Institut Français de

l’ennéagramme

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Frédéric

Ma vie de 3 : un mensonge

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Frédéric

Fabien,

 

Je veux te dire à la fois merci et te donner mon témoignage qui peut peut-être venir en aide à d'autres 3. J'ai compris le week-end dernier que ma vie a été un mensonge.

 

Toutes mes réactions, toutes les situations, tous les propos, toutes mes rencontres ont été des mensonges. Mes jobs, mes pertes, mon licenciement de 1999, mes ruptures, cette peur des filles et cette fuite en avant vers les garçons… Tout cela a été un mensonge… Et j'ai compris cela il y a une semaine.

J'ai compris que je mentais tout le temps soit sur le fond, à savoir sur ce que je disais, soit sur la forme, c'est-à-dire que je simulais l'émotion appropriée…

Et j'ai compris pourquoi. Il aura fallu une rupture sentimentale, la rencontre avec une thérapeute absolument géniale, des séminaires, trois années de travail à lire tous les soirs des livres de psychologie, quelques stages d'Ennéagramme, des séminaires aux USA de PNL et de méditation… Et maintenant j'ai l'impression de naître, d'avoir enlevé la très grosse partie de cette carapace qui m'empêchait de vivre.

 

Jusqu'à présent, je mentais pour éviter l'échec. Un échec pour moi c'était perdre la face devant les autres et c'était ne pas pouvoir être aimé. On aimait les gagnants et pas les perdants et perdre la face devant un groupe, c'était être un perdant et donc ne pas pouvoir être aimé.

Cela m'a empêché d'être moi-même, d'exprimer mes émotions, de pleurer, de crier de joie, de demander de l'aide, de dire ce que je pensais. Cela m'a poussé à gagner de l'argent pour plaire et pour être aimé pour ce que je faisais… Cela m'a empêché d'être cohérent, authentique…

 

Qui es-tu Frédéric ? A cette question, je répondais : je suis cadre, je suis directeur… !

Voilà le coeur de mon problème et ce que je pensais jusqu'à aujourd'hui.

Pouvais-je vivre bien ?

 

Comment ai-je fait pour changer ? Dur de résumer ces 3 années en quelques lignes.

 

J'appartiens à la catégorie des 3 avec une aile 2. Fuir l'échec, travailler pour plaire, utiliser le "moi je , moi je", mentir aux autres, se mentir à soi-même, faire semblant que la thérapie avance en simulant les résultats (!)… Tout cela j'ai connu.

Maintenant, je pense simplement que je cherche à être aimé (comme tout le monde) et j'ai compris que ce sont les personnes authentiques qui sont aimées : qui n'apprécie pas Soeur Emmanuelle ? J'apprécie beaucoup cette personne parce qu'elle est authentique. Alors une personne authentique est aimée.

 

Ensuite une personne authentique, c'est pour moi une personne qui accepte de perdre la face, d'être entière. Donc, perdre la face c'est être authentique et être aimé et de plus (valable pour le 3 je pense), être authentique, c'est être reconnu car nous sommes alors un modèle pour les autres.

Et voilà, la boucle est bouclée… Trois années dans un "tunnel" pour arriver à ce constat.

 

Depuis, je suis heureux, je n'ai jamais été autant aimé, j'ai accepté le fait d'être bisexuel, je viens de rencontrer "l'âme soeur", je peux aborder n'importe qui et lui faire un compliment, dire mes émotions et parler de mes "échecs", je parle avec mes parents, je vais probablement travailler dans ma passion, j'ai accepté de parler de moi, je me suis accepté tel que je suis…

Vivre heureux parmi des gens heureux, c'est ce que j'avais indiqué lors de mon premier stage sur l'ennéagramme et c'est seulement le début. Grâce à qui : à la personne qui m'a largué il y a trois ans et qui est devenu mon meilleur ami.

 

J'utilise souvent la métaphore suivante. Nous sommes tous une planète. En refusant d'être nous-même avec nos qualités 'négatives' et 'positives', on se construit une carapace, je dirais que l'on change d'orbite… Et devine quoi… Nous attirons des personnes de cette orbite qui n'est pas la nôtre, donc des personnes qui ne sont pas tout à fait compatibles avec nous. En restant authentique, nous sommes sur notre vraie orbite et nous attirons les vrais amis et nous sommes simplement aimés et heureux.

 

A 31 ans, je vais commencer à vivre vraiment. Peut-être aurai-je des moments de doutes. Je les accepterai car je sais que "la vie ne sera plus jamais la même".

 

Ce texte est peut-être écrit pour servir de témoignage, pour peut-être aider les autres (notamment les 3) qui commenceraient une réflexion sur eux-mêmes, pour les guider, et les aider à être "plus vite" (propos de 3 !) heureux.

 

Merci sincèrement, l'Ennéagramme m'a beaucoup aidé.

 

Frédéric (3)

 

Je répondrai à toutes les questions, les demandes.

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Fabien Chabreuil

Bonjour Frédéric,

 

Merci pour ce témoignage. Je crois qu'il peut nous intéresser quel que soit notre type, puisque tous nous sommes aussi dans le mensonge quand nous nous identifions à notre ego et à sa fierté… Même si le 3 est le champion en titre. :happy:

 

Je voudrais ajouter qu'il ne suffit pas d'être vrai (terme que je préfère à authentique pour ne pas aggraver la compulsion de nos amis 4) : il y a de vrais salauds ! Encore faut-il être connecté avec des valeurs essentielles. Avec Soeur Emmanuelle comme modèle, il n'y a pas d'inquiétude à avoir.

 

Même en étant vrai et connecté avec ces valeurs supérieures, il n'y a pas de garantie d'être aimé. Etre aimé est fort agréable, ma foi (j'écris cela le jour de la Saint Valentin !). Vouloir l'être à tout prix est bien évidemment un piège de l'ego : chaque type de l'Ennéagramme pourrait être décrit par une phrase du type "Je ne peux être aimé que si…"

 

Il semble que ta prise de conscience ait été très soudaine, même si elle a été préparée par trois années de travail. Si ce n'est pas indiscret et si tu crois que cela peut aider d'autres personnes, il serait intéressant de savoir quel a été le déclencheur qui a provoqué en toi cet insight.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Frédéric

Fabien,

 

Le déclencheur ? J'ai du mal à répondre parce que cela a été un travail de tous les jours. Il y plusieurs raisons :

 

1/ La rencontre avec un grand Ami de type 9 aile 8

 

J'ai eu la chance de rencontrer, mi-2000, à Grenoble, une personne de 34 ans, Jean-François, qui est passionnée par l'Ennéagramme et la PNL. Nous passons beaucoup de temps ensemble physiquement et au téléphone pour faire des exercices et pour demander l'avis de l'autre. C'est un type 9 aile 8, avec une grande compréhension, un fort sens logique et une patience exemplaire. Il me connaît très bien et c'est lui qui suit ma vie privée. Il est souvent en train de recadrer ce que je dis pour me faire avancer. J'ai une grande estime pour lui.

 

2/ Le week-end en question

 

Juste avant ce week-end, je lisais pour la n-ième fois un livre qui, en résumé, nous propose de nous accepter tel que nous sommes avec nos défauts et nos qualités. On prend un trait de caractère ou une émotion, on imagine des situations passées utilisant ce trait de caractère, et on liste ses aspects positifs. Le but était pour moi de pouvoir supporter n'importe quelle critique sans être déstabilisé. Et là, je suis arrivé à la Honte… Et devine quoi, impossible de dire une chose positive sur cette émotion… J'en parle à ma mère (type 6), mais bof… Pas de réponse… Et j'arrive chez Jean-François et je lui demande : "Jean-François, je pense avoir trouver le coeur de mon problème… Qu'est-ce qui est bien dans la honte… la honte devant les autres ?" Là, il me retourne la question plusieurs fois… En fait plusieurs heures de questions-réponses… Je dis : "La honte, c'est perdre la face devant les autres et perdre la face c'est ne pas être aimé." Voilà une belle croyance… Il a continué à me poser des questions (il a été très patient !) et il m'a fait prendre conscience que les gens qui "perdent la face" sont tout simplement des gens qui acceptent d'être eux-mêmes et c'est humain. Je cherche fortement à être aimé et j'ai compris ce jour-là que les personnes authentiques sont des gens aimés. Ce sont ceux qui sont le plus aimés…

 

Depuis :

- J'ai écrit pour demander pardon à des personnes que j'avais humiliées dans mon travail.

- Je valide le plus possible avec d'autres personnes cette nouvelle croyance.

- J'ai rencontré un garçon 3 aile 4 que j'aime beaucoup et qui me semble encore plus intégré que moi pour me dire "Frédéric, on aime les gens pour ce qu'ils sont et non pour leur argent"… Un garçon génial qui j'espère sera mon copain…

- Je prends de plus en plus conscience que tout ce que j'ai fait, acheter un vêtement, répondre à une question…, a été fait pour plaire aux autres et cela a souvent échoué…

- Nous avions un repas de ma promotion d'école, vendredi soir. Le restaurant était bruyant et surtout à 22 heures nous n'avions pas commencé à manger à cause de retardataires. D'habitude, je prends sur moi et n'ose rien dire. Alors, pour la première fois, je me suis levé, j'ai dit que je n'aimais pas les retardataires et que je partais… Et je suis parti, gentil, sans faire de vague. Le lundi suivant, j'ai reçu un e-mail de la part de Samia qui organisait ce repas qui me disait : "Tu ne dois pas avoir honte de ta décision, car tu as agis comme une personne libre. Tu dois au contraire en être fier… Les gens authentiques vivent plus heureux." J'ai pleuré en lisant ce mail… La reconnaissance oui, mais la vraie qui me fait progresser.

- J'essaie de plus en plus d'être authentique et voir si je suis apprécié pour cela…

- Quand je parle à une personne et notamment une fille, je ne suis plus timide. Je ne ressens presque plus cette timidité qui me bloquait.

 

3/ Mon malaise par rapport à d'autres 3

 

Mon parcours des trois dernières années peut être divisé en trois phases : la découverte de "moi", le refus et la tentative de supprimer mes défauts et enfin l'acceptation de ceux-ci. J'ai été, au milieu de ces trois ans, déstabilisé par beaucoup de personnes de type 3 qui avaient des comportements malhonnêtes, prêts à détruire leurs propres amis, drogués par l'argent, fiers d'eux ("Moi j'ai fait ça, moi je réussis cela" - Je suis assez gêné car c'est ce que je suis en train de faire en écrivant ce texte…). Alors que tout le monde voit qu'ils mentent… En fait j'ai dû admettre qu'ils étaient mon propre miroir… Que j'étais ou j'avais été au moins une fois comme eux… J'ai rarement rencontré un 3 "équilibré", sauf peut-être mon nouveau petit copain. Alors j'ai décidé de changer ces comportements que j'appelle "d'adolescents attardés".

 

4/ Beaucoup de rencontres amoureuses.

 

Lorsque je suis allé voir ma thérapeute pour la première fois, je lui ai dit "M., je ne plais à aucun garçon. Je suis moche…". Trois ans après, je lui est dit "M., j'ai trop d'amoureux. Je ne sais pas quoi faire. J'ai peur de les larguer…" Le fait d'avoir des comportements homosexuels m'a sans doute aidé : ceux qui connaissent le "milieu" homosexuel savent que les relations "physiques" sont très faciles… Et j'ai enchaîné les garçons comme les repas ! Et là, j'ai commencé à leur demander ce qui leur plaisait en moi… Et surprise… Aucun ne m'a dit ou ne m'a laissé l'impression de m'aimer pour mon statut. Au contraire, certains m'ont aimé alors que j'étais au chômage ! Surprenant pour moi. Et maintenant mon nouveau copain (type 3 aile 4) m'aime alors que je suis à nouveau à la recherche d'un emploi et que lui a superbement réussi à 28 ans (J'ai 31 ans). Surprenant. Que reste-t-il de la croyance "On ne m'aime que si je réussis." ? Plus grand chose sauf quand je rencontre d'autres types 3. Alors là, je suis très prudent !

 

Si je devais recommencer cette période de ma vie, je ferais attention à une chose : avoir dès le début des amis fidèles et de confiance à qui je peux parler de tout sans les choquer. Le plus dur a été d'entendre mes parents me critiquer et mes amis dirent : "Frédéric, tu penses avoir changé, mais en fait ce n'est pas vrai." Cela a été dur pour moi parce que j'ai toujours refusé d'écouter ces paroles. "On ne parle pas de tout à tout le monde". Et moi pour me faire "mousser", j'ai fait le contraire. Maintenant, je suis plus prudent.

Il m'arrive tous les jours d'avoir des doutes. C'est normal, je pense…

 

J'ai d'autres "chantiers" en cours : devenir plus patient, apprécier de ne rien faire, oser faire le métier que je veux même si je ne gagne pas autant d'argent, plus écouter les autres (dur, dur avec mon cerveau qui tourne à pleine vitesse), faire plus de compliments sincères et tous les jours agir comme moi, je le veux. Je vais aller peut-être plus doucement, notamment apprécier mon copain pour qu'il soit heureux. Je me suis rendu compte que j'ai été très méchant et agressif avec beaucoup de monde.

 

Le dernier conseil (si je peux me permettre) : lorsque nous pensons que "l'autre pense que…", il est souvent nécessaire de valider car j'ai très souvent tort.

 

Frédéric (3)

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Frédéric

Le mensonge ou leS mensongeSSSSS !

 

Bon, j'écris à nouveau sur ce site, même si je me fais mousser !

 

J'ai menti et je continue à mentir… Il doit y avoir une certaine inertie pour arrêter une machine lancée à pleine vapeur depuis 31 ans! J'arrive à répondre en mentant et m'en apercevoir une seconde trop tard. C'est surprenant et je dois dire "Ah non, j'ai menti" en rigolant…

 

Il m'est arrivé de mentir dans mes déclarations d'amour ! Dont les textes étaient préparés ! Attention, les types 6 qui lisent cela vont prendre peur ! J'ai tellement menti que maintenant je découvre un très gros problème que je ne n'arrive pas régler pour le moment.

 

La personne que j'aime est de type 3 aile 4 comme moi. Il m'a écrit une lettre d'amour, telle que j'ai toujours rêvé… Je l'ai lue et je n'ai eu aucune réaction… C'était trop beau et je lui est demandé s'il avait recopié un bouquin ! Il l'a assez mal pris… Mon problème est que j'ai tellement menti que j'ai du mal à croire qu'il puisse me dire la vérité en tant que type 3.

 

Il écrit : "Souviens toi TOUJOURS que seules les qualités humaines, les valeurs fondamentales comptent pour différencier un individu d'un autre à la différence de l'argent possédé ou gagné, du statut dans l'entreprise, du nombre de connaissances ou de personnes qui te reconnaissent, du modèle de ta voiture, de la taille de ta maison…" (Je dois préciser qu'il a fortement réussi et a un grand appartement.) Il ajoute : "Ne laisse JAMAIS personne te prendre de haut en disant que tu n'es pas à la hauteur, que tu n'est pas assez bien car, lorsqu'on a les valeurs qui sont les tiennes, rares sont les personnes qui peuvent arriver à TA hauteur." Et c'est un 3 qui dit cela ! Soit c'est une Perle, soit c'est un menteur professionnel !

 

Bref, un texte qui me fait pleurer, que j'ai à peine lu au début, parce que trop beau et donc un mensonge complet. Comment puis-je arriver à croire ce qu'il me dit ?

 

Comment sait-on qu'un 3 ment ? J'ai pu rouler dans la farine des dizaines et des dizaines de personnes. Comment faire pour croire qu'il me dise la vérité ? Il m'a dit un jour que pour lui, il partait du principe que ce que disaient les gens était vrai ! Et cette phrase vient d'un 3. Je sais, je continue de faire un transfert de ce que j'ai appris sur les 3 sur les gens de type 3.

 

Existe-t-il des 3 qui par nature ne mentent pas ? Si oui, je serais heureux de m'en rendre compte. Je comprends que j'ai menti pour plaire et donc j'ai menti principalement aux gens que j'ai aimés (tiens, j'utilise le passé… Un signe ?). Mais je me suis aussi menti à moi-même et il est là le problème.

 

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Fabien, comment reconnais-tu un 3 qui ne se ment pas à lui-même ?

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Voilà, mon problème. Je dois arriver à le croire pour le garder…

 

Frédéric (3)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Frédéric,

 

Existe-t-il des 3 qui par nature ne mentent pas ?

Le mensonge (à soi-même avant tout) est la passion du type 3. Autant dire qu'un 3 qui ne ment pas du tout a atteint l'illumination et qu'on en croise pas souvent.

 

Je crois que tu te poses là une fausse question. Quand quelqu'un est connecté à son essence, il aime l'autre tout simplement parce qu'il est. Un point, c'est tout. Quand il est dans son ego, il aime l'autre parce qu'il est ceci ou cela et/ou parce qu'il lui apporte telle ou telle chose.

Depuis que le monde est monde, des millions de gens se sont aimés au niveau égotique, ont été heureux ainsi et ont apporté du bonheur à leur partenaire.

 

Vraisemblablement, tu passes beaucoup de temps dans ta vie au niveau égotique et ton ami aussi. Progresser vers votre essence est un chemin que vous pouvez faire séparément ou ensemble. Mais, tu ne peux pas dire: "Je ne peux l'aimer et lui faire confiance que s'il s'est libéré des mécanismes de son type et qu'il est dans son essence." Une telle demande, par son excès, ne peut que conduire à l'échec.

De plus, elle implique chez toi un amour conditionnel qui te précipite et te maintient dans ton ego.

 

Ton ami dit la vérité, ou te ment, ou se ment à lui-même. Tu ne le sauras qu'à l'usage. C'est le risque délicieux de l'amour. Toi, sois aussi sincère que tu le peux. C'est bien suffisant.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Frédéric

Bonjour,

 

J'ai relu les textes que j'ai écrits sur ce thème "Ma vie de 3 : un mensonge" et j'ai une impression étrange… J'ai l'impression d'avoir un peu honte parce que je ne suis pas sûr d'avoir dit toute la vérité. Il semble que mes propos, mes idées, mes avis changent en fonction de l'état émotionnel dans lequel je suis au moment d'écrire.

 

En ce moment, je suis paisible et j'espère dire la vérité. Dans les textes que j'ai écrits, je retrouve encore de l'exagération, même si ce n'est pas des mensonges complets. En lisant ce texte, on a l'impression que j'ai résolu mon problème en quelques instants alors que ce n'est pas vraiment le cas.

 

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A propos de ta dernière réponse, j'ai une question. Sommes-nous plus heureux quand nous sommes dans notre essence et que nous aimons la personne pour ce qu'elle est ? Est-ce vrai d'après toi ?

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Pour en revenir à mes mensonges, il me semble que je suis Authentique lorsque je parle de ma passion (le marketing des séniors de plus de 55 ans), domaine dans lequel je veux travailler. Dans ces moments, je suis tellement Vrai que j'en pleure souvent après. Je me souviens de deux exemples :

 

- J'ai eu un entretien pour un travail, hier, avec la Directrice Marketing d'un grand groupe français et j'ai été tellement vrai que je lui ai plu et qu'elle va essayer de m'aider. C'est comme si j'étais libre, heureux, vrai, osant faire des erreurs. A peine arrivé, j'ai osé lui dire que j'étais un peu intimidé de la voir et elle m'a rassuré. L'entretien s'est très bien déroulé. J'ai osé demander de l'aide, moi qui normalement n'osait pas montrer mes faiblesses.

 

- L'autre exemple est aussi en parlant de cette passion. J'ai soutenu ma thèse devant environ 40 personnes. Au début j'étais crispé, jusqu'au moment où j'ai reçu un feedback de la salle qui m'a complètement transformé. La soutenance a duré plus longtemps que prévu. Et à la fin, une fille (très belle) est venu me voir pour me dire qu'elle aussi réalisait une thèse sur les séniors. Je ne me suis jamais senti autant respecté par une personne de ma vie. C'est une type 6 (je pense en être sûr).

 

Dans ces moments, je suis moi-même. Je suis vraiment bien. J'aimerais que cela soit toujours le cas, ce qui n'est pas facile.

 

J'aimerais vraiment pouvoir avouer mes faiblesses, dire aux personnes que je connais que je suis à la recherche de mon emploi. Ce n'est pas facile. Sincèrement, j'aimerais être vrai tout le temps.

 

A bientôt.

Frédéric (3)

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Frédéric

Décidément, quand je relis mes premiers textes, je me sens honteux. J'ai l'impression de lire des textes d'une personne qui se vante de ses réussites. Bref, je ressens par rapport à mes textes exactement la même sensation que lorsque que je vois d'autres types 3 qui mentent. J'ai envie de les fuir. Je ressens la même chose par rapport à ces textes… qui sont les miens. Bref…

 

Mon homosexualité : mensonge ou réalité ?

 

Difficile de le dire. J'ai beau y réfléchir, pendant une heure, je pense que ma vie est avec une fille et pendant l'heure suivante, je pense que c'est avec un garçon. Je fais attention à ce que les gens disent et me disent, même si je donne l'impression de ne pas écouter tout le temps. En fait, j'ai une bonne mémoire et il m'arrive de plus en plus de me demander si l'autre personne n'a pas raison. J'y pense pendant plusieurs jours et je peux rappeler cette personne et lui dire "Oui, tu as raison et j'ai tort" même sur des sujets importants.

 

Alors, revenons-en à mon homosexualité, bisexualité ou hétérosexualité ? Suis-je allé avec les garçons parce que la phase de séduction est plus simple et plus rapide ? Suis-je un homosexuel qui ne s'accepte pas ? Je ne sais pas répondre à ces questions de manière stable.

 

Si je regarde les faits : je couche avec des filles et des garçons et pour moi, comme je le dis souvent, "cela n'a pas d'importance si c'est un garçon ou une fille, c'est pareil" (vu de mon côté). J'ai l'impression de préférer les filles mais… Bref, je ne sais pas pour l'instant.

 

Je suis encore allé jeudi soir et toute le nuit dans un cruising bar homosexuel, ou bar sexe pour les néophytes, et c'est étrange : je suis vraiment la vedette parce que j'ai un profil physique qui attire les garçons de ce genre d'endroit (sans entrer dans les détails :-)) et que, libre moi-même, j'ai pu coucher avec une vingtaine de garçons (!) et brusquement, comme à chaque fois, je me dis ces petites phrases : "Frédéric, que fais-tu ici ?", "Ce que tu es en train de faire est sale. L'homosexualité est sale"… Alors je suis sorti (J'ai eu des invitations gratuites parce que je mettais de l'ambiance !) et je suis rentré chez moi en me demandant vraiment ce que je faisais là-bas. Et à ces moments là, c'est très net, je sais que je n'ai pas d'avenir dans ce "monde sexuel" et que je n'en ai pas du tout dans le "monde homosexuel".

 

Pourquoi est-ce que j'y vais ? Il me semble que je ressens d'abord une solitude et ensuite une pulsion qui me pousse à y aller. Et quelque chose me dit que si j'étais avec une fille, je n'aurais pas besoin d'y aller si, c'est assez évident, mon hypothétique couple est équilibré sexuellement.

 

Une grande partie de moi me dit qu'il n'y a pas d'avenir pour moi avec les garçons à cause de l'infidélité qui y règne, de la solitude "assurée" des homos, de la dureté de ce monde, de la difficulté d'avoir une vie amicale, sociale… Et je me dis cela sachant que je n'ai aucun problème pour dire j'ai des comportements homosexuels.

 

Il y a trois ans, je suis tombé très fortement amoureux d'un garçon marié et nous serions ensemble si de "graves" évènements n'étaient pas arrivés. Sa femme, qui est peut-être la fille qui m'a haï le plus, m'a dit à cette époque une phrase qui est restée gravée dans ma mémoire : "Les homos, c'est trop simple pour eux. Ils n'osent pas vivre la vrai vie." Ma première réaction a été celle de l'horreur… Et progressivement… Je me demande si elle n'a pas raison en ce qui me concerne. J'ai toujours trouvé difficile de draguer une fille, alors que je n'en ai jamais eu besoin et que je suis passé à côté de filles très biens… Mais bon, j'étais complètement aveugle.

 

Ai-je été avec les garçons parce que c'était plus simple ?

 

Le nombre d'homos qui me trouve atypique est surprenant. J'ai rêvé de "vivre un vie entière avec un garçon et avec un enfant"… Dans cette phrase entre guillemets, il y a trois utopies pour un homo "normal". J'ai rêvé à quelque chose de beau. J'ai cherché des exemples en vain. Je me suis dis alors que j'allais donner l'exemple. J'ai cherché ce garçon qui aurait la même vision de cette vie. Je n'ai pas trouvé. C'est peut-être de ma faute parce que je n'étais peut-être pas prêt.

 

J'ai l'impression d'être monté sur une échelle et soudainement d'avoir levé la tête et de voir qu'elle est appuyée sur le mauvais mur. Est-ce qu'il faut que je saute sur une autre échelle ? Je le pense de plus en plus. J'ai des regrets parce que c'est m'avouer mon échec. C'est avouer que mes rêves n'étaient que des rêves.

 

Je rêve souvent de fermer les yeux et de les réouvrir à côté de ma femme et d'avoir oublié ce vieux cauchemar. Je me dis souvent que j'ai peur de vivre avec une fille parce que j'ai peur d'être enfermé et de devoir rester à la maison en train de "regarder le match de foot à la télé". Les filles m'excuseront de cette image. En fait quelle est la réalité ? Je ne connais pas de couple homo équilibré, tel que je l'ai rêvé.

 

Ma vision des filles a changé au cours de ces derniers mois. Peut-être avais-je une image erronée ? Je parlais avec mon meilleur ami (un 9 aile 8 avec un écoute et une compréhension qui me font envie). Je lui ai dit en janvier que je trouvais que les filles étaient des "loques" ! (Je m'excuse encore.) Je ne veux pas être le chef de famille, je veux l'équilibre et l'égalité dans un couple, voire même vivre avec une "personne" qui me dirige un peu. Et je pensais qu'avec un garçon, ce serait plus facile.

 

Où sont mes mensonges ? Qu'est-ce qui est mensonge et réalité ? Ai-je envie d'aller avec une fille pour avoir cette reconnaissance sociale ? Je ne sais pas.

 

Au moment où j'écris ces lignes, je pense vivre avec une fille sauf si Le Garçon que j'ai toujours espéré arrive dans ma vie ?

 

J'aimerais que quelqu'un me prenne pas la main et me dise : "C'est avec moi que tu vas vivre ta vie." Ce serait peut-être plus simple. Au fond de moi, j'ai la réponse mais je n'ose pas me l'avouer…

 

Frédéric (3)

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Frédéric

Bonjour,

 

Je suis encore sorti ce week-end dans un endroit "spécialisé" homosexuel dans le but d'essayer de bien comprendre ce qui me poussait à aller dans ce genre d'endroit. La réponse est claire : la peur d'être seul. Dès que je rentre dans ce genre d'endroit, c'est comme si un autre que moi me dirigeait. Je porte les vêtements qu'il faut, j'ai l'attitude qu'il faut, je cherche à être la vedette et cela fonctionne (l'identification du 3 !). Je couche avec des garçons en faisant semblant d'aimer cela, en simulant et comme cela fonctionne de moins en moins, je prends du Poppers (drogue assez répandu dans le milieu).

 

Je ressors de ces endroits et je pleure.

 

Je suis actuellement à la recherche d'un emploi et cela demande un peu plus de temps car il n'est plus question que je fasse un métier que je n'aime pas, même pour l'argent ou la reconnaissance. Je me dis à quoi bon rencontrer des filles dans la ville que j'habite pour partir dans peu de temps pour mon travail. C'est inutile. Et là, le sentiment de solitude et le manque de tendresse arrivent (mes amis sont partout en France sauf où je suis) et que fais-je ? La solution de facilité, je me dirige vers ces endroits homosexuels.

 

A bien y réfléchir, je me force même à prendre du plaisir… J'ai l'impression que c'est entièrement simulé. (Je pense faire acteur bientôt ! :wink: )

 

C'est ça. Vers 18-20 ans, la peur des filles m'a bloqué : draguer était trop dur pour moi (peur de l'échec). Alors il fallait trouver une parade, si possible simple : le minitel. Et comme, le minitel "entre garçons" est plus facile, j'ai rencontré des garçons et ensuite je suis auto-convaincu que cela me plaisait. Je trouvais même cela original (mon aile 4 ?). Ensuite j'ai rencontré un garçon avec qui j'ai vécu plusieurs années (j'ai oublié ma relation, j'ai travaillé). Sexuellement, c'est le désert. Bref, au bout d'un temps, il m'a quitté et là… j'ai rencontré le milieu homo à Paris. D'abord choqué et ensuite je m'y suis fait. Comment rencontrer une fille ? Je n'en savais rien. J'ai alors continué avec les garçons. Je me suis répété que j'étais homo et que les homos ne devenaient pas hétéros… sauf que j'avais une croyance que l'homosexualité était due à l'éducation. Je le pense toujours pour certains garçons.

 

Un jour, je "couche" avec un homme de 60 ans (pour l'argent) et là, l'horreur : une personne seule avec ses bouquins, en train d'attendre la mort, obligé de payer pour avoir un semblant de relation sexuelle. Ce fut le choc. Je téléphone à ma psychothérapeute et lui demande : "M., aide-moi, je t'en prie, à coucher avec des filles. Je ne veux pas finir seul." Nous sommes en avril-mai 1999. En septembre 1999, lors d'un séminaire de Robbins aux USA, je prends l'engagement devant mille personnes de devenir hétérosexuel. (Je me fais mousser avec un objectif plus haut que les autres.) Depuis, ça a été un travail de tous les jours sur ma sexualité, mes croyances, mon identité.

 

J'ai augmenté la douleur de rester avec les garçons et le plaisir d'aller avec les filles. Les doutes, les peurs…

 

Janvier 2001, je rencontre un garçon génial et là tout est remis en cause. Je crois pouvoir construire quelque chose de solide. Mais là, je m'auto-sabote et la relation est finie. Quelle est l'origine de cet auto-sabotage ? Mes valeurs sont devenus conscientes et j'ai adopté la croyance que "les homos finissent seuls", ce qui est vrai. Pendant plus d'un an, j'ai accumulé les références pour cela devienne une conviction. (Le 3 qui fait les choses à fond.)

 

Cette relation m'a fait beaucoup évoluer et comprendre que je ne pouvais pas vivre avec un garçon, même si le dernier que j'ai rencontré est de loin le mieux que j'ai connu et probablement l'un des plus sérieux. J'ai tellement travaillé sur moi que plus aucun retour ne me semble possible maintenant.

 

Deux ans se seront écoulés entre ma demande à ma thérapeute de coucher avec les filles avec assurance et l'impossibilité d'aller avec les filles. Je pense que nous y sommes arrivés. (Le 3, content de sa réussite.) M., ma psy ne m'a jamais jugé, a accepté ma demande, peut-être sans savoir le résultat. Je me suis senti respecté. Un seul mot : merci.

 

Dans le livre "Un thérapeute hors du commun : Milton H. Erickson", il y a l'histoire d'un homme qui est passé de comportements homosexuels à l'hétérosexualité. J'ai lu cette histoire des dizaines de fois. C'est clair, c'est mon histoire.

 

Pour relier cette histoire à l'ennéagramme : nous retrouvons l'identification, les mensonges, cette rage de vaincre, vers les garçons dans un premier temps et vers les filles maintenant, du type 3. L'ennéagramme m'a aidé m'a fait prendre conscience de mes mensonges, dans ce que je croyais et dans mes émotions. J'ai découvert que j'avais faussement aimé des garçons, que je m'étais identifié pour devenir le parfait homo : performant sexuellement, habillé avec le bon look pour plaire…

 

Je suis passé à côté de filles absolument géniales, belles, intelligentes. Je pense à une fille en particulier. Je l'ai laissé partir parce que j'ai cru à ce mensonge que j'étais homo et que je devais le rester… J'aurais aimé connaître l'ennéagramme et ma psy à l'âge de 18 ans. Ma vie aurait été différente. Ceci dit (le 3 qui positive), j'ai rencontré des gens géniaux, j'ai travaillé sur moi, j'ai pu me découvrir et je me suis promis une chose : je ferai tout pour écouter mes enfants et ma femme, pour que le jour de ma mort, ils disent : "Nous avons été heureux avec lui."

 

Frédéric (3)

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Frédéric

Six mois que je n'ai pas écrit sur ce site à propos de mes expériences. J'ai hésité car je me demandais si les internautes n'allaient dire "Encore un 3 qui se fait mousser." Est-ce que j'écris pour moi ou pour donner mon témoignage pour les autres ? Ce n'est pas encore clair dans ma tête pour le moment.

 

Durant ces derniers mois j'ai continué à travailler de façon "acharnée" sur moi et je suis arrivé à un état qui me déstabilise un peu… Par où commencer ? Depuis un an, je lis des dizaines de livres sur l'ennéagramme, la PNL et les émotions pour chercher comment arriver à cet espace de liberté où je pourrais exister pour moi-même, ne plus avoir peur de ce que les autres pensent de moi, ne plus avoir peur des critiques, ne plus avoir peur de l'échec, ne plus avoir peur d'être pauvre, ne plus devoir me forcer à faire semblant avec un masque pour paraître performant, bref pour sortir de cette "merde" de reconnaissance sociale pour enfin vivre… Durant ces derniers mois, j'ai reconnu mes émotions, je les ai acceptées pour la plupart, j'ai reconnu qu'une émotion est simplement un signal qui me veut du bien et me protège. J'ai trouvé des dizaines, voire des centaines, de situations dans lesquelles je ressentais de la peur… Toutes ces peurs irrationnelles qui sont basées sur des croyances bien souvent idiotes dans mon cas mais qui étaient complètement inconscientes.

 

J'ai lu, dans un livre d'ennéagramme, cette phrase : "Lorsqu'un 3 lâche prise, il devient la personne qu'il a toujours rêvé d'être." Celle-ci résonne dans ma tête. Elle m'a "guidé" et je suis parvenu à une étape où je ne ressens plus de peur face au fait d'échouer dans la plupart des situations (Je vais sûrement en découvrir d'autres…) et il me semble que je n'ai plus besoin d'être reconnu. C'est bizarre car maintenant je me suis aperçu que c'était mon principal carburant, ma principale motivation et j'ai peur de ne plus avoir de motivation, que de faire les choses pour "aider les gens"… J'avoue que je me sens bien, mais j'ai du mal à trouver une motivation de remplacement… Je sais qu'au fond de moi, je veux faire des séminaires de développement personnel pour les gays, pour les aider, je sais que je viens de créer une société de conseil sur le marché des Seniors, pour faire en sorte que les "vieux" soient respectés et traités avec respect comme des humains… Mais est-ce suffisant ? Avant je faisais cela pour être reconnu.

 

C'est bizarre car maintenant j'intéresse des personnes différentes d'avant, des personnes qui n'auraient pas aimé mon coté "arriviste" et "menteur". Maintenant, que je mente ou pas, cela ne me gêne plus car je ne crains plus le rejet sur ce sujet. Mon associé pour les "Seniors" est un 2 qui a fait du développement personnel, à qui je peux parler de mes peurs en toutes circonstances simplement sans avoir peut de ses réactions… Côté privé, je suis depuis 6 mois avec un garçon de type 5 qui m'a appris que les gens qui ne jugeaient pas existaient, que l'argent, il en fallait, mais qu'il fallait accepter aussi l'éventualité de ne pas en avoir, qu'il fallait accepter les gens pour eux-mêmes et pas sur le niveau social…

 

Je pense que cette "hargne" du 3, cette volonté de réussir m'a en fait beaucoup aidé pour travailler sur moi, autant que je l'ai fait. Ceci dit, le chemin va se poursuivre pour, par exemple, accepter les compliments… Une autre phrase qui m'a beaucoup touché : "Une personne est vraiment libre quand elle réagit comme les morts face aux critiques et aux compliments." Je pense que c'est tellement vrai.

 

Je pense que lors de notre naissance, nous vivons dans un grand château avec des milliers de pièces qui correspondent chacune à un comportement, une émotion, une personnalité. Et durant notre enfance, nos parents, l'environnement nous apprennent ce qui est bien et ce qui est mal. Alors nous commençons par condamner et fermer des pièces de notre château. Nous ne les visitons plus car c'est mal, nous dit-on. Ainsi au fil des ans, nous n'avons plus un château avec des milliers de pièces, mais bientôt un simple F5 dans lequel nous nous "conditionnons pour nous convaincre qu'on est bien comme cela". Certains choisissent de travailler sur eux, pour apprendre à ouvrir à nouveau les pièces qui avaient été fermées.

 

Bonne année 2002.

Frédéric - Type 3

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Pierrette

Bonjour Frédéric,

 

Je n'ai pas le sentiment en te lisant d'un "3 qui se fait mousser". Cela me rejoint lorsque tu dis attirer des gens différents d'avant.

 

En lisant ton témoignage, j'ai pensé à l'amoureux de ma meilleure amie qui est un 3. Je dînais avec cette copine vendredi et elle me parlait de lui. Elle connaît un peu l'ennéagramme. Je lui ai dit que je croyais qu'il était 3.

 

Après t'avoir lu, hier, j'ai eu envie d'imprimer ta discussion et de donner le tout à cette amie. Ce serait génial si tu pouvais aider des gens aussi loin qu'au Québec. Qu'en penses-tu ?

 

Frédéric, lorsque tu écris "Une personne est vraiment libre quand elle réagit comme les morts face aux critiques et aux compliments. Je pense que c'est tellement vrai.", j'aurais tendance à te répondre : "Bien voilà, elle est morte". Je crois qu'une réaction saine serait de ne pas amplifier et/ou déformer les critiques et les compliments. Ne rien ressentir, je m'interroge. Je crois que Fabien parlerait ici d'ego. Tu me corrigeras si je me trompe, Fabien. Mais ne rien ressentir, là, je n'y crois pas.

 

Cordialement,

Pierrette (8)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Frédéric et Pierrette,

 

Je suis d'accord avec toi, Pierrette. Je n'aime pas beaucoup cette idée de réagir "comme les morts". C'est en fait un problème de formulation car je pense comprendre ce que tu veux dire, Frédéric.

 

Quand quelqu'un nous fait un compliment et que ce compliment est justifié, c'est un cadeau de sa part et je ne vois pas de raison de ne pas l'en remercier et s'en réjouir. Il s'agit bien évidemment de ne pas s'identifier à ce compliment, de ne pas en profiter pour construire une fausse fierté et une fausse identité. C'est cela qui doit mourir, notre identification à l'ego.

Quand quelqu'un nous fait un compliment et que ce compliment n'est pas justifié, c'est une flatterie volontaire ou non et il suffit de se dire (et éventuellement de dire) qu'on ne mérite pas ce compliment.

 

Quand quelqu'un nous fait une critique et que cette critique est justifiée, il nous fait un formidable cadeau nous permettant de progresser et l'attitude la plus juste, il me semble, est de l'en remercier et de l'assurer que nous allons en tenir compte.

Quand quelqu'un nous fait une critique et que cette critique n'est pas justifiée, il suffit d'en prendre conscience (et éventuellemnt de le dire). Il peut aussi être utile de comprendre comment l'autre a pu avoir une telle vision de la réalité et, si c'est possible, de la corriger et de le rassurer.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Frédéric

Pierrette et Fabien,

 

Oui, si mon expérience peut servir à quelqu'un, je serais content.

 

Concernant, l'expression, "comme des morts", Fabien , tu as tout à fait su expliquer ce que je voulais dire… J'ai mis énormément de temps à comprendre que recevoir une critique, c'est une "formidable cadeau"… Pouvoir accepter les critiques et les compliments tels qu'ils sont et pour ce qu'ils sont est vraiment très reponsant… Je ressens une sorte de relâchement des muscles de mon ventre… C'est comme si j'avais vécu 33 ans avec le ventre serré en essayant d'éviter les critiques et d'avoir un feed back… Je m'en rends compte surtout quand je rencontre un autre 3 qui ment, qui porte son masque… C'est tellement voyant et fatiguant… A noter que ma mère est de type 6 et que j'ai dû intégrer pas mal de ses peurs à elle…

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Frédéric

Pierrette,

 

Je pense que le type 3 a besoin et envie au fond de lui d'être aimé pour lui, de ne pas à avoir faire des efforts énormes pour tenir ce masque si lourd pour paraître bien… Mon ami me fait comprendre qu'il m'aime même si je suis pauvre ! Au début, c'est très difficile à comprendre car on se dit qu'il ment… C'est tellement agréable de ne pas être jugé, de ne pas avoir l'impression de vivre avec quelqu'un qui nous dit "toujours plus vite".

 

J'ai rencontré il y a quelques mois Franck Farelli, un thérapeute américain, qui m'a expliqué que je ne serais heureux que lorsque j'aurais arrêté de toujours vouloir plus… Le type 3 "devient" la personne qu'il a toujours voulu être quand il enlève le masque… C'est surprenant de voir le nombre de personne que j'attire quand je dis ce que je ressens, comme mes peurs… Surprenant. Quand je me mets à nu (dans des limites raisonnables, bien sûr), je suis aimé beaucoup qu'avant… J'en ai souvent pleuré… J'ai passé 32 ans sans oser dire mes émotions et 31 ans sans savoir mettre un nom sur une émotion… Tout ça pour quoi ? Pour paraître aux yeux des autres alors que c'est INUTILE. Je suis simplement un humain qui a des joies, des peurs, qui ment, qui dit la vérité en fonction des circonstances… et tout cela est acceptable. Vivre pour paraître aux yeux des autres : quelle "connerie"…

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Pierrette

Bonjour Frédéric,

 

C'est vraiment fascinant, car ma copine que je crois être 9 aime justement les gens pour ce qu'ils sont, pas pour ce qu'ils font ou possèdent. C'est dans sa nature. Je crois que son amoureux doit être un peu déstabilisé, car il n'a pas fait de démarche comme la tienne.

 

J'ai envie de te partager également qu'il m'est difficile de me montrer dans ce que je vis en ce moment (marasme complet) devant lui, car tout semble lui réussir.

 

Tu sais quoi ? J'ai également beaucoup pleuré il n'y a pas si longtemps en lisant des messages qu'on m'avait écrits sur ce panneau après que je me sois montrée vulnérable, humaine quoi. Tu ne trouves pas ça plus reposant, toi, de pouvoir être toi-même ? Pour moi aussi, l'image est quelque chose d'important.

 

Oui, c'est dommage de dépenser tant d'énergie à vivre en fonction des autres. D'autant plus que j'ai cru me rendre compte que ça ne les impressionnait pas outre mesure. Et tu sais quoi ? Je me suis fait dire récemment que lorsque tout semble nous réussir, cela peut faire peur aux autres. Ironique, non ? On éloigne les gens en "tentant" de se faire aimer d'eux.

 

Merci encore de tes témoignages,

 

Cordialement,

Pierrette (8)

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Frédéric

Pierrette,

 

Excuse-moi pour les éventuelles fautes, mais j'écris vite pour éviter de réfléchir et de travestir ce que je pense.

 

Dans ton texte, il y a une phrase qui me fait mal : "J'ai envie de te partager également qu'il m'est difficile de me montrer dans ce que je vis en ce moment (marasme complet) devant lui, car tout semble lui réussir." C'est dommage. Je ne sais plus ou pas si les 3 réagissent comme moi, mais je n'ai jamais voulu juger les gens sur leur niveau social ou leur réussite (encore faut-il savoir ce qu'est une réussite ?). Et si je l'ai fait c'a jamais été méchant. Il est vrai que je suis sorti avec des garçons qui avait un statut social élevé, qui avaient réussi. Avec le recul, ils n'ont réussi qu'une seule chose, c'est rendre leur banquier heureux à défaut d'être heureux eux-mêmes. J'ai rencontré un garçon très bien l'année dernière (j'en parle plus haut) sur lequel, je me suis trompé de A à Z… Il m'a quitté et je ne comprenais pas la raison. En fait, il est assez riche, est producteur de film, mais il lui manquait le bonheur. Confusion entre plaisir et bonheur. Il m'a quitté parce que moi, au chômage, j'étais plus heureux que lui. Chaque fois qu'il me voyait, il prenait conscience qu'il avait cru être heureux, mais que c'était un leurre. Devine son type ennéagramme… 4 aile 3. J'ai été impressionné, par une personne qui était moins heureuse que moi ! Revenons en au jugement des autres. Oui, c'est vrai j'ai dû juger mes amis sur leurs réussites. Ma première question était : tu fais quoi dans la vie ? Et là, je jugeais, mais c'était mon ego, pas moi… J'ai appris à comprendre que j'avais fait de mon mieux à chaque instant de ma vie avec les moyens que j'avais à ma disposition. J'ai toujours été gêné en présence des personnes qui avaient moins réussi que moi. J'ai mis du temps à comprendre pourquoi. Au début, j'ai pensé qu'ils me renvoyaient l'image de la pauvreté que je fuyais. En fait, ce n'était pas cela. J'avais peur de les blesser d'avoir plus qu'eux… Tu sais, c'est vraiment pénible de croire qu'il faut de l'argent pour qu'on nous aime… C'est une "merde" dans laquelle j'ai vécu jusqu'à maintenant.

 

Je ne suis pas sûr que le mari de ton amie soit comme cela, mais je pense que l'idéal est peut-être que ton amie lui fasse progressivement comprendre qu'elle l'aime pour lui, même s'il échoue. Attention pour le 3 tout est compétition ! :surprised: Par exemple, au moment d'un échec, elle peut lui manifester son amour. Cela va lui "briser" le schéma, comme en dit en PNL… Je pense que le 3 n'a pas confiance en lui et que son estime de soi est assez faible, alors il compense en "faisant"…

Avec le recul, je sais qu'au fond de moi je veux aider les gens et que j'aime les gens… Mais quand on se montre fort, les autres pensent qu'on a pas besoin d'aide, et bien sûr on n'est pas aider… Cela me fait vraiment bizarre quand je vois un 3 en train de se vanter pour un rien. C'est ridicule et je suis mal à l'aise… J'ai encore ce point à comprendre…

 

Pour revenir à toi, je pense que le 3 en question est peut-être jaloux de tes défauts. Personne n'est supérieur à l'autre, surtout pas un 3 qui travaille comme un taré pour avoir de l'argent… Tu peux au contraire, être un modèle pour lui en te montrant tel que tu es… J'ai rencontré l'année dernière, un DRH d'un groupe important (130000 personnes). Quand, je suis arrivé devant lui, j'ai dit : "Excusez-moi, mais je suis impressionné par vous." Il m'a tendu sa carte de visite et m'a dit : "Regardez, je suis un humain comme les autres." Ensuite, la réunion a été l'une des plus belles de ma vie. Nous sommes devenus amis, parce que j'ai osé dire que j'avais peur… La vrai réussite pour un 3 c'est de vivre ses émotions… Ok, dans certaines circonstances, je "manipule" encore en trichant sur mes émotions, mais quel soulagement de pouvoir dire "j'ai peur" et de s'apercevoir que l'on est apprécié parce que justement, on a été vrai… Un garçon est tombé amoureux de moi, en partie parce que j'osais dire mes peurs. A l'époque, je l'ai pris pour un fou ! Ce que je veux dire, c'est que tu n'as pas à avoir peur d'un 3. Un 3, c'est souvent une personne fragile, humaine, avec une carapace et encore cette carapace est maquillée ! J'ai toujours été admiratif par rapport aux personnes qui oser parler d'eux sans se cacher.

 

J'ai des milliers de choses à dire, que je voudrais partager… La vrai réussite, c'est d'être libre, d'étre équilibré… C'est que je veux passer comme message.

 

En France, il y a un coach (pas de nom !) qui est un 3, qui ment sur ses diplômes, qui "apprend" aux gens à être heureux en couple, qui donne confiance, alors que son couple est une catastrophe… Sur ses photos, tu le vois en train d'écarter les bras, pour copier l'américain Robbins, mais tout est faux, tout sonne faux… et des personnes se laissent avoir.

 

Sois comme tu es vraiment devant le 3 que tu connais. Cela va l'aider et il te sera reconnaissant plus tard. Avoir peur d'un 3, c'est "idiot". Excuse moi, mais je voudrais vraiment que tu comprennes cela…

 

Il y a trois types de "psychologie" qui m'aident : la PNL, l'Ennéagramme et de plus en plus la "spiritualité" dans ses outils. (La pratique ne m'intéresse pas pour le moment. J'ai vraiment compris que les comportements était universels. Que nous sommes plus que nos comportements. Tout le monde à peur, tout le monde est gentil, méchant…

 

Voilà pour aujourd'hui.

 

Frédéric

Type 3, aile 2 ou 4 (je ne suis pas sûr)

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Frédéric

Je viens de relire ma série de textes de ce panneau. Je suis surpris par le nombre de choses éronnées que j'ai racontées… L'Ami (voir plus haut) qui m'a beaucoup aidé à progresser n'est pas un 9 aile 8 mais un 2. La personne soit disant "l'âme soeur" ne l'était pas, bien au contraire… Bref, c'est super de voir les évolutions… Ce panneau est génial pour cela… Merci Fabien…

 

Au fait, Fabien, savais-tu que j'avais peur de toi pendant les cours… Peur de tes réactions "créatives", de ton humour. Je pense que cela vient du fait que je voulais contrôler mes réactions pour ne pas perdre la face devant les autres et toi… Voilà pourquoi je restais silencieux… La peur de ne pas pouvoir réagir à tes réactions, la peur de l'impuissance face à une personne plus douée que moi sur le plan des associations d'idées…

 

Frédéric

Type 3

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Fabien Chabreuil

Bonjour Frédéric,

 

Merci pour tes intéressants témoignages.

 

Je suis toujours stupéfait à l'idée que je puisse faire peur. Les pirouettes et les associations d'idées du 7 sont un moyen pour lui d'évacuer sa propre peur. Alors…

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Dominique

Bonjour à tous et très bonne année 2002,

 

Frédéric, j'ai été heureuse de te voir réapparaître sur le panneau. :surprised:

 

"Cela me fait vraiment bizarre quand je vois un 3 en train de se vanter pour un rien. C'est ridicule et je suis mal à l'aise… J'ai encore ce point à comprendre…"

Ca ressemble à un mécanisme de projection. Tu es gêné par le comportement de l'autre parce que tu es gêné d'avoir eu - et d'avoir encore à l'occasion - ce type de comportement.

 

A mon avis, tu as besoin de travailler sur le pardon envers toi-même. Si tu arrive à accepter avec bienveillance la partie de toi qui a manifesté - et manifeste encore quand elle est aux abois - ce type de comportement, comme un enfant intérieur qui a seulement besoin d'être rassuré et aimé, tu pourras aussi l'accueillir avec bienveillance chez autrui.

 

Quand j'identifie ce type de réaction de gêne chez moi (c'est ça le plus difficile), je me représente l'enfant aux abois (le mien et celui de l'autre) et je lui envoie intérieurement des pensées apaisantes, de réconfort et d'amour… Tout ce dont je sens que mon propre enfant intérieur a besoin. L'efficacité est remarquable. :wink:

 

Amicalement,

Dominique (6), la reine de la projection :wink:

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Pierrette

Bonjour à tous,

 

Je trouve ton message très beau, Dominique. C'est plein de tendresse, d'acceptation, de compassion et d'amour. Cela me donne envie de me traiter de cette façon ! Frédéric, j'espère que cela te rejoindra également.

 

Frédéric, je tiens à te remercier. Tu m'as renvoyée à moi-même (consciemment ou non). Cette crainte de me montrer vulnérable face au 3, elle parle de moi et de mon identification à mon image de moi. :surprised: Ça n'a rien à voir avec le 3, mais bien avec mon ego.

 

J'ai peur de te décevoir, Dominique, je ne suis pas certaine que tu sois la reine de la projection. :wink:

 

Amicalement,

Pierrette (8)

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Dominique

Bonjour Pierrette, Frédéric et les autres,

 

Pas trop de louanges, Pierrette, je te prie : n'oublie pas que tu t'adresse à une 6 ! :wink::surprised:

 

Frédéric, quand je parle d'efficacité remarquable, je veux simplement dire que je me sens alors mieux dans ma peau, en accord avec moi-même et à l'aise dans ma relation avec la personne. (J'aime bien le terme d'efficacité - je m'intègre en 3 après tout ! :wink: - mais je ne voudrais pas avoir l'air de flatter ton ego. :laugh: )

 

Du coup, la relation prend parfois une autre tournure : la personne se sent en confiance avec moi et peut parler d'une manière plus sincère et intime.

 

Amicalement,

Dominique (6) (bon, peut-être pas la reine, mais en bonne place sur le podium :wink: )

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Nadine

Bonsoir,

 

J'ai pas mal hésité avant d'intervenir dans cette discussion, mais poussée par une 6 qui ne me lâche pas, je me lance et, comme l'a dit Frédéric dans un de ses messages, je vais écrire vite pour ne pas travestir ce que je pense.

Frédéric, j'ai eu envie de te faire partager ce que je ressens à la lecture de tes messages.

Je ressens une grande colère à ton égard et le mot est faible. J'ai l'impression que tu nous mens, que tes messages sont trop beaux et donc des mensonges (cf. ta réaction par rapport à la lettre de ton ami). Je me sens manipulée et je n'arrive pas à croire à ta sincérité. Je ressens un malaise en lisant tes messages et je t'en veux de le provoquer. Tu es 3, moi aussi, mais je ne veux pas te ressembler !

Et dans le même temps, je réalise à quel point je suis proche de toi, et comme j'aurais pu écrire des extraits entiers de tes interventions. Je réalise que je suis mal à l'aise car tu me renvoies sur moi-même des choses que je préfèrerais ne pas voir…

 

Et quand tu évoquais en début de cette discussion ta peur de perdre la face, je suis exactement dans cette crainte en permanence, en particulier en écrivant ces lignes = quelle image vais je avoir maintenant sur ce site ? Est ce correct ce que je viens de faire ? Vais-je être jugée ?

 

Fabien, merci de ton retour sur ce message.

Frédéric, j'ai tenté d'exprimer mon ressenti et non pas de t'agresser dans ce message. J'espère vraiment que tu le vivras comme tel.

Peux-tu nous dire quel type tu es : 3 alpha ou mu ? Je te remercie.

 

Nadine (3 alpha)

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

J'ai des problèmes de connexion Internet ces temps-ci et il ne m'est pas facile de répondre du tac au tac… même quand cela semble urgent !

 

Nadine, tu écris à Frédéric : "J'ai l'impression que tu nous mens." Le mensonge du 3, au moins au sens de l'analyse de soi qui est l'objet de cette discussion, est d'abord un mensonge à soi-même. Je n'ai pas vu ici de raison objective de croire que Frédéric nous mentait sciemment.

La question que tu poses est donc la suivante : est-ce que Frédéric se ment à lui-même ? Est-ce qu'il met la même obsession de réussite dans son travail de libération de l'ego qu'il a pu en mettre dans d'autres activités ? Est-ce que sa compulsion peut le pousser à se travestir la réalité de son évolution ?

 

Pour un 3, c'est une question qui se pose toujours. Dans notre stage Connexions, nous donnons, entre autres, comme conseil aux thérapeutes travaillant avec un 3 : "Attention, soyez vigilant. Le 3 évitant les échecs, il fera tout pour réussir les techniques, au risque de se et de vous mentir." Ta question est donc légitime, Nadine. Tu n'es sans doute pas la seule à te la poser et personne, en tout cas pas moi, ne te jugera négativement pour l'avoir fait.

 

Le problème est que cette question est difficile et que seuls Frédéric, son psychothérapeute et/ou son conseiller spirituel peuvent y répondre.

 

Frédéric, mon intervention ne se veut pas critique, ni même soupçonneuse, à ton égard. Pour chacun de nous, c'est une question qui nous suit tout au long du chemin : est-ce que j'avance vraiment ou est-ce que mon ego me le fait croire ? Même si cette question est plus forte chez le 3 que chez les autres types, elle est universelle, comme est universelle la passion de mensonge puisque, tous, nous nous identifions à notre ego et que c'est le mensonge originel, celui dont tous les autres découlent. Il en résulte que, de 1 à 9, tout chercheur de vérité sérieux, tout participant à ce panneau s'est sans doute interrogé à ce sujet un jour ou l'autre ; je ne compte plus les fois (ni le temps) passées à analyser la sincérité de ma démarche et la véracité de mes progrès et le résultat de cette introspection a été parfois agréable et parfois peu flatteur, mais toujours positif.

 

Nadine, tu pourrais aider Frédéric en étant plus précise sur les points qui déclenchent tes doutes.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Frédéric

Bonjour à tous et bonjour Nadine,

 

"C'est trop beau pour être vrai", "Frédéric tu nous mens", "Tu te mens à toi même"… Je ne sais pas quoi dire. Une partie de moi dit "Vas-y Frédéric. Montre leur que tu as évolué" et l'autre partie dit "Laisse tomber"… Parlons simplement de faits : je reconnais et exprime mes émotions, je dis plus souvent qu'avant la vérité, j'ai accepté l'éventualité de ne pas réussir… Pour le reste, peut-être est-ce que je me mens à moi-même. Peut-être. Ma thérapeute peut peut-être le dire… En tout cas je me sens mieux qu'avant et pour moi, c'est le principal. Je le pense sincèrement. Nadine, je suis ouvert à discuter plus avec toi sur certains aspects. Il est vrai, comme je l'ai dit, qu'il y a des propos erronnés dans les premiers messages, que je reconnais volontier maintenant. Je pense aussi que personne n'est toujours en "état intégré" et que l'on passe tous par des périodes de haut et de bas… Bien sûr que j'ai encore peur d'échouer" des fois, comme cet aprés midi pour un rendez-vous, mais je dis maintenant les choses un peu plus comme je le pense. Je passe dans une même journée dans des états de désintégration et d'intégration. Simplement, je pense que je "monte" plus haut dans l'intégration qu'avant. Maintenant, Nadine, peut-être as-tu raison ou peut-être as-tu tort ? Simplement, je me sens mieux maintenant. Une des choses qui me rassure pour prendre le risque de perdre la face, c'est de savoir que quoi qu'il m'arrive dans un moment particulier, je pourrais "travailler" dessus en PNL (processus du cinéma par exemple).

 

Par contre, je suis d'accord sur un fait. Je manque encore de confiance en moi, par rapport à mon travail par exemple. Tout le monde y croit depuis longtemps alors que moi je doute encore !

 

Nadine, parlons de points plus précis si tu es intéressée avec notre coach "joyeux" :surprised: : Fabien !

 

Alpha ou mu : je ne sais pas. Je pense à aile 2 mais tout le monde n'est pas d'accord.

 

Frédéric (3)

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Nadine

Frédéric,

 

Je n'ai pas la prétention de pouvoir déterminer si tu mens ou non. J'ai déjà du mal à le déterminer en ce qui me concerne et rien que la définition des mots "mensonge" et "vérité" me pose problème !

Je veux juste exprimer mon ressenti personnel face à tes messages et échanger avec toi en espérant que ceci nous permettra à tous deux d'avancer… Donc OK pour aller plus loin, sous la joyeuse (!) supervision de Fabien…

 

Une des choses qui m'a beaucoup fait réagir = à plusieurs reprises dans tes interventions, tu nous expliques comment tu as pu dire ta peur à des gens qui t'impressionnent professionnellement et à quel point ça a permis une réunion ou un rendez-vous plus "vrai".

Lorsque je te lis, je me vois, moi, pratiquant cette "technique" fréquemment en milieu professionnel ou non.

J'appellerais ça "le loup qui offre sa gorge", code qui stoppe net l'assaut de l'adversaire. Lorsque je la pratique, c'est que je pars "en état d'infériorité" et que je ne vois pas comment je vais m'en sortir face à quelqu'un de plus gradé, de plus expérimenté que moi. Alors je me livre et je mets mon interlocuteur dans une disposition bienveillante à mon égard, et en plus, je lui offre un point faible à considérer, celui que j'ai choisi d'offrir, ce qui me permet de détourner son attention de celui ou de ceux que je ne veux pas montrer… C'est redoutable d'efficacité !

Ca me fait penser à ce que Fabien évoque dans le stage "Sous-types" en parlant des 6 Cordialité qui créent des liens avec les autres pour diminuer le danger.

Je sens que je suis souvent dans ce mécanisme et je n'en suis pas fière. Il y a un gros mot (pour un 3 !) qui me vient en tête quand je pense à cette manière de faire, c'est "manipulation"… Mais je pense que ça dépend de l'objectif avec lequel c'est fait = j'ai conscience que ce que je fais moi, c'est livrer ma faiblesse pour obtenir quelque chose, pour gagner…

 

Frédéric, comment réagis tu par rapport à ce que je viens d'exprimer ?

 

Nadine (3)

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Frédéric

Nadine,

 

Je ne sais pas comment réagir… Oui, il me semble que j'ai utilisé ou que j'utilise la tactique que tu utilises. Mais, j'aurais tendance à dire que maintenant, je je fais sans "arrière pensée"… En fait, si c'est cohérent je le fais, mais si ce n'est pas cohérent avec moi-même et l'autre, cela me fatigue et je n'essaie pas. En fait, j'ai envie de dire "que je m'en fous" tout en te respectant. En fait, j'ai lu un livre d'ennéagramme dans lequel j'ai lu cette phrase : "Quand un 3 lâche vraiment prise, il devient la personne qu'il a toujours voulu être"… Et j'avoue que je pense commencer à connaître récemment cela… Par exemple, j'ai donné une conférence sur "les Séniors" devant des chefs d'entreprises, cette semaine. Avant, mon but aurait clairement été de "faire impression" pour avoir des contacts pour mes affaires. En fait, je prends réellement conscience que mon but cette semaine a été "de prendre du plaisir et d'apporter quelques que choses aux gens"… J'ai été vraiment moi-même, sur un petit nuage sans avoir l'impression de faire semblant, sans avoir préparé (je pense d'ailleurs que nous sommes plus performant quand nous lâchons prise)… J'ai été vraiment humain. Il y eu des questions "pièges", mais je m'en suis complètement foutu. Deux jours, après l'organisateur m'a téléphoné et m'a proposé de faire une autre conférence publique et m'a proposé son aide (c'est un réseau "d'influence")… Je n'avais rien demandé et j'ai simplement dit que cela me faisait plaisir… tellement que j'ai eu les larmes aux yeux. J'étais aidé sans avoir à le demander, sans même le demander… Hier il m'est arrivé la même chose avec une présidente d'une chaîne de télévision… Avant, j'avais peur de demander, j'avais peur d'être pauvre, peur de perdre mes cheveux… MERDE c'est chiant… On me prend comme je suis… C'est tout… Mais il y a peut-être une raison : j'ai travaillé en thérapie pour trouver ce que je voulais faire de ma vie… J'ai toujours fait un métier qui gagnait bien pour faire plaisir aux autres et surtout à mes parents… Maintenant, je préfère gagner moins et dire ce que je veux, faire ce que je veux… J'ai la chance d'avoir, suite à cette thérapie, trouvé "ma mission", même si je n'aime pas ce terme qui fait prétentieux (pour moi)… Dans ces deux domaines, je n'ai plus d'effort à faire… Cela avance tout seul…

 

Nadine, j'ai parlé à mon meilleur ami qui me suit dans mon développement. Il est un peu ce que David Douillet appelle "mon rocher" dans son dernier livre. Il est vrai que ton message m'a mis un doute et j'en ai parlé avec lui. Nous sommes arrivés à la conclusion que le pricipal était que j'étais plus heureux.

 

Tu dis "livrer sa faiblesse pour gagner quelque chose". Je dis oui et alors… C'est normal et utilisé dans certains domaines. Je mens, je simule dans certains moments et c'est normal et dans d'autre je suis moi-même.

 

Je ne sais pas comment dire et j'ai l'impression que je dois convaincre ici… Non, comme tu le dis, ce n'est pas la peine. J'ai rencontré dans ma vie une personne que je connais bien et dont j'envie beaucoup d'aspects de caractère. Il a fait de la méditation pendant une dizaine d'année. Il est zen 'sans trop', il comprend les autres, il accepte les critiques, même si "c'est encore dur" pour lui.

 

Tu vois, Nadine, le comportement que tu décris, je le trouve normal et bien. C'est tout… :surprised: Par contre, je trouve très bien que tu participes à cette discussion. Cela me fait plaisir de le faire avec un 3. Et je sais que cela demande du courage "quelque part". :wink: Merci.

 

Fabien que penses-tu du comportement dont parle Nadine dans son dernier message ? Est-ce qu'en intégration un 3 peut avoir ce comportement ? Pour moi c'est un comportement come un autre ? Qu'en penses-tu ?

 

Vous voyez, j'ai 32 ans et je regrette de ne pas avoir connu plus tôt le développement personnel. Je l'ai connu à cause d'une dépression suite à un séparation amoureuse… Absolument génial. :wink: Je crois quelque part que j'ai du temps à rattraper et que ça me faire chier d'être gêné par des croyances "à la con" que j'avais ou que j'ai encore… Je veux quelque part rattrapper ce retard… Je pense que c'est notamment dû à ma rencontre lors d'un séminaire de Robbins aux USA avec Gérald Coffey, un ancien comabttant du Vietnam qui a subi la torture pendant des années… J'ai vu un homme qui avait souffert dans sa vie et qui maintenant paraissait tellement bien, tellement cool, tellement heureux… C'est comme cela que je veux être. J'ai 33 ans et il est grand temps que j'arrive à ce niveau où je pourrais vivre mes rêves. Durant les séminaires de Robbins, j'ai pleuré comme jamais, j'ai craqué, laissé tomber cette carapace que j'avais ou que j'ai encore, j'ai pleuré pendant des heures peut-être et ensuite j'étais tellement bien. C'est cet état que je veux connaître… Lors d'un séminaire, j'ai dit à mon partenaire que mon rêve était d'aider les gens à grande échelle… A ce moment, je me suis rendu compte que c'était réellement ce que je voulais faire, mais que j'étais très loin d'en avoir la capacité… J'ai compris que si je ne le faisais pas, j'allais être malheureux toute ma vie. Alors zut… Je sais que dans 10 ans, je dirigerais une association humanitaire internationale… Tu vois, voir des personnes souffrir, ça me fait chier. Voir des personnes âgées crever seules, cela me fait chier. Je pense maintenant que je peux aider à faire en sorte que les personnes âgées soient respectées. Quand je vois Robbins ou un autre "débloquer" psychologiquement une personne j'en pleure à chaque fois. C'est tellement "bandant" de voir une personne "guérir"… C'est ce que je veux faire avec les homos qui souffrent pour beaucoup de solitude. Et pour moi, ce n'est plus acceptable. Dans une émission, le journaliste a demandé aux candidats à l'ection présidentielle ce qu'ils feraient… J'ai dis tout haut que moi, si j'étais président, je ferais en sorte que les gens vivent heureux. Le reste, c'est de la connerie. En écrivant ces lignes, je suis en train de pleurer car, quelque part, je sais que je veux pouvoir aider les gens à grande échelle et que je suis encore loin de pouvoir le faire… C'est cette "impuissance" qui me fait pleurer… Voilà, je ne sais pas pourquoi j'écris tout cela. Peut-être que cela me fait du bien.

 

Merci de tous vos commentaires…

Frédéric (3)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Nadine et Frédéric et les autres aussi bien sûr,

 

Je vais revenir encore une fois à un de mes thèmes favoris. Il y a deux formes de travail sur soi :

- L'une consiste à améliorer son ego, à fonctionner de manière plus efficace dans le monde, à y être plus heureux.

- L'autre cherche à interrompre les automatismes de son types, à s'intégrer dans son essence, à être plus libre.

 

Le but de l'Ennéagramme est bien évidemment la deuxième forme de travail sur soi. Ceci dit, celle-ci n'est possible qu'une fois le premier travail largement entamé. On ne se désidentifie pas d'un ego trop malade.

 

Pour plus de détails, vous pouvez consulter l'interview que Patricia et moi avons donnée à Enneagram Monthly (vers la fin de la première partie).

 

J'ai fortement l'impression, Nadine et Frédéric, que chacun d'entre vous parle de l'une de ses démarches et que votre incompréhension vient de là.

 

Même si c'était très nettement perceptible dans les messages précédents, la dernière intervention de Frédéric montre très clairement qu'il se situe dans la première approche. Même si les buts poursuivis sont nobles, il s'agit clairement d'une démarche égotique.

 

La conclusion est donc évidente.

Frédéric a raison : il y a de toute évidence une évolution positive sur le plan psychologique.

Nadine a raison : il n'y a pas intégration au sens de l'Ennéagramme et le mensonge constructeur de l'ego est toujours là.

 

Frédéric, tu demandes : "Est-ce qu'en intégration un 3 peut avoir ce comportement ?" La réponse est catégoriquement non. Il ne peut y avoir intégration et mensonge dans un but personnel.

Tu dis : "Nous sommes arrivés à la conclusion que le pricipal était que j'étais plus heureux." Je comprends ce désir, mais ce n'est pas le but de l'Ennéagramme. Le but est d'être libre.

Tu dis aussi :"J'ai compris que si je ne le faisais pas, j'allais être malheureux toute ma vie." C'est profondément l'illusion du 3 qui croit qu'il doit faire pour être. C'est totalement le contraire, c'est l'être qui permet le faire. Quand on cherche le bonheur par le faire ou l'avoir, on va généralement d'insatisfaction en insatisfaction.

 

Frédéric, le chemin est long et tu l'as pris par le bon bout. Commencer par travailler sur le plan psychologique, réparer les plus grosses blessures de son ego, l'adapter de façon à pouvoir vivre une vie en sécurité, avec une bonne intégration sociale et des relations intimes épanouissantes est une priorité.

Il s'agit juste de ne pas confondre les deux démarches, de savoir que la première n'est pas une fin en soi, de la parcourir en tenant compte du fait que la seconde devra suivre.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Frédéric

Fabien,

 

Je viens lire ton message et j'ai plein d'images dans la tête (dit le visuel :happy: ). Et j'avoue que je pense ne pas comprendre quelque chose ou alors je ne comprends rien, ou alors la démarche de l'ennéagramme ne me correspond en fait pas, ou alors je ne dis pas ce que je pense… C'est "brut de décoffrage". :happy: J'ai des fois l'impression qu'être dans l'essence, c'est en quelque sorte renoncer à faire ce que l'on veut faire ou veut être ou veut vivre… La définition que j'ai du lâcher prise, c'est : avoir un but, vouloir l'obtenir, faire en sorte de l'obtenir tout en acceptant l'éventualité de ne pas réussir. Par exemple, pour moi, c'est de devenir une des personnes qui fassent en sorte que la société s'intéresse plus aux personnes âgées. Je sais c'est que je veux, je sais qui peut m'aider pour réaliser cela. Mais en fait, je pense que j'ai accepté que cela ne fonctionne pas… C'est vraiment l'exemple de la conférence que j'ai donnée. Prendre du plaisir à faire ce que je fais plutôt de que faire ce que je pense que les autres veulent me voir faire. Prenons un exemple simple et peut-être un peu simpliste : je me souviens d'avoir choisi des voitures belles, grosses qui "présentaient" bien pour me faire mousser. Avec le recul, je pense que j'ai agi de manière un peu conne. J'ai maintenant une Clio et ce n'est pas demain la veille de que je vais changer pour quelqu'un… Je me fous complètement de ce que les autres pensent de moi sur ce plan… En fait, il me semble avoir compris que si je me "transformais" pour les autres, j'aillais attirer les personnes qui ne sont pas compatibles. Par exemple (j'aime bien les exemples concrets :happy: ), je pense m'être montré tel que je suis à mon associé… J'ai même cru un moment qu'il ne viendrait pas avec moi, quand je lui ai dit mes peurs… En fait, il m'a accepté et nous sommes très complémentaires, avons des valeurs identiques et un grand respect… Un tel respect que nous avons rédigé un pacte d'actionnaires "extrêmement dur" dans lequel nous avons évoqué les pires situations… Il m'a semble "qu'avant" (avant quand ? :happy: ) j'aurais essayé de le séduire, de me montrer fort en face de lui… et j'aurais du continuer à me montre fort tout le temps. Rien que d'y penser, cela me fatigue.

 

En fait, il me semble que je lâche prise sur des expériences ponctuelles, pour un rendez-vous par exemple… MAIS je ne veux pas abandonner ce que je veux faire dans la vie : aider les Séniors. J'ai des fois l'impression qu'aller vers l'essence signifie abandonner ses rêves et vivre "comme une loque"… C'est bizarre… Ma philosophie de vie est plutôt de définir ce que je veux faire de ma vie et tout mettre en place pour y arriver, en acceptant l'éventualité de ne pas réussir avec en plus l'idée d'équilbre entre ce que je veux et le respect des autres. J'ai beau réfléchir, c'est ce que je pense penser vraiment.

 

Fabien quand tu dis "Tu dis aussi : 'J'ai compris que si je ne le faisais pas, j'allais être malheureux toute ma vie.' C'est profondément l'illusion du 3 qui croit qu'il doit faire pour être. C'est totalement le contraire, c'est l'être qui permet le faire"

J'avoue que je ne comprends pas. Veux-tu dire que aller vers l'essence, cela veut dire que je dois renoncer à faire ce que je veux ou que je dois essayer quand même ? J'avoue que je suis perdu sur ce point ou peut-être pas d'accord avec l'ennéagramme sur ce point. En fait, voilà ce que j'aimerais savoir vraiment : qu'est-ce qu'un 3 entièrement intégré ferait dans ma situation concrètement sur ce point précis ? Oui c'est vraiment ce que je veux savoir pour comprendre si je suis d'accord avec ou pas.

 

Amitiés,

Frédéric (3)

 

PS : j'adore de site, car cela me permet de me livrer.

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Nyarlathotep

Salut,

 

J'avais envie de donner mon sentiment sur tout cela. Je suis moi-même un 9 et il est inutile de dire que j'ai beaucoup de difficultés moi-même avec le faire. Il est tout aussi vrai que je peux me mentir sur ce qu'il me faut faire ou ne pas faire pour être en accord avec moi-même. Je ne prétends nullement avoir une quelconque solution à ce problème, mais peut-être mon témoignage pourrait-il t'aider Frederic. Fabien dira ce qu'il en pense.

 

Pendant des années, je me suis contenté de rien. Je ne faisais rien. J'ai travaillé cinq ans dans le domaine socio-culturel et j'ai trouvé que j'avais fait le tour de la question. En tant que 9, j'en ai déduit que je n'avais pas envie de faire ça. Car pour ma part, la difficulté n'est pas de faire ce que je voudrais faire, mais de découvrir ce que je voudrais faire.

 

Je ne suis pas intéressé par l'argent, les possessions, les apparences. Je ne cherche pas vraiement à être aimé, et d'ailleurs je me suis très bien débrouillé pour me retrouver presque isolé. Pendant des années, rien ne me motivait. J'ai effleuré deux ou trois métiers qui m'ont plus ou moins déplu, puis j'ai fait un bilan de compétence pour faire le point. Objectivement il m'a peu éclairé, mais m'a donné la direction : me tourner vers l'art.

 

Depuis que je suis adolescent, je passe énormément de temps à écrire. En faisant le point avec moi-même, pendant assez longtemps, je me suis rendu compte que mon envie et mon talent se rejoignaient là : dans l'art et en particulier dans l'écriture.

 

Pour moi un métier n'a besoin que d'une seule qualité principale : il doit nous permettre de nous épanouir. Si nous nous épanouissons à travers nos activités, j'entends par là si on ne les utilise pas comme des substituts de ce que nous souhaitons vraiment, alors on a toutes les chances d'être dans la bonne voie. L'année dernière j'ai donc pris la ferme résolution de faire carrière dans ce domaine, sachant ce que cela pourrait m'apporter sur le plan humain.

 

J'ai donc commencé mon premier vrai roman et je m'y suis attelé (avec plus ou moins d'assiduité il est vrai) dans le but de me faire connaitre du milieu. Mon rêve est de vivre de ma vocation qu'est l'écriture.

 

Je pense donc, Frédéric, que tu es sur la bonne voie si tu penses vraiment que ton métier est celui que tu as toujours souhaité de faire. Mais Fabien a raison, l'ennéagramme n'a pas pour vocation de renforcer l'ego. Je crois donc que quel que soit notre métier, notre activité, la manière dont nous vivons celui-ci ou celle-ci ne doit pas entrer en contradiction avec nous-mêmes, ni sur le plan de l'envie, ni sur le plan de nos compulsions. Si nous vivons le faire dans la compulsion, nous ne sommes pas tout à fait dans la bonne direction.

 

De mon côté, il m'est arrivé d'écrire de manière compulsive pour passer le temps et éviter de faire d'autres choses. J'ai deux manières d'écrire : la première, que j'ai éradiqué (à part sur le net il est vrai) consiste à m'oublier à travers cette activité et donc renforce ma compulsion. La seconde, que je développe, me permet de m'accomplir un tant soit peu car elle répond à un besoin profond : celui d'exister. Lorsque j'écris de cette manière, je ne m'y livre pas de manière compulsive, je laisse parfois deux ou trois jours entre deux phases d'écriture de mon roman, puis j'y reviens. Alors, dans ces moments-là, je ressens complètement autre chose que ma compulsion personnelle qui est celle de narcotiser. Dans ces moments-là, je suis au-delà de moi. Ce que je cherche dans ces moments, c'est de vivre pleinement. En développant ma technique d'écriture, je me développe moi-même. Etrangement, moi qui suis seul, mon écriture tend à m'ouvrir vers les autres. Car je donne à lire ce que j'écris, j'ai des retours, j'existe enfin, j'ai l'impression de faire quelque chose d'important, de donner à réfléchir, de partager ce que je suis profondément et que je cache d'habitude.

 

Voilà, je vais m'arrêter là de crainte d'exagérer les choses, car il est entendu que je ne fais que débuter et que je suis très loin de me sentir accompli. Mais j'ai trouvé une première porte de sortie à ma compulsion, à travers cette forme d'activité bien particulière qu'est l'art.

 

J'espère que mon témoignage aura eu une utilité sur ce panneau.

 

Nicolas (9, aile 1)

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Frédéric

Bonjour Nicolas,

 

Quand j'ai lu ton message hier, je me suis demandé quel était le rapport avec mes messages (sans vouloir te blesser). En le relisant aujourd'hui c'est plus clair.

 

Est-ce que je fais le métier qui m'épanouit ? Est ce que je fais ce que j'ai toujours souhaité faire ? Je ne sais pas.

 

Je ne sais pas répondre à la question : qu'est-ce j'aurais toujours aimé faire ? Je ne n'ai pas la reponse. Ma thérapeuthe m'a expliqué que c'était assez normal pour un 3.

 

J'ai cependant plusieurs choses à dire et que je pense.

 

Je n'ai pas l'impression d'avoir choisi mes études. J'ai poursuivi jusqu'en DESS de génie mécanique parce qu'il fallait le faire. J'ai revu un ami de classe de seconde qui se souvient de moi comme un garcon qui faisait ce que ses parents voulaient qu'il fasse. Ensuite quand j'ai travaillé, j'ai tout fait pour travailler comme une "brute" pour sortir de ce côté "mécanique". J'ai travaillé comme commercial, responsable marketing et directeur de filiale pour la boîte américaine pour laquelle je travaillais.

 

Pourquoi travailler autant ? Pour me montrer, pour l'argent et je pense pour que mes parents soient fiers de moi.

 

En 1999, je suis viré et je décide alors de reprendre des études en Ecole de Commerce pour le prestige (que je ne regrette pas) et pour prendre du recul. J'avais commencé ma thérapie.

 

En 2001, je n'ai rien fait de rémunéré alors que l'on me proposait des postes bien payés et le prestige, mais une partie de moi savait que je voulais être libre.

 

Maintenant que j'ai étudié mes valeurs je comprends mieux. Mes valeurs dans mon travail sont :

1/ Liberté-flexibilité

2/ Etre en accord avec moi-même (Je refuse maintenant tout client qui emploie des enfants par exemple ou tout client dans l'armement.)

3/ Travailler dans un domaine d'avenir

4/ Travailler pour moi et ne plus "engraisser" un autre

5/ Etre reconnu et être connu

6/ Avoir des responsabilités

7/ L'argent

8/ Variété des taches

9/ Etre payé à la tâche et non avec un taux horaire

 

Je viens de créer un cabinet de conseil qui aide les entreprises à s'adapter au vieillissement de la population. Et dans le pacte d'actionnaire, j'ai fait indiquer toutes les règles de mes valeurs. Par exemple, nous m'embaucherons que des personnes qui respectent les séniors. J'ai aussi un droit de veto pour refuser de travailler avec des entreprises qui ne respectent pas les droits de l'homme dans le monde.

 

Cette semaine, je vais devenir le conseiller communication d'une fédération de personnes âgées et pour cela, j'ai aussi pris soin de vérifier que cela corresponde à mes valeurs et que je peux leur apporter quelque chose.

 

Cette semaine, je vais également sûrement travailler avec une nouvelle chaine de télévision et, là aussi, je vais expliquer ce que je veux et les règles que je ne suis pas d'accord d'enfreindre.

 

Conclusion 1 : je ne suis pas capable de dire si mon métier actuel est vraiment celui dont je rêvais. Mais j'essaie simplement de respecter mes valeurs, même si je ne gagne pas l'argent que je veux. Une chose est sûre : quand je serai vieux, je serais content de ce que j'aurais fait.

 

Un autre point que je veux aborder. Dans les différents séminaires, durant j'ai vraiment "craqué" et j'ai pleuré pour dire ce que je voulais faire. C'est toujours la même chose qui revient : faire en sorte que les gens vivent mieux. Et quelque chose me dit que dans 10 ans, je veux arrêter mon activite "commerciale" pour aller en association humanitaire. La vente de ma société de conseil est prévue. Tu vas me demander peut-être ce qui m'empêche de le faire maintenant ? C'est que je veux gagner quand même de l'argent et que j'ai peut-être la croyance qu'en travaillant dans une association humanitaire, on n'en gagne pas.

 

C'est marrant, j'ai une grande admiration pour l'américain Anthony Robbins parce qu'il aide les gens à grande échelle. Mais si j'étais à sa place, je ferais les choses différemment. (Par exemple, des séminaires moins chers pour que tout le monde puisse venir.)

 

Voilà, c'est un peu fouilli, mais j'essaie simplement de vivre plus proche de mes valeurs actuelles. J'ai vécu pour que les autres soient contents de moi. Je sais que c'est toujours le cas, mais je pense que, maintenant, je ne suis plus prêt à faire quelque chose que je n'aime pas pour plaire.

 

Ma mère m'a dit une phrase cette semaine : "Frédéric, tu es en train de te réaliser en ce moment." Cela m'a fait beaucoup plaisir car je pense que je fais ce que je veux maintenant.

 

Il y a plein de choses que je veux faire. C'est tellement beau de faire un métier en aidant les autres… J'arrête sinon je vais pleurer…

 

Pourquoi cet intérêt pour les personnes âgees ? Parce qu'une de mes grand-mères est décédée (pour ne pas dire crevée) dans l'abandon d'une grande partie de la famille et je n'ai rien pu faire parce que je n'ai pas eu le courage de dire ce que je pensais à ma famille.

 

Frédéric (3)

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Nyarlathotep

Bonjour Frédéric,

 

C'est exactement là où je voulais en venir. Je voulais éclaircir ce point, concernant sur le travail, car il me semble qu'en définitive tu en parlais plutôt peu dans tes autres messages, par rapport à tes autres préoccupations. J'ai pensé que, vu le temps que prend le travail dans notre vie, à moins d'être au chômage bien sûr, c'est un sujet à ne pas négliger.

 

Et je pressentais que tu allais me dire que tu avais souvent fait les choses pour plaire aux autres. C'est pour cela que je me suis permis de laisser mon témoignage. Car moi, au contraire, je me suis battu contre vents et marées pour faire accepter aux gens, à l'ensemble de mon entourage pour être plus précis, pour faire accepter donc que je ferais ce qui me plait et non pas ce qu'on attend de moi. Remarque, ça tombe bien j'ai toujours eu l'impression qu'on attendait rien de précis de moi, sinon que je fasse quelque chose de "réaliste" et non pas écrivain.

 

De ton côté, tu ne sembles pas vraiment savoir ce que tu veux faire, donc tu plaques sur ce vide la volonté d'autres à qui tu veux plaire. Je crois que c'est là où peut résider le mensonge, chez toi, au moins en partie. Je n'ai aucunement la prétention de te dire ce qu'il faut que tu fasses, et encore moins de dire que ma façon de faire est la bonne. Je m'en garderais bien. Je me contente d'un témoignage de 9 obstiné pour un 3 qui a du mal à cerner où se trouve son vrai intérêt. Mais Fabien aura sans doute de biens meilleurs conseils que moi. Je ne suis ni un 3 ni un formateur moi… :happy:

 

Voilà, je m'arrête là. Salut à tous.

Nicolas (9)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Frédéric et les autres,

 

"Et j'avoue que je pense ne pas comprendre quelque chose ou alors je ne comprends rien, ou alors la démarche de l'ennéagramme ne me correspond en fait pas, ou alors je ne dis pas ce que je pense…"

 

Comme tu le sais, à la fin de notre stage de Bases, nous suggérons aux participants d'analyser comment les caractéristiques de leur type ont été déterminantes dans leur vie. Il ne s'agit pas de comprendre comment elles les ont rendus malheureux, mais comment elles les ont rendus prisonniers. On peut parfaitement être (relativement) heureux dans sa vie quotidienne sans être intégré au sens de l'Ennéagramme.

 

Encore une fois, il s'agit de deux objectifs distincts et pour certaines personnes, le second ne fait pas forcément sens à tel moment de leur vie. Pour d'autres, le premier est tellement urgent qu'ils ont peu de temps et d'énergie à consacrer au second.

 

Il est parfaitement acceptable d'être dans l'une de ces situations et il n'y est attaché aucun jugement de valeur.

Simplement, je pense que c'est seulement avec la démarche de libération, d'interruption des automatismes du type qu'est accessible le bonheur véritable.

 

Ce n'est pas dans une telle réponse qu'il est possible de détailler tous ces concepts. En plus de l'interview que je te recommendais de lire dans ma précédente intervention, je te suggère de lire et d'étudier sur ce panneau des discussions comme "Les types et le lâcher prise", "Comment savoir si quelqu'un est dans son essence ?", "6 après un choc relationnel" et bien d'autres où ces thèmes ont été abordés.

 

Ceci dit, même quand on est dans la voie psychologique de la recherche d'une meilleur adaptation quotidienne, il peut être sage de penser qu'un jour ou l'autre, nous suivrons peut-être la voie de la libération.

 

A ce sujet, tu te réfères très souvent à la PNL. Comme tu le sais, c'est une technique que j'enseigne et à laquelle je trouve énormément d'avantages et de vertus.

Cependant, je ne saurai trop te recommander de l'utiliser avec circonspection. La PNL est très nettement une technique de type 3 ; plusieurs formateurs très connus dans le monde de la PNL sont des 3, comme John Grinder, Tad James, Robert Dilts, Anthony Robbins et bien d'autres. Certains enseignent la PNL en version 3 désintégré et d'autres en version 3 intégré. Pratiqué sans avoir la conscience de sa structure en termes d'Ennéagramme et donc de ses limites, la PNL risque chez un 3 de renforcer sa compulsion. Notamment, elle peut renforcer l'illusion du 3 que seul le faire et l'avoir permettent l'être.

 

Tu demandes : "En fait, voilà ce que j'aimerais savoir vraiment : qu'est-ce qu'un 3 entièrement intégré ferait dans ma situation concrètement sur ce point précis ?"

Je ne peux pas répondre à cette question et quand bien même je le pourrais, je ne le voudrais pas.

Je ne peux pas parce qu'il n'y a vraiment pas une réponse. Pourquoi tous les 3 intégrés réagiraient-ils automatiquement de la même manière ? La différence entre motivations et comportements est aussi valable au niveau de l'essence qu'à celui de l'ego. Il me semble significatif que tu poses une telle question, comme si la réponse n'était pas en toi, comme s'il y avait une sorte de définition extérieure à laquelle tu pourrais te référer. C'est cela le mensonge du 3.

Je ne voudrais pas répondre à cette question, même si je le pouvais. Dans le domaine du développement personnel, que cela soit sur le plan psychologique ou spirituel, il ne faut jamais dire à un 3 à quoi on saura que telle ou telle étape est franchie. Son ego est suffisamment malin pour faire croire et lui faire croire qu'il a atteint le résultat voulu. C'est cela aussi le mensonge du 3. (Entre parenthèses, la même précaution est nécessaire avec beaucoup d'autres types et le même mensonge est possible, même si la motivation - définie par la compulsion - est différente.)

 

Très cordialement,

Fabien (7)

 

P.-S. : Tu as donné dans ton dernier message une liste de tes valeurs dans le contexte du travail. En termes de PNL, on parlerait plus de critères (valables dans un contexte) que de valeurs (indépendantes du contexte). Le problème n'est pas là. Sur les neuf "valeurs" que tu as listées, à part les deux premières, il ne s'agit pas de valeurs-critères, mais de ce qu'on appelle en PNL des équivalences de critère. Piloter sa vie avec des équivalences de critère, et non pas des valeurs, limite nos choix et renforce encore l'illusion du faire pour être et de l'avoir pour être. Je ne saurai trop te conseiller de chercher quels sont les critères présents derrière les équivalences de critère citées.

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Nadine

Fabien,

 

Merci de ce message qui me touche.

 

Par exemple, suite à ton intervention du 18 janvier (j'ai réalisé par la suite ce que je me disais là et ça m'a amusée !), je me suis surprise à penser : "Alors chouette, comme le bonheur n'est pas un signe de progrès, si je suis malheureuse et si je peine à avancer, c'est que je progresse et me libère !" Belle image de 3 qui cherche, comme tu le soulignes, des critères lui permettant de s'assurer d'atteindre l'objectif…

 

Mais c'est sympa aussi d'arriver peu à peu à accepter le 3 qui est en moi et d'en sourire, ce que j'ai eu beaucoup de mal à faire au début ! Je ne voulais tellement pas être ce "sale type" que je m'étais mise à rejeter en bloc toutes mes réactions, tout ce qui en moi ressemblait à du 3

 

Nadine

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Fabien Chabreuil

Bonjour Nadine,

 

La recherche du bonheur quotidien a beau être différente de celle de la libération des automatismes de ton type, elle n'est pas incompatible et cela ne m'empêche donc pas de te souhaiter aussi tout le bonheur du monde. Idem pour tous ceux qui liront ce message avant la fin de la période des soldes ! :happy:

 

Et surtout pas plus que les autres types, le 3 n'est un sale type. Une de mes très bonnes amies est une 3, une vraie, normale, pas une sainte, et je l'adore. Et j'en connais plusieurs qui sont pas mal non plus… et je te mettrais volontiers dans le lot.

 

Très cordialement,

Fabien

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Frédéric

Bonjour Fabien,

 

J'ai lu les différents messages et effectivement après réflexion et discussion avec mon "rocher", je ne sais que penser de toute cette discussion.

 

En fait, je me rends compte que je suis mieux dans ma peau qu'avant, que je dis plus souvent la vérité. Je pense lâcher prise de plus en plus souvent suivant la notion que j'ai du lâcher prise. En fait, je me sens beaucoup mieux qu'avant et je pense que c'est le principal. Je ne pense pas me mentir à moi-même de manière générale. Peut-être l'avenir le confirmera ou dira le contraire.

 

Il est clair que je ne suis pas prêt et en fait ne veux pas aller plus loin dans l'intégration suivant la définition que tu en donnes.

 

Ma vision est simple : je sais ce que je veux vivre, ressentir, apprendre, être, faire (!). Ensuite ma méthode consiste à lever mes blocages (souvent des croyances limitantes). Quand je rencontre une personne, je ne fous de ce qui va aboutir et je ne me fixe même plus d'objectif, à part prendre du plaisir.

 

Le soir, je liste les moments de la journée où j'ai ressenti de la colère, de la honte… Ensuite j'étudie la raison. Et si c'est une croyance limitante je la change systématiquement. Par exemple, j'avais honte d'avoir plus d'argent qu'une autre personne ! Cela peut-être aussi que j'enfreins une de mes valeurs. Dans ce cas, je regarde si ce sont mes valeurs ou celles que ma mère par exemple.

 

Je suis d'accord avec toi sur la PNL intégrée et désintégrée. J'aime Robbins par certains de ses aspects et j'en refuse d'autres.

 

J'aime bien les exemples concrets. J'ai revu hier un cammarade (type 3) de promotion d'école de commerce qui a un poste important mais qui ne l'intéresse pas et qu'il garde uniquement pour l'argent et le prestige… Il est clair que je n'en suis plus là en travaillant dans le marché des Séniors.

 

Il est vrai aussi que je n'aime pas trop les 3 que je rencontre… Ils ont tendance à me soûler… Peut-être est-ce ma propre image qui me dérange… Peut-être, mais minatenant avec un 3 en face de moi, je me tais et je l'écoute :happy: Peut-être est-ce aussi le fait que je suis fatigué de la compétition stupide, voire inutile.

 

Frédéric (3)

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Nadine

Bonjour à tous,

 

Frédéric, comme nous en avions convenu, je continue à évoquer avec toi les points qui m'ont fait réagir dans tes messages.

 

Je me suis rendue compte que j'étais particulièrement touchée par des critiques (positives ou négatives) émanant de personnes qui m'impressionnent. Ce qui m'impressionne peut prendre plusieurs aspects.

 

Exemple : l'aspect physique, bien sûr, qui joue fortement. Je veux dire par là que je suis plus sensible aux remarques ou appréciations qui viennent de personnes de belle prestance, homme ou femme d'ailleurs. Comme si leur opinion comptait plus que celle des autres…

 

Autre exemple : l'expérience dans un domaine précis et qui m'en "impose". Là, je veux absolument être "reconnue" et je vais agir pour cela. Leurs encouragements me propulsent et me donnent une énergie d'enfer (merci Fabien… :happy: ).

 

Encore un autre exemple : le "prestige" professionnel, le titre dans l'organigramme…

 

Je raconte ceci car j'ai cru remarquer le même phénomène dans tes messages, lorsque tu nous dis par exemple qu'une fille ("très belle") est venue te questionner à la fin de ta présentation (est-ce que ça aurait changé ton plaisir si elle avait été moins belle ?) ou lorsque tu as osé dire que tu étais intimidé à un DRH d'un groupe de 130 000 personnes (est-ce qu'à 13 000 personnes, tu aurais été autant impressionné ? :happy: )

 

Cordialement,

Nadine (3)

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Frédéric

Bonjour Nadine,

 

Génial tes remarques. :happy:

 

Oui, je suis toujours touché de recevoir des critiques des personnes qui "m'impressionne" avec le fait que je crois que lorsqu'une personne te critique, en fait elle se critique elle-même… J'ai mis du temps à comprendre cela.

Oui, le DRH est plus impressionnant s'il y a 130000 plutôt que 13000… Je pense que la réponse est que je crois que plus une personne est "haute", plus elle a des moyens de m'aider… Je pense aussi que plus une personne est "haute", plus elle a de chance d'être équilibrée… Je n'aime pas en fait les petits chefs. Je sais qu'il y a des exemples contraires à ces croyances, mais bon. :happy:

 

Concernant, les filles, je ne sais pas… Je ne sais pas si je préfère les filles ou les garçons. Je vis avec un garçon maintenant. En fait, il y a certaines filles qui m'impressionnent. Je ne suis pas sûr que pour moi cela a à voir avec le physique… Ceci dit avant de rencontrer une personne qui m'impressionne, je m'imagine des vacances imginaires que j'ai passé avec elle…

 

J'ai remarqué une chose par rapport aux gens qui m'impressionnent. Ce n'est pas tellement sur le critère de beauté, ni sur le rang, mais c'est sur les émotions qu'ils me renvoient. Si la personne en face est gêné, je suis géné… Par contre, si la personne est sereine, je suis serein… Il me semble…

 

As tu noté cela ?

 

Frédéric (3)

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Frédéric

Bonjour,

 

Je reprends la parole suite à la lecture de l'interview de Bernard Tapie dans "le Monde Télévision" du 28 janvier au dimanche 3 février 2002.

 

J'aime le cote "provoc" de Tapie et je suis servi ! Ecoutez plutôt. A la question "Eprouvez-vous une forme de jubilation à faire de la télévision ?", il répond : "Absolumemt pas. Ma vraie jubilation, je l'ai eue au théâtre parce que je défendais des causes écrites par un autre. Il ne s'agissait pas de moi. Je n'étais pas le personnage et j'y allais d'autant plus de bon coeur. D'habitude, je suis toujours mis dans la position de me vanter ou de me défendre. Le théâtre est un plaisir inimaginable."

 

J'avoue que cette réponse me fait réfléchir. Est-ce que moi je prendrais du plaisir à jouer un rôle que quelqu'un d'autre aurait écrit ? Je n'arrive pas à vraiment comprendre… "La position de me vanter ou de me défendre", là oui, je comprends mais le reste je ne suis pas sûr.

 

Est-ce que quelqu'un a une idée concrète ?

 

Sinon dans l'interview, Tapie est fidèle à lui-même : tout le monde en prend pour son grade. Je trouve cela génial, car je trouve que c'est le côté contraire (je pense) à tous les imposteurs, faillots, menteurs et compagnie…

 

Question pendant que j'y suis. Il y a un truc qui me fait peur. C'est téléphoner aux gens… C'est vraiment pénible et je n'arrive pas à dépasser ce problème facilement. Il me semble que j'ai peur de déranger quand je telephone. Si quelqu'un a une solution…

 

Autre chose dont je viens de prendre conscience. Je ne participe pas à d'autres prises de parole sur ce site, même si je vais lire de temps em temps d'autres messages. A chaque fois que j'ai eu envie d'intervenir, je me suis dit que je n'avais pas la légitimité de donner des conseils… J'ai donne mon avis une fois, mais après, j'ai eu honte. D'ailleurs j'ai encore honte de l'avoir fait car j'ai l'impression que mon intervention n'était pas assez constructive…

 

Frédéric (3)

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Fabien Chabreuil

Bonjour Frédéric,

 

"Est-ce que moi je prendrais du plaisir à jouer un rôle que quelqu'un d'autre aurait écrit ?"

C'est la définition même du 3 peu intégré et de sa passion de mensonge : il joue un rôle que la société a écrit.

Tapie n'a donc pas commencé avec le théâtre, contrairement à ce qu'il croit.

 

Très cordialement,

Fabien (7)

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Frédéric

Bonjour Fabien,

 

J'ai du mal à vraiment comprendre. Moi, j'avais compris dans la phrase de Tapie, qu'il est, en fait, fatiguant de devoir paraître et de jouer un rôle. Et que pour échapper à cette fatigue, il a pris du plaisir à jouer un rôle au théâtre dans lequel, certes, ce n'était pas lui, mais au moins il n'avait pas à brider ses envies dans le but de plaire.

 

J'imagine assez facilement pouvoir jouer le rôle d'un autre pour sortir de mon train-train quotidien et pouvoir me "lâcher".

 

Ce que j'aime chez Tapie, c'est vraiment cette facilité (apparente ?) avec laquelle il dit les choses sans craindre les réactions des gens. Pour moi, il est malin.

 

Frédéric (3)

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Frédéric

Bonjour à tous,

 

J'ai réfléchi à propos des commentaires de Nadine et de Fabien. C'est toujours dur pour moi de me remettre en question. Il y a plein de choses qui viennent dans ma tête.

 

Je voulais parler aujourd'hui d'argent. J'ai eu une discussion avec mon copain (type 5) hier soir à propos de ce sujet. Je comment à réaliser que j'attache de l'importance (trop) à l'argent. Je m'en rends compte maintenant car étant en train de créer une société, je gagne moins que ce que j'ai pu gagner.

 

Et récemment, j'ai rencontré un camarade de promotion qui travaille pour un gros cabinet de conseil et gagne déjà bien sa vie. Mieux que moi à l'heure actuelle. Mais voilà, il est "simple" informaticien. Je veux dire par là qu'il ne fait pas un métier que, moi, je trouve bien. Il n'a pas dû pouvoir s'empêcher de me dire en me parlant de son métier : "Bon, je fais ce métier. Ce n'est pas passionnant." Il a dit cela par rapport à moi qui fait maintenant ce qui me plaît. Au long de la discussion, il a dit qu'il venait d'acheter un appartement avec sa copine. A ce moment j'ai ressenti de la jalousie.

 

C'est dur. J'ai pensé un moment que j'aurais dû travailler dans la même branche que lui et qu'au moins j'aurais un appartement aussi… et là vous voyez bien que j'ai un problème. D'un coté, je veux faire ce que j'aime faire dans ma vie et de l'autre je veux gagner de l'argent. C'est dur…

 

En discutant avec mon copain, j'ai compris que c'est moi qui ne pensait en fait qu'à l'argent. J'ai peur de ne pas être aimé si je n'ai pas assez d'argent, si je n'ai pas un bon métier. J'ai eu peur de beaucoup de relations affectives quand je découvrais que la personne gagnait plus que moi. J'ai peur de ne pas être aimé si je gagne moins que l'autre.

 

Ma question est simple. Est-ce uniquement moi qui ne pense qu'à l'argent à ce point ? Est-ce que les autres peuvent m'apprécier même si je gagne moins qu'eux.

 

Pour l'instant, je serais tenté de dire que je pense que certains types doivent moins souvent avoir mon problème. Mon copain (type 5) m'a dit qu'il n'y avait que moi qui pensais à ce point à l'argent.

 

Autre exemple : j'ai diné avec une personne type 4 qui, voyant ma passion pour ce que je faisais actuellement, m'a dit que, moi au moins, j'avais une belle vie. Je lui ai répondu du tac au tac : "Oui, mais à mon âge, d'autres sont riches et moi non." Qu'en pensez-vous ?

 

Nadine, ton avis sur ce sujet m'intéresse. Si on se rencontrait, aurais-tu tendance à me juger sur mon niveau social pour m'apprécier ?

 

Frédéric (type 3)

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