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Simechau

Tout y est : peur, suspicion, contrephobie, projection

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Simechau

Tout y est : peur, suspicion avec perception d’un risque imaginaire, contrephobie et projection

 

Prise de conscience de mon fonctionnement égotique.

 

Je participe à un groupe de pratique de communication non violente. Nous sommes sept participants. Il y a un exercice à faire devant le groupe.

 

J’ai très envie de faire cet exercice, mais je ressens immédiatement la peur, et en plus, c’est trop risqué (risque de ne pas y arriver, risque d’être ridicule, et donc risque de nuire à l’activité du groupe, c’est grave !). La perception d’un risque est chez moi, immédiate, automatique. Elle se fait naturellement, automatiquement, égotiquement. En fait, dans le cas présent, le risque n’existe pas, il est exclusivement dans ma tête, issu de mon fonctionnement égotique. Dans le cas présent, le groupe est constitué de dames, qui sont toutes, dans une position de bienveillance et d’écoute attentives.

 

Je ressens, en sus, une forte frustration. C'est-à-dire : une tension psychologique engendrée par un obstacle, en l’occurrence, dans le cas présent, ma perception du risque (perception erronée par ailleurs).

 

Cette perception erronée m’empêche de réaliser un désir, celui de faire l’exercice, car j'ai envie de faire l'exercice, je le trouve intéressant.

 

Je désire réaliser l’exercice mais je ressens de la peur, c’est trop risqué. En y réfléchissant après coup, je ne vois pas quel est le risque, mais je sais, que sur le moment, mon émotion, la peur, est là et me prend tout entier

 

Pour couronner le tout, et comme un fait exprès, l’animatrice du groupe m’interpelle directement devant le groupe pour me proposer de faire l’exercice : « Simechau ! Serais tu d’accord pour faire l’exercice ? »

 

J’ai trop peur, c’est trop risqué, et en plus c’est une interpellation directe à effets immédiats, je n’ai même pas le temps de réfléchir à la proposition, il faut que je réponde tout de suite. Donc, réaction contrephobique immédiate de ma part, j’ai trop peur, il faut que je me protège. Je formule à haute voix, avec beaucoup fermeté,  de manière très clairement audible et probablement sur un ton péremptoire, qui ne sied guère à la situation : « Non, je ne suis pas d’accord. »

 

De ce fait, une autre personne du groupe fait l’exercice, et le groupe poursuit sa pratique.

 

Au terme de la séance, il est coutumier que chaque participant, qui le souhaite prenne la parole, pour exprimer son ressenti sur la pratique de la soirée et les exercices réalisés. Dans ce cadre, en me tournant vers l’animatrice du groupe, je prends la parole et je lui dis, je voudrais te communiquer deux choses.

 

La première chose : « Lorsque tu m’as proposé de faire un exercice et que j’ai refusé, j’ai senti ta frustration. » Elle m’interrompt immédiatement et me dit : «  Pas du tout, Simechau, je n’ai, pour ma part, ressenti aucune frustration à ce moment-là. » L’information qu’elle me donne, me permet de prendre conscience que, en fait, j’ai projeté sur elle, ce que j’ai ressenti en moi, à savoir la frustration. Bel exercice de projection, n’est ce pas !

 

La seconde chose : je lui explique mon mode de fonctionnement, celui qui m’enferme, mon mode de fonctionnement égotique. Je lui explique, que je suis un homme souvent dominé par la peur, et que, de ce fait son interpellation directe, impliquant une décision immédiate de ma part, en plus devant un groupe auquel j’adhère, a provoqué de la peur chez moi, d’où ma réaction. Elle me remercie de cette explication et me dit qu’elle a, dans son entourage, un proche, qui manifestement, à un fonctionnement s’apparentant au mien, car elle a déjà pu constater une réaction identique, lorsqu’elle a une approche trop directe de cette personne. L’approche directe étant, me dit-elle, dans sa nature, à elle.

 

Bon, eh bien, au final, en voilà une bien belle soirée. J’ai pris conscience d’un épisode de mon fonctionnement égotique, automatique, compulsionnel du fait de l’activation compulsive de la passion de peur. J’ai pris conscience d’un épisode de projection, grâce à la réponse que l’animatrice du groupe m’a donnée. Je crois que j’ai donné une information utile à l’animatrice du groupe, dont elle a su s’emparer pour nourrir éventuellement une relation plus apaisée avec un de ses proches. Que demander de plus !

 

Enfin, au terme de cette soirée, je m’auto-félicite pour cette double prise de conscience.

 

Je vais poursuivre le cheminement avec l’outil Ennéagramme ainsi que mon auto-obervation.

 

La suite à un prochain épisode de lucidité, au prochain éclair, que je pourrai percevoir dans mon obscurité égotique de peur, doute suspicion et projection.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

C'est effectivement un bien bel exemple, Simechau.

 

"Que demander de plus !"

Ben de déconstruire les mécanismes aussitôt qu'ils sont observés mais…

 

"Enfin, au terme de cette soirée, je m’auto-félicite pour cette double prise de conscience."

… tu as bien raison de te réjouir de cette conscientisation des caractéristiques de ton type. Ce sont les fondations du travail vertical et tu es train de construire des fondations solides.

 

Très amicalement,

Fabien

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