Institut Français de

l’ennéagramme

À quoi sert tout le reste...

Aller au contenu

Conformément à nos conditions d'utilisation, ce forum est accessible uniquement en lecture jusqu’au 31 août 2018 inclus.
Il vous sera à nouveau possible de poster des messages après cette date.
D’ici là, vous pouvez consulter également nos 150 articles et nos 90 analyses de film.

Simechau

La réalité au filtre de la perception égotique de son type

Messages recommandés

Simechau

La réalité au filtre de la perception égotique  de son type

 

Il n’y a pas de réalité, mais souvent des perceptions subjectives d’une partie, d’une facette de la réalité, vue, ressentie, éprouvée, au travers du prisme, de la passion et de la fixation de son type.

 

Illustration

 

Je participe à un groupe de pratique de communication non violente. Au terme d’une séance de pratique, nous décidons d’un moment de célébration. Chaque participant, qui le souhaite peut raconter un moment, qui lui a procuré de la joie, du contentement, de la sérénité, et le partager avec le groupe.

 

Une participante indique qu’elle a deux clients, qui portent le même prénom, deux Cédric. Il y a un Cédric qu’elle tutoie, et un Cédric qu’elle vouvoie. Elle veut appeler au téléphone le Cédric qu’elle tutoie Elle le fait, et le tutoie. Elle ne reconnaît pas la voix de son interlocuteur, mais continue à le tutoyer. À un moment, son interlocuteur lui indique qu’elle s’est trompée de Cédric, mais il rit de cette situation, qui l’amuse.

 

Cette dame a commis une erreur, elle n’a pas fait les choses correctement et cela est sans doute perçu par elle, comme quelque chose de particulièrement grave, de très grave. C’est grave, c’est mal, mais il ne se passe rien et la victime de l’erreur en rit. Une action incorrecte, sur la base d’une erreur, a été faite et l’on peut en rire. En voilà un beau moment de célébration pour une dame, qui pourrait relever du type 1.

 

Un participant, en l’occurrence moi-même, raconte la situation suivante. Je suis dans mon bureau, la porte est entrouverte. Soudainement, un jeune homme pénètre dans mon bureau, il n’a pas de rendez-vous, ce n’est pas prévu. C’est un fournisseur de l’établissement, que je dirige, mais je n’ai jamais eu l’occasion de le rencontrer ou alors je ne m’en souviens pas. Aussitôt, je me dis : "Attention danger, il doit y avoir un problème, il y a un problème, c’est un problème qui arrive." Je suis sur mes gardes, on n’est jamais trop prudent, avec l’imprévu et la soudaineté.

 

En fait avec son entreprise, ce jeune homme dispose de deux places pour les matches de football Lyon-Saint-Étienne ou Lyon-Marseille, et il vient gentiment me les proposer, en m’indiquant de faire le choix qui correspond à mes préférences footballistiques, si je suis intéressé. Il tient visiblement à m’offrir absolument ses places. C’est louche ! J’ai eu peur, et le doute et la suspicion se mettent en marche, mais il n’y avait, dans cette situation, aucune raison d’avoir peur. (Comme probablement dans bien d’autres situations, qui ont généré chez moi, de la peur.) En voilà un beau moment de célébration pour quelqu’un comme moi, qui relève d’un type 6.

 

Comme j’ai passé l’âge d’aller vociférer dans un stade de football (j’ai pratiqué jadis ce sport pendant une dizaine d’années, un sport collectif cela va sans dire, c’est à dire un sport dans un groupe avec des règles). J’indique à mon généreux donateur que je vais offrir ces places à mes neveux.

 

Quelque temps après, je fais un mail de remerciement à mon gentil donateur en lui indiquant que mes neveux ont été ravis et ont beaucoup apprécié le match. Il répond à mon mail en m’indiquant enfin la raison de son don. Il m’indique qu’il y a 10 ans, j’ai été son premier client et, me dit-il, grâce à la commande que je lui ai passée et à la confiance que je lui ai témoignée à cette occasion, il a pu notamment créer son entreprise, qui perdure aujourd’hui. Il me dit que par pudeur, il n’avait jamais osé me formuler son remerciement en direct, ce qu’il  fait, enfin par le mail qu’il m’a adressé.

 

Voila donc le fin mot de cette belle histoire et là, je m’aperçois que je suis bien loin de la peur automatique du centre émotionnel, et du doute et de la suspicion automatiques du centre mental, du type 6, dont je relève.

 

Confiance en soi, confiance dans les autres, courage. Ça fait du bien.

 

Une autre participante partage un moment qui lui a procuré beaucoup de joie et de contentement. Elle raconte qu’elle a organisé deux groupes de méditation rassemblant au total plus d’une centaine de personnes et qu’elle a vraiment ressenti de la joie le jour où elle a vu arriver tous les participants, dont des membres de sa famille et des proches. Cette dame est celle qui a créé le groupe de pratique de communication non violente, a trouvé et retenu la salle, qui anime le groupe en proposant des thèmes, des exercices, qui récolte les fonds pour que le groupe fonctionne, fait tout pour que le groupe vive et se développe. Réaliser un projet ou donner. Quelle joie ! En voilà un beau moment de célébration pour une dame, dont le centre émotionnel est probablement le centre préféré.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

Merci Simechau pour ces exemples. Oui la réalité a toujours au moins neuf facettes qu'il est intéressant d'explorer. Je rappelle, pour ceux qui y ont participé, la pratique de l'exercice “Déployer ses ailes” du stage Ailes en le généralisant aux neuf types.

 

Très amicalement,

Fabien

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×