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l’ennéagramme

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Kitsada

Comportement hérité d'un 6 contre-phobique en CP-ROUGE

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Kitsada

Bonjour,

 

Je me lance pour mon premier message…

 

Bien qu'étant issu d'une famille qui se positionnait au niveau VIOLET de la spirale dynamique le vMème ROUGE a longtemps été chez moi très présent… Je dirais même majoritaire.

J'ai grandi dans une cité défavorisée de la banlieue parisienne jusqu'à l'âge de mes 20 ans. Je n'y ai pas seulement vécu mais j'en ai adopté tous les codes des jeunes de banlieue et du groupe auquel j'appartenais et avec qui j'ai grandi et évolué.

La quarantaine passée, je n'ai aujourd'hui plus aucun contact avec ce milieu que j'ai quitté il y a bien longtemps maintenant.

 

Cette période ayant marqué toute ma jeunesse et faisant aujourd'hui partie de mon passé, ces "codes" ont eu néanmoins un impact sur la suite de ma vie, et ce parfois de façon très regrettable notamment sur le plan professionnel.

En tant que 6 je souhaiterais témoigner et montrer comment l'environnement dans lequel j'ai évolué a exacerbé les caractéristiques égotiques de mon type et notamment sur la contrephobie.

N'ayant pas encore fait le stage sur la spirale dynamique, ma réflexion se base notamment sur la lecture du livre des Chabreuil sur le sujet.

 

À la lecture des pages sur le vMème ROUGE, j'ai compris pourquoi la fixation de vengeance et d'excès me parlaient tant. Je me rappelle déjà qu'en stage base j'avais mis sur la fiche descriptive du 8 un pourcentage de 50-60 %. En creusant un peu je découvre que le désir de vengeance bien que très présent, est peut-être différent.

Il semblerait que le 8 peut patienter le temps qu'il faut avant d'exercer sa fixation de vengeance. Chez moi, la vengeance était souvent immédiate. L'affront devait être réparé rapidement sous peine de voir la passion de peur inhiber avec le temps le passage à l'acte, et l'idée de devoir vivre avec le sentiment de honte du préjudice causé couplée à une inaction était d'autant plus insupportable que le passage à l'acte était généralement préférable.

Dans cet environnement, j'ai appris à cacher et refouler ma peur très tôt car faire preuve de faiblesse ou de lâcheté (l'autre dichotomie du 6) présentait un plus gros risque. Et cette peur-là même si j'en avais plus ou moins conscience était  déterminante dans le choix d'exercer ma vengeance. C'est au final un peu comme si la peur d'avoir encore plus peur me poussait à agir.

L'approche très court terme sans prise en compte des conséquences était donc privilégiée. Ce qu'il fallait avant tout c'est réagir, la forme importait peu. Perdre valait mieux que la honte de la non-réaction.

Cette volonté de répondre systématiquement et rapidement était donc de facto contrephobique par sa nature impulsive et émotionnelle et relevait plus de la témérité (contrepassion du 6) que du vrai courage. Si vous ajoutez à cela une faible tolérance à toute forme de frustration, très caractéristique chez ce vMème, vous obtenez alors des réactions excessives, disproportionnées et parfois teintées de violence.

 

Avec le recul et la compréhension aujourd'hui que j'ai de mon type je me dis que si j'avais dû à chaque fois attendre et analyser les conséquences de mes actes — pas que pour la vengeance d'ailleurs — je pense que la fixation de doute et la passion de peur m'en auraient souvent empêché et aurait fait ressortir de la faiblesse et/ou de la lâcheté.

Inaptitudes incompatibles et déviantes par rapport aux valeurs du groupe auquel je m'identifiais. Parfois je réussissais plus ou moins bien à cacher mes peurs mais j'étais devenu tellement expert en camouflage que j'arrivais toujours à trouver une excuse ou des circonstances pour ne pas entacher mon honneur.

 

Là s'arrête donc la comparaison avec la vengeance du 8. Comme dit souvent Fabien c'est dans les motivations qu'il faut regarder. Ce qui pouvait s'apparenter à de la vengeance version 8 était bien plus une problématique de 6 d'évitement de la déviance par rapport aux valeurs du groupe. Ces mécanismes mis en place durant la délicate période de l'adolescence allait perdurer et être affiné tout au long de ma vie d'adulte et jusque dans le monde du travail.

 

Dans ces conditions vous comprendrez bien que les rapports à la hiérarchie ont pu être parfois très délicat. D'une manière générale il semble que le 6, qu'il soit phobique ou contre-phobique, ait des problèmes à ce niveau. Chez moi ça a eu un effet multiplicateur… ou l'effet kiss cool !

Comme chez tous les 6 (je pense) je n'avais aucun problème avec l'autorité "légitime", c'est à dire celle qui faisait preuve de compétences, de respect des autres collaborateurs, d'honnêteté et surtout de courage. Certains avec qui je sortais parfois sont même devenus des amis. Ceux là pas de problème je les suis les yeux fermés.

Les autres, les chefs qui jouaient au chef, c'était pour moi un défi personnel que je me devais de relever ! (Comme poussé par une voix ! Hallucination positive j'en conviens…) Il était hors de question de montrer de la peur ou d'être intimidé. Cela pouvait s'apparenter à une sorte de rapport de force ou d'intimidation physique. C'est un peu comme si je voulais leur faire passer le message qu'il fallait qu'ils me respectent et me laissent travailler tranquille dans mon coin et que je n'hésiterai pas à leur en mettre une s'il le faut car je ne suis aucunement intimidé par leur niveau hiérarchique, leurs costumes trois-pièces, ou par le fait qu'on soit en entreprise ! La rue ou l'entreprise si on franchit les limites, c'est pareil ! Je grossis un peu le trait mais c'était de cet ordre-là.

 

Après une carrière en dent de scie (qui ne surprendra personne…) où j'ai fini par m'auto-saboter et défoncer des portes ouvertes, j'ai finalement décidé de quitter l'univers de l'entreprise. L'envie de me reconvertir et l'insatisfaction au travail que j'avais depuis plusieurs années ne faisait que renforcer ma frustration. La tension entre mes valeurs acquises en ROUGE devenant de plus en plus incompatible avec celles de l'entreprise, partir était préférable (pour tout le monde). J'en été arrivé à la conclusion que l'entreprise n'allait finalement pas s'adapter à moi !!??? :suspicieux:

Ce qui m'a finalement convaincu c'est que je m'approchais dangereusement du point de non-retour et que le risque de m'en prendre physiquement à un responsable était devenu bien réel. La tension et les ressentiments accumulés étaient devenues tel que je n'avais pas d'autre choix que de partir.

 

Aujourd'hui que reste t-il de cette personne que j'ai été ? Tout ça s'est passé il y a bien longtemps maintenant. La vie, le temps, l'introspection et le travail sur moi-même m'ont fait réaliser un tas de chose dont je n'avais pas conscience. J'ai notamment réussi à me libérer de certains schémas notamment ceux nourris par l'agressivité. Je suis beaucoup plus calme et j'essaye d'être plus mesuré, de lâcher prise quand je peux (même si c'est difficile parfois).

Dans tous les cas les pulsions de violence ont presque totalement disparu.

J'essaye de ne plus réagir de façon impulsive et surtout de ne plus me sentir "obligé" de répondre. Chose que je faisais presque systématiquement lorsque ma contrephobie était dirigée sur des personnes. Car si je ne réagissais pas je ressentais une forme de trahison et de honte par rapport à mon quartier, mes amis d'enfance et les valeurs auxquelles j'ai si longtemps adhéré. L'ennéagramme et le fait de savoir que la peur était ma passion m'a beaucoup aidé. En avoir conscience a été un peu libérateur et déculpabilisant.

Lorsque je suis aujourd'hui dans l'ego je manifeste plus le côté phobique de mon type. Jusqu'à un certain point cela dit… (Faut pas réveiller la bête !) En tout cas j'en ai plus conscience et c'est mieux comme ça.

Malgré tout j'ai l'espoir d'aller vers toujours plus d'intégration. L'idée supérieure de mon type étant la confiance et l'espérance celle de mon type d'intégration j'ai le sentiment d'être sur la bonne voie. Hallelujah !

 

Amicalement.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Bienvenue Kitsada sur ce forum et merci pour ce très intéressant et lucide premier message.

 

Il est effectivement difficile de distinguer un 6 en phase contrephobique d'un 8 mais si ledit 6 est dominé par le vMème ROUGE, cela le devient encore plus. Pour nos lecteurs qui ne le connaîtrait pas, je renvoie à l'article “Confusion entre ennéatype 8 et vMème ROUGE : Gladiator” qui évoque cette problématique à propos d'une œuvre de fiction. Bref, il est donc normal que certaines caractéristiques du typ  8 te "parlaient tant". C'est toute la subtilité de l'ennéagramme, et une partie de ce qui en fait la beauté.

 

"Il semblerait que le 8 peut patienter le temps qu'il faut avant d'exercer sa fixation de vengeance. Chez moi, la vengeance était souvent immédiate."

Oui, ROUGE est impulsif et ne peut pas se permettre d'attendre même si c'est plus stratégique et efficace. La patience ici n'est pas lié au 8 en tant que tel mais à un 8 allé au-delà de ROUGE.

 

"Perdre valait mieux que la honte de la non-réaction."

Une belle maxime ROUGE effectivement !

 

"D'une manière générale il semble que le 6, qu'il soit phobique ou contre-phobique, ait des problèmes à ce niveau. Chez moi ça a eu un effet multiplicateur… ou l'effet kiss cool ! Comme chez tous les 6 (je pense) je n'avais aucun problème avec l'autorité “légitime”."

Oui, tous les 6 se méfient de l'autorité. Ils respectent effectivement celle qu'il considère comme "légitime" sauf à de forts niveaux de désintégration où la peur leur fait voir partout des abus de pouvoir.

 

"Malgré tout j'ai l'espoir d'aller vers toujours plus d'intégration."

C'est notre espoir à tous ici. Et heureusement il est concrétisable.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kitsada

Bonsoir Fabien,

 

Merci pour ton retour.

 

"Oui, ROUGE est impulsif et ne peut pas se permettre d'attendre même si c'est plus stratégique et efficace. La patience ici n'est pas lié au 8 en tant que tel mais à un 8 allé au-delà de ROUGE."

Effectivement ça fait sens… Je n'ose pas imaginer un jeune 8 de banlieue désintégré et en ROUGE, ça doit décoiffer… :crazy:

 

Par rapport d'ailleurs au fait de dépasser ROUGE… Pour ma part ça a été d'abord par une prise de décision radicale. Changer d'environnement du jour au lendemain et couper avec toutes ces relations qui étaient les miennes, sans aucune exception. J'arrivais à bout psychologiquement et je sentais que ma santé mentale était en jeu. Le ROUGE avait pris trop de place et j'avais de plus en plus conscience que c'était en forte contradiction avec les valeurs en VIOLET de ma famille. En revanche, ça m'a quand même pris beaucoup d'années pour dépasser ROUGE.

 

"C'est notre espoir à tous ici. Et heureusement il est concrétisable."

Ce n'était pas forcément évident pour moi. Être positif et voir le verre à moitié plein est relativement récent. Je me rappelle même il y a une dizaine d'année être arrivé à la conclusion qu'il me serait impossible d'être profondément heureux et en paix. Aujourd'hui je sais que c'est possible… même si le chemin reste semé d'embuches, j'arrive dorénavant à appréhender cette possibilité. Ce qui n'était certainement pas le cas durant la plus grande partie de mon existence.

 

Bonne soirée.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Je n'ose pas imaginer un jeune 8 de banlieue désintégré et en ROUGE, ça doit décoiffer…"

Et même un peu plus ! Si tu lis le forum des 8, tu trouveras quelques jolis exemples de potentialisation du type et du vMème.

 

"Changer d'environnement du jour au lendemain et couper avec toutes ces relations qui étaient les miennes, sans aucune exception."

Oui, je crois qu'il n'y a guère d'autre choix simplement parce que notre environnement social cherche à maintenir son homéostasie et donc à nous faire revenir dans son niveau d'existence dominant.

 

"Être positif et voir le verre à moitié plein est relativement récent."

C'est un challenge pour un ego de 6 et "appréhender cette possibilité" est une étape dont tu peux te réjouir.

 

Très amicalement,

Fabien

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Bookineur

Salut Kitsada, bonjour à tous,

 

Je suis content de te retrouver ici.

 

Je suis 6 alpha, donc pas aussi impulsif que toi, mais j'ai un gros ROUGE et je me retrouve dans certains des ressentis que tu décris ici.

 

Il y a 23 heures, Kitsada a dit :

L'affront devait être réparé rapidement sous peine de voir la passion de peur inhiber avec le temps le passage à l'acte, et l'idée de devoir vivre avec le sentiment de honte du préjudice causé couplée à une inaction était d'autant plus insupportable que le passage à l'acte était généralement préférable

Je ressens encore ce genre de sentiments. Mais mon manque d'instinctif et de ROUGE-assertivité font que je ne fais rien et que je laisse la rancœur s'accumuler (cette rancœur pouvant se manifester par des attitudes passives-agressives parfois extrêmement violentes et pas des accès de colère inexpliqués — ce problème n'est toujours pas réglé). Je me sens plus proche du 9 à aile 8 (empreinte paternelle) que du 8, moi. Par ailleurs le retour de bâton de la peur renforce en effet l'impression de faiblesse et est très frustrant.

 

Il y a 23 heures, Kitsada a dit :

Cela pouvait s'apparenter à une sorte de rapport de force ou d'intimidation physique. C'est un peu comme si je voulais leur faire passer le message qu'il fallait qu'ils me respectent et me laissent travailler tranquille dans mon coin et que je n'hésiterai pas à leur en mettre une s'il le faut car je ne suis aucunement intimidé par leur niveau hiérarchique, leurs costumes trois-pièces, ou par le fait qu'on soit en entreprise !

J'ai aussi ce genre de pensées et de ressentis, mais en ce domaine, je me contente généralement d'une indifférence méprisante (l'inconvénient de cette technique est qu'une partie de l'hostilité reste retenue et donc que cela aussi ne fait que retenir une énergie ROUGE pourtant présente).

 

Il y a 23 heures, Kitsada a dit :

Lorsque je suis aujourd'hui dans l'ego je manifeste plus le côté phobique de mon type

Là par contre, oscillant depuis longtemps entre attitude phobique et attitude contrephobique, je ne me reconnais pas.

 

Il y a 15 heures, Kitsada a dit :

Je me rappelle même il y a une dizaine d'année être arrivé à la conclusion qu'il me serait impossible d'être profondément heureux et en paix. Aujourd'hui je sais que c'est possible… même si le chemin reste semé d'embuches, j'arrive dorénavant à appréhender cette possibilité.

J'ai eu la même pensée moi aussi pendant un temps, c'est vrai que c'est assez égotique. Une prise de conscience qui m'aide est d'arrêter de voir le bonheur et la sérénité forcement comme quelque chose de lointain et nécessitant de copieux efforts, mais essayer de plus prendre conscience de ce qui est déjà là ici et maintenant et peut-être source de joie et de tranquillité.

 

Très amicalement,

Bookineur

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Kitsada

Bonjour à tous,

 

Je suis également content de pouvoir échanger avec toi, Bookineur !

 

"Je ressens encore ce genre de sentiments. Mais mon manque d'instinctif et de ROUGE-assertivité font que je ne fais rien et que je laisse la rancœur s'accumuler (cette rancœur pouvant se manifester par des attitudes passives-agressives parfois extrêmement violentes et pas des accès de colère inexpliqués — ce problème n'est toujours pas réglé). Je me sens plus proche du 9 à aile 8 (empreinte paternelle) que du 8, moi. Par ailleurs le retour de bâton de la peur renforce en effet l'impression de faiblesse et est très frustrant."

J'aurais plus tendance à te dire maintenant avec "l'expérience" qu'il vaut mieux laisser couler et ne pas forcément réagir pour réagir. Ça soulage (et renforce) ton ego sur le moment mais le risque que tu te retrouves dépassé quelquefois par la situation est aussi réel et là, tu peux perdre encore plus. Le côté "c'est pas grave" du 9 m'a beaucoup aidé et rends la vie moins compliquée je pense.  "L'empreinte paternelle" me semble bien avisée dans ton cas.

 

" J'ai aussi ce genre de pensées et de ressentis, mais en ce domaine, je me contente généralement d'une indifférence méprisante (l'inconvénient de cette technique est qu'une partie de l'hostilité reste retenue et donc que cela aussi ne fait que retenir une énergie ROUGE pourtant présente)."

Là aussi, même réflexion qu'au dessus. Lâcher prise est la clef je pense (même si ce n'est pas toujours facile). Car passer à l'action, c'est aussi le risque de te retrouver dans d'autres situations plus difficiles que tu auras toi-même créées par une surenchère d'attitudes réactives à ton environnement. La méthode Sedona sur le lâcher-prise m'a bien aidé sur le fait de laisser-aller les émotions négatives.

 

"Là par contre, oscillant depuis longtemps entre attitude phobique et attitude contrephobique, je ne me reconnais pas."

Ce que je veux dire par là c'est que j'ai plus conscience maintenant de la peur. Avant j'agissais presque systématiquement de façon contre phobique. Maintenant je laisse la peur être là sans la combattre ni la fuir mais elle ne m'empêche pas de réagir s'il le faut. Peut-être que le fait d'avoir le centre instinctif en support me permet plus facilement de réagir dans ces cas là. Quoiqu'il en soit le caractère contre phobique de mes réactions ont fortement diminué.

 

" J'ai eu la même pensée moi aussi pendant un temps, c'est vrai que c'est assez égotique."

Là faut que tu m'expliques en quoi c'est égotique d'avoir ce genre de pensée…

 

Amicalement.

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Bookineur

Merci pour ta réponse.

 

"“L'empreinte paternelle” me semble bien avisée dans ton cas."

Oui, certainement. L'ambivalence de cette empreinte, parfois négative parfois positive, dans ma libération, s'accentue en sachant que le 9 est mon type d'intégration.

 

"Peut-être que le fait d'avoir le centre instinctif en support me permet plus facilement de réagir dans ces cas là."

Je crois que dans mon cas, le passage par l'émotionnel est en effet nécessaire dans un moment plutôt phobique pour ne pas s'immobiliser ou fuir face a la peur. J'ai besoin de créer de quelque façon que je sois un état émotionnel de sérénité et de tranquillité, permettant à l'action juste d'advenir.

 

"Là faut que tu m'expliques en quoi c'est égotique d'avoir ce genre de pensée…"

J'ai l'impression que cette pensée est centrée sur l'anticipation de risques, en l'occurrence il s'agit des obstacles au bonheur, et on retrouve la tendance égotique du 6 à mettre des limites pas adaptées. Par ailleurs, si je ne me trompe pas, l'expression "en paix" se rapporte a un sentiment de sécurité, et le formuler comme ça semble valider la croyance du 6 que la source de sécurité est à l'extérieur et donc que ce ne sera que quand il sera dans les conditions de vie adéquate qu'il pourra se sentir profondément en sécurité (et donc heureux).

Désolé pour toute projection éventuelle, haha.

 

Très amicalement,

Bookineur

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