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Cicénoeuf

Doute entre variantes alpha et mu

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Cicénoeuf

Bonjour à toutes et tous,

 

J'avance dans mon auto-observation depuis un moment et je veux (et non pas je dois)  entrer dans le vif du sujet sur le forum des ennéatypes 6. Je souhaite enrichir cette réflexion de mes témoignages personnels analysés par mon propre regard éclairé de l'ennéagramme. Ceci est possible maintenant, grâce aux différents stages, aux  témoignages partagés de stagiaires comme moi, de livres sur le sujet, sans oublier le regard bienveillant sur mon fonctionnement de ma très chère compagne 9 qui vit la plupart des stages physiquement avec moi… J'ai l'ambition modeste et nécessaire de tenter d'expliquer correctement et de manière compréhensible mes ressentis, afin d'avancer moi-même et en partage avec la communauté de ce forum.

 

Pour commencer, j'ai eu un doute sérieux sur ma variante en alpha ou mu une fois reparti du stage Centres. Avant d'effectuer ce stage spécifique, j'étais convaincu d'être mu et puis à la fin de ce stage Centres et des ateliers en groupe pour chaque centre instinctif, émotionnel et mental, je me suis redéfini en fin de stage (avec un peu de regret) alpha, en m'étant inséré en cours de route dans le groupe réprimant l'instinctif. Ceci montre bien la dualité qui me préoccupe.

 

Après échange avec ma compagne 9, recoupements divers et relecture à tête reposée des supports de cours, Je sais maintenant que c'est une erreur, je suis bien mu ! J'ai été induit en erreur de par ma répression actuelle mais non permanente du centre instinctif depuis quelques mois (que je me dois d'analyser et de changer) qui est ressortie en atelier "instinctif" alors que je réprime l'émotionnel beaucoup plus souvent dans ma vie.

 

Je sens, sais et suis conscient que je suis en ce moment plutôt en désintégration moyenne en 9 mu et que lorsque je suis intégré dans ma vie, c'est plutôt en 3 mu, tout en étant assez souvent contrephobique (j'y reviendrai par la suite). Mon parcours de vie professionnel et personnel  me le prouve bien. J'ai tenté d'identifier des moments de congruence ou non-congruence des centres, et ça m'aide bien. J'en reparlerai à part de ce sujet.

 

Parfois, j'ai le sentiment d'avoir un basculement co-réprimés de deux centres (émotionnel et instinctif) et il ne reste que le mental qui chauffe sur des évènements passés qui remontent en surface, je ne fais plus grand chose, je m'isole, je recherche qui je suis et pourquoi je réagis comme ça sans trouver de solution logique pour contrer cet état statique, le vide qui me remplit est insondable et je l'affronte dans l'isolement de mon bureau sans sortir. Le monde extérieur est refoulé et je refais le monde et ma vie mentalement. Tout cela est très perturbant car j'ai l'impression que mon mental n'est jamais co-réprimé et fonctionne (mal) mais de manière trop récurrente. Cela ne correspond pas à la hiérarchie des centres proposée en alpha et mu du 6 et je m'interroge trop souvent.

 

Comment se fait-il que je hiérarchiserais les deux centres instinctif et émotionnel en co-réprimés ? C'est incohérent ! N'est ce pas ?

 

Ce sont des évènements personnels, voire professionnel/perso fusionnés ces dernières années qui ont modifié mon fonctionnement (évoqués oralement aux stages). Pour l'instant, je me rouvre après les stages à mon aile 7 que j'avais rangé au fond d'un tiroir, certains ont dû le remarquer dans mon entourage et j'en suis très heureux. L'ennéagramme me passionne et m'ouvre un nouvel horizon sur moi et les autres. C'est devenu important pour moi d'aller plus loin.

 

Ami(e)s 6 (Autres types bienvenus ! Si le cœur vous en dit) : avez-vous eu ce dilemme entre alpha et mu également ? Qu'en pensez-vous ? À vous lire.

 

Amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Tu n'es certainement pas, Cicénoeuf, le premier à douter, et il n'y a même pas besoin d'être 6 pour cela. Personnellement, je n'ai pas compris du premier coup que j'étais mu !

 

"Comment se fait-il que je hiérarchiserais les deux centres instinctif et émotionnel en co-réprimés ? C'est incohérent ! N'est ce pas ?"

Non, ce n'est pas forcément incohérent. Il y a une blessure originelle qui est le centre réprimé et il peut y en avoir d'autres qui, comme tu le dis fort bien, sont "non permanentes".

 

Pour essayer de clarifier, je vais utiliser une métaphore un peu gore, mais je ne résiste pas aux métaphores. On peut imaginer une personne qui, dans sa toute petite enfance, a eu un accident grave qui a conduit à l'amputation de la jambe gauche. Elle marche avec des béquilles. Cette amputation est bien sûr définitive mais la personne s'est habituée à elle, a organisé sa vie en conséquence et réussit ainsi à mener une vie à peu près normale. Cela ne l'empêche pas un jour de chuter dans un escalier et de se faire une fracture ouverte à la jambe droite. C'est temporaire mais c'est extrêmement douloureux et ça dure le temps des opérations et de la rééducation. Pendant ce temps, d'une part aucune des deux jambes n'est opérationnelle mais c'est de la jambe droite que la personne souffre et non de l'autre ! C'est même cette fracture de la jambe droite qui peut lui sembler la cause de son absence de mobilité puisqu'elle se débrouillait avant cette fracture.

 

Très amicalement,

Fabien

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Cicénoeuf

Bonsoir Fabien,

 

Je ne trouve pas que ta métaphore soit un peu gore, ni réductrice d'ailleurs (si je puis dire). J' apprécie cette figure de style imagée qui illustre bien concrètement une blessure originelle pressentie chez moi. Cela m'invite à rechercher au fond de moi l'origine de cette souffrance et cette répression versatile supplémentaire qui doit dater de mon enfance.

 

J'ai déjà repéré les principales peurs vécues dans mon enfance qui ont construit pas forcément en ligne droite et harmonieuse, l'homme que je suis avec ses forces et ses faiblesses. C'est un autre sujet que j'aborderai quand je serai prêt à le partager.

 

L'émotionnel est présent en moi bien entendu mais il est certain que j'ai tendance à refouler systématiquement certaines émotions qui s'apparenteraient à de la sensiblerie dans le milieu professionnel où j'ai évolué 26 ans dans la même entreprise, d'échelon en échelon et que je typerais 6 a priori. Le regard de l'autre sur mes actions, ressentis et décisions ayant été toujours trop important pour moi. À ce jour et depuis quelques années, je suis sorti de ce milieu que je pensais loyal, sécurisant mais trop conventionnel. Ceci dit, j'ai aussi mal vécu cette rupture sociale au fond de moi, mais sans l'exprimer avec vérité à mon entourage proche. Peu à peu, j'ai découvert une autre manière de vivre et de voir les choses essentielles de la vie, en ayant rencontré de belles personnes qui ne jugent pas et d'autres cultures.

 

Le chemin est tortueux encore pour moi, je dois jeter régulièrement les mauvais souvenirs qui me hantent encore trop souvent afin de continuer à avancer plus paisiblement sur le beau chemin de vie que j'ouvre en regardant au bon endroit.

Je dois de nouveau réussir ma vie en reconnaissant ma valeur sans me poser trop de questions dont les réponses vont devenir inutiles si j'assume et vit bien mon profil de personnalité 6 mu que je commence à apprivoiser.

 

Amicalement.

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Kitsada

Bonjour à tous, bonjour Cicénoeuf,

 

Ayant déjà fait deux ou trois stages avec toi, il est vrai que tu m'as fait part à plusieurs reprises de tes doutes quant à l'exactitude de ta hiérarchie des centres. Je me souviens d'au moins deux fois (aussi bien en stage Communication qu'à Entreprise) que tes interrogations venaient souvent après la description des mécanismes égotiques que les formateurs faisaient du type 3.

Te trouvant pas mal de points communs avec ce dernier, cela laissait plus une éventualité de désintégration externe non pas en 9 mais bien en 3, d'où je comprends, le renforcement de tes doutes.

 

Il y a une explication intéressante, dans le chapitre "Les variantes" du Grand Livre de l'Ennéagramme, (p. 158-159 de la 2e édition), qui pourrait peut-être t'aider dans ta réflexion. Une figure y montre deux personnes ayant exactement la même hiérarchie des centres, sauf que chez l'un la répression est plus forte, d'où un impact sur le fonctionnement de la personnalité plus visible et donc plus gênante, alors que pour l'autre, bien que réprimant le même centre cela n'aura pas ou peu d'effet sur sa personnalité. De plus, il est écrit que "toutes les combinaisons sont possibles, tant qu'est respecté le principe fondamental de l'ennéagramme selon lequel le centre préféré explique la majeure partie de la personnalité". Étant donc une histoire de proportion, il est possible que chez toi, la répression de l'émotionnel soit légèrement plus importante que l'instinctif.

Ayant la même hiérarchie des centres que toi, et à titre de comparaison, la répression de l'émotionnel est très forte chez moi et l'instinctif en support bien présent, et ce de façon plus permanente.

 

Mais rassure-toi, ayant discuté avec toi et entendu tes témoignages, nous partageons des traits égotiques très similaires (notamment dans tes moments de contre-phobie)… Ne serait-ce que par analogie, il me semble en effet plus probable tu sois 6 mu:wink:

 

Amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Il y a 12 heures, Cicénoeuf a dit :

Cela m'invite à rechercher au fond de moi l'origine de cette souffrance.

C'est tentant pour quelqu'un qui préfère le centre mental de vouloir connaître la cause. Cependant, elle n'est pas forcément accessible :

  • Elle peut être constituée d'une série de petits évènements et non pas d'un gros traumatisme bien identifiable ;
  • Elle peut avoir lieu tellement tôt dans notre vie que la probabilité de la trouver est très faible. Tu te rappelles que l'origine de ma propre répression de l'instinctif remonte à ma première semaine de vie et que je ne l'ai apprise que par hasard à un peu plus de 40 ans.

Les techniques que nous voyons dans nos modules d'évolution, notamment celles du stage Éveil, permettent de travailler sur les mécanismes égotiques tels qu'ils se manifestent ici et maintenant sans recourir au passé. Chercher trop longuement la cause peut donc parfois être la déperdition d'une énergie qui serait mieux employée à traiter le problème actuel, un mécanisme de défense de narcotisation qui peut être bien tentant pour un 6 mu se désintégrant en 9.

 

Il y a 8 heures, Kitsada a dit :

Mais rassure-toi.

Bien sûr ! :rofl:

 

Très amicalement,

Fabien

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Kitsada

Bonjour à tous,

 

Tu m'a pris en flagrant délit égotique Fabien ! :laugh: Je ne l'ai pas vu venir celle-là, moi qui suis toujours sur mes gardes… C'est ballot. Après tout, faut bien qu'il continue d'exister cet ego, d'ailleurs selon le principe holarchique, tout va bien… (On se rassure comme on peut.)

 

"Chercher trop longuement la cause peut donc parfois être la déperdition d'une énergie qui serait mieux employée à traiter le problème actuel, un mécanisme de défense de narcotisation qui peut être bien tentant pour un 6 mu se désintégrant en 9."

Ça me parle effectivement. J'ai longtemps pratiqué. J'ai fait une psychanalyse il y a quelques années et je dois dire que ça n'avait fait qu'amplifier la narcotisation…

 

Bon weekend.

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Pika

Hello à tous, hello Cicénoeuf,

 

Aujourd'hui, je pense être 6 mu à 80 %. Ce n'est pas parce que je pourrais être 6 que je doute, je tiens à le dire. Mais j'ai longtemps cru que j'étais 7. Alors, je vais t'expliquer ma technique qui m'a aidé à trouver mon ennéatype et la hiérarchie de mes centres.

 

POUR INFO

Après l'exercice décrit ci-dessous, j'ai compris que j'étais  6 mu : Mental > Instinctif > Émotionnel

 

DEMANDER DE L'AIDE À LA PERSONNE QUI NOUS CONNAIT LE MIEUX ET SANS MASQUE

J'ai questionné mon mari, et je lui ai posé cette question : "Toi qui me connais sans masque et depuis 10 ans, dis moi la vérité. À quel moment as-tu eu peur pour moi ? À quel moment est-ce que tu as pensé “Elle part en vrille, elle fait n'importe quoi. Elle n'est plus dans son état normal” ?"

 

DEMANDER LUI UNE ANECDOTE OÙ VOUS AVEZ ÉTÉ TRÈS EN STRESS, ET DEMANDEZ LUI DE VOUS POSER LA QUESTION "POURQUOI ?" PLUSIEURS FOIS DE SUITE SANS DONNER SON AVIS

Moi : Pourquoi ai-je tant souffert à cette époque ? Parce qu'au travail, j'étais une sorte de maman poule dans une équipe. J'avais tout sacrifié pour mon équipe. Je savais ce qu'ils voulaient. J'ai toujours trouvé le moyen de leur donner ce qu'ils voulaient. Grâce à moi, ils ont eu la belle vie. Je les ai toujours protégé. Et puis, un jour, pour des raisons de budget, il fallait remercier certaines personnes. Et j'ai fait partie du lot. Quand j'ai appris cette nouvelle, j'ai été brisée de l'intérieur. Ça m'a fait tellement mal. Je n'ai pas compris. C'était tellement illogique, tellement injuste ! J'étais une des plus méritantes ! Et ils gardaient des lèches-bottes, des glandeurs. J'avais été tellement efficace, tellement loyale et toujours pour le bien du groupe et du projet. Alors que ceux qui restaient en avait juste rien à faire. Ils jouaient solo alors que j'ai toujours joué collectif.

Mon mari : OK. Mais ce n'était qu'une mission. J'ai trouvé que tu avais réagi de manière hyper excessive.

— Ah bon ? T'exagères. C'était important pour moi. Tout le monde aurait réagi comme ça.

— Euh, non, pas moi. C'était qu'une mission. Et tu me disais même que tu t'ennuyais. Tu es totalement parti en vrille. T'as débarqué le lendemain dans l'open space et t'as déchiré le poster de ton équipe. T'as commencé à jeter tout ce qui était en rapport avec l'équipe. T'as même hurlé dans l'open space. Toi qui est d'habitude très discrète et pro…

— C'est vrai… J'ai honte de m'en souvenir. C'était impulsif. Ça ne me ressemble pas, je n'assume pas.

— Pourquoi est-ce que tu souffrais tant ?

— Parce que je voulais qu'ils m'aiment. Me faire rejeter, c'est ça qui m'a fait souffrir.

— Mon œil ! Ta collègue X, en réalité, tu ne l'a jamais aimée. Pareil pour Y et  Z. À la maison, tu étais toujours en train de les critiquer. Pourtant, tu t'es démené pour les mettre dans ta poche et pour qu'ils soient dans tes petits souliers. Et c'est faux, tous tes collègues ne t'ont pas trahis. Pourquoi est-ce que tu es obsédé par ce que pensent X, Y, Z ? Pourquoi tu ne vois pas les autres qui t'apprécient comme A, B, C ? A,B,C sont venus te consoler quand ils ont appris que tu étais remerciée. Pourtant, tu n'en parles pas.

— Bah… Parce que je m'en moque de A, B, C. Eux, ça va.

— Alors pourquoi est-ce que penser à X, Y, Z te fait souffrir ?

— Parce qu'ils m'ont rejetés alors que j'ai toujours tout fait pour eux. Parce qu'ils sont ingrats.

— Et alors ? En quoi est-ce important pour toi qu'ils t'acceptent ? Alors que derrière leur dos, tu m'a dit plein de fois qu'ils n'étaient pas fiables. En quoi, est-ce une surprise qu'ils te trahissent ? En tout cas, moi, ça ne m'étonne pas, vu ce que tu en disais.

C'est avec cette anecdote que j'ai réalisé qu'en réalité, X, Y, Z me faisaient peur. Pourquoi ? Ça je ne saurais pas l'expliquer. Ma stratégie était d'être tellement serviable que je serais intouchable et donc que je serais protégé. Malheureusement, ça n'a pas marché. Et je n'avais pas de plan B. Ma stratégie s'est effondré et je me suis sentie à nu, sans protection. Je l'ai très mal vécu.

 

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER À ANALYSER QUAND UN CENTRE NE MARCHAIT PLUS

- CENTRE ÉMOTIONNEL : KO

Le soir de l'annonce, j'ai passé ma soirée à pleurer. Le lendemain, je me suis transformé en robot. Je ne ressentais plus rien. Mes collègues me demandaient comment ça allait, et je ne souriais plus et ne disais plus bonjour. C'était comme si quelque chose était mort en moi. Je n'avais plus envie de faire semblant. Mon mental marchait encore, car en mode robot, j'ai effectué mes tâches et j'ai préparé doucement mon départ de manière très professionnel, pour rester irréprochable.

- CENTRE MENTAL : KO

Quand j'ai terminé mes tâches proprement, quelque chose s'est éteint de nouveau en moi. J'avais encore 2 semaines à terminer ici, mais plus rien n'avait de sens pour moi. Et les gens, le contexte me donnait envie de "vomir". J'étais dans un mode de total rejet. Et un matin, j'ai débarqué d'un pas décidé et j'ai déchiré le fameux poster en hurlant aussi un bon coup devant tout le monde. J'ai ensuite continué à agir de manière très irrationnelle, et pas du tout professionnelle pendant quelques jours. Ça ne me ressemble pas. J'ai toujours été un gentil petit soldat, quelqu'un de discret qui n'embête personne. Je ne suis pas impulsive, car je pense toujours aux conséquences. Je fais toujours attention à ma réputation, à ce que vont penser les autres de moi et j'essaye de faire en sorte que les gens m'aiment, ainsi je suis tranquille. D'ailleurs, c'est pour cela que j'ai longtemps pensé que j'étais mental > émotion > instinctif.

À cette période, mes centres mental et émotionnel ne fonctionnaient plus. Si un des deux avait fonctionné, il ne m'aurait jamais laissé agir ainsi. Mon dieu, ce n'est tellement pas moi…

- NARCOTISATION DU 9 ?

L'instinctif était bien en première position et le seul maître à bord. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ensuite j'ai fait pas mal de bêtises, toujours sur le coup du centre instinctif. J'ai été crescendo. C'est en faisant la bêtise de trop, que mon mari m'a forcé à prendre des congés et m'a aidé à me "regonfler". En congés, planqué chez moi, j'ai enfin pu calmer mon centre instinctif. Seulement, j'étais devenu une larve. Je restais en pyjama toute la journée, je ne mangeais presque plus. Mon mental ne marchait plus non plus. Je n'arrivais plus à réfléchir, à lire, à me motiver. Alors j'ai dormi… Encore et encore…

- LE DÉCLIC, PUIS ÉMOTIONNEL IS BACK, PUIS MENTAL IS BACK

Et puis, c'est très personnel, quelque chose s'est passé, et aujourd'hui encore, j'en souffre à l'idée d'en parler. Mon fils à dit à mon mari : "Non papa, PAS MAMAN. Pas Maman Fantôme." Et ça a été le déclic. J'ai réalisé que je m'étais déconnecté de mon fils et que je lui faisais peur. Je crois qu'à ce moment-là, ça m'a fait tellement mal, que la flamme est revenue. Je voulais me bouger. Je me suis mis en mouvement, j'ai repris une hygiène de vie normale, et j'ai passé du temps avec mes fils pour me reconnecter à eux. Et puis, un jour, le mental est revenu, j'ai passé des entretiens et j'ai tout déchiré. :)

 

Alors je ne sais pas si c'est logique que ce soit via le centre émotionnel que je me sois remis en marche. Aucune idée.

 

CONCLUSION

Si tu es 6, demande à celui qui te connaît le mieux, à quel moment tu étais au fond du trou et quel est le seul centre qui marchait et dans quel ordre tu es revenu à un état stable.

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Cicénoeuf

Bonjour Kitsada, Fabien et Pika,

Bonjour à toutes et tous,

 

Je tenais dans un premier temps à remercier Kitsada et Pika, sans oublier Fabien, pour leurs contributions actives et concrètes à cette discussion ouverte sur ce sujet "6 alpha ou mu ?" me concernant. Ça rassure de voir cet esprit ouvert, participatif et aidant.

Je ne me pose plus de question sur ce sujet. Ce n'est plus le cas à ce jour, je suis définitivement mu.

 

Kitsada et Pika : l'introspection difficile effectuée sur moi après les différents stages vécus ensemble, vos conseils précis, vos ressentis et témoignages me confirment que je suis définitivement 6 mu comme vous. De là, mon changement assumé de signature en 6 mu et mes premières discussions orientées plutôt comme un 6 alpha réprimant l'instinctif qui ont troublé Pika.

 

Le 11/12/2018 à 23:45, Kitsada a dit :

Étant donc une histoire de proportion, il est possible que chez toi, la répression de l'émotionnel soit légèrement plus importante que l'instinctif.

Effectivement, j'ai relu ce passage dans le grand livre de l'Ennéagramme (p. 158-159 - 2e édition) et il a fait sens pour moi. Je dirais qu'en ce moment, je suis en centre préféré mental (60 %), centre de support instinctif (10 %) et centre réprimé  émotionnel (30 %). Alors qu'en période que je qualifierais de plus intégrée, je suis mental (50 %), instinctif (30 %) et émotionnel (20 %). L'émotionnel a toujours était refoulé au fond de moi avant de m'exprimer ou de prendre une décision au travail, et aussi dans différentes situations vécues dans la vie personnelle de tous les jours. Je ne laisse remonter à la surface mes émotions que dans des moments vécus avec une personne de grande confiance pour moi et là, instinctivement je me lâche sans trop réfléchir.

 

Mais malgré tout, ma confiance donnée ayant été trahie à plusieurs reprises dans ma vie, je pense que dans ces moments de déception immense concernant ces personnes qui ont fait basculer mon mental, donc le mécanisme de co-répression a eu tendance à amoindrir fortement mes réactions instinctives mettant en doute mes intuitions.

Ensuite je ne me fais plus confiance pendant longtemps et j'ai la fâcheuse tendance à mouliner en boucle des "Pourquoi ?", "Comment ?", "Quand ?" pendant des jours, des mois, voire des années. Mon ego a besoin de réponses acceptables pour se calmer et laisser la place à autre chose pour de nouveau avancer.

Malheureusement, je ne trouve pas forcément de réponse acceptable pour mon ego.

Et, je marche alors plus lentement avec ces "mémoires" qui reste en moi (dans mon corps et mon mental) de cette/ces personne(s) déloyale(s) "déviante(s)" plus une organisation (employeur) "déviante" qui a piétiné ma confiance accordée et qui a perdu également la mienne. De là, le sentiment d'avoir les jambes coupées plus les bras coupés, il ne reste alors que la tête pour penser sans avancer réellement dans la vie et saisir de nouveau ma vie à pleine dents. Il reste des doutes permanents sur mes décisions, mes actions et une remise en question récurrente de mes choix. Tout cela bloque le tempérament fonceur après réflexion rapide et souvent juste que j'aimais avant chez moi.

 

Voilà, pourquoi je revis bien aussi les mécanismes d'intégration en 3 avec une certaine nostalgie en écoutant son fonctionnement. Cela me correspond bien et je vais de nouveau marcher dans ce sens.

J'y travaille avec l'aide de ces beaux groupes en Ennéagramme, mes lecteurs/rédacteurs 6 mu et tous les contributeurs précédents sur ce forum, nos formateurs, sans oublier ma compagne et complice 9 alpha.

 

Je prolongerai cet échange plus tard, dans un deuxième temps, pour réagir aussi auprès de Pika sur sa technique pour hiérarchiser ses centres et qui partage dans le détail des moments vécus forts et parfois douloureux. Ça me parle beaucoup aussi.

 

Alors maintenant, je rejoins la personne qui me connaît le mieux pour prolonger la discussion de vive voix et revenir vers vous.

 

Merci de ces partages. À plus tard.

Bien cordialement.

 

Précision : le contenu ci-dessus avait été écrit au moment de la fermeture temporaire du forum de décembre 2018, dans le but de répondre rapidement à vos interventions mais n'a pas pu paraître en temps réel.

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