécie son geste. Je sais qu'il cherche à me faire plaisir et à partager ce moment agréable avec moi. Je n'associe plus "payer la note de restau" avec "prise de pouvoir sur moi".

 

Puis nous avons fait des courses pour acheter de quoi préparer at home le reste du week-end. Je me suis aperçue qu'il y a une différence entre les moments où nous sommes chez lui et ceux où nous sommes chez moi. Lorsque nous sommes chez lui, nous partageons plus facilement les préparatifs du repas. Lorsque nous sommes sur mon terrain, je remarque que j'ai plus de mal à le laisser faire quelque chose dans la cuisine.

 

????

 

Hum hum… Je sens qu'il y a quelque chose à creuser par là (instinct sexuel)… Allez, je m'y recolle et je viens vous raconter…

 

Bonne pause café. :glouton:

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Shana

Suite de l'observation…

 

"Quand je suis sur mon terrain j'ai un peu de mal à lui laisser faire quelque chose dans la cuisine…"

Gloops ! Mince !

 

Pitoyable remake de "la femme aux fourneaux, l'homme au bureau" ? Hum ? Quelle horreur… Alors là… Mon âme d'Amazone en prend un sacré coup sur le carafon les amis… :surprised:

 

Bon… En admettant que je ne sois pas une femme totalement soumise (ce qui ne devrait pas être trop difficile à admettre :rofl:), voilà ce que j'ai trouvé :

  • MA cuisine c'est MA cuisine, MON terrain… et on ne rentre pas comme ça ! (Cela dit il n'y a pas que dans la cuisine… J'ai une conception assez animale de mon appartement = tanière, terrier, etc.)
  • Ne sous-traiter aucune tâche culinaire me permet notamment :
    1. de conserver le contrôle de ce qui est fait ;
      Ca me permet de m'assurer que tout sera fait à ma façon, donc le mieux qu'il est possible (dans ma vision :rofl:), donc de garantir le résultat final du repas, donc de séduire mon chéri par mes prouesses culinaires.  :wink: Ouf ! Nous y voilà… :miam:
    2. de ne pas donner d'instructions.
      Donner des instructions à un monsieur que je suis en train d'essayer de séduire… équivaudrait pour moi à occuper un rôle masculin. Je suis parfaitement capable de jouer ce rôle dans des tas d'autres circonstances de la vie… mais là, franchement, c'est pas le but ! Donner des instructions au monsieur que je veux séduire serait à mes yeux très dévirilisant (je ne veux pas dire que le monsieur en sortirait REELLEMENT moins viril ; je dis que c'est ainsi qu'il serait perçu par moi).

Sinon, en vrac :

  • J'ai indiqué dans un autre post que la nourriture a, pour moi, une valeur de partage. Pendant mon mariage, nos occupations respectives avec mon ex-mari ne nous permettaient pas de dîner tous les soirs ensemble (loin de là !). Les soirs où nous pouvions le faire avaient donc pour moi une importance toute particulière. Hélas, je ne compte pas les soirs où nous avions convenu avec mon mon ex-mari de dîner ENSEMBLE à la maison le soir et que je prépare un bon petit dîner pour tous les deux, et qu'il arrivait avec une ou deux heures de retard ou annulait purement et simplement en me disant de ne pas l'attendre (alors que le dîner était déjà prêt). Bon, je ne vous fait pas un dessin… Ceci était pour moi parfaitement inacceptable : ma colère était généralement à la hauteur de ma déception. Et ma vengeance à la hauteur de ma colère : le plus souvent cela se terminait par la phrase magique "Bon, et bien puisque c'est comme ça, à l'avenir, c'est terminé. Je ne préparerai plus rien et tu te débrouilleras tout seul si tu veux manger. Na !" (notez-bien le "Na !")
  • Le plaisir que j'éprouve à faire la cuisine pour une autre personne est exactement proportionnel aux sentiments que j'éprouve pour elle.
    J'observe que j'ai définitivement arrêté de faire la bouffe pour mon ex-mari à peu près à partir du moment où notre relation est devenue très tendue et conflictuelle… :rofl: :blush:

Voili voilà !

 

Bisou apéro. :calin:

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Fabien Chabreuil

Bonjour Shana,

 

Petite parenthèse.

 

"Quand je suis sur mon terrain j'ai un peu de mal à lui laisser faire quelque chose dans la cuisine…"

Gloops ! Mince !

 

Pitoyable remake de "la femme aux fourneaux, l'homme au bureau" ? Hum ? Quelle horreur… Alors là… Mon âme d'Amazone en prend un sacré coup sur le carafon les amis… :surprised:

Qu'est-ce que j'ai ri en lisant cela ! Voilà une belle illustration de la hiérarchie des centres, et dans ton cas de l'instinctif précédent le mental. On écrit (ou dit) un truc, puis on réalise ce qu'on a dit ! L'avantage est que justement des informations non filtrées sortent qui permettent de faire une intéressante introspection (sauf si le 7 en nous préfère rationaliser).

 

Fin de la petite parenthèse.

 

Très amicalement,

Fabien

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Andie

Bonjour à tous les gourmands,

 

Génial ce sujet, et passionnant… Je suis une 6 à aile 7 et j'aime manger. C'est un de mes plus grands plaisirs… :blush: Mais j'ai remarqué que lorsque je suis mal ou sous stress, cela devient vraiment compulsif. Je m'explique.

 

Si je reçois des invités que je ne connais pas très bien, ce qui arrive souvent, cela devient une source d'inquiétude : "Est-ce qu'ils vont apprécier ?", "Et s'il n'y en a pas assez ?", etc. Ce qui fait que pour me rassurer (en bonne 6) :

  1. J'achète deux fois trop à manger : de sous-type conservation, je stocke (au cas où) dans les placards du garage car la cuisine ne fait que 10 m2 :calin: (alors qu'elle devrait être la pièce la plus grande de la maison (!), je rêve qu'elle soit aussi grande que la salle à manger et sle alon, enfin quoi c'est vrai ces architectes, ils pourraient penser un peu que la cuisine, c'est le centre le plus vivant où on aime se réunir et préparer ensemble les repas (ok, je suis souvent seule, mais heureusement que des fois les copines viennent m'aider, rarement le mari ou les copains !).
  2. Je prépare trois fois trop à manger : trois entrées, deux plats, trop de fromage et deux desserts… et il nous en reste pour la semaine. C'est pratique, mais trop c'est trop. Ca devient lassant de manger tous les jours pendant cinq jours au moins la même chose ! :wink:
  3. En préparant à manger, je grignote. Faut bien tenir le coup jusqu'à l'arrivée des invités où je mangerais moins car je m'occuperais d'eux, donc je stocke en moi ce que je ne pourrais pas faire. En fait, j'ai bien compris que c'était le stress que tout ne soit pas assez top, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur qu'il manque à manger, etc.

Lorsque je ne reçois pas, j'ai du plaisir à me faire des super-repas pour moi toute seule, je passe un temps infini à me concocter mes petits plats préférés. Cela devient des moments privilégiés, enfin seule pour manger ce que je veux…

Mais si ça ne va pas, un coup de stress ou une colère refoulée, je me rue dans la cuisine à la recherche (parfois désespérée, j'ai déjà tout mangé ? :surprised:) de chocolat.

 

Depuis que je connais l'Ennéagramme, je m'observe et commence à me corriger. Heureusement je me fais accompagner pour gérer tout ça. L'autre jour, on était invité et je m'étais proposé de faire le dessert (inactivité connait pas !). :miam: Pour la première fois de ma vie, j'ai préparé un mini-dessert… Entendez bien que par rapport à avant, ça faisait vraiment mini. Mon mari qui d'habitude râle parce que j'en fais trop, était surpris de la minuscule taille de ma salade de fruits. Je pensais que j'étais allé à l'extrême opposé : du trop trop au trop peu… Zuuut alors, ça craint ! Et ben non, il en restait ! Youpie, j'y suis arrivée.

 

Cordialement,

Andie

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Pascal

Bonjour,

 

Je suis 9 sans connaître mon sous-type.

 

Conservation

Lorsque je suis seul, je cuisine rarement préférant la facilité du "déjà préparé" (bio si c'est possible, mais pas toujours).

Étant souvent en "mouvement", je fais un repas sur le pouce, mais je peux m'arrêter deux heures, surtout l'été dans un parc ou…

 

Social

… si je suis accompagné au déjeuner ou au dîner.

 

J'aime beaucoup les repas entre amis où bons plats et bons vins sont au rendez-vous dans le partage de ce moment de convivialité.

En fait, c'est le moment de partage qui me plaît le plus. J'aime aussi cuisiner pour les autres.

 

Sexuel

Rien de tel qu'un dîner en tête à tête dans un "toqué" : le raffinement partagé dans un moment intime et romantique (fusion avez-vous dit ?).

 

Bien amicalement,

Pascal

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Fredou

Bonjour à tous.

 

Je suis 9 social.

 

La problématique de la nourriture a été un problème important qui m'a guidé dans les grandes orientations de ma vie. Et en y réfléchissant je pense que mes comportements alimentaires ont évolué en parallèle avec la manifestation des instincts. Je m'explique.

 

Instinct de conservation : c'était, je pense, mon sous-type durant mes 15 premières années. J'étais un garçon trop gros, qui mangeait beaucoup. :rofl: J'ai le souvenir d'avoir toujours eu faim pendant cette période. Les moqueries fréquentes des autres enfants ne me blessaient pas vraiment. Il n'était pas nécessaire d'y répondre (compulsion oblige : les querelles et les jeux de main étaient pour moi l'expression de la plus infâme bestialité, bien que je rêvais en secret de vengeance sanglante, aile 8 :rofl:). La nourriture était avant tout un refuge que je goutais sans modération et qui me permettait de fuir un monde trop agressif.

 

Instinct social : il se manifeste moins aujourd'hui que par le passé, et je recherche moins les repas entre copains, les regroupements familiaux et festifs autour d'une table. Par contre, le moment du repas est toujours pour moi un moment de tranquillité et de paix, et j'y supporte très mal l'expression de tensions ou de compétitions. Lorsque cela se produit le repas tourne pour moi au calvaire, surtout si je suis obligé de prendre position, ce que je peux finir par faire, souvent manière agressive :tongue:, et toujours avec les personnes qui me sont le plus proches (pas de vrai conflit en définitive :wink:).

 

Instinct sexuel : plus tard le désir de me relier à l'autre et surtout de faire des rencontres m'a conduit à contrôler mes ingestats de manière parfois drastique (vomissements, régimes farfelus…), peut-être une sous-utilisation de l'instinct de conservation.

 

Aujourd'hui j'apprécie un bon repas que si je suis accompagné d'une ou d'un ami, que le moment est calme, et permet l'échange d'idée en toute confiance. C'est pour moi un moment fort d'intimité et j'en apprécie d'autant mieux la qualité de la nourriture. Par contre lorsque je mange seul, je peux manger n'importe quoi (plutôt du sucre) à n'importe qu'elle heure de la journée, et surtout après avoir sauté le repas, souvent celui de midi en ce moment.

 

Ce qui est catastrophique, je le sais d'autant plus que je cumule l'activité professionnelle d'éducateur sportif et tout récemment de diététicien. Que voulez vous, on s'oublie comme on peut !!! :calin:

 

Amicalement,

Frédéric

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Fabien Chabreuil

Bonjour Frédéric,

 

Bienvenue sur ce forum. Voilà un intéressant premier message.

 

"Plus tard le désir de me relier à l'autre et surtout de faire des rencontres m'a conduit à contrôler mes ingestats de manière parfois drastique (vomissements, régimes farfelus…), peut-être une sous-utilisation de l'instinct de conservation."

Incontestablement. C-- à l'époque. Bravo donc pour le chemin que tu as fait qui t'a amené à C=, sauf si les "n'importe quoi (plutôt du sucre)" sont fréquents, auquel cas, il faudrait peut-être mettre un petit C-.

 

"Ce qui est catastrophique, je le sais d'autant plus que je cumule l'activité professionnelle d'éducateur sportif et tout récemment de diététicien."

On arrive bien souvent à ce type de métier parce qu'on avait un problème personnel à résoudre. Tu n'es donc pas un cas isolé.

 

Très amicalement,

Fabien

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On dirait le sud

Bonjour à tous,

 

Je suis 9 alpha de sous-type conservation (et sexuel aussi, mais l'instinct de conservation me semble davantage blessé).

 

Instinct de conservation

 

Jusqu'à mes 30 ans grosso modo, je pouvais manger n'importe quoi en grande quantité, je ne prenais pas un gramme. Pire, il me restait 10 kilos à prendre pour arriver à un poids plus conforme à ma taille (je mesure 1,87 m). Que ce soit en famille (surtout avec un de mes frères), à l'école ou chez les scouts, j'ai souvent été moqué voire humilié pour ma maigreur (combinée avec un teint pâle et une personnalité effacée, gentille et naïve, ce qui n'arrangeait rien).

À 13-14 ans, chez les scouts lors du camp d'été, je mangeais autant voire davantage que mon chef de patrouille qui en avait 17. (En fait, je finissais les plats.) C'est une des raisons pour lesquelles les anciens m'ont donné le totem "Hamster". (Je me remplissais vraiment les balouffes. :laugh:) La vie en plein air me donnait envie de manger encore plus que pendant l'année, en famille.

 

Pendant mes études supérieures, j'ai dû apprendre à me faire à manger (j'avais délégué cette tâche à un jeune ado chez les scouts lorsque j'étais devenu chef de patrouille car je ne me sentais pas capable de le faire). Et comme j'avais peur de faire les courses en semaines (peur de bégayer, de bafouiller, de ne pas m'exprimer correctement du premier coup, etc. devant les commerçants), je faisais les courses avec ma mère le week-end et emportait tout le nécessaire pour la semaine dans un gros sac (je vivais en "kot" comme on dit en Belgique). Il me semble qu'à cette époque, je mangeais relativement sainement à midi et le soir… mais systématiquement la même chose chaque semaine (le menu X pour les lundi et mardi, le menu pâtes pour le mercredi, etc). Sauf une fois arrivé à l'univ' (dans une autre ville) où j'avais accès au restaurant universitaire (pour le midi). À l'univ', mon meilleur ami était étonné de ce que je pouvais engloutir au repas du soir (le double de sandwichs par rapport à lui).

 

Après les études, j'ai travaillé pendant 14 ans dans une grande entreprise qui disposait donc d'un restaurant interne (c'était un de mes critères de choix, pas complètement conscient, pour y travailler). Au fil des années, plus je m'ennuyais dans mon travail et/ou plus je me sentais frustré dans les relations avec ma hiérarchie, mes collègues, mes clients internes ou mes collaborateurs, plus je compensais lors du repas de midi. Et vu que je suis belge et que je travaillais en Belgique (à Bruxelles), la tentation des frites au menu de chaque repas en semaine s'est vite transformée en habitude. J'en suis donc arrivé à un certain moment à manger un steak-frites sauce béarnaise 5 fois par semaine (plus une petite assiette de crudités pour la bonne conscience). Et il m'arrivait de manger encore des frites le soir et/ou le weekend lorsque je choisissais, par paresse, de ne pas me faire à manger chez moi.

 

Lorsque je vivais en couple, j'avais la chance d'avoir une compagne qui aimait cuisiner ou qui veillait du moins à une alimentation plus saine. Il m'était plus facile alors de faire des efforts pour elle (ou pour éviter des conflits réels) que de faire ces efforts lorsque j'étais célibataire.

 

En plus de la boulimie de frites (et autres repas sucrés et gras pour varier les plaisirs), j'ai aussi mangé tous les matins en semaine (et parfois aussi le weekend) deux pains au chocolat comme petit-déjeuner. Pendant quasiment les 14 années de mon emploi à Bruxelles. À la fin, lorsque j'ai fait régime, ma famille se demandait si certaines boulangeries bruxelloises n'allaient pas faire faillite.

Bref, ce n'est pas pour rien que le sous-type conservation du type 9 s'appelle "Appétit". (Je note une certaine fierté, et donc de la matière pour pratiquer les exercices du stage Libération.)

 

Fin 2011, ayant envie de réintégrer le "marché" de la séduction (après une longue pause suite à une rupture difficile), je décidai de faire régime voire de changer complètement mon alimentation. J'avais enfin compris alors que tous les kilos accumulés les années précédentes (je pesais à ce moment 95 kg) avaient été une double compensation : compensation de l'ennui et des frustrations au travail, parfois combinées aux tensions non désamorcées de la vie de couple, et compensation des humiliations de mon adolescence (comme s'il était préférable d'être gros que d'être un "tas d'os").

 

Je supprimai alors toute nourriture industrielle (fast food et plats préparés), les viennoiseries, le coca (que je buvais parfois en quantité pour rester éveillé, surtout en début d'après-midi au travail), le pain, le sucré et la viande rouge. Je ne buvais plus que de l'eau (à cette époque, buvant déjà rarement de l'alcool, me priver de vin rouge n'était pas un gros sacrifice) et mangeais essentiellement des légumes (crus le midi, en soupe ou cuits le soir), de la volaille (dinde ou poulet) et du poisson. Je me suis d'ailleurs fait accompagné dans ce changement d'alimentation. Je nourrissais enfin mon corps au lieu de simplement manger (par habitude, par envie, par gourmandise, par ennui, etc).

 

Cela a duré 3 mois pendant lesquels j'ai pu maintenir cette auto-discipline sans difficulté (sauf lors des repas de famille, assez rares heureusement). Puis j'ai commencé à me rendre régulièrement à Paris (pour des formations) ainsi qu'à sortir seul ou en groupe au restaurant à Bruxelles (début 2012, j'ai quitté mon entreprise pour me lancer comme indépendant, je ne bénéficiais donc plus du restaurant d'entreprise où je mangeais, avec plaisir, une grosse assiette de crudités tous les midis depuis 3 mois, ni de la vie sociale propre à l'entreprise). J'ai donc commencé à remanger régulièrement de la viande rouge, à boire un bon petit verre de rouge, avec modération, et surtout, à craquer pour les desserts sucrés.

 

Depuis, j'ai repris quelques kilos (sans atteindre le sommet précédent), je veille à manger mieux qu'à la "grande époque" mais c'est compliqué. Je (petit-)déjeune rarement, je grignote beaucoup, surtout le soir, tard. J'essaie de manger plus sainement (ayant conscience des effets bénéfiques d'une alimentation semi-végétarienne, au delà de la question du poids) mais c'est très compliqué alors que mes choix de manger différemment se confrontent à un environnement défavorable (à mes hésitations personnelles s'ajoutent la pression de ma famille, en particulier mes parents chez qui je revis temporairement et leurs habitudes) et à des contraintes socio-économiques (je suis au chômage avec une activité indépendante complémentaire qui démarre très difficilement).

 

Instinct social

 

Manger est effectivement une activité sociale. Décider de manger sainement alors que les convives ne le font pas est compliqué pour moi (bien plus que l'inverse, sauf s'il y a un enjeu de séduction).

J'apprécie de partager un bon repas (avec ou sans excès) en fonction du contexte et de mon humeur. Ainsi, lorsque je vais à Paris pour les formations de Fabien et Patricia, le repas du dimanche midi est toujours une fête car j'ai plaisir à être là (plaisir de la formation, plaisir des rencontres humaines et des partages tout le long du week-end et pas uniquement à table, plaisir aussi de partager un repas, et d'autant plus avec des personnes que j'apprécie). C'est aussi valable dans d'autres contextes de formation ou de développement personnel. Au quotidien par contre, puisque je revis chez mes parents, c'est plus compliqué. Je ressens régulièrement le besoin de m'éclipser, de faire une course en ville et de manger seul.

 

Et même lorsque je vivais à Bruxelles (dans mes périodes de célibat bien sûr), il m'arrivait régulièrement d'aller manger au restaurant. (je ne voyais pas de raison de me priver des plaisirs gustatifs parce que je sortais seul).

 

Instinct sexuel

 

Lorsque j'étais en couple ou que, célibataire, je cherchais à séduire, je choisissais de bons restaurants (sans viser les étoiles car je n'avais pas été éduqué en ce sens, famille nombreuse oblige) pour séduire ma partenaire et/ou passer un agréable moment romantique ensemble. (Au delà de la nourriture et d'un bons vin, il fallait que le restaurant permette de parler calmement et en discrétion.)

 

Le mécanisme de fusion de mon ennéatype fonctionnait à plein dans ces circonstances, et je pouvais aussi entre autres déterminer si le courant passait réellement ou non avec mes prétendantes.

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Claire5

Bonjour tout le monde,

Voici mon témoignage de 5 alpha aile 6, C-/=, S=, X-/+.

Instinct de conservation
Pas grand chose de très intéressant à dire si ce n'est que je considère manger à peu près normalement (ni trop malsain, ni trop diététique), en quantités normales, à des horaires à peu près normaux.
Quelques spécificités cependant :

  • J'ai un poids « standard » de 50 kilos, qui est assez voir très faible au vu de ma taille (1,75 mètres), mais qui ne varie quasiment pas, que je mange beaucoup ou peu. J'attribue cela à ma morphologie. Ma mère 1 C++ m'a raconté sa grande angoisse à ce sujet quand j'étais petite : le médecin lui avait tracé une grande ligne droite de croissance de poids théorique, et j'étais toujours à la limite de la courbe, ce qui la rendait très anxieuse.
  • En cas de stress très fort, je vais quand même maigrir de quelques kilos (ce que je ne remarquerais même pas si ma mère affolée ne s'en rendait pas compte, et m'obligeait à monter sur la balance et à aller chez le médecin), car je suis dissociée et ne ressens plus la faim. En ce moment il faut croire que je me porte bien, sans emploi et sans stress, je suis à +4 kilos de mon poids standard.
  • J'ai horreur de cuisiner au quotidien. Mon copain cuisine tous les repas. Si je suis seule, c'est un véritable effort de planifier les repas. J'ai tendance à attendre d'avoir faim pour me rendre compte que le frigo est vide.
  • J'ai tendance au grignotage, à manger très sucré, et je déteste les fruits (sauf si on me les épluche et prépare).

Instinct social
Dans mon travail précédent, j'adorais que mes collègues techniciens me proposent de manger à midi avec eux… mais c'étaient tous des hommes, et j'étais la seule fille ! J'en tirais une grande fierté [moi aussi, j'ai de la matière pour pratiquer les exercices du stage Libération]. Je tirais encore plus de fierté si un collègue me proposait qu'on aille manger en tête à tête (fierté décuplée si le collègue est technicien et plus âgé que moi).
De même, je travaillais avec des entreprises qui ont pour habitude d'inviter les maîtres d'ouvrages au restaurant le midi. Si un conducteur de travaux m'invitait plus fréquemment que nécessaire et/ou en tête à tête, la fierté était activée à fond.
Une fois j'ai été invitée avec ma chef, ça m'a tout de suite moins amusé. Surtout que c'était dans une grand resto avec les patrons, en mode coincé. Je déteste manger avec des chefs ou des ingénieurs, car je m'amuse énormément plus avec des techniciens et des ouvriers.
J'ai quand même un souvenir d'un repas avec un conducteur de travaux et deux autres femmes des services techniques d'une commune, que j'avais beaucoup apprécié. Pour moi le repas du midi est un des moments le plus intéressant des projets, où on apprend énormément de manière informelle, sur le technique, sur le parcours des uns et des autres, sur leurs expériences. C'est très enrichissant.

Il faut que je précise aussi qu'il y a un seul contexte où je cuisine : quand on reçoit des invités. Là je suis capable d'y passer un après-midi entier et de me donner à fond. Il faut que tout soit au top et sous contrôle. Mais cela reste assez rare. Je profite peu de ce qu'il y a dans mon assiette au cours de ces repas car mon attention est focalisée sur les invités.

Instinct sexuel
Voir plus haut. Si quelqu'un m'invite au restaurant ou me propose de manger avec lui (et que je l'apprécie) en tête à tête, mon ego le traduit par je suis intéressante.
Ces moments ont l'avantage d'après moi pour un 5, d'être définis dans le temps, ponctuels, ce qui est propice au mode de fonctionnement « confidence ».
Encore une fois dans ces moments là, je profite moins de ce qu'il y a dans mon assiette que de la personne assise en face de moi.

Bien amicalement,
Claire

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Krystek

Bonjour à tous et à toutes,

 

Étant donné que ma passion dans la vie, c'est la nourriture, il me semble normal que mon premier post se passe ici.

 

Avant mes 13 ans cela avait toujours été compliqué de faire manger, petite quantité, voire manque d'envie au point qu'une fois je m'étais même endormi à table (heureusement mon cousin avait pu retirer l'assiette à temps). Ma mère devait parfois trouver une idée originale (exemple mettre des frites dans un cornet au lieu d'une assiette et soudain je pouvais manger des quantités acceptables). À mes 13 ans soudain un changement est apparu : l'appétit et le plaisir de manger. Du haut de mes 59 kilos sur la balance, je mangeais comme quatre au point que lorsque j’eus atteint l'apogée de mon art, je pesais 60 kg et prenais 5 à 6 repas par jour. Je considère que je suis heureux quand j'ai quelque chose à manger. Quand mon repas est bon, j'existe à nouveau. Contrairement à certains témoignages plus haut, j'ai une réelle aversion envers le sucre, je mange rarement sucré, et lorsque cela arrive, c'est toujours une surprise aux yeux de mes proches.

 

Instinct de conservation :

Malgré les quantités que j'ai pu ingurgiter par le passé, je me suis toujours arrêté au moment où je n'avais plus faim. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je ne bois pas d'alcool à table car justement l'alcool m'empêche de savoir quand je suis arrivé à satiété. Plus jeune, je mangeais du fast-food sans-trop me poser des questions. Maintenant grâce au scandale et à un mois de véganisme (juste pour essayer), je fais un peu plus attention sans que cela soit compulsif.

 

Instinct social :

Le plus important pendant un repas, ce n'est pas les gens avec moi mais plutôt si le repas est bon. Je n'aurais aucun mal à dîner avec les pires ***** de la planète si le repas est bon. Cependant si la compagnie est bonne, c'est la cerise sur le gâteau (pas le contraire).

 

Instinct sexuel :

Comme expliqué plus haut, ce qui importe, c'est le repas. Cependant j'avoue avoir certaines personnes avec qui j'apprécie particulièrement de manger. Nous parlons avant le repas et peu pendant (faut laisser la nourriture s'exprimer). Je n'ai pas de problème à partager le contenu de l'assiette à condition qu'on le demande, sinon risque de fourchette dans la main chapardeuse.

 

Amicalement,

Christian

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Bienvenue sur le forum, Christian. J'avoue que c'est un scoop ! Voilà une facette de ta personnalité que je ne connaissais pas. Tu n'as jamais dû être assis assez près de moi lors des repas de stage.

 

Cette partie du forum s'appelle "Les types et l'alimentation", et il serait donc utile que tu analyses ton comportement en rapport avec ton profil dans l'ennéagramme car je parierai volontiers que peu de lecteurs auraient deviné ton type à la lecture de ton post s'il n'y avait la signature.

 

Très amicalement,

Fabien

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Krystek

Effectivement Fabien nous n'avons été jamais été à la même table, il y a une légère compétition entre les stagiaires pour savoir qui s'assoira à coté de toi et Patricia. Certes on était pas loin au stage Connexions mais tu as dû souffrir sur le typage de certains personnages du film. :laugh:

 

À travers l'alimentation j'ai pu affirmer ma différence, j'ai obtenu une forme de reconnaissance. Je m'explique. En bon 4, je me suis toujours comparé aux autres et j'avais un certain œil pour voir ce que je n'avais pas. :wink: En terminale par exemple, la plupart de mes camarades mesurait entre 185 cm et 194 cm tandis que moi je mesurais 160 cm. Alors cette anormalité, comme ils aimaient l'appeler, les choquait. Malgré nos différences physiques, ils ne faisaient pas le poids face à moi une fois à table. Ils avaient même fini par m'appeler Damato (qui venait de l'argot "damer" qui voulait dire manger, donc, en un sens, celui qui mange). J'ai perçu cela comme une revanche sur la vie et tout ce qu'elle m'avait pas donnée : "Moi je peux faire ça, et pas vous, nah :beurk:."

 

L'adolescence, en plus de l'appétit, a été une période où mon palais a beaucoup évolué, et j'ai fini par découvrir de nouvelles saveurs, et qui dit nouvelles saveurs dit nouvelles émotions ressenties. Je me plais à dire qu'être à table, c'est un moment particulier entre moi et mon repas. Quand je vais au restaurant, c'est avant tout pour goûter des choses que je ne connais pas. Dans un sens, pour qui fait un peu attention, il est facile de trouver sur une carte ce que je pourrais prendre. Je ne vais pas au restaurant pour prendre quelque chose que je connais où que je sais déjà faire. Cela peut réserver de bonnes comme de mauvaises surprises, certes. Une autre caractéristique est que je ne supportais pas de prendre le même plat qu'un autre. Dès que cela pouvait arriver, je changeais automatiquement de plat.

 

Avec l'âge et aussi le fait que je finis par payer moi-même mes repas, je mange moins qu'à l'époque et j'avoue ressentir une certaine mélancolie lorsque, après deux ou trois  assiettes d'un buffet, je constate ne plus avoir faim et dois m'arrêter de manger. Par rapport à l'état émotionnel, j'ai observé que j'avais tendance à manger beaucoup plus en étant en colère ou que je me sentais rejeté (apparition de la haine du sous-type sexuel). C'est comme si je me défoulais/vengeais sur mon assiette (c'est qui s'est passé la première fois que j'ai fini par manger un poulet entier). Toujours par rapport à l'instinct sexuel , je n'ai pas le souvenir d'être allé dans un restaurant seul, préférant quand  même la compagnie d'une personne ( le pré-requis étant que cette personne aime aussi manger). Les repas de familles (quand nous sommes un groupe supérieur à 5) ne sont pas les moments où je suis le plus à l'aise. Ça oscillait souvent entre deux types de commentaires : "Tu manges pas assez, regarde un tel qui lui mange" ou bien "Tu manges trop ce n'est pas normal, regarde un tel qui mange normalement ".

 

En espérant que ça illustre quelque chose,

Christian

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