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Simechau

Centre instinctif

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Simechau

Centre instinctif

 

N’y aurait-il pas là, une belle description du fonctionnement du centre instinctif ? Boone Caudill est un trappeur, un personnage du roman La captive aux yeux clairs [Version Kindle] de A. B. Guthrie.

 

A. B. Guthrie a dit :

C’était suffisant pensa Boone. Que pouvait désirer un homme du moment qu’il avait des os à moelle, de bonnes côtes premières, un feu pour lui tenir chaud et un pays libre pour se déplacer ? Pas facile de trouver mieux qu’un endroit où vous pouviez tuer un bison chaque jour, sans trop de peine et prendre juste le meilleur, en laissant le reste aux loups, que demander de plus , à part peut être une bonne squaw qui s’occuperait du camp et se coucherait près de lui la nuit ?

 

[…]

 

Boone regardait Streak droit dans les yeux avec cet air sombre sauvage que Jim lui avait déjà vu juste avant que sa colère n’éclate. Boone était un impulsif, il agissait d’abord et réfléchissait ensuite.

 

[…]

 

Il réfléchissait de manière simple et agissait de manière directe, immédiate. Il ne savait pas louvoyer, se tirer d’un mauvais pas en parlant ou en riant.

 

[…]

 

Boone était un homme direct, et Dieu n’avait pas de sens pour lui. Ce qu’il pouvait voir entendre sentir et manger, ce qu’il pouvait tuer ou pouvait le tuer, voilà ce qui comptait.

 

[…]

 

Boone était un homme authentique, insouciant, décontracté et toujours prêt quand le danger se présentait. Il ne connaissait pas la peur et on pouvait compter sur lui, quoiqu’il arrive. […] Qu’il s’agisse de tuer des bisons, d’attraper des castors ou d’affronter des ours, Boone égalait les meilleurs, mais avec les gens c’était différent. Il ne savait pas plaisanter, considérer d’autres points de vue et rechercher des bons moments plutôt que des ennuis. Il savait uniquement aller de l’avant. Parfois quant il était dans de sales draps, parce qu’il n’avait pas pris le temps de réfléchir, une petite conversation le remettait dans le droit chemin et le calmait, ou peut être qu’elle le réfrénait.

 

[…]

 

Boone pouvait se montrer difficile voire dangereux, on se sentait parfois hésitant et impuissant en sa présence comme si la force, l’effronterie et la virilité primitives de cet homme écrasaient tous les pouvoirs disciplinés.

 

Commentaire : Fonctionner à l’instinct dans la conquête de l’ouest des États-Unis en 1830, cela parait plutôt adapté à la situation.

 

L’alliance du centre mental et du centre instinctif, c’est mieux non !

 

Boone Caudill rencontre Jim Deakins (un autre personnage du roman, pour une aventure commune).

 

A. B. Guthrie a dit :

Caudill et [Deakins] ne sortaient pas du même moule. Alors que Caudill était muet, Deakins parlait beaucoup ; quand Caudill s’enflammait, Deakins inventait une blague et si Caudill donnait une impression de férocité impulsive, Deakins semblait plus enclin à réfléchir avant d’agir. La malice faisait partie du caractère de Deakins avec l’humour, moitié sournois, moitié innocent, si bien que l’on ne pouvait jamais sonder l’ampleur de sa perception. Tous les deux formaient un bon duo, chacun équilibrant et influençant l’autre.

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Fabien Chabreuil

Bonjour à tous,

 

"N’y aurait-il pas là, une belle description du fonctionnement du centre instinctif ?"

Oui, on devrait même pouvoir faire des hypothèses d'ennéatype.

 

"Fonctionner à l’instinct dans la conquête de l’ouest des États-Unis en 1830, cela parait plutôt adapté à la situation."

Certains contextes semblent effectivement nécessiter une certaine hiérarchie des centres. Nous en avions parlé par exemple à propos du football dans la conversation “Allez les Bleus ?” Ceci dit, dans la conquête de l'Ouest, un peu d'émotionnel n'aurait pas fait de mal et aurait peut-être évité le génocide des Amérindiens.

 

Très amicalement,

Fabien

 

P.-S. : si tu aimes ce genre de littérature, je ne saurais trop te conseiller Lonesome Dove [Version Kindle], prix Pulitzer 1986, deux tomes totalisant près de 1500 pages que j'ai dévorés pendant les vacances de Noël alors que j'aime plutôt les œuvres courtes.

 

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