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Alice et le lapin

Répression des centres et mécanismes de défense

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

Dans la conversation “Type 2 et gloutonnerie”, j'ai été interpellée par cette phrase de Fabien :

Le 23/01/2018 à 09:15, Fabien Chabreuil a dit :

Or la répression du centre instinctif est associée à l'utilisation du mécanisme de défense de narcotisation.

 

Je réprime moi-même le centre instinctif, je vois donc très clairement comment cela fonctionne chez moi. Plutôt que de travailler sur un dossier urgent ou de régler les affaires d'héritage de mon père (tous ces éléments étant une source de stress pour moi), je vais préférer regarder des séries ou faire tout un tas de petites tâches insignifiantes, juste pour ne pas penser à ce qui me tracasse. La narcotisation me permet donc bien d'éviter l'utilisation de mon centre instinctif. J'associais plus facilement ce type de comportement à ma dichotomie, mais bien sur l'un n'exclut pas l'autre.

 

Mon esprit de 6 a vite fait de chercher a structurer cette information, et je me suis donc demandé si la répression de chacun des centres est associée à un mécanisme de défense particulier ? Sur ma lancée, je me suis dit que puisque la narcotisation est le mécanisme de défense du 9, le mécanisme associé à la répression du mental pourrait être la projection et celui associé à la répression de l'émotionnel l'identification ? :perplexe: Fabien, tu peux confirmer ou infirmer ? :help:

 
Amicalement,
Alice et le lapin

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Je ne peux confirmer avec certitude que pour la répression du centre instinctif d'une part parce que je la vis et d'autre part parce que j'en ai discuté avec beaucoup d'autres personnes souffrant du même problème.

 

Tu m'avais parlé en privé, il y a quelques jours, de ton intention d'ouvrir cette conversation, et j'ai donc réfléchi à la question. Je me demande si, en fait, il ne faudrait pas être plus précis et faire entrer en jeu la compulsion : quand on réprime l'instinctif, on narcotiserait quand la non-mise en œuvre de l'instinctif serait une source de conflit extérieur ou intérieur que l'on voudrait éviter. Dans mon cas, à la remémoration et à l'auto-observation, cela semble faire sens. Peut-être parce que je suis tourné vers l'intérieur, ce sont les conflits intérieurs qui me paraissent être déclencheurs de la narcotisation, mais cela reste à vérifier par une auto-observation plus longue que ces quelques jours.

 

Sur cette base, il me semble effectivement qu'il est possible de généraliser. Ceci dit, les témoignages vécus seraient bienvenus. Je vais moi-même chercher si j'en ai dans mon expérience de vie.

 

Très amicalement,

Fabien

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Pocahontas

Bonjour à tous,

 

"Quand on réprime l'instinctif, on narcotiserait quand la non-mise en œuvre de l'instinctif serait une source de conflit extérieur ou intérieur que l'on voudrait éviter."

Pourrais-tu préciser, s'il-te-plaît Fabien ? Quand tu parles de "conflit extérieur ou intérieur que l'on voudrait éviter", évoques-tu la compulsion du 9 ou bien parler de conflits est une manière générale pour toi de comprendre toutes les compulsions ? Si je reformule l'hypothèse, cela ne rend pas tout à fait la même chose, ce qui change la donne en terme d'auto-observation.

 

Je réprime l'émotionnel :

  1. Je m'identifierais quand la non-mise en œuvre de l'émotionnel serait une source d'échec extérieur ou intérieur que je voudrais éviter.
  2. Je m'identifierais quand la non-mise en œuvre de l’émotionnel serait une source de déviance extérieure ou intérieure que je voudrais éviter.

Je ne vois pas bien ce qu'une seconde compulsion viendrait faire dans l'histoire ? On en a déjà suffisamment d'une, alors deux…
Ou alors il y a quelque chose que je n'ai pas bien compris dans la théorie générale de l'Ennéagamme…

 

Merci beaucoup !

 

Bien cordialement,

Pocahontas

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

Sur la base de ce que tu proposes Fabien, cela donnerait :

  • Narcotisation associée à la répression de l’instinctif dans le cadre de l’évitement d’un conflit, intérieur ou extérieur.
  • Projection associée à la répression du mental dans le cadre de l’évitement d’une déviance, intérieure ou extérieure.
  • Identification associée à la répression de l’émotionnel dans le cadre de l’évitement d’un échec, intérieur ou extérieur.

 

Je me suis donc amusée à imaginer des exemples pour la répression du mental et la répression de l’émotionnel, le premier exemple étant vécu puisqu’il concerne la répression de l’instinctif :

  • Je suis 6 alpha, je ne veux pas me m’occuper de l’héritage de mon père, car cela pourrait être une source de conflits avec les membres de ma famille et je risquerais alors de me montrer déviante. Aussi je regarde des séries, ou me perds en activités inutiles réprimant ainsi mon instinctif.
  • Je suis 9 alpha, je ne réussis pas à trouver le cadeau d’anniversaire adéquat pour un ami. Pour éviter ce qui serait un échec à ma recherche de relations paisibles, je m’identifie à l’image que je me fais d’un bon ami, et achète un cadeau qui cadre avec l'idée que je m'en fais. J’évite ainsi de faire fonctionner mon émotionnel.
  • Je suis 8 mu, je peine à comprendre le texte que j’ai sous les yeux. Pour éviter ce signe de faiblesse (déviance), je projette et considère que l’auteur est un c…d qui ne sait pas écrire un texte lisible, j’évite ainsi d’utiliser mon mental.

 

:hautetfort: Appel aux ennéanautes des neuf galaxies, avez-vous des exemples vécus à partager avec nous ?

 

Très amicalement,

Alice et le lapin 

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Par ordre d'apparition en scène :

 

@Pocahontas :

 

Je suis bien d'accord avec toi, et ce point devrait faire l'unanimité, une compulsion ça suffit ! Simplement, je pense que, de la manière que nous avons tous les trois centres, nous partageons des mécanismes communs avec tous les ennéatypes. Le mécanisme de défense principal que la psyché humaine a inventé pour éviter les conflits chez une personne réprimant l'instinctif (un 9 quoi), c'est la narcotisation. Je n'évite pas systématiquement les conflits. Ce n'est pas chez moi une compulsion. Comme tout le monde cependant, il m'arrive parfois de les éviter. Dans ces cas-là, ce besoin d'échapper au conflit, intérieur ou extérieur, combiné à la répression de l'instinctif me pousse à la narcotisation.

 

Dans ton cas, ce serait donc l'option 1 : "Je m'identifierais quand la non-mise en œuvre de l'émotionnel serait une source d'échec extérieur ou intérieur que je voudrais éviter."

 

J'espère être plus clair. Si ce n'est pas le cas, n'hésite à revenir à la charge.

 

@Alice et le lapin :

 

J'ai hélas trop tendance à rester sur un plan théorique et à ne pas donner suffisamment d'exemples. C'est dire que ta contribution est bienvenue et qu'elle devrait contribuer à rendre mon message précédent plus compréhensible.

 

Très amicalement,

Fabien

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Yves

Bonjour à tous,

 

Merci Alice et le lapin, de nous avoir posé cette très intéressante question et donné des exemples. Et merci Fabien de l’avoir complétée.

 

Le 25/01/2018 à 11:41, Fabien Chabreuil a dit :

Je me demande si, en fait, il ne faudrait pas être plus précis et faire entrer en jeu la compulsion : quand on réprime l'instinctif, on narcotiserait quand la non-mise en œuvre de l'instinctif serait une source de conflit extérieur ou intérieur que l'on voudrait éviter.

Il y a 21 heures, Alice et le lapin a dit :

Je me suis donc amusée à imaginer des exemples pour la répression du mental et la répression de l’émotionnel, le premier exemple étant vécu puisqu’il concerne la répression de l’instinctif :

  • Je suis 6 alpha, je ne veux pas me m’occuper de l’héritage de mon père, car cela pourrait être une source de conflits avec les membres de ma famille et je risquerais alors de me montrer déviante. Aussi je regarde des séries, ou me perds en activités inutiles réprimant ainsi mon instinctif.

De nos jours, je narcotise principalement lorsque je cherche ou classe des informations pour éviter à tout prix le vide intérieur. Je les glane çà et là en parcourant des sillons écrits, parfois déjà lus (!), ou en navigant à l’aveuglette sur des ondes radiophoniques ou sur la Toile, ou encore dans des souvenirs embrumés. Souvent je me laisse emporter dans les longs méandres d’une rêverie béate et fumeuse. « Là où il y a de la fumée, il n’y a pas de vide », dit un vieux dicton de l’archipel de Saint-Calfa. Les informations que je trouve n’ont quelquefois aucun rapport avec mes thèmes d’étude en cours : à mon réveil de ma narcotisation, j’atterris, atterré.

 

Dans quels contextes est-ce que je narcotise ? En m’écoutant moi-même derrière une porte, voici ce que j’ai perçu.

« — Bouh, je suis très contrarié par ce qui s’est passé, je ne sais qu’en penser, ni quoi faire…

— Oui et tu n’as pas fait ce que tu avais prévu de faire !

— Ah ouiiiii, c’est vrai… Il est déjà cette heure-lààà ?!… Aaargh, j’ai encore ça à faire !… C’est péniiible. Et puis ça et ça…

— Il faudrait pourtant que tu arrives à la faire, cette… 

— Oh et puis zut ! J’en ai marre ! À chaque jour suffit sa peine. On verra demain.

— Allez quoi, c’est-y pas honteux de traîner comme ça ? Songe à…

— Tiens, au fait… Ne pourrais-je  pas trouver une information intéressante dans …

— Tu l’as déjà lu, ce livre. Ce n’est pas bien. Il faudrait faire… »

 

En un mot, la non-mise en œuvre de l'instinctif est une source de conflit interne que mon ego fuit en me coupant de mes sentiments antagonistes et en vivant l’avarice et le détachement — je ne suis plus disponible pour autrui —, la procrastination, la narcotisation rationalisée et l’intempérance. Par mon isolation-narcotisation, j’espère me dépêtrer des rets de mes sentiments violemment antagonistes : d’une part, sentiments d’être contrarié, bousculé, obligé, coincé, accablé, lassitude, aversion, sentiments d’incapacité, d’être démuni, inadapté, mêlés de peur, de honte et de mélancolie, et d’autre part sentiments plutôt liés à un sursaut du centre instinctif : exaspération et culpabilité. M’en dépêtrer en leur substituant des sentiments agréables univoques, des rêveries tranquilles… Tandis que les tâches que je m’étais fixées attendent.

 

Et les conflits externes ?

« — Bouh, je ne sais pas comment lui répondre, je suis embêté avec…

— Il faut pourtant que tu lui répondes…

— La dernière fois, il a compris de travers, il a interprété à sa façon. Il n’est pas capable de me comprendre, il…

— Ce n’est pas bien de ne pas lui…

— S’il ne me comprend pas ou ne me répond pas, alors je vais me sentir amer et je risque de réagir avec agressiv…

— Si tu ne lui réponds pas aujourd’hui, il pourrait devenir agr…

— Et puis d’abord il ne m’a pas posé de question. Or, je ne réponds pas aux questions qui ne me sont pas posées. C’est logique.

— Ce n’est pas bien sympa de ne pas…

— Oh et puis zut ! Ras le bol ! Je ferme. On verra demain. Demain est un autre jour. Je vais me changer les idées en cherchant…

— Hou hou, y’a quelqu’un ? »

 

Entre parenthèses, le domaine de mon ennéatype est entré en jeu.

 

Ou bien :

« — Bouh, il est bien sympa, mais je n’ai pas envie de faire ce qu’il me demande. Tout ça me pèse. On verra plus tard. Je vais me changer les idées en … »

 

Bref, dans tous ces cas de narcotisation, la non-mise en œuvre de l'instinctif est une source de conflit interne et parfois aussi (plus rarement) externe.

 

Amicalement,

Yves

 

P.S. : il m’est aussi arrivé — rarement —, suite à un choc émotionnel, de chercher à m’anesthésier. Ce n’était pas un automatisme, mais l’effet d’une décision consciente, donc hors sujet. D’ailleurs dans ces cas-là, je ne réussissais pas à m’anesthésier, mais seulement à transformer mes ressentis.

 

P.P.S. : je n’ai peut-être pas trouvé tous mes cas de narcotisation. Je vais continuer à être attentif. Si je trouvais un cas de narcotisation sans que la non-mise en œuvre de l'instinctif fût la source d’un conflit, alors j’en témoignerais.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci de ce témoignage, Yves. Il semble, jusqu'à preuve du contraire, confirmer le lien avec la compulsion et infirmer celui avec la direction puisque toi et moi sommes alors surtout dans l’évitement des conflits intérieurs.

 

J'ai continué à m'auto-observer et à essayer de me souvenir de mon passé. Il y a clairement chez moi deux formes de répression de l'instinctif :

  • La première est égotiquement assumée : je n'ai pas envie de faire, je ne fais pas, et j'ai en remplacement une activité, le plus souvent mentale mais parfois émotionnelle, intéressante et faite avec plaisir.
  • La seconde est source d'un conflit intérieur : je n'ai pas envie de faire, je ne fais pas, et j'ai en replacement une activité, toujours mentale mais pas de haut niveau, vide et faite mécaniquement sans réel plaisir. Bref je narcotise.

 

Très amicalement,

Fabien

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Yves

Bonjour à tous,

 

Il y a 21 heures, Fabien Chabreuil a dit :

J'ai continué à m'auto-observer et à essayer de me souvenir de mon passé. Il y a clairement chez moi deux formes de répression de l'instinctif :

  • La première est égotiquement assumée : je n'ai pas envie de faire, je ne fais pas, et j'ai en remplacement une activité, le plus souvent mentale mais parfois émotionnelle, intéressante et faite avec plaisir.
  • La seconde est source d'un conflit intérieur : je n'ai pas envie de faire, je ne fais pas, et j'ai en replacement une activité, toujours mentale mais pas de haut niveau, vide et faite mécaniquement sans réel plaisir. Bref je narcotise.

Je vis aussi ces deux formes de répression de l’instinctif.

 

L’exemple de mon message précédent (chercher des informations à l’aveuglette, à tout prix) correspond à la seconde forme. C’est la moins fréquente chez moi. Dans cette forme, la narcotisation me permet de perdre conscience de mon conflit intérieur et, associée au mécanisme d'isolation, de perdre conscience de tant d’autres choses, par des transes hypnotiques. À moins d'avoir fait une découverte, je ne vis aucune joie et le réveil est atroce.

 

Dans la première forme, je ne cherche pas des informations à l’aveuglette. Mon éventuel conflit intérieur est vite tranché par une décision égotique rationalisée. Entrent en jeu, pour trancher, mes valeurs « connaissance et précision », i.e. l’orientation de mon ennéatype. Je vis alors ma fierté égotique. Je reprends ton expression, Fabien : cette forme est « égotiquement assumée ».

 

Amicalement,

Yves

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Lighyli

Merci beaucoup Alice et le lapin pour cette proposition et surtout pour tes exemples…

 

J'ai beaucoup de mal à imaginer mentalement un exemple pour moi pour chercher mes projections… Tu donnes l'image du 8 mu qui pourrait se rapprocher du 9 mu, mais ne me parle pas.… :suspicieux:

 

Aurais-tu sous le coude un ou deux exemples imaginaires de projection de 9 mu qui réprime son mental pour m'aider à trouver ?

 

Note finale après avoir écrit ces mots et juste avant de cliquer sur "envoyer la réponse", je me pose la question suivante : ce que je viens d'écrire n'est-il pas justement une forme de projection sur Alice et le lapin pour faire bosser son mental plutôt que le mien ? :surprised:

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Ce que je viens d'écrire n'est-il pas justement une forme de projection sur Alice et le lapin pour faire bosser son mental plutôt que le mien ?"

Peut-être peut-on y voir aussi la passion et la fixation de ton type… :rofl:

 

Les exemples, c'est bien et il en faut suffisamment pour que les concepts puissent être compris. Il faut aussi parfois s'en méfier. En stage, lors des témoignages, il y a des gens qui se contente de dire “Moi, c'est comme X”, X étant une des personnes qui s'est exprimé précédemment. C'est parfois exact bien sûr et c'est parfois une défense de l'ego pour ne pas faire l'effort de chercher. Et même les fois où c'est exact, ce ne l'est certainement pas à 100 % (je crois profondément à l'originalité — au sens de l'idée supérieure du 4 — des êtres humains) et les différences même minimes peuvent être intéressantes et révélatrices.

 

Très amicalement,

Fabien

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Lighyli

"Peut-être peut-on y voir aussi la passion et la fixation de ton type… :rofl:"

Ça, c'est une certitude !!! Paresse et oubli sont bien là… Ceux-là, maintenant, je les vois bien, ils sont tout le temps là… (Même si bien-évidemment mon ego passe son temps à me dire : "Ce n'est pas grave, tout va bien, tu es en paix, tu verras plus tard…")

 

Pour la projection, c'est plus compliqué. Je pense qu'il n'y en a pas quand j'ai écrit mon message précédent car je n'ai pas de (risque de) conflit avec Alice et le lapin. C'est "juste" de la paresse et de l'oubli…

 

Concernant les exemples, je note ce que tu écris. Mais j'ai l'impression que les exemples m'aident à éduquer mon observateur intérieur qui a été très démuni pendant de longues années.

 

Projection : en y réfléchissant, c'est compliqué pour moi comme concept. Je découvre depuis quelques mois la fusion, qui est très très très courante chez moi. Comme je fusionne avec les gens avec qui j'ai risque de conflit, je "ressens" leurs émotions et je leur attribue donc des pensées. C'est une forme de projection à condition que ces pensées soient en réalité les miennes… mais là, je manque de recul…

 

Je continue l'auto-observation, à suivre. :happy:

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Alice et le lapin

Bonjour à tous,

 

Il y a 17 heures, Lighyli a dit :

Ce que je viens d'écrire n'est-il pas justement une forme de projection sur Alice et le lapin pour faire bosser son mental plutôt que le mien ? :surprised:

Alors là,on est mal barrés, Lighyli ! Je ne sais pas si t'as remarqué mais, bien que nous ne partagions pas la même problématique (fixation, passion, et tutti quanti), nous réprimons les deux mêmes centres (instinctif et mental). :rofl: Alors pour répondre à ta question, non je n'ai pas d'autres exemples sous le coude.

 

Mon but était seulement d'illustrer les propos de Fabien. Une fois les trois exemples trouvés, je n'ai pas cherché plus loin.

 

Amicalement, :bye:

Alice et le lapin

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Oyoshi

Bonjour à tous,

 

Le 30/01/2018 à 07:44, Fabien Chabreuil a dit :

Il y a clairement chez moi deux formes de répression de l'instinctif.

Je me reconnais bien dans ces deux formes mais bien évidemment colorées par mon énneatype :

  • Mécanisme égotique : je n'ai pas envie de faire et je vais donc mentalement me débrouiller pour ne pas avoir à le faire soit par le biais de mises en relation ou de partage d'informations.
  • Source de conflit intérieur : j'ai envie de faire mais je ne peux/veux pas le reconnaître alors je fais autre chose qui va m'empêcher d'y penser, je narcostise donc.
    • Exemple 1 : lorsqu'il est tard, que je me sens fatigué mais que je ne veux pas reconnaître que j'ai besoin d'aller me coucher, je vais commencer à regarder une série.
    • Exemple 2 : lorsqu'un lien ne m'est pas satisfaisant, comme un manque de reconnaissance ou simplement une chose que j'aimerais dire mais que je n'arrive pas à me le permettre, cela me donne l'envie nerveuse de manger au-delà de ma faim ou de regarder une série.

Après m'être observé plus longuement sous l'angle de la narcotisation, cela a pu mettre en lumière de grandes phases de désintégration chez moi. :cry:

 

Je me pose alors la question suivante : y a-t-il une hiérarchie dans l'utilisation des mécanismes de défense ?

 

Même si on peut tous mettre en œuvre l'ensemble des mécanismes de défense, y aurait-il un déclencheur de l'utilisation d'un mécanisme de défense autre que notre privilégié ?

Dans mon cas, j'ai l'impression que c'est lorsque la répression n'est pas suffisante que la narcotisation se met en place, d'où le fait que ces périodes semblent indiquer une forte désintégration. Je vais tenter de voir si le cas inverse s'est déjà produit.

 

Bien amicalement,

Oyoshi

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"Dans mon cas, j'ai l'impression que c'est lorsque la répression n'est pas suffisante que la narcotisation se met en place."

Pour moi aussi, il y a conflit intérieur et donc narcotisation quand mon ego n'a pas réussi à rationaliser efficacement.

 

Très amicalement,

Fabien

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