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Flo

7 mu ? (Après un doute avec le 9, le 4 et le 5)

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Flo

Bonjour à tous, je voulais partager mon chemin de détermination de mon type, et tenter de confirmer le 7 mu.

 

D’abord tous les tests que je fais me mettent systématiquement en 9. Mais même si je suis facile à vivre, que ma colère est profondément refoulée et que je n’ai jamais crié sur quelqu’un, j’ai maintenant éliminé définitivement cette option parce que les deux points qui clochaient sont des fondamentaux du 9 : la fusion (je peux être sur-adaptée par moment mais je suis tout sauf fusionnelle) et l’oubli de soi : depuis toujours mes pensées sont presque exclusivement tournées vers mon intériorité avec introspection, questions existentielles, quête de sens, rêves, etc., et mes besoins primordiaux, je les connais. Je suis tellement tournée vers l’intérieur que j’ai des très gros troubles de l’attention.

 

J’avais aussi hésité avec le 5 et son besoin viscéral d’indépendance qui me correspond mais je n’ai jamais été avide de connaissances (enfin du moins pas avant ma trentaine), et surtout même si j’ai une personnalité totalement introvertie, solitaire, difficulté à prendre ma place et que le lien est un point difficile pour moi, cette difficulté a été mon moteur de départ pour m’introspecter dès mes douze ans car mon rêve était de pouvoir créer des liens et non pas de les éviter. Si je suis bien un 7 mu, ce sentiment de familiarité avec le 5 peut s’expliquer par quelques années désintégrée en 5.

 

Le 7 était dans ma liste des possibles mais je suis tout sauf la pitre de service extravertie pleine de blagues. Et surtout la souffrance fait tellement partie de ma vie que je l’avais aussi éliminé.

 

En lisant Sandra Maitri pour le type 4, je me suis reconnue dans plein de choses : avoir un modèle idéal de soi et tenter de le devenir. La blessure d’abandon qui est le centre de toute l’attention dans mon travail introspectif depuis des années, une vie affective instable plus axée sur le rêve et l’imaginaire de pouvoir concrétiser avec quelqu’un d’inaccessible tout en rejetant l’accessible (ou plutôt la dépendance dans mon cas). J’ai passé une bonne partie de ma vie à rêver d’une future rencontre, ou alors de récupérer un ex, et de rêver les scènes parfois pendant des semaines toutes les nuits me nourrissant d’espoir (probablement pour ne pas toucher au désespoir qui est une souffrance). Cependant certains points clochent : on ne peut pas dire que je suis quelqu’un de théâtral, ni d’instable émotionnellement — je ne suis jamais de mauvaise humeur et je ne cultive pas la négativité (j’ai même tendance à fuir les personnes qui le font). Le 4 peut sentir de la haine, et ce sentiment n’existe tout simplement pas chez moi.

 

J’étais dans l’hésitation quand je suis tombée sur un article dans le forum avec une personne qui doutait de son 4, et Fabien avait écrit quelque chose comme : « As-tu investigué du côté du 7 mu, celui-ci est très proche du 4 car ils se ressemblent sur de nombreux points, le 7 n’est pas nécessairement coupé de sa souffrance ni le clown de service. » Ha bon ? Le 7 peut donc être en contact avec sa souffrance ?! Intéressant ça, alors explorons. Ce travail est difficile parce que depuis mon adolescence, j’ai fait un tel travail sur moi-même que j’ai vécu des étapes de réelle et profonde transformation intérieure. Des vérités d’hier ne sont donc plus celles d’aujourd’hui ce qui peut faire que si j’avais répondu au test il y a des années, j’aurais pu avoir le 7 qui ressort. Depuis ce week-end, j’ai validé une blessure X, cela va se voir car tout tourne autour de ma vie affective dans mon texte puisque c’est ce qui est fondamental dans ma vie.

 

Phase 1 avant mes 27 ans : j’étais tout ce qu’il y a de plus optimiste, je voyais le monde avec des lunettes roses : tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil, j’étais d’une naïveté quasi maladive. J’avais tendance à oublier les choses douloureuses de mon enfance. Je me croyais invincible en contrôlant tout mon chemin : j’avais un plan (= devenir extravertie et créer des liens ; puis plus tard ce sera de créer une relation stable et dépasser ma blessure de rejet), ma visualisation de mon moi futur réalisé suscitait beaucoup d’émotions intenses et je me mettais en action.

 

Je ne tombais jamais amoureuse et j’ai eu deux longues histoires avec des hommes dépendants de moi : ma sacro-sainte liberté me faisait me sentir prisonnière de ces relations. J’étais prise entre ma culpabilité de privilégier ma liberté et le fait de les voir souffrir parce que je faisais des choses de mon côté comme mes sorties à l’unif, mais je privilégiais toujours ma liberté et je faisais ce que je voulais (avec un poids de culpabilité très désagréable). J’avais des discours anti-mariage, anti-routine, chacun vit chez soi pour ne partager que le meilleur, pas d’enfants (par profonde peur de perdre ma liberté), et même de couple libre sexuellement. Les premiers points sont toujours d’actualité aujourd’hui mais le dernier point (le couple libre) a disparu de mes pensées depuis mes 23 ans quand je suis tombée amoureuse pour la première fois, dans une passion dévorante avec un homme qui tentait de me contrôler, et je me suis retrouvée en position soumise ce qui me mettait aussi mal que mes précédentes positions de dominante avec un dépendant affectif. Surtout il me rejetait sans cesse (manipulateur pervers de surcroit), mais j’avais un mécanisme de défense pour ne pas souffrir de ses rejets : coupure émotionnelle, tourner les rejets à l’humour et à la dérision. Oui je pleurais mais il y avait une force en moi qui créait un barrage entre moi et ma souffrance (sans doute mon mental), parce que si je n’avais pas cette barrière, j’en crèverais de douleur tellement ça fait mal d’entendre des paroles de rejet. Cette force n’a plus tenu le coup à la rupture à 27 ans. Cependant, je commencé à lire plein de livres et j’ai trouvé un sens positif à mon expérience : cet homme était nécessaire à ma vie pour que je puisse connecter profondément mes émotions et perdre ma naïveté. Je l’ai même remercié d’avoir été présent dans ma vie pour me permettre ce saut quantique, impossible sans lui selon moi. J’ai donc ensuite transformé cette épreuve en positif, j’en ai même retiré une confiance en moi colossale et le sentiment d’être celle que je voulais être (j’ai arrêté mon plan de vouloir devenir extravertie et capable de liens à cette époque). Peut-être que c’est ce qu’on peut appeler de la rationalisation ?

 

J’avais changé : ma sensibilité je ne pouvais plus la nier, et j’étais devenue empathique aux souffrances des autres parce que avant je les écoutais mais je ne les comprenais pas : « comment peut-on se laisser prendre par la souffrance : il faut être indépendant et ne pas laisser aux autres le pouvoir de nous faire souffrir ». J’ai aussi troqué mes lunettes roses par des lunettes grises, mais avec toujours une teinte de rose en toile de fond quand même : les jeux de pouvoir, maintenant je les vois (grâce à mes lectures sur les pervers narcissiques), ainsi que les défauts chez les gens (je ne voyais que des qualités avant). Ensuite je me suis un peu blindée, et je ne m’ouvrais plus facilement à l’amour, trop dangereux inconsciemment : si j’aime on risque de m’abandonner. Peut-être qu’à ce moment j’ai développé une aile 6 parce que la terreur du rejet affectif a fait son apparition dans ma vie, en gros la peur de souffrir par l'abandon était devenu consciente.

 

Deuxième étape mes 33 ans : je fais une rencontre brève qui bouleverse ma vie : un homme hyper sensible, doux, et surtout qui parle mon langage profond (je me suis toujours sentie extraterrestre et incomprise par les hommes comme une 4). Pour la première fois de ma vie, je pouvais me projeter avec quelqu’un pour toute ma vie. Mais il me quitte directement. Non ce n’est pas possible, tout se passe toujours comme je veux, alors là aussi, il va revenir c’est sûr.

 

Ma vie a changé car j’ai vécu l’éveil spirituel suite à cette rencontre : mon identité (=je suis indépendante et je n’ai besoin de personne) a littéralement volé en éclats ; je ne pouvais plus m’identifier à rien, j’étais tout et je n’étais rien. Je me suis profondément sentie liée à l’univers, à l’amour comme substance de la création, avec une nouvelle conscience que j’ai retrouvé dans les livres d’Eckart Tolle, la non-dualité (Klein, Mentel) et le chamanisme. Et comme j’étais arrivée à cette expérience j’avais décrété que tout ce chemin pendant 6 ans de femme la plupart du temps célibataire avait eu pour but ultime de me faire vivre cet éveil. Et que comme je l’avais vécu, alors ma vie affective ne pouvait que changer, et cet homme qui était celui dont je rêvais depuis toujours ne pouvait que revenir ( = rationalisation ?)

 

Je l’ai attendu un an. Et il n’est pas revenu… Et là, j’ai littéralement sombré dans les abimes du désespoir le plus profond. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu le sentiment de perdre le contrôle. Y a-t-il seulement un sens comme je le croyais jusque là ou c’était une pure illusion de mon esprit qui en a besoin pour survivre ? Pour moi si la vie n’a pas un sens, ça veut dire qu’on ne peut rien faire pour se sortir d’une situation (= ma situation de ne vivre que des rejets affectifs sans rien pouvoir construire), ce qui était tellement désespérant que j’ai envisagé la mort. Je n’arrivais plus à avoir cette foi inébranlable en la vie, je ne croyais plus en la vie, adieu mon optimisme compulsif qui m’a définitivement quitté à cette époque. Mais malgré cette étape où j’ai dû apprendre à lâcher le contrôle, j’ai quand même réussi à trouver en moi des ressources : si je vis ça c’est pour me faire lâcher mon contrôle et apprendre à être dans le laisser faire, simplement être témoin de mon expérience et m’en remettre en la vie. C’est d’ailleurs quelque chose que j’ai appris et qui fait que j’ai maintenant lâché le besoin de tout contrôler (enfin pas complètement j’imagine). Je ne cherche plus à planifier toute mon évolution à un point qui était en réalité compulsif, j’ai vu que la vie EST intelligence car elle te fait vivre exactement ce que tu as besoin de vivre pour évoluer… à condition de pouvoir le voir. Je m’en suis depuis remise à son intelligence supérieure : j’observe mon expérience et je lui donne un sens. J’ai aussi été voir des énergéticiens pour ne pas me laisser totalement sombrer non plus quand même. J’ai lu des livres genre « après l’extase, la lessive », et j’ai rationnalisé (?) en y lisant que vouloir mourir après l’éveil est très courant et en me disant que l’éveil n’était pas une fin en soi, juste un passage car je dois maintenant nettoyer les couches les plus profondes et les plus inconscientes que je n’ai pas encore dépassé.

 

Mes 39 ans : 6 ans plus tard, ma vie n’a pas changé ; je suis une éternelle célibataire avec histoires courtes et rejet rapide des hommes. Je ne tombe que sur des hommes qui ne veulent pas s'engager, qui n'ont pas oublié leur ex, etc. (suis-je attirée exclusivement par des X blessés ?). Et surtout depuis mes 33 ans et mon fameux désespoir j’ai perdu ma capacité d’être heureuse, et j’ai un mal être, une boule dans le ventre douloureuse qui est toujours là en toile de fond. Depuis cette époque aussi, je travaille sur ma blessure du rejet qui est pour moi la cause de cette vie faite de rejets. Parfois je cours d’énergéticiens, en astrologues et médiums, plus plein de livres pour essayer de comprendre comment je dois faire pour dépasser cette blessure (et parfois je n’y crois plus et j’arrête de travailler sur moi) et aussi j’ai une bande d’amis avec qui je sors au moins quatre fois par semaine. Je tente d’oublier mon mal-être, même si je sais qu’il est là.

 

Puis à 39 ans je fais une nouvelle rencontre avec un homme qui touche mon cœur, il est profond et sur ma longueur d’onde ! Mais ça ne dure que trois semaines… encore une histoire d'ex avec deuil non fait… et là je suis à bout. Je ne peux plus continuer comme ça, l’idée de mort passe à nouveau comme une option de fuir définitivement cette vie faite de rejets continuels, mais je décide de ne plus fuir ma douleur par les sorties et je m’enferme chez moi pour plonger dans cette souffrance. Je ne fais plus aucune activité quasi pendant 5 mois, je médite pour plonger à l’intérieur de moi et je pleure tous les jours. Je tombe sur ce livre de Michael Brown : le processus de la présence, et là je me dis : c’est la clé. Je dois plonger dedans et ressentir la racine émotionnellement pour guérir ma blessure. Oui j’ai fait ce choix d’aller dedans, j’ai accompagné et non subi cette sorte de dépression, mais je dois bien avouer que ce n’était pas sans le fait d’avoir AUSSI rationalisé que ce chemin allait me libérer de ma blessure et que je pourrais alors enfin avoir une vie affective de longue durée… Quoi que je fasse, malgré tout, il y a toujours ma raison qui me dit qu’il y a un sens positif et que ce chemin va m’aider à changer ma vie pour échapper à ce qui me fait souffrir. Et j’ai plongé, de plus en plus profond. Je suis allée à la racine de la blessure, un moment mes pleurs sont venus de mes tripes et de mes entrailles.

 

Et à mes 40 ans j’ai rencontré mon âme sœur : cependant même si c’est différent, que ça dure depuis deux ans (hooo miracle), et que c’est très profond entre nous, j’ai toujours une vie de 4 sur le plan sentimental, c’est quelqu’un d’inaccessible que je vois peu car il me tient à distance et qui est terrifié à l’idée d’ouvrir son cœur, blessé par son passé (je le soupçonne d’avoir un type 4 d’ailleurs). MAIS je préfère, je l’avoue, l’intense de temps en temps qu’un couple qui vit ensemble dans la routine et l’ennui et que l’intensité disparaisse au profit des conflits et problèmes du quotidien genre « tu n’as pas rangé tes chaussettes ». Je trouve ça d’une tristesse infime que l’amour soit abimé par des soucis matérialistes, et ça je ne le veux pour rien au monde.

 

En conclusion, dans tout ça, il en ressort de la planification et de rationalisation. Si je suis honnête, même si la vie m’a obligée à lâcher mon contrôle tout puissant, mon optimisme à toutes épreuves, mes lunettes roses, ma naïveté, tout cela reste quand même toujours présent mais moins visible. Encore aujourd’hui, je ne peux pas faire autrement que de trouver un sens positif à tout ce que je vis, à voir du positif chez n’importe quelle personne (pour moi, même le pire monstre a en réalité au fond de lui une âme belle et pure), à trouver des circonstances atténuantes chez tout le monde pour n’importe quel comportement (je cherche toujours à comprendre l’autre comme un 9, mais parce que ça me permet de rationaliser pourquoi il est comme ça — j’ai des arguments genre : si tu vois sa mère, tu comprendras pourquoi il est comme ça — et je garde par conséquent une image positive de lui ce qui fait que je n’ai de haine pour personne). Mon type serait-il donc bien un 7 mu ? Tout semble concorder quand j’étudie ce type là même si je vois aussi un type 4 en moi depuis ma trentaine.

 

J’ai aussi essayé de voir en moi l’aspect gloutonnerie, et éparpillement. Dans le développement personnel, c’est très dur de me canaliser : je veux me former en tout, et par moment j’ai un trip pour une formation, mais le trip peut disparaître si une autre prend le lead. Parfois je veux faire quatre formations différentes sur une même année. J’ai tendance à faire les choses en superficie sauf quand je suis vraiment accrochée émotionnellement. Aller dans les détails ça m’ennuie, et si je perds mon émotion d’intensité, alors je lâche. Le week-end d’avant, j’étais là avec mes cinq livres d’ennéagramme en train de tenter de trouver mon type, j’allais d’un livre à l’autre, puis sur le forum, etc. J’étais dans un tel état d’intensité émotionnelle intérieure, que je ne voulais pas être dérangée, quitte même à sauter un repas. Prise en flagrant délit de gloutonnerie alors que je cherchais à trouver en moi cette compulsion. Même quand j’écris, impossible de faire court (j’ai réussi difficilement de passer de 6 pages à 4). Ma difficulté avec ma place qui sont normalement plutôt lié au 9 et au 5, je peux maintenant aussi le lier à une blessure sociale en “--” (et ma blessure de rejet). Ma problématique avec la colère refoulée, je peux la lier avec mon vécu où mon père a crié sur ma mère toute mon enfance au point d’avoir des pensées de meurtre que j’ai ressentie. Et donc pour moi: colère = souffrance et mort, donc je fuis.

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Yves

Bonjour à tous,

 

Bienvenue Flo dans l’Enné-agora et merci pour ton témoignage passionné.

 

Pour déterminer ton ennéatype, le mieux est d’abord de répondre à la question suivante, puis seulement après y avoir répondu, tu pourras éventuellement lire mes remarques ci-après à propos de ton message.

 

Concernant les ennéatypes que tu cites, quelles passions, fixations et compulsions d'évitement as-tu observées chez toi ?

 

****************

 

Voici maintenant mes remarques.

 

« En lisant Sandra Maitri pour le type 4, je me suis reconnue dans plein de choses […]. Cependant certains points clochent : on ne peut pas dire que je suis quelqu’un de théâtral […]. »

Je connais des 4 introvertis qui ne sont pas théâtraux du tout, au contraire. La théâtralité est un comportement, pas une motivation. Or, l'Ennéagramme s'intéresse aux motivations, pas aux comportements.

Par ailleurs, tu te dis « totalement introvertie, solitaire » : ce n’est pas incompatible avec une absence de théâtralité.

 

«  […], ni d’instable émotionnellement — je ne suis jamais de mauvaise humeur […] »

Je connais aussi des 4 toujours de bonne humeur. Surtout quand ils sont en lien avec d’autres personnes. La mauvaise humeur est liée à la colère du centre instinctif. Elle n’est pas du tout un trait de l’ennéatype 4. Quant à l’instabilité émotionnelle, sur un intervalle de temps long, elle peut paraître lissée.

 

« […] et je ne cultive pas la négativité (j’ai même tendance à fuir les personnes qui le font). »

Mes amis 4 fuient aussi les personnes qui cultivent la négativité. En lien avec les êtres qu’ils aiment, ils cultivent l’enthousiasme et la joie. La chanteuse Barbara4 alpha, disait aussi se sentir souvent joyeuse en compagnie de ses amis et de son public.

 

Par ailleurs, j’ai dénombré certains mots dans ton texte :

  • « Souffrance », « douleur », « mal », « mal être », « maladive » y apparaissent seize fois.
  • « Blessure », neuf fois.
  • « Mort »  ou « mourir », quatre fois.
  •  « Désespoir », trois fois.
  • « Intensité », « intense », souvent en rapport avec « émotion », et « passion dévorante », six fois.
  • « Meurtre », une fois.
  •  « Rejet », « rejeter », « abandon », abandonner » apparaissent seize fois.

Cela fait en tout cinquante-cinq occurrences de mots très fortement connotés. Impossible qu’un 7 mu fasse ces cinquante-cinq occurrences-là dans un seul message. Par contre, un autre ennéatype, oui.

 

Peut-être voulais-tu dire que tu désires ardemment ne pas cultiver la négativité ? :wink:

 

« Le 4 peut sentir de la haine, et ce sentiment n’existe tout simplement pas chez moi. »

Je n’ai constaté de la haine que chez des 4 de sous-type Sexuel et seulement pendant des moments de forte désintégration. De plus elle ne dura que quelques secondes ; il fallait être attentif pour la percevoir. Là encore, la haine ne caractérise pas l’ennéatype 4. Attention à la caricature.

 

« J’avais des discours anti-mariage, anti-routine, chacun vit chez soi pour ne partager que le meilleur […] »

Voilà une autre piste.

 

« MAIS je préfère, je l’avoue, l’intense de temps en temps qu’un couple qui vit ensemble dans la routine et l’ennui et que l’intensité disparaisse au profit des conflits et problèmes du quotidien genre « tu n’as pas rangé tes chaussettes ». Je trouve ça d’une tristesse infime que l’amour soit abimé par des soucis matérialistes, et ça je ne le veux pour rien au monde. »

Une autre.

 

« […] cela va se voir car tout tourne autour de ma vie affective dans mon texte. »

Oui, je l’ai vu. :wink:

 

Amicalement,

Yves

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Yves de ton intervention fort pertinente.

 

Il y a 19 heures, Flo a dit :

D’abord tous les tests que je fais me mettent systématiquement en 9.

Je rajoute juste ce lien vers une de nos FAQ.

 

Très amicalement,

Fabien

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Kayla

Bonjour Flo et puis les autres aussi, :happy:

 

J'aurais pu écrire ce texte presque mot pour mot. J'ai vécu intérieurement tout ce que tu y écris et on me voit aussi beaucoup comme ça. Une amie 7 mu m'appelle pour rire la "fausse 4". Mais point d'erreur pour moi, je suis bien une 4 alpha.

 

Ça ne veut pas dire que toi tu l'es aussi. Ça veut surtout dire que tu ne peux pas l'écarter pour ces raisons-là…

 

La première chose à faire c'est comme te l'as proposé Yves de répondre à la question :wink:

Et bien sûr de ne pas hésiter à nous demander de l'aide si tu n'arrives pas à les repérer chez toi.

 

À bientôt ?

 

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Flo

Bonjour à tous,

 

Je vous remercie pour votre réponse qui m'a donc fait comprendre que le dossier 4 n'était pas clos. :wink: Comme j'ai ce sentiment que la mélancolie est apparue dans ma vie après la trentaine et qu'avant cela j'étais une optimiste heureuse, j'ai directement pensé à une piste qui ne pourra pas me faire défaut : relire mon journal intime que j'ai tenu entre mes 17 et 26 ans avec le regard en mode Ennéagramme. Ce n'était pas un journal quotidien mais j’écrivais quelques fois par an.

 

Et bien je ne m'en suis pas encore remise du choc : soit j'exprime de la mélancolie et des désirs d'autre chose soit j'exprime à quel point je suis heureuse !

 

J'ai cette caractéristique d'oublier tout le négatif et de ne me souvenir que du positif. C'est pour ça aussi que je ne suis pas quelqu'un de rancunier, que je ne retire que le meilleur des relations et des épreuves. Je vois donc que j'ai oublié toutes mes phases de mélancolie que j'avais pu traverser. Est-ce que cela n'est pas contradictoire avec un 4 du coup ?

 

Dans mon journal, le mot cité numéro 1 et de loin (au moins 20 fois) c'est : libre/liberté. Il y a aussi beaucoup de propos anti-routine car routine signifie m'éteindre à petit feu, en gros crever. Et aussi à mon grand étonnement le mot « je souffre » est cité de nombreuses fois…

 

Pouvons-nous en conclure que la piste du 7 est un dossier clos du coup ?

 

Si je reprends la liste maintenant voilà du coup ce qui semble fonctionner en tant que 4 :

 

- Compulsion d'évitement de la banalité : oui avec la routine, le métro-boulot-dodo sans liberté et petites folies je me sens mourir de l'intérieur. Je ne veux pas ressembler aux couples classiques. Je pensais même à l'époque que le mariage était synonyme d'enterrement…
 

- Fixation de mélancolie : et bien oui… Soit je suis célibataire et je suis mélancolique car je ne rêve que d'être amoureuse et quand je suis en couple avec des hommes ultra classiques cherchant une vie dans la routine alors je suis mélancolique car ma bande de potes, les déconnades et les sorties me manquent et je me sens prisonnière d'une vie qui me donne le sentiment de ne plus être vivante. Soit encore je suis en couple avec enfin un sentiment de liberté et un homme hors du commun mais je me sens rejetée et donc aussi mélancolique.
 

- Passion d'envie : j'ai eu plus de mal avec le fait d'avoir envie de ressembler à quelqu'un d'autre : j'ai trouvé un seul exemple dans mon journal d'un couple amoureux et je suis déprimée car je voudrais vivre ça moi aussi. Je me souviens d'un autre exemple à 12 ans (une fille extravertie qui établi des liens super facilement dans ma cours de récré) et un autre à 16 ans, un ami qui incarne à mes yeux ce qu'est la liberté. En dehors de ça je ne vois pas… Sauf ces dernières années dans un trip de mélancolie et de tristesse l'envie de vivre une vie de couple classique comme tout le monde, puis l'instant d'après me dire "mais non quelle horreur !" Et du coup un sentiment que rien ne pourrait me convenir et du coup tomber dans le désespoir…

 

Alors je me dis que l'envie pourrait aussi être prise de façon plus absolue ? L'envie doublé de mélancolie se focalise toujours pendant des années sur une chose : de mes 6 à mes 15 ans mon envie était d'avoir ma chambre à moi toute seule sans mes frères et que mon père ne faisait pas car il était plongé en dépression. C'est vrai maintenant que j'y pense que je ressentais de l'envie quand j'allais dans les chambres de mes copines.

 

De 12 ans à la vingtaine un complexe physique a focalisé mon attention et mes émotions (il ne focalise plus mon attention mais il est toujours d'actualité). Maintenant ça me revient que je regardais les filles avec envie quand on se changeait pour aller au cours de gym parce qu’elles avaient les formes que je n’avais pas.

 

Et depuis mon adolescence, mon focus c'est l'amour. Envie de vivre quelque chose, une vie où je me sens à la fois amoureuse et libre, sans routine. Dans ce cas alors c'est l'histoire de ma vie ce rêve que j'ai envie d'atteindre depuis toujours et qui m’accompagne depuis toujours.

 

Mais en dehors de ces points d’attention de longue durée, j'ai toujours été heureuse avec ce que j'avais, où je vis, ce que je fais, mes amis, ma famille, les petites choses du quotidien, tout ce dont j'ai envie je le fais comme voyager, mes formations, vivre des aventures hors norme comme avoir été volontaire dans un kibboutz en Israël pendant deux mois ou voyager en solo, et j'ai le sentiment qu'à part l'amour j'ai tout et que j'ai bien profité de la vie… Sauf que le fait de ne pas me réaliser dans ce domaine faisait que ma vie entière était un échec à mes yeux (je ne le pense plus depuis ma dernière rencontre).

 

 - Orientation sens du beau : oui même si je n'ai pas l'impression que ce soit flagrant, pour moi tout doit être beau : achat immobilier, habits, amoureux, les objets, les amis (elles sont toutes belles). Et j'aime les belles âmes qui ne peuvent à mes yeux ressentir ni haine, ni esprit de vengeance, ni dénigrer et insulter les autres. Quand une personne à ces caractéristiques que je trouve très très moche, ça me va très loin et je ne veux pas la fréquenter.

 

- Mécanisme de défense d'introjection : si introjecter c'est mettre son amoureux en soi, alors oui c'est clair que je le fais.

 

+ Sublimation : je ne voyais vraiment pas du tout de la sublimation en moi. Je n'ai pas besoin de sublimer par le fait d'introjecter mon amoureux.

 

Par contre quand j'ai un trop plein émotionnel, je dois écrire. Pour moi tel état la raison de mon journal où je n'écrivais que lorsque j'étais dans des émotions fortes en positif ou négatif. Aussi quand je souffre, ou que j'ai un malaise dans une relation amicale, il FAUT que j'écrive tout ce que je ressens dans des mails kilométriques que souvent j'envoie, ou parfois pas, mais ce qui compte c'est de tout sortir à l'extérieur de moi et de le mettre dans un écrit, sinon ça me bouffe de l’intérieur.

 

Est-ce bien de la sublimation ?

 

Les points qui me font douter :
 

- Mécanisme de défense d'introjection : je ne vois pas ce qu'est transposer les objets du monde et ces qualités à l'intérieur de moi. Ça ne me parle pas trop pour le moment.
 

- Émotionnel intérieur : le fait que je sois orientée intérieur n'a aucun doute pour moi. Mais j'ai toujours eu une image de moi de quelqu'un étant hyper mentale et d'insensible. Mes deux premiers ex m'ont traitée de cœur de pierre, puisque je ne tombe pas amoureuse facilement, et quand je ne le suis pas et bien je ne fais pas semblant de l’être, donc ils ont souffert avec moi.

 

Pendant les attentats je n'ai pas pleuré et je me suis dit que j'étais insensible…

 

Par contre, après plusieurs jours, il y a eu les photos et les histoires des personnes tuées et c'est à ce moment-là que j'ai pleuré (serait-ce de l'introjection tout compte fait ?).

 

J'ai fait une formation de relation d'aide par le toucher. C'était un peu le concours de qui crie ou pleure le plus fort. Et j'ai une grosse pudeur concernant mes émotions, je préfère les vivre seule avec moi-même donc il ne m'est pas possible de théâtraliser. Bref il y en a qui m'ont traitée de bloquée émotionnelle. Mais je n'étais pas d'accord car en deuxième année, j'avais souvent eu des émotions (mais discrètes par rapport aux autres) parce que j'étais dans une phase de déprime. Par contre quand je vais bien un psy peut danser sur sa tête mais plus il voudra me forcer à sortir des émotions plus il va me bloquer. Si je ne suis pas dedans, je ne suis pas dedans.

 

Et à la remise des diplômes, il y avait une cérémonie où tout le monde pleurait sauf moi… Je me suis de nouveau dit que j'étais insensible…

 

J'ai donc un peu de mal à imaginer une mon type soit le plus sensible de tous encore, c’est un peu un choc pour moi.

 

- Les sous-types : suite au dernier week-end de stage, je m'étais dit que le sous-type sexuel du 4 est tellement à mon opposé que je ne pouvais définitivement pas avoir ce type.

 

Rien ne me parle : la compétition, j'ai ça en horreur. Quand quelqu’un se met en compétition je trouve que la relation est toxique et à fuir puisque les deux trois copines qui étaient dans cet état d'esprit cherchaient quelque part à me rabaisser, voire à me discréditer. Je suis tout sauf jalouse, je ne me mets pas en compétition avec d'autres femmes qui pourraient tourner autour de mon homme, au contraire ça me flatte quand il a du succès. Je me sens valorisée quand je suis aux côtés d'un homme extraordinaire (puisque moi je suis défectueuse). Et j'adore que mon amoureux me parle de son passé parce que je veux tout connaître de lui, je veux une relation d'une franchise et authenticité extrême où il n'y a aucun non-dit. Je ne séduis jamais des hommes en couple. Je ne critique pas quelqu'un qui m'a rejeté, je ne connais pas la haine (mon grand amour pervers narcissique sera toujours dans mon cœur et je l'ai même accueilli chez moi pendant un mois et demi 4 ans après la rupture parce qu'il était sans logement, ce qui l'a d'ailleurs profondément marqué que je sois à ce point sans haine avec tout le mal qu'il m'avait fait) et je ne cherche pas à être le centre de l'attention total ce que je trouve être profondément égocentrique. Me comparer sans cesse non pas du tout. Et donc je ne cherche ni à me venger en étant pleine de haine si quelqu'un est mieux que moi…

 

Bref je suis un peu perdue avec les sous types parce que Fabien a dit que si ça ne colle pas c'est que ce n'est pas notre type.

 

Le conservation qui était à =/+ je ne me reconnais pas non plus. Le seul qui colle vraiment c'est le social honte mais cette blessure est chez moi  en -- et pas en +
 

- Se différentier : ça ne me parle pas du tout ça par contre. J’ai toujours dit que j’aurais trouvé ça atroce d’avoir une jumelle, mais je ne suis pas en quête de différenciation : je veux une vie différente non pas par rapport aux autres mais parce que je me sens éteinte et vide dans la banalité et la routine. C’est une référence interne par rapport à mon intériorité, je ne fais donc rien en fonction des autres mais en fonction de mon ressenti.

 

Cependant je me suis toujours sentie différente parce que je trouve que la plupart des gens ne sont pas très profonds et que j’ai du mal du coup à pouvoir me montrer comme je suis vraiment, j’ai un sentiment d’être un extra-terrestre parfois et je dois parler de choses superficielles ce qui provoque en moi beaucoup d’ennui et du coup je fuis les soirées où il faut beaucoup parler avec des inconnus. Je n’aime que les soirées où l’on peut danser car là je suis dans un état d’intensité quand je danse. Je ne me sens sur la même longueur d’onde en réalité que par des personnes hyper-sensibles et en quête de sens (en fait je m’entends bien avec des types 4, on se comprend).
 

- Désintégration en 2 : si mon type est 4, c'est d'office un alpha puisque la première chose qui lâche en cas de stress c'est l'action mais je suis quelqu'un qui ne demande jamais d'aide aux autres, et on me l'a reproché. La seule fois où je l'ai fait, c'est après mon accident et que j'étais en chaise roulante donc incapable de faire des courses. J'ai dû demander de l'aide car je n'avais pas le choix, et ça a été très très dur pour moi de faire ça. Je n'aime pas déranger les autres (peut être lié à ma peur de rejet). Comme je disais dans mon premier message, j’ai toujours eu un gros problème de place.


Par contre ce que je sais que je fais quand je me sens rejetée quand je suis amoureuse : je deviens de plus en plus gentille et serviable, je me perds complètement, j'oublie mes besoins (j'accepte quelque part d'être mal traitée, je ne mets aucune limite) et plus on me rejette plus je suis serviable et gentille provoquant alors encore plus de rejet : mon ex m'a quitté en me disant qu'il aurait eu besoin que je lui claque la porte au nez. J'ai le sentiment que pour ne pas perdre l'autre je dois être gentille et que si je mets des limites alors je vais le perdre mais c'est l'inverse qui se produit puisque que c'est ça qui fait fuir : ne mettant pas de limites, en ne disant pas non, l'autre me respecte de moins en moins et me maltraite de plus en plus.

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Yves

Bonjour à tous,

 

Voilà une belle avancée sur ton chemin d’auto-observation, Flo.

 

"Dans mon journal, le mot cité numéro 1 et de loin (au moins 20 fois) c'est : libre/liberté."

S’agissait-il en particulier de liberté par rapport aux figures paternelle et maternelle ?

 

"Je vois donc que j'ai oublié toutes mes phases de mélancolie que j'avais pu traverser. Est-ce que cela n'est pas contradictoire avec un 4 du coup ?"

Non : le centre émotionnel vit dans le présent. De plus, les souvenirs sont des reconstructions inexactes, influencées par le centre émotionnel : l’envie d’avoir telle ou telle image de soi. Ici l’envie d’être… une personne optimiste et heureuse.

 

"Sauf ces dernières années dans un trip de mélancolie et de tristesse l'envie de vivre une vie de couple classique comme tout le monde, puis l'instant d'après me dire "mais non quelle horreur !" Et du coup un sentiment que rien ne pourrait me convenir et du coup tomber dans le désespoir…"

Voilà un exemple caractéristique de l’ennéatype 4.

 

"Mécanisme de défense d'introjection : je ne vois pas ce qu'est transposer les objets du monde et ces qualités à l'intérieur de moi. Ça ne me parle pas trop pour le moment."
Flo, tu trouveras des exemples dans les conversations “Introjection, Mélancolie et hallucination” et “Envie, introjection et fusion”.

 

"Par contre quand j'ai un trop plein émotionnel, je dois écrire. Pour moi tel état la raison de mon journal où je n'écrivais que lorsque j'étais dans des émotions fortes en positif ou négatif. Aussi quand je souffre, ou que j'ai un malaise dans une relation amicale, il FAUT que j'écrive tout ce que je ressens dans des mails kilométriques que souvent j'envoie, ou parfois pas, mais ce qui compte c'est de tout sortir à l'extérieur de moi et de le mettre dans un écrit, sinon ça me bouffe de l’intérieur. Est-ce bien de la sublimation ?"

Oui.

 

"C'était un peu le concours de qui crie ou pleure le plus fort. […] Et à la remise des diplômes, il y avait une cérémonie où tout le monde pleurait sauf moi… Je me suis de nouveau dit que j'étais insensible…"

N’y avait-il pas là de l’évitement de la banalité ?

 

"Pendant les attentats je n'ai pas pleuré […]."

Même question.

 

"J'ai donc un peu de mal à imaginer que mon type soit le plus sensible de tous encore, c’est un peu un choc pour moi."

Je ne sais pas si c’est le plus sensible de tous : à ma connaissance, aucune comparaison n’a été faite et ne peut être faite à ce sujet. Entre parenthèses, la comparaison est souvent pratiquée par les 4. Ta phrase en comprend une.

 

"Je me sens valorisée quand je suis aux côtés d'un homme extraordinaire (puisque moi je suis défectueuse)."

Pas banal. Voilà une piste à creuser.

 

"Le conservation qui était à =/+ je ne me reconnais pas non plus."

Flo, collectionnes-tu des beaux objets dans ton logis ?

 

"Je ne connais pas la haine"

Flo, tu avais écrit la même chose dans ton premier message : tu insistes étrangement sur ce point. Or, dans ton premier message, n'as-tu pas cité tes « pensées de meurtre » ?

 

Amicalement,

Yves

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

De nouveau, merci Yves pour ton suivi de cette conversation.

 

Sans y entrer, je veux envoyer un message à Flo. Il est intéressant que tu cites cette attitude :

Le 12/02/2018 à 09:53, Flo a dit :

Pendant les attentats je n'ai pas pleuré et je me suis dit que j'étais insensible…

En effet, c'est mot pour mot un cas que nous donnons à propos d'un ennéatype dans le stage Bases, et il y a plusieurs autres exemples similaires dans cette conversation. Tu t'es dispensé de suivre le module de base en affirmant répondre aux conditions pour le faire et qui sont :

  1. connaître tous les mécanismes étudiés dans ce stage et listés sur notre site ;
  2. avoir une quasi-certitude sur ton ennéatype.

Le premier critère n'est visiblement pas rempli, la distinction entre comportements et motivations n'étant pas très claire, et des mécanismes fondamentaux comme la compulsion ou le mécanisme de défense du 4 n'étant pas réellement intégrés. Le deuxième ne l'était pas non plus : tu m'as affirmé jusqu'à la veille du stage Sous-types être d'ennéatype 9 apparemment suite à des tests avant de sortir de ton chapeau le 7 mu la veille ou le jour même, je ne sais plus, du seul module que tu as suivi.

 

Cela a deux conséquences.

 

D'abord, tu utilises ce forum pour ce qu'il n'est pas. Ses conditions d'utilisation précisent : "Utilisez-le pour ce qu'il est : un complément à une formation ou à une supervision individuelle et/ou un approfondissement des connaissances acquises dans ces contextes, et non pas un substitut à l'apprentissage." C'est pour cette raison que je n'ai pas participé à cette discussion, laissant Yves le faire, qui a toute la compétence et la gentillesse nécessaires.

 

Ensuite, sur ces fondations insuffisantes, tu n'as certainement pas tiré du stage Sous-types tout ce que tu aurais pu en apprendre. Comme tu as prévu d'autres sessions, je te suggère de revoir ton cursus en termes de contenu et de dates.

 

Très amicalement,

Fabien

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Flo

Bonjour Fabien,

 

Figure-toi que je me pose cette question si la formation que j'ai suivi à LLN n'est pas trop superficielle par rapport à ce que tu fais toi et je me demandais s'il ne serait pas utile que je refasse les bases chez toi. Dans la formation à LLN, nous avons vu des vidéos de tous les types pour sentir lequel nous parle, puis nous avons eu les résultats du test (j'avais un 9, en deuxième un 5, et en troisième le 4). Puis on a fait des panels.

 

J'ai relu les documents que j'ai reçu là-bas ce week-end et j'ai comparé avec ton livre. Il manque plein de choses comme les mécanismes de défense, les mots ne sont pas du tout les mêmes. Bref oui, je pense maintenant que tu me pousses aussi dans cette direction qu'il serait opportun de refaire les bases chez toi car je sens qu'il manque quelque chose, même si je lis beaucoup ton livre.

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Flo

Bonjour Yves

 

Merci pour ton retour, voici mes réponses:

 

Il y a 11 heures, Yves a dit :

S’agissait-il en particulier de liberté par rapport aux figures paternelle et maternelle ?

Non du tout, c'est un sentiment intérieur. Quand je ne me sens pas libre, je me sens m'éteindre à petit feu. En fait, j'ai eu une éducation très libre avec mes parents. Ma mère a rejeté l'autorité avec nous parce qu'elle avait eu une éducation trop stricte.

 

Il y a 11 heures, Yves a dit :

"C'était un peu le concours de qui crie ou pleure le plus fort. […] Et à la remise des diplômes, il y avait une cérémonie où tout le monde pleurait sauf moi… Je me suis de nouveau dit que j'étais insensible…"

N’y avait-il pas là de l’évitement de la banalité ?

Peut-être… Je n'y avais jamais pensé mais c'est une piste à explorer.

 

Il y a 11 heures, Yves a dit :

"Pendant les attentats je n'ai pas pleuré […]."

Même question.

Non, car là j'étais seule chez moi, mais j'ai des capacités de détachement assez fortes. Je peux passer du détachement à l'hyper-émotionnel (sans doute une aile 5).

 

Il y a 11 heures, Yves a dit :

"Le conservation qui était à =/+ je ne me reconnais pas non plus."

Flo, collectionnes-tu des beaux objets dans ton logis ?

Non je ne collectionne rien. J'ai deux ou trois statues que je ramène d'Asie.

 

Il y a 11 heures, Yves a dit :

"Je ne connais pas la haine"

Flo, tu avais écrit la même chose dans ton premier message : tu insistes étrangement sur ce point. Or, dans ton premier message, n'as-tu pas cité tes « pensées de meurtre » ?

Ah mais je ne parlais pas de moi, mais des pensées de meurtre de mon père envers ma mère, que j'ai très fort ressenties intuitivement et qu'il m'a confirmé plusieurs années après avoir eu suite à une discussion sur le passé. Comme je vois souvent le mot haine autour du 4 (haine de soi, haine de l'autre), c'est pour ça que j'insiste aussi. Mais peut-être que je me sens différente parce que je n'ai pas ce sentiment que je vois souvent dans mon entourage ? À creuser aussi…

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Flo

Bonjour à tous,

 

Suite à mon stage de base de ce week-end, j’ai pu valider définitivement mon type 9. Celui-ci m’a toujours semblé être le plus proche de ma personnalité mais je l’avais réfuté à cause de deux éléments :

  • La paresse à se connaitre : depuis mes 12 ans, je m’auto-observe sans me juger pour tous mes comportements. Dès le début de mon adolescence, j’avais observé en moi des comportements qui s’avèrent être du 9 mais je ne le savais pas à l’époque. Par exemple à 13-14 ans deux filles émettaient des opinions différents. Je les écoutais sans rien dire et dans ma tête, je me disais : mais et toi c’est quoi ton opinion ? Je ne sais pas, les deux ont raison. Mais alors toi tu n’as pas d’opinion sur les choses. Est-ce que du coup je suis sans personnalité ?
    Ou alors je remarquais quand on était au moins trois personnes, que celui qui parlait ne me regardait pas. Je me disais : personne ne me regarde, c’est comme si je n’existe pas, que je n’ai pas de place.
    J’ai aussi remarqué mon incapacité à dire non très tôt.
    Tout ce que j’observais devenais une sorte de challenge d’évolution. Mon observation est devenue de plus en plus affutée, au point que je peux m’observer dans l’action et comprendre ce qui est en jeu par rapport à mes difficultés directement (je donne un sens à ce que je vis par rapport à ce qui est un enjeu d’évolution) et donc adapter ma réponse qui devient de plus en plus consciente.
  • La fusion : je suis une anti-fusionnelle, je fuis les fusionnels, pour moi nous sommes deux personnes distinctes avec chacun notre personnalité propre. C’est vrai que j’ai très peu de besoins et d’attentes. En fait je n’ai qu’un seul besoin : ma liberté et mon indépendance, et ça par contre je le revendique haut et fort dans mes relations au point que certains ex ont beaucoup souffert avec moi. Je ne me vois donc pas comme quelqu’un qui fusionne dans le besoin de l’autre au point de m’oublier totalement.

 

En discutant avec Patricia sur ces deux points, elle m’a posé cette question : est-ce que des circonstances de vie peuvent expliquer cela ?

 

Et là ça fait tilt dans ma tête : oui bien sûr, ma mère était mon modèle quand j’étais petite. Elle a entamé une thérapie quand j’avais 6 ans et se confiait beaucoup à moi sur ses compréhensions, son évolution. Suite à cette thérapie, elle n’avait plus que ses mots dans la bouche : liberté, indépendance, des discours anti-routine. De plus mon propre vécu conflictuel de mon père envers ma mère m’a donné une image de couple comme un lieu de conflits, de souffrance et de prison. Elle a stagné 10ans avant d’avoir le courage de partir. Et en réalité c’est moi et mon frère qui l’avons mis au pied du mur quand j’avais 15 ans : tu pars ou je fugue ! Nous l’avons aidé dans ses démarches de recherche d’appartement.

 

J’ai donc commencé cette auto-observation à 12 ans et revendiqué ma liberté à tout prix par fusion totale avec ma mère. Je ne voulais pas m’engager dans un couple qui vit ensemble parce que celui-ci représente le conflit et la souffrance par rapport à mon vécu.

 

Et aussi comme j'ai entamé ce travail sur moi depuis 27 ans il y a beaucoup de choses que j'ai dépassé. Par exemple depuis quelques années, je privilégie l'authenticité qui est devenue beaucoup plus vitale pour moi que d'éviter le conflit. J'ai donc depuis quelques années des vécus de conflit (s'en s'énerver bien sûr) parce que j'exprime tout ce que je sens. Je ne peux plus faire autrement, sinon ça me bouffe de l'intérieur si je n'exprime pas ce que je ressens.

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Christijade

Bonjour à tous, bonjour Flo,

 

"La fusion : je suis une anti-fusionnelle, je fuis les fusionnels, pour moi nous sommes deux personnes distinctes avec chacun notre personnalité propre. C’est vrai que j’ai très peu de besoins et d’attentes. En fait je n’ai qu’un seul besoin : ma liberté et mon indépendance, et ça par contre je le revendique haut et fort dans mes relations au point que certains ex ont beaucoup souffert avec moi. Je ne me vois donc pas comme quelqu’un qui fusionne dans le besoin de l’autre au point de m’oublier totalement."

Je suis également type 9 et comme toi Flo dans l'anti-fusion (disons comme concept…) car je fusionne très facilement avec mon compagnon ou même mes amis… même si j'ai comme toi très peu d'attentes et de besoins.

 

J'ai beaucoup réfléchi sur le fait d'avoir besoin de liberté et que la routine ne me convienne pas non plus. J'ai donc identifié que dans mon passé, mes idéaux de liberté et anti-routine m'autorisaient à fuir plus facilement quand une relation n'était plus dans l'harmonie des premières années et que le risque de conflit devenait plus présent…

 

Comme ma passion de paresse à me connaître était bien présente, je me disais que j'avais besoin de liberté et que je n'aimais pas la routine, ce qui m'autorisait à fuir sans me poser d'autres questions.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Bienvenue Christijade pour ton premier message sur ce forum.

 

Je voudrais clarifier le sens réel de la fusion du 9.

 

La fusion est parfois vue comme une union psychologique durable avec une autre personne. Cette forme de fusion est plutôt liée à l'instinct sexuel et possible pour tous les ennéatypes. Le 9 de sous-type sexuel pratique souvent ce genre de fusion et comme il est, avec le 2, un expert de ce mécanisme, sa fusion de ce type est alors généralement plus intense que celle des autres ennéatypes. Il peut toutefois s'en détacher si cela a été une source de souffrance excessive (Jérôme en a témoigné sur ce forum notamment là).

 

La fusion typique du 9 est plus brève et bien souvent inconsciente. Il devient un instant une autre personne et sait alors instinctivement que dire ou ne pas dire, que faire ou ne pas faire, et jusqu'où il peut aller pour éviter le conflit. Si vous êtes 9, vous pratiquez ce type de fusion et il vous reste à l'observer.

 

Personne, en tout cas pas nous, n'avons dit que le 9 n'avait pas besoin de liberté ou d'indépendance. Bien au contraire.

 

Très amicalement,

Fabien

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