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Gus

Et vous, c’est quoi votre bouton rouge ?

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Gus

Bonjour,

 

Au cours d’une séance d’échange entre "ennéagrammistes", nous nous sommes posé la question de ce qui pouvait nous faire « monter dans nos tours » (notre bouton rouge). Par chance mon observateur intérieur venait de me prendre en flag ! Voici donc mon témoignage.

 

Il faut dire que j’ai le chic pour collectionner les amies 8. :wink: L’une d’entre elle me contacte pour qu’on s’organise une sortie. Le premier SMS date du 16 septembre 2017, et on aboutit à un rendez-vous le lundi 23 octobre après pas moins de 20 échanges de SMS. En bout de ligne droite complétement piloter par mon ego, je «sécurise» la sortie (pour ne pas dire « contrôler ») en proposant d’aller au ciné voir Le Sens de la fête.

 

------ Vendredi 20 octobre 2017 ------

[20h19] – Elle : Ah oui top

[20h27] – Moi : Cinéma UGC les Halles car j’ai des tickets UGC.

 

Tout était sous contrôle ! Super, j’avais hâte d’y être.

 

------ Dimanche 22 octobre 2017 ------

[15h18] – Elle : Hello du coup on a vu Le Sens de la fête hier soir. Dis-moi si tu veux voir autre chose ?

 

Et là bouton rouge ! Une énorme colère m’envahit subitement. J’identifie bien en même temps que tous mes voyants sont au rouge et que si je réagis à chaud je pourrais être très désagréable. Je décide alors de temporiser et n’envoie ma réponse qu’après un long moment au cours duquel je tente de me recentrer. J’écris donc ensuite une réponse qui me parait être le meilleur compromis possible au regard de ma prise de recul.

 

[15h23] – Moi : Ben on se retrouvera une autre date de sortie. Je ne savais pas que tu étais si pressée. Dom a très envie de le voir. On ira tous les deux lundi. Passez de bonnes vacances.

[15h27] – Elle  : No pb. Vous aussi bises.

 

Ce n’est qu’en revenant sur mon SMS au moment de partager mon aventure que j’ai constaté que mon SMS était parti seulement 5 minutes après avoir pris connaissance du sien. Mais ces 5 minutes m’ont quand même paru une éternité.

Si j’essaie de décrypter ce qui m’a fait monter dans mes tours, je dirai que c’est certainement la perte de contrôle de la situation et/ou sentiment d’être contrôlé. Mais aussi le fait que mon amie soit revenue de façon unilatérale sur ce que je considérais être un engagement et qu’elle ne semble pas avoir imaginé que son comportement pourrait avoir un impact sur moi (mon impuissance face à son déni). Je ne suis pas sûre que sa réponse m’ait calmé. Mais là j’ai un trou de mémoire. :wink:

 

Et vous, quels exemples de "bouton rouge" ?

Gus

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Il est certain que nos boutons rouges sont liés à notre ennéatype. Ceux de mon ego sont en lien direct avec :

  • Mon centre mental intérieur, le compulsion et l'orientation, notamment quelqu'un qui me donne des informations négatives alors que je ne les lui ai pas demandées. Par exemple, je dis à une personne que mon prochain voyage est en Éthiopie et sa première réaction est de me parler de la prévalence du sida dans la région, du paludisme et de l'insécurité près des frontières avec la Somalie et avec l'Érythrée. :angry:
  • Ma false core. L'anecdote que tu racontes, Gus, m'aurait été insupportable de ce point de vue-là, et ma réaction aurait été moins mesurée que la tienne. :angry:

 

En général, certaines non-utilisations du mental intérieur m'agacent aussi prodigieusement. Par exemple, il y a quelques jours quelqu'un m'a téléphoné à propos de nos stages sur la spirale dynamique pour me demander s'il n'y avait pas une session avant celle qui était listée sur notre site. Ben oui, bien sûr, j'organise des sessions et pour être certain de ne pas les remplir, elles ne sont ni sur mon site ni sur ma documentation… :angry:

 

Mon centre de support est à l'origine d'agacement et de retrait. Par exemple quelqu'un qui n'a aucune sensibilité artistique me navre. :sad: Mais ce n'est pas à proprement parler un bouton rouge.

 

Très amicalement,

Fabien

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Simechau

Bonjour à tous,

 

Je reprends la structure du message précédent (merci Fabien), en l'adaptant à ma situation, bien sûr. Il est certain que mes boutons rouges sont liés à mon ennéatype. Ceux de mon ego, en lien direct avec :

  • Mon centre préféré : le centre mental.
  • Ma compulsion : éviter la déviance.
  • Mon orientation : la loyauté.
  • Ma fixation : le doute et la suspicion.
  • Ma passion : la peur.

Illustrations

 

Je travaille avec une élue locale qui est  mon autorité de référence dans le cadre professionnel qui est le mien.

 

En mars 2016, elle conduit et formalise mon entretien professionnel annuel. À cette date, mars 2016, elle produit deux correspondances professionnelles que j'ai écrites en décembre 2015, et qu'elle a signé en son temps. Elle a donc mis délibérément de côté ces deux courriers depuis trois mois, sans m'en parler à aucun moment antérieurement à mars 2016, aux fins de les ressortir trois mois plus tard, et de les utiliser.

 

Pour moi, c'est une rupture de loyauté, une déloyauté, une trahison. C'est inacceptable. Même aujourd'hui, deux ans plus tard, en écrivant ces quelques lignes, je suis furieux, cela ne passe pas.

 

Objectivement, je précise que ces deux correspondances sont effectivement de qualité moyenne, voire médiocre, au regard de ce que je pourrais produire si, notamment, j' y avais passé plus de temps.

 

En sus, sur la base exclusive de ces deux correspondances, dans le compte rendu écrit  de l'entretien professionnel qu'elle a formalisé, qu'elle me communique quelques jours plus tard, sans m'en avoir fait part oralement à l'occasion de l'entretien, il est porté la mention écrite suivante me concernant : "Qualité de l'expression écrite médiocre." 

 

Là, en sus de la déloyauté, c'est le fonctionnement de mon centre mental, qui est heurté. Je rédige plusieurs centaines de correspondances par an, et sur la base de deux correspondances délibérément choisies, la qualité de mon expression écrite est qualifiée de médiocre. C'est prendre le détail pour la réalité globale. Quelle tristesse !

 

Depuis cette date, mars 2016, malgré tous les efforts d'apaisement, de réconciliation effectués par cette élue locale, je me trouve en situation de rupture de loyauté. Je suis délié, je me suis délié de mon obligation de loyauté vis-à-vis de cette autorité. Cette dernière ne le sait pas et ne le perçoit pas, car en surface, en apparence, rien ne change. C'est une sensation relativement inédite pour moi, d'être en situation de rupture de loyauté, mais paradoxalement c'est une situation que je qualifierai de plutôt d'agréable. Cela m'apporte de la légèreté, ça enlève un poids. C'est un peu comme une jouissance, ça fait du bien.

 

Pour compléter la présentation de cette situation, je me dois de dire que mon cheminement au sein de l'ennéagramme m' a permis de mieux comprendre l'élue locale avec laquelle je travaille. Elle présente, notamment les caractéristiques suivantes :

  • Elle voit toujours, exclusivement et systématiquement, les détails qui ne vont pas. Ces détails, qui ne vont pas sont pour elle la réalité, sa réalité, il n'y en n'a pas d'autre. 
  • Elle ne fait jamais de compliment, et elle le dit, car cela ne sert à rienm'
  • Par contre les critiques sont utiles,  et elle le dit et les pratique assidûment car elle les perçoit comme des  marges de progression, des indications ayant pour but une améliorationm'
  • Elle n'est jamais en retard car cela ne se fait pas, c'est incorrectm'
  • Elle n'apprécie pas les longues explications incluant, en sus, pour compliquer encore, la dimension temporelle du futur ou une vision un tant soit peu systémique. C'est trop complexe, et à la fin on ne sait plus ce que l'on doit faire, formule-t-elle.

 

Toutefois, la connaissance et la prise en compte de ces éléments d'information ne changent rien à ma rupture de loyauté. Elles me sont utiles, cependant pour vivre ma rupture de loyauté.

 

Voilà donc mon bouton rougem': une trahison que je considère comme avérée, ne peut pas se réparer. Il y a un avant et un après.

 

Bien amicalement.

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Alice et le lapin

Bonjour à tous et très bonne année 2018 !

 

Ta contribution Simechau m’a bien intéressée, en effet elle met fort bien en lumière un comportement du type 6 décrit lors du stage Entreprise de décembre et que j'avais eu du mal à reconnaitre chez moi, à savoir la fameuse ligne rouge qu’il ne faut surtout pas dépasser sous peine de perdre la loyauté dudit 6.

À la lumière de ton témoignage, je réalise que moi aussi je l'ai cette ligne rouge. :blush:

 

Une connaissance qui était auparavant du coté des opprimés et que donc je "défendais" régulièrement l’a dépassée dernièrement en attaquant un de mes fils. Après un semonce restant polie de ma part, nos relations ont repris en apparence sur le même mode qu'auparavant. En réalité elle a maintenant basculé du coté des traîtres et a perdu la loyauté qui m’avait fait supporter l’écoute de ses états d’âme, plusieurs heures par semaine et ce pendant plus de 10 ans ! Moi aussi j’ai vécu cette rupture comme une libération.

Je continue à la côtoyer et à écouter ses soliloques, mais dorénavant je ne ressens plus de devoir de loyauté à son égard, par exemple, je ne partage plus mes informations avec elle. Cela a l'air anodin mais c'est une énorme différence pour moi.

 

J'attribue au bouton rouge dont parlent Gus et Fabien une acception plus générale, il s’agirait plutôt des déclencheurs de nos colères égotiques (d'ailleurs y a-t-il des colères essentielles ?).

Question intéressante, je dois reconnaitre qu’il y a pas mal de choses qui poussent mon bouton rouge :sarcastic:, même si maintenant de temps en temps j'ai suffisamment de recul pour l'observer et que du coup je m'emporte moins qu’autrefois.

 

Ce qui me met le plus fortement en colère, c’est le « sentiment » d’avoir été mise de côté, d’avoir été écarté, ignorée, exclue, etc. Dans ces cas-là la colère et l’agressivité sont un premier réflexe qui couvre en réalité de la peur, qui couvre elle-même de la tristesse… Cela se déclenche principalement dans le domaine social.

Exemple : je ne suis pas inclue dans une discussion en cours dans un de mes groupes et/ou on ignore mes interventions. J'y vois l'influence de mon sous-type.

 

Les injustices, ou du moins ce que j'estime comme étant des injustices, ont cette faculté également. Bien entendu le domaine social encore une fois est très prégnant, dans un autre post je donne l’exemple de ma « lutte » pour que l'institution dans laquelle je travaille nous exempte de la Journée de solidarité. Ce que j'ai pu pester contre les "méchants patrons" ! :hautetfort: 

 

Et puis paradoxalement, la répression du centre mental chez les autres m’irritait très régulièrement. J’avais alors un jugement péjoratif et tranchant, du style « quel c… ! ».

C’est l’hôpital qui se moque de la charité ! :rofl:

J'ai mis ce paragraphe à l'imparfait car depuis que je m'observe, j'ai plus de compassion pour les pauvres bougres qui répriment comme moi le mental. :heart:

 

Pour résumer, je rajoute le sous-type à tout ce qui a été dit précédemment.

 

Amicalement,
Alice et le lapin

 

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Mdo

Bonjour tout le monde !!!!

 

Ayant participé à la discussion avec Gus sur la sortie au cinéma, je me suis demandé quelle aurait été ma réaction de 4 alpha en pareil cas : le SMS aurait déclenché en moi une énorme colère, mêlée de honte et de désespoir de me voir rejetée. Je me serais aussitôt mise en retrait, j'aurais ruminé et ressassé l'affaire, et c'est sûr que je n'aurais pas été libre pour le prochain cinéma projeté ! Enfin, peut-être que maintenant j'arriverais à moins ressasser et à plus agir…

 

Qu'est ce qui déclenche le bouton rouge pour moi ?

  • Tout ce qui touche mes peurs de base: ne pas avoir d'importance pour les autres, ne pas trouver ma place, me sentir défectueuse, me sentir ignorée ou rejetée.
  • Le manque de respect et l'injustice. Ces deux points me font toucher du doigt mon "envie existentielle" : j'ai l'impression que si je suis injuste ou que je ne respecte pas les autres, je vais être rejetée, et en conséquence je fais beaucoup d'efforts sur ces points. Et j'ai par contre l'impression que les autres, eux, peuvent se le permettre et ne sont pas rejetés pour autant. Pourquoi les autres peuvent, et pas moi ???? (Salut l'ego, je t'observe !)
  • Curieusement, les gens qui ont le centre instinctif réprimé m'exaspèrent, ce qui est quand même un comble !!
  • Et bien sûr tout ce qui touche ma false core, mais là je suis sûre que c'est un bouton rouge pour tous les types…

 

Comment je réagis :

  • Je me mets immédiatement en retrait. J'ai besoin de temps pour comprendre ce qui s'est réellement passé, avec un autre éclairage que le sentiment de rejet.
  • Avant, je ruminais et retournais tout dans ma tête pendant assez longtemps, ce qui avait pour effet d'augmenter les émotions négatives (colère, sentiment d'être une victime impuissante, tristesse), émotions qui finissaient par ressurgir de façon généralement tout à fait inopportune. Ce qui aggravait un sentiment persistant d'être à côté de la plaque. Ou alors, je réagissais par une violente colère et confrontation, presque comme un 8 (pas étonnant pour une 4 de sous-type sexuel…).
  • Maintenant j'essaie de voir autrement les motivations de l'autre, ce qui relativise un peu le rejet ressenti. Et surtout, au lieu de ruminer je me pose des questions claires, et j'agis davantage. Il y a des jours où ça marche et où je comprends mieux l'autre personne, qui a elle aussi un ego, des peurs, une false core… Et des jours où ça marche moins bien !

 

Amitiés à tous

M Do

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